André Zucca – Les Parisiens sous l’occupation…

 

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 Signalisation allemande au marché aux puces de St-Ouen  – Crédit photo: © André Zucca

 

 «Les Parisiens sous l'Occupation»: l'exposition polémique

 

 Les Halles. Paris, juillet 1942 – Crédit photo: © André Zucca

 

 «Les Parisiens sous l'Occupation»: l'exposition polémique

 

 Cinéma «Lux Bastille» et gare de la Bastille. «Haut le vent», film de J. de Baroncelli – Crédit photo: © André Zucca

 

«Les Parisiens sous l'Occupation»: l'exposition polémique

 

Esplanade du Palais de Chaillot – Trocadéro – Crédit photo: © André Zucca

 

«Les Parisiens sous l'Occupation»: l'exposition polémique

 

 Rue de Belleville – 1944 – Crédit photo: © André Zucca

 

«Les Parisiens sous l'Occupation»: l'exposition polémique

 

Jardins du Luxembourg – Mai 1942 – Crédit photo: © André Zucca

 

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 Place de la Concorde – Juillet 1943 – Crédit photo: © André Zucca

 

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Pont de la Tournelle. Habitant de Noisy-le-Sec sinistré à la suite du bombardement du 19 avril 1944 – Crédit photo: © André Zucca

 

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Place Pigalle – 16 Mai 1944 – Crédit photo: © André Zucca

 

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 Ménilmontant – 1944 – Crédit photo: © André Zucca

 

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Dans le Marais, rue des Rosiers – Crédit photo: © André Zucca

 

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 Photo du Maréchal Pétain en vitrine – Crédit photo: © André Zucca

 

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Relève de la garde. Paris, 1941 – Crédit photo: © André Zucca
 

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 Rue de Rivoli – Mai 1942 – Crédit photo: © André Zucca

 

 

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Un tandem-taxi se rend à Longchamp en août 1943 – Crédit photo: © André Zucca

 

 

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 Le 28 mai 1942, une ordonnance astreint les juifs à porter l’étoile jaune – ici, rue de Rivoli – Crédit photo: © André Zucca

 

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 Les chapeaux foisonnent sur l’hippodrome de Longchamp, en août 1943 – Crédit photo: © André Zucca

 

 

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 Une jeune cycliste cours de Vincennes, en 1941 – Crédit photo: © André Zucca

 

 

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 Devant les guichets du Louvre, en 1942 – Crédit photo: © André Zucca
 

 

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 Lieu de sortie, le zoo de Vincennes reste ouvert sous l’Occupation – Crédit photo: © André Zucca
 

 

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Des soldats allemands profitent d’une permission aux puces de Saint-Ouen en septembre 1941 – Crédit photo: © André Zucca

 

 

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 La station Marbeuf-Champs-Elysées, en 1943, aujourd’hui Franklin-Roosevelt. Les Champs-Elysées sont alors le principal lieu de divertissement de Paris – Crédit photo: © André Zucca

 
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Des enfants s’amusent au bassin du Luxembourg – Crédit photo: © André Zucca
 

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Le rationnement atteint la mode : les chaussures se parent de semelles de bois  - Crédit photo: © André Zucca

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 Biographie d’André Zucca

André Zucca est né à Paris en 1897. Il est le fils unique d’une couturière piémontaise, Erminia Zucca et d’un père brodeur qui ne l’a pas reconnu. Entre 14 et 17 ans, il vit à New-York en compagnie de sa mère.

Il commence sa carrière de photographe dans les années 20 au journal de théâtre et cinéma Comoedia. Il épouse en 1933 la jeune comédienne Irène Dié (1909-1963). Le couple vit à Montmartre, au Bateau-Lavoir, puis rue Saint-Vincent.

Épris d’aventure, il réalise son premier grand reportage en 1935-36 à travers l’Italie, la Yougoslavie et la Grèce. En 1937, il part six mois sur le vieux cargo Min de la Compagnie des Messageries Maritimes, pour un voyage du Havre au Japon, via le canal de Suez. Il revient via la Chine, l’Inde, puis se rend au Sahara marocain. Il vend ses photos à différents journaux comme Paris-Soir, Match, Life, Picture Post.

En 1939, il devient attaché au 2e Bureau (services de renseignement). L’hiver 1939-1940, il est envoyé comme correspondant de guerre sur le front de Carélie, pour couvrir les combats de l’armée finlandaise contre l’armée soviétique. Début 1940, il travaille en France avec Joseph Kessel sur la drôle de guerre, pour le quotidien Paris-Soir.

En juin 1940, les Allemands occupent Paris. En septembre 1940, les autorités d’occupation décrètent l’interdiction de photographier à l’extérieur.

En août 1941, il devient correspondant du journal allemand Signal. Il obtient ainsi une carte de presse, un laissez-passer, des rouleaux de pellicules noir et blanc et couleurs.

Après la Libération, il est arrêté en octobre 1944 pour atteinte à la sûreté extérieure de l’État. Il est relâché sur intervention du colonel Antoine Moyen, adjoint du général Lattre de Tassigny. André Zucca quitte alors Paris en mai 1945 pour vivre à Garnay, près de Dreux. Les éléments à charge étant jugés insuffisants, les poursuites sont abandonnées en octobre 1945.

Sous le pseudonyme de “Piernic”, il ouvre une boutique de photographie à Dreux en 1952. Il fait des photographies de mariage, des portraits, etc. en Eure-et-Loir. Après la faillite de son commerce en 1965, il retourne à Paris, à Montmartre, où il meurt en 1973

 

Bien à vous 

Saint-Sulpice

 

Hommage à Willy Ronis

 Les gamins de Belleville – 1959 - Crédit Photo: © Willy Ronis

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Le Café de France – 1979 – Crédit Photo: © Willy Ronis

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Les amoureux de la Bastille – Crédit Photo: © Willy Ronis

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« Je suis allé les voir, ils s’appelaient Riton et Marinette, et j’ai vu qu’ils avaient le poster encadré dans le café, qui se trouvait à l’angle de la rue du Faubourg-Saint-Antoine et de la rue des Tournelles. Ils m’ont accueilli cordialement. Ils n’étaient montés qu’une seule fois sur la colonne, ils s’en souvenaient parfaitement. Ils venaient de l’Aveyron et, à l’époque, ils n’avaient pas encore le bistrot. Ils ne l’ont eu que deux ou trois ans plus tard, alors qu’ils étaient mariés. Et le plus étonnant, c’est que sur la photo, dans la direction où ils regardent, on voit le coin de l’immeuble où se trouve le bistrot ! » Willy Ronis extrait de Virginie Chardin, « Paris et la photographie. Cent histoires extraordinaires, de 1839 à nos jours », Parigramme, 2003.

Front Populaire – 14 Juillet 1936 – Crédit Photo: © Willy Ronis

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J’étais joyeux d’assister à cette fête et d’en conserver des souvenirs. C’était une fête comme on n’en avait jamais connue jusque-là. Il y avait beaucoup de monde dans les rues, les gens se promenaient avec leurs enfants, moi je courais à droite et à gauche. J’ai pris le cortège luimême, avec la rangée des élus du Front populaire qui s’avançaient en tête avec, derrière, la foule et, se dressant au milieu, la colonne de la Bastille. Puis j’ai fait des à-côtés, dont cette petite fille, qui avait attiré mon attention, puisqu’elle portait son petit bonnet phrygien, et qu’elle tendait le poing. » Willy Ronis Citations extraites de l’émission “Le Front populaire, 1936. Willy Ronis”, série Les 100 photos du siècle, 6’ (production Capa Presse TV).

Crédit Photo: © Willy Ronis

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Le petit Parisien – 1952 - Crédit Photo: © Willy Ronis

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« Pour cette photo, j’ai demandé au gamin de composer, j’ai pris trois clichés en tout, c’était très rare pour moi ».

 Grêve Chez Citroën – 1938 – Crédit Photo: © Willy Ronis

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Une photo prise en 1938 à l’usine Javel-Citroën, lors d’une grève.  » J’avais écarté cette photo, trop sombre. Elle est restée inconnue pendant 40 ans, et c’était la meilleure de la série… »

Le Caveau de la Huchette – 1957 – Crédit Photo: © Willy Ronis

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 Montmartre – Rue Muller – 1934 - Crédit Photo: © Willy Ronis

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Bois de Boulogne – 1954 – Crédit Photo: © Willy Ronis

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La Tour Eiffel – Crédit Photo: © Willy Ronis

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La Tour Eiffel – 2ième cliché – Crédit Photo: © Willy Ronis

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La péniche aux enfants, Paris – 1959 - Crédit Photo: © Willy Ronis

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Biographie de Willy Ronis

Willy Ronis

 

 

 

Willy Ronis est né en 1910, dans le 9e arrondissement de Paris. Sa mère, juive lituanienne, et son père, juif ukrainien, sont venus en France pour fuir les pogroms. Ils sont tous deux mélomanes, et elle est pianiste. Son père, ouvrier retoucheur dans un studio photo, ouvre son propre studio boulevard Voltaire. L’exposition s’ouvre sur un portrait agrandi de Willy bébé.Willy Ronis a 16 ans quand son père lui offre un appareil photo, un Kodak 6,5 x 11 cm. Sa première photo de Paris est une photo de la Tour Eiffel. Mais sa première vocation d’être musicien. Il rêve d’être compositeur. Il réalise quelques autoportraits. Sur l’un, il pose avec son Kodak, sur l’autre avec son violon.

Le jeune Willy commence des études de droit qui ne le passionnent pas. Quand il rentre du service militaire, en 1932, son père est malade et lui demande de l’aider ou même de le remplacer au studio. Mais ce qui l’intéresse, en photo, c’est l’extérieur, la rue. Il déteste le travail de studio, la photo d’identité, les mariages et les communions.

Willy Ronis travaille donc pendant quatre ans dans le studio de son père. En même temps, il commence à silloner les rues de Paris. Rue Muller, de nuit, il photographie le pavé luisant et une ligne de halos de réverbères (1934). Déjà, ce sont les gens simples qui l’intéressent, comme les clochards sous les ponts ( Sous le Petit Pont, 1934) ou des ouvriers la nuit, à la lumière d’un brasero. Très jeune il est sensible aux sujets sociaux. Il raocnte qu’il a été fortement impressionné quand il a entendu, dans un wagon de métro, un groupe d’ouvriers qui chantaient  » la jeune garde ».

Dès 1934, il photographie les manifestations ouvrières, la Fête de l’Humanité à Garches, le 20e anniversaire de la mort de Jean Jaurès, une manifestation au Mur des Fédérés.

1936, année du Front populaire, est une année charnière. En juin, son père meurt, le studio, en faillite, est abandonné à ses créanciers. Exit, donc, la photo de studio. Un mois plus tard, Willy Ronis est au défilé du 14 juillet à la Bastille. Il prend une petite fille, le poing levé, sur les épaules de son père. La photo paraît dans l’Humanité un mois plus tard, marquant ses débuts dans le métier de photographe indépendant.

Jusqu’à la guerre, Ronis parcourt Paris, accumulant des archives. Il aime photographier les gens mais, timide, il ne s’approche jamais beaucoup, ne les prend pas de face. Il aime particulièrement les personnages isolés dans une foule, un peu mélancoliques, comme cette fille dans le métro aérien (1939).

En 1938, il fait un reportage sur une grève à l’usine Javel-Citroën, pour le magazine Regards. Il s’attache au quotidien de la grève, les parties de foot ou de dames, la gamelle et la couture qui meublent les journées d’occupation. Une photo de ce reportage, exposée à l’Hôtel de Ville, est restée inédite pendant des années : Rose Zehner, perchée sur un chaise pour haranguer ses collègues, le doigt tendu, était trop sombre pour être publiée. Il l’a exhumée quarante ans plus tard et elle est devenue une de ses photos les plus célèbres.

Willy Ronis a d’ailleurs retrouvé Rose Zehner, bien des années après. aussi : sa cousine l’a reconnue quand la photo a été publiée dans un livre et elle a contacté le photographe.
Pendant la guerre, Willy Ronis fuit Paris : il ne veut pas porter l’étoile jaune. Il passe en zone libre. Dans le midi, il rencontre Jacques Prévert, vit de petits boulots.

Quand Willy Ronis retrouve sa ville natale, fin 1944, le travail ne manque pas. Il commence par couvrir le retour des prisonniers, la liesse du 8 mai 1945.

»La reprise de l’activité après la Libération fut assez fascinante. Le public avait une folle soif d’images et, pendant quelques années, la photographie pour la page imprimée connut une période de grande fertilité », se souvient le photographe.

C’est dans une ambiance où « on se sentait porté par une chaleur de cœur », comme disait Henri Cartier-Bresson, que s’épanouit ce qu’on a appelé l’école humaniste française, autour du Groupe des XV et de l’agence Rapho, que Willy Ronis rejoint à cette époque. On y trouve Robert Doisneau, Edouard Boubat, Izis.

Ce courant s’impose au niveau international, avec une exposition au MoMA de New York (1953) et l’exposition itinérante The Family of Man, organisée par Edward Steichen en 1955.

Willy Ronis effectue des commandes pour les magazines Regards et Point de Vue, et aussi Time, Life ou Picture Post. Il ne fait pas d’actualité, mais toujours des sujets de société, sur les « bohémiens » de Montreuil aux filles lumineuses ou sur les forts des Halles.

A Paris, Ronis préfère les quartiers populaires. Mais il nous montre aussi Sèvres-Babylone dans la brume, sous le store de l’hôtel Lutetia, ou la place Vendôme sous la neige. Et il nous livre toujours des personnages perdus, comme une enfant toute seule avec des sacs et des valises à la gare Montparnasse.

Hors commande, Willy Ronis continue son travail personnel à Paris. A la fin des années 40, un ami de sa femme, Daniel Pipart, peintre rue de Ménilmontant, lui fait découvrir le quartier de Belleville et Ménilmontant, qu’il ne connaissait pas.

C’est le coup de foudre : il va parcourir le quartier dans tous les sens, et y prendre des photos qui sont parmi les plus belles qui aient été faites à Paris.

»J’y allais en motocyclette et je me promenais comme dans une ville étrangère. Chez Victor, en haut de l’impasse Compans, on poussait un portail et on était en plein ciel. Un vrai jardin s’avançait en terrasse, avec des gloriettes et un jeu de boules à trois couloirs. On découvrait, plein nord, un panorama s’étendant du Sacré-Cœur aux gratte-ciels de Bobigny, avec, par beau temps, à l’horizon, la forêt de Senlis », raconte-t-il.

Mieux que personne, il a su capter la poésie qui émane de ce quartier, du côté campagnard qu’il avait encore à l’époque, de la lumière sur ses pentes, de ses cafés et de ses habitants, de ses gamins et de ses artisans.

Willy Ronis aimerait faire un livre de ces images de Belleville mais aucun éditeur n’en veut. L’ouvrage est finalement publié en 1954 : il est très remarqué mais fait un flop commercial. Réédité trois fois depuis, c’est devenu un classique de la photo.

Les années 60 et 70 sont moins fastes pour les photographes humanistes. Le regard idéaliste qu’ils portaient sur l’homme n’est plus à la mode. De plus, Willy Ronis est exigeant et ne veut pas que ses photos soient publiées n’importe comment. Après de mauvaises surprises, il demande à pouvoir contrôler les légendes.

Les commandes sont moins nombreuses, il fait de la pub, de la mode, du reportage industriel, ce qui ne le passionne pas. En 1972, Willy Ronis décide de quitter Paris pour Gordes, puis l’Isle-sur-la-Sorgue. Pendant ses années provençales, il enseigne et photographie le Midi.

Après quelques années d’oubli, les photographes humanistes parisiens seront redécouverts dans les années 80, avec la mode rétro qui remet au goût du jour les images du vieux Paris. Willy Ronis publie en 1980 Sur le fil du hasard, qui le remet sur le devant de la scène.

A 95 ans, Willy Ronis n’est pas un homme tourné vers le passé. Si ses photos incarnent un Paris d’une autre époque, si on est touché par le côté rétro de ses images, il a toujours, lui, photographié son époque.

Quand il fait des photos dans les années 70, 80, c’est le nouveau Paris qui l’intéresse: les cabines téléphonique en forme de bulle à la nouvelle station de RER des Halles, le Centre Pompidou, la pétanque dans les nouveaux espaces de la rue Vercingétorix, après les démolitions des années 80, la sieste à La Défense. l’endroit même où, en 1938, il couvrait la grève des ouvriers de Citroën, il photographie en 1994 les enfants qui jouent dans les jets d’eau du nouveau parc qui a remplacé les usines Citroën, dans le 15e. A Belleville, il photographie une aire de jeux toute neuve en 1981.

Loin de tout fétichisme, Willy Ronis a conservé peu de tirages d’époque. La plupart des tirages exposés à l’Hôtel de Ville sont donc des tirages modernes, pour certains de photos inédites. Il a largement ouvert ses archives pour l’exposition. On y trouve quelques raretés, comme ces photos couleur des années 50.

Des photos qui nous montrent un Paris qu’on imagine, aujourd’hui, plutôt en noir et blanc. La photo de la promenade du dimanche près des fortifs, en couleur, est une curiosité. Tout comme le rouge vif de la cordonnerie de la rue Tholozé.
 

Ce qui intéresse Willy Ronis, c’est de voir comment ses frères et sœurs parisiens vivent. Pendant 75 ans, il s’est promené dans les rues, dans les manifestations, dans les usines, dans les parcs, photographiant ces « gens » ordinaires.

Des anonymes figuraient sur ses clichés devenus célèbres. Willy Ronis adore retrouver ses sujets. Souvent, ils sont devenus des copains. A ce jour, il en a retrouvé 23, qui se sont reconnus ou qui ont été reconnus par leurs proches, comme la petite fille au bonnet phrygien du 14 juillet 1936, les amoureux de la Bastille ou Rose Zehner, la gréviste de Citroën.

La première, Suzanne Trompette, avait 7 ans en 1936. Elle a découvert la photo avant guerre, puis à la télé, lors du 60e anniversaire du Front populaire. Elle a été interviewée pour l’émission « Les cent photos du siècle » diffusée sur Arte en 2000.

Les Amoureux de la Bastille ont été pris en haut de la colonne de Juillet en 1957. Lors d’une exposition, en 1988, quelqu’un est venu voir Ronis et lui a dit qu’il connaissait bien Riton et Marinette. Depuis des années, ils tenaient un bistrot à quelques centaines de mètres de la Bastille. Dans le café, ils avaient un poster de la fameuse photo, et l’ont accueilli chaleureusement.

Rose Zehner, c’est sa cousine qui l’a reconnue quand la photo a été reproduite dans l’Humanité, après sa parution dans le livre Sur le fil du hasard en 1980. Elle écrit à Ronis par l’intermédiaire du journal. Ils s’envoient des lettres et se téléphonent, avant de se rencontrer, en 1982, 44 ans après la photo. Un film a été tourné autour des retrouvailles du photographe avec cette femme qu’il qualifie de « personnage fabuleux ».

Lors de la belle exposition du Pavillon des Arts de Paris, en 1996, Willy Ronis –il avait déjà, à l’époque, 86 ans- avait déclaré : « Maintenant, je vais, c’est certain, retourner sur le terrain. Car il ne faut surtout pas s’arrêter. Cela pourrait, paraît-il, être extrêmement dangereux ».

Pourtant en 2001, Willy Ronis a posé son appareil photo. « Je me suis trouvé subitement handicapé dans mes capacités de me mouvoir. Je ne pouvais plus bien marcher, je ne pouvais plus courir et ce qui m’intéressait le plus –aller au-devant de l’événement- c’était fini », explique-t-il. Ses dernières photos sont des nus, qui ne demandent pas de courir.

A 95 ans, si Willy Ronis n’a plus bon pied, il a toujours bon œil, comme le montre le petit film projeté dans le cadre de l’exposition, où il raconte et explique ses photos.

Et s’il ne prend pas de nouvelles photos, les anciennes continuent de l’occuper. « Je travaille beaucoup, j’expose en France et à l’étranger. Je vois des tas d’amis. J’imaginais terminer mes jours en faisant des photographies comme un simple amateur. Je me trompais : le métier ne me lâche pas. »

 

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- Willy Ronis vient de mourir.

- Nues, Willy Ronis, Galerie Guigon.

- Willy Ronis, Hôtel de Ville, Joinville-le-Pont.

 

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« J’aime mieux tâter un peu de tout, quitte à porter mon effort sur ce que je fais volontiers et refuser ce qui m’intéresse moins. Etre libre ? Oui, mais ça n’est pas tant la question de la liberté que le goût pour des choses diverses. » Ce goût, Willy Ronis le conserve toute sa vie, alliant ses travaux de commande et ses recherches personnelles avec l’enseignement de l’histoire et de la technique de la photographie. Il dit aussi : « je suis le contraire du spécialiste, je suis un polygraphe. »

- Willy Ronis par lui-même aux éditions Actes Sud – 63 pages – 13€

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J’ai la mémoire de toutes mes photos, elles forment le tissu de ma vie et pal Ibis, bien sûr, elles se font des signes par-delà les années. Elles se répondent, elles conversent, elles tissent des secrets. À partir d’une cinquantaine de photos, Willy Rouis dessine son autoportrait. On le suit dans ses voyages, ses virées dans les rues de Paris et sur les bords de la Marne, ses reportages aussi. Une photo, c’est un moment pris sur le vif, mais c’est aussi l’histoire d’un jour. Ce jour-là : UN autoportrait à la manière d’un Je me souviens. C’est avec émotion due ce livre feuillette à la fois son être le plus intime, son talent de photographe et son talent de conteur.

- Ce jour-là par Willy Ronis aux éditions Gallimard – 191 pages – 6,50€

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Des années 30 aux années 70, cinquante ans de corps féminins vus par Willy Ronis, accompagné de d’un texte original de Philippe Sollers. Willy Ronis voulait Sollers. Sollers n’attendait que ça. Il a dit oui pour Ronis. Immédiatement.
Le texte de Philippe Sollers aborde et souligne tout ce qui rend précieux et unique le travail de Willy Ronis sur le nu. Le photographe a saisi toutes les occasions de s’y livrer, tissant en quanrante ans une oeuvre secrète dont les plus beaux moments n’avaient jamais été réunis. On connaît sans doute le Nu provençal, une sorte d’instantané de vacances que Ronis transforme en éternité. On connaît moins ou pas du tout ces statues, ces déesses, ces corps filiformes des années 70, ces formes restaurées des années 90 devant les quelles Ronis retrouve l’audace formelle de sannées 30.
Il flirte avec les esthétismes : pleinarisme d’avant-guerre, femmes au tub de la fin du XIXe siècle, jeunes filles de la presse masculine des années 70 … Ces soixante nus sout tous bouleversants. C’est ce que clame Philippe Sollers : ‘Les nus de Willy Ronis, dans leur extraordinaire naturel, sont sacrés’.
Un délice pour les collectionneurs, les amateurs de photographie et les amoureux de l’écriture. 59 photographies.

- Nues par Willy Ronis & Philippe Sollers aux éditions Terre Bleue – 144 pages - 39€

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C’est en 1947 que je tombais amoureux de la Provence. Mon attachement à cette région fut tel que je décidais d’acheter un vieux mas à Gordes, village perché du Vaucluse, et d’y passer une partie de ma vie. Appareil en main, de l’après-guerre à la fin des années soixante-dix, j’arpentais ruelles étroites, marchés labyrinthiques et pincettes ombragées avec l’intention de restituer une Provence ancestrale, rappelant les coutumes issues d’un art de vivre qui a toujours su composer avec le soleil. Car le village provençal, théâtre idéal pour jouer avec la lumière, est conçu de manière à s’intégrer totalement au paysage, son élégance ne consistant à ne vouloir surprendre ni le ciel ni la terre. Ainsi les hommes se fondent-ils dans le décor un jour de marché ou à l’heure de midi, à l’ombre des platanes … Les images de Provence ne correspondent à aucune commande, mon unique motivation étant de me faire plaisir, et c’est dans ce cadre que je créais mon oeuvre fétiche, Le nu provençal. Si l’album se termine sur des vues de Marseille, ville métisse aux fortes saveurs, c’est pour mieux capter la beauté énigmatique de ces régions du soleil aux populations chaleureuses. En écho aux images, Edmonde Charles-Roux évoque cette Provence qu’elle connaît si bien. Sous sa plume, l’architecture et les dialectes locaux deviennent l’occasion d’une réflexion sensible sur la nature du paysage, l’âme de la pierre, l’essence du mas, la qualité du vent, l’odeur des lavandes et de l’ail sauvage.

- Provence par Willy Ronis & Edmonde Charles-Roux aux éditions Hoëbeke – 104 pages – 19,50€

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« À votre âge, à Noël, on n’avait qu’une orange. » La formule a fait le tour des sapins, effrayant les plus jeunes, faisant rire les adultes. Chez les Picouly, dans le nord de la banlieue parisienne, la menace est nettement plus radicale : « Cette année, il n’y aura pas de Noël », répète-t-on au jeune Daniel et à ses frères et soeurs. Pourtant, à force de l’entendre année après année sans jamais qu’elle se réalise, la prophétie perd de sa crédibilité et finit par prêter à rire. Un petit détail qui s’ajoute au grand rituel, à cette foule de préparatifs qui font commencer la fête bien avant la date officielle. La neige, les trottoirs encombrés devant les grands magasins, le mystère de la multiplication des pères Noël, la solennité de l’apprêtage du sapin - qui doit toucher le plafond, sinon c’est sûr, « il n’y aura pas de Noël » - l’ambiance est électrique, la plume est celle d’un enfant de 10 ans. Daniel Picouly livre un texte à la fois intime et témoin d’une époque, plaçant les mots justes sur les images de Robert Doisneau, Willy Ronis, Sabine Weiss et Janine Niepce. Un joli voyage dans les coulisses d’un rêve peuplé de rennes, de trains électriques, et de lutins. –Jocelyn Blériot et Lénaïc Gravis

- Vivement Noël par Willy Ronis & daniel Picouly aux éditions Hoëbeke – 90 pages – Prix non communiqué

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Les chats de Willy sont magnifiques, venez les rencontrer, faites-les entrer à votre tour dans votre vie. On ne comprend même pas comment il a réussi à les saisir au vol, à traquer leur vérité intime, à les faire exister dans leur plus haute simplicité. Il faut être un immense artiste pour laisser ainsi parler les chats, sans les trahir, sans exagérer, sans faire joli. Avoir été juste là, toujours à la bonne place, avec le geste prompt. c’est sans doute son secret et son art (…) Sur chaque photo, passe le grain de la vie, le souffle de l’air, l’odeur même des saisons, c’est incroyable. (…) Cette traversée d’un pan de la vie de Willy Ronis à travers le regard de ses chats est à la fois un pur moment de tendresse et une déclaration d’amour qu’il fait à la vie. Colette Felous

- Les chats de Willy Ronis par lui-même aux éditions Flammarion – 80 pages – 22€

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La découverte des photographies en couleurs de Willy Ronis sera à coup sûr une surprise pour beaucoup. Et c’est, de sa part, l’effet d’un don généreux que d’avoir bien voulu nous les donner à voir. Ce maître du noir et blanc a donc photographié en couleurs dès 1955, dès l’apparition du Kodachrome, film diapositive à la chromie si particulière, et si peu sensible à la lumière qu’il aurait dû, logiquement ; l’empêcher de faire, selon son style et son goût, des instantanés sur le fil du hasard, photos de rue, photos de foule, a fortiori photos de nuit… On verra qu’il n’en est rien et qu’il a su tirer le meilleur parti de la contrainte opposée. à la spontanéité de son regard. La couleur ici n’est en rien un prétexte, elle est une autre manière de voir, ni plus riche ni moins libre : elle est une façon différente de traiter de la lumière – la grande affaire de la photographie -, une autre  » métrique « , pas même un autre langage. Et Paris est bien plus qu’un sujet : c’est le matériau de l’auteur qui s’émeut au spectacle de la vie ordinaire côtoyée chaque jour dans sa ville, la vie banale et souriante des Parisiens à laquelle il confère une profondeur puisée à son émotion-même. Car ce qu’il importe de noter c’est que le photographe a, par les moyens qui lui sont propres, poursuivi de questionner l’âme populaire en ses reflets gais ou mélancoliques, en ses images frivoles ou graves, qu’il a touché du doigt – ou de l’œil – la beauté palpitante et la tendresse bonhomme de ce peuple bigarré, qui sont les  » débris et trésors  » poétiques de la Ville – que seul un grand artiste pouvait recueillir avec une telle constante bonté, en noir comme en couleurs.

- Paris-Couleurs par Willy Ronis aux éditions le temps qu’il fait – 117 pages - 35€

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Willy Ronis et Paris ? L’histoire tendre d’un amour jamais démenti, aussi fort qu’au premier jour, voilà bientôt un siècle… Né en 1910 dans le IXe arrondissement, l’artiste n’a en effet jamais cessé de photographier sa ville et le quotidien de ses habitants. Ce travail, entrepris à partir des années 1930, couvre tous les aspects de la vie parisienne. En plongeant dans ses archives, Willy Ronis a exhumé de nombreuses images inédites qu’il a organisées en séquences : la Seine et ses rives où on taquine le gardon, la rue, la nuit, les bistrots, les Parisiens au travail, le quartier des Halles, le jardin du Luxembourg, la rue de la Huchette… Sa sélection s’achève sur la ville d’aujourd’hui, les secteurs récents et ses arrondissements de prédilection. Cinquante ans après la parution de Belleville-Ménilmontant, son livre-culte sur la capitale, le photographe est retourné arpenter son quartier à la recherche du Paris perdu. Ici, comme aux abords du canal Saint-Martin, la métropole embaume encore la province. Consacré en 1979 par le Grand Prix national des Arts et Lettres pour la photographie, l’œuvre de Willy Ronis témoigne d’un art subtil du cadrage et de la lumière qui lui inspire des compositions rigoureuses, distanciées et singulièrement mélodieuses.

- Paris, éternellement par Willy Ronis aux éditions Hoëbeke – 157 pages – 33€

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Chaleureux, pittoresque et poétique, le quartier dont Willy Ronis est tombé amoureux en 1947 représente un témoignage hors pair sur un Paris disparu, celui d’une douceur de vivre modeste et insouciante. Emu par ces images, Dider Daeninckx a imaginé le récit d’un gars de Ménilmontant : longtemps exilé, l’homme revient sur ses pas et nous fait découvrir la légende du quartier.

- Belleville, Ménilmontant par Willy Ronis & Didier Daeninckx aux éditions Hoëbeke – 112 pages - 31€

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Willy Ronis, photographe de montagne ? Le dernier grand personnage de la photographie humaniste – il est né en 1910 – a commencé sa carrière professionnelle avec ses reportages sur les manifestations et les grèves de 1936, avant de connaître une célébrité tardive avec ses images d’un Paris aujourd’hui disparu. En soixante-dix ans, ses images sont devenues de véritables icônes poétiques, centrées surtout sur le travail des hommes, la vie quotidienne, la ville. Mais Willy Ronis avait un jardin secret. Un jardin secret qui s’étend des Alpes aux Vosges, via le Jura, en poussant des pointes jusqu’aux Cévennes, via la
Provence. Ce citadin se révèle ici amoureux des grands espaces et de la nature en nous offrant les photos, pour la plupart inédites, qu’il a prises au cours de ses innombrables expéditions en montagne, sa passion. Loin des villes et des usines qu’il a su magnifier comme personne, son talent s’y exprime tout aussi puissamment. La Montagne de Willy Ronis est une révélation : sous les pavés, les alpages.

- La Montagne de Willy Ronis par lui-même & Christian Sorq aux éditions Terre Bleue – 173 pages - 38€ 

Nos amis les pompiers

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                   Non amis turbulents des « cités » (Moins de 5% des habitants desdites cités) les pompiers ne sont pas des policiers!!!!! Je sais que votre vision est proche de celle d’un « bobtail » à poil long, le quotient intellectuel en moins et cerveau de la taille d’un Néandertalien mais je tenais à vous le préciser quand même. C’est pas simple d’expliquer quelque chose de simple à des attardés mais il faut quand même essayer…….voilà qui est fait! Pourvu qu’ils sachent lire! 

                   Non, Mesdames, les pompiers ne sont pas tous des « hardeurs » en uniforme prêt à vous déflorer en l’absence de vos conjoints quand vous les appelez en simulant un évanouissement ce qui de surcroît peut éveiller les soupçons puisque vous êtes sensées être évanouies. Bref hormis quelques exceptions, lorsque votre plastique est réellement alléchante et que le soldat du feu est en perm ou que son supérieur accepte de faire un exercice en groupe de relaxation profonde, vous les emmerdez à les appeler pour satisfaire votre libido bridée par trente années de ménage forcé!

                   Idem pour les nynphomanes! N’assimilez pas systématiquement la grande lance à incendie aux attributs de ces braves sauveteurs!

                   Ah j’oubliais les petits vieux! Arrêtez de les appeler cinquante fois par jour pour signaler que votre rachitique et vieux chat de compagnie est bloqué en haut d’un arbre ( en particulier quand vous habitez au dixième étage!) sous le fallacieux prétexte de taper la discussion avec ces messieurs parce que vous vous emmerdez profondément dans une solitude bien ancrée, ce qui me navre d’ailleurs au demeurant pour vous, croyez-moi! N’oubliez pas que vieilles bigottes sont à votre disposition pour, tout en tricotant d’hideux pulls à motif jacquard que même un Chinois ou Birman d’après-Séisme refuserait catégoriquement d’enfiler, vous écouter des heures durant raconter vos déboires, votre mari parti dans l’au-delà, votre chat qui sent le fauve, vos pieds qui ont la taille d’un ballon de rugby, etc… Nous vous aimons bien mais eux moins!

                 Le pompier c’est « le soldat du feu »! Il en éteint pas beaucoup mais c’est sa mission principale. J’ai retrouvé l’emploi du temps de l’un de ses fantastiques héros de nos temps modernes avec d’intéressantes annotations qui permettent de mieux comprendre toute la motivation qui les caractérisent:

JOURNAL DE BORD

15 Septembre: 3 accidents de la route; 8 morts, 10 blessés. (peut mieux faire!), 1 dégât des eaux ( chez moi! M’en fous, vais appeler la caserne!)

16 Septembre: 2 feux de poubelles dans une cité ( Ai donné un grand coup de casque à un petit con qui s’accrochait à ma vareuse alors que je remontais dans le camion. Ce crétin m’a taché mon pantalon en l’éclaboussant de sang avec sa mâchoire fracturée…. l’Adjudant va encore gueuler!)

17 Septembre: Camion en panne! ( On s’est tapé une belote et la femme de l’adjudant. bilan: je préfère la belote!)

18 Septembre: Notre cuistot a brûlé le rôti de boeuf que l’on devait manger ce midi! Quel crétin! Sommes partis chez Mac-do avec le gyro allumé car on avait trop faim!!

19 Septembre: Repos ( me suis cruellement fais chier avec ma femme Ginette!….penser à divorcer quand j’aurai le temps….trop conne!!!….)

20 Septembre: 1 débile s’est jeté sous une rame de métro, j’ai du réanimer le conducteur de la rame tout en ramassant les morceaux du cadavre en même temps! ( Penser à dire à l’Adjudant-Chef qu’il faut augmenter les effectifs car on en fait plus pour le même prix!! pas normal…Mal au dos).

21 Septembre: Sommes intervenus dans une école primaire pour « initiation au métier de Sapeur-Pompier ». ( Ai arrosé tous ces morveux avec la lance à incendie….bien rigolé……eux pas!!!!)

22 Septembre: 1 interv pour porte bloquée ( Puuuuuffff!!! Je suis pas serrurier alors j’ai pris la Hache et j’ai fait comme dans Shining….trop marrant!!!!) 1 réanimation ( ben ouais la propriétaire de la porte, elle a mal supporté!….pourtant c’était bien fendard!).

23 Septembre: J’en ai marre de « Duboeuf » mon voisin de chambrée quand je suis d’astreinte, il ronfle comme un dinosaure. Avec rené mon pote nous lui avons attaché ses rangers avec du gros Scotch!!! ( avons bien rigolé mais lui pas trop car il est tombé la tête la première par terre quand la sirène d’intervention a retentit….ça fait très mal!…pas grave on a tout le matos pour le soigner….adjudant pas content car plein de sang sur le parquet!).

24 Septembre: 1 moto fauchée avec motard décédé ( dommage! elle était super belle la moto). 1 interv chez homme politique connu ( préfère pas citer le nom) l’avons découvert un drapeau Français dans le cul avec accroché à l’autre extrémité une blondasse sexy habillée en Jeanne d’Arc avec l’armure et tout le toutim! ( Avec le poids de l’armure cela à fait contrepoids, il a basculé en l’air s’est cogné la tête puis est retombé lourdement! Bilan du toubib; Anus déchiré, quel con!).

25 Septembre: Avons été appelés en urgence pour une TS d’une jeune fille ( tentative de suicide) Arrivés en bas de l’immeuble j’ai failli me la prendre sur la tronche ( Incroyable, il n’y a même plus de respect pour le métier!!!! Bien fait elle est morte!).

26 Septembre: Repos ( Quand j’ai vu la tête de mon fils, Kévin, j’ai compris pourquoi Ginette est conne!!!….Mettre Kévin chez le psy et quitter Ginette quand même!)

27 Septembre: Ah enfin un feu dans un entrepôt bld Berthier! Avons foncé comme des fous ( avons même renversé un vélib mais pas grave car un feu c’est plus important et puis ce con il n’avait qu’à se pousser!!!) Sommes arrivés trop tard! Les collègues de Clichy l’ont déjà éteint! Fait vraiment chier, il n’y a plus de solidarité!!!( On s’en balance, prochaine interv dans le secteur….on n’iras pas!!!!)

28 Septembre: Revue d’inspection de la caserne demain. Le Lieutenant-colonel nous a cassé les couilles toute la journée pour qu’on brique tout à la perfection. Suis crevé….( chez moi c’est cette conne de Ginette qui nettoie!…penser à ne pas divorcer!!!)!

29 Septembre: René avec des copains à lui ont mis volontairement le feu à un magasin de rideaux ( trop bien!!!) Sommes intervenus durant 4 heures pour éteindre le feu. Cool, inspection annulée….( On l’a eu notre feu, merci René!!!).

30 Septembre: 1 grave accident entre deux poids-lourds et 4 voitures sur le périph. 3 morts! l’un des camions était rempli d’écran TV Full HD « Philips » 107 cm, avec les potes nous avons chargés nos deux véhicules au maximum. Ah! du coup c’est pas 4 mais 6 morts car on a perdu un peu de temps avec les télés. ( Pas grave! on va tous pouvoir se mater de supers matchs à la télé maintenant!).

1 Octobre: Un « fils à papa » a voulu frimer en démarrant avec son  »Porche Cayenne S » comme un taré à un feu rouge au retour d’une interv. Avons mis le gyrophare et le 2 ton, l’avons rattrapé au feu suivant. Sommes tous sortis gaiement et l’avons rossé avec nos haches comme il se doit ce crétin!( pas beau à voir!) C’est vrai il y a des limites à la correction quand-même!! Mais il a été chanceux car nous l’avons déposé à temps aux urgences! ( c’est normal! c’est notre boulot!).

2 Octobre: L’adjudant a fêté son anniversaire. Avons bu comme des trous!!!! Trop bien!! Le problème c’est qu’on a été appelé pour une interv ensuite, une femme battue à mort par son mari, trop dur!!! Nous étions tellement bourrés qu’on s’est perdus en chemin. ( Sommes soulagés car la police nous à dit qu’elle serait quand même morte si on était venus!!).

3 Octobre: Repos: J’ai honoré Ginette stratégiquement parlant pour pas qu’elle parte ( Ben ouais le ménage!)! 1,2,3, Soleil et hop la purée!!!! Suis tranquille pour un bon mois…..tant mieux!

4 Octobre: Avons retrouvé « Le petit Gregory » dans la Seine noyé!…….. Après vérif c’était pas lui, dommage!!!! ( On serait devenus célèbres!!!)

5 Octobre: J’ai été réquisitionné comme « pompier de garde » dans un théâtre parisien. Je suis tombé sur « Homère et l’Iliade » tragédie en grec ancien qui a durée 3h30! ( Me suis fais chier grave…Y comprends rien au Grec!…Aurais bien foutu le feu pour que ça se termine plus tôt!…Dire que mon pote René était d’astreinte à Pigalle au cabaret des « 3 chattes mouillées »!…Le veinard!!)

6 Octobre: Sommes partis faire un exercice de sauvetage par hélicoptère!….Ai vomi…beaucoup….même sur l’adjudant…..Pas cool l’hélicoptère, l’adjudant non plus!( demander à cette conne de Ginette de racheter du dentifrice!)

7 Octobre: Assassinat d’un dealer sur l’avenue de Saint-Ouen. Beau boulot 2 balles en plein front. Ça mérite de tirer son chapeau au tueur, nickel chrome! ( J’en ai profité pour récupérer 30gr de coke, cool! Pour supporter Ginette ça sera mieux avec…) Corps déposé à la morgue ( avons assisté à une dissection, super! referai la même chose avec un lapin pour la fête de Kévin ce week-end, effet garanti!!!).

8 Octobre: 1 motard fauché, 1 livreur de Pizza fauché, 3 morts dans un accident autobus, 1 suicide. ( Bonne journée, les affaires reprennent!!!).

9 Octobre: 1 chien s’est fait renversé. Sommes arrivés très rapidement mais Gaby en reculant le camion s’est planté avec l’angle mort. Le chien est sauvé mais la vieille est morte ( C’est con quand même cette histoire d’angle mort!!! faudrait voir avec l’Adjudant s’il y a pas des rétros spéciaux!!!).

10 Octobre: Pas d’interv….bizarre!!!! Du coup on s’est retapé une belote mais pas la femme de l’adjudant! ( trop laide et en plus on chope à chaque fois plein de mycoses, franchement c’est agaçant!)

11 Octobre:On s’est vengé des collègues de Clichy ( pour le feu de l’autre fois). René leur a fait une bonne blague de potache. Il les a appelés pour simuler un arrêt cardiaque et les a envoyés chez « L’auvergnat » un ancien du milieu qui est un peu dérangé! On a bien rigolé! Après on a appris qu’il avait eu 1 mort et 3 blessés graves parmi les nôtres dont une amputation!( Il a pas perdu la main l’Auvergnat…incroyable!) J’ai été voir René et lui ai dit que c’était pas cool quand même! (Avons décidé de faire une quête dans la caserne pour lui offrir une paire de béquille! Ben ouais on est humain!).

12 Octobre: 1 touriste s’est fait agressée. sommes intervenus mais elle avait rien, juste le sac volé. l’avons vite refourguée aux policiers car elle parlait pas un mot de Français et qu’elle était trop moche! 1 cuisinier brûlé au troisième degré (pas beau à voir!) Patron nous à payé un bon gueuleton le soir même pour nous remercier de notre intervention, sympa! Avons tous terminés bourrés comme l’autre fois mais comme on est prudent on a mis le gyro pour rentrer.

13 Octobre: Sale journée!!!! On s’est farci l’enterrement du collègue de la Caserne de Clichy. On s’est royalement fait chier et en plus il faisait super froid (J’ai dit a René d’y aller mollo la prochaine fois et de ne plus faire ce genre de blague en hiver!)…….Sale journée!!!

14 Octobre: Repos: J’ai pris un peu de coke, ai regardé mon crétin de fils de Kévin et lui en ai fait aspirer un rail aussi. J’ai pas trop compris mais le gamin il m’a claqué net dans les doigts! ( Ginette va encore gueuler!….pas fait exprès….voulait juste rigoler un peu!)

15 Octobre: Suis encore d’enterrement. Vivement que je retourne à la caserne!!!!

 

Voilà! 1 mois de la vie de ce valeureux « soldat du feu » vous laisse abasourdi comme moi. Quelle question, à la lecture de ce texte doit-t’on en tirer?

Vous pensez comme moi! Oui c’est dégueulasse, abject, monstrueux que des pompiers comme lui n’aient que 4 jours de congés en 1 mois avec le travail qu’ils abattent! Nous sommes d’accord.

Alors je vous en prie, arrêtez d’emmerder et d’appeler pour rien ces braves pompiers qui chaque jour s’évertuent à sauver des vies au péril de la leur!!!

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Lorette Nobécourt: Un écrivain d’exception

 

                     Je vous suggère si l’envie de lire vous prends en ce beau printemps ensoleillé de découvrir un auteur Français de talent, Lorette Nobécourt.

Lorette Nobécourt

Une femme qui manie la langue Française avec brio et talent dont voici ci-dessous la biographie:

 

La Démangeaison                               1994                   Editions Sortilèges + J’ai Lu

Lorette Nobécourt: Un écrivain d'exception 9782290049068FS

découverte d’un talent
Un vrai rythme scriptural marque ce premier roman de Lorette Nobécourt qui explore la somatisation d’un mal-être familial (voire sociétal). Son psoriasis, qui graduellement révèle sa nature psychogène, la prive d’enfance: personne ne lui dit qu’elle est adorable comme on le dit de tous les enfants; au contraire, les gens semblent plutôt dégoûtés par les petites plaques rouges purulentes à force d’être grattées et on préfère la cacher plutôt que de l’exhiber. Sa maladie, de plus en plus envahissante, la prive également d’une adolescence et d’une vie de jeune adulte typiques. Elle vit longtemps avec le sentiment d’être irrémédiablement laide, ce qui ajoute à son manque de confiance en elle… Un bouleversement se produit lorsqu’elle découvre que sa douleur est également porteuse de jouissance. Elle va vivre alors vertigineusement, avec le sentiment grandissant d’être toute puissante…

 

L’Equarissage                                      1997                   Essai paru dans les inrokuptibles en 1997 + Mille et une Nuits

L'Equarissage de Lorette Nobecourt

Ce texte d’une grande violence, commencé en 1966, période difficile pour l’auteur, hanté par le suicide, est le fruit d’une réflexion sur la vie et d’un travail sur la langue.

 

La Conversation                                 1998                    Editions Grasset + Livre de Poche

 

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       Oui, et puisque ma vie n’est devenue rien d’autre qu’un torchon gorgé d’eau frappé sur une table de bois. Vingt-huit ans donc, toujours debout, avec le corps qui me travaille. J’attends le moment aigu où je ne pourrai plus rester chez moi, où il faudra sortir, aller au-devant du béton. Pourquoi faudrait-il être sage, et aussi puisque les hommes pensent que les femmes sont folles, et puisque la nature a fait le sexe de la femme à la taille de tous les sexes d’hommes, comment se faudrait-il limiter à un seul ? « Irène réchauffée par le whisky et par les mots, parle toute une nuit. Serait-il possible de raconter une vie entière et unique, en si peu de temps ?Le roman de Lorette Nobécourt, odyssée d’une femme, blues de minuit, laisse entendre une voix dans le noir de nos chagrins. Une voix liquide, cassée, houleuse, charnelle, tendre, folle, affamée, irriguée de jouissance et de larmes.  

       Horsita                                                 1999                    Editions Grasset + Livre de Poche

 

Horsita de Lorette Nobecourt

Hortense Gagel, fille d’un père qui avait vingt ans en 1940, qui récitait des vers de Brasillach et collectionnait les soldats de plomb, est torturée par la pensée d’avoir cru aux mensonges de ce père trop aimé. Que faisait-il pendant la guerre ? Comment savoir où est la vérité ? Un roman-enquête où Lorette Nobécourt règle des comptes avec elle-même, avec la mémoire.

 

Substance                                            2001                   Editions Pauvert + J’ai Lu

Substance de Lorette NobecourtSubstance de Lorette NobécourtSubstance de Lorette Nobécourt

Un homme se nomme saint et forçat mais il n’a pas de nom. Il est incontestablement de l’espèce humaine et sa quête n’a d’autre but que cela : découvrir l’humain en lui, autour de lui, être l’humain par excellence. Alors il peut accepter le terrible souvenir de sa femme crucifiée par les barbares, accepter, oublier, il peut écouter les paroles de l’Afghan le sage, reconnaître le singe blanc signifiant la mort, accepter, oublier. Il peut se défaire du passé et se défaire également de l’espérance, accepter ce qui est, ne plus chercher et dire que cela est assez. Substance. Trouver la joie d’être. Il peut recevoir tant d’amour et donner de cet amour à ceux qui n’en ont guère. L’homme de Lorette Nobécourt est à la fois le chevalier de la foi et le chevalier du renoncement. Il fait le bilan de l’humanité qui s’est éloignée de l’humain : les foules meurtrières, la barbarie, l’innocence pervertie, les bêtes abattues et la nature pourrie. Tout cela doit être assumé et transfiguré.

 

Nous                                                     2002                   Editions Pauvert + J’ai Lu

Nous de Lorette Nobécourt

L‘annonce est faite : le mur de Berlin est tombé. Un séisme mondial, la chance de se rapprocher. Une jeune femme, le cœur curieux, prend le train pour assister à l’événement. Au retour, un homme la regarde. C’est l’amour immédiat. Il attend, la rappelle, la revoit à Paris. Ils emménagent sur le même palier, dans deux appartements voisins mais séparés. Ils auront un enfant, une petite fille. Sur ce palier, au fil des ans, va s’élever leur mur, bâti pierre après pierre, témoin d’une guerre froide qu’ils mènent avec acharnement. Il y a le chœur des familles, des maîtresses, des amants, avec leurs secrets enfouis depuis des générations, les non-dits qui font écran aux promesses de bonheur du couple – Yolande et Nathan. C’est ce travail de sape, effritant l’effort permanent de l’amour, que l’écriture polyphonique de Lorette Nobécourt imite à la terrible perfection. Jusqu’à laisser au corps glorieux la seule issue d’un désastre – et la chance d’un recommencement.

 

En nous la vie des Morts                   2006                   Editions Grasset

En nous la vie des morts de Lorette Nobecourt

Finalement, cela continence de bonne heure un miracle. Il faut des années pour lui donner une forme, il faut d’immenses peines et d’immenses chagrins, jusqu’au moment où la vie vous prend tout entier. Après le suicide de son ami d’enfance, Nortatem se retire en ermite dans une cabane e du Vermont. Loin de tout, il fume, boit, marche et se souvient. Ce travail de deuil l’ouvre peu à peu au monde sensible. Il rencontre des êtres qu’il ne voyait pas jusqu’alors : une vieille Indienne énigmatique et voluptueuse, un voisin rustre et sa fille envoûtante… Il correspond avec des femmes absentes. Les personnages qui peuplent le monde de ses rêves rejoignent les héros de papier de ses lectures quotidiennes qui nous emportent avec lui, en tous lieux et à toutes époques, dans la passion et le folklore des contes. Un roman profond et puissant tissé de fils subtils entre la légende et les jours ordinaires, dans un décor primitif où l’homme qui lit console et sauve l’homme qui vit.

 

 

                      Biographie de Lorette Nobécourt

Née dans une famille bourgeoise à Paris, Lorette fait sa scolarité chez les religieuses. Son enfance n’étant pas des plus heureuses, elle s’invente des histoires, mais lit peu et ne rêve que de théâtre. Son bac en poche, elle s’y essaie mais abandonne, paralysée par le trac. Ensuite, elle se résigne à l’école de commerce, mais finit par s’inscrire dans une école de journalisme avant de devenir rédactrice en chef d’un magazine d’antiquités. Elle écrit mais brûle ses textes. ‘La Démangeaison’, livre épidermique sur l’eczéma qui la torture depuis qu’elle a trois ans, est publié en 1994. Le corps est omniprésent dans ce livre, ainsi que dans ‘L’ équarrissage’, essai sur la conscience physique de la mort, publié dans les Inrockuptibles en 1997, et dans ‘La Conversation’ (lui apportant le succès en 1998), dont l’histoire se déroule en une nuit, entre whisky et fantasmes, où Irène confesse ses chagrins et ses douleurs. En 1999 sort ‘Horsita’, un livre à voix multiples où Hortense part à la recherche de la vérité sur le passé de son père durant la Seconde Guerre Mondiale. Suivent ‘Substance’ en 2001 et ‘Nous’ en 2002. Cette même année, Lorette quitte l’homme qu’elle aime, Paris, son appartement et ses meubles pour s’installer, avec sa fille, à la Villa Médicis à Rome. Un exil qui l’a transformée et où son dernier livre, ‘En nous la vie des morts’ (2006), radicalement différent, a germé.

 

Bonne lecture et je vous en prie, laissez-moi vos commentaires. Merci D’avance.

 

Saint-Sulpice

 

 

 

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