Sous l’occupation….

  Sous l'occupation.... dans chronique satirique 4-le-releve-de-la-garde-1941-credit-andre-zucca_bhvp_roger.1207593307                                   

 

 

                      Que fut ma tristesse lorsque je vis sur mon récepteur de télévision un triste matin de décembre dernier, la seyante mire télévisuelle gouvernementale à savoir Roselyne Bachelot pour ne pas la nommer. Cette brave femme, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports( vous vous gaussez! Moi aussi) annonca la suppression de la cigarette dans les bars, tabacs, restaurants et autres lieux de convivialités publics!!!! Je fus violemment aveuglé par cette tonitruante nouvelle. Cet aveuglement d’ailleurs se reproduit invariablement à chacune de ses apparitions, non pas que sois ébloui par sa grâce, ni par son élocution, encore moins par son allure mais parce que ses tenues aux couleurs éclatantes pour rester poli me créent d’intenses et soudaines migraines.( j’ai désormais une paire de lunettes de soleil à proximité sur ma table basse à forte protection contre les uv que je saisis promptement dès qu’elle apparaît sur mon écran)

                               Fini donc les volutes de fumée dont je me faisais un malin plaisir d’envoyer jusqu’au plafond des établissements, nombreux d’ailleurs!, que je fréquentais. Terminé les cendriers que parfois malhonnêtement l’on pouvait glisser dans sa poche ou son sac, souvenirs de notre passage ou compensation d’un service mal exécuté. Désormais hormis « mon petit guide des terrasses de café bien chauffées » que je créasse avec application, j’ai bien du mal à assouvir ma coupable passion. Eh oui des relents de Maccarthysme parfument nos villes et villages. C’est donc cette chère Roselyne qui dix ans auparavant était membre d’une commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi relatif à « la loi contre l’exclusion » qui nous porta, à nous pauvres cancéreux en puissance, le coup de grâce fatal, la relégation, l’exil. Aujourd’hui fumer dans quelque endroit public relève de la gageure! Vous souvenez-vous de cette période de l’occupation où dès que le couvre-feu fut imposé les patrons de cafés drapaient la devanture de leur établissements pour ne pas être repéré par les avions alliés? Eh bien voilà qui se reproduit. Certains irréductibles gaulois amoureux éperdues de leurs petites gauloises une fois la nuit tombée baissent les rideaux de leurs cafés pour sous le prétexte de soirées privées continuer à perpétuer le culte du mégot écrasé dans le cendrier en milieu fermé. D’autres n’hésitent pas à « surtaxer » de 2 euros le prix des consommations créant par la même une cagnotte destinée à régler le montant des amendes en cas de contrôle! Si l’air des brasseries s’est éclairci, la file d’attente dans nos hôpitaux et dispensaires en période hivernale pour cause  »d’angine, de bronchite ou autre coup de froid » a sensiblement augmenté. Ce que l’on gagne d’un côté est immédiatement reperdu de l’autre. Je crains bientôt que nous soyons victimes d’une certaine délation comme le furent nos ainés pour d’autres raisons sous Vichy. Le Français (pas tous je vous rassure) aime par nature dénoncer son prochain (pas bien!!!).

                                C’est donc la tête baissée que désormais j’arpente les rues de notre belle Capitale me retournant de temps en temps pour voir si par mégarde je ne serai pas suivi par quelques miliciens prêt à me rafler à la première cigarette allumée. Les non-fumeurs sont désormais comme des poissons derrière un bocal et nous les fumeurs comme de vieilles plantes vertes remisées à l’extérieur qu’il vente, pleuve, neige ou grêle!  Et voilà que non contents d’avoir bouté « les dents jaunes » dehors nos concitoyens allergiques se mettent à pester contre l’occupation abusive des terrasses par notre confrérie et un député que je ne nommerai pas viens d’avoir l’ingénieuse et diabolique idée de vouloir présenter à l’Assemblée Nationale prochainement un projet de loi visant à nous chasser définitivement intérieur & extérieur dédits établissements. Mais je m’en adresse au bon peuple Français: Que diable va t’il nous rester? Nos domiciles ou les quelques bancs encore disponible déjà pour la plupart squattés par d’autres parias de notre société « les sans abris »! Il ne nous reste plus que les bons vieux films du « cinéma de minuit » pour nous souvenir de cette période bénite où dans l’insouciance la plus totale, nos aïeuls fumaient avec allégresse dans nos petits bistrots et restaurants de quartier. Une page de notre histoire vient de se fermer…….. 

Bien à vous,

Saint-Sulpice



Le « capuchonné » & l’élégante…..

           

Le

 

                        « Eh mdame, t’es bonne, tu veux un pepsi » lâche un jeune « capuchonné » à l’encontre d’une élégante non loin du rond-point de l’Etoile par un bel après-midi d’été.(Le pauvre jeune doit être si sensible de la tête ou des oreilles qu’il en est obligé de garder son couvre-chef par une chaleur si torride!) Celle-ci ne lui décoche même pas un regard et poursuit son chemin.  » Salope » reprit-il en joignant le geste à la parole.

                     Non! jeune homme je pense sincèrement que ta méthode d’approche n’est pas efficace et qu’elle ne peut que te porter préjudice. Je me permets directement de te tutoyer même si à tes yeux dilatés je ne suis qu’un affreux ringard. Certes tu ne manques pas d’audace et là où beaucoup n’oseraient pas faire le moindre pas, tétanisés à la seule pensée d’essuyer un quelconque refus voire plus si désaccord complet, toi au moins tu vas de l’avant. Voilà qui plairait à notre bon Président. Je note aussi ta grande générosité et comprends totalement qu’offrir quelques gorgées de ta boisson pétillante montre quel grand coeur tu as au plus profond de toi et quel besoin de partager fait partie de ta nature. Tu fais des efforts vis à vis d’une personne qui t’intéresse et celle-ci n’y étant pas du tout sensible tu perds tes moyens. Froissé devant tant d’indifférence tu exprimes ton mécontentement et ta tristesse par une verve des plus éloquentes « salope » qui je dois le concéder n’est peut-être pas la plus appropriée! Certes la gent féminine te déconcerte, ton univers étriqué de cité te pèse et comme tu es un « battant », un « aventurier » tu fais le louable effort d’ouvrir ton champ de connaissance en prenant au hasard la première rame de RER pour tenter de percer dans notre bonne capitale.

                     Bien, je note tes efforts mais te met en garde sur la forme. Ne penses-tu pas que ton survêtement blanc de chez « Tacchini » du plus bel effet replié sur les mollets est peut-être un peu trop téméraire.(j’ai bien noté que c’est de la « marque », oui oui j’ai compris) Mais ne devrais-tu pas tenter d’opter pour un habillement un peu plus conventionnel qui te permettrais de mieux te fondre parmi nous? Oui tu as raison l’habit ne fait pas le moine!…. mais il y contribue….. Te serais-t’il possible d’envisager d’effectuer à l’avenir quelques petites leçons de bonne élocution même s’il est vrai que pour toi, malgré toute ta bonne volonté, te concentrer plus de dix minutes sur un sujet si ardu n’est pas chose aisée. J’entends bien que ta concentration est maximale dès que tu es sur ta console de jeux avec tes petits copains, c’est bien mais encore insuffisant. Non la société n’est pas injuste. Elle n’est pas égalitaire, c’est tout! Oui ton enfance fut difficile mais relativise! Quelles furent tes difficultés par rapport à un jeune de ton âge dans certains pays où la misère est telle que même posséder un survêtement  »Tacchini » relève de l’hypothétique et d’ailleurs ils ne connaissent même pas cette marque et contrairement à toi qui va chez « Mac Do » pour prendre ta douce et pétillante boisson rafraîchissante eux vont au plus proche point d’eau parfois à plusieurs kilomètres pour tenter d’y extraire un liquide saumâtre afin d’épancher leur constante soif et essayer d’apaiser la douleur qui ceint leur lèvres gercées. Que dis-tu? L’école c’est pour les bouffons et de toute façon il n’y a même pas de boulot pour toi et tes potes. C’est clair que si tu te déplaces aux entretiens d’embauche avec ton I-pod sur les oreilles, ta capuche sur le crâne et ton survet aux mollets avec les fesses à moitié à l’air, tu risques de voir tes chances fortement diminuées avant même que tu n’es pu ouvrir la bouche ( avant cela d’ailleurs, révise comme je te l’ai suggéré plus ton parler). Dommage qu’il n’y ait pas encore une « Star Ac du savoir-vivre » tu y gagnerais beaucoup car je sais que ton potentiel est fort mais que déprimé et mal entouré tu as du mal à relever la barre. 

                      Donc avant que je ne te quittes n’oublies pas; On ne dit pas « Tu es bonne (asse) » mais « vous êtes charmante ». On évite en cas de refus le mot « salope » pour lui préférer le terme « Bonne journée ». S’ouvrir aux autres commence peut-être tout simplement par retirer sa capuche ( c’est un début). L’école n’est pas une agence de placement pour l’emploi ni une salle de sport ou le « punching ball » est remplaçé par le bon vieux professeur mais un moyen de conforter ses connaissances pour y accéder moins difficilement. Tu te sens bien dans ton survet mais n’oublie pas qu’à l’origine cela a été conçu pour faire du sport, pas pour jouer à la PlayStation encore moins pour remplacer un costume lors d’un entretien d’embauche. Qu’opter pour un dialecte et un accent de cité est sûrement très plaisant avec tes petits camarades et te permets de te différencier mais qu’à force d’être tellement différent tu risques de te retrouver en marge de la société et que non même si tu le penses, tous les bourgeois ne sont pas des enfoirés. Prends la richesse des autres comme une bonne motivation pour toi-même au lieu de regarder leur aisance avec aigreur. J’oubliais arrêtes absolument de dire « Nique ta mère ». Laisse les pauvres mamans tranquilles et pense plutôt à ton avenir. Bien à toi.  



Les moutons…..

Moutons                

 

                   Nos amis les moutons vivent en troupeau ( non ceci n’est pas une rubrique du conseil département de l’Ardèche ni même une campagne promotionnelle pour les bergers des Hautes-Pyrénées ). Vous pouvez en trouver d’innombrables variétés dans notre belle Capitale, disséminés çà et là, parfois livrés à eux-mêmes souvent encadrés par leur sympathiques bergers. Le mouton Parisien reste un cas à part, il est foncièrement individualiste, refuse obstinément d’intégrer d’imposants cheptels préférant rejoindre de petits groupes de même obédience. une de ses activités préférées est de brouter aux terrasses des cafés où se mêlent pêle-mêle jeunes agnelets, agnelles, agneaux et brebis et ce au moindre rayon de soleil. Ceci sous l’oeil attentif de quelques farouches béliers fin prêts à quelque reproduction.

                   Tout ce beau monde bêle de plaisir, d’autres ruminent. La majorité regarde défiler leurs congénères des contrées lointaines facilement reconnaissables par une kyrielle de cris aux sonorités bien différentes. Il n’est pas rare de croiser des moutons venant de Chine, du Japon, de Russie, Du Maroc, Royaume-uni et j’en passe. Nos pâturages sont mondialement réputés! Les conditions d’hébergement multiples, les mangeoires et lieux de tontes ne manquent pas non plus D’autres variétés les moutons de banlieues transportés chaque matin dans d’immenses bétaillères viennent eux-aussi goûter aux bienfaits de notre si riche terre Lutécienne. Si prolifique que certains arpents en concentrent des milliers. ( De quoi devenir chèvre lorsque l’on décide de se frayer un passage au travers de cette masse!). Ces eldorados se situent habituellement là où les RER ( Réseau express pour Ruminants) les libèrent; Saint-Michel, Montparnasse, Châtelet, Champs-Elysées.

                Que penser aussi de ces ruminants de province qui viennent grossir de temps à autre cette exploitation. Tous ces troupeaux avancent avec obéissance et si parfois certains se laissent aller ou décident de s’éloigner, de fidèles chiens de bergers aux pelages à nuance bleutée se chargent d’y remettre un peu d’ordre avec politesse et fermeté. On peut croiser aussi échoués dans divers endroits de vieux ovins rejetés de la communauté, vivant en marge de celle-ci, trop las pour la réintégrer, trop dépendants pour ne pas rester à proximité. Ainsi va la vie dans cet arche de Noé ……..  



Merci braves gens….

            http://www.estvideo.com/forum/upload/18-crachat01.jpg       

 

                        Depuis que la terre manque d’eau je n’ai jamais vu autant de bons citoyens mettre tout en oeuvre pour combler cette carence à coups de multiples crachats et urines diverses sur notre bon vieux macadam parisien. Bonnes gens, certes votre attitude semble des plus louables mais uriner ou cracher sur nos trottoirs n’y changera rien!!!!

                     je n’ose non plus citer par souci d’équité les si braves propriétaires de canidés qui eux sensibles à l’environnement et fervents défenseurs des engrais dits « naturels » font joyeusement déféquer leurs fidèles compagnons sur les mêmes trottoirs afin que l’herbe puisse y repousser. Quel dévouement! Mais sachez brave gens que la verdure à moins de se faufiler au travers de quelques fissures n’est pas prête de s’y développer, qu’il serait donc dangereux et pestilentiel d’atteindre tant d’accumulation détritique avant que la moindre particule fleurie ne puisse y poindre!

                     Merci aussi à ces sensibles personnes qui de peur d’encombrer les poubelles de notre vieille cité préfèrent alors jeter leurs détritus et papiers à même le sol. Non malgré toute vos bonnes intentions je pense que recouvrir les trottoirs de divers déchets hormis le côté  »artistique » non négligeable mais à tendance néo-contemporaine ne serviras pas à soulager le travail de nos cantonniers!

                  Que penser de ces mères de familles qui désespérées de ne pouvoir assez contenter leurs ouailles décident par fibre maternelle lors des promenades de leurs bambins en poussette de se servir de celles-ci comme d’un boulet et de nous pauvres piétons comme de quilles le tout dans le but sincère de divertir au mieux leurs charmants chérubins! Louable et ludique intention, mesdames mais non ceci n’est pas une bonne solution! ( je précise à celles qui de surcroît téléphonent en même temps et souvent si délicatement…. qu’elles ne sont peut-être pas au summum d’une correcte concentration).

                  Je ne voudrais pas non plus oublier tous ces merveilleux possesseurs de baladeurs qui tels des autistes déambulent comme des automates dans nos rues et transports en commun et qui dôtés d’un grand et généreux coeur ne peuvent s’empêcher non seulement de sacrifier leurs tympans mais aussi dans un grand élan confraternel de nous faire profiter pauvres quidams que nous sommes de leurs douces et élégantes mélodies. Merci amis mélomanes……

                   Merci aussi à tous ces employés et cadres de bureau ainsi qu’à la jeune génération pour tout le tact qu’ils déploient dans les bus et métropolitains à devoir malgré eux s’asseoir, en particulier sur les sièges réservés, à l’approche de toutes personnes âgées de peurs que nos aïeuls si fatigués n’aient plus le courage ni la force de se relever. Quel sacrifice empreint de tant d’humilité!

                   Je suis aussi particulièrement sensible à ladite jeune génération qui devant la déliquescence et la disparition lente et progressive de nos patois locaux s’est efforcée pour le plus grand bonheur de nos académiciens et de nous citoyens de créer avec acharnement le renouveau de la langue Française par l’émergence d’un nouveau patois national que même nos anciennes générations pourtant elles-même à leur époques novatrices ne peuvent égaler! Je trépigne d’impatience de vous citer une des nombreuses phrases de ce délicat, doux et sensible langage « j’kiffe trop ma karbichounette.  » qui pourrait se traduire en Français par « je suis follement épris de mon amie » en sachant que « Karba » signifie « prostituée » et que  »choune » se traduit par sexe. Ah mesdemoiselles que de romantisme!!!!! Certes notre langue a toujours évoluée grâce à un savant et naturel mélange d’autres dialectes mais là croyez-moi, amis linguistes ce n’est plus une évolution mais une révolution…….

                   Je salue en même temps tous ces artistes méconnus qui nostalgiques des grottes de Lascaux et des Hiéroglyphes depuis qu’ils ont vu « la guerre du feu » « rahan » et « la momie » s’astreignent avec méthode et conviction à tenter de nous divertir en taguant frénétiquement nos immeubles en pierre de taille, portes cochères, boîtes aux lettres, vitres, devantures multiples, murs, toits, voitures, bus, métros et poteaux du moins résumons; en taguant toute surface disponible. Merci à vous joyeux drilles, gentils bouffons (amuseurs) qui non seulement vous mettez en quatre pour divertir nos pupilles mais qui en plus tentez avec « goût » de laisser une trace aux futures générations de peur que notre société virtuelle parte en cendre dès demain….. Je précise qu’il ne faut pas confondre( bien que……)tag qui signifie graff tracé ou peint (graff: composition picturale) et TAG usité en médecine qui lui signifie Trouble anxieux généralisé!!! Parfois je me demande si les deux ne sont pas liés……ma foi! 

                   Merci à vous aussi gentils opérateurs de téléphonie mobile qui avez décider par simple acte civique de facturer vos messages SMS au plein tarif afin d’inciter nos charmants adolescents à moins se fatiguer en écrivant. Je vous rassure si vous étiez un brin inquiet messieurs les opérateurs, vous avez réussi. Merci à vous d’avoir participé pleinement à cette simplification de notre si dure langue Française. Grâce à vous et ceci se propage désormais tel un virus acharné sur nos forums et articles d’Internet jusqu’au banc de l’école et ce pour la plus grande joie de nos instituteurs et professeurs. Sans votre aide nous n’aurions pu enfin aboutir au même titre que la technologie à la miniaturisation de notre si beau mais ardu langage. Je brûle d’impatience de vous en citer un tendre exemple: «  Wa ton join imer d kr tu c pa bien roulé, lol. chouff ta put vien daryv, l e bonn 7 salop! » peut se traduire par « Mazette, la finition de ton joint (mécaniciens et plombiers s’abstenir) laisse à désirer car tu ne maîtrises pas encore l’art de le rouler. Je me gausse. Regarde ton amie vient d’arriver. C’est fou comme elle est charmante cette jeune femme » 

                  Donc je ne peux que m’incliner devant tant d’efforts communs pour faire évoluer notre bonne société et ne doute pas l’espace d’un instant des suites logiques de cette contribution massive et généreuse……… 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

    



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