Une Jeunesse Russe – Reflet Médicis – Du 15 Juillet au 11 Août 2009 – Paris

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« Anna de 6 à 18 ans » (« Анна от 6 до 18 »), 1993 de Sergueï Mirochnitchenko(Сергей Мирошниченко) et Nikita Mikhlakov (Никита Михалков)

De 1980 à 1991, Nikita Mikhalkov filme sa fille aînée Anna, entre six et dix-sept ans, en lui posant année après année, cinq questions: qu’est-ce qui t’effraie le plus? Quel est ton plus fort désir ? Que détestes-tu plus que tout? Qu’est-ce que tu aimes par-dessus tout ? Qu’attends-tu de la vie ?

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« La Liberté c’est le paradis » (« Сэр -Свобода — это рай »), 1989
de Sergueï Bodrov (Сергей Бодров)

Sacha Grigoriev est un acharné de l’évasion, loin de son  » école spéciale n°7 « pour délinquants. Il se retrouve ainsi chez Klava, auprès de qui il essaie de s’informer sur son père, puisque sa mère est morte. Klava appelle la milice et il apprend, au cours de son interrogatoire, que son père est interné à Arkhangelsk et qu’il a demandé un certificat de filiation.

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« Bouge pas, meurs et ressuscite » (« Замри-Умри-Воскресни »), 1989
de Vitali Kanevski (Виталий Каневский)

U.R.S.S, 1947: en pleine période stalinienne, Soutchan, une petite ville de Sibérie, est transformée en zone de détention. Valerke, gamin de 12 ans livré à lui-même, rencontre Galia, une fille de son âge d’origine tartare. Les deux enfants tombent amoureux l’un de l’autre.

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« La Petite Véra » « Маленькая Вера »), 1988
de Vassili Pitchoul (Василий Пичул)

Un père qui boit trop, une mère sans cesse inquiète, un frère médecin bien installé, au loin : c’est l’univers de Vera, dans cette petite ville industrielle de Russie. Vera – la « ratée » de la famille ! – une petite adolescente qui mâche du chewinggum, porte des mini-jupes, fuit l’école, provoque, fume, traîne.

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« Mars froid » (« Холодный март »), 1987
d’ Igor Minaiev (Игорь Минаев)

Un adolescent arrive dans une petite ville de province pour y faire ses études dans une école technique. L’ambiance générale y est plutôt agitée. Jour après jour, les événements se succèdent. Le fil du temps se déroule, infini. Des gestes de tous les jours surgit le destin. Et, seuls les actes sortant de l’ordinaire obligent les personnages à marquer un temps d’arrêt et à réaliser que la vie s’en va chaque jour davantage.

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« Demain c’était la guerre » (« Завтра была война »), 1987
de Youri Kara (Юрий Кара)

L’histoire dramatique d’un premier amour, d’une première amitié et d’une première trahison. En 1940, dans un village de province, la jeune Vika élève en première, déclame des poésies du poète Serguei Essénine. Quelques jours plus tard son père est  arrêté comme « ennemi du peuple ». La guerre éclate, les élèves d’hier deviennent des soldats…

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« Le Garçon de courses » (« Курьер »), 1986
de Karen Chakhnazarov (Карен Шахназаров)

Ivan rencontre son père avec sa nouvelle compagne, dans la rue, va voir son copain Bazine, se fait recaler à l’entrée de l’Institut de Pédagogie et rentre chez lui ; trouvant sa mère, Lydia, en pleurs, il allume un début d’incendie qu’il éteint aussitôt, pour la ramener à la raison.

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« Le Dossier personnel du juge Ivanova » (« Личное дело судьи Ивановой »), 1985
d’ Ilia Frez (Илья Фрез)

Récit sur les relations difficiles au sein d’une famille moscovite à travers le regard d’une fille de 14 ans.

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« Va et regarde » (« Иди и смотри »), 1985
d’ Elem Klimov (Элем Климов)

Pendant la seconde guerre mondiale en Biélorussie, le jeune Florya refuse d’écouter sa mère et s’engage dans le groupe de résistants agissant non loin du domicile familial. Tout semble aller pour le mieux, surtout quand le jeune garçon se lie d’amitié avec une superbe jeune paysanne, flânant souvent avec les résistants. Mais petit à petit, les événements les plus incongrus s’enchaînent, transformant rapidement la vie du jeune garçon en véritable cauchemar, et pour le transformer à jamais.

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« Jardin d’enfants » (« Детский сад »), 1983
d’ Evgueni Evtouchenko (Евгений Евтушенко)

Novembre 1941. Les Allemands sont aux portes de Moscou. La population a peur, c’est l’exode. Un jeune garçon, Jénia, cherche à sauver ce qu’il a de plus précieux : ses poissons rouges et son violon. Son père est mobilisé, sa mère décide de l’envoyer loin des bombes, chez sa grand-mère, à Zima au cœur de la Sibérie. Le train est pris d’assaut, le trajet est long, chacun y vit son histoire qui se transforme en drame lorsque le convoi est bombardé.

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« L’Epouvantail » (« Чучело »), 1983
de Rolan Bykov (Ролан Быков)

Léna, douze ans, arrive dans une petite ville, non loin de Moscou. Elle habite chez son grand-père, un vieil original qui vit au milieu de tableaux d’artistes locaux, dans une vieille isba. L’air démodé et la candeur de Léna provoquent les railleries de ses camarades de classe qui la surnomment « l’épouvantal ! ». Seul un élève, Dima, prend sa défense et semble manifester pour elle de l’amitié. Un jour, la classe décide de faire l’école buissonnière.

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« La Cage aux canaris » (« Клетка для канареек »), 1983
de Pavel Tchoukraï (Павел Чухрай)

Dans une sinistre gare soviétique traînent deux adolescents en fuite, un garçon et une fille sensiblement du même âge, 14 ou 15 ans. Leur première rencontre se passe plutôt mal : Alessia, craignant un loubard, fait fuir Victor avec un sifflet. Mais elle découvre peu à peu qu’il ne lui veut pas de mal.

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« Parmi les pierres grises » (« Среди Серых Камней »), 1983
de Kira Mouratova (Кира Муратова)

La mort de sa femme a bouleversé la vie du juge et maintenant, il est obsédé par ses souvenirs. Sa vie actuelle ne lui procure que dépit et irritation. Vasia, le fils du juge, veut s’éloigner de la maison parentale. Valek et Maroussia, enfants de pauvres gens, deviennent ses amis. Avec eux, il se sent parfois heureux et son père lui fait pitié.

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« Vie privée » (« Частная жизнь »), 1982
de Youli Raizman (Юлий Райзман)

Sergueï Nikitich Abrikassov se retrouve sans travail. Il avait préconisé la fusion de l’entreprise qu’il dirigeait avec une autre. Son plan a été adopté, mais l’administration concernée et le ministre, dont il pensait avoir l’appui, ne lui ont pas proposé de prendre la direction du nouveau groupe. Il a donc démissionné. Le voici à la retraite, sans chauffeur, sans datcha de fonction.

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« Assia » (« Ася »), 1977
de Iossif Kheifits (Иосиф Хейфиц)

L’Allemagne, au début du XIXe siècle. Un Russe d’une trentaine d’années, aisé et oisif, s’efforce d’oublier, non sans se complaire dans la mélancolie, une – légère – peine de cœur. Il rencontre deux de ses compatriotes : un jeune homme, Gaguine, et sa sœur, Assia, une toute jeune fille ardente et fantasque.

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« La Steppe » (« Степь »), 1977
de Sergueï Bondatchouk (Сергей Бондарчук)

Igor, petit garçon de 10 ans, quitte sa mère et son village natal pour aller dans une ville lointaine étudier. Au cours du long voyage qui le conduit à destination, il découvre les merveilleux paysages de la steppe ukrainienne et le pittoresque de la vie des gens qui l’habite.

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« Monologue » (« Монолог »), 1972
d’ Ilia Averbakh (Илья Авербах)

Sretenski est un savant connu et respecté de tous pour sa science et sa qualités humaines. Solitaire depuis que sa femme l’a quitté, autrefois, emmenait leur fille, Tassia, il mène une vie simple qui se déroule selon des règles déjà fixées par la routine. Un jour, cependant, Tassia réapparaît dans son existence. C’est une jeune femme déjà, mère d’une petite Nina qu’elle confie à son peu Sretenski s’attache passionnément à l’enfant qu’il élève de son mieux avec l’aide d’une vieille dame, bougon au cœur d’or, qui lui sert de femme de ménage.

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« Trois jours de Victor Tchernychov » (« Три дня Виктора Чернышева »), 1967
de Mark Ossepian (Марк Осепян)

Trois journées de la vie d’un ouvrier Russe…

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« Soyez les bienvenus ou entrée interdite aux étrangers » (« Добро пожаловать или Посторонним вход воспрещен »), 1964
d’Elem Klimov (Элем Климов)

Un camp de pionniers. « Soyez les bienvenus » et « Entrée interdite aux étrangers » est la double inscription affichée à l’entrée du camp de vacances. Le directeur Dynine, apparemment chaleureux, est en fait un tempérament rigide et froid. Il incarne la contradiction contenue dans la double devise de la colonie. Il multiplie les interdictions dans un but prétendument éducatif. Bureaucrate « positif », il encourage la délation et censure Maïakovski. Mais l’ordre rigoureux instauré par le directeur est bientôt troublé par l’indépendance d’esprit dont fait preuve Kostia Inotchkine, qui viole le règlement. Il est renvoyé chez sa grand-mère, mais revient au camp pour la grande fête, dont il sera le héros, remportant le grand prix pour son costume de carnaval. La grand-mère est très fière, Dynine est tourné en ridicule et renvoyé.

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« L’Enfance d’Ivan » (« Иваново детство »), 1962
d’ Andreï Tarkovski (Андрей Тарковский)

Orphelin depuis l’assassinat de sa famille par les nazis, Ivan, 12 ans, est devenu éclaireur au sein de l’armée russe. Contre l’aval de ses supérieurs, il accepte une dernière mission délicate. ( Chef d’oeuvre!!! )

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« Quand les arbres étaient grands » (« Когда деревья были большими »), 1962
de Lev Koulidjanov (Лев Кулиджанов)

Kouzina Yordanov a été avant la guerre un excellent ajusteur, et, au cours des hostilités, il a été décoré. Le retour de la paix en a fait une épave, abandonné par sa femme, sans travail fixe et sans désir d’en trouver. Un jour, en quête d’argent, il propose à une dame âgée de transporter chez elle une machine à laver qu’elle vient d’acheter ; arrivé à la porte du logement, il laisse choir la machine par la cage de l’escalier et se blesse sérieusement en descendant la rechercher.

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« Le Rouleau compresseur et le violon » (« Каток и скрипка »), 1960
d’ Andreï Tarkovski (Андрей Тарковский)

Sacha est un jeune garçon qui reste un peu en marge. Il ne partage guère les jeux des enfants de son quartier, qui, d’ailleurs, ne le ménagent pas beaucoup. Un jour, Serge, un ouvrier, prend la défense de Sacha.

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« En gagnant mon pain » (« В людях »), 1938
de Mark Donskoï (Марк Донской)

Elevé par des parents de petite bourgeoisie qui le maltraitent, le jeune Alexis Pechkov fait son initiation littéraire dans les grands auteurs russes que lui prête une voisine.

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« L’Enfance de Gorki »(« Детство Горького »), 1938
de Mark Donskoï (Марк Донской)

Premier volet d’une trilogie évoquant avec fidélité la vie du grand écrivain russe.

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Le Classique de l’été :

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« Raspoutine, l’Agonie » (« Агония »), 1974
d’Elem Klimov (Элем Климов)

1916. La grande Russie est au plus mal. Le peuple meurt à la guerre, le peuple a faim. Toute velléité de révolte est écrasée. A la tête de l’Empire, le Tsar Nicolas II s’adonne à son passe-temps favori : la peinture. S’intéresse-t-il vraiment aux mises en garde de ses ministres, de ses conseillers qui le pressent d’agir ? Il semble plutôt attendre un geste de la Providence. Et puis, il y a Raspoutine.

Cinéma russe d’aujourd’hui :

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« L’Empire disparu » (« Исчезнувшая империя »), 2008
de Karen Chakhnazarov (Карен Шахназаров)

Moscou, 1973. Sergueï Narbekov est un étudiant peu studieux. Il préfère les fêtes bien arrosées avec ses amis d’école. Il habite avec sa mère, son frère cadet et son grand-père, célèbre archéologue. En classe, Sergueï fait la connaissance de Lyuda Beletskaya qui lui plaît beaucoup.

Bonne rétrospective,

Saint-Sulpice

 

Une Jeunesse Russe – Reflet Médicis – 3, Rue Champollion – 75005 Paris – Métro : Saint-Michel, Cluny – Tel: 01.43.54.42.34

Icônes – Partie 5

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Variante de la Vierge orante des catacombes, elle symbolise l’âme chrétienne louant et adorant Dieu. Elle porte sur son cœur le médaillon de gloire contenant son Fils rayonnant. Ce médaillon est le symbole de la divinité et signifie que le Premier-né avant les siècles a habité le sein virginal de Marie.
La tradition a vu dans cette icône une image de la prophétie d’Isaïe du temps du roi Achaz qui est l’annonce voilée de la naissance du Fils de Dieu:
“C’est pourquoi le Seigneur vous donnera un signe : voici que la Vierge a conçu, et elle enfante un fils, et elle lui donne le nom d’Emmanuel.” (Is. VII, 13-14).
L’enfant Jésus, dans l’iconographie byzantine, n’est jamais représenté à la manière d’un poupon, car il est aussi le Verbe. Il est toujours revêtu du vêtement des adultes et seule sa taille réduite indique qu’il s’agit d’un enfant.

 

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Icône un peu inhabituelle de Saint Pierre soutenant l’Eglise à bout de bras, d’après une fresque du monastère de Zica en Yougoslavie.
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« Alors, le roi donna ordre de faire venir Daniel et de le jeter dans la fosse aux lions. Le roi dit à Daniel : « Ton Dieu, que tu as servi avec persévérance, c’est lui qui te sauvera. ». On apporta une pierre qu’on posa sur l’entrée de la fosse, et le roi y apposa son sceau et celui de ses seigneurs, en sorte que rien ne pût être modifié de ce qui concernait Daniel. Le roi rentra dans son palais, passa la nuit à jeûner et ne se laissa pas amener de concubines. Le sommeil le fuit et dès l’aube, au petit jour, le roi se leva et se rendit en hâte à la fosse aux lions. S’approchant de la fosse, il cria à Daniel d’une voix angoissée : « Daniel, serviteur du Dieu vivant, ce Dieu que tu sers avec persévérance a-t-il pu te faire échapper aux lions? » Daniel répondit au roi : « O roi, vis à jamais! Mon Dieu a envoyé son ange, il a fermé la gueule des lions et ils ne m’ont pas fait de mal, parce que j’ai été trouvé innocent devant lui. Et devant toi aussi, ô roi, je suis sans faute. » Le roi éprouva une grande joie et ordonna de faire sortir Daniel de la fosse. On fit sortir Daniel de la fosse et on le trouva indemne, parce qu’il avait eu foi en son Dieu. »Dn, VI, 17 – 24
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Issue d’une famille noble de Pskov, Olga épousa le Prince Igor 1er, duc de Kiev en 903. Après l’assassinat de son mari en 945, elle gouverna la Russie avec sagesse et miséricorde jusqu’à sa propre mort. Elle se convertit au Christianisme à Constantinople en 958 et prit le nom d’Hélène. De retour en Russie elle parcourut son pays en y prêchant la foi mais sans parvenir à convertir son peuple de son vivant. Olga prédit néanmoins cette conversion et y travailla ardemment : elle se chargea en particulier de l’éducation de son petit fils, saint Vladimir, qui allait définitivement donner le Saint Baptême à la Russie.

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Saint Onuphre naquit vers la fin du IVème siècle. Il se retira au désert de Thèbes en Haute Egypte où il vécut en ermite pendant 70 ans. Quand ses vêtements furent réduits en lambeaux, le Seigneur lui fit pousser sur tout le corps un poil abondant qui le protégeait des rigueurs du climat, et chaque jour un Ange venait lui apporter un pain en nourriture. Il est vénéré en Occident comme saint Patron des tisserands.Inscription sur le phylactère: « Que les appétits du ventre ne vous séparent pas du Christ; que la fange des passions ne vous séduise pas, ou bien vous pleurerez dans le feu dévorant. »
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Encore jeune, saint David entra au monastère des Saints Martyrs Théodore et Mercurius de Thessalonique où il vécut dans le renoncement et la prière. A la lecture de la vie des saints stylites Siméon et Daniel, il fut pris d’une telle componction qu’il décida de suivre leur exemple afin de trouver le repos en leur compagnie après la mort. Un jour donc, il monta dans l’amandier qui s’élevait à gauche de l’église et y élut domicile. Il était résolu à mener cette vie d’ascèse extrême le reste de sa vie, exposé aux rigueurs du climat, à l’inconfort et à l’instabilité jusqu’à ce qu’au bout de trois ans un Ange lui demanda de descendre et de se retirer dans le silence d’une cellule. Il accomplit de nombreux miracles et intervint auprès de l’Empereur Justinien pour établir un siège épiscopal à Thessalonique. Il rendit son dernier souffle en vue du port de Thessalonique sur le navire qui le ramenait de Byzance : « le navire s’immobilisa malgré la forte brise qui gonflait les voiles et un parfum céleste enveloppa l’athmosphère.« 

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Né à Sis en Cilicie, il fut renvoyé de la communauté monastique de Tell-Ada, en Syrie, pour ses austérités excessives, il devint ermite à Telanissos, où il s’attacha avec des chaînes à un rocher. Dérangé par les visites des curieux et en quête d’une plus grande solitude, il s’installa sur une plate-forme d’un mètre carré, au sommet d’une colonne, dont il augmenta toujours la hauteur jusqu’à vingt mètres. Il y vécut trente-sept ans et y mourut, ce qui lui valut son surnom de “stylite”, c’est-à-dire : “monté sur un pilier”. Conseiller d’empereurs aussi bien que de gens simples, sa renommée s’étendit jusqu’en occident et il exerça une grande influence sur le concile de Chalcédoine (451). Il est le premier stylite.
 

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Issue d’un milieu aisé d’Héliopolis en Egypte, sainte Barbara acquit la connaissance de Dieu par la seule contemplation de la nature et se convertit. Un jour son père Dioscore, en partance pour un long voyage, fit construire une tour dans son palais pour y enfermer sa fille afin de la soustraire aux regard des hommes. Il ordonna que cette tour soit flanquée de deux fenêtres mais Barbara, sans en avertir son père, demanda aux ouvriers d’en percer une troisième pour bénéficier d’une triple lumière, symbole de la Sainte Trinité.A son retour Dioscore apprend le sens de la troisième fenêtre et découvre la conversion de sa fille. Il entre dans une violente colère et livre sa fille à l’empereur Maximilien (284-305) devant qui elle confesse sa foi et méprise les idoles. Après une longue période de tortures auxquelles elle sortit sauve par l’assistance du Christ, elle mourut décapitée par le bras de son propre père qui fut frappé par la foudre sur le chemin du retour et réduit en cendres

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Née à Alexandrie, capitale des sciences et des arts, sainte Catherine est la fille d’un riche et puissant seigneur. D’une grande beauté, elle suivit les leçons des meilleurs maîtres et des plus illustres philosophes. Elle excellait dans l’art du langage et pouvait s’entretenir de tout sujet dans un grand nombre de langues. Elle avait parcouru toutes les sciences de la nature, y compris la médecine, et aucun domaine de la sagesse humaine ne pouvait échapper à son esprit pénétrant et avide de connaissance. Agée de dix-huit ans à peine, elle avait atteint un degré si rare dans la science qu’elle faisait l’admiration des vieillards les plus éprouvés.
Sa mère, désespérant de trouver un parti qui l’égalait, comme l’avait demandé sainte Catherine, l’envoya vers un saint ascète chrétien qui la convertit.
L’empereur Maximin, qui voulait la contraindre à sacrifier aux idôles, accepta une discussion publique : sainte Catherine (et le Saint-Esprit) contre 150 des meilleures sages, philosophes, rhéteurs et dialecticiens qui finirent par se convertir. L’empereur, furieux, la fit torturer, puis décapiter et avec elle les 150, la femme de l’empereur, un général ami et 200 soldats.
Deux anges transportèrent son corps au Mont-Sinaï où fut érigé le grand monastère près de la montagne où Moïse avait parlé à Dieu. Ses saintes reliques y sont déposées et dégagent toujours un parfum céleste.
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Né à Koursk en Russie en 1759, Saint Séraphim rentra au couvent à l’âge de 19 ans. Il passa la plus grande partie de sa vie comme ermite et sa renommée de staretz devint très grande vers la fin de sa vie. Les fidèles venaient en nombre et de très loin recueillir ses conseils éclairés. Favorisé du don de clairvoyance et de vision directe, le saint courbé par le poids des privations et des années rayonnait d’une humilité et d’une bonté parfaite. Surnommé de son vivant le « Transfiguré » pour avoir connu l’illumination par l’Esprit Saint, Séraphim de Sarov mourut en prières le 14 janvier 1833 et fut canonisé en 1903.
Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi

1/- Icônes – Partie 1.

2/- Icônes – Partie 2.

3/- Icônes – Partie 3.

4/- Icônes – Partie 4.

5/- Icônes Russes – Partie 1.

6/- Icônes Russes – Partie 2.

7/- Les Icônes de Nicole Lasselain.

Carnet du Savoir-Vivre au Bureau – Laurence Caracalla

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Parce que l’on passe plus de temps à son travail qu’en famille, voici un manuel qui décrypte les codes régissants les rapports avec les collègues et les collaborateurs. Ci-dessous quelques extraits:

Bonjour!

Celui que l’on veut honorer aura toujours les informations le premier. On présente un homme à une femme, la personne la plus jeune à la plus âgée et un confrère à un client. Donnez le prénom puis le nom de la personne que vous voulez faire connaître, même s’il s’agit d’une femme. Celle-ci ne devrait pas être choquée de ne pas se faire appeler «Madame» puisqu’il s’agit ici de relations de travail. (…) Si vous ne vous souvenez plus du nom du confrère que vous voulez présenter aux autres, tâchez de vous renseigner discrètement. Si vous êtes coincé, ne paniquez pas. Dites tout ce que vous savez : son rôle dans la société, une anecdote, et priez pour que l’« anonyme » dise son nom de lui-même. Sinon, soyez honnête, confiez que vous avez un trou de mémoire, que vous avez passé une nuit blanche ou qu’Alzheimer vous guette. Débrouillez-vous pour tirer parti de cette « absence » et vous rendre encore plus sympathique et amusant. Les plus astucieux se souviendront de petites choses sur la vie personnelle de leur interlocuteur : depuis quand il ou elle travaille dans l’entreprise, ses passions, etc. Il est parfois utile de préciser : «Je vous présente Anne Dupont, qui travaille à la société Durand depuis quatre ans.» Non seulement Anne Dupont sera touchée que l’on se souvienne de son parcours, mais l’on aura montré qu’elle n’est pas née de la dernière pluie. »

Allo?

« Vous voulez joindre et être joint à toute heure du jour et de la nuit. C’est bien le problème : tout le monde n’est pas comme vous. Avez-vous le droit d’appeler un collaborateur avant 9 heures du matin ou après 20 heures sous prétexte qu’il faut boucler un dossier ? Les avis sont partagés. Il me semble que chaque individu a droit à son intimité. Et si, si, je vous le jure, il peut arriver que l’on oublie sa carrière en sortant de son bureau. Avant d’appeler un collaborateur à des heures indues, demandez-vous si le jeu en vaut la chandelle. Vous pourriez déprimer le plus rigoureux d’entre tous si vous le contactez alors qu’il dîne avec sa fiancée. Sans compter que, dans la panique, il pourrait répondre de travers à vos questions. Utilisez votre téléphone portable avec parcimonie et ne vous prenez pas, grâce à ce petit objet magique, pour le maître du monde.

Pensez à changer de temps en temps le message d’accueil que vous enregistrez sur votre portable à l’adresse de vos correspondants. En effet, entendre sans cesse, sur le même ton monocorde, que vous n’êtes pas disponible peut finir par les rendre fous. Soyez sobre mais gai (enregistrez le message en souriant, c’est imparable !), donnez votre nom pour que l’on soit sûr d’avoir composé le bon numéro et soyez bref : on ne veut pas savoir précisément pourquoi vous ne pouvez pas répondre. (…) Il faut savoir aussi qu’un portable s’éteint. »

Pardon…

« Savoir dire «pardon» devrait s’enseigner à l’école. (…) Vraiment, dire que l’on s’est trompé et en être contrit apparaît comme la preuve que l’on n’est pas Superman mais beaucoup mieux que ça : une personne loyale. Alors, pourquoi s’en priver ? (…) Demander pardon peut dissiper bien des malaises. Vous avez un jour parlé trop durement à votre assistant ? Vous vous rendez compte de l’injustice de vos propos ? Allez sans tarder lui dire que vous êtes désolé. Cela ne fera qu’améliorer vos rapports, et sachez que l’assistant en question vous sera d’autant plus dévoué. Vous ne concevez pas une telle situation ? C’est qu’en France les excuses aux subordonnés sont rares. Rien ne vous empêche de changer les mentalités ! (…) La grande différence entre la vie privée et la vie professionnelle, c’est que vos amis, en général, ne se font pas une fausse idée de vous. Ils savent que vous êtes honnête et respectueux. En revanche, vos interlocuteurs de travail n’ont pas forcément une opinion très nette de votre caractère. Ne vous faites pas, par inadvertance, une réputation de déplaisant et de léger, qui a mille autres choses à penser que s’excuser d’un retard ou d’une phrase maladroite. Un petit mot, un sourire, pourrait bien vous sortir de tas de situations embarrassantes. Pensez-y la prochaine fois que vous vous apercevrez que vous avez eu tort ! »

S’il vous plaît!

« Parler d’argent, en France du moins, est perçu comme une faute de goût. Il y a cependant des moments où ne pas le faire peut relever d’un manque de professionnalisme. Demander une augmentation est peut-être l’un des épisodes les plus désa-gréables de votre carrière. Celui où vous devez convaincre que vous méritez un meilleur salaire parce que vous êtes le meilleur !

Avant de songer à demander une augmentation, pesez le pour et le contre. Faites deux colonnes : les bonnes et les mauvaises raisons d’aller voir votre directeur. Avez-vous l’impression d’avoir évolué ces derniers temps ? Avez-vous fait vos preuves dans votre service ? Ne voulez-vous pas plus d’argent uniquement parce que vous avez un prêt à rembourser ? Ou parce que vous avez appris que Durand gagnait plus d’argent que vous pour le même travail ? Soyez honnête avec vous-même et, si vous êtes tout à fait sûr de mériter une augmentation, lancez-vous.

Ne vous faites pas un monde de cet entretien. (…) Soyez toujours courtois, souriant et poli, même si vous connaissez bien votre interlocuteur. (…) Ne minaudez pas et ne vous plaignez pas. Votre patron ne vous augmentera pas parce que vous êtes ravissante ou parce que vous habitez à une heure et demie en métro de la société. Bien au contraire, montrez comme vous êtes heureux dans l’entreprise, comme vous êtes prêt à évoluer et donnez des arguments solides sur votre compétence. Dans le cas où l’on vous demanderait combien vous espérez, ne soyez pas pris au dépourvu : vous avez préalablement étudié les salaires qui correspondent à votre poste. Donnez le chiffre qui vous paraît le mieux adapté, avec assurance. (…) Ne comparez pas votre feuille de paye avec celle de votre alter ego (ce n’est pas très élégant). Ne faites pas pitié je n’arrive plus à payer la cantine du petit»). Et, bien sûr, ne tapez pas du poing sur la table : votre manque de sang-froid pourrait bien calmer la générosité de votre employeur ! (…) Quoi qu’il en soit, ne partez pas sans lui serrer la main et n’oubliez pas de le remercier du temps qu’il vous a accordé. Soyez magnanime. On vous admirera pour votre fair-play et cela ne pourra que jouer en votre faveur. »

Au revoir…

« Organiser un pot de départ est loin d’être une obligation. Tout dépend de votre état d’esprit au moment de vos adieux à l’entreprise. Vous êtes soulagé de quitter les lieux ? Vous avez déjà trouvé un nouveau job ? Un petit verre serait une manière délicate de remercier vos collaborateurs pour leur bienveillance lors de cette période délicate. Vous êtes au fond du gouffre ? Vous vous êtes fait licencier de manière brutale ? Oubliez la réunion entre collègues, surtout s’ils ont été infects.

(…) Vous partez définitivement vendredi et vous vous demandez s’il faut organiser quelque chose. Avec un peu de chance, le chef de pub, avec qui vous entretenez des relations amicales, s’en est occupé. Il vous avertira de l’affaire et vous n’aurez rien à préparer. Mais c’est normalement à vous de mettre les petits plats dans les grands, d’acheter champagne et petits-fours. Et de lancer les invitations, ce qui sera de toute façon atrocement compliqué. Mme Martin vous a toujours battu froid ? Et curieusement, depuis qu’elle connaît votre situation, est redevenue gracieuse ? Oubliez-la. Quelle importance ? Vous ne la reverrez plus jamais. (…) Prévenez tous ceux qui ont été d’un grand soutien. Tous : de l’hôtesse d’accueil à votre collaborateur le plus proche. (…) Si l’ambiance est à couteaux tirés, proposez-leur de prendre un verre au café du coin, surtout si vous connaissez bien le patron. (…) Quoi qu’il en soit, et parce que c’est vous qui avez décidé d’organiser cette petite réunion, vous réglerez la note. C’est l’autre mauvaise nouvelle du jour.

 

Bonne lecture,

Saint-Sulpice

 

Carnet du savoir-vivre au bureau, par Laurence Caracalla, Flammarion – Le Figaro – 240 pages – 19,90€. En librairie depuis le 11 mars 2009.

 

 

Les zones franches – Charlotte Roche

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En comparaison, Catherine Millet est une catéchumène: question provocation, Charlotte Roche la surpasse largement. L’auteur de Zones humides, qui paraît  ce 6 mars aux éditions Anabet, fait parler d’elle depuis que son livre est paru en Allemagne, en février 2008, sous le titre Feuchtgebiete. Zones humides, en français, est l’histoire d’Hélène, 18 ans. La jeune Hélène ne partage aucun des préjugés courants sur l’hygiène ou le sexe. Elle entretient le projet fantasmatique de réunir ses parents divorcés, en nous donnant un aperçu des plus crus de ses désirs sexuels et de leur satisfaction, dans le cadre du service de proctologie d’un hôpital.

 

Il s’est déjà vendu un million et demi d’exemplaires du livre outre-Rhin. Un succès phénoménal, qui va de pair avec un scandale phénoménal: la lecture de certains passages serait à peine supportables. Des femmes se seraient évanouies lors de lectures publiques. L’incipit – « D’aussi longtemps que je me souvienne, j’ai eu des hémorroïdes » -  en donne une première idée. Il y est aussi question de « goulash rectal » et de cunnilingus hémorragique. Si, pour le fameux critique allemand Marcel Reich-Ranicki, il ne s’agit que de pornographie sans valeur littéraire, d’autres ont vu dans ce livre le portrait d’une génération perdue, un classique de l’érotisme, voire un manifeste féministe.

Charlotte Roche, 30 ans, est née en Grande-Bretagne. Ses parents retournent en Allemagne puis divorcent, dans le tumulte, quand elle a 5 ans. Elle vit ensuite par monts et par vaux avec son « ultralibérale » de mère. Une jeunesse chaotique, émaillée d’une arrestation pour « vandalisme ». A 17 ans, elle remporte une audition pour présenter une émission musicale sur la chaîne de télévision Viva, se range quelque peu et travaille pendant douze ans comme présentatrice. Aujourd’hui mère d’une petite fille et mariée, elle ne veut pas que sa fille connaisse la même jeunesse que la sienne.

Ultime délicatesse, elle a fait promettre à ses parents de ne jamais lire Feuchtgebiete. Elle compte pourtant écrire un second ouvrage, qu’elle souhaite tout aussi dérangeant que le premier.

Bonne lecture,

Saint-Sulpice

Editions ANABET – 226 Pages – 14€

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