Willy Ronis

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Passage Julien-Lacroix, Paris 20ème – 1947  Crédit Photo: © Willy Ronis

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Sans titre – Crédit Photo: © Willy Ronis

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Sans titre – Crédit Photo: © Willy Ronis

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Sans titre – Crédit Photo: © Willy Ronis

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Sans titre – Crédit Photo: © Willy Ronis

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Sans titre – Crédit Photo: © Willy Ronis

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Fête foraine, Paris – 1953 - Crédit Photo: © Willy Ronis

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Grève d’ouvriers-charpentiers, Paris - 1950 - Crédit Photo: © Willy Ronis

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Au métro Télégraphe - Crédit Photo: © Willy Ronis

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Biographie de Willy Ronis

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Willy Ronis est né en 1910, dans le 9e arrondissement de Paris. Sa mère, juive lituanienne, et son père, juif ukrainien, sont venus en France pour fuir les pogroms. Ils sont tous deux mélomanes, et elle est pianiste. Son père, ouvrier retoucheur dans un studio photo, ouvre son propre studio boulevard Voltaire. L’exposition s’ouvre sur un portrait agrandi de Willy bébé.Willy Ronis a 16 ans quand son père lui offre un appareil photo, un Kodak 6,5 x 11 cm. Sa première photo de Paris est une photo de la Tour Eiffel. Mais sa première vocation d’être musicien. Il rêve d’être compositeur. Il réalise quelques autoportraits. Sur l’un, il pose avec son Kodak, sur l’autre avec son violon. Le jeune Willy commence des études de droit qui ne le passionnent pas. Quand il rentre du service militaire, en 1932, son père est malade et lui demande de l’aider ou même de le remplacer au studio. Mais ce qui l’intéresse, en photo, c’est l’extérieur, la rue. Il déteste le travail de studio, la photo d’identité, les mariages et les communions.

Willy Ronis travaille donc pendant quatre ans dans le studio de son père. En même temps, il commence à silloner les rues de Paris. Rue Muller, de nuit, il photographie le pavé luisant et une ligne de halos de réverbères (1934). Déjà, ce sont les gens simples qui l’intéressent, comme les clochards sous les ponts ( Sous le Petit Pont, 1934) ou des ouvriers la nuit, à la lumière d’un brasero. Très jeune il est sensible aux sujets sociaux. Il raocnte qu’il a été fortement impressionné quand il a entendu, dans un wagon de métro, un groupe d’ouvriers qui chantaient  » la jeune garde ».

Dès 1934, il photographie les manifestations ouvrières, la Fête de l’Humanité à Garches, le 20e anniversaire de la mort de Jean Jaurès, une manifestation au Mur des Fédérés.

1936, année du Front populaire, est une année charnière. En juin, son père meurt, le studio, en faillite, est abandonné à ses créanciers. Exit, donc, la photo de studio. Un mois plus tard, Willy Ronis est au défilé du 14 juillet à la Bastille. Il prend une petite fille, le poing levé, sur les épaules de son père. La photo paraît dans l’Humanité un mois plus tard, marquant ses débuts dans le métier de photographe indépendant.

Jusqu’à la guerre, Ronis parcourt Paris, accumulant des archives. Il aime photographier les gens mais, timide, il ne s’approche jamais beaucoup, ne les prend pas de face. Il aime particulièrement les personnages isolés dans une foule, un peu mélancoliques, comme cette fille dans le métro aérien (1939).

En 1938, il fait un reportage sur une grève à l’usine Javel-Citroën, pour le magazine Regards. Il s’attache au quotidien de la grève, les parties de foot ou de dames, la gamelle et la couture qui meublent les journées d’occupation. Une photo de ce reportage, exposée à l’Hôtel de Ville, est restée inédite pendant des années : Rose Zehner, perchée sur un chaise pour haranguer ses collègues, le doigt tendu, était trop sombre pour être publiée. Il l’a exhumée quarante ans plus tard et elle est devenue une de ses photos les plus célèbres.

Willy Ronis a d’ailleurs retrouvé Rose Zehner, bien des années après. aussi : sa cousine l’a reconnue quand la photo a été publiée dans un livre et elle a contacté le photographe.
Pendant la guerre, Willy Ronis fuit Paris : il ne veut pas porter l’étoile jaune. Il passe en zone libre. Dans le midi, il rencontre Jacques Prévert, vit de petits boulots.

Quand Willy Ronis retrouve sa ville natale, fin 1944, le travail ne manque pas. Il commence par couvrir le retour des prisonniers, la liesse du 8 mai 1945.

»La reprise de l’activité après la Libération fut assez fascinante. Le public avait une folle soif d’images et, pendant quelques années, la photographie pour la page imprimée connut une période de grande fertilité », se souvient le photographe.

C’est dans une ambiance où « on se sentait porté par une chaleur de cœur », comme disait Henri Cartier-Bresson, que s’épanouit ce qu’on a appelé l’école humaniste française, autour du Groupe des XV et de l’agence Rapho, que Willy Ronis rejoint à cette époque. On y trouve Robert Doisneau, Edouard Boubat, Izis.

Ce courant s’impose au niveau international, avec une exposition au MoMA de New York (1953) et l’exposition itinérante The Family of Man, organisée par Edward Steichen en 1955.

Willy Ronis effectue des commandes pour les magazines Regards et Point de Vue, et aussi Time, Life ou Picture Post. Il ne fait pas d’actualité, mais toujours des sujets de société, sur les « bohémiens » de Montreuil aux filles lumineuses ou sur les forts des Halles.

A Paris, Ronis préfère les quartiers populaires. Mais il nous montre aussi Sèvres-Babylone dans la brume, sous le store de l’hôtel Lutetia, ou la place Vendôme sous la neige. Et il nous livre toujours des personnages perdus, comme une enfant toute seule avec des sacs et des valises à la gare Montparnasse.

Hors commande, Willy Ronis continue son travail personnel à Paris. A la fin des années 40, un ami de sa femme, Daniel Pipart, peintre rue de Ménilmontant, lui fait découvrir le quartier de Belleville et Ménilmontant, qu’il ne connaissait pas.

C’est le coup de foudre : il va parcourir le quartier dans tous les sens, et y prendre des photos qui sont parmi les plus belles qui aient été faites à Paris.

»J’y allais en motocyclette et je me promenais comme dans une ville étrangère. Chez Victor, en haut de l’impasse Compans, on poussait un portail et on était en plein ciel. Un vrai jardin s’avançait en terrasse, avec des gloriettes et un jeu de boules à trois couloirs. On découvrait, plein nord, un panorama s’étendant du Sacré-Cœur aux gratte-ciels de Bobigny, avec, par beau temps, à l’horizon, la forêt de Senlis », raconte-t-il.

Mieux que personne, il a su capter la poésie qui émane de ce quartier, du côté campagnard qu’il avait encore à l’époque, de la lumière sur ses pentes, de ses cafés et de ses habitants, de ses gamins et de ses artisans.

Willy Ronis aimerait faire un livre de ces images de Belleville mais aucun éditeur n’en veut. L’ouvrage est finalement publié en 1954 : il est très remarqué mais fait un flop commercial. Réédité trois fois depuis, c’est devenu un classique de la photo.

Les années 60 et 70 sont moins fastes pour les photographes humanistes. Le regard idéaliste qu’ils portaient sur l’homme n’est plus à la mode. De plus, Willy Ronis est exigeant et ne veut pas que ses photos soient publiées n’importe comment. Après de mauvaises surprises, il demande à pouvoir contrôler les légendes.

Les commandes sont moins nombreuses, il fait de la pub, de la mode, du reportage industriel, ce qui ne le passionne pas. En 1972, Willy Ronis décide de quitter Paris pour Gordes, puis l’Isle-sur-la-Sorgue. Pendant ses années provençales, il enseigne et photographie le Midi.

Après quelques années d’oubli, les photographes humanistes parisiens seront redécouverts dans les années 80, avec la mode rétro qui remet au goût du jour les images du vieux Paris. Willy Ronis publie en 1980 Sur le fil du hasard, qui le remet sur le devant de la scène.

A 95 ans, Willy Ronis n’est pas un homme tourné vers le passé. Si ses photos incarnent un Paris d’une autre époque, si on est touché par le côté rétro de ses images, il a toujours, lui, photographié son époque.

Quand il fait des photos dans les années 70, 80, c’est le nouveau Paris qui l’intéresse: les cabines téléphonique en forme de bulle à la nouvelle station de RER des Halles, le Centre Pompidou, la pétanque dans les nouveaux espaces de la rue Vercingétorix, après les démolitions des années 80, la sieste à La Défense. l’endroit même où, en 1938, il couvrait la grève des ouvriers de Citroën, il photographie en 1994 les enfants qui jouent dans les jets d’eau du nouveau parc qui a remplacé les usines Citroën, dans le 15e. A Belleville, il photographie une aire de jeux toute neuve en 1981.

Loin de tout fétichisme, Willy Ronis a conservé peu de tirages d’époque. La plupart des tirages exposés à l’Hôtel de Ville sont donc des tirages modernes, pour certains de photos inédites. Il a largement ouvert ses archives pour l’exposition. On y trouve quelques raretés, comme ces photos couleur des années 50.

Des photos qui nous montrent un Paris qu’on imagine, aujourd’hui, plutôt en noir et blanc. La photo de la promenade du dimanche près des fortifs, en couleur, est une curiosité. Tout comme le rouge vif de la cordonnerie de la rue Tholozé.
 

Ce qui intéresse Willy Ronis, c’est de voir comment ses frères et sœurs parisiens vivent. Pendant 75 ans, il s’est promené dans les rues, dans les manifestations, dans les usines, dans les parcs, photographiant ces « gens » ordinaires.

Des anonymes figuraient sur ses clichés devenus célèbres. Willy Ronis adore retrouver ses sujets. Souvent, ils sont devenus des copains. A ce jour, il en a retrouvé 23, qui se sont reconnus ou qui ont été reconnus par leurs proches, comme la petite fille au bonnet phrygien du 14 juillet 1936, les amoureux de la Bastille ou Rose Zehner, la gréviste de Citroën.

La première, Suzanne Trompette, avait 7 ans en 1936. Elle a découvert la photo avant guerre, puis à la télé, lors du 60e anniversaire du Front populaire. Elle a été interviewée pour l’émission « Les cent photos du siècle » diffusée sur Arte en 2000.

Les Amoureux de la Bastille ont été pris en haut de la colonne de Juillet en 1957. Lors d’une exposition, en 1988, quelqu’un est venu voir Ronis et lui a dit qu’il connaissait bien Riton et Marinette. Depuis des années, ils tenaient un bistrot à quelques centaines de mètres de la Bastille. Dans le café, ils avaient un poster de la fameuse photo, et l’ont accueilli chaleureusement.

Rose Zehner, c’est sa cousine qui l’a reconnue quand la photo a été reproduite dans l’Humanité, après sa parution dans le livre Sur le fil du hasard en 1980. Elle écrit à Ronis par l’intermédiaire du journal. Ils s’envoient des lettres et se téléphonent, avant de se rencontrer, en 1982, 44 ans après la photo. Un film a été tourné autour des retrouvailles du photographe avec cette femme qu’il qualifie de « personnage fabuleux ».

Lors de la belle exposition du Pavillon des Arts de Paris, en 1996, Willy Ronis –il avait déjà, à l’époque, 86 ans- avait déclaré : « Maintenant, je vais, c’est certain, retourner sur le terrain. Car il ne faut surtout pas s’arrêter. Cela pourrait, paraît-il, être extrêmement dangereux ».

Pourtant en 2001, Willy Ronis a posé son appareil photo. « Je me suis trouvé subitement handicapé dans mes capacités de me mouvoir. Je ne pouvais plus bien marcher, je ne pouvais plus courir et ce qui m’intéressait le plus –aller au-devant de l’événement- c’était fini », explique-t-il. Ses dernières photos sont des nus, qui ne demandent pas de courir.

A 95 ans, si Willy Ronis n’a plus bon pied, il a toujours bon œil, comme le montre le petit film projeté dans le cadre de l’exposition, où il raconte et explique ses photos.

Et s’il ne prend pas de nouvelles photos, les anciennes continuent de l’occuper. « Je travaille beaucoup, j’expose en France et à l’étranger. Je vois des tas d’amis. J’imaginais terminer mes jours en faisant des photographies comme un simple amateur. Je me trompais : le métier ne me lâche pas. »

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Bien à vous,

Saint-Sulpice
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Voir aussi:

- Nues, Willy Ronis, Galerie Guigon.

- Willy Ronis, Hôtel de Ville, Joinville-le-Pont.

- Hommage à Willy Ronis.

 

A regarder aussi:

 

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A lire aussi:

 

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« J’aime mieux tâter un peu de tout, quitte à porter mon effort sur ce que je fais volontiers et refuser ce qui m’intéresse moins. Etre libre ? Oui, mais ça n’est pas tant la question de la liberté que le goût pour des choses diverses. » Ce goût, Willy Ronis le conserve toute sa vie, alliant ses travaux de commande et ses recherches personnelles avec l’enseignement de l’histoire et de la technique de la photographie. Il dit aussi : « je suis le contraire du spécialiste, je suis un polygraphe. »

- Willy Ronis par lui-même aux éditions Actes Sud – 63 pages – 13€

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J’ai la mémoire de toutes mes photos, elles forment le tissu de ma vie et pal Ibis, bien sûr, elles se font des signes par-delà les années. Elles se répondent, elles conversent, elles tissent des secrets. À partir d’une cinquantaine de photos, Willy Rouis dessine son autoportrait. On le suit dans ses voyages, ses virées dans les rues de Paris et sur les bords de la Marne, ses reportages aussi. Une photo, c’est un moment pris sur le vif, mais c’est aussi l’histoire d’un jour. Ce jour-là : UN autoportrait à la manière d’un Je me souviens. C’est avec émotion due ce livre feuillette à la fois son être le plus intime, son talent de photographe et son talent de conteur.

- Ce jour-là par Willy Ronis aux éditions Gallimard – 191 pages – 6,50€

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Des années 30 aux années 70, cinquante ans de corps féminins vus par Willy Ronis, accompagné de d’un texte original de Philippe Sollers. Willy Ronis voulait Sollers. Sollers n’attendait que ça. Il a dit oui pour Ronis. Immédiatement.
Le texte de Philippe Sollers aborde et souligne tout ce qui rend précieux et unique le travail de Willy Ronis sur le nu. Le photographe a saisi toutes les occasions de s’y livrer, tissant en quanrante ans une oeuvre secrète dont les plus beaux moments n’avaient jamais été réunis. On connaît sans doute le Nu provençal, une sorte d’instantané de vacances que Ronis transforme en éternité. On connaît moins ou pas du tout ces statues, ces déesses, ces corps filiformes des années 70, ces formes restaurées des années 90 devant les quelles Ronis retrouve l’audace formelle de sannées 30.
Il flirte avec les esthétismes : pleinarisme d’avant-guerre, femmes au tub de la fin du XIXe siècle, jeunes filles de la presse masculine des années 70 … Ces soixante nus sout tous bouleversants. C’est ce que clame Philippe Sollers : ‘Les nus de Willy Ronis, dans leur extraordinaire naturel, sont sacrés’.
Un délice pour les collectionneurs, les amateurs de photographie et les amoureux de l’écriture. 59 photographies.

- Nues par Willy Ronis & Philippe Sollers aux éditions Terre Bleue – 144 pages - 39€

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C’est en 1947 que je tombais amoureux de la Provence. Mon attachement à cette région fut tel que je décidais d’acheter un vieux mas à Gordes, village perché du Vaucluse, et d’y passer une partie de ma vie. Appareil en main, de l’après-guerre à la fin des années soixante-dix, j’arpentais ruelles étroites, marchés labyrinthiques et pincettes ombragées avec l’intention de restituer une Provence ancestrale, rappelant les coutumes issues d’un art de vivre qui a toujours su composer avec le soleil. Car le village provençal, théâtre idéal pour jouer avec la lumière, est conçu de manière à s’intégrer totalement au paysage, son élégance ne consistant à ne vouloir surprendre ni le ciel ni la terre. Ainsi les hommes se fondent-ils dans le décor un jour de marché ou à l’heure de midi, à l’ombre des platanes … Les images de Provence ne correspondent à aucune commande, mon unique motivation étant de me faire plaisir, et c’est dans ce cadre que je créais mon oeuvre fétiche, Le nu provençal. Si l’album se termine sur des vues de Marseille, ville métisse aux fortes saveurs, c’est pour mieux capter la beauté énigmatique de ces régions du soleil aux populations chaleureuses. En écho aux images, Edmonde Charles-Roux évoque cette Provence qu’elle connaît si bien. Sous sa plume, l’architecture et les dialectes locaux deviennent l’occasion d’une réflexion sensible sur la nature du paysage, l’âme de la pierre, l’essence du mas, la qualité du vent, l’odeur des lavandes et de l’ail sauvage.

- Provence par Willy Ronis & Edmonde Charles-Roux aux éditions Hoëbeke – 104 pages – 19,50€

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« À votre âge, à Noël, on n’avait qu’une orange. » La formule a fait le tour des sapins, effrayant les plus jeunes, faisant rire les adultes. Chez les Picouly, dans le nord de la banlieue parisienne, la menace est nettement plus radicale : « Cette année, il n’y aura pas de Noël », répète-t-on au jeune Daniel et à ses frères et soeurs. Pourtant, à force de l’entendre année après année sans jamais qu’elle se réalise, la prophétie perd de sa crédibilité et finit par prêter à rire. Un petit détail qui s’ajoute au grand rituel, à cette foule de préparatifs qui font commencer la fête bien avant la date officielle. La neige, les trottoirs encombrés devant les grands magasins, le mystère de la multiplication des pères Noël, la solennité de l’apprêtage du sapin - qui doit toucher le plafond, sinon c’est sûr, « il n’y aura pas de Noël » - l’ambiance est électrique, la plume est celle d’un enfant de 10 ans. Daniel Picouly livre un texte à la fois intime et témoin d’une époque, plaçant les mots justes sur les images de Robert Doisneau, Willy Ronis, Sabine Weiss et Janine Niepce. Un joli voyage dans les coulisses d’un rêve peuplé de rennes, de trains électriques, et de lutins. –Jocelyn Blériot et Lénaïc Gravis

- Vivement Noël par Willy Ronis & daniel Picouly aux éditions Hoëbeke – 90 pages – Prix non communiqué

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Les chats de Willy sont magnifiques, venez les rencontrer, faites-les entrer à votre tour dans votre vie. On ne comprend même pas comment il a réussi à les saisir au vol, à traquer leur vérité intime, à les faire exister dans leur plus haute simplicité. Il faut être un immense artiste pour laisser ainsi parler les chats, sans les trahir, sans exagérer, sans faire joli. Avoir été juste là, toujours à la bonne place, avec le geste prompt. c’est sans doute son secret et son art (…) Sur chaque photo, passe le grain de la vie, le souffle de l’air, l’odeur même des saisons, c’est incroyable. (…) Cette traversée d’un pan de la vie de Willy Ronis à travers le regard de ses chats est à la fois un pur moment de tendresse et une déclaration d’amour qu’il fait à la vie. Colette Felous

- Les chats de Willy Ronis par lui-même aux éditions Flammarion – 80 pages – 22€

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La découverte des photographies en couleurs de Willy Ronis sera à coup sûr une surprise pour beaucoup. Et c’est, de sa part, l’effet d’un don généreux que d’avoir bien voulu nous les donner à voir. Ce maître du noir et blanc a donc photographié en couleurs dès 1955, dès l’apparition du Kodachrome, film diapositive à la chromie si particulière, et si peu sensible à la lumière qu’il aurait dû, logiquement ; l’empêcher de faire, selon son style et son goût, des instantanés sur le fil du hasard, photos de rue, photos de foule, a fortiori photos de nuit… On verra qu’il n’en est rien et qu’il a su tirer le meilleur parti de la contrainte opposée. à la spontanéité de son regard. La couleur ici n’est en rien un prétexte, elle est une autre manière de voir, ni plus riche ni moins libre : elle est une façon différente de traiter de la lumière – la grande affaire de la photographie -, une autre  » métrique « , pas même un autre langage. Et Paris est bien plus qu’un sujet : c’est le matériau de l’auteur qui s’émeut au spectacle de la vie ordinaire côtoyée chaque jour dans sa ville, la vie banale et souriante des Parisiens à laquelle il confère une profondeur puisée à son émotion-même. Car ce qu’il importe de noter c’est que le photographe a, par les moyens qui lui sont propres, poursuivi de questionner l’âme populaire en ses reflets gais ou mélancoliques, en ses images frivoles ou graves, qu’il a touché du doigt – ou de l’œil – la beauté palpitante et la tendresse bonhomme de ce peuple bigarré, qui sont les  » débris et trésors  » poétiques de la Ville – que seul un grand artiste pouvait recueillir avec une telle constante bonté, en noir comme en couleurs.

- Paris-Couleurs par Willy Ronis aux éditions le temps qu’il fait – 117 pages - 35€

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Willy Ronis et Paris ? L’histoire tendre d’un amour jamais démenti, aussi fort qu’au premier jour, voilà bientôt un siècle… Né en 1910 dans le IXe arrondissement, l’artiste n’a en effet jamais cessé de photographier sa ville et le quotidien de ses habitants. Ce travail, entrepris à partir des années 1930, couvre tous les aspects de la vie parisienne. En plongeant dans ses archives, Willy Ronis a exhumé de nombreuses images inédites qu’il a organisées en séquences : la Seine et ses rives où on taquine le gardon, la rue, la nuit, les bistrots, les Parisiens au travail, le quartier des Halles, le jardin du Luxembourg, la rue de la Huchette… Sa sélection s’achève sur la ville d’aujourd’hui, les secteurs récents et ses arrondissements de prédilection. Cinquante ans après la parution de Belleville-Ménilmontant, son livre-culte sur la capitale, le photographe est retourné arpenter son quartier à la recherche du Paris perdu. Ici, comme aux abords du canal Saint-Martin, la métropole embaume encore la province. Consacré en 1979 par le Grand Prix national des Arts et Lettres pour la photographie, l’œuvre de Willy Ronis témoigne d’un art subtil du cadrage et de la lumière qui lui inspire des compositions rigoureuses, distanciées et singulièrement mélodieuses.

- Paris, éternellement par Willy Ronis aux éditions Hoëbeke – 157 pages – 33€

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Chaleureux, pittoresque et poétique, le quartier dont Willy Ronis est tombé amoureux en 1947 représente un témoignage hors pair sur un Paris disparu, celui d’une douceur de vivre modeste et insouciante. Emu par ces images, Dider Daeninckx a imaginé le récit d’un gars de Ménilmontant : longtemps exilé, l’homme revient sur ses pas et nous fait découvrir la légende du quartier.

- Belleville, Ménilmontant par Willy Ronis & Didier Daeninckx aux éditions Hoëbeke – 112 pages - 31€

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Willy Ronis, photographe de montagne ? Le dernier grand personnage de la photographie humaniste – il est né en 1910 – a commencé sa carrière professionnelle avec ses reportages sur les manifestations et les grèves de 1936, avant de connaître une célébrité tardive avec ses images d’un Paris aujourd’hui disparu. En soixante-dix ans, ses images sont devenues de véritables icônes poétiques, centrées surtout sur le travail des hommes, la vie quotidienne, la ville. Mais Willy Ronis avait un jardin secret. Un jardin secret qui s’étend des Alpes aux Vosges, via le Jura, en poussant des pointes jusqu’aux Cévennes, via la
Provence. Ce citadin se révèle ici amoureux des grands espaces et de la nature en nous offrant les photos, pour la plupart inédites, qu’il a prises au cours de ses innombrables expéditions en montagne, sa passion. Loin des villes et des usines qu’il a su magnifier comme personne, son talent s’y exprime tout aussi puissamment. La Montagne de Willy Ronis est une révélation : sous les pavés, les alpages.

- La Montagne de Willy Ronis par lui-même & Christian Sorq aux éditions Terre Bleue – 173 pages - 38€ 

EXPOSITIONS

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Voici par catégorie l’ensemble de mes articles publiés. Espérant que cet index facilitera votre « navigation » au sein de mon blog. Bonne Lecture. Il vous suffit de cliquer sur l’article qui vous intéresse et vous n’avez plus qu’à le lire directement.

Toutes les images visibles sur ce site le sont dans un but éducatif et de valorisation de l’Artiste ainsi que de son travail. Si celui-ci ou un ayant droit refuse de les y voir figurer, elle seront retirées sur simple demande.

Pour les expositions en cours le lien est accompagné d’une jaquette imagée, une fois l’exposition terminée, la mention (clos) remplace la jaquette. Ceci vous permettra d’un coup d’oeil de vous diriger sur les expositions encore actives.

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Les petites chroniques de Saint-Sulpice ( suite)

Expositions

 

 

Art brut Japonais – Halle Saint-Pierre – Paris 24 Mars 2010 au 2 Janvier 2011.

EXPOSITIONS  expo_0

Cadeaux des Tsars, La Diplomatie Navale dans l’Alliance Franco-Russe, 1891~1914 – Musée National de la Marine – Palais de Chaillot – Paris – 28 Mai au 3 Octobre 2010.  ( Clos)

 Tous les Bateaux du Monde – Musée de la Marine – Palais de Chaillot – 10 Mars au 1 Novembre 2010.  ( Clos)

Irving Penn, “Les Petits Métiers” – Fondation Henri Cartier-Bresson – Paris – 5 Mai au 25 Juillet 2010. ( Clos)

Willy Ronis, une poétique de l’engagement – Monnaie de Paris – 16 Avril au 22 Août 2010. ( Clos )

Nicolas Sénégas – Evolution Anthropomécanique – Le Cube – Issy les Moulineaux – 2 Février au 24 Juillet 2010. ( Clos)

Edvard Munch ou l’anti-cri – Pinacothèque de Paris – Paris – 19 Février au 18 Juillet 2010.  ( Clos )

Art de la Calligraphie ~ Liu Zuoxiu – Centre Culturel de la Chine – Paris – 5 Juillet au 10 Juillet 2010. ( Clos )

L’impossible Photographie, Prisons Parisiennes ( 1851~2010) – Musée Carnavalet – Paris – 10 Février au 4 Juillet 2010.  (Clos)

Bretagne, Voyager en Couleurs (Autochromes 1907~1929) – Musée Albert Kahn -Boulogne-Billancourt – 20 0ctobre 2009 au 4 Juillet 2010. (Clos)

La Voie du Tao, un autre chemin de l’être – Galeries Nationales, Grand Palais – Paris – 31 Mars au 5 Juillet 2010.  (Clos)

Crimes et châtiments, de Goya à Picasso – Musée d’Orsay – Paris – 16 Mars au 27 Juin 2010. ( Clos )

 A la Vie – Mairie du 12ème – Paris – 4 Juin au 23 juin 2010. ( Clos )

Meijer de Haan, le maître caché – Musée d’Orsay – Paris – 16 Mars au 20 Juin 2010. ( Clos )

Photography Not Art, le Naturalisme selon Peter Henry Emerson 1886~1895 – Musée d’Orsay – Paris – 16 Mars au 20 Juin 2010. ( Clos )

Le Piéton du 11ème – Gérard Lavalette – Mairie du 11ème – Paris – 31 Mai au 11 Juin 2010. ( Clos )

Mathilde Rosier – “Find circumstances in the antechamber” – Musée du jeu de Paume – Paris – 9 Février au 6 Juin 2010.

Robert Doisneau sous le soleil de la Californie – Galerie Claude Bernard – Paris – 1 Avril au 1 Juin 2010. ( Clos )

 Izis, Paris des rêves – Hôtel de Ville de Paris – 20 Janvier au 29 Mai 2010.   (Clos)

Paris ville rayonnante (Architecture et sculpture des églises parisiennes au XIIIe siècle ) – Musée National du Moyen-Âge – Paris – 10 Février au 24 Mai 2010. (Clos)

Sainte Russie, L’art russe, des origines à Pierre le Grand – Musée du Louvre – Paris – 5 Mars au 24 Mai 2010. (Clos)

Ivan Loubennikov – Galerie Alain Blondel – Paris – 20 Mars au 19 Mai 2010. (Clos)

Les derniers Maharajas ~ Costumes du Grand Durbar à l’indépendance 1911~1947 – Fondation Pierre Bergé & Yves Saint-Laurent – Paris – 10 Février au 9 Mai 2010.   (Clos)

Eloge du négatif, le calotype en Italie, les années pionnières – Petit-Palais – 18 Février au 2 Mai 2010.  (Clos)

De Watteau à Degas – Institut Néerlandais – Paris – 11 Février au 11 Avril 2010. (Clos)

Robert Doisneau, Du Métier à l’Oeuvre – Fondation Henri Cartier-Bresson – Paris – 13 Janvier au 18 Avril 2010.   (Clos)

Elliott Erwitt “Personal Best” – Maison Européenne de la Photographie – Paris – 3 Février au 4 Avril 2010. (Clos)

Maurice Renoma, Mythologies – Galerie Sparts – Paris – 11 Mars au 3 Avril 2010.  (Clos)

Johann Soussi – Exposition “Retour” – Café Rouge – Paris – 1er au 31 Mars 2010.  (Clos)

Paris inondé en 1910 – Galerie des Bibliothèques – Paris – 8 Janvier au 28 Mars 2010.  (Clos)

Breteuil 1900 – Mairie du 7ème – Paris -11 au 25 Mars 2010. (Clos)   

Pierre Soulages – Centre Georges Pompidou – Paris – Du 14 Octobre 2009 au 8 Mars 2010.   (Clos)   

La révolution à la poursuite du crime “Le justiciable devant les tribunaux criminels à Paris 1790 – 1792″ – Centre Historique des Archives Nationales, Hôtel de Soubise – Paris – 18 Novembre 2009 au 15 Février 2010.   (Clos)   

Louis XIV, l’homme et le Roi – Château de Versailles – 20 Octobre 2009 au 7 Février 2010.  (Clos)   

Les grands monuments de Lutèce – Paris.  (Clos)

Alain Ornicar Petit – Atelier Louis Barillet – Paris – Du 21 Octobre 2009 au 30 Janvier 2010.  (Clos)

Teotihuacán Cité des Dieux – Musée du Quai Branly – Paris – Du 6 octobre 2009 au 24 Janvier 2010.  (Clos)

Michael Kenna, Rétrospective – BNF – Paris – 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010.  (Clos)

Fernand Pelez “la Parade des Humbles” – Petit Palais – Paris – 24 Septembre 2009 au 17 Janvier 2010. (Clos)

Souvenirs d’Italie (1600~1850) Chefs d’oeuvres du Petit-Palais – Musée de la Vie Romantique – Paris – 29 Septembre 2009 au 17 Janvier 2010.  (Clos)

Jim Hodges – Centre Pompidou – Paris – 14 octobre 2009 au 18 janvier 2010.  (Clos)

Louis Comfort Tiffany ~ Couleurs & Lumières – Musée du Luxembourg – Paris – 16 Septembre 2009 au 17 Janvier 2010   (Clos)

Les Passages Parisiens de Robert Doisneau – Monnaie de Paris – Paris – 12 Décembre 2009 au 15 Janvier 2010.  (Clos)

Or des Amériques – Muséum d’Histoire Naturelle – Paris.  (Clos)

Les Buddhas du Shandong – Musée Cernuschi – Paris – Du 18 Septembre 2009 au 3 Janvier 2010. (Clos)

La Grande Aventure des Chrétiens d’Orient – Eglise Saint-Roch – Paris – 28 Novembre 2009 au 3 Janvier 2010.   (Clos)

Les Cathédrales en héritage – Domaine National du Palais-Royal – Paris – 18 Septembre au 31 Décembre 2009.  (Clos)

Janol Alpin – Exposition Métropolisson – Mairie du 19ème – Paris – 2 au 8 Décembre 2009. (Clos)

Marguerite Gérard, Artiste en 1789 dans l’atelier de Fragonard – 10 Septembre au 6 Décembre 2009 – Musée Cognacq-Jay – Paris. (Clos)

Fanny Giustiniani, ”De la Matière à la Lumière” – Mairie du 6e – Paris – Du 3 au 24 Novembre 2009.(Clos)

Pierre Piget – Mairie du 6e – Paris – 5 au 24 Novembre 2009.(Clos)

Ketty Kupfer – Mairie du 16e – Paris – 21 au 24 Octobre 2009.(Clos)

Henri Zuber – Mairie du 6ème – Paris – 5 au 28 Octobre 2009.(Clos)

Itinérances de Michèle Mazzacurati – Mairie du 6ème – Paris – 6 au 27 Octobre 2009.(Clos)

Ara Güler – Lost Istanbul – Maison Européenne de la Photographie – Paris – 9 Septembre au 11 Octobre 2009.(Clos)

La petite robe noire – Domaine du Palais-Royal – Paris – 1 au 17 Octobre 2009.(Clos)

Sarah Caron – Galerie Chambre avec Vues – Paris – 10 Septembre au 31 Octobre 2009.(Clos)

Missak Manouchian, les Arméniens dans la Résistance en France – Mairie du 4e – Paris – Du 14 au 26 Septembre 2009. (Clos)

Charles Marville – Paris photographié au temps d’Haussmann, Portrait d’une ville en mutation – Du 1er au 27 Septembre 2009 – Louvre des Antiquaires – Paris. (Clos)

Edward O. Brooks – Screen-play – Mairie du 6e – Paris – Du 8 au 26 Septembre 2009. (Clos)

Photoquai 2009 – Musée du Quai Branly – Paris – Du 22 Septembre au 22 Novembre 2009. (Clos)

Ferdinando Scianna – La géométrie et la passion – MEP – Paris. (Clos)

Dans les pas de Charles Darwin – Exposition-promenade à Bagatelle – Paris. (Clos)

Joseph Roth “L’exil à Paris 1933 ~ 1939″ – Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme – Paris.  (Clos)

Anselme Boix-Vives – Halle Saint-Pierre – Paris. (Clos)

Les Grands Ducs de Bourgogne – Tour Jean sans peur – Paris.(Clos)

Temples du Savoir – Ahmet Ertug – BNF ( site François Mitterrand ) – Paris. (Clos)

Les trésors des Icônes Bulgares – Sainte-Chapelle du Château de Vincennes.  (Clos)

Art Urbain – Le pavillon Carré Baudouin – Paris.  (Clos)

“Our Fellow Man” – Laurent Van der Stockt – Maison européenne de la photographie (MEP) – Paris. (Clos)

Habiter écologique , quelles architectures pour une ville durable? – Palais de Chaillot – Paris.(Clos)

Le Louvre pendant la Guerre – Regards Photographiques 1938 ~ 1947 – Musée du Louvre – Paris. (Clos)

Un ciel, un monde – L’univers des cerfs-Volants – Bibliothèque Forney – Paris. (Clos)

Willy Ronis – Hôtel de ville – Joinville-le-Pont.  (Clos)

Le Bestiaire d’André Masson – Musée de la Poste – Paris.  (Clos)

Henri Cartier-Bresson à vue d’oeil – Maison Européenne de la Photographie – Paris. (Clos)

Voir l’Italie et mourir… – Musée D’Orsay – Paris. (Clos)

Kenzo – Drouot-Montaigne – 16 & 17 Juin 2009 – Paris. (Clos)

Dali à L’oeuvre – Espace Dali – 10 Avril au 24 Juin 2009 – Paris. (Clos)

Des Américains à Paris – Jardin d’Acclimatation – Paris.  (Clos)

Bâtir pour le Roi, Jules Hardouin-Mansart (1646-1708) – Musée carnavalet. (Clos)

Kandisky – Centre Georges Pompidou – Paris.   (Clos)

Gilles Aillaud – Musée de la Chasse et de la Nature – Paris. (Clos)

Une image peut en cacher une autre. Arcimboldo, Dali, Raetz – Grand-Palais – Paris. (Clos)

Le mont Athos et l’Empire byzantin, trésors de la Sainte Montagne – Petit Palais – Paris. (Clos)

Hypnos – Images et inconscients en Europe (1900-1949) – Musée de l’Hospice Comtesse – Lille.  (Clos)

Jacques Tati – Deux temps, Trois mouvements – Cinémathèque de Paris – 8 Avril au 2 Août 2009. (Clos)

William Blake – Petit Palais – 2 Avril au 28 Juin 2009 -Paris.  (Clos)

Sortilèges – Château d’Aventhon – Fondation Claudine et Jean-Marc Salomon – Alex – Haute-Savoie. (Clos)

William Eggleston – Fondation Cartier – Paris.  (Clos)

Exposition Jacques Tati, la Villa Arpel – Le Cent-Quatre – Paris.  (Clos)

Fastes de Cour et Cérémonies Royales – 31 Mars au 28 Juin 2009 – Château de Versailles. (Clos)

Costumes Populaires Russes des XIX et XX siècles – Fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent – Paris. (Clos)

Filippo et Filippino Lippi – La Renaissance à Prato – Musée du Luxembourg – Paris. (Clos)

T.A.G – Grand Palais – Paris. (Clos)

Ralph Samuel Grossman – Le Monde Voilé – Musée des Beaux-Arts de Rouen. (Clos)

Zadkine sur papier – Musée Zadkine – Paris.(Clos)

Chapeaux: une Anthologie – Victoria and Albert Museum – Londres. (Clos)

Permis de Croquer - Bibliothèque Historique de la Ville de Paris. (Clos)

Ecritures Silencieuses – Espace Louis Vuitton – Paris. (Clos)

Jean-Baptiste Camille Corot – Musée des beaux-Arts de Reims.(Clos)

Les portes du ciel, visions du monde dans l’Égypte ancienne – Le Louvre – Paris.(Clos)

Le Siècle du Jazz – Musée du Quai Branly – 17 Mars au 28 Juin 2009 – Paris. (Clos)

 “Jo’burg et Avenue Patrice Lumumba” – Guy Tillim – Fondation Henri Cartier Bresson – Paris.(Clos)

“Richter en France” – 7 Mars au 1 Juin 2009 – Musée de Grenoble.(Clos)

Oublier Rodin? – 10 Mars au 31 Mai 2009 – Musée d’Orsay – Paris.(Clos)

Terriblement beau ~ Terriblement faux – Galerie Esther Woerdehoff – Paris.(Clos)

Londres ~ Calcutta – Galerie Camera Obscura – Paris.(Clos)

Alexandre Calder – Les Années Parisiennes 1926 ~ 1933 – Centre Georges Pompidou – Paris. (Clos)

Marc Riboud – Musée de la vie Romantique – 3 Mars au 26 Juillet 2009 – Paris.  (Clos)

Exposition Méliès – Cinémathèque Française – Paris. (Clos)

Controverses – 3 Mars au 24 Mai 2009 – BNF Richelieu – Paris.(Clos)

Valadon ~ Utrillo – 6 Mars au 15 Septembre 2009 – Pinacothèque de Paris.(Clos)

Paris capitale photographique 1920-1940 – Jeu de Paume Hôtel de Sully – 10 Février au 24 Mai 2009 – Paris.(Clos)

Fernand Léger – galerie Malingue – du 21 Février au 30 Avril 2009 – Paris. (Clos)

Une Chine peut en cacher une autre – Galerie Anne de Villepoix – Paris. (Clos)

Giorgia Fioro – Le Don 2000 – 2009 – MEP – Paris. (Clos)

Les Primitifs Italiens – 11 Mars au 21 Juin 2009 – Musée Jacquemart-André – Paris .(Clos)

François Rousseau – Du 4 Février au 5 Avril 2009 – MEP – Paris. (Clos)

Sophie Ristelhueber – Musée du Jeu de Paume – Paris.(Clos)

Saul Leiter – Dancing in the street – Musée Nicéphore-Niépce – Chalon-sur-Saône.(Clos)

Hans Erni – Fondation Pierre Gianadda – Jusqu’au 1 Mars 2009 – Martigny – Suisse.(clos)

“L’ombre, Le reflet” – Gilbert Gormezano et Pierre Minot – MEP – Paris.(Clos)

Le petit Nicolas – Hôtel de Ville – 6 Mars au 14 Juillet 2009 – Paris.  (Clos)

Andy Warhol – Maison Rouge – Du 18 Février au 3 Mai 2009 – Paris. (Clos)

American Dream – Cartes Postales 1900~1930 – MEP – Paris. (Clos)

Ray Caesar – Galerie Magda Danysz – 7 Février au 4 Mars 2009 – Paris.(clos)

Quartier Juif du Marais – Bogdan Borkowski – Bibliothèque Marguerite Audoux – Paris.(Clos)

Giorgio de Chirico 1888-1978, la fabrique des rêves – Moma – Paris.(Clos)

Our Body ( A corps ouverts) – Espace 12 Madeleine – Paris.(Clos)

Les Funérailles de Monna Lisa – Yan Pei-Ming – Musée du Louvre – Paris.  (Clos)

Dvâravatî, aux sources du bouddhisme en Thaïlande – Musée Guimet – Paris.(Clos) ( Lien défectueux, veuillez m’en excuser)

Instants d’Architecture – Maison du Danemark – Paris. (Clos)

Robert Franck – Un regard étranger – Musée du Jeu de Paume – Paris. (Clos)

Les Vélins deRedouté – Jardin de Plantes – Paris. (Clos)

Voyage en couleur, Photochromie (1876-1914) – Marc Walter – Bibliothèque Forney – Paris. (Clos)

David LaChapelle – Hôtel de la Monnaie – Paris. (Clos)

Jackson Pollock et le Chamanisme – Pinacothèque de Paris. (clos)

Paris & ses expositions Universelles – 1855-1937 – Conciergerie. (Clos)

Terre Natale, Ailleurs commence ici - Fondation Cartier – Paris. (Clos)

New-York – Galerie Dima- Paris. (clos)

« 6 milliard d’autres » – Yann Arthus-Bertrand au Grand Palais. (clos)

Vers de nouveaux rivages – L’avant-garde Russe dans la collection Costakis.  (Clos)

Abildgaard – Louvre.(clos)

Sarah Moon – Galerie camera obscura. (clos)

Raoul Dufy – Musée d’Art Moderne. (clos)

Akira Kurasawa – Petit Palais. (clos)

« Le métro Parisien vu par Akemi Noguchi » – Musée Carnavalet.(clos)

Couleurs sur corps. (clos)

Jacques Prévert – Paris la belle – Mairie de Paris. (clos)

Upside down, les Arctiques – Musée du Quai-Branly. (clos)

Albert Marquet – Musée de la Marine. (clos)

Bonaparte et l’Egypte – Jusqu’au 29 Mars 2009 – Institut du Monde Arabe – Paris. (Clos)

Emil Nolde – Grand Palais. (clos)

Van Dyck – Musée Jacquemart. (clos)

L’art de Lee Miller – Jeu de Paume – Concorde. (clos)

100 ans d’industrie aérospatiale Française. (clos)

Patrick Demarchelier au Petit Palais. (clos)

Louvre – Exposition Mantegna. (clos)

Moscou – Dasha Zhukova – Centre d’Art  » The Garage ». 

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Jardins de Cristal. (clos)

Musée du Quai Branly – L’esprit mingei au Japon – De l’artisanat populaire au Design.  (clos)

Musée Cernuschi et Petit Palais – Splendeurs de courtisanes – Peintures Ukyio-é. (clos)

Jeff Koons à Versailles.  (Clos)

William Daniels – Le mauvais air… ( Clos)

Walker Evans – Photographier l’Amérique 1929- 1947. (clos)

Les nouveaux musées. 

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Napoléon – Symboles des pouvoirs sous l’Empire. (clos)

A l’air libre – Claire Xuan. (clos)

Expo-vente d’Enluminures chez Buridan. ( Clos)

Richard Avedon au Jeu de Paume. (Clos)

Construire à Lutèce. (clos)

Les soldats de l’éternité – Guerrier Xi’an.   (clos)

1931 – Les étrangers au temps de l’exposition coloniale. (clos)

Dans la ville Chinoise – Regards sur la mutation d’un empire. (Clos)

Annie Leibovitz. (clos)

Valentino – L’hommage des Arts-Décoratifs.  (clos)

Saul Steinberg – Illuminations. (Clos)

Caricature du fumeur du XVIIème siècle à nos jours. (Clos)

Les contes d’Hoffmann.  (Clos)

La chasse aux trésors de Paris. (Clos)

Parc Floral – Paris Jazz Festival. (Clos)

Promenons-nous dans le bois… (Clos)

La Chine à marche forcée – L’oeil de Samuel Bollendorff.  (Clos)

Les Parisiennes de Kiraz. (Clos)

Les années Grace Kelly – Princesse de Monaco. (Clos)

Hôtel de ville de Paris – Jardin éphémère! (Clos)

Hokusai – L’affolé de son art. (Clos)

Kimonos à Bagatelle. (Clos)

2cv – Nostalgie, nostalgie. (Clos)

Pierre Mignard. (Clos)

Musée d’Orsay - L’image révélée. (Clos)

Jean-Michel Berts, un photographe d’exception.(Clos)

Willy Ronis – Hôtel de ville – Joinville-le-Pont

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Nu à la fenêtre, Paris – 1955 - Crédit Photo: © Willy Ronis

 

Fringant du haut de ses 98 printemps, bien que cloué dans son fauteuil roulant, Willy Ronis, l’un des plus grands photographes humanistes avec Robert Doisneau ou Edouard Boubat (…), était présent hier soir pour inaugurer une rétrospective de son oeuvre présentée à la mairie de Joinville.

 

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Pluie place Vendôme, Paris – 1947 - Crédit Photo: © Willy Ronis

 

« Vous l’avez vu, ces photos ne sont pas des photos-chocs, lance-t-il à la cantonade, ce sont simplement des photos de piétons qui regardaient autour d’eux avec un oeil amical. Cela a été un honneur de photographier mes contemporains. »

 

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Carrefour Sèvres-Babylone, Paris 1959 - Crédit Photo: © Willy Ronis

 

Accrochés dans la grande salle des fêtes de la mairie, différents clichés, puisés dans « mes soixante-quinze ans de photo » précise l’artiste, révèlent tous une ambiance différente mais toujours poignante.

 

 

 

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Venise – 1959 - Crédit Photo: © Willy Ronis

 

« Et si certaines photos vous posent des problèmes, n’hésitez pas à me demander, je vous en dévoilerai les secrets avec grand plaisir », a souri Willy Ronis pour conclure son court discours devant une foule de plusieurs centaines de personnes.

 

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Crédit Photo: © Willy Ronis
A partir d’aujourd’hui et jusqu’au 23 mai, le public pourra ainsi découvrir ou redécouvrir 63 clichés pris de 1936 à 1998 en France et à l’étranger.

 

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Paris – 1952 – Crédit Photo: © Willy Ronis

 

Au programme : des photos très connues comme « les Amoureux de la Bastille », « le Nu provençal », « la Péniche aux enfants » (…), accompagnées d’un texte racontant les circonstances de la prise de vue.

 

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Rue Muller – Crédit Photo: © Willy Ronis

 

 

« Ce sont souvent de petites histoires qui croquent un moment de vie et qui sont de véritables témoignages sur son époque », explique un fan du photographe.

 

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Aubagne – 1947 - Crédit Photo: © Willy Ronis

 

 

Des représentants de la municipalité se sont même rendus chez lui à Paris pour lui parler de la présentation de l’exposition.

 

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Crédit Photo: © Willy Ronis

 

 

De l’avis de l’un d’entre eux, ils ont rencontré « un homme adorable, très courtois et sensible ».

 

Amoureux de la Colonne Bastille, Paris – 1957 - Crédit Photo: © Willy Ronis

 

 

L’exposition ne serait pas complète sans des clichés des bords de Marne qui ont beaucoup inspiré l’artiste à ses débuts, en témoignent les « Chez Maxe » (1947), une ancienne guinguette de Joinville, « Créteil vue du pont » (1961)…

 

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Crédit Photo: © Willy Ronis

 

 

« La Partie de tarot » a été prise à Nogent en 1991, à l’époque où sa femme, Marie-Anne, était hospitalisée à la Maison des artistes, située à Nogent.

 

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Crédit Photo: © Willy Ronis

 

 

En 2004, le conseil général du Val-de-Marne avait organisé une exposition réunissant tous les clichés pris sur les bords de Marne à Champigny.

 

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Crédit Photo: © Willy Ronis

 

 

Originalité de la rétrospective : quelques amis de Willy Ronis, parmi lesquels les photographes Janine Niepce, décédée en 2007, Denis Brihat, Ralph Gibson, le cinéaste Patrice Noia (…), ont accepté de donner leur avis sur certains clichés qu’ils aimaient.

 

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Crédit Photo: © Willy Ronis

 

 

Ces commentaires sont des textes inédits. A voir absolument.

 

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Rue Rambuteau – 1956 - Crédit Photo: © Willy Ronis

 

 

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

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Crédit Photo: © Willy Ronis
Hôtel de ville – 23, Rue de Paris – 94340 Joinville-le-Pont – du 29 Avril au 23 Mai 2009 - Salle des fêtes de l’hôtel de ville – Tarif: Entrée libre.

 

 

 

 

 

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Vigneron Girondin, Cavignac – 1945 - Crédit Photo: © Willy Ronis

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Crédit Photo: © Willy Ronis

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Crédit Photo: © Willy Ronis

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Vincent, Aéromodéliste, Gordes – 1949 - Crédit Photo: © Willy Ronisvincentsleeping_bgCrédit Photo: © Willy Ronistoschool_bg

Crédit Photo: © Willy Ronis

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Ménilmontant – 1959 - Crédit Photo: © Willy Ronis

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La Ciotat – 1947 - Crédit Photo: © Willy Ronis

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Crédit Photo: © Willy Ronis

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Avenue Simon Bolivar, Paris – 1949 - Crédit Photo: © Willy Ronis

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Chez Victor, bistrot guinguette, impasse Compans à Belleville, Paris – 1955 - Crédit Photo: © Willy Ronis

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Crédit Photo: © Willy Ronis

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Crédit Photo: © Willy Ronis

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Rue Laurence Savart, 1948 - Crédit Photo: © Willy Ronis

 

Biographie de Willy Ronis

 

Willy Ronis est né en 1910, dans le 9e arrondissement de Paris. Sa mère, juive lituanienne, et son père, juif ukrainien, sont venus en France pour fuir les pogroms. Ils sont tous deux mélomanes, et elle est pianiste. Son père, ouvrier retoucheur dans un studio photo, ouvre son propre studio boulevard Voltaire. L’exposition s’ouvre sur un portrait agrandi de Willy bébé.Willy Ronis a 16 ans quand son père lui offre un appareil photo, un Kodak 6,5 x 11 cm. Sa première photo de Paris est une photo de la Tour Eiffel. Mais sa première vocation d’être musicien. Il rêve d’être compositeur. Il réalise quelques autoportraits. Sur l’un, il pose avec son Kodak, sur l’autre avec son violon.Le jeune Willy commence des études de droit qui ne le passionnent pas. Quand il rentre du service militaire, en 1932, son père est malade et lui demande de l’aider ou même de le remplacer au studio. Mais ce qui l’intéresse, en photo, c’est l’extérieur, la rue. Il déteste le travail de studio, la photo d’identité, les mariages et les communions.

 

Willy Ronis travaille donc pendant quatre ans dans le studio de son père. En même temps, il commence à silloner les rues de Paris. Rue Muller, de nuit, il photographie le pavé luisant et une ligne de halos de réverbères (1934). Déjà, ce sont les gens simples qui l’intéressent, comme les clochards sous les ponts ( Sous le Petit Pont, 1934) ou des ouvriers la nuit, à la lumière d’un brasero. Très jeune il est sensible aux sujets sociaux. Il raocnte qu’il a été fortement impressionné quand il a entendu, dans un wagon de métro, un groupe d’ouvriers qui chantaient  » la jeune garde ».

Dès 1934, il photographie les manifestations ouvrières, la Fête de l’Humanité à Garches, le 20e anniversaire de la mort de Jean Jaurès, une manifestation au Mur des Fédérés.

1936, année du Front populaire, est une année charnière. En juin, son père meurt, le studio, en faillite, est abandonné à ses créanciers. Exit, donc, la photo de studio. Un mois plus tard, Willy Ronis est au défilé du 14 juillet à la Bastille. Il prend une petite fille, le poing levé, sur les épaules de son père. La photo paraît dans l’Humanité un mois plus tard, marquant ses débuts dans le métier de photographe indépendant.

Jusqu’à la guerre, Ronis parcourt Paris, accumulant des archives. Il aime photographier les gens mais, timide, il ne s’approche jamais beaucoup, ne les prend pas de face. Il aime particulièrement les personnages isolés dans une foule, un peu mélancoliques, comme cette fille dans le métro aérien (1939).

En 1938, il fait un reportage sur une grève à l’usine Javel-Citroën, pour le magazine Regards. Il s’attache au quotidien de la grève, les parties de foot ou de dames, la gamelle et la couture qui meublent les journées d’occupation. Une photo de ce reportage, exposée à l’Hôtel de Ville, est restée inédite pendant des années : Rose Zehner, perchée sur un chaise pour haranguer ses collègues, le doigt tendu, était trop sombre pour être publiée. Il l’a exhumée quarante ans plus tard et elle est devenue une de ses photos les plus célèbres.

Willy Ronis a d’ailleurs retrouvé Rose Zehner, bien des années après. aussi : sa cousine l’a reconnue quand la photo a été publiée dans un livre et elle a contacté le photographe.
Pendant la guerre, Willy Ronis fuit Paris : il ne veut pas porter l’étoile jaune. Il passe en zone libre. Dans le midi, il rencontre Jacques Prévert, vit de petits boulots.

Quand Willy Ronis retrouve sa ville natale, fin 1944, le travail ne manque pas. Il commence par couvrir le retour des prisonniers, la liesse du 8 mai 1945.

»La reprise de l’activité après la Libération fut assez fascinante. Le public avait une folle soif d’images et, pendant quelques années, la photographie pour la page imprimée connut une période de grande fertilité », se souvient le photographe.

C’est dans une ambiance où « on se sentait porté par une chaleur de cœur », comme disait Henri Cartier-Bresson, que s’épanouit ce qu’on a appelé l’école humaniste française, autour du Groupe des XV et de l’agence Rapho, que Willy Ronis rejoint à cette époque. On y trouve Robert Doisneau, Edouard Boubat, Izis.

Ce courant s’impose au niveau international, avec une exposition au MoMA de New York (1953) et l’exposition itinérante The Family of Man, organisée par Edward Steichen en 1955.

Willy Ronis effectue des commandes pour les magazines Regards et Point de Vue, et aussi Time, Life ou Picture Post. Il ne fait pas d’actualité, mais toujours des sujets de société, sur les « bohémiens » de Montreuil aux filles lumineuses ou sur les forts des Halles.

A Paris, Ronis préfère les quartiers populaires. Mais il nous montre aussi Sèvres-Babylone dans la brume, sous le store de l’hôtel Lutetia, ou la place Vendôme sous la neige. Et il nous livre toujours des personnages perdus, comme une enfant toute seule avec des sacs et des valises à la gare Montparnasse.

Hors commande, Willy Ronis continue son travail personnel à Paris. A la fin des années 40, un ami de sa femme, Daniel Pipart, peintre rue de Ménilmontant, lui fait découvrir le quartier de Belleville et Ménilmontant, qu’il ne connaissait pas.

C’est le coup de foudre : il va parcourir le quartier dans tous les sens, et y prendre des photos qui sont parmi les plus belles qui aient été faites à Paris.

»J’y allais en motocyclette et je me promenais comme dans une ville étrangère. Chez Victor, en haut de l’impasse Compans, on poussait un portail et on était en plein ciel. Un vrai jardin s’avançait en terrasse, avec des gloriettes et un jeu de boules à trois couloirs. On découvrait, plein nord, un panorama s’étendant du Sacré-Cœur aux gratte-ciels de Bobigny, avec, par beau temps, à l’horizon, la forêt de Senlis », raconte-t-il.

Mieux que personne, il a su capter la poésie qui émane de ce quartier, du côté campagnard qu’il avait encore à l’époque, de la lumière sur ses pentes, de ses cafés et de ses habitants, de ses gamins et de ses artisans.

Willy Ronis aimerait faire un livre de ces images de Belleville mais aucun éditeur n’en veut. L’ouvrage est finalement publié en 1954 : il est très remarqué mais fait un flop commercial. Réédité trois fois depuis, c’est devenu un classique de la photo.

Les années 60 et 70 sont moins fastes pour les photographes humanistes. Le regard idéaliste qu’ils portaient sur l’homme n’est plus à la mode. De plus, Willy Ronis est exigeant et ne veut pas que ses photos soient publiées n’importe comment. Après de mauvaises surprises, il demande à pouvoir contrôler les légendes.

Les commandes sont moins nombreuses, il fait de la pub, de la mode, du reportage industriel, ce qui ne le passionne pas. En 1972, Willy Ronis décide de quitter Paris pour Gordes, puis l’Isle-sur-la-Sorgue. Pendant ses années provençales, il enseigne et photographie le Midi.

Après quelques années d’oubli, les photographes humanistes parisiens seront redécouverts dans les années 80, avec la mode rétro qui remet au goût du jour les images du vieux Paris. Willy Ronis publie en 1980 Sur le fil du hasard, qui le remet sur le devant de la scène.

A 95 ans, Willy Ronis n’est pas un homme tourné vers le passé. Si ses photos incarnent un Paris d’une autre époque, si on est touché par le côté rétro de ses images, il a toujours, lui, photographié son époque.

Quand il fait des photos dans les années 70, 80, c’est le nouveau Paris qui l’intéresse: les cabines téléphonique en forme de bulle à la nouvelle station de RER des Halles, le Centre Pompidou, la pétanque dans les nouveaux espaces de la rue Vercingétorix, après les démolitions des années 80, la sieste à La Défense. l’endroit même où, en 1938, il couvrait la grève des ouvriers de Citroën, il photographie en 1994 les enfants qui jouent dans les jets d’eau du nouveau parc qui a remplacé les usines Citroën, dans le 15e. A Belleville, il photographie une aire de jeux toute neuve en 1981.

Loin de tout fétichisme, Willy Ronis a conservé peu de tirages d’époque. La plupart des tirages exposés à l’Hôtel de Ville sont donc des tirages modernes, pour certains de photos inédites. Il a largement ouvert ses archives pour l’exposition. On y trouve quelques raretés, comme ces photos couleur des années 50.

Des photos qui nous montrent un Paris qu’on imagine, aujourd’hui, plutôt en noir et blanc. La photo de la promenade du dimanche près des fortifs, en couleur, est une curiosité. Tout comme le rouge vif de la cordonnerie de la rue Tholozé.
Ce qui intéresse Willy Ronis, c’est de voir comment ses frères et sœurs parisiens vivent. Pendant 75 ans, il s’est promené dans les rues, dans les manifestations, dans les usines, dans les parcs, photographiant ces « gens » ordinaires.

Des anonymes figuraient sur ses clichés devenus célèbres. Willy Ronis adore retrouver ses sujets. Souvent, ils sont devenus des copains. A ce jour, il en a retrouvé 23, qui se sont reconnus ou qui ont été reconnus par leurs proches, comme la petite fille au bonnet phrygien du 14 juillet 1936, les amoureux de la Bastille ou Rose Zehner, la gréviste de Citroën.

La première, Suzanne Trompette, avait 7 ans en 1936. Elle a découvert la photo avant guerre, puis à la télé, lors du 60e anniversaire du Front populaire. Elle a été interviewée pour l’émission « Les cent photos du siècle » diffusée sur Arte en 2000.

Les Amoureux de la Bastille ont été pris en haut de la colonne de Juillet en 1957. Lors d’une exposition, en 1988, quelqu’un est venu voir Ronis et lui a dit qu’il connaissait bien Riton et Marinette. Depuis des années, ils tenaient un bistrot à quelques centaines de mètres de la Bastille. Dans le café, ils avaient un poster de la fameuse photo, et l’ont accueilli chaleureusement.

Rose Zehner, c’est sa cousine qui l’a reconnue quand la photo a été reproduite dans l’Humanité, après sa parution dans le livre Sur le fil du hasard en 1980. Elle écrit à Ronis par l’intermédiaire du journal. Ils s’envoient des lettres et se téléphonent, avant de se rencontrer, en 1982, 44 ans après la photo. Un film a été tourné autour des retrouvailles du photographe avec cette femme qu’il qualifie de « personnage fabuleux ».

Lors de la belle exposition du Pavillon des Arts de Paris, en 1996, Willy Ronis –il avait déjà, à l’époque, 86 ans- avait déclaré : « Maintenant, je vais, c’est certain, retourner sur le terrain. Car il ne faut surtout pas s’arrêter. Cela pourrait, paraît-il, être extrêmement dangereux ».

Pourtant en 2001, Willy Ronis a posé son appareil photo. « Je me suis trouvé subitement handicapé dans mes capacités de me mouvoir. Je ne pouvais plus bien marcher, je ne pouvais plus courir et ce qui m’intéressait le plus –aller au-devant de l’événement- c’était fini », explique-t-il. Ses dernières photos sont des nus, qui ne demandent pas de courir.

A 95 ans, si Willy Ronis n’a plus bon pied, il a toujours bon œil, comme le montre le petit film projeté dans le cadre de l’exposition, où il raconte et explique ses photos.

Et s’il ne prend pas de nouvelles photos, les anciennes continuent de l’occuper. « Je travaille beaucoup, j’expose en France et à l’étranger. Je vois des tas d’amis. J’imaginais terminer mes jours en faisant des photographies comme un simple amateur. Je me trompais : le métier ne me lâche pas. »

Voir aussi:

- Nues, Willy Ronis, Galerie Guigon.

- Hommage à Willy Ronis.

- Willy Ronis vient de mourir.

 

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« J’aime mieux tâter un peu de tout, quitte à porter mon effort sur ce que je fais volontiers et refuser ce qui m’intéresse moins. Etre libre ? Oui, mais ça n’est pas tant la question de la liberté que le goût pour des choses diverses. » Ce goût, Willy Ronis le conserve toute sa vie, alliant ses travaux de commande et ses recherches personnelles avec l’enseignement de l’histoire et de la technique de la photographie. Il dit aussi : « je suis le contraire du spécialiste, je suis un polygraphe. »

- Willy Ronis par lui-même aux éditions Actes Sud – 63 pages – 13€

 

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J’ai la mémoire de toutes mes photos, elles forment le tissu de ma vie et pal Ibis, bien sûr, elles se font des signes par-delà les années. Elles se répondent, elles conversent, elles tissent des secrets. À partir d’une cinquantaine de photos, Willy Rouis dessine son autoportrait. On le suit dans ses voyages, ses virées dans les rues de Paris et sur les bords de la Marne, ses reportages aussi. Une photo, c’est un moment pris sur le vif, mais c’est aussi l’histoire d’un jour. Ce jour-là : UN autoportrait à la manière d’un Je me souviens. C’est avec émotion due ce livre feuillette à la fois son être le plus intime, son talent de photographe et son talent de conteur.

- Ce jour-là par Willy Ronis aux éditions Gallimard – 191 pages – 6,50€

 

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Des années 30 aux années 70, cinquante ans de corps féminins vus par Willy Ronis, accompagné de d’un texte original de Philippe Sollers. Willy Ronis voulait Sollers. Sollers n’attendait que ça. Il a dit oui pour Ronis. Immédiatement.
Le texte de Philippe Sollers aborde et souligne tout ce qui rend précieux et unique le travail de Willy Ronis sur le nu. Le photographe a saisi toutes les occasions de s’y livrer, tissant en quanrante ans une oeuvre secrète dont les plus beaux moments n’avaient jamais été réunis. On connaît sans doute le Nu provençal, une sorte d’instantané de vacances que Ronis transforme en éternité. On connaît moins ou pas du tout ces statues, ces déesses, ces corps filiformes des années 70, ces formes restaurées des années 90 devant les quelles Ronis retrouve l’audace formelle de sannées 30.
Il flirte avec les esthétismes : pleinarisme d’avant-guerre, femmes au tub de la fin du XIXe siècle, jeunes filles de la presse masculine des années 70 … Ces soixante nus sout tous bouleversants. C’est ce que clame Philippe Sollers : ‘Les nus de Willy Ronis, dans leur extraordinaire naturel, sont sacrés’.
Un délice pour les collectionneurs, les amateurs de photographie et les amoureux de l’écriture. 59 photographies.

- Nues par Willy Ronis & Philippe Sollers aux éditions Terre Bleue – 144 pages - 39€

 

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C’est en 1947 que je tombais amoureux de la Provence. Mon attachement à cette région fut tel que je décidais d’acheter un vieux mas à Gordes, village perché du Vaucluse, et d’y passer une partie de ma vie. Appareil en main, de l’après-guerre à la fin des années soixante-dix, j’arpentais ruelles étroites, marchés labyrinthiques et pincettes ombragées avec l’intention de restituer une Provence ancestrale, rappelant les coutumes issues d’un art de vivre qui a toujours su composer avec le soleil. Car le village provençal, théâtre idéal pour jouer avec la lumière, est conçu de manière à s’intégrer totalement au paysage, son élégance ne consistant à ne vouloir surprendre ni le ciel ni la terre. Ainsi les hommes se fondent-ils dans le décor un jour de marché ou à l’heure de midi, à l’ombre des platanes … Les images de Provence ne correspondent à aucune commande, mon unique motivation étant de me faire plaisir, et c’est dans ce cadre que je créais mon oeuvre fétiche, Le nu provençal. Si l’album se termine sur des vues de Marseille, ville métisse aux fortes saveurs, c’est pour mieux capter la beauté énigmatique de ces régions du soleil aux populations chaleureuses. En écho aux images, Edmonde Charles-Roux évoque cette Provence qu’elle connaît si bien. Sous sa plume, l’architecture et les dialectes locaux deviennent l’occasion d’une réflexion sensible sur la nature du paysage, l’âme de la pierre, l’essence du mas, la qualité du vent, l’odeur des lavandes et de l’ail sauvage.

- Provence par Willy Ronis & Edmonde Charles-Roux aux éditions Hoëbeke – 104 pages – 19,50€

 

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« À votre âge, à Noël, on n’avait qu’une orange. » La formule a fait le tour des sapins, effrayant les plus jeunes, faisant rire les adultes. Chez les Picouly, dans le nord de la banlieue parisienne, la menace est nettement plus radicale : « Cette année, il n’y aura pas de Noël », répète-t-on au jeune Daniel et à ses frères et soeurs. Pourtant, à force de l’entendre année après année sans jamais qu’elle se réalise, la prophétie perd de sa crédibilité et finit par prêter à rire. Un petit détail qui s’ajoute au grand rituel, à cette foule de préparatifs qui font commencer la fête bien avant la date officielle. La neige, les trottoirs encombrés devant les grands magasins, le mystère de la multiplication des pères Noël, la solennité de l’apprêtage du sapin - qui doit toucher le plafond, sinon c’est sûr, « il n’y aura pas de Noël » - l’ambiance est électrique, la plume est celle d’un enfant de 10 ans. Daniel Picouly livre un texte à la fois intime et témoin d’une époque, plaçant les mots justes sur les images de Robert Doisneau, Willy Ronis, Sabine Weiss et Janine Niepce. Un joli voyage dans les coulisses d’un rêve peuplé de rennes, de trains électriques, et de lutins. –Jocelyn Blériot et Lénaïc Gravis

- Vivement Noël par Willy Ronis & daniel Picouly aux éditions Hoëbeke – 90 pages – Prix non communiqué

 

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Les chats de Willy sont magnifiques, venez les rencontrer, faites-les entrer à votre tour dans votre vie. On ne comprend même pas comment il a réussi à les saisir au vol, à traquer leur vérité intime, à les faire exister dans leur plus haute simplicité. Il faut être un immense artiste pour laisser ainsi parler les chats, sans les trahir, sans exagérer, sans faire joli. Avoir été juste là, toujours à la bonne place, avec le geste prompt. c’est sans doute son secret et son art (…) Sur chaque photo, passe le grain de la vie, le souffle de l’air, l’odeur même des saisons, c’est incroyable. (…) Cette traversée d’un pan de la vie de Willy Ronis à travers le regard de ses chats est à la fois un pur moment de tendresse et une déclaration d’amour qu’il fait à la vie. Colette Felous

- Les chats de Willy Ronis par lui-même aux éditions Flammarion – 80 pages – 22€

 

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La découverte des photographies en couleurs de Willy Ronis sera à coup sûr une surprise pour beaucoup. Et c’est, de sa part, l’effet d’un don généreux que d’avoir bien voulu nous les donner à voir. Ce maître du noir et blanc a donc photographié en couleurs dès 1955, dès l’apparition du Kodachrome, film diapositive à la chromie si particulière, et si peu sensible à la lumière qu’il aurait dû, logiquement ; l’empêcher de faire, selon son style et son goût, des instantanés sur le fil du hasard, photos de rue, photos de foule, a fortiori photos de nuit… On verra qu’il n’en est rien et qu’il a su tirer le meilleur parti de la contrainte opposée. à la spontanéité de son regard. La couleur ici n’est en rien un prétexte, elle est une autre manière de voir, ni plus riche ni moins libre : elle est une façon différente de traiter de la lumière – la grande affaire de la photographie -, une autre  » métrique « , pas même un autre langage. Et Paris est bien plus qu’un sujet : c’est le matériau de l’auteur qui s’émeut au spectacle de la vie ordinaire côtoyée chaque jour dans sa ville, la vie banale et souriante des Parisiens à laquelle il confère une profondeur puisée à son émotion-même. Car ce qu’il importe de noter c’est que le photographe a, par les moyens qui lui sont propres, poursuivi de questionner l’âme populaire en ses reflets gais ou mélancoliques, en ses images frivoles ou graves, qu’il a touché du doigt – ou de l’œil – la beauté palpitante et la tendresse bonhomme de ce peuple bigarré, qui sont les  » débris et trésors  » poétiques de la Ville – que seul un grand artiste pouvait recueillir avec une telle constante bonté, en noir comme en couleurs.

- Paris-Couleurs par Willy Ronis aux éditions le temps qu’il fait – 117 pages - 35€

 

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Willy Ronis et Paris ? L’histoire tendre d’un amour jamais démenti, aussi fort qu’au premier jour, voilà bientôt un siècle… Né en 1910 dans le IXe arrondissement, l’artiste n’a en effet jamais cessé de photographier sa ville et le quotidien de ses habitants. Ce travail, entrepris à partir des années 1930, couvre tous les aspects de la vie parisienne. En plongeant dans ses archives, Willy Ronis a exhumé de nombreuses images inédites qu’il a organisées en séquences : la Seine et ses rives où on taquine le gardon, la rue, la nuit, les bistrots, les Parisiens au travail, le quartier des Halles, le jardin du Luxembourg, la rue de la Huchette… Sa sélection s’achève sur la ville d’aujourd’hui, les secteurs récents et ses arrondissements de prédilection. Cinquante ans après la parution de Belleville-Ménilmontant, son livre-culte sur la capitale, le photographe est retourné arpenter son quartier à la recherche du Paris perdu. Ici, comme aux abords du canal Saint-Martin, la métropole embaume encore la province. Consacré en 1979 par le Grand Prix national des Arts et Lettres pour la photographie, l’œuvre de Willy Ronis témoigne d’un art subtil du cadrage et de la lumière qui lui inspire des compositions rigoureuses, distanciées et singulièrement mélodieuses.

- Paris, éternellement par Willy Ronis aux éditions Hoëbeke – 157 pages – 33€

 

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Chaleureux, pittoresque et poétique, le quartier dont Willy Ronis est tombé amoureux en 1947 représente un témoignage hors pair sur un Paris disparu, celui d’une douceur de vivre modeste et insouciante. Emu par ces images, Dider Daeninckx a imaginé le récit d’un gars de Ménilmontant : longtemps exilé, l’homme revient sur ses pas et nous fait découvrir la légende du quartier.

- Belleville, Ménilmontant par Willy Ronis & Didier Daeninckx aux éditions Hoëbeke – 112 pages - 31€

 

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Willy Ronis, photographe de montagne ? Le dernier grand personnage de la photographie humaniste – il est né en 1910 – a commencé sa carrière professionnelle avec ses reportages sur les manifestations et les grèves de 1936, avant de connaître une célébrité tardive avec ses images d’un Paris aujourd’hui disparu. En soixante-dix ans, ses images sont devenues de véritables icônes poétiques, centrées surtout sur le travail des hommes, la vie quotidienne, la ville. Mais Willy Ronis avait un jardin secret. Un jardin secret qui s’étend des Alpes aux Vosges, via le Jura, en poussant des pointes jusqu’aux Cévennes, via la
Provence. Ce citadin se révèle ici amoureux des grands espaces et de la nature en nous offrant les photos, pour la plupart inédites, qu’il a prises au cours de ses innombrables expéditions en montagne, sa passion. Loin des villes et des usines qu’il a su magnifier comme personne, son talent s’y exprime tout aussi puissamment. La Montagne de Willy Ronis est une révélation : sous les pavés, les alpages.

- La Montagne de Willy Ronis par lui-même & Christian Sorq aux éditions Terre Bleue – 173 pages - 38€ 

 

Exposition Jacques Tati, La Villa Arpel – Le Cent-Quatre – Paris

Exposition Jacques Tati, La Villa Arpel - Le Cent-Quatre - Paris dans EXPOSITIONS

 

 

En écho à l’exposition « Jacques Tati, deux temps, trois mouvements » à la Cinémathèque française, le CENTQUATRE nous propose la visite de la Villa Arpel, célèbre décor du film désormais culte Mon Oncle. A découvrir en entrée libre, du 10 avril au 3 mai 2009.

 

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A une époque où triomphent les arts ménagers et le confort moderne, où l’on assiste aux débuts de la domotique, Jacques Tati imagine, invente avec son complice Lagrange, l’inoubliable Villa Arpel.

 

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Décor du film Mon Oncle, elle fut montée en 1956 aux Studios de La Victorine, près de Nice, avant d’être détruite à la fin du tournage. Recréée pour la 1e fois à l’échelle réelle au salon Futur Intérieur en janvier 2007, la voilà installée en grandeur nature et accessoirisée dans la Halle Curial du CENTQUATRE. Et éclairée comme au cinéma ! Rien n’y manque…La Villa Arpel est la représentation de la Modernité selon Tati, l’objet de toutes les interrogations, toutes les maladresses de monsieur Hulot l’inadapté.

 

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Passé le jardin rectiligne rose et bleu, façon Villa Noailles, le plan d’eau et ses nénuphars de plastique, le garage et la Chevrolet bel Air 1956 de monsieur Arpel, on découvrira la cuisine robotisée high tech, immaculée de Madame, la chambre très fonctionnelle du petit Gérard, le vaste salon et son canapé haricot, ses fauteuils coquetiers…
On entendrait presque madame Arpel : « C’est si pratique. Tout communique! » Tel un chemin de ronde visuelle (extraits de Mon Oncle, et d’archives publicitaires de l’époque) et sonore (bande-son du film et extraits musicaux), le parcours amusera autant les enfants que les adultes.

 

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Biographie de Jacques Tati

Une carrière cinématographique commencée en 1932 avec Oscar, champion de tennis, court-métrage dont Tati a écrit le scénario, qu’il interprète, mais dont la mise en images a été confiée à Jack Forrester. L’année précédente, Jacques Tati, né Tatischeff, a débuté sur les planches avec un spectacle de pantomimes sportives. Car le sport, en particulier le rugby, est son loisir favori depuis l’adolescence ; dans les vestiaires, après les matches, il en mimait devant ses coéquipiers pliés de rire, les diverses phases de jeu, les interventions de l’arbitre, les réactions du public.

Dans les années 30, il trouve l’occasion de reprendre, devant la caméra, quelques-unes de ses pantomimes : sur le tennis dans l’Oscar déjà cité, la lutte dans On demande une brute de Charles Barrois (1934), ou la boxe dans Soigne ton gauche de René Clément (1936), le plus connu des courts-métrages – il y en a eu cinq avec Gai dimanche de Jacques Berr (1935) et Retour à la terre, le premier signé Tati en 1938 – qu’il interpréta avant la guerre. Mais l’essentiel, en ce début de carrière, demeure le music-hall où Tati s’est taillé une solide réputation. Avec son numéro, ‘Impressions sportives », il a fait le tour des scénes françaises et européennes ; il fallait le présenter au Radio City Music Hall de New York lorsqu’en septembre 1939, il doit revêtir l’uniforme…

Après la guerre, Tati apparaît dans Sylvie et le fantôme (1945) – il est le fantôme – et dans Le Diable au corps (1947) d’Autant-Lara. Il investit ses cachets dans L’Ecole des facteurs (1947), ultime brouillon du film auquel il pense depuis son Retour à la terre où sévissait déjà un impayable facteur rural. Ce film, c’est Jour de fête que Tati réalise et interprète en 1949 et que les distributeurs, maîtres de la sortie en salles, ne trouveront pas drôle… Heureusement, une projection surprise, à Neuilly, connaît un triomphe grâce auquel Jour de fête peut enfin rencontrer un immense public, surpris et ravi de rire autant.

« C’est alors que j’ai eu l’idée de présenter M. Hulot, personnage d’une indépendance complète, d’un désintéressement absolu et dont l’étourderie, qui est son principal défaut, en fait, à notre époque fonctionnelle, un inadapté ». Avec son « visage à la Prévert sur le corps de De Gaulle » (Michèle Manceaux), M. Hulot, alias Jacques Tati, va promener sa silouhette dégingandée sur la plage des Vacances de M. Hulot (1953) ; arbitrer dans Mon oncle (1953) l’éternel conflit de l’ancien et du nouveau ; plonger avec le courage de l’inconscience dans l’univers cybernétique de Playtime (1968) et affronter dans Trafic (1970) l’hydre automobile aux cent gueules de chauffards.

 

Tati avait coutume de dire aux apprentis cinéastes : « Le cinéma, c’est un stylo, du papier et des heures à observer le monde et les gens ». Pour écrire ses films, du premier au dernier gag et en prévoir tous les rouages ; pour imaginer, sur la bande-son, le moindre bruit, sa modulation, son intensité, son rythme ; pour faire exister, avec un visage, des vêtements, une silouhette et des signes particuliers, le plus humble des personnages, à peine entrevu sur l’écran, Tati avait besoin de temps et le prenait. Quatre ans entre Jour de fête et Les Vacances…, cinq entre Les Vacances… et Mon oncle, dix entre Mon oncle et Playtime.

Il avait aussi besoin d’argent : il engloutit des millions dans l’édification du gigantesque décor futuriste de Playtime. Le tournage s’y prolongea des mois ; le légendaire perfectionnisme du cinéaste ne fut pas responsable de tous les retards, car il fallut souvent attendre l’arrivée d’argent frais ! Et lorsque apparurent enfin sur l’écran géant de l’Empire ces images bourrées de gags dans leurs moindres recoins, certains crièrent à la démesure, à la mégalomanie… Vaincu par l’incompréhension d’une critique pressée et par les mises en demeure de ses créanciers, Tati dut tailler dans le vif, couper des séquences entières. Rien n’y fit, car le public n’était plus au rendez-vous. Déjà gorgé de télévision et bombardé d’images choc montées au pas de charge, il avait perdu cette patience qui lui avait permis, dix ans auparavant, de s’introduire en douceur dans le monde nonchalant de M. Hulot.

Confronté à l’échec de son entreprise prométhéenne, Tati trouva quelque réconfort dans les louanges prodiguées par certains confrères, en particulier celles de François Truffaut qui lui écrivit : « C’est un film qui vient d’une autre planète où l’on tourne les films différemment. Playtime, c’est peut-être l’Europe de 1968 filmée par le premier cinéaste martien, « leur » Louis Lumière ! Alors il voit ce que l’on ne voit plus et il entend ce que l’on n’entend plus et filme autrement que nous ». 

Après Trafic qui ne lui permis pas de renouer avec le succès ni d’éponger ses dettes, Tati se voit offrir, par la télévision suédoise, l’opportunité de réaliser un film avec les moyens tehniques et financiers des productions télévisuelles. C’est Parade (1974) où Tati revient au cirque et au music-hall de ses débuts. En bon M. Loyal, il présente une succession d’attractions entre lesquelles il reprend ses pantomimes d’autrefois : le footballeur, le pêcheur à la ligne, le tennisman, la cavalier… Ce sera son dernier film.

Après Playtime, cette oeuvre titanesque, aura eu raison de celui qui avait cru possible de faire tenir le monde dans un écran, d’y faire entrer à sa suite des millions de spectateurs et de y les laisser retrouver leur chemin, armés d’intelligence, de sensibilité et de la certitude qu’au terme du voyage, un éclat de rire les délivrerait de l’angoisse.

 

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

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Le CENT QUATRE – 104, Rue d’Aubervilliers & 5, Rue Curial – 75019 Paris – Tél: 01.53.35.50.00 -  Du 10 Avril au 3 Mai 2009 - Du mardi au samedi de 11h à 23h – Les dimanches et lundis de 11h à 20h – Fermeture des ateliers le lundi - RER lignes B et D – Métro lignes 2, 5, 7 – station Stalingrad (bd de la Villette, sortie n°2), ligne 7 – stations Crimée ou Riquet – Bus ligne 54 – station Riquet – lignes 54, 60 – stations Crimée/Curial – navette “la Traverse” – stations Riquet ou Curial/Archereau -Tarifs: Accès gratuit

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