Michael Kenna, Rétrospective – BNF – Paris – 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010

 Michael Kenna, Rétrospective - BNF - Paris - 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010 dans EXPOSITIONS preview_gd2_kenna

 

Grand voyageur, Michael Kenna est né en 1953 à Widnes, petite ville industrielle du Lancashire. A l’écart des modes, il bâtit, depuis plus de trente ans, un corpus consacré à la représentation du paysage. Du paysage romantique de ses débuts aux épures graphiques de ses récentes séries, il explore un paysage enclos dans la délicatesse du petit format, un paysage désert.

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Tilted Poles ~ Poteaux inclinés Rhyl, Clwyd, Wales – 1984 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Ses paysages invitent à une relation intime avec l’image. Ils sont, comme ceux d’Atget, dépourvus de toute présence humaine. L’homme ne s’y inscrit qu’ »en creux », d’une manière allusive, par les traces que son activité imprime sur le monde. Sous l’objectif du photographe, les lignes géométriques des jardins formels du XVIIIe siècle français ou russe rappellent que le paysage ne se confond pas avec la nature, mais qu’il est avant tout le fruit d’une construction culturelle que la photographie bouscule avec humour.

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 Wilshire Park Tree ~ Arbre, Wilshire Park Portland, Oregon, U.S.A – 2004 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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La rhétorique du clair et du sombre, savante et raffinée, qui gouverne cette œuvre, révèle une vision du monde étrange et personnelle. Kenna a toujours privilégié le noir et blanc. Épaisseur nocturne ponctuée de rares éclairages, brumes, fumées des usines, caractérisent les œuvres de jeunesse d’où émane un romantisme sombre lié à l’ère industrielle.

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Night Walk ~ Promenade nocturne Richmond, Surrey, England – 1983  - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le « pays noir » issu du XIXe siècle industriel, au ciel charbonneux, parcouru de voies ferrées, surplombé de hauts fourneaux, les structures massives des centrales électriques, voisinent avec les brumes mystérieuses de la campagne anglaise.

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The Rouge, Study 100 ~ The Rouge, étude 100 Dearborn, Michigan, U.S.A – 1995 - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna, qui a passé sa jeunesse dans une ville vouée à l’industrie chimique, saisit l’univers de la classe ouvrière au moment du déclin de l’industrie. Il explore la ville sombre immortalisée par les récits de Jack London, ses vastes bâtiments utilisant la brique, le verre et la fonte et ses fabriques désaffectées en voie de démolition.

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Mill Demolition ~ Fabrique en cours de démolition – Huddersfield, Yorkshire, England – 1984 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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La série The Rouge est consacrée à l’usine automobile Ford de Dearborn (Michigan), un univers fermé sur lui-même, fonctionnant à plein régime 24h/24. Ce site fut l’un des plus importants du début du XXe siècle, tant par ses dimensions que par ses techniques de production.

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The Rouge, Study 17 ~ The Rouge, étude 17 – Dearborn, Michigan, U.S.A – 1993 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna fait appel aux prises de vues nocturnes et poses longues qui « gomment » la présence humaine. L’activité incessante de l’usine reste perceptible grâce à la construction serrée de l’image, la mise en valeur de détails ou de larges perspectives.

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Ratcliffe Power Station, Study 31 ~ Centrale électrique de Ratcliffe, étude 31 – Nottinghamshire, England – 1987 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 La série consacrée à la centrale électrique de Ratcliffe met l’accent sur les tours de refroidissement monumentales, leur qualité sculpturale et le rythme de leur agencement tout en laissant planer un doute sur leur menace potentielle. Dans sa série sur la fabrique de dentelles de Calais, Kenna s’attache, fait rare, aux intérieurs en se concentrant sur les instruments et les détails des machines outils qu’il perçoit comme des sculptures et des natures mortes.

Enclin à rechercher la quiétude des campagnes et des îles, Kenna ne dédaigne aucunement la ville moderne.
Il a consacré de nombreuses photographies aux mégapoles des États-Unis, d’Amérique du sud ou aux cités proliférantes de pays en pleine croissance, en Chine ou dans les Emirats.

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 Chrysler Building, Study 2 ~ Chrysler Building, étude 2 – New York, U.S.A – 2006- Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le tissu urbain des grandes mégapoles, leur architecture ascensionnelle à la plastique surprenante et futuriste, leur débauche d’éclairage électrique offrent d’infinies possibilités de recherche graphique.

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 Empire State Building, Study 4 ~ Empire State Building, étude 4 – New York, U.S.A – 2007 - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Les photographies de New York, Rio de Janeiro ou Shanghai s’appuient sur une ligne imaginaire : l’horizon n’appartient ni au ciel ni à la terre, mais est ici brutalement matérialisé. Le ciel butte contre la barre crénelée des architectures et des gratte-ciels.

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Manhattan Skyline, Study 1 ~ L’Horizon de Manhattan, étude 1 – New York, U.S.A – 2006 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna accorde un grand intérêt à la présence des ponts, aux jeux de reflets avec les fleuves qu’ils surplombent. Ce thème revient à maintes reprises, le pont étant perçu comme axe de la ville et symbole de la valeur unifiante de l’occupation humaine.

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Golden Gate Bridge, Study 5 / Golden Gate Bridge, étude 5 – San Francisco, California, U.S.A – 1989 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Le génie des lieux: Dans le travail de Kenna, la mémoire est un thème sous-jacent, celle du temps, des atmosphères. Aussi hante-t-il des lieux où atmosphère, forme et substance des éléments, éclat ou fluidité de la lumière entrent en résonance avec le récit du passé et la puissance du sacré.

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 One Hundred and Four Birds ~ Cent quatre oiseaux – Prague, Czechoslovakia – 1992 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Kenna restitue la valeur sacrée originelle du Mont-Saint-Michel, des pyramides de Gizeh ou de l’Île de Pâques. Les rivages et les îles inspirent à ce contemplatif solitaire des marines où le pittoresque s’efface devant la puissance des éléments naturels… La mer, les rivages de tous continents, jouent un rôle de premier plan dans l’œuvre de Kenna. Cet éloge du ciel et de l’eau trouve ses éléments fondateurs dans la tradition esthétique anglaise : études de ciel de Constable, mers et naufrages de Turner, théorie du paysage de Ruskin. Kenna photographie digues, rivages, îles, rochers, et bords de mer de tous les continents. Sous l’objectif du photographe se dévoile la puissance universelle de la nature et des éléments : les mouvements des astres surplombent la surface calme ou tourmentée de l’océan, la force du vent pousse les nuages ou déchaîne les vagues.

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 Red Morning ~ Matin rouge – Hanga Nui, Easter Island, Chile – 2001 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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L’approche de Kenna rend perceptible ce qui demeure de la puissance originelle du cosmos avant qu’il n’ait été domestiqué par l’homme.

Regards sur les jardins: Le paysage est une construction culturelle, une découpe dans la continuité du visible et la création sépare les notions de paysage et de nature. Le paysage est autant le fruit du projet de son concepteur que du spectateur.

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 Homage to Atget ~ Hommage à Atget - Parc de Sceaux, France – 1988 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le surplus de trouble, l’étrange impression de décalage qu’engendrent les photographies de Kenna naîssent du même vide de représentation humaine qui caractérise l’univers d’Atget. Pour le jardinier, comme pour le photographe, le paysage est une construction dont la nature est le matériau brut. La tâche du jardinier consiste à ordonner, agencer, rendre lisible le chaos végétal et minéral, à en faire un objet de délectation. Les jardins « formels » classiques de France, de Russie (Tsarskoie Selo) ou d’Angleterre (Bowood) sont perçus comme des milieux apprivoisés, géométriquement élaborés, émanations d’une volonté humaine.

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 Allée d’Honneur ~ Allée d’honneur Courances, France – 1995 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna, avec son humour coutumier, joue des symétries impeccables, des sculptures végétales. La taille impeccable des végétaux prend un aspect hirsute, les labyrinthes n’ont plus d’issues. Le romantisme nervalien s’accorde au non-sens de Lewis Carroll.

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  Above the Abreuvoir ~ Au-dessus de l’abreuvoir Marly, France – 1996 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le désert de Retz, permet au photographe d’aborder le thème des fausses ruines, motif de prédilection des jardiniers du XVIIIe siècle. Il réalise sur ce sujet une de ses séries les plus mélancoliques.

Voyages en Asie: Ses œuvres les plus récentes, fruits de ses voyages au Japon, en Corée, en Chine, tendent à la stylisation et à l’épure. Le graphique s’y substitue subtilement au figuratif.

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 Huangshan Mountains, Study 1 ~ Monts Huang Shan, étude 1 Anhui, China – 2008 - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Dans sa recherche de l’épure, sa dialectique du vide et du plein, de l’apparaître et du disparaître, Kenna s’inscrit dans la continuité de l’art chinois de la peinture de paysage. Ses images sont plus allusives que descriptives. Son modèle revendiqué est littéraire : « En photographie, je suis plus proche du haïku de Bashô que de Joyce ».

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 Last Light ~ Crépuscule Tai-O, Lantau Island, Hong Kong, China – 2007 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Des temps de pose de plusieurs minutes à plusieurs heures, des prises de vues nocturnes ou à la lumière de l’aube ou du crépuscule engendrent des contrastes de texture et de matière qui, autant que la qualité et le raffinement de ses tirages aux sels d’argent, constituent la marque de son style. Il en naît une qualité intemporelle et une parfaite homogénéité visuelle qui permettent à ses œuvres anciennes et récentes de voisiner harmonieusement. Une narration paysagère s’offre ainsi à la libre imagination des spectateurs. Kenna n’impose aucun message, sa vision est avant tout personnelle et s’enracine dans la liberté du voyageur solitaire. « Source texte: BNF »

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 Toya Lake Boulder ~ Rocher, lac ToyaSobetsu, Hokkaido, Japan – 2004 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Pour en savoir plus sur cet extraodinaire photographe: Michael Kenna.

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

- Michael Kenna, Rétrospective – Bibliothèque nationale de France, site Richelieu, Galerie de photographie – 58, Rue de Richelieu – 75002 Paris - Métro : Bourse, Pyramides – Du 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010 - Du Mardi au Samedi 10h-19h, Dimanche 12h-19h, fermé Lundi et jours fériés – Tarifs : Plein 7 € – Réduit:  5 € – réservations FNAC, tél. : 0892 684 694 (0,34 euros TTC/mn), www.fnac.com

 

A regarder:

 

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A lire:

 

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Anne Biroleau est conservateur général au département des Estampes et de la Photographie de la BNF, où elle est chargée de la photographie du XXIe siècle. Elle a été commissaire associé et a participé aux catalogues des expositions Le corps du visible (Rencontres internationales de la photographie, Arles, 1999) et  » Eloge de l’ombre  » (musée de Kawasaki, 2000 ; musée de Yamaguchi, janvier-février 2001, avec catalogue). Elle a assuré le commissariat des expositions  » Minot – Gormezano. Le chaos et la lumière. 1983-2001  » (en collaboration avec Sylvie Aubenas, BNF, 2003, avec catalogue BNF / Gallimard),  » Portraits / Visages. 1853-2003  » (en collaboration avec Sylvie Aubenas, BNF, 2003, avec catalogue BNF / Gallimard),  » Stéphane Couturier. Mutations  » (BNF, 2004, avec catalogue),  » Mario Giacomelli. Métamorphoses  » (BNF, 2005),  » Jean-Louis Garnell  » (BNF, 2005),  » Sebastiao Salgado. Territoires et vies  » (en collaboration avec Dominique Versavel, BNF, 2005, avec catalogue),  » Roger Ballen, dans la chambre d’ombres  » (BNF, 2006),  » Cari de Keyzer, Trinity  » (BNF, 2008),  » 70′s. Le choc de la photographie américaine  » (BNF, 2008, avec catalogue).

- Michael Kenna – Rétrospective par Anne Biroleau aux éditions de la BNF – 231 pages – 49€

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- Retrospective Two par Michael Kenna aux éditions Nazraeli Press ( En Langue Anglaise ) – 172 pages – 70€

 

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- Michael Kenna, A Tweny Year Retrospective par Peter C.Bunnell & Ruth Bernhard aux éditions Nazraeli Press ( En langue Anglaise ) – 168 pages – 53€

Jim Hodges – Centre Pompidou – Paris – 14 octobre 2009 au 18 janvier 2010

Jim Hodges - Centre Pompidou - Paris - 14 octobre 2009 au 18 janvier 2010 dans EXPOSITIONS EXP-JIMHODGES

 

 

Le Centre Pompidou accueille l’artiste américain Jim Hodges pour la première exposition personnelle que lui consacre une grande institution européenne.

 

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Works on paper ( Drawing, Watercolors, etc..) – 1994 – Crédit Peinture: © Jim Hodges

 

Artiste reconnu sur la scène américaine, Jim Hodges présente une soixantaine de ses œuvres au Musée national d’art moderne qui offre ainsi un panorama du travail et de l’univers singulier de ce créateur d’exception.

 

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Works on paper ( Drawing, Watercolors, etc..) - 2009 – Crédit Peinture: © Jim Hodges

 



Né en 1957 dans l’État de Washington, Jim Hodges développe, depuis la fin des années 1980, un travail radical et original où le dessin est omniprésent. Il traite de la fragilité, de la temporalité, de l’amour et de la mort en utilisant le vocabulaire de la nature et en s’en inspirant. Le résultat est simple, beau, expressif.

 

A model of delicacy – 1992 – Crédit Peinture: © Jim Hodges

 

 

Très contrastée, l’œuvre de Hodges peut être minimaliste par le dépouillement de certaines pièces ou baroque par son exubérance, la richesse des matériaux utilisés, les couleurs somptueuses et chatoyantes dont il fait usage. L’artiste américain explore aussi bien des matériaux modestes comme le papier, les pastilles de couleur ou les fleurs en tissu, que des matériaux plus sophistiqués comme la feuille d’or. Ses œuvres, influencées par la nature, la littérature mais aussi par la spiritualité, allient ces matériaux à un travail méticuleux et précis de collage, de couture, d’assemblage et de découpage.

 

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Even Here (Horizon) – 2008 – Crédit Photo: © Jim Hodges

 

 

Qu’il s’agisse de fines toiles d’araignées en chaîne argentée, de photos découpées, d’assemblages de partitions musicales, de fleurs épinglées ou de miroirs cassés dessinant une autre image de la réalité, Jim Hodges exprime par son travail sa vision originale d’un monde marqué tant par la beauté et la joie de vivre que par la maladie et la mort.

 

No-one ever leaves – 1992 – Crédit Photo: © Jim Hodges

 

 Biographie de Jim Hodges

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Jim Hodges est né à Spokane dans l’état de Washington en 1957. Personnage incontournable de l’art conceptuel américain, Jim Hodges est le père d’une oeuvre mêlant avec finesse inspirations littéraires, spirituelles et naturelles. Adepte d’un dessin expressif, à la fois riche et minimaliste, l’artiste raconte successivement les fragilités de l’existence à travers des thématiques telles que la vie, l’amour, la mort ou encore le temps. Pas étonnant alors de trouver parmi ses créations une toile d’araignée tissée à l’aide d’une chaîne d’argent (‘ Spiderweb Chain Sculpture’ ,) ou un assemblage de miroirs brisés, reflets déformés de la réalité. Régulièrement exposé aux Etats-Unis et dans le reste du monde depuis les années 1980, il développe en quelques décennies un univers original et diversifié. En 2009 et 2010 le centre culturel Pompidou rend hommage à son travail à travers l’exposition ‘Jim Hodges, Love, etc.’. Première fois qu’une institution européenne le représente.

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Jim Hodges au Centre Pompidou – 14 Octobre 2009 au 18 Janvier 2010 - Musée ouvert tous les jours (sauf le mardi et le 1er mai) de 11h à 22h. Nocturnes le jeudi jusqu’à 23h – Tarifs: Plein 12€ & Réduit 9€www.centrepompidou.fr

 

A regarder:

 

http://www.dailymotion.com/video/xav5cy

 

http://www.dailymotion.com/video/x2rkp8

 

 

Salon du Chocolat 2009 – Porte de Versailles – Paris – 14 au 18 Octobre 2009

Salon du Chocolat 2009 - Porte de Versailles - Paris - 14 au 18 Octobre 2009 dans Evenementiel salon-choco2

Tel le cristal, la fève de cacao résiste aux assauts. Les années ont passé, mais ni

le temps, ni la crise n’ont altéré son éclat.

Noces de cristal… cristal de Bohème ou de Baccarat… voix de cristal… il n’y avait

qu’un pas jusqu’à l’opéra !

Parce que le Salon du Chocolat est l’oeuvre de toute une vie, la quinzième édition du Salon mettra à l’honneur l’opéra (qui signifie oeuvre en italien). Né en Italie au 17ème siècle, ce genre lyrique est décliné selon les pays et les époques. A l’instar du Salon du Chocolat, il s’étend à toute l’Europe, dont la France, l’Espagne… C’est grâce à l’opéra romantique, où choeurs et ballets dominent, que l’opéra triomphe sur toutes les scènes du monde.

Parce que cette édition doit sonner comme le point d’orgue d’un parcours sans faute mené depuis quinze ans, le Salon du Chocolat a choisi de placer son anniversaire sous le signe de l’art le plus complet qui soit, celui qui réunit en une seule oeuvre tous les arts : le texte littéraire, le chant, l’art instrumental, la danse, les décors et les costumes.

La soirée d’inauguration donnera le “la“ : le défilé de robes en Chocolat sera sans doute le chef d’oeuvre de cette nouvelle édition du Salon. Tels des chefs d’orchestre connaissant parfaitement leur partition, chocolatiers et Maisons de couture ont travaillé d’un accord parfait pour créer plus que jamais des habits de lumière ou d’ombres chocolatés, qui prennent vie au coeur d’un opéra, chanté ou parlé. Parce que l’Opéra est également le nom de ce célèbre gâteau précieux, décliné par tous les pâtissiers du monde, la Maison Dalloyau réalisera pour l’occasion un gâteau « opéra » géant inédit, et Léonidas, en association avec Swarovski, présentera son interprétation strassée et monumentale de l’Opéra Garnier.

A événement exceptionnel, participation inédite : pour la première année, le Chef Alain Ducasse honorera de sa présence le Salon du Chocolat lors de sa soirée inaugurale et sera l’invité d’honneur de son 15ème anniversaire. Alain Ducasse incarne toutes les valeurs du Salon du Chocolat : ce Chef contemporain, international, symbole d’excellence, de perfection, catalyseur de talents et de tendances, n’en finit pas d’étonner et de pousser plus loin les frontières de la haute-gastronomie. Alain Ducasse rendra notamment un hommage tout particulier à Monsieur Gaston Lenôtre.

 Cette 15ème édition accueillera près de 150 chocolatiers et 400 participants venus des quatre coins du globe. Au programme, conférences, démonstrations de recettes, défilés, ateliers enfants, Awards du Chocolat sans oublier les dégustations…

Dalloyau réalisera en effet un opéra géant, mariant le goût du chocolat à celui du café. Les deux définitions du terme se retrouveront dans une création signée Léonidas et Swarovski qui ont collaboré pour recréer l’Opéra Garnier en chocolat.

Inédit, Choco-Story, un concept de musée qui fait découvrir l’histoire du cacao de manière interactive. Présent en Belgique et en République Tchèque, ce projet doit voir jour prochainement à Paris.

l’espace « Choco Démos » rassemblera quelques grands chefs derrière les fourneaux pour réaliser une trentaine de recettes chocolatées. Des cannellonis au chocolat parfumés à la vanille et des alliances entre des vins d’Alsace et le cacao seront réalisés.

Comme chaque année, quinze awards du chocolat seront remis aux meilleurs chocolatiers, dont Jean-Paul Hévin et Pierre Hermé. Autre tradition du salon : le défilé de robes en chocolat, qui se déroulera sous la forme d’un opéra féerique avec plusieurs tableaux sur les thèmes des arts lyriques et musicaux.
 

Bon Salon,

Saint-Sulpice

 

Pour en savoir plus sur cet évènement: Le Salon du Chocolat 2009.

 

 

Paris Expo, Porte de Versailles • Pavillons 5-2 et 5-3 – Du 14 au 18 octobre 2009 - Horaires : de 10h à 19h – Nocturne jusqu’à 21h00 le vendredi 16 octobre – Parking : Porte de Versailles – Métro : Ligne 12 station « Porte de Versailles » Ligne 8 station « Balard » – Bus : 39, 42, 49, 60, PC : station « Porte de Versailles » – Tramway : T3 : arrêt « Porte de Versailles » – Voiture : Par le boulevard périphérique intérieur : sortie « Porte de la Plaine » ou « Porte de Versailles » Par le boulevard périphérique extérieur : sortie « Porte de Sèvres » ou « Porte de Versailles » – Les visiteurs du Salon du Chocolat bénéficient de tarifs préférentiels sur les lignes SNCF et les Vols Air France KLM. Une centrale de réservation hôtelière est également à la disposition des visiteurs pour réserver leur hôtel à proximité du lieu de la manifestation à des prix compétitifs. Le Bureau des Salons de Paris propose des tarifs spéciaux sur les chambres d’hôtel pendant la durée du Salon du Chocolat. Réservations en ligne sur le site  www.salonduchocolat.fr - Tarifs: Adultes : 12 € – Enfants jusqu’à 12 ans : 6 € Gratuit jusqu’à 3 ans.

A regarder:

 

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A lire aussi:

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Après une introduction sur l’histoire du Chocolat, Nick Malgieri nous livre 360 merveilleuses recettes. Le tout agrémenté de judicieux conseils nous amenant à maîtriser aux mieux les techniques aboutissant à d’agréables et savoureuses réalisations. De superbes photos illustrent les recettes.

 - Chocolate par Nick Malgieri aux éditions Harper Collins ( En langue Anglaise ) – 480 pages – 31€

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Osez toutes les créations gourmandes ! Les grands classiques indémodables tiramisu, gâteau marbré, forêt-noire, brownies, orangettes, profiteroles, chocolat viennois… Des recettes surprenantes qui stimuleront vos papilles : crème au chocolat et à la lavande ; crumble au chocolat, aux fraises et aux tomates ; truffes au chocolat blanc, au thé vert matcha et aux pistaches ; bonbons au foie gras et au cacao chaud… Les meilleures créations des invités de Pierre Hermé : les pâtissiers-chocolatiers des Relais Desserts ou des cuisiniers de France et d’ailleurs. Réussissez sans peine toutes vos recettes ! 80 recettes simplissimes et inratables, pour réaliser avec succès plats et desserts au chocolat. Les tours de main et les gestes techniques expliqués et illustrés étape par étape. Les conseils pratiques pour bien choisir vos produits et vos ustensiles de cuisine. Plongez dans l’univers du chocolat ! Revivez son histoire vieille de 3 000 ans. Découvrez ses différents crus et terroirs, ses secrets de fabrication, ses bienfaits nutritionnels.

- Larousse du Chocolat par Pierre Hermé aux éditions Larousse – 367 pages – 32€

 

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« Admirez d’abord la brillance et les rondeurs du chocolat, ressentez le craquement sous la dent et appréciez sa fonte en bouche. Décryptez les sensations multiples qui viennent alors subjuguer votre palais en même temps que se libèrent les arômes. Fermez les yeux et laissez vous envoûter par la chaleur extraordinaire et voluptueuse du chocolat. » Bonne dégustation !

- Les Arômes du Chocolat par Stéphane Lagorce & E.Fenot aux éditions Hachette Littérature – 155 pages – 25€

 

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Chocolatier hors pair alliant une parfaite maîtrise technique et une très grande créativité, Jean-Paul Hévin ouvre ici les portes de son monde tout chocolat. Eclairs, truffes, bûche de Noël : il livre ses secrets pour réussir certains des plus grands classiques, mais étonne également les amateurs en proposant des alliances plus inattendues et en dévoilant certaines de ses propres recettes, aux noms pleins de promesse : safi, écuador, nuage des dieux… Les précieux conseils de Jean-Paul Hévin en fin d’ouvrage mettent enfin à la portée de tous les quarante-cinq desserts et pâtisseries proposés ici, qui combleront toutes les envies.

- Délices de Chocolat par Jean-Paul Hévin, Pierre Léonforté et Jean Cazals aux éditions Flammarion – 192 pages – 30€

 

Pierre Soulages

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 Outrenoir – Crédit Peinture: © Pierre Soulages

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Peinture – 1963 - Crédit Peinture: © Pierre Soulages

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Brou de Noix – 2003 – Crédit Peinture: © Pierre Soulages

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Composition in Blue – Crédit Peinture: © Pierre Soulages

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Vitraux de l’Abbatiale Sainte-Foy, Conques – Crédit Peinture: © Pierre Soulages

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Peinture – 1976 - Crédit Peinture: © Pierre Soulages

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Peinture – 18 Juin 1971 - Crédit Peinture: © Pierre Soulages

 

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Biographie de Pierre Soulages

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Pierre Soulages est un peintre français, né le 24 décembre 1919 à Rodez (Aveyron), spécialiste du noir-lumière, l’outre-noir.

Pierre Soulages perd son père en 1924. Dès son plus jeune âge, il est fasciné par les vieilles pierres, les matériaux patinés et érodés par le temps, l’artisanat de son pays du Rouergue et ses âpres paysages, particulièrement les Causses. Il a tout juste huit ans lorsqu’il répond à une amie de sa sœur aînée qui lui demande ce qu’il est en train de dessiner à l’encre sur une feuille blanche : un paysage de neige. « Ce que je voulais faire avec mon encre, dit-il, c’était rendre le blanc du papier encore plus blanc, plus lumineux, comme la neige. C’est du moins l’explication que j’en donne maintenant. ».

À douze ans, son instituteur l’emmène, avec sa classe, visiter l’abbatiale Sainte-Foy de Conques, où se révèle sa passion de l’art roman et le désir confus de devenir un artiste. Il accompagne dans ses recherches un archéologue local et découvre lui-même au pied d’un dolmen des pointes de flèches et des tessons de poteries préhistoriques qui entrent au musée Fenaille de Rodez. Il reçoit aussi le choc émotionnel des peintures rupestres des grottes du Pech-Merle dans le Lot, de Font-de-Gaume en Dordogne, d’Altamira en Cantabrie (Espagne), puis de Lascaux en Dordogne (découverte en 1940).

Il commence à peindre dans son Aveyron natal avant de « monter à Paris » à dix-huit ans pour préparer le professorat de dessin et le concours d’entrée à l’école des beaux-Arts. Il y est admis en 1938 mais il est vite découragé par la médiocrité de l’enseignement qu’on y reçoit et retourne à Rodez. Pendant ce bref séjour à Paris, il fréquente le musée du Louvre et voit des expositions de Cézanne et Picasso qui sont pour lui des révélations.

Il est mobilisé en 1940 mais démobilisé dès 1941. Il s’installe en zone libre, à Montpellier, et fréquente assidûment le Musée Fabre. Réfractaire au STO en 1942, il passe le reste de la guerre auprès de vignerons de la région qui le cachent.

En 1946, il s’installe dans la banlieue parisienne et se consacre désormais entièrement à la peinture. Il commence à peindre des toiles abstraites où le noir domine. Il les expose au Salon des indépendants en 1947, où ses toiles sombres détonnent au milieu des autres, très colorées : « Vous allez vous faire beaucoup d’ennemis », le prévient alors Picabia. Il trouve un atelier à Paris, rue Schoelcher, près de Montparnasse.

À partir de 1948, il participe à des expositions à Paris et en Europe, notamment à « Französische abstrakte malerei », dans plusieurs musées allemands, aux côtés des premiers maîtres de l’art abstrait comme Kupka, Domela, Herbin etc. En 1949, il obtient sa première exposition personnelle à la galerie Lydia Conti à Paris ; il expose également à la galerie Otto Stangl, de Munich, à l´occasion de la fondation du groupe Zen 49. En 1950, il figure dans des expositions collectives à New York, Londres, Sao Paulo, Copenhague. D’autres expositions de groupe présentées à New York voyagent ensuite dans plusieurs musées américains, comme « Advancing French Art » (1951), « Younger European Artists » (Musée Guggenheim, 1953), « The New Decade » (Museum of Modern Art de New York, 1955). Il expose régulièrement à la galerie Kootz de New York et à la galerie de France à Paris. Dès le début des années 1950, ses toiles commencent à entrer dans les plus grands musées du monde comme la Phillips Gallery à Washington, le Musée Guggenheim et le Museum of Modern Art de New York, la Tate Gallery de Londres, le Musée national d’Art moderne de Paris, le Museu de Arte moderna de Rio de Janeiro etc. Aujourd’hui, plus de 150 de ses œuvres se trouvent dans des musées. En 1960 ont lieu ses premières expositions rétrospectives dans les musées de Hanovre, Essen, Zurich et La Haye. De nombreuses autres suivront.

De 1949 à 1952, Soulages réalise trois décors de théâtre et ballets et ses premières gravures à l’eau-forte à l’atelier Lacourière.

En janvier 1979, Soulages en travaillant sur un tableau ajoute, retire du noir pendant des heures. Ne sachant plus quoi faire, il quitte l’atelier, désemparé. Lorsqu’il y revient deux heures plus tard : « Le noir avait tout envahi, à tel point que c’était comme s’il n’existait plus ». Cette expérience marque un tournant dans son travail. La même année, il expose au Centre Georges-Pompidou ses premières peintures monopigmentaires, fondées sur la réflexion de la lumière sur les états de surface du noir, appelé plus tard « outre-noir ».

Il est l’une des personnalités à l’origine de la création de la chaîne de télévision Arte.

Entre 1987 et 1994, il réalise 104 vitraux, en collaboration avec l’atelier de Jean-Dominique Fleury à Toulouse, pour l’église abbatiale de Conques.

Il est le premier artiste vivant invité à exposer au musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, puis à la galerie Tretiakov de Moscou (2001).

En 2007, le Musée Fabre de Montpellier lui consacre une salle pour présenter la donation faite par le peintre à la ville. Cette donation comprend 20 tableaux de 1951 à 2006 parmi lesquelles des œuvres majeures des années 1960, deux grands outre-noir des années 1970 et plusieurs grands polyptyques.

A l’occasion de son 90ième anniversaire, le Centre Pompidou lui consacre en Octobre 2009 la plus grande rétrospective jamais consacrée à un artiste vivant par le Centre (plus de 3000 m² d’exposition).

Un musée Soulages ouvrira à Rodez (Aveyron) en 2012. L’artiste a en effet consenti à la communauté d’agglomération du Grand Rodez, sa ville natale, une donation comprenant 250 œuvres d’art (peintures sur toile et sur papier, bronzes, totalité de l’œuvre imprimée, œuvres de jeunesse et travaux préparatoires à la réalisation des vitraux de l’abbatiale de Conques) et un fonds documentaire important.

 

Pour en découvrir plus sur ce grand Artiste: Pierre Soulages

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

A regarder aussi:

 

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Pour apercevoir les fameux vitraux de l’Abbatiale de Conques ainsi que cette très belle cité médiévale:

 

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A lire aussi:

 

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- Pierre Soulages : L’oeuvre 1947 – 1990 par Pierre Daix & James Johnson Sweeney aux éditions Ides et Calendes – 256 pages - 119€

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L’exposition du Centre Georges Pompidou sur Pierre Soulages:

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Crédit Affiche: © Centre Pompidou

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Le Centre Pompidou célèbre, par une grande rétrospective, l’œuvre du plus grand peintre de la scène française actuelle, Pierre Soulages. À la veille de son 90ème anniversaire, Soulages, « peintre du noir et de la lumière », est reconnu comme l’une des figures majeures de l’abstraction.Le Centre Pompidou a consacré une première grande exposition à Pierre Soulages en 1979 faisant suite à celle présentée au Musée national d’art moderne en 1967, avant l’ouverture du Centre. Retraçant plus de 60 ans de peinture, l’exposition de cet automne permet une lecture nouvelle du travail de l’artiste en insistant sur les développements récents de son œuvre.

L’exposition rassemble plus d’une centaine d’œuvres majeures créées de 1946 à aujourd’hui, des étonnants brous de noix des années 1947 – 1949 aux peintures des dernières années (la plupart inédites) qui manifestent le dynamisme et la diversité d’un travail toujours en devenir.La première partie de l’exposition met l’accent sur la période fondatrice de l’œuvre de Pierre Soulages avec un ensemble important des premières peintures sur papier et des fameux goudrons sur verre, ainsi qu’un choix de peintures parmi les plus représentatives des années 1950 à 1970.En 1979, Pierre Soulages, qui peint déjà depuis plus de trente ans, aborde une nouvelle phase de son travail qu’il qualifiera d’« Outrenoir » où s’affirme la lumière diffusée par reflets sur une surface entièrement recouverte de noir. En se concentrant sur ce pigment unique et sur la relation du noir à la lumière, il conçoit un espace pictural qui, en dépit de l’emploi d’une seule couleur, se situe à l’opposé du monochrome dans la trajectoire de l’art moderne.

 L’exposition met clairement en évidence cette « peinture autre » dans toute sa diversité.Dans la dernière partie du parcours, de grands polyptyques récents seront installés en suspension dans l’espace.

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

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 - Soulages – Centre Georges Pompidou – Place Georges Pompidou ( par la Piazza ) – 75004 Paris – Tel: 01.78.12.33 – RATP-logo-aaa8e Métro: Rambuteau, Hôtel de Ville, Châtelet – RER: Châtelet les Halles – Bus: 21, 29, 38, 47, 58, 69, 70, 72, 74, 75, 76, 81, 85, 96 – logo_parking Parc autos payant : entrée par la rue Beaubourg et par la voie souterraine des Halles – Du 14 Octobre 2009 au 8 Mars 2010 – 11h à 21h (fermeture des caisses à 20h) – Tarifs: Plein 12€, Réduit 9€ – Aucune Gratuité le 1er Dimanche du Mois, attention! 

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