La Canebière des années 30 – Marseille – France

La Canebière des années 30 - Marseille - France dans Photographies de la France d'autrefois belges-old 

Le début de la Canebière du côté du vieux port – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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La Canebière dans les années 1920 – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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La Canebière dans les années 1920 – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Angle rue Saint-Férréol et la Canebière  – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Le « Grand café glacier » datant de 1866 ( remplacé par Air France en 1962 ) – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Palais de la Bourse – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Palais de la Bourse – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Palais de la Bourse – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Le square du Palais de la Bourse (rebaptisé Alexandre 1er, assassiné à cet endroit, puis Charles de Gaulle) a été inauguré en 1860 Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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« Le café Riche » – La Canebière – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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C’est au niveau du « Café Riche » que se terminait la Canebière en 1928 – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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La Canebière en 1928 – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Le Café du Commerce (Agence Havas à partir de 1931) et le Café Glacier, à l’angle de la rue Canebière et de la rue Paradis – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Vue plongeante sur la Canebière -  Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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A gauche, le Phocéac, cinéma apparu en 1940, et futur magasin « Baze » en 1961 -  Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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La rue Noailles constituait à l’époque la deuxième actuelle partie de la Canebière -  Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Rue Noailles – Magasin « les nouvelles galeries » inauguré en 1901 et détruit par un incendie en 1938  – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Les Nouvelles Galeries face au Grand Hôtel, dans les années 30 – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Les Nouvelles Galeries  – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Les allées de Meilhan forment la troisième partie de l’actuelle Canebière – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Cinéma « Le Français » – Allées de Meilhan  – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Perspective sur le monument « des mobiles » – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Le monument des Mobiles, édifié en 1894 en l’honneur des soldats morts pour la Patrie en 1870 – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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L’église Saint-Vincent de Paul, dite des Réformés a été consacrée en 1888 – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Historique de la Canebière

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La Canebière ou anciennement Cannebière (en occitan provençal : la Canebiera selon la norme classique ou la Canebiero selon la norme mistralienne) est une rue du centre de Marseille mesurant 1 000 mètres, qui va des Réformés au Vieux Port et englobe, depuis 1927, la rue Noailles et les allées de Meilhan.

A l’origine, un talweg y collecte les eaux des sources Saint-Bauzile, de Reynier, du Loisir et de la Poussaraque ainsi que les eaux de pluie descendant du plateau Longchamp et de la plaine Saint-Michel. Les eaux se perdent dans les marais qui occupent le bas de la Canebière, entre l’actuel quai des Belges et la place Charles-de-Gaulle.
Dés le Xe siècle, le lieu prend le nom de plan Fourmiguier.

En 1296, le comte de Provence, Charles II obtient de la ville une concession afin d’y installer des chantiers navals. Au XVIIe siècle, le roi Louis XIV ordonne l’extension de la ville, ainsi que l’installation de l’Arsenal des galères. Celui-ci s’installe sur le plan Fourmiguier, les constructeurs déménagent alors sur la rive sud-est du port, les cordiers s’installent sur la rue Corderie.

En 1666,  les remparts sont détruits et la commercialisation des terrains des nouveaux quartiers commence. Nommée initialement rue Saint-Louis par le promoteur du projet, la première mention du nom de Canebière apparaît, le 23 avril 1672, dans une délibération du Conseil tenu par le Bureau des Affaires de l’Agrandissement chargé de vendre les terrains, de dresser et faire exécuter les plans d’urbanisation.

A l’origine, la rue est comprise entre le cours Saint-Louis et l’arsenal des Galères. D’une longueur de 250 mètres pour 11 mètres de large, elle est bordée au sud par le petit Jeu de Mail, version ancienne du jeu de croquet.
Les premières maisons (aujourd’hui détruites) s’élèvent dès 1671 à l’angle de la Canebière et du cours Belsunce.
En 1727, des rangées d’arbres sont plantées transformant la rue en promenade. C’est là que se tiennent les marchés aux fruits et légumes, mais c’est également là qu’est installé le pilori qui sert à exécuter les hautes et basses oeuvres.
Entre 1743 et 1751 sont construits les immeubles compris entre la rue Saint-Ferréol et le cours Saint-Louis. Des commerces de luxe s’installent (parfumeur, librairie, confiseur, etc.)
Des trottoirs sont aménagés en tiercenaux, briques pleines posées sur chant.
En 1785, l’arsenal des galères est désaffecté permettant le prolongement de la Canebière jusqu’au Vieux-Port.
Pendant la révolution, la guillotine est installée à hauteur de la place Charles-de-Gaulle. En 1853, certains des immeubles sont détruits, frappés d’alignement.
En 1854, commence la construction du Palais de la Bourse qui héberge la Chambre de Commerce. Celle-ci, créée en 1599 par les marchands, siégeait jusqu’alors à l’Hôtel de Ville.
En 1857, le Conseil municipal décide que la Canebière aura 30 mètres de large. Les maisons sont démolies et on en reconstruit d’autres dont la majorité subsiste encore aujourd’hui.
De 1857 à 1927, la rue s’appelle Cannebière

La rue de Noailles s’est créée en même temps que la Canebière, en 1666. Située entre le cours Saint-Louis et la porte des remparts, elle est habitée par des grandes familles qui lui donnent ainsi son premier nom, rue des Nobles
Le constructeur de galères, Jean-Baptiste Chabert, y construit un hôtel particulier qu’il loue à Jacques de Noaille, lieutenant des galères. Son nom reste attaché à la rue, à la place qui la prolonge et à la porte des remparts.
En 1859, le conseil municipal vote l’élargissement de la rue qui passe de 8 mètres à 30 mètres. Pour le permettre, les belles demeures des nobles ayant donnés son premier nom à la rue, sont détruites. Néanmoins, la maison sise à l’angle du cours Saint-Louis n’est pas détruite mais seule sa façade est refaite pour être dans l’alignement.
En 1863 sont construits l’hôtel du Louvre et de la Paix, le Grand Hôtel de Noailles et le Grand Hôtel.
Hôtel du Louvre et de la Paix : Ce palace abrite 179 chambres et des salons privés. Il accueille, en autre, Mark Twain en 1867, Camille Flammarion ou l’empereur du Brésil Pedro II. Cet immeuble est occupé, de 1941 à 1977, par la Marine nationale. La façade est ornée de 4 statues qui tiennent chacune dans la main les symboles d’un des quatre continents. Les étages portent les blasons des nations européennes, celui de l’Autriche-Hongrie est détruit pendant la guerre de 1914-1918. La façade, la toiture, l’escalier et au rez-de-chaussée, deux salons : le mess des officiers et la salle de conférence sont classées monuments historiques depuis le 8 juin 1982.
Le Grand Hôtel. Construit sur une partie de l’hôtel particulier que Jean-Baptiste Chabert avait construit et qu’il louait au lieutenant des galères Jacques de Noailles, il est situé à l’angle de la cours Garibaldi. Il accueille nombres de célébrités dont Gandhi en 1931. Charles Trenet y fait ses débuts dans le cabaret de l’hôtel. Fermé dans les années 1990, il est transformé en commissariat central.
le Grand Hôtel de Noailles construit lui aussi sur l’emplacement de l’ancien hôtel de Jean-Baptiste Chabert est devenu le siège d’une banque.

Hors les murs de la ville, les plans d’agrandissement de la ville prévoit une promenade nommée les allées de Meilhan, créée en 1733, elle longe le couvent des religieuses de la pénitence du tiers ordre de Saint-François ou Lyonnaises qui donne son premier nom à la promenade. Avec l’aide de Gabriel Sénac de Meilhan, intendant de Provence, les allées sont terminées an 1775. Elles prennent alors son nom en remerciement.
Lieu de promenade, un kiosque à musique et des guinguettes y sont installés permettant les banquets et réunions politiques.

De nombreuses foires s’y déroulent :

  • de 1839 à 1860, la foire Saint-Lazare, transférée sur la place Saint-Michel (auj. place Jean-Jaurès, dite la Plaine).
  • à partir de 1850, la foire aux herbes et plantes aromatiques, devenue depuis, la foire à l’ail et aux tarraïettes.
  • en 1883, la foire aux santons qui se tenait depuis 1803 sur le cours Saint-Louis se tient pour la première fois sur les allées de Meilhan à l’occasion de Noël.

Dans les allées, se trouve la source de la Poussaraque. Lors de la construction du parking des allées Léon-Gambetta, une chambre de récupération datant du XVIIIe siècle a été mise au jour. Celle-ci recueillait toutes les eaux des sources environnantes (Saint-Bauzile, Reynier, Loisir, Poussaraque) ainsi que les eaux de pluie descendant du plateau Longchamp. Elles étaient conduites à travers un collecteur jusqu’au Grand Puits situé à proximité du Cours Belsunce.

Les Augustins réformés, installés à Marseille depuis 1605, construisent leur couvent dans le quartier Saint-Bauzille en 1611. La chapelle est détruite le 30 novembre 1869, après la construction de l’église Saint-Vincent-de-Paul, dite des Réformés.

Face à l’Église, depuis 1894, se trouve le monument des Mobiles, œuvre du sculpteur Constant Roux et qui commémore les soldats de la garde mobile, corps de réservistes mobilisé par le gouvernement pendant la guerre franco-allemande de 1870.

Les allées de Meilhan seront nommées successivement :

  • Cours des Lyonnaises
  • Allées de Meilhan
  • Champ du Dix-Août, sous la Révolution française
  • Allées de Meilhan, début XIXe siècle
  • Canebière depuis 1927

En 1927, le conseil municipal décide de réunir les trois rues et de leur donner le nom unique de Canebière. Il décide également supprimer le mot rue. La numérotation est modifiée partant désormais du quai des Belges.
Le 9 octobre 1934, face au palais de la Bourse, le roi Alexandre Ier de Yougoslavie et le ministre français des Affaires Etrangères, Louis Barthou, sont victimes d’un attentat commis par un nationaliste macédonien.
Le 28 octobre 1938, l’incendie du magasin Nouvelles Galeries entraîne la mort de 73 personnes. Suite à cet incendie, le maire, Henri Tasso, est destitué ; Marseille est mise sous tutelle et dotée d’un administrateur extraordinaire. Le Corps municipal des sapeurs-pompiers de la ville de Marseille qui n’a pas su maitriser le sinistre est dissout et le bataillon de marins-pompiers est créé, le 29 juillet 1939, pour le remplacer et protéger la ville.

L’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM), la faculté des Sciences économiques et de gestion et la faculté de Droit sont installés sur la Canebière.

Le 30 juin 2007 voit le retour du tramway.

À l’angle de la Canebière, du cours Saint-Louis et du cours Belsunce se trouve le point zéro de Marseille permettant le calcul de la distance de Marseille à Paris, ainsi que le numérotage des immeubles.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

L’Europe vu par Alvin Langdon Coburn

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Portland Place, London – 1906 – Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation

 

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London Bridge – 1905 – Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation

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 Coal Country, England – 1905 – Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation

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The Rudder, Liverpool Docks, England - 1908 – Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation

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The Bridge, Ipswich, England – 1903 – Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation

 

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Bavarian Pastoral, Germany – 1908 – Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation

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 A Munich Crucifix, Germany  – 1908 – Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation

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Rotenburgh, Germany – 1908 – Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation

 

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Cadiz, Espagna – 1906 – Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation

 

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Setubal, Portugal – 1905 - Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation

 

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Assesi (sic) – 1906 - Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation

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The Tiber, Rome, Italia - 1905 - Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation

 

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The Fountain at Trevi, Rome, Italia - 1905 - Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation

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Vesuvius, Italia - 1905 - Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation

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Tuileries Gardens next Concorde Place, Paris, France - 1904 - Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation

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Notre-Dame, Paris, France – 1908 - Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation

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Biographie d’Alvin Langdon Coburn

 

Alvin Langdon Coburn a créé dans une période relativement brève, du début du XXe siècle jusqu’au début des années 1920, une œuvre riche qui représente un apport important à la photographie artistique.

Il commença à photographier à l’âge de huit ans en 1890 et a exposé dès 1898. Dans le journal de Stieglitz, Camera Work, apparaissent pour la première fois en 1904 des photos de Coburn. Coburn photographie surtout des personnes de la vie publique, en particulier des écrivains (par exemple une série de portraits de George Bernard Shaw).

En 1912, il part en Angleterre et participe, sous l’influence de son ami Ezra Pound au vorticisme. À cette période, Alvin Langdon Coburn réalise des photographies abstraites, qu’il nomme « Vortographies ».

Dans les années 1960, il lègue ses quelque 20 000 photographies et négatifs à la George Eastman House, New York.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- New-York vu par Alvin Langdon Coburn – Partie 1.

- New-York vu par Alvin Langdon Coburn – Partie 2.

- Edimbourg vu par Alvin Langdon Coburn – Partie 1.

- Edimbourg vu par Alvin Langdon Coburn – Partie 2.

- Edimbourg vu par Alvin Langdon Coburn – Partie 3.

 

A lire:

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Michel Frizot historien de la photographie dresse son portrait et son parcours en onze pages passionnantes. Il nous apprend qu’il devient orphelin dès l’age de 7 ans. Ses oncles lui offrent un appareil photo quand il a 8 ans. Il réalise sa première exposition à 15 ans. Il quitte définitivement les Etats Unis à 30 ans pour vivre à Londres avec sa femme. Il travaille avec une chambre noire de moyen format, les négatifs sont des plaques de verre de 20 x 25 cm. Il réalise des tirages « gum-platinium » sur du papier au platine par contact. Les tirages peuvent ensuite, être virés et recouverts de gomme bichromatée colorée (aquarelle brune légère) pour subir enfin une seconde insolation du même négatif. Ce genre de pratique donne des images qui n’ont jamais une couleur strictement identique. Il obtient des variations de ton dans la gamme des bruns et des orangés. Comme bon nombre de ses contemporains, il utilise un objectif « soft-focus » de la société Smith de Boston, qui donne comme résultat un léger flou sur toute l’image. Il se passionne pour la photogravure et publie six livres de photographies et une trentaine d’ouvrages illustrés. Coburn est un photographe des villes il fait le « portrait » de New York et de Londres. En 1913 il rentre dans un groupe d’artistes post-cubistes, futuristes et va réaliser des photographies abstraites, sous le nom de vortographs. Pour les réaliser, il prend en photo des morceaux de verre cassés en forme de triangle, dans lesquels sont disposés des morceaux de bois et de verre. A la façon d’un kaléidoscope les différents éléments se reflètent et se répliquent. Après la guerre il s’engage dans une quête spirituelle au sein des francs-maçons pour finir en 1960, Grand officier. Il meurt en 1966.

Ce livre de poche présente 64 photos, on s’attardera sur les portraits de Bernard Shaw (1904) et d’Auguste Rodin (1906), cadrés dans un coin de l’image. Alvin Langdon Coburn est parvenu à donner un rendu très personnel à ses images. Il dépasse largement le simple tirage d’un négatif en utilisant des méthodes de laboratoire très élaborées. Ces cadrages sont aussi très recherchés et pour l’époque révolutionnaire. Il n’hésite pas, par exemple, à couper le haut de la tête de ses modèles quand il réalise un portrait. On admirera également une photo remarquable, celle est intitulée flat Iron Bulding, le soir, New York (1912). Elle nous plonge dans une atmosphère mystérieuse avec au premier plan des branches d’arbres, au fond le flat Iron Bulding qui se dégage dans le ciel et au milieu dans une lumière incertaine, des hommes vêtus de noir qui avancent d’un pas décidé, comme si quelque chose de grave venait de se passer. Source texte: Photosapiens

- Alvin Langdon Coburn de Michel Frizot aux éditions Acte sud, collection photo poche – 130 pages – 13€

L’Enceinte de Thiers – Paris

 

Louis Bonnier, architecte, membre de la Commission du Vieux Paris, inspecteur général des services techniques d’architecture et d’esthétique de la Ville de Paris, commanda à Charles Lansiaux un reportage photographique sur les fortifications de Paris. Ce reportage fut entrepris juste avant et au début des démolitions de l’enceinte, du 23 juillet 1919 au 6 mars 1920. En effet, le déclassement de l’enceinte fortifiée, dite de Thiers, fut autorisé par la loi du 19 avril 1919.

Les tirages originaux des photographies de Charles Lansiaux sont conservés aux Archives de Paris et cotés VO4/70/…

 

Quelques images extraites du reportage…
 

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Pont National, chemin de fer de la petite ceinture. Quartier de Bercy, 12e arrondissement – Crédits photo : Mairie de Paris

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Route de Saint Mandé, quartier Bel Air, 12e arrondissement – Crédits photo : Mairie de Paris

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Quartier de la gare, 13e arrondissement. Au loin le pont National – Crédits photo : Mairie de Paris

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Quartier de la Maison Blanche au niveau de la porte d’Italie, 13e arrondissement – Crédits photo : Mairie de Paris

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Quartier du Petit Montrouge, vue de la porte d’Arcueil, 14e arrondissement – Crédits photo : Mairie de Paris

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Quartier de la Santé, chemin de fer de Sceaux, 14e arrondissement – Crédits photo : Mairie de Paris

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Quartier Saint-Lambert, ouvriers au travail. 15e arrondissement – Crédits photo : Mairie de Paris

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Démolition des fortifications, quartier Saint-Lambert, 15e arrondissement – Crédits photo : Mairie de Paris

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Jardins dans les fossés des fortifications, quartier Saint-Lambert. 15e arrondissement – Crédits photo : Mairie de Paris

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Fossés inondés, quartier d’Auteuil. 16e arrondissement – Crédits photo : Mairie de Paris

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Historique de l’enceinte de Thiers

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L’enceinte de Thiers est une enceinte de Paris créée au milieu du XIXe siècle et maintenant disparue. La défense de Paris s’appuyait également sur un système de forts plus ou moins éloignés de la capitale.

Construction de 1841 à 1844, suite à une loi due à Thiers.
Zone enclose 7802 hectares. L’enceinte recouvrait à peu près les boulevards des Maréchaux actuels, avec un glacis s’étendant jusqu’à l’emplacement du boulevard périphérique.
Disparition détruite de 1919 à 1929.

Louis-Philippe, proclamé roi des Français en 1830, était convaincu que la clé de la défense du territoire était d’empêcher Paris de tomber trop facilement aux mains des armées étrangères comme en 1814. Aussi conçut-il le projet de construire autour de la capitale une enceinte de fortifications qui rendraient la ville imprenable.

Un premier projet fut présenté à la Chambre des députés au début de 1833 par le maréchal Soult, président du Conseil et ministre de la Guerre. Il suscita d’emblée une très vive résistance de la part de la gauche, dont les orateurs soupçonnèrent – ou feignirent de soupçonner – de la part du gouvernement des arrière-pensées de politique intérieure : on affirmait que les fortifications étaient en réalité destinées non à défendre la France, mais à menacer les Parisiens au cas où ils viendraient à se révolter contre le pouvoir royal.

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Les fortifications Porte de Versailles

 

Détail de la muraille, du fossé et du talus de défense

 

Cette enceinte de 33 kilomètres, familièrement désignée par le terme « les fortif’ », était constituée de 94 bastions, 17 portes, 23 barrières, 8 passages de chemins de fer, 5 passages de rivières ou canaux et 8 poternes, dont seuls subsistent de nos jours la poterne des Peupliers par où la Bièvre entrait dans Paris, le bastion numero 1 situé au milieu de l’échangeur de la porte de Bercy, le bastion 45 porte de Clichy, un mur porte de la Villette, une partie de la porte d’Arcueil ainsi que différentes parties de moindre importance.

Les ouvrages étaient desservis et approvisionnés par la rue Militaire, secondée par une ligne de chemin de fer, la Petite Ceinture.

Le déclassement de l’enceinte

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Devenues inutiles, les fortifications furent détruites à partir de 1919. Leurs emplacements font d’abord place à des terrains vagues, souvent désignés par le terme « la Zone », qui seront progressivement réhabilités à partir des années 1930 par la construction de logements sociaux (les HBM) et d’équipements sportifs.

La forme des anciens bastions se retrouve en plusieurs endroits dans la topologie de la voirie sur cet espace.

La Zone n’était pas à proprement dit l’emplacement anciennement occupé par le mur d’enceinte, mais une bande de terre non constructible en avant du mur d’enceinte, de son fossé et de la contrescarpe qui mesurait 250 mètres de long. Désignée comme zone non-aedificandi (zone non constructible), elle fut occupée par des bidonvilles dès la fin du XIXe siècle, avec l’abandon de sa fonction militaire. L’argot « zonard » dérive bien entendu de la Zone.

Le Boulevard périphérique de Paris est construit sur l’emprise de l’enceinte de Thiers, et continue à matérialiser la séparation entre Paris et sa banlieue.

 

A lire aussi:

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Pendant une quarantaine d’années, le déclassement des fortifications et l’aménagement des terrains ainsi libérés sont l’objet de discussions et de projets au conseil municipal de Paris, chez les fonctionnaires de la Seine et dans le milieu de la réforme sociale. L’enceinte apparaît ainsi comme un lieu privilégié pour observer les transformations des représentations et des savoirs sur la ville : du souci hygiéniste, on passe à la volonté de mettre en œuvre les principes de l’urbanisme.

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Les Fortifications de Paris, De l’hygiénisme à l’urbanisme, 1880-1919 – Marie Charvet – Editions Presses Universitaires de rennes, collection Histoire – 314 Pages – Tarif: 20€.

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Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

 

Alexandre Rodtchenko

 Alexandre Rodtchenko dans Photographie: Grands Photographes 20070522-112244689246533cfd57c6c

Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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 Vue d’une Colonnade – Musée de la Révolution, Moscou – 1926~1927 – Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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La Femme au Leica – 1934 – Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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Escalier de secours – 1925 – Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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Escaliers - 1930 – Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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Lily Brik – 1924 - Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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Manifestation dans la cour du VCHUTEMAS – 1928 – Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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Ma Mère - 1924 – Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

 

 

Biographie d’Alexandre Rodtchenko

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Rodtchenko et sa femme, l’artiste Stepanova

 

Alexandre Mikhaïlovitch Rodtchenko (23 novembre 1891, Saint-Pétersbourg – 3 décembre 1956, Moscou) est un artiste russe à la fois peintre, sculpteur, photographe et designer.

Il est l’un des fondateur du constructivisme russe et a beaucoup influencé le design russe et la photographie par ses travaux.

Son père est accessoiriste et décorateur d’un petit théâtre et sa mère blanchisseuse. À la mort de son père, en 1907, sa famille s’installe à Kazan.

Entre 1910 et 1914, il y étudie à l’Ecole des Beaux-Arts, où il rencontre sa future femme Varvara Stepanova. À la fin de ses études, il s’installe à Moscou où il s’inscrit à l’école d’arts appliqués Stroganoff, qu’il quitte rapidement. Il travaille seul et réalise en 1915 ses premières compositions géométriques en noir et blanc, dessinées au compas et à la règle. Par l’intermédiaire de l’architecte Viktor Vesnine, il rencontre Tatline et expose ses œuvres dans l’exposition collective « Magasin » en 1916, aux côtés, notamment, des peintres Lioubov Popova, Alexandra Exter et Ivan Klioune. Il poursuit ses recherches autour de la peinture abstraite et se rapproche des peintres les plus novateurs de l’époque.

En 1917, il dessine pour le Café pittoresque des projets de lampes, l’occasion pour lui d’appliquer ses recherches à des objets du quotidien. Il commence à créer des constructions spatiales et des projets d’architecture (kiosque à journaux, édifices, etc.).

À partir de cette époque, où il fonde avec d’autres le « Syndicat des artistes peintres » dans la fédération la plus avant-gardiste, dite « de gauche », il fera partie de nombreux instituts officiels et enseignera, comme la plupart des artistes d’avant-garde russe, dans les nouvelles d’écoles d’art créées à la Révolution (Prolietkoult, Vkhoutémas puis Vkhoutéïne), jusqu’à leur suppression par le pouvoir politique inquiet des innovations de l’enseignement en 1930.

Il présente en 1919 ses toiles Noir sur Noir pour répondre à la série des Blanc sur Blanc de Malevitch. Il commence à réaliser des collages puis des photo-montages.

En 1921 il participe à plusieurs expositions. Lors de l’une d’elle, intitulée « 5×5=25″, il présente un triptyque comportant chacun une couleur primaire : Couleur rouge pure, Couleur jaune pure, Couleur bleue pure. À la suite de cette manifestation, il signe le manifeste productiviste dans lequel il s’engage à abandonner la peinture de chevalet au profit de la production d’objets usuels. En mars de la même année, le constructivisme naît formellement comme nouveau courant artistique, pour « faire des expériences concrètes dans la vie réelle », avec la création du « Groupe des constructivistes » au sein de l’Inkhoukh, association particulière d’artistes, de critiques et de théoriciens.

Dès 1922, il réalise de nombreuses affiches politiques, affiches de films, affiches et objets publicitaires influencés par le constructivisme. Pour lui, il y a une « absolue nécessité à lier toute création à la production et à l’organisation même de la vie ».

En 1923, il commence à collaborer avec de nombreuses maisons d’édition pour des travaux de mise en page, il réalise aussi les couvertures de la revue futuriste et constructiviste LEF jusqu’en 1925 puis plus tard celles de Novy LEF dirigées par Vladimir Maïakovski. C’est d’ailleurs l’année où débute sa collaboration avec le poète, pour lequel il illustrera son recueil Pro Eto, l’une de ses œuvres les plus connues.

À partir de 1924, il se consacre à la photographie où il poursuit ses expériences picturales, notamment en « découvrant de nouveaux points de vue et de nouveaux angles de cadrage » (communication parue dans la revue Novy LEF en 1927). Il fait également de nombreux portraits.

En 1925, il monte le pavillon soviétique à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris et présente son projet de « club ouvrier ». Il travaille ensuite pour le cinéma et le théâtre en dessinant des meubles, des décors et des costumes.

En 1933, Rodchentko est chargé d’aller photographier la construction du canal de la mer Blanche à la Baltique pour le magazine SSSR na Stroïké (l’URSS en construction) et l’album Belomorstroï. De 1934 à 1939, Rodchentko et Stepanova réalisent des albums photographiques tels que Quinze ans de cinéma soviétique, Aviation soviétique, les Dix Ans de l’Ouzbékistan.

Pendant la seconde guerre mondiale, sa femme et lui quittent Moscou quelques années pour se réfugier dans la région de Perm, en compagnie d’autres artistes. Il travaille à des affiches sur le thème de la grande guerre patriotique.

Après guerre, Rodtchenko continue à publier des albums à la gloire de l’Union soviétique avec sa femme puis sa fille. Il expérimenta la photographie en couleurs. Il meurt à Moscou le 3 décembre 1956.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

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A lire:

 

couvrodtchenko

 

Peintre, graphiste, homme de théâtre et cinéaste, A. M. Rodtchenko est entré dans l’histoire du XXème siècle en tant qu’artiste révolutionnaire dans l’art de la photographie. Il sera également un des initiateurs du design soviétique et du mouvement constructiviste. Le style de Rodtchenko a influencé l’art de vivre au XXème siècle et son design retentit encore au XXIème siècle.

- Rodtchenko, La Révolution dans l’Oeil - Catalogue de l’exposition au MAM de Paris – Editions Parenthèses, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 2007 – 45 €

octobre

 

Alexandre Rodtchenko était le principal initiateur de la création du « Groupe d’Octobre » qui rassemblait les meilleurs photographes, poètes et écrivains de l’époque. Leur idée fondamentale est de changer la vision de la photographie et représenter le nouveau monde soviétique avec des plans coupés, des prises de vue verticales ou en plongée…

- Rodtchenko et le Groupe Octobre par Alexandre Lavrov aux Editions Hazan – 2006 - 40€

diaries

Rodchenko est ici présenté non seulement par le biais ses photographies et autres œuvres mais aussi par un large choix de ses notes autobiographiques et de ses lettres. Les différentes périodes de la vie de Rodchenko exposées dans cet ouvrage mettent en évidence l’évolution artistique de l’homme qui s’intéressa et se consacra à la photographie, au graphisme, aux illustrations de livres…

- «Rodtchenko. Experiments for the future : diaries, essays, letters, and other writings» par Alexandre lavrentiev aux éditions The Museum Of Modern Art ( En langue Anglaise)- 2005 – 36€

reconn

 

Cet ouvrage, publié à l’occasion de l’exposition des graphismes et photographies d’Alexandre Rodchenko au musée national Fernand Léger (Biot) en 2000 présente une partie de l’œuvre de Rodchenko. Les commentaires de Brigitte Hedel-Samson et Marisa Vescovo ainsi que la biographie du photographe-graphiste en fin d’ouvrage donnent au lecteur les éléments nécessaires à la compréhension de l’œuvre.

- Reconnaître Alexandre Rodtchenko par les éditions du Musée National Fernand Léger Biot – 2000 – 12€

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