Salon du Chocolat 2009 – Porte de Versailles – Paris – 14 au 18 Octobre 2009

Salon du Chocolat 2009 - Porte de Versailles - Paris - 14 au 18 Octobre 2009 dans Evenementiel salon-choco2

Tel le cristal, la fève de cacao résiste aux assauts. Les années ont passé, mais ni

le temps, ni la crise n’ont altéré son éclat.

Noces de cristal… cristal de Bohème ou de Baccarat… voix de cristal… il n’y avait

qu’un pas jusqu’à l’opéra !

Parce que le Salon du Chocolat est l’oeuvre de toute une vie, la quinzième édition du Salon mettra à l’honneur l’opéra (qui signifie oeuvre en italien). Né en Italie au 17ème siècle, ce genre lyrique est décliné selon les pays et les époques. A l’instar du Salon du Chocolat, il s’étend à toute l’Europe, dont la France, l’Espagne… C’est grâce à l’opéra romantique, où choeurs et ballets dominent, que l’opéra triomphe sur toutes les scènes du monde.

Parce que cette édition doit sonner comme le point d’orgue d’un parcours sans faute mené depuis quinze ans, le Salon du Chocolat a choisi de placer son anniversaire sous le signe de l’art le plus complet qui soit, celui qui réunit en une seule oeuvre tous les arts : le texte littéraire, le chant, l’art instrumental, la danse, les décors et les costumes.

La soirée d’inauguration donnera le “la“ : le défilé de robes en Chocolat sera sans doute le chef d’oeuvre de cette nouvelle édition du Salon. Tels des chefs d’orchestre connaissant parfaitement leur partition, chocolatiers et Maisons de couture ont travaillé d’un accord parfait pour créer plus que jamais des habits de lumière ou d’ombres chocolatés, qui prennent vie au coeur d’un opéra, chanté ou parlé. Parce que l’Opéra est également le nom de ce célèbre gâteau précieux, décliné par tous les pâtissiers du monde, la Maison Dalloyau réalisera pour l’occasion un gâteau « opéra » géant inédit, et Léonidas, en association avec Swarovski, présentera son interprétation strassée et monumentale de l’Opéra Garnier.

A événement exceptionnel, participation inédite : pour la première année, le Chef Alain Ducasse honorera de sa présence le Salon du Chocolat lors de sa soirée inaugurale et sera l’invité d’honneur de son 15ème anniversaire. Alain Ducasse incarne toutes les valeurs du Salon du Chocolat : ce Chef contemporain, international, symbole d’excellence, de perfection, catalyseur de talents et de tendances, n’en finit pas d’étonner et de pousser plus loin les frontières de la haute-gastronomie. Alain Ducasse rendra notamment un hommage tout particulier à Monsieur Gaston Lenôtre.

 Cette 15ème édition accueillera près de 150 chocolatiers et 400 participants venus des quatre coins du globe. Au programme, conférences, démonstrations de recettes, défilés, ateliers enfants, Awards du Chocolat sans oublier les dégustations…

Dalloyau réalisera en effet un opéra géant, mariant le goût du chocolat à celui du café. Les deux définitions du terme se retrouveront dans une création signée Léonidas et Swarovski qui ont collaboré pour recréer l’Opéra Garnier en chocolat.

Inédit, Choco-Story, un concept de musée qui fait découvrir l’histoire du cacao de manière interactive. Présent en Belgique et en République Tchèque, ce projet doit voir jour prochainement à Paris.

l’espace « Choco Démos » rassemblera quelques grands chefs derrière les fourneaux pour réaliser une trentaine de recettes chocolatées. Des cannellonis au chocolat parfumés à la vanille et des alliances entre des vins d’Alsace et le cacao seront réalisés.

Comme chaque année, quinze awards du chocolat seront remis aux meilleurs chocolatiers, dont Jean-Paul Hévin et Pierre Hermé. Autre tradition du salon : le défilé de robes en chocolat, qui se déroulera sous la forme d’un opéra féerique avec plusieurs tableaux sur les thèmes des arts lyriques et musicaux.
 

Bon Salon,

Saint-Sulpice

 

Pour en savoir plus sur cet évènement: Le Salon du Chocolat 2009.

 

 

Paris Expo, Porte de Versailles • Pavillons 5-2 et 5-3 – Du 14 au 18 octobre 2009 - Horaires : de 10h à 19h – Nocturne jusqu’à 21h00 le vendredi 16 octobre – Parking : Porte de Versailles – Métro : Ligne 12 station « Porte de Versailles » Ligne 8 station « Balard » – Bus : 39, 42, 49, 60, PC : station « Porte de Versailles » – Tramway : T3 : arrêt « Porte de Versailles » – Voiture : Par le boulevard périphérique intérieur : sortie « Porte de la Plaine » ou « Porte de Versailles » Par le boulevard périphérique extérieur : sortie « Porte de Sèvres » ou « Porte de Versailles » – Les visiteurs du Salon du Chocolat bénéficient de tarifs préférentiels sur les lignes SNCF et les Vols Air France KLM. Une centrale de réservation hôtelière est également à la disposition des visiteurs pour réserver leur hôtel à proximité du lieu de la manifestation à des prix compétitifs. Le Bureau des Salons de Paris propose des tarifs spéciaux sur les chambres d’hôtel pendant la durée du Salon du Chocolat. Réservations en ligne sur le site  www.salonduchocolat.fr - Tarifs: Adultes : 12 € – Enfants jusqu’à 12 ans : 6 € Gratuit jusqu’à 3 ans.

A regarder:

 

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A lire aussi:

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Après une introduction sur l’histoire du Chocolat, Nick Malgieri nous livre 360 merveilleuses recettes. Le tout agrémenté de judicieux conseils nous amenant à maîtriser aux mieux les techniques aboutissant à d’agréables et savoureuses réalisations. De superbes photos illustrent les recettes.

 - Chocolate par Nick Malgieri aux éditions Harper Collins ( En langue Anglaise ) – 480 pages – 31€

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Osez toutes les créations gourmandes ! Les grands classiques indémodables tiramisu, gâteau marbré, forêt-noire, brownies, orangettes, profiteroles, chocolat viennois… Des recettes surprenantes qui stimuleront vos papilles : crème au chocolat et à la lavande ; crumble au chocolat, aux fraises et aux tomates ; truffes au chocolat blanc, au thé vert matcha et aux pistaches ; bonbons au foie gras et au cacao chaud… Les meilleures créations des invités de Pierre Hermé : les pâtissiers-chocolatiers des Relais Desserts ou des cuisiniers de France et d’ailleurs. Réussissez sans peine toutes vos recettes ! 80 recettes simplissimes et inratables, pour réaliser avec succès plats et desserts au chocolat. Les tours de main et les gestes techniques expliqués et illustrés étape par étape. Les conseils pratiques pour bien choisir vos produits et vos ustensiles de cuisine. Plongez dans l’univers du chocolat ! Revivez son histoire vieille de 3 000 ans. Découvrez ses différents crus et terroirs, ses secrets de fabrication, ses bienfaits nutritionnels.

- Larousse du Chocolat par Pierre Hermé aux éditions Larousse – 367 pages – 32€

 

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« Admirez d’abord la brillance et les rondeurs du chocolat, ressentez le craquement sous la dent et appréciez sa fonte en bouche. Décryptez les sensations multiples qui viennent alors subjuguer votre palais en même temps que se libèrent les arômes. Fermez les yeux et laissez vous envoûter par la chaleur extraordinaire et voluptueuse du chocolat. » Bonne dégustation !

- Les Arômes du Chocolat par Stéphane Lagorce & E.Fenot aux éditions Hachette Littérature – 155 pages – 25€

 

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Chocolatier hors pair alliant une parfaite maîtrise technique et une très grande créativité, Jean-Paul Hévin ouvre ici les portes de son monde tout chocolat. Eclairs, truffes, bûche de Noël : il livre ses secrets pour réussir certains des plus grands classiques, mais étonne également les amateurs en proposant des alliances plus inattendues et en dévoilant certaines de ses propres recettes, aux noms pleins de promesse : safi, écuador, nuage des dieux… Les précieux conseils de Jean-Paul Hévin en fin d’ouvrage mettent enfin à la portée de tous les quarante-cinq desserts et pâtisseries proposés ici, qui combleront toutes les envies.

- Délices de Chocolat par Jean-Paul Hévin, Pierre Léonforté et Jean Cazals aux éditions Flammarion – 192 pages – 30€

 

Carnet du Savoir-Vivre au Bureau – Laurence Caracalla

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Parce que l’on passe plus de temps à son travail qu’en famille, voici un manuel qui décrypte les codes régissants les rapports avec les collègues et les collaborateurs. Ci-dessous quelques extraits:

Bonjour!

Celui que l’on veut honorer aura toujours les informations le premier. On présente un homme à une femme, la personne la plus jeune à la plus âgée et un confrère à un client. Donnez le prénom puis le nom de la personne que vous voulez faire connaître, même s’il s’agit d’une femme. Celle-ci ne devrait pas être choquée de ne pas se faire appeler «Madame» puisqu’il s’agit ici de relations de travail. (…) Si vous ne vous souvenez plus du nom du confrère que vous voulez présenter aux autres, tâchez de vous renseigner discrètement. Si vous êtes coincé, ne paniquez pas. Dites tout ce que vous savez : son rôle dans la société, une anecdote, et priez pour que l’« anonyme » dise son nom de lui-même. Sinon, soyez honnête, confiez que vous avez un trou de mémoire, que vous avez passé une nuit blanche ou qu’Alzheimer vous guette. Débrouillez-vous pour tirer parti de cette « absence » et vous rendre encore plus sympathique et amusant. Les plus astucieux se souviendront de petites choses sur la vie personnelle de leur interlocuteur : depuis quand il ou elle travaille dans l’entreprise, ses passions, etc. Il est parfois utile de préciser : «Je vous présente Anne Dupont, qui travaille à la société Durand depuis quatre ans.» Non seulement Anne Dupont sera touchée que l’on se souvienne de son parcours, mais l’on aura montré qu’elle n’est pas née de la dernière pluie. »

Allo?

« Vous voulez joindre et être joint à toute heure du jour et de la nuit. C’est bien le problème : tout le monde n’est pas comme vous. Avez-vous le droit d’appeler un collaborateur avant 9 heures du matin ou après 20 heures sous prétexte qu’il faut boucler un dossier ? Les avis sont partagés. Il me semble que chaque individu a droit à son intimité. Et si, si, je vous le jure, il peut arriver que l’on oublie sa carrière en sortant de son bureau. Avant d’appeler un collaborateur à des heures indues, demandez-vous si le jeu en vaut la chandelle. Vous pourriez déprimer le plus rigoureux d’entre tous si vous le contactez alors qu’il dîne avec sa fiancée. Sans compter que, dans la panique, il pourrait répondre de travers à vos questions. Utilisez votre téléphone portable avec parcimonie et ne vous prenez pas, grâce à ce petit objet magique, pour le maître du monde.

Pensez à changer de temps en temps le message d’accueil que vous enregistrez sur votre portable à l’adresse de vos correspondants. En effet, entendre sans cesse, sur le même ton monocorde, que vous n’êtes pas disponible peut finir par les rendre fous. Soyez sobre mais gai (enregistrez le message en souriant, c’est imparable !), donnez votre nom pour que l’on soit sûr d’avoir composé le bon numéro et soyez bref : on ne veut pas savoir précisément pourquoi vous ne pouvez pas répondre. (…) Il faut savoir aussi qu’un portable s’éteint. »

Pardon…

« Savoir dire «pardon» devrait s’enseigner à l’école. (…) Vraiment, dire que l’on s’est trompé et en être contrit apparaît comme la preuve que l’on n’est pas Superman mais beaucoup mieux que ça : une personne loyale. Alors, pourquoi s’en priver ? (…) Demander pardon peut dissiper bien des malaises. Vous avez un jour parlé trop durement à votre assistant ? Vous vous rendez compte de l’injustice de vos propos ? Allez sans tarder lui dire que vous êtes désolé. Cela ne fera qu’améliorer vos rapports, et sachez que l’assistant en question vous sera d’autant plus dévoué. Vous ne concevez pas une telle situation ? C’est qu’en France les excuses aux subordonnés sont rares. Rien ne vous empêche de changer les mentalités ! (…) La grande différence entre la vie privée et la vie professionnelle, c’est que vos amis, en général, ne se font pas une fausse idée de vous. Ils savent que vous êtes honnête et respectueux. En revanche, vos interlocuteurs de travail n’ont pas forcément une opinion très nette de votre caractère. Ne vous faites pas, par inadvertance, une réputation de déplaisant et de léger, qui a mille autres choses à penser que s’excuser d’un retard ou d’une phrase maladroite. Un petit mot, un sourire, pourrait bien vous sortir de tas de situations embarrassantes. Pensez-y la prochaine fois que vous vous apercevrez que vous avez eu tort ! »

S’il vous plaît!

« Parler d’argent, en France du moins, est perçu comme une faute de goût. Il y a cependant des moments où ne pas le faire peut relever d’un manque de professionnalisme. Demander une augmentation est peut-être l’un des épisodes les plus désa-gréables de votre carrière. Celui où vous devez convaincre que vous méritez un meilleur salaire parce que vous êtes le meilleur !

Avant de songer à demander une augmentation, pesez le pour et le contre. Faites deux colonnes : les bonnes et les mauvaises raisons d’aller voir votre directeur. Avez-vous l’impression d’avoir évolué ces derniers temps ? Avez-vous fait vos preuves dans votre service ? Ne voulez-vous pas plus d’argent uniquement parce que vous avez un prêt à rembourser ? Ou parce que vous avez appris que Durand gagnait plus d’argent que vous pour le même travail ? Soyez honnête avec vous-même et, si vous êtes tout à fait sûr de mériter une augmentation, lancez-vous.

Ne vous faites pas un monde de cet entretien. (…) Soyez toujours courtois, souriant et poli, même si vous connaissez bien votre interlocuteur. (…) Ne minaudez pas et ne vous plaignez pas. Votre patron ne vous augmentera pas parce que vous êtes ravissante ou parce que vous habitez à une heure et demie en métro de la société. Bien au contraire, montrez comme vous êtes heureux dans l’entreprise, comme vous êtes prêt à évoluer et donnez des arguments solides sur votre compétence. Dans le cas où l’on vous demanderait combien vous espérez, ne soyez pas pris au dépourvu : vous avez préalablement étudié les salaires qui correspondent à votre poste. Donnez le chiffre qui vous paraît le mieux adapté, avec assurance. (…) Ne comparez pas votre feuille de paye avec celle de votre alter ego (ce n’est pas très élégant). Ne faites pas pitié je n’arrive plus à payer la cantine du petit»). Et, bien sûr, ne tapez pas du poing sur la table : votre manque de sang-froid pourrait bien calmer la générosité de votre employeur ! (…) Quoi qu’il en soit, ne partez pas sans lui serrer la main et n’oubliez pas de le remercier du temps qu’il vous a accordé. Soyez magnanime. On vous admirera pour votre fair-play et cela ne pourra que jouer en votre faveur. »

Au revoir…

« Organiser un pot de départ est loin d’être une obligation. Tout dépend de votre état d’esprit au moment de vos adieux à l’entreprise. Vous êtes soulagé de quitter les lieux ? Vous avez déjà trouvé un nouveau job ? Un petit verre serait une manière délicate de remercier vos collaborateurs pour leur bienveillance lors de cette période délicate. Vous êtes au fond du gouffre ? Vous vous êtes fait licencier de manière brutale ? Oubliez la réunion entre collègues, surtout s’ils ont été infects.

(…) Vous partez définitivement vendredi et vous vous demandez s’il faut organiser quelque chose. Avec un peu de chance, le chef de pub, avec qui vous entretenez des relations amicales, s’en est occupé. Il vous avertira de l’affaire et vous n’aurez rien à préparer. Mais c’est normalement à vous de mettre les petits plats dans les grands, d’acheter champagne et petits-fours. Et de lancer les invitations, ce qui sera de toute façon atrocement compliqué. Mme Martin vous a toujours battu froid ? Et curieusement, depuis qu’elle connaît votre situation, est redevenue gracieuse ? Oubliez-la. Quelle importance ? Vous ne la reverrez plus jamais. (…) Prévenez tous ceux qui ont été d’un grand soutien. Tous : de l’hôtesse d’accueil à votre collaborateur le plus proche. (…) Si l’ambiance est à couteaux tirés, proposez-leur de prendre un verre au café du coin, surtout si vous connaissez bien le patron. (…) Quoi qu’il en soit, et parce que c’est vous qui avez décidé d’organiser cette petite réunion, vous réglerez la note. C’est l’autre mauvaise nouvelle du jour.

 

Bonne lecture,

Saint-Sulpice

 

Carnet du savoir-vivre au bureau, par Laurence Caracalla, Flammarion – Le Figaro – 240 pages – 19,90€. En librairie depuis le 11 mars 2009.

 

 

Les zones franches – Charlotte Roche

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En comparaison, Catherine Millet est une catéchumène: question provocation, Charlotte Roche la surpasse largement. L’auteur de Zones humides, qui paraît  ce 6 mars aux éditions Anabet, fait parler d’elle depuis que son livre est paru en Allemagne, en février 2008, sous le titre Feuchtgebiete. Zones humides, en français, est l’histoire d’Hélène, 18 ans. La jeune Hélène ne partage aucun des préjugés courants sur l’hygiène ou le sexe. Elle entretient le projet fantasmatique de réunir ses parents divorcés, en nous donnant un aperçu des plus crus de ses désirs sexuels et de leur satisfaction, dans le cadre du service de proctologie d’un hôpital.

 

Il s’est déjà vendu un million et demi d’exemplaires du livre outre-Rhin. Un succès phénoménal, qui va de pair avec un scandale phénoménal: la lecture de certains passages serait à peine supportables. Des femmes se seraient évanouies lors de lectures publiques. L’incipit – « D’aussi longtemps que je me souvienne, j’ai eu des hémorroïdes » -  en donne une première idée. Il y est aussi question de « goulash rectal » et de cunnilingus hémorragique. Si, pour le fameux critique allemand Marcel Reich-Ranicki, il ne s’agit que de pornographie sans valeur littéraire, d’autres ont vu dans ce livre le portrait d’une génération perdue, un classique de l’érotisme, voire un manifeste féministe.

Charlotte Roche, 30 ans, est née en Grande-Bretagne. Ses parents retournent en Allemagne puis divorcent, dans le tumulte, quand elle a 5 ans. Elle vit ensuite par monts et par vaux avec son « ultralibérale » de mère. Une jeunesse chaotique, émaillée d’une arrestation pour « vandalisme ». A 17 ans, elle remporte une audition pour présenter une émission musicale sur la chaîne de télévision Viva, se range quelque peu et travaille pendant douze ans comme présentatrice. Aujourd’hui mère d’une petite fille et mariée, elle ne veut pas que sa fille connaisse la même jeunesse que la sienne.

Ultime délicatesse, elle a fait promettre à ses parents de ne jamais lire Feuchtgebiete. Elle compte pourtant écrire un second ouvrage, qu’elle souhaite tout aussi dérangeant que le premier.

Bonne lecture,

Saint-Sulpice

Editions ANABET – 226 Pages – 14€

Le petit Nicolas – L’Inédit

Le petit Nicolas - L'Inédit

 

 

 Le 5 Mars 2009 paraîtra un nouveau recueil d’histoires du héros de Goscinny, illustrés par Sempé. Voici en avant-première « le pull-over », l’un des textes retrouvés par Anne Goscinny dans les cartons de son père:

 

 

Ce matin, quand maman est venue me réveiller, elle m’a dit :

- Lève-toi vite, Nicolas, j’ai une surprise pour toi.

- Une petite auto ? j’ai demandé. Un wagon de marchandises pour mon train ? Un stylo ? Un ballon de rugby ?

- Non, m’a dit maman. Un pull-over.

Alors là, j’ai été déçu, parce que les choses pour s’habiller, c’est pas des vraies surprises, mais comme je ne voulais pas faire de la peine à maman, je n’ai rien dit, je me suis levé, je suis allé faire ma toilette, et quand je suis revenu dans ma chambre, maman m’a montré le pull-over, qui était bleu clair, avec trois canards jaunes, l’un au-dessus de l’autre, et je me suis mis à pleurer.

- Qu’est-ce qui te prend ? m’a demandé maman.

- Je veux pas le mettre, j’ai dit. Tous les copains vont se moquer de moi, à l’école !

Alors, ça a été terrible ! Maman s’est drôlement fâchée, elle a dit que j’étais un ingrat, qu’elle avait couru les magasins et qu’elle avait eu du mal à me trouver un beau pull-over comme ça, qu’il était très bien ce pull-over, que je n’y connaissais rien et que je m’habille sans faire d’histoires.

- C’est un pull-over de bébé ! j’ai crié.

- Tu veux une fessée ? m’a demandé maman.

Alors comme j’ai vu que ce n’était pas le moment de rigoler, j’ai mis mon pull-over et je suis descendu avec maman dans la salle à manger, où papa était déjà en train de prendre son café.

- La journée commence bien, a dit papa. Je vous ai entendu crier. Que se passe-t-il ?

- Il se passe que Monsieur Nicolas n’aime pas le nouveau pull-over que je lui ai acheté, a dit maman.

Papa a regardé mon pull-over, il a ouvert des yeux étonnés, il a rigolé, et puis il a dit à maman :

- Où est-ce que tu as trouvé ça ?

© IMAV éditions/Goscinny-Sempé
© IMAV éditions/Goscinny-Sempé

 

- Chez Barbenbloc, a dit maman sans rigoler. Pourquoi, il ne te plaît pas ?

- Non, non, c’est pas ça, a dit papa. Mais… tu ne crois pas que le petit est un peu grand pour porter ce… ces canards ?

- Peut-être que Monsieur Nicolas devrait porter un gilet avec une chaîne de montre ? a dit maman, et elle a fait pfff par le nez.

- Oh oui ! Oh oui ! j’ai dit.

- Nicolas, tais-toi ! a crié maman. En voilà assez ! Prends ton café, il va être l’heure d’aller à l’école.

- J’irai pas à l’école avec ce pull-over ! j’ai crié. Je veux un gilet. Alors papa a donné un coup de poing sur la table.

- Nicolas ! a crié papa. Tu me feras le plaisir de parler sur un autre ton à ta mère ! Et quand elle t’offre quelque chose, tu dois lui dire merci, et être très fier de le porter.

- Et alors toi, j’ai pleuré, pourquoi tu ne portes jamais la cravate que maman t’a donnée ?

- La cravate ? a dit papa. La cravate ? Qu’est-ce que la cravate vient faire là-dedans ?

- Oui, c’est vrai ça, a dit maman. Tu ne la portes pas souvent, la cravate. Je l’avais achetée chez Barbenbloc. Elle ne te plaît pas, la cravate ?

- Mais si ! Mais si ! a dit papa. Mais c’est une cravate habillée, je ne veux pas la salir, et puis aussi, elle est un peu gaie pour le bureau, et puis… Nicolas ! Ça suffit comme ça ! Mouche-toi, bois ton café, et dépêche-toi, tu vas être en retard !

Nous sommes sortis ensemble de la maison, papa et moi, et sur le trottoir, avant de nous séparer, papa m’a dit :

- Tu sais, mon Nicolas, les femmes n’ont pas toujours le même goût que nous, en ce qui concerne nos vêtements. Ça ne veut pas dire qu’elles aient tort, mais enfin, il faut se faire une raison, et surtout ne jamais faire de peine à maman… Alors, va à l’école, travaille bien, sois sage… et courage !

En marchant vers l’école, j’étais bien embêté, parce que je savais que les copains allaient se moquer de moi en voyant mes canards. Même en boutonnant bien mon veston jusqu’en haut, on voyait le canard du dessus qui rigolait, mais après tout, si les copains disent quelque chose, moi je leur donnerai des baffes, c’est vrai, quoi, à la fin, non mais sans blague, et je suis entré dans la cour de l’école avec une grosse boule dans la gorge.

Les copains étaient en train de jouer aux billes, et Alceste s’est retourné quand je suis arrivé.

- Tu joues ? il m’a demandé.

- Non, j’ai dit. Et puis laissez-moi tranquille !

- Ben qu’est-ce que tu as ? m’a demandé Eudes.

- Et si mon pull ne vous plaît pas, je peux vous donner des tas de baffes, j’ai dit.

- Oh ! a crié Geoffroy. Un canard ! Nicolas a un canard !

© IMAV éditions/Goscinny-Sempé
© IMAV éditions/Goscinny-Sempé

 

Et puis Geoffroy s’est mis à courir, avec les jambes écartées, en agitant les bras, et en se retournant vers moi pour crier : «Coin coin ! Coin coin !» Et puis il s’est cogné contre le Bouillon, qui est notre surveillant et qui n’aime pas qu’on se cogne contre lui.

- Eh bien ! a dit le Bouillon. Vous devenez fou, mon ami ? Vous voulez que je vous mette au piquet pour vous apprendre à faire le pitre ? Hmm ?

Et le Bouillon est parti en remuant la tête, et les copains se sont mis autour de moi.

- Hé ! Fais-les voir, tes canards ! a dit Joachim.

Alors je me suis jeté sur Joachim et j’allais me battre avec lui, quand Clotaire a crié : «Attention ! le Bouillon !»

- Vous étiez en train de vous battre ici ? a demandé le Bouillon. Regardez-moi bien dans les yeux ! Hmm ?… Ouais, bon ! Vous me paraissez tous bien excités, ce matin ! Que je ne vous y reprenne plus, mauvaise graine !

Quand le Bouillon est reparti, moi j’ai dit aux copains qu’ils étaient des imbéciles, qu’ils m’avaient l’air bien excités ce matin, que je ne leur parlais plus, et qu’ils rigoleraient moins quand je viendrai à l’école avec le gilet et la chaîne de montre que mes parents m’avaient promis, mais eux – ce qu’ils sont bêtes – ils continuaient à faire «Coin coin» et à marcher avec les jambes écartées, et j’allais commencer à leur donner des claques, quand le Bouillon a sonné la cloche de la rentrée, et je suis allé me mettre en file, drôlement furieux.

En classe, la maîtresse a commencé à nous expliquer la leçon de grammaire, et puis j’ai entendu derrière moi Geoffroy qui tout doucement faisait «Coin coin». Alors, j’ai donné un coup de pied à Alceste qui est assis à côté de moi et qui rigolait, et Alceste a laissé tomber sa brioche qu’il était en train de manger, et il a crié :

- Tu commences à nous embêter avec tes canards !

Alors la maîtresse a donné des tas de coups de règle sur son bureau, elle a crié que nous nous conduisions comme des petits sauvages, qu’elle en avait assez, qu’elle allait drôlement nous mater, qu’elle m’avait vu donner un coup de pied à mon camarade, et qu’est-ce que cela voulait dire, et je me suis mis à pleurer, et la maîtresse m’a dit que ce n’était pas une réponse, et Agnan a levé le doigt, et la maîtresse lui a demandé ce qu’il voulait, et Agnan lui a dit :

- C’est à cause de son pull-over, Mademoiselle. Ils se moquent de son pull-over parce qu’il y a des canards dessus.

La maîtresse a ouvert des yeux tout ronds, et puis elle m’a dit de me lever et d’aller à son pupitre. J’y suis allé en pleurant, la maîtresse m’a regardé, et puis elle m’a dit :

- Mais il est très joli, ce pull-over ! Très élégant ! Tu en as de la chance d’avoir des parents qui t’achètent de belles affaires comme ça ! N’écoute pas tes camarades, Nicolas ! Ils sont jaloux, tout simplement ! Tu vois, je ne vais même pas les punir, ils n’en valent pas la peine. Allons, ne pleure plus, tu es très mignon comme ça. Et la maîtresse m’a passé la main dans les cheveux, elle m’a donné une petite tape sur la joue, elle s’est essuyé la main, elle m’a dit de me moucher, d’aller m’asseoir, et elle a appelé Clotaire au tableau.

Et ce soir, maman et moi on a été drôlement fiers, quand la maman de Geoffroy a téléphoné à maman pour lui demander où elle avait acheté mon pull-over.

© IMAV éditions/Goscinny-Sempé

 

Bonne lecture,

Saint-Sulpice

  
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