Egoïstes Paradoxes

Egoïstes Paradoxes dans chronique du quotidien dscf5069-copie.1190129062

 

Pendant qu’en Chine la terre gronde plusieurs fois,

Un bus fait vibrer la cuillère de ma tasse de café.

 

Alors que la junte Birmane maltraite sans état d’âme son peuple,

un notable manque de bousculer un sans abri à genoux sur le trottoir.

 

Au moment où des roquettes sont tirées sur la ville frontalière de Kerviel,

Le pot d’échappement d’une vieille guimbarde me fait sursauter.

 

Dans un monde où l’eau manque au quotidien cruellement,

je m’extasie devant la beauté de la fontaine Louvois à Paris .

 

Quand de malingres Nord-Coréens ramassent les miettes à même le sol,

Je m’étonne de l’appétit vorace de nos pigeons si bien nourris.

 

Quand nos médecins s’inquiètent de l’augmentation de l’obésité,

J’hésite entre glace berthillonesque et macaron mulotesque.

 

A la vue d’une famille manu militari expulsée,

je vérifie que j’ai toujours bien mes clefs.

 

Quand d’honorables associations me sollicitent pour la faim dans le monde,

je prends conscience qu’il est temps d’aller emplir mon frigo désespérément vide.

 

Alors que je termine d’écrire ces quelques lignes,

Elles font partie du passé et se sont déjà évaporées.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Les bobos

Bobos en ballade               

 

 

 

                    Se tirer une balle dans le pied fait généralement mal et pourtant je m’apprêtes à le faire. Le bobo fleurit dans notre capitale plus rapidement que les pigeons se reproduisent. Le bobo (Bourgeois Bohème) aime notre Capitale, il s’y sent bien. Mais le Bobo refuse d’intégrer certains quartiers trop conventionnels. C’est pour cela qu’il évite inexorablement le riche et clinquant XVI ième arrondissement et le trop traditionnel VII ième. Le bobo préfère les quartiers dits « populaires » qu’il investit à grand coup de pédales de vélib tout en prêchant la bonne parole. C’est donc au coeur des masses populistes qu’il érige son nid. Le bobo renie ses origines mais pas son pouvoir d’achat. Tel un bon missionnaire jésuite blanc aux poches emplies de bons et gros billets pour le Paradis,  les poches elles pleines d’euro il s’établit dans de grands entrepôts, ateliers, et appartements désaffectés les rachetant au meilleur prix pour les transformer en havres de paix. Le bobo aime alors s’encanailler dans les petits restaurants de son quartier, goûtant à toutes les saveurs exotiques et digérant ensuite ces mets lointains affalé aux terrasses de cafés. Le bobo pourtant en son for intérieur est de droite mais se doit de voter à gauche pour se donner bonne conscience. C’est tendance!On peut noter qu’il rencontre un problème évident d’acceptation mais évitons de nous plonger dans une trop sérieuse étude psychologique complexe!Le bobo ne rate pas une occasion de défiler auprès des sans-papiers et autres bonnes causes car le bobo à besoin de s’imprégner dans son nouvel environnement qu’il affectionne tant et de tenter d’être accepté par celui-ci.

                        Tous ces braves gens venant de multiples horizons sont pour le bobo une source d’enrichissement continue. Pendant que les familles qu’il soutien s’entassent dans des meublés de 20m2, le bobo arrose ses plants de chanvre dans son loft aux grandes baies vitrées. le bobo est naïf. Il s’indigne que ces pauvres gens ne puissent plus avoir les moyens de se loger mais ne comprends pas qu’à force de polluer par sa présence ces quartiers il participe pleinement à cette flambée. Le bobo aime clamer sa grande tolérance. Il aime dénicher les meilleurs prix pour ses poireaux et carottes au marché voisin mais n’hésites pas à dépenser sans compter dans ses boutiques de vêtement préférées. Le bobo est insouciant mais se veut de donner l’impression d’être investi. Le bobo n’aime pas la police, les institutions et l’autorité. il se croit rebelle, ca fait bien…..  A Paris il affectionne particulièrement les Xième, XIXième et XXième arrondissements qu’il à conquit tel un conquistador à coup d’étincellants billets. Le bobo vit comme un expatrié sans jamais quitter son quartier. Non content de coloniser Paris, les cohortes de bobos s’attaquent désormais à la Seine Saint-Denis. Si nous avons du vivre la période tragique de l’occupation allemande, nos derniers pauvres de la Capitale risquent bien à leur tour d’en vivre une nouvelle, économique cette fois!

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