Pierre Soulages

Pierre Soulages dans Artistes: Peintres & sculpteurs, etc... 02s2005

 Outrenoir – Crédit Peinture: © Pierre Soulages

.

artwork_images_425216679_329481_pierre-soulages dans EXPOSITIONS

Peinture – 1963 - Crédit Peinture: © Pierre Soulages

.

m_Brou%20B%2010,%202003

Brou de Noix – 2003 – Crédit Peinture: © Pierre Soulages

.

soulages-pierre-composition-in-blue-2633355

Composition in Blue – Crédit Peinture: © Pierre Soulages

.

soulagesconques.1207408251

Vitraux de l’Abbatiale Sainte-Foy, Conques – Crédit Peinture: © Pierre Soulages

.

artwork_images_425216679_413893_pierre-soulages

Peinture – 1976 - Crédit Peinture: © Pierre Soulages

.

soulages71

Peinture – 18 Juin 1971 - Crédit Peinture: © Pierre Soulages

 

.

 

Biographie de Pierre Soulages

.

portraitPS

.

Pierre Soulages est un peintre français, né le 24 décembre 1919 à Rodez (Aveyron), spécialiste du noir-lumière, l’outre-noir.

Pierre Soulages perd son père en 1924. Dès son plus jeune âge, il est fasciné par les vieilles pierres, les matériaux patinés et érodés par le temps, l’artisanat de son pays du Rouergue et ses âpres paysages, particulièrement les Causses. Il a tout juste huit ans lorsqu’il répond à une amie de sa sœur aînée qui lui demande ce qu’il est en train de dessiner à l’encre sur une feuille blanche : un paysage de neige. « Ce que je voulais faire avec mon encre, dit-il, c’était rendre le blanc du papier encore plus blanc, plus lumineux, comme la neige. C’est du moins l’explication que j’en donne maintenant. ».

À douze ans, son instituteur l’emmène, avec sa classe, visiter l’abbatiale Sainte-Foy de Conques, où se révèle sa passion de l’art roman et le désir confus de devenir un artiste. Il accompagne dans ses recherches un archéologue local et découvre lui-même au pied d’un dolmen des pointes de flèches et des tessons de poteries préhistoriques qui entrent au musée Fenaille de Rodez. Il reçoit aussi le choc émotionnel des peintures rupestres des grottes du Pech-Merle dans le Lot, de Font-de-Gaume en Dordogne, d’Altamira en Cantabrie (Espagne), puis de Lascaux en Dordogne (découverte en 1940).

Il commence à peindre dans son Aveyron natal avant de « monter à Paris » à dix-huit ans pour préparer le professorat de dessin et le concours d’entrée à l’école des beaux-Arts. Il y est admis en 1938 mais il est vite découragé par la médiocrité de l’enseignement qu’on y reçoit et retourne à Rodez. Pendant ce bref séjour à Paris, il fréquente le musée du Louvre et voit des expositions de Cézanne et Picasso qui sont pour lui des révélations.

Il est mobilisé en 1940 mais démobilisé dès 1941. Il s’installe en zone libre, à Montpellier, et fréquente assidûment le Musée Fabre. Réfractaire au STO en 1942, il passe le reste de la guerre auprès de vignerons de la région qui le cachent.

En 1946, il s’installe dans la banlieue parisienne et se consacre désormais entièrement à la peinture. Il commence à peindre des toiles abstraites où le noir domine. Il les expose au Salon des indépendants en 1947, où ses toiles sombres détonnent au milieu des autres, très colorées : « Vous allez vous faire beaucoup d’ennemis », le prévient alors Picabia. Il trouve un atelier à Paris, rue Schoelcher, près de Montparnasse.

À partir de 1948, il participe à des expositions à Paris et en Europe, notamment à « Französische abstrakte malerei », dans plusieurs musées allemands, aux côtés des premiers maîtres de l’art abstrait comme Kupka, Domela, Herbin etc. En 1949, il obtient sa première exposition personnelle à la galerie Lydia Conti à Paris ; il expose également à la galerie Otto Stangl, de Munich, à l´occasion de la fondation du groupe Zen 49. En 1950, il figure dans des expositions collectives à New York, Londres, Sao Paulo, Copenhague. D’autres expositions de groupe présentées à New York voyagent ensuite dans plusieurs musées américains, comme « Advancing French Art » (1951), « Younger European Artists » (Musée Guggenheim, 1953), « The New Decade » (Museum of Modern Art de New York, 1955). Il expose régulièrement à la galerie Kootz de New York et à la galerie de France à Paris. Dès le début des années 1950, ses toiles commencent à entrer dans les plus grands musées du monde comme la Phillips Gallery à Washington, le Musée Guggenheim et le Museum of Modern Art de New York, la Tate Gallery de Londres, le Musée national d’Art moderne de Paris, le Museu de Arte moderna de Rio de Janeiro etc. Aujourd’hui, plus de 150 de ses œuvres se trouvent dans des musées. En 1960 ont lieu ses premières expositions rétrospectives dans les musées de Hanovre, Essen, Zurich et La Haye. De nombreuses autres suivront.

De 1949 à 1952, Soulages réalise trois décors de théâtre et ballets et ses premières gravures à l’eau-forte à l’atelier Lacourière.

En janvier 1979, Soulages en travaillant sur un tableau ajoute, retire du noir pendant des heures. Ne sachant plus quoi faire, il quitte l’atelier, désemparé. Lorsqu’il y revient deux heures plus tard : « Le noir avait tout envahi, à tel point que c’était comme s’il n’existait plus ». Cette expérience marque un tournant dans son travail. La même année, il expose au Centre Georges-Pompidou ses premières peintures monopigmentaires, fondées sur la réflexion de la lumière sur les états de surface du noir, appelé plus tard « outre-noir ».

Il est l’une des personnalités à l’origine de la création de la chaîne de télévision Arte.

Entre 1987 et 1994, il réalise 104 vitraux, en collaboration avec l’atelier de Jean-Dominique Fleury à Toulouse, pour l’église abbatiale de Conques.

Il est le premier artiste vivant invité à exposer au musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, puis à la galerie Tretiakov de Moscou (2001).

En 2007, le Musée Fabre de Montpellier lui consacre une salle pour présenter la donation faite par le peintre à la ville. Cette donation comprend 20 tableaux de 1951 à 2006 parmi lesquelles des œuvres majeures des années 1960, deux grands outre-noir des années 1970 et plusieurs grands polyptyques.

A l’occasion de son 90ième anniversaire, le Centre Pompidou lui consacre en Octobre 2009 la plus grande rétrospective jamais consacrée à un artiste vivant par le Centre (plus de 3000 m² d’exposition).

Un musée Soulages ouvrira à Rodez (Aveyron) en 2012. L’artiste a en effet consenti à la communauté d’agglomération du Grand Rodez, sa ville natale, une donation comprenant 250 œuvres d’art (peintures sur toile et sur papier, bronzes, totalité de l’œuvre imprimée, œuvres de jeunesse et travaux préparatoires à la réalisation des vitraux de l’abbatiale de Conques) et un fonds documentaire important.

 

Pour en découvrir plus sur ce grand Artiste: Pierre Soulages

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

A regarder aussi:

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Pour apercevoir les fameux vitraux de l’Abbatiale de Conques ainsi que cette très belle cité médiévale:

 

Image de prévisualisation YouTube

 

A lire aussi:

 

 41PMJNG0KCL._SL500_AA240_

 

- Pierre Soulages : L’oeuvre 1947 – 1990 par Pierre Daix & James Johnson Sweeney aux éditions Ides et Calendes – 256 pages - 119€

.

.

L’exposition du Centre Georges Pompidou sur Pierre Soulages:

EXP-SOULAGES

Crédit Affiche: © Centre Pompidou

.

Le Centre Pompidou célèbre, par une grande rétrospective, l’œuvre du plus grand peintre de la scène française actuelle, Pierre Soulages. À la veille de son 90ème anniversaire, Soulages, « peintre du noir et de la lumière », est reconnu comme l’une des figures majeures de l’abstraction.Le Centre Pompidou a consacré une première grande exposition à Pierre Soulages en 1979 faisant suite à celle présentée au Musée national d’art moderne en 1967, avant l’ouverture du Centre. Retraçant plus de 60 ans de peinture, l’exposition de cet automne permet une lecture nouvelle du travail de l’artiste en insistant sur les développements récents de son œuvre.

L’exposition rassemble plus d’une centaine d’œuvres majeures créées de 1946 à aujourd’hui, des étonnants brous de noix des années 1947 – 1949 aux peintures des dernières années (la plupart inédites) qui manifestent le dynamisme et la diversité d’un travail toujours en devenir.La première partie de l’exposition met l’accent sur la période fondatrice de l’œuvre de Pierre Soulages avec un ensemble important des premières peintures sur papier et des fameux goudrons sur verre, ainsi qu’un choix de peintures parmi les plus représentatives des années 1950 à 1970.En 1979, Pierre Soulages, qui peint déjà depuis plus de trente ans, aborde une nouvelle phase de son travail qu’il qualifiera d’« Outrenoir » où s’affirme la lumière diffusée par reflets sur une surface entièrement recouverte de noir. En se concentrant sur ce pigment unique et sur la relation du noir à la lumière, il conçoit un espace pictural qui, en dépit de l’emploi d’une seule couleur, se situe à l’opposé du monochrome dans la trajectoire de l’art moderne.

 L’exposition met clairement en évidence cette « peinture autre » dans toute sa diversité.Dans la dernière partie du parcours, de grands polyptyques récents seront installés en suspension dans l’espace.

.

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

.

 - Soulages – Centre Georges Pompidou – Place Georges Pompidou ( par la Piazza ) – 75004 Paris – Tel: 01.78.12.33 – RATP-logo-aaa8e Métro: Rambuteau, Hôtel de Ville, Châtelet – RER: Châtelet les Halles – Bus: 21, 29, 38, 47, 58, 69, 70, 72, 74, 75, 76, 81, 85, 96 – logo_parking Parc autos payant : entrée par la rue Beaubourg et par la voie souterraine des Halles – Du 14 Octobre 2009 au 8 Mars 2010 – 11h à 21h (fermeture des caisses à 20h) – Tarifs: Plein 12€, Réduit 9€ – Aucune Gratuité le 1er Dimanche du Mois, attention! 

Joseph Roth « L’exil à Paris 1933 ~ 1939″ – Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme – Paris

Joseph Roth

Joseph Roth au Café Le Tournon, Paris, 1938
©Sammlung Senta Lughofer, Linz

 

Cette exposition documentaire permettra de redécouvrir Joseph Roth, un des plus grands écrivains autrichiens du XXe siècle.
À travers des manuscrits, des correspondances, des éditions originales, des photographies et des documents audiovisuels, le parcours insistera sur ses années parisiennes, son travail d’écrivain, son engagement actif dans le milieu des exilés opposants au nazisme et sa fidélité nostalgique à la monarchie habsbourgeoise.

Dans son ample œuvre littéraire, Joseph Roth, né en 1894 à Brody en Galicie, une région de l’empire austro-hongrois (aujourd’hui en Ukraine), évoque abondamment le déclin de l’Autriche impériale et royale et le monde juif d’Europe de l’Est dont il est issu. On connaît surtout de lui La Marche de Radetzky, qui offre l’un des tableaux les plus poignants de la fin des Habsbourg et Le Poids de la Grâce (ou Job, l’Histoire d’un Homme simple).
Après ses années de formation à Vienne, il s’établit à Berlin, comme journaliste pour Vorwärts, puis comme correspondant de la Frankfurter Zeitung. Le jour de l’avènement du IIIe Reich, il quitte l’Allemagne pour la France, où il a déjà effectué plusieurs séjours. Réfugié à Paris, il évolue au sein d’un milieu germanophone antinazi et dénonce le pouvoir hitlérien dans des articles véhéments. Il soutient à reculons la résistance du régime autoritaire autrichien face au nazisme, et défend ardemment le retour de la monarchie des Habsbourg, convaincu que cela seul pourrait sceller l’union de tous les Autrichiens et faire barrage à l’Allemagne hitlérienne. Parmi ses amis, figurent Soma Morgenstern, Stefan et Friderike Zweig, Heinrich Mann, Ludwig Marcuse, Schalom Asch, Egon Erwin Kisch, Stefan Fingal et Blanche Gidon – sa traductrice. Installé à l’hôtel Foyot, rue de Tournon, il continue de voyager à travers l’Europe, y compris en Autriche.

 steeplechase dans EXPOSITIONS

Admirable chroniqueur, il laisse de très nombreux articles écrits pour des journaux allemands à Paris et publie plusieurs romans et nouvelles : L’Antéchrist, Le Poids de la Grâce, La Crypte des Capucins, La Légende du saint buveur… Devenu sévèrement alcoolique, il mène une vie misérable, épuisé physiquement et éprouvé moralement, et meurt à Paris le 27 mai 1939. Cette exposition a été conçue par Heinz Lunzer, directeur du Literaturhaus de Vienne jusqu’en 2007, et Victoria Lunzer-Talos, ancienne responsable de la bibliothèque d’histoire de l’art à l’Université de Vienne.  L’exposition est soutenue par le Forum culturel autrichien.

 

 Chronologie

30 janvier 1933
Roth part à Paris, comme prévu, avec Andrea Manga Bell et ses deux enfants. Ils habitent d’abord à l’hôtel Jacob puis, à partir de mars, à l’hôtel Foyot où ils avaient déjà résidé auparavant.

30 janvier 1933
Allemagne : le président du Reich, Paul Hindenburg, nomme Adolf Hitler, chef du NSDAP, chancelier du Reich.
Dans un bref délai, de nouvelles lois sont promulguées pour renforcer les pouvoirs du parti au pouvoir et restreindre les droits d’une partie des citoyens. Ces lois conduisent à la discrimination, à l’interdiction professionnelle, à l’arrestation, la captivité et au meurtre des opposants et, en particulier, des juifs. Le gouvernement d’Hitler développe de nouvelles méthodes de manipulation intensive de l’opinion publique à l’aide des médias. Au fil des ans, les autres grandes puissances comme la France et l’Angleterre laissent agir les gouvernants allemands ; l’Italie fasciste soutient la politique de l’Allemagne et ses visées expansionnistes, qu’elle concrétise pour sa part en Abyssinie et en Albanie. Bien que Roth soit citoyen autrichien, il ne peut – ni ne veut – plus se rendre en Allemagne, d’autant plus qu’il est connu pour son opposition véhémente aux nazis. Il traverse alors une crise financière et d’identité. Andrea Manga Bell, avec laquelle Roth a déjà vécu à Berlin, le suit avec ses deux enfants. Roth s’engage dans l’aide aux réfugiés d’Allemagne.

Février 1933
Discussion sur la qualité de la traduction française de La marche de Radetzky par Blanche Gidon avec l’intéressée et Pierre Bertaux, spécialiste des littératures française et allemande, qui tient lieu de mentor à Roth.

9782757808238FS

Sur le champ de bataille de Solferino, le sous-lieutenant Von Trotta sauve la vie de l’empereur d’Autriche.
Cet acte lui vaut d’être anobli. Arrachés à leur condition de paysans slovènes, les membres de la famille Von Trotta voient leur destin bouleversé. Sur trois générations, l’auguste faveur se transforme en une malédiction irrémédiable… Un requiem sur la chute de la monarchie austro-hongroise..

Printemps 1933
Chez les éditeurs néerlandais Querido et Allert de Lange, des sections allemandes sont créées pour servir de maison d’édition aux exilés. Elles sont toutes les deux dirigées par des collaborateurs de haut niveau de l’éditeur berlinois Kiepenheuer qui se sépare de ses auteurs juifs. Par l’intermédiaire de la société Orcovente, fondée en Suisse, les droits d’auteur pour l’étranger de Roth peuvent être sauvés. Grâce à Hermann Kesten et Walter Landauer (Allert de Lange) et Fritz Landshoff Querido), Roth entre en relations d’affaires avec les deux éditeurs. Roth travaille à la nouvelle Le chef de gare Fallmerayer qui paraît dans un recueil avec des nouvelles d’autres auteurs de langue allemande en exil, édité par Hermann Kesten. Roth commence à travailler pour différentes revues d’exilés, entre autres, Das neue Tagebuch et le Pariser Tagblatt, puis son successeur, la Pariser Tageszeitung.

10 mai 1933
À Berlin, les nazis brûlent des livres d’auteurs « interdits ». La première liste d’ouvrages interdits par le troisième Reich comprend tout l’œuvre déjà publié de Roth. Avec cette mise au ban, il perd une grande partie de son public en tant qu’auteur et journaliste.

2 juillet 1933
Offres diverses. L’éditeur américain Ben Huebsch (Viking Press) vend les droits cinématographiques du livre Hiob (en français Le poids de la grâce). Ce n’est pas Roth, à Paris, mais l’éditeur Kienpenheuer, à Berlin, qui perçoit les honoraires, à l’indignation de l’auteur.

27 juillet 1933
Contrat avec l’éditeur Allert de Lange pour le livre Les juifs et leurs antisémites (qui deviendra L’Antéchrist).

arton13597-d9bf9

Deux textes importants en apparence contradictoires. Le premier, Juifs en errance, semble couler naturellement de la plume d’un humaniste entreprenant la défense de la culture propre aux juifs de l’Est, culture qui leur colle à la peau même s’ils vivent loin de leur terre natale. Le second, l’Antéchrist, semble être l’œuvre d’un imprécateur, contempteur de toutes les « modernités » aliénantes, annonciateur de la « catastrophe ».

Joseph Roth tenait tout particulièrement aux deux essais ici réunis. Inventaire poétique et lucide d’un univers que l’écrivain savait menacé, celui des bourgades juives d’Europe centrale et orientale, Juifs en errance analyse les raisons de sa lente désagrégation : la pauvreté qui pousse les habitants du shtetl à l’exode, la tentation de l’assimilation, le rêve sioniste. En véritable passeur de culture, le juif assimilé Roth, porte un regard bienveillant sur ces juifs à l’idiome étrange, vêtus de caftans, que l’on croise dans certains quartiers de Vienne, de Berlin ou de Paris. D’une toute autre nature, et par son sujet et par sa langue, qui semble celle d’un prophète des temps modernes, L’Antéchrist est lui aussi une profession de foi humaniste et une interrogation inquiète sur le devenir de l’Europe. Dans cet étrange réquisitoire contre les phénomènes de l’âge technique, on peut lire l’angoisse profonde d’un intellectuel épris de cosmopolitisme qui voit son monde sombrer dans l’exacerbation des nationalismes et le chaos infernal des dictatures.

Août 1933
Roth passe quelques jours chez Stefan et Friederike Zweig à Salzbourg. Il se rend ensuite à Rapperswill en Suisse. En septembre, il rencontre à Zürich Dorothy Thompson, la traductrice de la version anglaise de Hiob.

Automne 1933
Parution des traductions américaine et norvégienne de La marche de Radetzky et de la traduction britannique de Hiob ( Le poids de la grâce ).

9782253035565FS

 » L’Oeuvre de Joseph Roth est faite d’ironie, de dérision, d’humour et d’une infinie compassion pour ses personnages.
Une grande liberté d’expression alliée à une précision méticuleuse, une extrême rigueur, en font l’un des plus grands prosateurs de la langue allemande. Il a ce goût viennois de la plaisanterie, de la pointe amère et sceptique. Mais il a aussi un côté  » prophète  » qui s’exprime en particulier dans Le Poids de la Grâce, et qui l’apparente parfois à Isaac B. Singer. 13 romans, 8 récits, 3 volumes d’essais et de reportages et un millier d’articles…Voilà ce qui nous reste aujourd’hui de Joseph Roth. A un enfant qui lui posa un jour la question :  » Pourquoi écris-tu toujours ?  » il répondit simplement :  » Pour que le printemps revienne « .

 

Fin novembre 1933
Roth achève à Rapperswill le roman Tarabas qui doit paraître avant Noël chez l’éditeur Querido. À Amsterdam, Roth négocie le contrat d’un nouveau roman. Dans la revue d’exilés Die Sammlung, éditée par Klaus Mann (Querido, 1933-1935), paraît un extrait de Tarabas.

n188856

Une fable puissante sur les premiers jours de la révolution Russe.

Décembre 1933
Corrections de Tarabas. À Amsterdam, Roth souffre de défaillances (vraisemblablement physiques) et se rend ivre à un rendez-vous avec Gerard de Lange. Il rentre à Paris et s’installe à l’hôtel Foyot. Il doit terminer Les juifs et leurs antisémites avant le 31 mars 1934 pour assurer ses revenus des trois prochains mois. Le livre, qui prend pour titre définitif L’Antéchrist en janvier, est achevé dans les délais. À Vienne, Friederike Roth est internée à l’hôpital psychiatrique Am Steinhof ; elle vivait déjà en institution fermée depuis 1930 après avoir été soignée chez des particuliers à Berlin et à Vienne.

Janvier-février 1934
Roth, malade, ne peut écrire et demande de l’argent à Stefan Zweig.

Février-juin 1934
La guerre civile en Autriche conduit à l’interdiction des partis de gauche. En avril, le Parlement est dissout, le gouvernement du chancelier Engelbert Dollfuß gouverne par ordonnances et modifie la constitution. En mai, la nouvelle constitution entre en vigueur et fonde l’État « corporatiste ». Après plusieurs attentats, les nazis autrichiens tentent un putsch le 25 juillet 1934 : il échoue mais Dollfuß est assassiné. Kurt Schuschnigg devient chancelier. Les putschistes nazis sont exécutés mais les militants « illégaux » et certains hauts dignitaires gouvernementaux, comme le vice-chancelier Starhemberg poursuivent la politique d’intimidation et d’idéologisation de la population dans un sens favorable à l’extrême-droite.

Mars 1934
La traduction du roman La marche de Radetzky par Blanche Gidon paraît chez l’éditeur parisien Plon.

Printemps 1934
Travail à des nouvelles qui doivent paraître en recueil. Le buste de l’empereur et Triomphe de la beauté, traduites en français, sont publiées en revue. Le roman Tarabas, un hôte sur cette terre, paraît chez l’éditeur Querido. Négociations au sujet de parutions en anglais. Les dettes de Roth s’accumulent. Un nouveau roman doit être terminé pour octobre. Roth part à Marseille où il souhaiterait travailler quelques jours dans le calme.

11 juillet 1934
Roth part à Nice avec Andrea Manga Bell où, dans un premier temps, invités par Kesten, ils partagent la maison du 119, promenade des Anglais avec Hermann et Toni Kesten ainsi que Heinrich Mann et Nelly Kröger. Roth écrit le roman Les Cent jours. Il rencontre Stefan et Friederike Zweig, Ludwig Marcuse, Schalom Asch, René Schickele, Valeriu Marcu et d’autres émigrés. Il redemande sans cesse de l’argent à Zweig. La situation s’aggrave avec Landshoff et les éditions Allert de Lange. Roth espère être soutenu par Huebsch, qui est un ami de Zweig. Négociations infructueuses avec les éditeurs-agents anglais Gollancz et Holroyd-Reece.

9381

 « Les Cent-Jours: parenthèse étrange, qui voit le retour du drapeau tricolore et de la Marseillaise, période trouble, que fait revivre Joseph Roth, dans l’intimité d’un empereur assailli par les doutes. Car les vivats de la foule vont, il le sait, au Bonaparte créé par l’imagerie populaire, à ce général audacieux, auquel il ne ressemble plus. C’est de cette image glorieuse qu’est éprise en secret Angéline, une lingère du palais, qui lie résolument son sort à celui de son maître.
De ces destins croisés, Roth suggère qu’ils ont la même grandeur : la conclusion de ce roman émouvant servi par une prose enthousiaste et lyrique, est qu’il n’y a pas de grande ou de petite Histoire. En revanche, il y a l’importance que les événements revêtent aux yeux de ceux qui les vivent. L’amour d’Angéline vaut la conquête de l’Europe, et la mort de son fils, la défaite de l’empereur. Une fois encore, Roth livre le fruit de ses réflexions sur l’Histoire, qui n’est jamais chez lui une entité abstraite, mais toujours, se fait chair. »

Septembre 1934
Les contacts avec les cercles monarchistes autour d’Otto de Habsbourg et des clercs catholiques exilés d’Allemagne et d’Autriche s’intensifient. L’Antéchrist paraît aux éditions Allert de Lange, à Amsterdam, avec de grossières fautes d’impression selon Roth.

1er-22 septembre 1934
Triomphe de la beauté, traduit par Blanche Gidon, paraît en quatre épisodes dans la revue renommée Les nouvelles littéraires.

 15 septembre 1934
Kesten quitte Nice. Roth et Manga Bell emménagent dans la maison voisine, 121 promenade des Anglais.

18 septembre 1934
La situation financière de Roth s’aggrave : il écrit 10 à 12 heures par jour. Le séjour de son épouse Friederike à l’hôpital Am Steinhof n’est payé que jusqu’en octobre. Roth sollicite à nouveau le soutien financier de Zweig. Les beaux-parents, encouragés par Roth, préparent leur émigration en Palestine.

Septembre 1934
Roth ne termine pas dans les délais la rédaction du roman Les Cent jours.

2 octobre 1934
Blanche Gidon prévoit une traduction française de L’Antéchrist qui ne sera pas réalisée.

Janvier-février 1935
Toujours à Nice, Roth emménage à l’hôtel Imperator, boulevard Gambetta. Comme à son habitude, après une période (souvent courte) de satisfaction concernant sa dernière œuvre, Roth se met à la dénigrer : il estime que L’Antéchrist est un échec parce qu’il a été écrit trop vite (il ne trouve un accueil favorable qu’en Hollande).

15 février 1935
Roth essaie de rédiger lentement et soigneusement son roman Les Cent jours, bien que le délai de remise du manuscrit soit déjà largement dépassé. Il craint de perdre l’éditeur américain Huebsch. Les éditions Allert de Lange ne versent plus d’avance.

Printemps 1935
Négociations éditoriales à Amsterdam. Roth assiste à une soirée du cabaret Pfeffermühle (Le moulin à poivre), dirigé par Erika Mann, et en sort enthousiasmé.

6-14 mai 1935
La Pariser Zeitung publie Triomphe de la beauté.

14-30 mai 1935
Séjour à Vienne, hôtel Bristol. Roth souhaite engager une procédure de divorce.

Juin 1935
Grâce à l’intervention de Soma Morgenstern et de Walter Landauer, Friederike Roth est admise gratuitement à l’hôpital Mauer-Öhling à Amstetten. Roth abandonne ses projets de divorce. Il se rend à Nice et Marseille puis rentre à Paris (hôtel Foyot). Décès de l’éditeur Gerard de Lange, favorable à Roth et souvent enclin à lui accorder des avances. Roth doit à sa maison deux romans : Les Cent jours (achevé) et L’habitué (qui deviendra Confession d’un assassin, prêt d’être achevé).

Août 1935
Après s’être libéré de ses obligations, Roth veut se séparer d’Allert de Lange avec l’aide de Stefan Zweig. Sur la suggestion de ce dernier, il envisage d’entrer en rapport avec la maison d’édition Herbert Reichner de Vienne à condition d’obtenir une garantie de revenus pour un an. Roth envisage un grand roman sur l’ambiance de son enfance, sous le titre Fraises.

28 juillet-1er août 1935
Le buste de l’empereur est publié dans le Pariser Tagblatt.

Octobre 1935
Roth entame une collaboration avec la revue autrichienne Der Christliche Ständestaat (L’État corporatiste chrétien) commence ; par ailleurs, Roth publie des articles, entre autres dans les revues Das neue Tagebuch et Wiener Montagszeitung. Le roman Les Cent jours paraît aux éditions Allert de Lange.

18 octobre 1935
Roth ne croit pas au succès des Cent jours. Dans une lettre à Zweig, il tire un bilan : il n’est un auteur reconnu qu’en Hollande ; en Suisse, les revues importantes ne tiennent pas compte de lui ; en Autriche, il est assis entre deux chaises ; en France, il est brouillé avec Gabriel Marcel, directeur de collection aux éditions Plon, à cause de l’échec de la traduction de L’Antéchrist. Il redemande à Zweig de l’aider en prenant des contacts en son nom et en écrivant aussi à Huebsch.

Automne-Hiver 1935
Roth séjourne à Paris, toujours à l’hôtel Foyot. Il rencontre des difficultés avec tous les éditeurs publiant les exilés. Il n’est plus question pour lui de travailler avec Allert de Lange ou Querido ; il n’a engagé que de vagues négociations avec des éditeurs anglais et américains. L’éditeur français Grasset serait disposé à reprendre son nouveau roman si de Lange ne pose pas de conditions excessives. Roth appelle Landauer à l’aide. Sa relation avec Manga Bell l’étouffe – au moins financièrement –, provoquant de violentes scènes entre eux.

Mars 1936
Séjour à Amsterdam, à l’Eden Hotel. D’âpres négociations avec Landauer (Allert de Lange) et Landshoff (Querido) n’aboutissent à aucun contrat ni à aucun versement d’honoraires. Querido ne versera d’argent qu’à la réception d’un manuscrit achevé, ce à quoi Roth rétorque que l’éditeur a reçu le manuscrit de sa meilleure nouvelle, Léviathan (composition et premières épreuves en 1936, première parution en livre seulement en 1940). La vie à Amsterdam est trop chère, mais il s’y fixe et travaille au roman L’habitué (titre définitif : Confession d’un assassin). L’ouvrage est achevé dans ses grandes lignes mais Roth, insatisfait, « fait du remplissage ». L’état psychique de sa femme Friederike connaît une courte amélioration : il en résulte de nouveaux soucis pour lui trouver un lieu d’accueil gratuit.

30 mars 1936
Un nouveau contrat entre Roth et Querido est enfin conclu. Manga Bell séjourne chez une amie du couple à Rapperswill. Un nouveau roman doit paraître en juin. Les épisodes qui devaient constituer le grand roman Les fraises sont recyclés sous l’empire de la nécessité. Zweig conseille à de nombreuses reprises de convertir des idées de roman en scénarii pour le cinéma.

Mai 1936
Roth est toujours à Amsterdam ; il est malade et écrit à Stefan Zweig pour le supplier de venir l’aider. Nouveau contact avec Blanche Gidon à laquelle il promet de confier la traduction du roman fraîchement composé. Roth et Andrea Manga Bell se séparent définitivement.

11 mai 1936
Toujours à l’Eden Hotel à Amsterdam. Roth corrige en deux semaines les épreuves du roman Confession d’un assassin qui n’a pas donné matière au scénario de film envisagé. Zweig envoie à Roth 3 000 francs qu’il a reçus d’un éditeur hollandais. Roth emprunte 50 guldens à l’hôtel. Son état physique se détériore : toux, jambes gonflées ; il boit du lait « pour se désintoxiquer » et ne supporte plus aucun aliment solide.

29 mai 1936
Dans une lettre, Roth déclare qu’il boit du vin, plus de schnaps (ce qu’il décrit à Zweig comme un régime), qu’il ne possède que deux costumes et six chemises et qu’il lave lui-même ses mouchoirs. Il a dépensé par anticipation une bonne partie de l’argent promis par Zweig et souhaiterait, une fois les corrections achevées, se rendre à Bruxelles, s’il peut obtenir un visa, car la vie y est moins chère.

12 juin 1936
Roth donne une conférence sur le thème « Foi et progrès » dans la librairie de l’éditeur Allert de Lange à Amsterdam. Il souffre de solitude après sa séparation. Depuis des années, il vit au jour le jour, sans réserve financière, et contracte donc de lourdes dettes. Landauer l’aide de ses propres deniers.

24 juin 1936
Roth attend à Amsterdam son visa qui devrait en fait lui être délivré en Autriche. Après réception du document, il part pour Bruxelles, où il descend à l’hôtel Siru.

juillet 1936
Roth accepte une invitation de Zweig à Ostende. Il y retrouve Hermann Kesten, Egon Erwin Kisch et Ernst Toller. Il fait la connaissance de l’écrivain Irmgard Keun, émigrée en 1935.

Juillet 1936
Séjour à Ostende, hôtel de la Couronne. Roth essaie à nouveau de vendre ses nouvelles les plus récentes à divers éditeurs, ce qu’il ne peut faire qu’avec l’accord de l’éditeur Querido ; échec de la démarche. Début de la relation avec Irmgard Keun. Sous l’influence de Zweig, Roth refuse de consulter un médecin : son état ne s’améliore pas ; il ne mange qu’une fois par jour.Il travaille au roman Les fausses mesures. L’éditeur Viking Press (Huebsch) résilie son contrat : Roth perd toutes ses chances d’être publié dans les pays anglophones.

1er août 1936
Visite à Otto de Habsbourg à Stenokerzeel (Belgique).

8 août 1936
Landauer refuse de verser de l’argent à la livraison d’un nouveau manuscrit car le montant des avances autorisées est largement dépassé.

4 septembre 1936
Roth répond à l’invitation de son vieil ami Heinrich Wagner à venir le voir à Calais, avant que ce dernier ne parte pour Londres.

Septembre 1936
Le roman Confession d’un assassin, racontée en une nuit paraît chez Allert de Lange.

 12220441_4233290

Sem Semjonowitsch Golubtschick se croit fils illégitime du prince Krapotkin, et se lance dans une quête éperdue pour être reconnu par ce père indifférent. Il est alors amené à faire partie de l’Okhrana, police secrète du tsar. Bourreau de dissidents et victime de ses passions, il va commettre l’irréparable. Roman écrit en 1936, par J. Roth qui a fui l’Autriche en 1933 et s’est réfugié à Paris.

28 octobre 1936
Signature, à Amsterdam, d’un contrat entre Roth et Cornelis Johannes Vos, représentant d’un petit éditeur catholique, De Gemeenschap. La date de remise du roman La 1002e nuit est par la suite plusieurs fois repoussée. Roth obtient un droit de regard particulier sur la vente des droits dérivés de ses œuvres. Il obtient de son nouvel éditeur, à partir de décembre, une avance mensuelle de 125 florins. Le vol d’un de ces paiements par son secrétaire à Amsterdam défraie la chronique.

Novembre 1936
Roth voyage à Bruxelles et Zürich avec Irmgard Keun et Paula Grübel.

22 novembre-16 décembre 1936
Séjour à Vienne avec Irmgard Keun, à l’hôtel Bristol. Roth travaille au roman La crypte des Capucins.

9782020264181FS

Le narrateur, François Ferdinand, parent des Trotta de La Marche de Radetzky, a connu une jeunesse insouciante dans la Vienne de la  » Belle Epoque « . Mais la guerre qui l’entraîne aux confins de l’Empire où il sera fait, un temps, prisonnier des Russes, provoque l’écroulement de son pays, la débâcle de sa fortune et de ses illusions. Ce dernier roman, grave et mélancolique, écrit à la première personne, apparaît comme le testament-confession de l’auteur..

Décembre 1936
Par l’intermédiaire de son contact à Vienne (sa belle-sœur Hedy Pompan), Roth envoie à l’éditeur De Gemeenschap les cent premières pages du Conte de la 1002e nuit.

01007508017

À un chah de Perse saisi de tenace mélancolie, le chef de ses eunuques conseille un voyage dans la vieille Europe. Ainsi, pour la première fois depuis des siècles, le descendant des envahisseurs orientaux revient à Vienne, en voyage officiel cette fois. Il jette bientôt son dévolu sur une ravissante comtesse, exige de passer une nuit avec elle. Les autorités, police, militaires, s’emploient à satisfaire son caprice. Mais c’est dans une maison close aménagée pour l’occasion, auprès d’une prostituée qui ressemble à la comtesse, que sera habilement guidé le potentat ravi.
Commencé à la manière d’un conte oriental, le récit prend bientôt sa véritable dimension de roman viennois, roman d’une société naïve et cynique, corrompue et promise à la mort. Cette 1002e nuit est bien l’une des dernières fêtes viennoises célébrée par la littérature.

 

Hiver 1936-1937
Invité par le Pen-Club polonais, Roth, accompagné d’Irmgard Keun, entreprend une tournée de conférences qui les mène à Lemberg (Lvov), Varsovie, Vilna et autres villes. Jour de l’an chez des parents à Lemberg. Irmgard Keun rapporte que Roth se portait nettement mieux « chez lui » : il boit moins et mange avec appétit.

28 mars 1937
Une version de la conférence paraît dans la revue Der christliche Ständestaat sous le titre La superstition du progrès. Roth donne sa conférence dans la salle de l’association viennoise d’artistes Hagenbund.

15 avril 1937
Roth répond à une invitation de Friederike Zweig à Salzbourg, où il réside à l’hôtel Stein.

Pentecôte 1937
Le roman Les fausses mesures paraît chez l’éditeur Querido à Amsterdam.

417W8SZ1ZAL._SL500_AA240_

8-22 mai 1937
Vienne, hôtel Bristol. Roth se porte candidat pour une bourse de l’American Guild for German Cultural Freedom, fonds de soutien aux intellectuels émigrés, auprès duquel il joue également le rôle de conseiller. Il repart peu après pour Salzbourg.

Juin 1937
Bruxelles, hôtel Cosmopolite. Le Conte de la 1002e nuit ne paraît pas. Roth travaille au roman La crypte des Capucins pour continuer à recevoir des avances et corrige en même temps le précédent roman. L’éditeur De Gemeenschap s’impatiente. Roth demande à Blanche Gidon de s’entremettre pour lui afin d’obtenir le versement d’une avance de la revue Candide ; il soupçonne l’éditeur Allert de Lange de retenir des honoraires qui lui étaient destinés.
Un périodique américain souhaite publier des nouvelles de Roth, mais ses papiers sont toujours chez Manga Bell et chez son avocat Samuel Feblowicz à Paris. Il sollicite également l’aide de Blanche Gidon sur ce point. Querido cesse de défendre les intérêts de Roth en France. Roth espère que Blanche Gidon pourra faire publier Les fausses mesures par des éditeurs français ; il estime que ce roman est plus réussi que Confession d’un assassin.

Juillet 1937
Hermann Kesten invite Roth à Ostende. Un accord entre l’Allemagne et l’Autriche doit pacifier les relations entre les deux pays : les attentats nazis diminuent et des sympathisants nazis sont nommés à des postes officiels et au gouvernement. Les tentatives d’intégration de Schuschnigg ont aussi peu d’effet que ses déclarations sur l’indépendance de l’Autriche et les différences foncières avec le troisième Reich.

22 juillet 1937
Décès à Vienne de Karl Tschuppik, ami très proche. Roth déplore deux nécrologies. Il déplore la perte de nombreux proches dans les dernières années.

4 août 1937
L’éditeur zurichois Niehans propose à Roth de collaborer à la revue bimestrielle Maß und Wert à laquelle participent, entre autres, Thomas Mann, Konrad Flake, Ferdinand Lion (et, à partir de 1939, Golo Mann et Emil Oprecht). Il refuse l’honoraire « dérisoire ».

8 août 1937
Bruxelles. Le gérant des éditions De Gemeenschap étant en congé, Roth ne perçoit pas son versement mensuel. L’hôtel exige d’être payé, Roth n’a plus rien, « excepté des timbres » ; il demande à nouveau de l’argent à Stefan Zweig. Il ne voit pas d’issue et cherche à allonger les délais de remise de ses manuscrits.

Octobre 1937
Paris, hôtel Foyot.

2 novembre 1937
L’hôtel Foyot, résidence de Roth depuis de longues années, est détruit. Il emménage d’abord à l’hôtel Paris-Dinard, tout proche. À partir du printemps 1938, il réside à l’hôtel de la Poste, 18 rue de Tournon, juste en face de l’emplacement de l’hôtel Foyot. Y habitent également Soma Morgenstern et Jean Janès ainsi que, temporairement, Stefan Fingal.


12 Février 1938

Un entretien entre Hitler et Schuschnigg à Berchtesgaden démontre la position de faiblesse de Schuschnigg et laisse présager l’Anschluß. Contre la propagande nazie, Schuschnigg essaie de démontrer l’attachement de la population à l’Autriche en appelant à un référendum sur la liberté et l’indépendance de l’Autriche, le 13 mars 1938. Alors que l’influence nazie est très forte au sein du gouvernement (de nouveaux ministres sont des nazis déclarés, comme Arthur Seyß-Inquart), Schuschnigg ne tente qu’un timide rapprochement en direction des dirigeants sociaux-démocrates.

24 février-2 mars 1938
Roth se rend pour la dernière fois à Vienne, pour le compte des légitimistes autrichiens. Il descend à la pension-hôtel Atlanta. Le dernier discours de Schuschnigg devant le Parlement, retransmis à la radio, inspire à Roth son article « Victoria victis » qui paraît dans le dernier numéro de Der Christliche Ständestaat. Roth essaie d’être reçu par le chancelier Schuschnigg pour plaider en faveur d’une prise du pouvoir par Otto de Habsbourg, sans résultat. L’offre du prétendant Otto de Habsbourg d’assumer la responsabilité du gouvernement en Autriche afin de faire échec à la menace de l’annexion allemande est rejetée par Schuschnigg. Les chances de réussite d’une telle entreprise, si elle avait été réalisée, sont généralement jugées assez faibles.

2 mars 1938
Roth quitte Vienne.

11 mars 1938
Démission de Schuschnigg imposée par l’Allemagne. Arthur Seyß-Inquart forme un gouvernement provisoire.

13 mars 1938
Les troupes d’Hitler entrent en Autriche ; l’Anschluß est accompli. Très rapidement, les lois nazies entrent en vigueur en Autriche. L’émigration de nombreux persécutés commence. D’éminents opposants à l’Allemagne (également issus du camp conservateur) sont internés et envoyés en camp de concentration. La France et de l’Angleterre n’expriment pas l’opposition espérée.

16 mars 1938
Paris, hôtel de la Poste.
Après une présentation de Pierre Bertaux, Roth tient à la radio française un discours sur l’annexion de l’Autriche.
Contact avec Hubertus zu Löwenstein et poursuite de l’activité politique en faveur de l’American Guild for German Cultural Freedom. Roth assiste des émigrés et participe à des actions caritatives. En raison des événements politiques, Roth persuade l’éditeur De Gemeenschap d’avancer la sortie du roman La crypte des Capucins et de retarder la publication de Le conte de la 1002e nuit, bien qu’elle soit complètement corrigée et déjà imprimée à quelques exemplaires.

28 mars- 4 avril 1938
Réunions organisées par le Comité de défense des écrivains allemands et le Congrès international pour la défense de la culture en faveur de l’Autriche. Roth participe activement à ces deux manifestations.

13 juin 1938
Cérémonie commémorative organisée par le Comité de défense des écrivains allemands en l’honneur de l’auteur autrichien Ödon von Horváth, mort à Paris le 1er juin. Roth figure parmi les orateurs.

30 septembre 1938
Avec les accords de Munich, l’Angleterre, la France et l’Italie concèdent à l’Allemagne l’annexion du pays des Sudètes.

Fin de l’automne 1938
Roth se rend à Amsterdam pour rencontrer l’éditeur de Lange. Il écrit La légende du saint buveur. Il est épuisé, physiquement et intellectuellement. Il aurait emprunté à l’hôtelier l’argent de son billet de retour à Paris.

41S3FE982CL._SL500_AA240_

Dans cette longue nouvelle écrite en 1939 peu avant sa mort, le portrait d’un clochard empreint d’ironie et d’humour, proche de l’auteur.

Fin décembre 1938
Le roman La crypte des Capucins paraît chez l’éditeur De Gemeenschap, à Bilthoven.

21 janvier 1939
Dorothy Thompson, présidente du PEN-Club américain, invite Roth à la World’s Fair qui se tient à New York du 5 au 10 mai 1939. Roth accepte mais ne part pas.

15 février-1er mai 1939
Une série d’articles de Roth paraît dans la revue monarchiste Die Österreichische Post sous le titre Journal noir et jaune (Schwarz-gelbes Tagebuch). À partir de février 1939, Roth exprime de violentes divergences avec la direction de la revue (sans sortir des limites de la correspondance privée). La crypte des Capucins paraît en feuilleton dans cette revue.

Printemps 1939
Roth travaille à un essai sur Georges Clemenceau. Mauvaise santé ; ses amis Soma Morgenstern, Ludwig Marcuse, Stefan Fingal et Jean Janès le soutiennent. Il rencontre souvent Blanche Gidon et Friederike Zweig.

11 mars 1939
Pour le premier anniversaire de l’annexion de l’Autriche, Roth participe à plusieurs rassemblements. Une grande manifestation de la Ligue de l’Autriche vivante (dont Roth est vice-président avec Franz Werfel et Emil Alphons Rheinhardt) se tient à la salle Adyar.

16 mars 1939
Hitler annonce la formation du Reichsprotekorat de Bohême-Moravie, qui fait partie du Grand Reich. Il poursuit ainsi sa politique d’annexion, soulevant pour la première fois des protestations officielles sans, toutefois, aucune sanction.

27 avril 1939
Contrat de Roth avec l’éditeur de Lange pour la nouvelle La légende du saint buveur en lieu et place de l’essai sur Clemenceau.

9 mai 1939
Roth promet à la Guild for German Cultural Freedom un article qui ne paraîtra jamais.

24 mai 1939
Roth apprend au café Le Tournon la nouvelle du suicide d’Ernst Toller à New York : il s’effondre. Alertés par l’hôtelière, Blanche Gidon, Friederike Zweig et Soma Morgenstern le font transporter à l’hôpital Necker.

27 mai 1939
Roth meurt à 5 h 55 à l’hôpital Necker.

30 mai 1939
Roth est enterré à 16 heures au cimetière de Thiais.
Les papiers de Roth qui se trouvent à l’hôtel sont rassemblés et conservés par différentes personnes.

Juin 1939
La légende du saint buveur paraît aux éditions Allert de Lange.

3 juin 1939
Représentation unique, au théâtre Pigalle, de l’adaptation théâtrale de Hiob, réalisée par Victor Clerment, sur une musique d’Erich Zeisl.

Août-septembre 1939
Pacte de non-agression entre l’Allemagne et l’Union soviétique. Le 1er septembre, l’Allemagne attaque la Pologne sans déclaration de guerre préalable. L’Angleterre et la France déclarent la guerre à l’Allemagne le 3 septembre, après l’expiration d’un ultimatum. La Deuxième guerre mondiale commence.

Décembre 1939
Le conte de la 1002e nuit est publié dans sa version définitive par l’éditeur De Gemeenschap.

Printemps 1940
La nouvelle Leviathan est imprimé par l’éditeur Querido mais n’est vraisemblablement pas mise en vente.

Juillet 1940
Friederike Roth est transférée à l’hôpital psychiatrique de Niedernhart près de Linz, où elle est euthanasiée.

Source : Joseph Roth im Exil in Paris 1933 / 1939, de Heinz Lunzer et Victoria Lunzer-Talos (victoria.lunzer -at- univie.ac.at), 2008. Merci à François W. pour la traduction. Ce livre n’existe actuellement qu’en allemand. Une exposition lui est associée, qui viendra peut-être un jour à Paris. www.literaturhaus.at/veranstaltungen/roth_exil/presseinfo/  – Source texte: Terre d’écrivains

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Joseph Roth « L’exil à Paris 1933 ~ 1939″ – Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme – Hôtel de Saint-Aignan – 71, Rue du Temple – 75003 Paris – Tel: 01.53.01.86.60- Métro : Rambuteau, Hôtel de Ville, Bus : 29, 38, 47, 75, RER : Châtelet-Les Halles, Parking : Pompidou, Beaubourg, Hôtel de Ville, Baudoyer - Du 17 Juin au 4 Octobre 2009 - Du lundi au vendredi : 11h00 à 18h00, Dimanche : 10h00 à 18h00, Fermeture des caisses à 17 h 15 - Nocturnes exceptionnelles jusqu’à 21h, les jeudis 25 juin, 10 et 24 septembre 2009 (fermeture des caisses à 20h15) - Tarifs: Plein: 6,80€, Réduit: 4,50€, Groupes de 10 à 25 personnes: 5,00€ par personne -

Cinéma en plein air à la Villette 2008 – Le programme complet et détaillé!

 Cinéma en plein air à la Villette 2008 - Le programme complet et détaillé! dans Evenementiel 477-1

 

 

Les spectateurs vont pouvoir voir, revoir ou découvrir des films sur le thème « Ava, Rita, Gina… les étoiles ne meurent jamais ». 30 soirées durant, Ava Gardner, Rita Hayworth, Gina Lollobrigida, Marlène Dietrich, Clint Eastwood, Al Pacino mais aussi Jackie Chan, Samia Gamal, Alain Delon ou Amitabh Bachchan nous entraîneront dans leurs aventures.

Sur l’écran gonflable de 32m de base sur 18,50m de hauteur, suspens, aventure, émotion, humour et convivialité sont au rendez-vous chaque soir, pour rêver, rire, pleurer ou frissonner à la belle étoile.

Cette année, le Cinéma en plein air est parrainé par une étoile en devenir, l’actrice Hafsia Herzi, tout juste auréolée de son César du Meilleur espoir féminin pour son interprétation dans La graine et le mulet d’Abdellatif Kechiche.

En voici le programme complet,

Mardi 15 juillet  CINE - CONCERT

loulou_1 dans Evenementiel

Louise Brooks
Loulou Georg Wilhelm Pabst
1929, 1h44 (Allemagne)

Création musicale et interprétation
« Accompagnement musical EYA a écrit et interprète une musique aux accents funk, jazz et  électro, résolument moderne dans le respect de la force tragique et émotionnelle de cet immense chef d’oeuvre de Pabst. »

« Composition et interprétation EYA : Airelle Besson (trompette, violon), Yonnel Diaz (saxos) et Emmanuel David (claviers) Interprétation Siegfried Courteau (percussions), Éric Boffel (guitare) et Julien Reyboz (sonorisation) Production La girafe »

Synopsis: Loulou est une jeune femme qui ne s’encombre d’aucun préjugé et vit pour l’amour et le plaisir. Elle est la maîtresse de plusieurs hommes, dont elle fait le malheur à tour de rôle.

________________________________________________________________________________________

Mercredi 16 juillet

18783725
Toshirô Mifune
Rashomon Akira Kurosawa
1950, 1h28 (Japon)

Synopsis: Un paysan vient s’abriter d’une pluie torrentielle sous une vieille porte délabrée où se sèchent déjà deux hommes, un bûcheron et un prêtre. Le bûcheron semble ne rien comprendre à une affaire à laquelle ils ont été mêlés bien malgré eux. Tandis que le paysan fait du feu, le bûcheron commence à raconter l’étrange mystère…Un samouraï aurait été assassiné et sa femme violée ; lors du procès quatre témoins et/ou intervenants du drame (le bûcheron, le prêtre, l’accusé et la femme violée) ainsi que l’esprit du guerrier (à travers un médium) vont donner leur version des faits qui toutes seront contradictoires…

______________________________________________________________________________________

Jeudi 17 juillet

18466577
Greta Garbo
Ninotchka Ernst Lubitsch
1939, 1h50 (États-Unis)
Synopsis: Trois agents soviétiques du Russian Board of Trade, Iranoff, Buljanoff et Kopalski, sont envoyés à Paris pour vendre des bijoux, 40 pièces confisquées aux aristocrates pendant la révolution russe. Ils y rencontrent le comte Léon d’Algout, mandaté par la Grande Duchesse Swana qui souhaite récupérer ses bijoux présents dans le lot. L’URSS envoie alors une envoyée spéciale fidèle au dogme communiste pour remettre les trois hommes dans le droit chemin, Ninotchka Yakouchova. Rigide et dure, elle arrive à Paris avec l’intention de mener la vente à bien et de ramener les trois hommes en Russie. Le comte Léon d’Algout, d’abord décidé à la combattre par tous les moyens, tombe amoureux d’elle et tente de la faire succomber au charme parisien.

_________________________________________________________________________________________

Vendredi 18 juillet

Samia Gamal et Farid El Atrache
C’est toi que j’aime Ahmed Badrakhan
1949, 1h42 (Égypte)

Synopsis: Mounir, qui est télégraphiste, rencontre une danseuse nommée Nadia dont il tombe vite amoureux. Quelques jours plus tard, il la surprendra dans les bras de son meilleur ami…

_______________________________________________________________________________________
Samedi 19 juillet

18778300
Robert De Niro
et Sharon Stone

Casino Martin Scorsese
1995, 2h59, int. – 12 ans (États-Unis)

Synopsis: Dans les années 1970, Sam « Ace » Rothstein est envoyé à Las Vegas par la mafia pour diriger l’hôtel-casino Tangiers, financé en sous-main par le puissant syndicat des camionneurs. Il a un contrôle absolu de toutes les affaires courantes, et gère d’une main de fer cette «terre promise», tandis que l’argent coule à flots. Le Tangiers est l’un des casinos les plus prospères de la ville et Ace est devenu le grand manitou de Vegas, secondé par son ami d’enfance, Nicky Santoro. Mais celui-ci va peu à peu prendre ses distances pour s’engager dans un chemin plus sombre et criminel. Impitoyable avec les tricheurs, et obsédé par la maîtrise de tous les événements, Rothstein se laisse pourtant séduire par une prostituée, Ginger McKenna, virtuose de l’arnaque et d’une insolente beauté.Fou amoureux, il lui ouvre les portes de son univers, l’épouse et lui fait un enfant. Mais leur relation se révèle être à l’image de Las Vegas, scintillante en apparence, mais en réalité rongée de l’intérieur. La mécanique bien huilée du Tangiers et la vie personnelle de Sam ne vont pas tarder à se rouiller, et tous les personnages vont être voués à la déchéance d’une manière ou d’une autre, sans rédemption possible.

_______________________________________________________________________________________

Dimanche  20 juillet

ANGE
 

Marlene Dietrich
Ange Ernst Lubitsch
1937, 1h38 (États-Unis)

 Synopsis: Lady Maria Baker, épouse d’un diplomate anglais qui la néglige un peu, décide de donner un peu de piquant à sa vie et prend un amant. Las, le mari rencontre l’amant, se prend d’amitié pour lui et l’invite à la maison… _______________________________________________________________________________________  

Mardi 22 juillet

 18371080
Bill Murray
Lost in translation Sofia Coppola
2002, 1h42 (États-Unis)
Synopsis: L’histoire de Lost In Translation parle de Bob Harris, un acteur américain à la carrière instable qui a été envoyé à Tokyo, au Japon afin d’y faire une publicité. Incapable de s’adapter au décalage horaire et à la situation présente, il s’est retiré du monde extérieur en haut de son gratte-ciel immense. Pendant ce temps, Charlotte, une jeune universitaire venue à Tokyo afin d’y accompagner son mari, un photographe et journaliste de célébrités, pour un gala, s’ennuie et se sent seule. Son désespoir s’achève lorsqu’elle rencontre Bob. C’est alors que tous les deux, liés par le même désespoir, vont se lier d’amitié et commenceront à errer dans Tokyo, la nuit._______________________________________________________________________________________  

Mercredi 23 juillet

 18381196
Gary Cooper et Audrey Hepburn
Ariane Billy Wilder
1957, 2h05 (États-Unis)

Synopsis:  Claude Chavasse, détective privé, habite un modeste appartement parisien avec sa fille Ariane, élève au conservatoire de musique. Pour le compte d’un client, il doit épier les faits et gestes de l’épouse de celui-ci et de son amant, un certain Frank Flannagan, homme d’affaires américain d’âge mûr et fameux don Juan, qui loue toujours la même suite au Ritz lors de ses séjours à Paris. Lorsque Chavasse fait son rapport au mari trompé, celui-ci prend un coup de sang et menace d’aller tuer son rival sur-le-champ. Ariane, séduite par la prestance de Flannagan qu’elle a vu en photo, cherche par tous les moyens à le prévenir. Jusqu’à se rendre elle-même dans sa garçonnière… ______________________________________________________________________________________Jeudi 24 juillet

ouvre_1
Penélope Cruz
Ouvre les yeux Alejandro Amenabar
1997, 1h57 (Espagne)

Synopsis:  Dans la cellule d’une unité psychiatrique carcérale, César, un jeune homme de 25 ans, est aidé par un psychiatre (Antonio) à reconnaître les circonstances qui l’ont amené à commettre un meurtre. Les progrès du récit de César font apparaître de graves confusions dans sa perception de la réalité.

______________________________________________________________________________________

Vendredi 25 juillet

 NUIT CLINT EASTWOOD

Le Bon, la brute et le truand
Sergio Leone
1966, 2h58 (Italie)

affichette

Synopsis: Le film raconte l’histoire de trois as de la gâchette qui durant la guerre de sécession sont à la recherche d’un chargement d’or disparu.


Honky Tonk Man Clint Eastwood
1983, 2h02 (États-Unis)

000556

Synopsis: Red Stovall, guitariste talentueux de Country passé à côté de sa carrière décide d’entreprendre un voyage en voiture à travers les états-unis avec son neveu (Kyle Eastwood, fils de l’acteur) ainsi son grand-père pour passer une audition au Grand Ole Opry. Malheureusement, l’oncle Red est atteint par la tuberculose et son désir d’enregistrer un disque semble sérieusement compromis.


Sur la route de Madison Clint Eastwood
1995, 2h15 (États-Unis)

18798053

Synopsis: Le destin de Francesca Johnson semble tout tracé. Mais un jour de l’été 1965, alors que son mari et ses enfants sont partis à une foire dans l’Iowa, le photographe Robert Kincaid lui demande sa route. Elle le guidera à travers les ponts couverts du comté de Madison qu’il est chargé de photographier pour National Geographic. L’amour suit et marque leurs vies…

_______________________________________________________________________________________

Samedi 26 juillet

18409277
Amitabh Bachan
Sholay Ramesh Sippy
1978, 3h19 (Inde)

Synopsis: Sholay, littéralement « la boule de feu », raconte les aventures de deux malfrats pleins d’audace, Veeru (Dharmendra) et Jai (Amitabh Bachchan). Thakur Baldev Singh (Sanjeev Kumar), policier retraité à la tête d’un domaine, fait sortir de prison les deux comparses – qui lui ont naguère sauvé la vie lors d’une attaque de train – pour qu’ils capturent Gabbar Singh (Amjad Khan), le bandit qui terrorise la région. Il pourra ainsi venger sa famille qui a jadis été sauvagement tuée par ce dernier.

______________________________________________________________________________________  

Dimanche 27 juillet

006681
Clark Gable, Marilyn Monroe
et Montgomery Clift

Les Désaxés John Huston
1961, 2h05, (États-Unis)
Synopsis:Reno dans le Nevada, la ville des mariages expéditifs… et aussi celle des divorces rapides.Le mécanicien sur automobiles Guido conduit Roslyn au tribunal pour le divorce de celle-ci ainsi que son amie et logeuse Isabelle. Guido rencontre son ami le cow-boy Gay, un aventurier dilettante. Le hasard fait que tous se retrouvent dans un bar après l’officialisation du divorce, et que tous ont envie d’« autre chose ». Ils décident d’aller faire un tour et se rendent à la maison de campagne de Guido. Guido et Gay tombent sous le charme de Roslyn et lui demandent de rester quelques jours de plus à Reno avant de retourner chez elle. Ils boivent et ils dansent. Guido essaie même de l’embrasser, sans succès. Gay lui propose de la ramener chez elle mais ils retournent finalement dans la maison de Guido où ils se retrouvent seuls pour leur première nuit. Ils passent ensemble quelques jours heureux, même si Gay doit accepter l’amour qu’elle porte aux animaux. Il aimerait aussi savoir pourquoi elle est toujours aussi triste. Quelques jours plus tard, Guido et Isabelle leur rendent visite. Pour aller capturer des chevaux sauvages, Gay et Guido ont besoin d’un troisième homme: ils vont aller le chercher au tout prochain rodéo. Sur le chemin, ils rencontrent le cow-boy Perce à qui ils proposent la chasse aux mustangs. Isabelle les quitte. Après un verre dans un bar, Perce participe au rodéo, mais cela ne se passe pas très bien pour lui puisqu’il se blesse. Un retour au bar devrait remettre les idées en place et tous deviennent plus ou moins saouls et se comportent en conséquence. Perce est aussi tombé amoureux de Roslyn. Le lendemain, ils vont chasser les quelques chevaux repérés, les attrapent et finalement les relâchent à l’insistance de Roslyn. Elle annonce qu’elle partira le lendemain.

______________________________________________________________________________________

Mardi 29 juillet

18432370
Johnny Depp
Charlie et la chocolaterie Tim Burton
2005, 1h56 (États-Unis)

Synopsis: Charlie Bucket, qui vit pauvrement dans une petite maison de deux pièces avec ses parents et ses quatre grands-parents, cloués au lit. Charlie est un enfant gentil, attentionné et soigneux qui aime sa famille malgré leurs difficultés communes. Hors sa famille, la chose qu’il aime le plus est le chocolat. À cause de sa pauvreté extrême, il ne peut toutefois n’en recevoir qu’une barre par an, à l’occasion de son anniversaire. Il y a près de sa maison la plus grosse chocolaterie d’alors, que possède Willy Wonka.

______________________________________________________________________________________

Mercredi 30 juillet

18467366
Alain Delon
Plein soleil René Clément
1959, 2h (France)

Synopsis:Un milliardaire américain donne la mission à Tom Ripley de convaincre son fils Philippe, qui passe de longues vacances en Italie avec sa maîtresse Marge, de retourner en Californie. Tom entre dans l’intimité du couple et devient l’homme à tout faire de Philippe qui le fait participer à toutes ses aventures sans cesser de l’humilier. Tom profite de l’absence de Marge pour assassiner Philippe. Qui plus est, il s’identifie à ce dernier. Il dupe la police et Marge mais finit par se faire prendre.

_______________________________________________________________________________________

Jeudi 31 juillet

affiche-Qui-a-peur-de-Virginia-Woolf-Who-s-Afraid-of-Virginia-Woolf-1966-1
Elisabeth Taylor et Richard Burton
Qui a peur de Virginia Woolf ? Mike Nichols
1966, 2 h09 (États-Unis) int. – 12 ans

Synopsis:George et Martha rentrent d’une soirée arrosée à la faculté où George enseigne et que dirige le père de Martha. Ils ont invité un couple de nouveaux venus à prendre un dernier verre. Un jeu cruel va commencer. Une histoire de blessures réelles et de remèdes imaginés basée sur l’excellente pièce de Edward Albee.

______________________________________________________________________________________

Vendredi 1er août
NUIT : LES FEMMES DE PEDRO :
CARMEN PENELOPE,  VICTORIA …


Attache-moi !

015925

Pedro Almodóvar
1989, 1h40 (Espagne)

Synopsis:Quand Ricki, orphelin de 23 ans, sort du centre social qui l’hébergeait, il a un triple projet en tête : trouver une femme, former une famille et dénicher un emploi. La femme, il l’a connait déjà, c’est Marina, une actrice de porno. Mais comme celleci ne lui prête guère attention, il décide de la séquestrer dans sa propre maison…

Volver

 18608104

Pedro Almodóvar
2006, 2h (Espagne)

Synopsis:Raimunda vit à Madrid avec son compagnon Paco, et sa fille de 14 ans, Paula. Par un jour de grand vent, elle se rend dans son village natal avec sa sœur Sole pour entretenir la tombe de ses parents, morts trois ans auparavant dans un incendie. Elle en profite pour rendre visite à sa tante Paula qui perd un peu la tête. Quelques jours plus tard, Sole appelle : la tante Paula est morte. Au même moment à Madrid, Paula, la fille de Raimunda, tue d’un coup de couteau Paco qui tente d’abuser d’elle. À la suite de ces deux morts, la vérité sur le passé va peu à peu se faire jour.

Kika

 025841

Pedro Almodóvar
1993, 1h52 (Espagne) Int. – 12 ans

Synopsis:Kika (Veronica Forqué) est en couple avec Ramon, un photographe voyeur. Elle le trompe avec Nicholas, beau-père de Ramon (Peter Coyote). Il y a aussi Juana, la femme de ménage de Kika (Rossy de Palma)qui est amoureuse de Kika …, et dont le frère, Pablo, acteur de films porno, sort subitement de prison. Tout ce petit monde est secrètement filmé par Andréa Balafrée (Victoria Abril) journaliste de choc pour son émission en direct, «le pire du jour».

_______________________________________________________________________________________

Samedi 2 août

18778794
George Clooney
O’Brother Joel Coen
1999, 1h45 (États-Unis)

Synopsis:Trois prisonniers s’échappent de prison pour aller en quête d’un trésor… Ce film est une revisitation de l’Odyssée d’Homère. On y retrouve certains personnages (Ulysse), éloigné de sa femme et qui cherche à rejoindre son foyer ; le cyclope, évoqué par le vendeur de bibles borgne ; Poséidon, évoqué par le shérif Cooley ; Circé, le fils de Wash, le cousin de Pete, évoqué par le cochon ; Pénélope la femme d’Ulysse ; Tirésias, le vieux noir, le devin, et Ménélas, l’homme politique) et certaines situations, comme la rencontre avec les sirènes.

Dimanche 3 août

18438362
Marlon Brando et Anthony Quinn
Viva Zapata ! Elia Kazan
1951, 1h52 (États-Unis)

Synopsis:Au début du 20ème siècle, Porfirio Diaz exerce sa dictature sur le Mexique. Les paysans, dépossédés de leurs terres par les grands propriétaires et leurs milices privées, trouvent un leader en la personne de Emiliano Zapata. Souhaitant mener une vie calme, il provoque un processus irréversible le jour où, pour délivrer un péon, il est obligé de tuer des soldats. Il se retrouve donc à la tête de la rébellion contre le pouvoir en place. Après la démission de Diaz, les hommes se succèdent au pouvoir sans que les problèmes soient résolus pour autant. Devenu général et même président, Zapata voit lui aussi l’ivresse du pouvoir suprême lui monter à la tête. S’en inquiétant, il décide finalement de retourner auprès de son peuple afin de continuer la lutte. En 1919, il finira en martyre de la cause mexicaine.

______________________________________________________________________________________

Mardi 5 août

000562
Gene Tierney
Laura Otto Preminger
1944, 1h28 (États-Unis)

Synopsis:Le film s’ouvre sur la phrase : I shall never forget the week-end Laura died (Je n’oublierai jamais le week-end où Laura est morte). Laura, qui travaillait dans la publicité, a été découverte abattue d’une décharge de chevrotine en plein visage dans le hall de son appartement. Le lieutenant McPherson, enquête auprès de ses proches, principalement Waldo Lydecker, un journaliste et critique à la plume acide, qui a fait de Laura une femme du monde, et Shelby, un aristocrate sans le sou qu’elle devait épouser. Au fil de ses recherches, où il apprend à la connaître, au travers des témoignages, de la lecture de ses lettres et de son journal intime, et subjugué par un tableau qui la représente, l’inspecteur tombe sous le charme de la défunte Laura. Lorsque, trois jours après avoir été déclarée morte, Laura réapparait…

______________________________________________________________________________________

Mercredi 6 août

18670817
Brigitte Bardot
Et Dieu créa la femme Roger Vadim
1956, 1h35 (France)

Synopsis:Juliette est une jeune femme ingénue totalement insouciante de tout et au sommet de sa beauté. Elle fait d’un simple regard exploser les cœurs et les mœurs de tous les hommes du petit village de pêcheurs des années 1950 où elle a été adoptée, Saint-Tropez. Mais elle ne pense incorrigiblement qu’à s’amuser et à aimer les hommes dans une communauté dure au labeur et traditionnellement très attachée aux bonnes mœurs.

______________________________________________________________________________________

Jeudi 7 août

affichette
Humphrey Bogart
et Lauren Bacall

Le Port de l’angoisse Howard Hawks
1945, 1h40 (États-Unis)

Synopsis:En 1940 à Fort-de-France en Martinique durant l’administration vichyssoise, Harry et son second alcoolique Eddy louent son bateau à de riches touristes américains pour des parties de pêche en haute mer.Jusqu’au jour où Harry tombe sur un client mauvais payeur, un nommé Johnson, par lequel il va faire la connaissance d’une charmante américaine, Marie, avec qui il va être entraîné malgré lui dans des affaires politiques bancales.

______________________________________________________________________________________

Vendredi 8 août


NUIT DU PARRAIN


Le Parrain

18660717

 Francis Ford Coppola
 1971, 2h55  Int. – 12 ans (États-Unis)

Synopsis:En 1945, à New York, les Corleone sont une des cinq familles mafieuses de la ville. Don Vito Corleone est « le Parrain » de cette famille. Sollozzo, dit « le Turc », qui est protégé par « le Parrain » de la famille Tattaglia – qui se prononce Tatalia – propose à Don Vito une association dans le trafic de drogue, mais celui-ci refuse, car il risquerait d’y perdre ses appuis politiques pour des raisons morales. Sonny, un de ses fils, y est quant à lui favorable. Afin de traiter avec Sonny, Sollozzo tente de faire tuer Don Vito, mais celui-ci en réchappe. Michael, le frère benjamin de Sonny, recherche alors les commanditaires de l’attentat avec l’aide de toute la famille Corleone dont son frère Sonny. Commencent alors les représailles…
Le Parrain  II

18861225

  Francis Ford Coppola
1975, 3h20 (États-Unis)

Synopsis:Michael Corleone a succédé à son père Vito à la tête de la famille. Il dirige alors les affaires des Corleone d’une main implacable, en éliminant ses ennemis les uns après les autres. Mais en tentant en vain de ressembler à son père, il ne fera preuve que d’une autorité dévastatrice qui peu à peu l’éloignera des personnes qu’il aime. La deuxième partie du Parrain offre deux histoires parallèles. L’une implique le chef de la Mafia en 1958/1959 après les événements du premier film, l’autre est une suite de flash-back qui suivent le parcours de son père, Vito Corleone, de sa jeunesse en Sicile (1901) à la création de la Famille Corleone à New York, de 1917 à 1925.
Le Parrain  III

18376630

Francis Ford Coppola
1990, 2h40  (États-Unis)

Synopsis:Âgé de près de soixante ans, Michael Corleone souhaite faire entrer les affaires de la famille dans la légalité. Il tente à cette fin d’acquérir une importante société immobilière détenue par le Vatican. Sur le plan de sa vie privée, Michael désespère de trouver un successeur. Son fils unique lui annonce en effet sa volonté de devenir chanteur d’opéra.______________________________________________________________________________________Samedi 9 août : Stars à la française
Fanny Ardant, Emmanuelle Béart, Danielle Darrieux, Catherine Deneuve, Isabelle Huppert…
Huit femmes

 aff8femmes_1

 François Ozon
2002, 1h43 (France)

Synopsis: Années 50, une grande demeure bourgeoise, on se prépare à fêter Noël. Cependant, une découverte macabre bouleverse ce jour de fête…le maître de maison est retrouvé mort, assassiné dans son lit, un poignard planté dans le dos. Autour de lui, 8 femmes avec, chacune, un secret jalousement gardé, qu’il faut mettre à jour, car l’une d’entre elles est coupable. Mais qui ?

______________________________________________________________________________________

Dimanche 10 août
Katharine Hepburn et Gary Grant
Sylvia Scarlett

18408252

 George Cukor
1935, 1h34 (États-Unis)

Synopsis:Echappant en Angleterre à une poursuite judiciaire pour détournement de fonds, le veuf Henry Scarlett est accompagné de sa fille, Scarlett, qu’il déguise en garçon prénomé Sylvester afin d’éviter tout repérage.

______________________________________________________________________________________

Mardi 12 août
Jackie Chan
Police story

affiche_Police_Story_1985_1

 Jackie Chan
1985,1h40 (États-Unis/Hong-Kong)

Synopsis:Une opération policière est menée contre un gang de traficants de drogue, malheureusement elle tourne mal. Le boss du gang est arrêté mais aucune preuve concrète ne peut être retenue contre lui. Le commissaire propose à l’assistante du boss de la libérer si elle accepte d’être témoin à charge contre son chef. Jackie est désigné comme garde du corps pour protéger la jeune femme, mais elle s’échappe le jour du procès et se retrouve entre les mains du gang qui veut l’éliminer. Le boss est donc acquitté et Jackie se voit rétrogradé. Il décide donc de rechercher le témoin seul, mais il est pris dans un complot. Il est accusé de meurtre, alors, pour se faire justice lui-même et pour prouver son innocence, Jackie veut faire payer le boss.

______________________________________________________________________________________

Mercredi 13 août

18445359
Hanna Schygulla
Lili Marleen Rainer Werner Fassbinder
1980, 2h (Allemagne)

Synopsis:Le film est adapté librement de la vie de la chanteuse Lale Andersen, interprète de la chanson Lili Marleen (qui eut un grand succès pendant la Seconde Guerre Mondiale, aussi bien auprès des soldats allemands que des soldats alliés sur le front). En 1938, Willie (Schygulla), une jeune chanteuse allemande sans succès, est amoureuse de Robert (Giannini), musicien suisse qui aide son père (Ferrer), chef d’une organisation de résistants fabriquant de faux passeports pour les juifs persécutés. Le père de Robert désapprouve cet amour. La guerre sépare Willie et Robert : Willie fait une fulgurante carrière lorsque la radio allemande diffuse un bide musical qu’elle avait enregistré avant-guerre, Lili Marleen; Robert continue ses missions mais est capturé. Willie continue d’aimer Robert et choisit d’aider la Résistance, tout en assumant son rôle d’icône du Reich…

______________________________________________________________________________________

Jeudi 14 août

18606782
Rita Hayworth
Gilda Charles Vidor
1946, 1h50 (États-Unis)

Synopsis:Johnny Farrell, joueur professionnel, débarque à Buenos Aires, en Argentine. Il se lie d’amitié avec Ballin Mundson, le propriétaire d’un casino, dont il devient l’associé. A l’issue d’un voyage d’affaires, Ballin revient, accompagné de celle qu’il vient d’épouser : l’extraordinaire Gilda…

______________________________________________________________________________________

Vendredi 15 août

18894642
Sharon Stone
Basic Instinct Paul Verhoeven
1992, 2h10 (États-Unis) int. – 12 ans

Synopsis:Catherine Tramell, une romancière richissime vivant entourée de criminels, est soupçonnée du meurtre de son amant, la rock star Johnny Boz. Celui-ci a été assassiné à coups de pic à glace dans des circonstances similaires à celles décrites dans l’un des romans policiers écrits par Tramell. Nick Curran, un policier chargé de l’enquête et ayant un lourd passé juridique, aura bien du mal à faire face à cette « mante religieuse », qui n’hésite pas à utiliser ses charmes pour arriver à ses fins. L’action se déroule à San Francisco et sur le littoral du Pacifique, en Californie.

______________________________________________________________________________________

Samedi 16 août

1952_Les_belles_de_nuit
Gina Lollobrigida
Les Belles de nuit René Clair
1952, 1h29 (France/Italie)

Synopsis:Les aventures oniriques d’un jeune professeur de musique. Chaque nuit, Claude (Gérard Philipe) retrouve en rêve les femmes qu’il connaît autour de lui. Chaque fois dans des situations romanesques et périlleuses où il joue le héros qu’il aimerait être… Hélas, le réveil le ramène à une réalité moins agréable.

_______________________________________________________________________________________

Dimanche 17 août

18460685
Humphrey Bogart et Ava Gardner
La Comtesse aux pieds nus Joseph L. Mankiewicz
1954, 2h08 (États-Unis)
En introduction L’interview,
Xavier Giannoli, 1998, 17’ (France)

Synopsis:Lors de l’enterrement de Maria Vargas, Harry Dawes voit défiler toute la vie de la défunte à partir du jour où il a fait sa connaissance. Maria Vargas était danseuse dans un cabaret de Madrid lorsque Dawes, à la recherche d’une actrice pour un film hollywoodienne, est subjugué par sa beauté. Il la ramène outre-atlantique, où elle ne tarde pas à devenir une vedette. Mais le succès ne faisant pas tout, l’ancienne danseuse se languit, et croit trouver le bonheur lorsqu’elle rencontre le comte Torlano-Favrini…

Bien à vous et bonne toile,

Saint-Sulpice

Du mardi au dimanche à la tombée de la nuit du 15 Juillet au 17 Août inclus
Prairie du triangle – Mo Porte de Pantin

La séance à 2€ : cette année, la séance de cinema est à 2€ : c’est peu, mais nécessaire pour continuer le Cinéma en plein air que nous aimons.. Location transat et couverture : 5€ / Carte Villette : gratuit
Carte 10 entrées : 12 €
Gratuité pour les RMIstes, demandeurs d’emploi, moins de 12 ans et personnes en situation de handicap / valable toute la durée du festival :accès direct à la prairie sur présentation d’un justificatif, sans passer par la billetterie.

Photos Passion |
stella-x-hudgens |
laeticia972et77 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Captures d'écrans de la gui...
| harleyquinn
| Snow et rando en montagne