Le Suicidé – Théâtre 13

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C’est une pièce épatante et d’une réjouissante férocité. Elle est méchante, terrible. Elle est écrite d’une encre acide, corrosive par Nikolaï Erdmann, un auteur qu’avait révélé Meyerhold en montant, en 1925, Le Mandat. Le grand metteur en scène lui commanda une oeuvre nouvelle, ce fut Le Suicidé.

Entre la critique que peuvent exercer les bolcheviques contre les petits bourgeois et la farce pamphlétaire à allure antirévolutionnaire, se tient cette comédie dévastatrice. Erdmann prenait des risques, il fut banni de Moscou, sa pièce interdite ne fut publiée dans son pays que dans les années quatre-vingt…

Sémione (Alexandre Steiger, exceptionnel) tente d’échapper à la sollicitude d’un entourage persuadé qu’il veut se suicider et qui a de nombreuses « intentions », comme on le dit pour les prières, à lui proposer. Sa vie est un cauchemar. La pièce est une comédie grinçante où, à peine le « héros » s’imagine-t-il sauvé, il est à nouveau pris dans les rets de volontés qui le mettent en danger !

Les péripéties sont nombreuses. Sur la scène du Théâtre 13 où Colette Nucci organise un concours de jeunes metteurs en scène d’où est sorti, en 2006, Volodia Serre, la pièce se déploie à vive allure et avec un sens du spectacle remarquable. Volodia Serre dirige bien ses camarades et sert le propos, dans la traduction nerveuse d’André Markowicz, avec une intelligence profonde. Jean-Marie Sénia, homme- orchestre, accompagne la représentation avivée par l’engagement des douze interprètes, tous formidables. Chacun mérite une mention spéciale. Saluons particulièrement Catherine Salviat, étonnante, Laure Calamy, irrésistible, et, magnifique, cocasse et merveilleux, Olivier Balazuc.

L’un des meilleurs spectacles que l’on puisse voir actuellement. Courez-y !

Théâtre 13 -Accès par le mail au 103 A boulevard Auguste Blanqui ou par la dalle piétonne face au 100 rue de la Glacière -
Métro ligne 6, station Glacière – Bus 21 ( arrêt Glacière-Daviel) – Bus 62 (rue Tolbiac, arrêt Vergniaud)
 mardi, mercredi, vendredi à 20 h 30, jeudi, samedi à 19 h 30, dim. à 15 h 30. Jusqu’au 14 décembre 2008 (tél. : 01.45.88.62.22). Texte publié aux Solitaires Intempestifs (10€).

Bien à vous,

Saint-Sulpice
 

Stefan Zweig – Le voyage dans le passé + Correspondances 1932-1942

Stefan Zweig - Le voyage dans le passé + Correspondances 1932-1942 Stefan%20Zweig 

 

On se souvient tous de son premier Zweig. C’était l’âge où l’on découvrait, où l’on s’emballait : Zweig était un des maîtres de cet apprentissage. Avec « Vingt-quatre heures de la vie d’une femme », on apprit qu’une dame du monde mariée pouvait s’enfuir avec un jeune homme de passage. Avec « La confusion des sentiments », on s’étonna de la marque indélébile que laissait une passion trouble et juvénile dans le coeur d’un vieil homme. Avec « Amok », on s’effraya de la force autodestructrice d’un sentiment. Avec « Lettre d’une inconnue », on s’offusqua de l’ignoble goujaterie de l’homme. Et c’est avec « Le joueur d’échecs » qu’on eut souvent le premier contact, littéraire, avec le nazisme et l’idée qu’on pouvait lui résister par l’esprit. C’est donc avec une certaine émotion qu’on a lu « Le voyage dans le passé », nouvelle inédite de 100 pages. On n’en a pas fini avec Zweig et c’est tant mieux. Publiée inachevée en 1929, retrouvée au complet à Londres par l’éditeur posthume de Zweig, elle fut éditée en Allemagne en 1987 avant d’être si- gnalée par une spécialiste française de l’auteur viennois. L’éditrice la remercie. On se joint à ces remerciements. Car on y retrouve le grand sismographe de la passion, de ses atermoiements, de ses obstacles et de ses embrasements. Un régal !

L’intrigue est ténue : un jeune homme brillant, mais pauvre, seconde à domicile un vieil industriel flanqué d’une épouse prévenante et inaccessible. Comme de bien entendu, il en tombe amoureux, sans se l’avouer. Mais la nouvelle de son départ pour deux ans au Mexique les précipite l’un vers l’autre. Stupéfactions. Vertige des êtres et des choses que Zweig fixe comme nul autre. En France, les habits voleraient, mais à Vienne on se ressaisit. Et on se dit adieu en se promettant tout pour le retour. En attendant, on s’écrit. La guerre de 1914 prolonge l’absence. Neuf ans plus tard, on se revoit, les yeux brouillés de souvenirs. Mais la passion ne repasse pas les plats. En tout cas, ils ne se laissent pas manger froids. Le feu rejaillit souvent d’un ancien volcan, chantait Brel. Zweig, qui est l’écrivain de la déflagration, ne croit pas, dans ce domaine, à la récidive-cousin d’un Tchekhov ou d’un Schnitzler. Que reste-t-il de nos amours ? Un baiser volé. Une promesse minée par le temps. Glacée par le fantôme du passé.

Un passé où Zweig, dans la tourmente nazie, va s’enfoncer toujours plus loin. Pour preuve, le dernier tome, poignant, de sa correspondance, qui parcourt ses dix dernières années, jusqu’à son suicide avec sa femme, à Pétropolis, au Brésil, le 23 février 1942. En France, on connaît mieux le nouvelliste que le biographe, qui s’impose chez lui sur le tard, dans une volonté farouche de prendre du recul et d’éclairer des temps obscurs par des figures bien choisies de ce passé. Son « Erasme », en 1934, n’est rien d’autre qu’une figure qui a su raison garder et résister aux fanatismes de son siècle. Son « Magellan », en 1940, trahit son dégoût de la Vieille Europe, coulée par le nazisme, et son envie d’arpenter de nouvelles terres plus joyeuses, comme les Etats-Unis et le Brésil, découvert en 1936 et où il s’installe en 1940, après un exil londonien. Ses deux derniers projets accentuent encore cette échappée désespérée, loin d’un présent tragique. Montaigne d’abord : « Je me plais à voir mon double en cet homme qui s’était égaré dans une époque tout aussi terrible que la nôtre et ne se souciait que d’une seule chose : sa liberté intérieure. » Mais plus encore Balzac et sa puissance titanesque, dans lequel Zweig se noie avec fatalité : « J’ai besoin d’un monde pour m’arracher à l’autre, qui m’oppresse et dont je ne veux pas qu’il m’écrase. J’ai choisi ce qu’il y a de plus difficile. » C’est d’ailleurs l’incapacité à mener à bien ce « Balzac » dans la jungle superbe, mais éloignée de tout, et des livres surtout, qui va précipiter sa décision de mettre fin à ses jours.

C’est au coeur des ténèbres que l’on a besoin de ses amis. Mais le nazisme a éparpillé ceux de Zweig, exilés, ballottés comme lui. La correspondance devient vitale. Pour nier la barbarie. Pour garder un lien avec de grands esprits qui s’appellent Freud, Thomas Mann, Alfred Döblin ou Joseph Roth, qu’il essaie de sauver de l’alcoolisme. Certains le décevront, comme Richard Strauss, circonscrit par le nazisme, ou Romain Rolland, tombé sous la coupe de Moscou. Zweig multiplie aussi les lettres avec ses éditeurs étrangers, devenus, après l’autodafé de ses livres en Allemagne, ses derniers porte-parole. Zweig est trop poli, ou trop fier, pour se plaindre. Toujours élégant, il préfère réconforter. Apaiser. Ou féliciter ses collègues-comme Max Brod pour son ouvrage sur Kafka. Mais on devine les coups infligés à ce juif errant qui a perdu sa patrie, l’Autriche, sa maison, ses collections-bureau de Beethoven en tête-, son éditeur, et que son ex-femme, qui parade à Salzbourg, traite de déserteur. Comme une bougie qui s’éteint à petit feu, Zweig se décourage peu à peu. S’exile en lui-même, pour rédiger une autobiographie, « Le monde d’hier », où il se décrit comme une excroissance du présent tournée vers un passé englouti. A trop bien prévoir le pire, ce Cassandre qui a eu raison ne peut imaginer un avenir à nouveau radieux. Dignes mais terribles, les dernières lettres laissent orphelin. Le 19 février 1942, alors qu’il a déjà transmis son testament à son éditeur brésilien, il écrit à Jules Romains, sans rien lui avouer de son suicide programmé : « Le carnaval à Rio était une chose fantastique ; hélas, je n’ai pas pu me laisser entraîner. » Tout Zweig est dans la délicatesse pudique de cet adieu.

 Bonne lecture,

Saint-Sulpice

 

« Le voyage dans le passé », de Stefan Zweig, traduit de l’allemand par Baptiste Touverey (Grasset, 174 p., 11€).

« Correspondance 1932-1942 », traduit par Laure Bernardi (Grasset, 432 p., 21,90 €).

 

Lire en fête (Spécial Jeunesse) – 10,11 et 12 Octobre 2008

Lire en fête (Spécial Jeunesse) - 10,11 et 12 Octobre 2008 dans Evenementiel lire_en_fete

 

Les 10, 11 et 12 octobre 2008, l’écriture et la lecture s’offrent une cure de jouvence dans les bibliothèques de la Ville de Paris. Les livres, les mots et les histoires viendront à la rencontre des publics de tous les arrondissements.

 

Pour les adultes

Bibliothèque Buffon – Paris 5e
Jeu court
Bruno Allain, écrivain, plasticien, acteur, artiste boulimique, actuellement en résidence au foyer de jeunes travailleurs de la rue Daubenton grâce à la Région Ile-de-France, propose une série de rencontres-lectures autour de la littérature contemporaine. Pour cette première, il invite Natacha de Pontcharra, écrivain de théâtre. Ensemble, à cent à l’heure et avec jubilation, ils exposent le pourquoi, le comment et la spécificité de l’écriture de pièces brèves ou de textes courts destinés à la scène. Ils concluent par la lecture de leurs oeuvres : Mickey la Torche pour Natacha de Pontcharra, Quand la viande parle pour Bruno Allain, deux ouvrages publiés aux Impressions Nouvelles.
Samedi 11 octobre – 15h30
 

Bibliothèque Château d’Eau – Paris 10e
LA VOIX DES LIVRES
L’araignée, conte fantastique de Hans Heinz Ewers
Tout commence par une série de suicides inexpliqués survenus dans la même chambre d’hôtel. Un étudiant désargenté accepte la proposition de la police d’occuper cette chambre que tous fuient, tous frais payés, afin d’élucider le mystère de ces morts énigmatiques. Un récit fantastique tout à la fois haletant et fascinant.
Lecture donnée par Gabriel Ohayon.
Vendredi 10 octobre – 17h


 

Bibliothèque Vaugirard – Paris 15e
13e Salon du Livre de la Plume Noire
Dans le hall de la bibliothèque, l’association La Plume Noire anime toute la journée son 13e Salon du livre. La Plume Noire coordonne pour la troisième année consécutive l’attribution du Prix Léopold Seddar Senghor à un auteur de premier roman francophone. Fondée en février 2005 par Dominique Loubao, l’association La Plume noire a pour vocation de promouvoir des littératures francophones, africaines et afro-américaines.
En partenariat avec le Musée de la Poste où se déroulent également des rencontres.
www.mairie15.paris.fr
Samedi 11 octobre – 10h45 -19h15
 

Bibliothèque Clignancourt – Paris 18e
Découvrir l’Inde à travers sa littérature contemporaine
Cette littérature s’adresse à l’origine à la bourgeoisie indienne cultivée et européanisée ou aux Indiens installés à l’étranger, mais son public ne cesse de grandir. Éliane Béranger, docteure en esthétique, nous explique en quoi les auteurs indiens sont de formidables constructeurs de récits et des conteurs hors pair, qui exploitent avec une finesse empreinte d’humour les multiples décalages suscités par l’époque actuelle.
Mercredi 22 octobre – 18h30


 

Bibliothèque Porte-Montmartre – Paris 18e
MADAGASCAR, HAÏTI :
Mais que savons-nous de leur littérature ?

L’association Bibliothèques Sans Frontières offre l’occasion de mieux connaître ces littératures et ces histoires. Des auteurs et conteurs de ces deux pays lisent des extraits de livres de leurs compatriotes, oeuvres traduites avec quelques aperçus en langues originales. Le partenariat avec Bibliothèques Sans Frontières permet à chacun de faire don de livres en bon état. Destinés au développement de la lecture à Haïti et à Madagascar, les livres seront proposés aux bibliothécaires de ces pays. Vous pourrez apporter vos livres car «Tant d’hommes, de femmes et d’enfants, s’ils pouvaient accéder aux livres, verraient leur vie transformée », Patrick Weil, président de BSF.
Samedi 11 octobre – 15h30
 

Bibliothèque Saint-Fargeau – Paris 20e
ANGLETERRE / LONDRES
Une ville, une oeuvre : Londres et Oscar Wilde

Oscar Wilde, dramaturge admiré du tout Londres, est condamné en 1895 à deux ans de travaux forcés pour « outrages aux moeurs ». Il écrira de sa prison à l’intention de son amant lord Douglas, De profundis, récit autobiographique et méditation existentielle, mais aussi l’un des plus beaux témoignages qui soient sur la passion. Quant à la Ballade de la geôle de Reading, elle retrace les derniers jours d’un soldat exécuté pour avoir tué sa femme par jalousie. À l’occasion de la publication de De profundis et La Ballade de la geôle de Reading dans une nouvelle traduction (GF Flammarion, 2008), la bibliothèque reçoit le traducteur et auteur de cette édition, Pascal Aquien, professeur à l’Université de Paris IV-Sorbonne.
Samedi 11 octobre – 15h


 

Bibliothèque Saint-Blaise – Paris 20e
Ici, je suis ailleurs

Les associations du quartier Saint-Blaise et la bibliothèque se sont regroupées autour d’un événement intitulé Paroles cultivées, Paroles récoltées et proposent au public trois jours de rencontres autour du livre, de la lecture et de l’écriture. Au départ de la bibliothèque Saint-Blaise, Agrafmobile et Malte Martin proposent une lecture itinérante autour des lieux qui ont fait voyager les habitants du quartier. Christine Gagnepain nous fait découvrir le carnet de voyage de Saint-Blaise à partir des récits récoltés auprès des habitants depuis juin 2008 (à 18h). Une seconde lecture est proposée mettant en regard récits collectés et textes littéraires et poétiques. Une projection des mots et des phrases surgis sur les murs du quartier de juin à octobre autour du thème « Ici, je suis ailleurs » clôture la manifestation Mots Publics 2008 (à 19h).
Vendredi 10 octobre – 18h et 19h
 

Bibliothèque Faidherbe – Paris 11e
Mais où est passé Hanokh Levin ?

Parcours/lecture dans l’oeuvre de l’auteur dramatique Hanokh Levin : petites formes et tableaux vivants au bord du jeu.
Lecture apéritive dans la rue Faidherbe, à la bibliothèque et les environs. Les comédiens du groupe ATLAS (Atelier de Lectures d’Auteurs dramatiques contemporains, compagnie À vol d’oiseau) vous entraînent dans l’univers cruel et décapant de l’auteur israélien Hanokh Levin, à travers des extraits de ses pièces comiques, politiques, crues, philosophiques, mythologiques, etc.
Samedi 11 octobre – 14h30

Croyez-moi, ça va s’arranger
Lecture d’extraits des textes d’Hanokh Levin : Les souffrances de Job, Ceux qui marchent dans l’obscurité, Funérailles d’hiver et Les marchands de caoutchouc. Mise en lecture par Françoise Simon et Anne Rousseau, avec Michel Gravero, Françoise Simon, Frédéric Tellier…et les comédiens du groupe ATLAS.
Samedi 11 octobre – 16h
 

Et pour la jeunesse

Bibliothèque l’Heure Joyeuse – Paris 5e
SUÈDE / STOCKHOLM

Sur les traces de Nils Holgersson dans la Suède d’hier à aujourd’hui (à partir de 8 – 9 ans)
Atelier-découverte par Bruno Sagna, responsable de la bibliothèque Sainte-Geneviève, bibliothèque Nordique. En partenariat avec la bibliothèque Sainte-Geneviève, bibliothèque Nordique. Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la présentation de l’exposition On raconte…On raconte encore! Contes du XVIIIe siècle à nos jours.
Samedi 11 octobre – 15h
Inscription auprès des bibliothécaires
 

Bibliothèque André Malraux – Paris 6e
Le Bruissement des forêts (à partir de 6 ans)
Contes par Laurence Benedetti. Écoutez le bruissement des forêts… Au creux des grands arbres, sous la langue des feuilles et le nid des oiseaux. Sur le chemin du bois, se cachent des histoires.
Samedi 11 octobre – 15h
Réservation auprès des bibliothécaires.
 

Bibliothèque Saint-Simon – Paris 7e
Lectures peintes (dès 8 ans)
La bibliothèque célèbre, autour de tableaux, le livre et la lecture dans tous leurs états : exposition Lectures peintes par Claudine Pochat, peintre et bibliothécaire.
20 octobre – 20 novembre


 

Bibliothèque Parmentier – Paris 11e
Des histoires en gestes et en chansons pour les tout-petits (0 – 5 ans)
Georges, Sacha, Lily, Gaspard et Loulou…Cinq héros, un paquet cadeau et un oiseau… Pour apprendre que parfois trop c’est trop et qu’à faire n’importe quoi on risque bien de se faire mal.
Par Anne Gryspeerdt.
Samedi 11 octobre – 10h30
 

Bibliothèque Faidherbe – Paris 11e
Livres d’images de Corée
L’exposition présente des livres traduits ou en langue originale, depuis des albums s’inscrivant dans la tradition picturale coréenne jusqu’à des créationstrès contemporaines de jeunes graphistes, publiés chez de « grands» ou de petits éditeurs indépendants. Elle est conçue et réalisée par la bibliothèque des enfants, en collaboration avec La Joie par les Livres, la Petite Bibliothèque Ronde de Clamart, et avec l’aide de Noëlla Kim, agent littéraire et traductrice des Trois Ourses et de Joker Art Diffusion.
11 octobre – 17 janvier
 

Bibliothèque Diderot – Paris 12e
Tout savoir sur l’Opéra (8-12 ans)
Atelier de dessin pour les enfants, animé par Pierre Créac’h, dessinateur, chargé de cours de dessin à l’ESAG.
Mercredi 8 octobre – 15h

Médiathèque Marguerite Yourcenar – Paris 15e
Bulles de lecture
Le Petit théâtre permanent avec Joanna Jianoux et Philippe Cherdel. Le temps d’un après-midi deux «Bulles de lecture» sous forme de yourtes s’installent dans la médiathèque. Vous pouvez y entrer pour découvrir des extraits de texte et participer à des jeux d’écriture. Au détour des rayonnages, vous croisez des comédiens qui vous « enlèvent » (pendant 5 à 10mn) et vous invitent sous une de leurs tentes. Vous voyagez alors avec eux dans des histoires intimes et des histoires pour rire.
Samedi 11 octobre – 15h
 

Bibliothèque Vaugirard – Paris 15e
XIIIe Salon du Livre de la Plume Noire (9 -12 ans)
Rencontre-débat entre des lecteurs en herbe et des illustrateurs pour livres de jeunesse.
Avec Martine Bourre (France), Éric Battu (France), Dynah Psyché (Québec). Présentation des albums, animations, dédicaces.
Samedi 11 octobre – 16h45
 

Bibliothèque Clignancourt – Paris 18e
Jeunesse malgache (8 – 12 ans)
La Bibliothèque Sans Frontières fait découvrir les littératures malgaches et haïtiennes, en partenariat avec la Mairie du 18e. Des auteurs viennent faire découvrir leurs oeuvres et des classiques de leur pays.
Samedi 11 octobre – 16h
Lectures en direction des adultes à partir de 17h30.
 

Bibliothèque Saint-Blaise – Paris 20e
Muriel Bloch raconte (à partir de 8 ans)
Muriel Bloch est conteuse… À la carte, en tous lieux, par tous les temps ! Elle parcourt la France à la rencontre de son public. Pour cette soirée, elle propose un ensemble de contes tout spécialement composé pour et autour du quartier Saint-Blaise. Cette manifestation fait partie d’un cycle de 6 rencontres organisées par Donatella Saulnier de l’association L’Hippocampe en partenariat avec Un poumon pour Saint-Blaise et s’inscrit dans l’événement intitulé « Paroles cultivées, Paroles récoltées » proposé par les associations du quartier.
Programme complet des manifestations sur les sites :
www.hippocampe-associe.com

www.thqh.fr
Samedi 11 octobre 18h
 

Bibliothèque Sorbier – Paris 20e
Ca sent la chair fraîche! (6-11 ans)
Laissez-vous emporter par des histoires d’ogres, ogresses et autres monstres dévorants… La conteuse Charlotte Bloch nous entraîne dans un monde peuplé de mangeurs de doigts, de jambes, d’oreilles et même d’enfants… Les bibliothécaires en profitent pour exposer albums, contes et autres documentaires sur ces monstres sanguinaires prisonniers des livres.
Qu’il est délicieux d’avoir un petit peu peur !
Samedi 11 octobre – 15h30

Bonne fête du livre,

Saint-Sulpice

 

Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – Tour Saint-Jacques et Marais

Nuit Blanche 2008 - 4 Octobre - Tour Saint-Jacques et Marais dans Evenementiel logo_nb2008

La nuit du 4 au 5 octobre

Dès sa première édition en 2002, Nuit Blanche, plébiscitée par un public infatigable et curieux, remporte un immense succès. Depuis, le modèle parisien ne cesse de faire école, en Europe et aux quatre coins du globe, de Madrid à Gaza, de Bruxelles à Miami.

Gratuite et ouverte à tous, cette 7e Nuit Blanche se veut sans sommeil mais certainement pas sans rêves, offrant aux regards émerveillés des noctambules un Paris revisité. Des lieux les plus quotidiens aux monuments qui font la réputation de la capitale, Paris s’illumine des féeries les plus inattendues d’artistes et de créateurs de toutes disciplines.

Cette année, la programmation artistique confiée à Hervé Chandès et Ronald Chammah, propose un parcours centré autour des grandes gares SNCF parisiennes qui, chaque jour, irriguent la capitale d’un flot incessant de passagers. Essentielles et emblématiques, les gares sont des lieux de brassage et d’activité permanente où l’on passe, le plus souvent pressé, sans prêter attention ni à l’environnement, ni à l’architecture, souvent classée. Cinq grandes gares parisiennes forment cette année les points phares de Nuit Blanche 2008. Des artistes comme l’américain Tony Oursler (Gare du Nord), le français Pierrick Sorin (Gare de l’Est) ou l’indien Shaad Ali (Gare de Lyon) peuplent les halls, les façades et les quais de leurs sortilèges, invitant chacun d’entre nous à poser un autre regard sur notre quotidien urbain. Comprenant en outre plusieurs églises et monuments, avec les interventions remarquées de Patti Smith à l’église Saint-Germain-des-Prés ou de Gu Dexin à la Tour Saint-Jacques, le parcours se veut cette année volontairement resserré pour éviter la dissémination au profit de l’impact d’oeuvres de grande qualité.

Avec l’ensemble foisonnant des projets associés (Christian Boltanski au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme et à la maison rouge– fondation antoine de galbert ; Otto Piene Place de Catalogne dans le cadre de la saison France – Nordrhein–Westfalen ; la Nuit de l’Europe dans les jardins de Bercy dans le cadre de la Saison culturelle européenne), ce sont au total plus de soixante-dix interventions artistiques qui métamorphosent le temps d’une nuit toute la capitale. Arts plastiques, installations, projections, concerts, danse, lectures, spectacles vivants ou interventions poétiques et musicales : la liberté, l’humour, la réflexion ou la dérision s’expriment au fil de créations qui, même éphémères, viennent se graver dans la mémoire d’un public émerveillé et surpris par Nuit Blanche 2008.

Du samedi 4 octobre à 19h au dimanche 5 octobre à 7h.

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X, XI & XII: Tour Saint-Jacques & Marais

X. GU DEXIN

Le 4 octobre 2008

Tour Saint-Jacques

Sous les projecteurs de Gu Dexin, artiste chinois aux expérimentations provocantes, la Tour Saint-Jacques valse avec les nuages.

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Des projections vidéos illuminent à la nuit tombée les quatre faces de la Tour Saint-Jacques, récemment restaurée. Réalisés de jour, ces films montrent la partie supérieure de la tour et le défilé des nuages dans le ciel au-dessus. La projection en accéléré de ces images crée un effet saisissant. Avec le soutien de la SGGL / INEO MS.

Né en 1962 à Pékin où il vit et travaille aujourd’hui, Gu Dexin, artiste chinois majeur, expose en Chine, en Europe et aux États-Unis. En 2003, il participe à la Biennale de Venise. Il est connu pour ses expérimentations provocantes, son travail touche à l’absurde et au paradoxe. Un travail qu’il adapte spécifiquement aux sites dans lesquels il est invité à exposer.Tour Saint-Jacques
39, rue de Rivoli
75001 Paris
M° Hôtel de Ville, Châtelet
Bus 21, 38, 47, 58, 67, 69, 70, 72, 74, 75, 76, 81, 85, 96
Site accessible pour les personnes en fauteuil en autonomie.

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XI. JAVIER TÉLLEZ

Letter On The Blind For The Use Of Those Who See

Eglise Saint-Eustache

 

Qu’inspire un éléphant aux personnes non-voyantes appelées à le toucher ? Réponse avec le film de Javier Téllez, explorateur de la norme et de la pathologie.
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Inspirée d’une parabole indienne, L’aveugle et l’éléphant, et d’un essai de Denis Diderot, l’œuvre Letter On The Blind For The Use Of Those Who See (2007) est projetée sur grand écran, dans le transept nord de l’église Saint-Eustache. Dans ce film noir et blanc, des personnes non-voyantes s’approchent tour à tour d’un éléphant pour le toucher et décrire leurs sensations. Tournée dans la piscine désaffectée de McCarren Park à Brooklyn en raison de son étrange architecture, cette œuvre nous rappelle que la perception de chacun sur un même objet est unique.
Le film de Javier Téllez est l’occasion de renforcer l’accessibilité des œuvres de Nuit Blanche. Ainsi, huit médiateurs spécifiquement formés sont présents sur le site pour assurer le confort des personnes handicapées et les accompagner dans la découverte de ce projet artistique. Un document explicatif est distribué aux visiteurs en version noire, en version gros caractères et en braille. Le texte du film est surtitré, en français, et deux interprètes en Langue des Signes Française (LSF) en assurent la traduction pendant toute la nuit.
Javier Téllez a été accueilli en résidence au centre des Récollets de juillet à décembre 2006 dans le cadre du programme Ville de Paris – Ministère des affaires étrangères
Avec le soutien de l’association Voir Ensemble.

Né en 1969 au Venezuela, Javier Téllez vit à New York où il développe une réflexion sur les situations de marginalité et les formes de stigmatisation. Son œuvre interroge notamment la question de la normalité et de la pathologie. Mêlant volontiers extraits documentaires et séquences de fiction, ses films tissent une nouvelle trame où les personnes concernées, appelées à apporter leur concours, trouvent un lieu d’expression et par là même une formidable humanité.

Eglise Saint-Eustache
2, impasse Saint-Eustache
75001 Paris
M° Les Halles, Etienne Marcel
RER A, B, D
Bus 29, 38, 67, 74, 85
Site accessible pour les personnes en fauteuil en autonomie (entrée par le transept sud donnant sur la place René Cassin).

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XII. Jeremy Blake

Station to station

Eglise Saint-Paul – Saint-Louis

Métaphore des transports urbains en cinq stations, l’animation digitale de Jeremy Blake ralentit le temps.

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Station to station est une œuvre de 2001 sur le déplacement de gare en gare, composée de cinq animations digitales et sonores pensées par l’artiste comme un ensemble de cinq peintures distinctes évoluant lentement et basées sur la notion de temps. Évocation lointaine du monde urbain et de ses transports en commun souterrains, l’œuvre présente sur cinq écrans plasma disposés en demi-cercle devant le chœur de l’église Saint-Paul – Saint-Louis, une succession de couleurs et formes géométriques en mouvement.
Station to Station 1 : Robert Moses Terminal, représente une abstraction de l’architecture d’une gare ferroviaire urbaine. Station to Station 2 : Fordham Gneiss, représente le « passage » du train sortant de la ville.
Station to Station 3 : Carbon Sink Park, représente une gare non urbaine et dans une banlieue.
Station to Station 4 : Slumber Line, représente le « passage » du train rentrant en ville.
Station to Station 5 : Indiglo Heights, représente une autre gare en ville.

Reconnu dans le monde entier, Jeremy Blake a connu une carrière aussi fulgurante que courte, interrompue par son suicide, à 36 ans. Né dans l’Oklahoma en 1971, cet artiste américain s’intéresse très tôt aux ressources des technologies numériques. Il exploite, parmi les premiers, la pixellisation et les potentialités de l’image digitale pour développer une œuvre éminemment picturale. Fixes ou animées, les images qu’il crée mêlent figuration et abstraction, séduction et provocation, mysticisme et culture populaire.

Eglise Saint-PaulSaint-Louis
99, rue Saint-Antoine
75004 Paris
M° Saint-Paul
Bus 69, 76, 96
Site accessible pour les personnes en fauteuil en autonomie.

LIEN DIRECT VERS:

 Voir aussi les articles suivants :

- Nuit Blanche 2008 - 4 Octobre – Gare du Nord et Gare de l’Est.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – Gare de Lyon et Gare de Bercy.

- Nuit Blanche 2008 – 4 0ctobre – Tour Saint-Jacques et Marais.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Ocotbre – Montparnasse et Saint-Germain de Près.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – Gare Saint-Lazare et Champs-Elysées.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 1er Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre - 2ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 - 4 Octobre – 3ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 4ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 5ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 6ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 8ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 9ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 10ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 11ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 12ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 13ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 14ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 15ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 0ctobre – 16ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 17ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 18ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 20ième Arrondissement.
 Bonne nuit blanche,

Saint-Sulpice

 

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