San Fransisco d’autrefois

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Vue vers la Mission Dolores vers 1838 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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 Tramway à cheval en 1860 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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« Les Saules » station estivale vers 1860 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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En regardant vers l’est vers les Collines de Potrero en 1870 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Entrée principal des jardins Woodward’s en 1879 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Idem - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Idem - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Vue sur « Mission park » (premier plan) et  le cimetière Juif (second plan) en 1880 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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 Shotwell street  en 1887 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Collines d’East bay ( non daté ) - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Mission Dolores en 1898 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Hill Street entre Valencia and Guerrero Streets en 1900 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Rue de San Fransisco en 1905 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Le San José~San Fransisco passant à l’emplacement de la 21ème et d’Harrison en 1905 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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En 1905 les tramways luttent pour passer par l’intersection inondée de 16ème et Folsom  - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Dolores Park après le tremblement de terre 1906 – Camp de réfugiés  - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Dommages causés par le tremblement de terre sur la 18ème près de Shotwell en 1906  - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Effondrement de l’Hôtel Valencia Street en 1906  - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Centre pour Tuberculeux à San Fransisco en 1912 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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 Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Dolores Park en 1917  Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Vue d’Army et Potrero en 1925 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Wagons sur rails, 15ème rue entre Harrison et Folsom en 1927 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Orgue de Barbarie en 1930- Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Cimenterie en 1933 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Ancienne usine du brasseur « Hamm’s » ( Non daté ) - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Vue de 1935 de la 24ème street est, de 24ème et de Floride. Le Roozie (aujourd’hui le Théâtre Brava) est au milieu - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Avenue Potrero entre la 18ème et Mariposa street en 1938  - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Ancienne usine Ford située au coin de la 21ème et d’Harrison en 1946 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Idem - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Institut de haute technologie de San Fransisco en 1953 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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La foule sur la 21ème rue en 1956 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Hôtel « Gartland » au coin des 16ème rue et Victoria en 1958 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Seals Stadium en 1958 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

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Dolores Park en 1960 - Source: Fond Historique de San Fransisco Greg Gaar Collection

 

Histoire de San Fransisco

Les plus anciennes traces d’occupation humaine sur le territoire de la ville actuelle remontent à environ 3 000 ans avant J.-C. Les premiers habitants connus de la région de la baie de San Francisco sont les Amérindiens Ohlone (terme indien signifiant « le peuple de l’ouest »).

Le navigateur anglais Francis Drake longe la côte californienne en 1579, mais il n’entre pas dans la baie de San Francisco. Les Espagnols sont les premiers Européens à explorer et à coloniser la région, en faisant un établissement renforçant leur domination sur l’océan Pacifique, le « lac espagnol », avec leurs possessions philippines et américaines notamment.

San Francisco représentait ainsi l’extrémité septentrionale d’un chapelet plus ou moins continu d’implantations militaires et religieuses destinées à assurer physiquement la souveraineté espagnole sur ce vaste territoire. L’expédition de don Gaspar de Portolà arriva le 2 novembre 1769, dans la baie de San Francisco.

Le 17 septembre 1776, les Espagnols fondent un presidio et le 9 octobre la mission nouvellement construite est dédiée au patron des missionnaires : San Francisco de Asis (saint François d’Assise). Comme le reste de la Californie, San Francisco passe sous la souveraineté mexicaine en 1821. Ce n’est cependant qu’en 1836 que sont installées les premières habitations d’un village sur le bord de la baie, en un endroit appelé Yerba Buena (« la bonne herbe »), par référence à la menthe qui pousse sur les collines environnantes.

La ville ne prend son essor qu’avec la ruée vers l’or de 1848-1849, accueillant les émigrants à la recherche du précieux minerai. Elle est le terminus du premier chemin de fer transcontinental. Les aventuriers du monde entier sont attirés par ce pays de l’or où l’on arrive par la porte dorée (Golden Gate). Quelques années plus tard, la découverte de gisements d’argent dans la Sierra Nevada accélère le développement de l’agglomération.

En 1847, Oscar Levi Strauss s’installe à San Francisco et crée les premiers jeans qui remportent un grand succès auprès des prospecteurs et des chercheurs d’or. Pendant la guerre, les usines Levi’s fournissent l’armée américaine en pantalon.

C’est également dans la deuxième moitié du XIXe siècle que la diaspora chinoise commença à s’installer à San Francisco ; ils surnommaient alors la Californie la « montagne dorée ». Les émigrés fuyaient les conséquences des guerres de l’opium et ont prospéré dans la restauration, le commerce, la pêche et la blanchisserie : San Francisco était alors une ville d’hommes (mineurs, aventuriers) qui avait besoin de laveries. Les Chinois constituèrent des sociétés secrètes pour régler leurs différends. Le quartier chinois n’avait pas bonne réputation. Dans certains bars, on avait aménagé une porte étroite pour retarder l’avance des policiers. Au début du XXe siècle, des Juifs issus de la bourgeoisie allemande s’installent à San Francisco.

En 1906, elle subit un tremblement de terre et une grande partie de la ville est détruite par un gigantesque incendie déclenché à la suite du séisme. Il fallut trois jours pour circonscrire le sinistre. La ville fut ensuite rapidement reconstruite, notamment grâce à l’afflux d’une main-d’œuvre étrangère venue d’Europe et d’Asie. San Francisco fut également la ville de Joshua Norton, empereur autoproclamé des États-Unis.

En 1915, l’Exposition internationale de San Francisco attire 19 millions de visiteurs. Pendant la Grande Dépression, la ville est affectée par l’agitation sociale : la grève des dockers devint générale le 16 juillet 1934 mais finit par échouer. Les travaux du Golden Gate Bridge débutèrent le 5 janvier 1933, sous les auspices du Public Works Administration (PWA) puis à partir de 1935 du Work Project Administration (WPA), programmes lancés à l’initiative du président Franklin D. Roosevelt dans le cadre de sa politique de grands travaux. Il s’agissait de créer des emplois dans les travaux publics, payés par les fonds fédéraux afin de réduire le chômage. L’Exposition internationale du Golden Gate a lieu en 1939 et 1940 sur l’île artificielle de Treasure Island fraîchement construite. La Seconde Guerre mondiale voit le développement des industries militaires en Californie : le port de San Francisco sert de point de départ des troupes pour les batailles du Pacifique contre l’Empire japonais.

Après la Seconde Guerre mondiale, une première conférence de la paix se réunit à San Francisco. Elle aboutit le 26 juin 1945 à la signature de la charte de l’ONU par cinquante pays. En 1951, la deuxième « Conférence de la paix » s’y est tenue, et a débouché sur le traité de San Francisco. Ce traité entre en application le 28 avril 1952 et met fin à la période d’occupation (1945-1952 au Japon). La révolution industrielle de la deuxième moitié du XXe siècle transforme l’économie de la région : le développement de la Silicon Valley, au sud de la ville, donne une image dynamique et moderne de cette région de la Californie. La ville constitue la dernière frontière, la cité américaine la plus à l’ouest.

San Francisco est de par sa tradition de tolérance, souvent à l’avant-garde de l’émancipation des minorités et des droits civiques. Le programme des Black Panthers, « Free Breakfast for Children Program », est parti de San Francisco. La ville fut également dans les années 1960-1970 un foyer important de la contreculture hippie, du psychédélisme et du Flower Power.

San Francisco est devenue une ville émblématique de la cause des homosexuels, notamment dans les années 1970 avec l’activisme politique d’Harvey Milk, assassiné en 1978 avec le maire George Moscone. Elle fut le berceau du mouvement Beatnik.

En mars 2003, environ 150 000 San-Franciscains défilèrent contre la guerre en Irak. Le 27 octobre 2007 une nouvelle manifestation pacifiste rassembla entre 10 000 et 30 000 personnes.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

A regarder:

 

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Louis XIV, l’homme et le Roi – Château de Versailles – 20 Octobre 2009 au 7 Février 2010

Louis XIV, l'homme et le Roi - Château de Versailles - 20 Octobre 2009 au 7 Février 2010 dans EXPOSITIONS 38994106-7962-0128-BED0-DCCF5668743FFile

 

 

 

 

L’exposition Louis XIV, l’homme et le roi rassemble plus de 300 oeuvres exceptionnelles provenant de collections du monde entier, et jamais réunies jusqu’à aujourd’hui. Peintures, sculptures, objets d’art, mobilier seront ainsi exposés. Ces chefs-d’oeuvre, pour certains jamais présentés en France depuis l’Ancien Régime, permettront au public de mieux connaître le célèbre monarque tant par ses goûts personnels que par son image publique.

 

 

 

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Louis XIV par Charles Lebrun

 

La richesse de l’image de Louis XIV est sans précédent dans l’histoire : Louis XIV est le Roi Soleil, c’est-à-dire Apollon en tant que divinité solaire. Façonnée par le souverain lui-même et ses conseillers, cette image évolue sans cesse pour épouser des figures obligées : le roi de guerre menant ses troupes, le roi mécène protecteur des arts, le roi très chrétien défenseur de l’Eglise, le roi de gloire, image const ruite pour la postérité. Cette gloire visible, allant jusqu’au mythe, qui se construit de son vivant, s’est fondée sur l’excellence des artistes, tels que Le Bernin, Girardon, Rigaud, Cucci, Gole, Van der Meulen, Coysevox qui s’appliquent à sublimer le portrait royal, et que l’exposition permettra de redécouvrir.
 

 

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Louis XIV – Anonyme

 

Roi protecteur des arts et roi collectionneur, il rivalisait avec les autres souverains d’Europe qui étaient de véritables connaisseurs. Bénéficiant de l’héritage de Mazarin, Louis XIV forme son goût au contact direct des artistes, et grâce aux relations personnelles qu’il établit aveceux : Le Brun et Mignard pour la peinture, Le Vau et Hardouin-Mansart pour l’architecture, Le Nôtre pour l’art des jardins, Lully pour la musique, Molière pour le théâtre. En rassemblant les oeuvres appréciées du Roi, un véritable portrait d’un amateur d’art passionné et d’un véritable homme de goût se dessine à travers joyaux, camées, médailles, miniatures, objets d’art, mais aussi tableaux et sculptures dont il aime s’entourer dans le Petit Appartement à Versailles.

 

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Louis XIV – 1666 – par Charles Lebrun

 

 

 

Biographie de Louis XIV

 

Louis XIV (1638-1715) – Hyacinthe Rigaud y Ros

Né à Saint-Germain-en-Laye en 1638, mort à Versailles en 1715, Louis XIV, dit Louis le Grand, est roi de France de 1643 à sa mort. Fils de Louis XIII et d’Anne d’Autriche, il a cinq ans à la mort de son père. Sa mère, devenue régente, confie la direction des affaires au cardinal Mazarin. De 1643 à 1648, il vit au Palais-Royal, puis, après avoir été obligé de fuir avec sa famille à Saint-Germain, en 1649, il mène la vie errante de la cour pendant la Fronde. Mazarin surveille son éducation et le fait entrer très tôt au Conseil royal. Sacré à Reims le 7 juin 1754, il épouse en 1660 Marie-Thérèse d’Autriche, fille de Philippe IV d’Espagne, et se met à gouverner seul à partir de 1661, après la mort de Mazarin.

 

 

 

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Louis XIV par Pierre Mignard

Homme équilibré, réfléchi, maître de lui, Louis XIV est prudent et travaille de façon assidue ; mais il est orgueilleux, imbu de la nature divine de son pouvoir, persuadé d’être infaillible et ne craint pas d’afficher ses maîtresses attitrées, qui sont nombreuses, sans compter celles qui ne sont qu’occasionnelles ; devenu veuf en 1683, il épouse en secrètes noces Madame de Maintenon. Son premier acte d’autorité, en 1661, est le renvoi du ministre Fouquet ; par la suite, il sait s’entourer d’hommes capables : Colbert, par exemple, met de l’ordre dans les finances, développe le commerce ainsi que l’industrie, et Vauban consolide les frontières du nord.

 

 

 

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Louis XIV, Roi de France et de Navarre (1638-1715) – Charles Lebrun

En 1682, il quitte Saint-Germain et s’installe à Versailles, symbole de sa vanité et de son désir de grandeur, qui le pousse à s’opposer à la papauté, à révoquer l’Édit de Nantes qui accordait la liberté du culte aux protestants, à revendiquer le Palatinat, et à concurrencer commercialement l’Angleterre et la Hollande sans craindre de déclencher une guerre avec ces deux puissances. À partir de 1697, qui marque la fin de la guerre citée précédemment, les difficultés financières, politiques, militaires et religieuses s’accumulent sur le pays, d’autant plus qu’il l’engage dans la guerre de succession d’Espagne, qui achève de ruiner le royaume, dont la situation est catastrophique quand il meurt, en 1715.

 

 

 

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 Louis XIV, roi de France et de Navarre (1638-1715) – Ecole de Pierre Mignard
 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

- Louis XIV, l’homme et le Roi – Château de Versailles – Place d’Armes – 78000 Versailles – RER C depuis Paris, arrivée en gare de Versailles rive gauche – Trains SNCF, Arrivée en gare de Versailles Chantiers depuis Paris Montparnasse, Arrivée en gare de Versailles Rive droite depuis Paris Saint Lazare – Horaires sur www.transilien.com - En voiture, Autoroute A13 sortie Versailles Château, Stationnement des voitures (stationnement payant) Cartes de la place d’armes, allée de Bailly, Grand Trianon et Petit Trianon – Du 20 Octobre 2009 au 7 Février 2010 - Château: Tous les jours sauf le lundi de 9h00 à 17h30 dernière admission : 17h00 – Châteaux de Trianon et Domaine de Marie-Antoinette: Tous les jours sauf le lundi de 12h00 à 17h30, dernière admission : 17h00. Fermeture des caisses 16h50 – Jardin et Parc: Tous les jours de 8h00-18h00
- Tarifs: Plein: 15€, Réduit: 11.50€ ( Sur Place à partir de 15h00).

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A lire:

 

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L’image du roi, façonnée par le souverain et son entourage, devint plus que jamais sous Louis XIV un enjeu d’importance. Matière vivante sans cesse transformée, elle précisa peu à peu les contours subtils d’un portrait symbolique. Et tous les arts furent mis à contribution. Non content de favoriser leur développement à l’instar des autres souverains d’Europe, Louis XIV fut un collectionneur averti. Son propre goût se forma au contact d’artistes de grand talent et rivalisant d’excellence, qu’il s’agisse de Charles Le Brun, Jules Hardouin-Mansart, André Le Nôtre ou Jean-Baptiste Lully. De cette époque de faste et de magnificence restent aujourd’hui des chefs-d’oeuvre que cet ouvrage permet de réunir. Joyaux, camées, médailles, tableaux, sculptures, objets d’art, ce sont les fleurons des collections royales qui témoignent du goût personnel du monarque. Louis XIV fut animé du souci de porter les arts à leur plus haut degré de perfection. Son image n’en ressort à quelques siècles de là qu’avec plus d’éclat.

- Louis XIV, l’homme et le Roi par de Nicolas Milovanovic et Alexandre Maral aux éditions Flammarion – 431 pages - 49€

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Ce livre est autre chose qu’une biographie classique. C’est tout le règne qu’il embrasse dans une vision générale de la société du Grand Siècle, renouvelant le sujet, mettant à mal bien des clichés et des vieilles lunes grâce à une documentation considérable, dont de nombreuses études étrangères peu accessibles, grâce tout autant à une analyse remarquable, originale, juste, du pouvoir, de ses serviteurs, de ses moyens d’action et de propagande, de sa grandeur, mais aussi de ses limites et de ses contradictions. Alliant la recherche, la vie, l’intelligence de la réflexion, la clarté, la qualité de l’expression et du style, Jean-Christian Petitfils a écrit un riche et grand Louis XIV, que l’Académie française a couronné de son Grand Prix de la biographie (histoire).

- Louis XIV par Jean-Christian Petitfils aux éditions Librairie Académique Perrin – 775 pages – 12€

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Voici l’ouvrage qui vous propose de suivre le Roi-Soleil, au jour le jour, de sa naissance à sa mort. Christophe Levantal a dépouillé les quatre-vingt mille pages de la Gazette de Théophraste Renaudot entre le début de 1638 et la fin de 1715, en a extrait tout ce qui se rapportait au Roi, à ses initiatives, décisions et actions, déplacements, entrevues et rencontres. Il présente le résultat de sa collecte dans des notices chronologiques concises, accompagnées de références précises et enrichies de plus de huit mille notes, tirées non seulement des principaux mémoires de l’époque, mais aussi de sources manuscrites inédites. L’ensemble est complété par un index de près de vingt mille entrées. Cette somme sans précédent est et restera l’instrument de travail indispensable aux historiens de la Cour et du règne de Louis XIV. Aux amateurs, aux passionnés du Grand Siècle, aux curieux, aux poètes, elle offre un très précieux guide à travers Versailles, ses acteurs et ses fastes.

- Louis XIV, Chronologie d’un règne par Christophe Levantal aux éditions Infolio – 1054 pages ( Coffret de deux volumes) – 65€

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Connaît-on vraiment Louis XIV, l’homme Louis XIV ? Derrière les fastes versaillais et les portraits immortalisant la majesté du Roi-Soleil, se cache une réalité bien différente. Louis Dieudonné de Bourbon était un homme comme les autres, notamment au niveau physique. Si une tradition immémoriale lui attribue une santé exceptionnelle, c’est oublier la longue chronologie des maux qui l’ont indisposé dès son enfance et ce jusqu’à une vieillesse passée en chaise roulante dans les jardins de Versailles. Grâce à l’exceptionnel Journal de santé qu’ont tenu ses médecins et aux témoignages de nombreux courtisans, on a pu reconstituer l’histoire vivante de la santé du souverain qui a eu le règne le plus long et sans doute le plus marqué par la maladie. Goutte, fistule anale, furoncle, indigestions, migraines et bien d’autres pathologies ont ponctué la vie de ce client de choix pour les médecins de la cour. Garants de la santé de Louis XIV, les spécialistes de la saignée et du clystère ont accompagné leur patient dans une aventure scientifique et humaine hors du commun. Au quotidien, la vie du monarque était partagée entre le souci de l’Etat et celui de sa propre préservation : d’où un équilibre instable entre banquets gargantuesques et menus allégés, entre affaires sérieuses et escapades horticoles, entre prouesses physiques et repos forcés. Quand l’équilibre était rompu, quand le corps reprenait ses droits sur l’étiquette, l’information ne tardait pas à parcourir le royaume et même à franchir les frontières. De là, la monarchie s’est évertuée à célébrer avec trompettes et feux d’artifices les guérisons du roi. Voilà sans doute de quoi faire taire les rumeurs. De ces fêtes somptueuses s’est dégagée l’image d’un prince stoïque que rien ou presque ne pouvait atteindre : en 1686, à peine opéré de sa fistule à l’anus, Louis tient conseil dans son lit de souffrance. Artistes et poètes s’en souviendront longtemps. Mais l’image est peut-être trop belle pour être vraie… A mi-chemin entre microhistoire, médecine et anthropologie, cette biohistoire de Louis XIV raconte la simple vie d’un homme dont le destin fut aussi exceptionnel que banal.

- La Santé de Louis XIV, une Biohistoire du Roi-Soleil par Stanis Perez aux éditions Editions Champ Vallon – 406 pages – 26€

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Longtemps, lorsque les historiens se sont penchés sur ce que Voltaire a nommé le Siècle de Louis XIV, ils n’ont accordé d’intérêt qu’au Roi-Soleil, à sa cour, à sa politique. Pierre Goubert a été de ceux qui, dès les années cinquante, ont au contraire voulu connaître les humbles, les anonymes, cette population qu’il a étudiée dans Louis XIV et vingt millions de Français, sans pour autant ignorer leurs rapports avec les classes dominantes. Les études qui composent ce recueil, très souvent inédites, ont été rédigées au fil de plus d’un demi-siècle de recherches. Rassemblées, elles offrent un panorama complet de la société française du XVIIe siècle. La première partie résume et complète la thèse fondamentale de l’auteur consacrée au Beauvaisis. On y rencontre les paysans, bien sûr, mais aussi les marchands, les riches, les nobles. La seconde partie est consacrée à Louis XIV, son rôle, son règne, son image. Dans un style clair, cet ouvrage offre une vue globale et originale du Grand Siècle, dans toute sa profondeur, mais aussi une synthèse des travaux d’un des plus grands représentants de l’École des annales. –Thomas Ferrier –Ce texte fait référence à l’édition Broché .

Le Siècle de Louis XIV : créée par Voltaire qui y saluait une excellence culturelle, l’expression a connu une certaine fortune. D’autres écrivains, après lui, ont préféré louer la gloire militaire, les succès économiques ou l’impressionnant triomphe de l’absolutisme. Cet ouvrage de Pierre Goubert met en lumière le siècle de Louis XIV dans son épaisseur, ses diversités, ses contradictions et ses évolutions. Tout d’abord les  » vingt millions de Français « , le plus souvent paysans ou vivant de la terre (80% de la population), tout proches du  » petit peuple  » de la ville, avec qui ils subissent sans joie une tutelle envahissante. Puis la société des  » dominants  » – hommes d’Eglise et nobles, gens de justice, d’armes, d’argent – qui agissent, s’enrichissent, se pavanent et s’illustrent au nom du roi. Enfin Louis XIV et son  » gouvernement « , ses choix stratégiques, ses alliances politiques et financières, son rôle et, surtout, son image. Par-delà les siècles qui nous séparent de lui, le Grand Roi ne cesse de séduire, de surprendre ou d’irriter… Tel un puzzle, cet ouvrage est constitué d’un ensemble de textes, certains anciens, d’autres tout récents, le plus souvent inconnus. Ils construisent ensemble le tableau vivant et mouvant d’une société qu’ils ressuscitent et qui n’a peut-être pas complètement disparu.

- Le Siècle de Louis XIV par Pierre Goubert aux éditions Livre de Poche – 441 pages – 7.60€

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Saint-Simon, qui les détestait, comparait les valets de Louis XIV à  » ces puissants affranchis des empereurs romains, à qui le sénat et les grands de l’empire faisaient leur cour « . A la fin du XVIIe siècle, on compte quatre Premiers valets de chambre et trente-deux valets de chambre ordinaires. Les historiens ne se sont guère intéressés à ces serviteurs royaux qui, seuls pourtant, ont le privilège d’entrer à tout moment dans les appartements du roi, de coucher dans la chambre même du maître, d’être auprès de lui dans toutes les circonstances de l’existence. Qui connaît les noms de Bontemps, Nyert, Blouin, La Porte, que même Colbert, Louvois et autres traitent avec ménagement ? La plupart d’entre eux ont servi quotidiennement le roi pendant plus de vingt ans, et leur fils après eux. Mathieu Da Vinha, à force de lecture de mémoires et d’archives, a reconstitué l’origine, l’itinéraire, l’ascension, l’enrichissement des valets de chambre. Il les décrit dans l’exercice de leurs fonctions, démonte leurs stratégies familiales, analyse la nature de leurs relations, très étroites, avec le roi. Voici la découverte d’un sous-continent inconnu du palais et de la cour de Versailles au Grand Siècle.

- Les Valets de chambre de Louis XIV par Mathieu Da Vinha aux éditions Librairie Académique Perrin – 515 pages – 24.50€

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Amies, amantes ou alliées, la liste est longue des femmes qui traversèrent la vie du Roi-Soleil. Anne d’Autriche, sa mère, lui apprit le métier de roi. Marie-Thérèse, son épouse, lui donna un dauphin. Ses maîtresses, nombreuses, participèrent à sa gloire ; Mme de Maintenon et la duchesse de Bourgogne illuminèrent et soutinrent sa vieillesse. Raconter la vie de Louis XIV sous un angle inédit, celui des femmes qui le côtoyèrent : telle est l’ambition d’Antonia Fraser. À la frontière de la sphère publique et de la sphère privée, elle révèle une petite histoire parallèle à la grande : les amours brisées de Louis et de Marie Mancini, les rivalités entre les favorites Louise et Athénaïs, la complicité qui lia le monarque à sa belle- soeur Henriette d’Angleterre se déroulent sur le fond des grands événements du siècle. De la Fronde à la construction de Versailles, de la mort de Mazarin aux guerres contre l’Espagne, l’Angleterre et l’Autriche, le récit des soixante-douze années de règne du Roi-Soleil prend, sous la plume alerte de l’historienne anglaise, une coloration nouvelle.

- Les Femmes dans la vie de Louis XIV par Antonia Fraser aux éditions Flammarion ( Collection Champs Histoire ) – 552 pages – 12€

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Versailles, prodigieux décor de pierre, d’or, d’eau et de verdure, domaine enchanté d’harmonie et de majesté, est l’œuvre personnelle d’un seul homme, à la fois grand artiste et grand décorateur : Louis XIV. C’est le fruit de sa volonté, de sa constance, de sa patience. Résistant aux critiques des sceptiques, c’est lui, en effet, qui a transformé le modeste château de son père Louis XIII en l’un des plus merveilleux palais du monde, lui qui a tout décidé, tout organisé, veillant attentivement à chaque détail, même s’il a été assisté d’illustres architectes. En 1682, sans attendre la fin des travaux, il s’y fixe à demeure, entraînant avec lui, dans ce qui devient alors une gigantesque ruche de pierre, le gouvernement de l’Etat et la société de cour. A travers cinquante Belles Histoires, Jean-Christian Petitfils nous ouvre les portes de cette éclatante réussite architecturale au Grand Siècle. Des somptueuses fêtes de la Cour aux heures sombres du règne, sans oublier les détails pittoresques de la vie quotidienne, c’est le Versailles du Roi-Soleil dans son ensemble – chef-d’œuvre de l’art classique et gloire immortelle de la France – qui se trouve ici évoqué d’une plume vivante et agréable.

- Versailles, la passion de Louis XIV par Jean-Christian Petitfils aux éditions Timée-Editions – 141 pages – 13.50€

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Avec une introduction et des commentaires de Pierre Arizzoli-Clémentel, Directeur honoraire du musée du Château de Versailles et des Trianons, cet ouvrage permet de découvrir les jardins de Versailles tels qu’ils avaient été conçus par André Le Nôtre, et avant les modifications qui altérèrent ultérieurement leur dessin. Il présente ainsi, l’ensemble des plans levés en 1720) par Jean Chaulourier (1679-1757) pour le duc d’Antin, surintendant des Bâtiments du roi, et convie le lecteur à découvrir le château et les jardins dans l’état où Louis XIV les avait quittés. On y retrouve les parterres et les bosquets, les jardins potagers et fruitiers, les fontaines et le parcours du Labyrinthe, la grande pièce d’eau de l’Ile royale, la Bassin d’Apollon et le bosquet de l’Arc de Triomphe dans leur état premier, avant les modifications apportées sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI. Complétées par des gravures de la fin du XVIe siècle, d’Adam Pérelle, ces illustrations représentent le témoignage le plus complet sur l’incomparable chef-d’oeuvre du Roi Soleil, oeuvre emblématique du génie classique français, miraculeusement préservé. Universellement admirés et imités, les jardins du château de Louis XIV illustrent fidèlement l’ampleur du génie d’André Le Nôtre. La création du parc de Versailles lui permet de laisser libre cours à son talent avec une richesse et un faste qui s’accordent parfaitement au dessein de Louis XIV. L’agencement des éléments traditionnels s’y trouve repensé avec une science et une harmonie nouvelles, et cela pour le but de provoquer l’émerveillement ou de forcer l’admiration. Cet album élégant permet au lecteur de redécouvrir la création de Le Nôtre et de Louis XIV à Versailles, et plus largement l’un des plus fascinants jardins à la française.

- Les Jardins de Louis XIV à Versailles par Pierre Arizzoli-Clémentel aux éditions Gourcuff Gradenigo – 157 pages – 19€

Le Palais des Tuileries en 1865

 

Le Palais des Tuileries a été détruit par les flammes pendant la Commune, en 1871. Palais royal bâti par Catherine de Médicis, il a été habité par de nombreux souverains, Henri IV, Louis XIV ou encore Louis XVIII. En 1865, sous le Second Empire, c’est Napoléon III qui l’occupe.

En voici la visite guidée comme si vous étiez en 1865! Depuis la Cour du Carrousel, on pouvait observer l’immense façade (266 m de long).

Au sud, côté Seine, la nouvelle aile du Bord de l’Eau était en cours d’aménagement intérieur. Une partie devait être affectée à la résidence des souverains étrangers en visite d’Etat. Au bout de l’aile se trouvait le Pavillon de Flore.

Au premier étage, la partie sud contenait les appartements officiels, côté cour du Carrousel, et les appartements privés, côté jardin des Tuileries. Au centre se dressait le Pavillon de l’Horloge.

A droite, la partie nord du Palais contenait les appartements d’apparat, la Chapelle, la Salle du Conseil d’Etat et la Salle des Fêtes. Au bout de l’aile, le pavillon de Marsan abritait les appartements de Hauts Dignitaires.

 

 

Le Palais des Tuileries en 1865 dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui 1-exterieur-louvre-gris

 

Transformé par Le Vau, à l’extérieur comme à l’intérieur, sous le règne de Louis XIV, le pavillon central du Palais des Tuileries avait conservé, dans ses grandes lignes, le beau décor ionique que l’on pouvait observer au rez-de-chaussée. On pénétrait dans le palais par un double vestibule haut de 7 mètres. Il était décoré de colonnes ioniques entre lesquelles se trouvaient des arcades et des niches contenant des statues. C’était dans cette pièce que se tenait en faction l’escadron impressionnant des « Cent-Gardes », garde personnelle de l’empereur Napoléon III.

A droite du Grand Vestibule, le vestibule dit « d’honneur » aboutissait au Grand Escalier qui menait aux appartements d’apparat du palais. Détruit sous Louis-Philippe, l’escalier de Le Vau avait été remplacé par l’escalier de l’architecte Fontaine. Droit et étroit, il était de style académique, décoré de couples de colonnes corinthiennes et de candélabres en bronze doré. Au premier étage, on arrivait à un large palier avec, en face, la porte conduisant à la Chapelle ; à droite, la Salle des Gardes et plus à droite encore, la Galerie de la Paix.

 

 

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La vaste Galerie de la Paix comportait dix fenêtres qui donnaient sur la Cour du Carrousel. La salle était décorée de pilastres supportant une voûte surbaissée à caissons.

Au centre se trouvait une cheminée monumentale surmontée par un grand portrait équestre de l’empereur Napoléon III, par Dreux. Ce portrait avait pris la place de l’effigie du roi Louis-Philippe.

A l’extrémité de la galerie (c’est-à-dire du côté du Pavillon de Flore), deux colonnes formaient un portique sous lequel se tenait une sculpture en fonte d’argent exécutée par Chaudet. Cette « Statue de la Paix » avait donné son nom à la galerie. Deux larges portes, de chaque côté de la statue, menaient à l’immense salle des Maréchaux.

 

 

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Deux fois plus haut que la salle précédente, le Salon des Maréchaux occupait les deux étages du Pavillon de l’Horloge au-dessus du vestibule d’entrée.

Occupant le centre du palais, cette pièce était particulièrement impressionnante. Elle comportait douze fenêtres, donnant à la fois sur la cour et sur le jardin. Son plafond doré en coupole était soutenu par des trophées d’armes. Lorque la nuit arrivait, le salon s’éclairait grâce à des appliques et des lustres gigantesques.

 

Modifiée par les architectes de Napoléon III, cette salle comportait également une tribune, côté jardin, soutenue par des cariatides moulées sur celles de Jean Goujon, qui se trouvaient dans la salle de bal du Louvre. Des portraits de maréchaux, des bustes de généraux et de marins célèbres, un balcon à consoles accroché à mi-étage complétaient la décoration du Salon des Maréchaux où se rend, les soirs de gala, la haute noblesse du Second Empire.

 

 

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Ancienne antichambre du Roi, cette pièce tenait son nom de son plafond, orné de stucs de Girardon et décoré par une peinture montrant Apollon assis sur son char. Outre les meubles majestueux et les lourds fauteuils du XVIIe siècle, issus du passé monarchique du palais, on trouvait également du mobilier contemporain (Napoléon III). Ce Salon était la seule des pièces d’apparat à être régulièrement utilisée par la famille impériale, lors des soirées privées après le dîner.

Devant la cheminée se trouvait une table avec un jeu de cartes : l’Empereur aimait s’y installer pour faire des réussites en fumant des cigares « Caporal » et en écoutant la musique jouée par un piano mécanique. A ses côtés, l’Impératrice parcourait ses journeaux dans un fauteuil Empire. Chaque membre de la famille avait son siège attitré : un pouf capitonné pour le Prince impérial, des chaises et fauteuils volants pour la Princesse Mathilde et le Roi Jérôme. Deux portes comportant des glaces impressionnantes menaient aux appartements privés de l’Impératrice.

 

 

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Dans cette pièce, les ambassadeurs étaient accrédités, les hauts fonctionnaires et les dignitaires prêtaient serment, et les grands corps de l’Etat présentaient leurs vœux du 1er janvier.

Sur le plafond, Bertholet Flemaël avait représenté « La religion protégeant la France ». Les cartouches étaient l’œuvre de Girardon, la corniche de stucs celle de Lerambert tandis que les murs étaient couverts de tapisseries des Gobelins d’après des tableaux de Raphaël.

Partout se trouvaient les emblèmes de Louis XIV (soleil et cornes d’abondance) et sa devise, « Nec pluribus impar »(que le roi traduit, dans ses Mémoires par « Je suffirai à éclairer encore d’autres mondes »). Face aux fenêtres se trouvait une estrade de trois marches qui supportait le trône impérial de Napoléon Ier et une copie, destinée à l’Impératrice. Sur le dais, au-dessus du trône, on pouvait voir les armoiries de l’Empire et au dessus du baldaquin, l’aigle impérial qui masquait à peine le soleil sculpté de Louis XIV. L’Empereur et l’Impératrice avaient en effet voulu conserver ce symbole de l’Histoire de France.

 

 

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La longue galerie de Diane mettait un terme à la solennelle enfilade de salons. Le plafond est compartimenté en différentes scènes mythologiques copiées de L’Histoire de Psyché de Carrache, qui se trouvait à la galerie Farnèse de Rome.

Entièrement restaurée sous le Premier Empire, après avoir été quelques temps convertie en dépôt, la galerie avait perdu de sa majesté. Elle n’était meublée que de consoles et de banquettes alignées mais demeurait une pièce impressionnante par ses dimensions : 52 m de long et six fenêtres qui faisaient face à six grandes glaces de même taille, séparées par des tapisseries des Gobelins. Il lui restait également ses lustres sompteux et ses immenses vases égyptiens, qui, à chaque extrémité de la pièce, étaient encadrés par des colonnes supportant des statues en ronde-bosse.

 

 

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Après avoir retraversé tous les appartements d’apparat, le visiteur retrouvait le Grand Escalier et la porte de bronze de la Chapelle.

En la franchissant, on aboutissait à la tribune des souverains. Occupant à la fois le rez-de-chaussée et le premier étage, la Chapelle se trouvait sur l’ancien emplacement de la salle des Députations de la Révolution. Supportée par des colonnes de l’ordre toscan au rez-de-chaussée, pavée par une mosaïque de marbre, elle contenait un autel également en marbre polychrome avec, en retable, l’Assomption peinte par Prudon. Au-dessus de l’autel se trouvait une loggia occupée par un orgue.

Au premier étage, des colonnes doriques soutenaient un haut plafond voûté. La Chapelle était d’une étonnante simplicité et constrastait avec les autres pièces du palais.

En sortant, on pouvait à nouveau emprunter le Grand Escalier et sortir admirer le palais côté jardin.

 

 

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Côté jardin, la façade se composait de neuf corps de bâtiment, huit d’entre eux étant symétriquement répartis de part et d’autre du Pavillon Central large de 22 m. Immédiatement adjacents à ce pavillon, deux édifices, large de 46 m chacun, correspondaient à l’ancien Château de Catherine de Médicis.

La profondeur variait entre 20 et 24 m selon les bâtiments. A part le Pavillon Central et les deux pavillons extrêmes, les bâtiments possédaient deux étages. Suivant les bâtiments, la toiture intégrait deux ou trois étages sous les combles.

Les Tuileries, tout comme le Louvre, étaient formés de bâtiments non-uniformes, fruits de l’Histoire et des étapes selon lesquelles le palais s’était construit. Néanmoins, cette façade restait harmonieuse dans ses lignes, grâce aux travail des architectes qui avaient respecté l’architecture des bâtiments originaux.

 

 

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Epoustouflant non! Il ne nous reste plus qu’à reconstruire ce Palais magnifique et en même temps détruire la pyramide du Louvre qui en soit n’est pas laide mais en tout cas absolument pas à sa place. Foi de Saint-Sulpice!

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

 

Les ponts de Paris

Voici l’histoire de nos ponts Parisiens. Bonne visite,

 

PASSERELLE de Simone de Beauvoir

La nouvelle passerelle longue de 270 mètres lie d’une manière indissociable architecture et technique. Elle franchit le fleuve, ses berges et les voies à grandes circulations qui la bordent d’une seule traite, sans pile intermédiaire. Elle a été inaugurée en 2006.

Passerelle Simone de Beauvoir  (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT AMONT DU BOULEVARD PERIPHERIQUE
Ce pont en béton précontraint a été construit de 1967 à 1969 en vue du franchissement de la Seine par le boulevard Périphérique.

PONT AMONT DU BOULEVARD PERIPHERIQUE (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT NATIONAL
C’est le premier pont édifié à Paris sous le second empire. Ce pont a été construit en 1852 par les ingénieurs Couchet et Petit. A l’origine, ce pont devait permettre le passage des voies du chemin de fer de la petite ceinture et d’une chaussée. Il comportait alors 5 arches en maçonnerie de 34,5 m d’ouverture, de largeur 15,40 m, fondées sur pieux. Il avait une longueur totale de 188,50 m.

Devenu insuffisant à la suite de la suppression des fortifications et de l’aménagement des Boulevards des Maréchaux, sa largeur a été augmentée à 34,50 m pendant la dernière guerre, entre 1941 et 1944, (sur un projet conçu par les ingénieurs Netter et Gaspard). L’élargissement est constitué de 3 arcs en béton armé de 2,50 m de large et garde à la structure une apparence identique.

PONT NATIONAL (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT DE TOLBIAC
Ce pont a été construit de 1879 à 1882 par les ingénieurs Bernard et Pérouse. Gustave Eiffel avait proposé pour ce pont un projet beaucoup plus audacieux, mais refusé.Il a une longueur de 168 m et une largeur de 20 m. Ce pont à arches surbaissées est constitué de cinq arches elliptiques en maçonnerie de 29-32-35-32-32-29 m d’ouverture.

Aucun événement n’a marqué la vie de ce pont, à l’exception d’un avion anglais qui s’est écrasé sur lui pendant la seconde guerre mondiale.

PONT DE TOLBIAC (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT DE BERCY

Le pont actuel remplace un pont suspendu inauguré par Louis-Philippe en 1832. Il a été construit de 1863 à 1864 par l’ingénieur Féline-Romany avec une largeur de 19 m, puis a été élargi de 5,50 m en 1904.

Il avait une longueur totale de 175 m, et était composé de cinq arches elliptiques de 29 m en maçonnerie. Le viaduc du métropolitain qui lui a été superposé en 1904 est constitué de 41 arcades en plein cintre de 4,5 m.

Il a été élargi une nouvelle fois côté amont en 1991 ; il a été doublé par une structure constituée d’arches en béton armé, totalement indépendante, simplement accolée au viaduc préexistant pour éviter tout report de charge, et dont les piles ont été fondées sur béton immergé. Les faces vues ont été revêtues de pierres de parement qui respectent parfaitement le calepinage de l’ouvrage ancien.

PONT DE BERCY (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

VIADUC D’AUSTERLITZ
Cet ouvrage métallique très élégant a été construit en 1904 par Louis Biette pour le franchissement de la Seine par le métropolitain. Avec une distance de 140 m entre appuis, il détient le record de portée des ouvrages parisiens sur la Seine.

Ce pont ne devait avoir aucun appui en rivière pour ne pas gêner la navigation. La solution a été apportée par un tablier suspendu à deux arcs métalliques à 3 articulations et de flèche 20 m. Une abondante décoration en fonte moulée y est rapportée.

Il a fait l’objet d’un renforcement en 1937 afin de supporter des charges plus importantes. On remarque sur la rive droite un viaduc hélicoïdal à 2 travées de 34 et 40 m.

VIADUC D'AUSTERLITZ (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT CHARLES DE GAULLE
Ce pont a été construit de 1993 à 1996 selon les dessins des architectes Louis Arretche et Roman Karasinski. Il a une longueur de 207,75 m et une largeur de 31,60 m.

C’est un pont métallique continu à trois travées de 68 m, 84 m et 55 m. Le tablier a été mis en place par poussage et est composé de deux caissons porteurs latéraux reliés par une tôle porteuse. La dalle supérieure est en béton et est précontrainte transversalement. La surface inférieure est composée de tôles courbes en forme d’aile d’avion

PONT CHARLES DE GAULLE (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

Le premier pont d’Austerlitz, construit par l’ingénieur Becquey de Beaupré, comportait à l’origine 5 arches en fonte de 32 m d’ouverture s’appuyant sur 4 piles et 2 culées en maçonnerie. Chaque arche possédait 7 fermes de 21 voussoirs chacune. Afin d’éviter les effets des vibrations dus à la circulation, les arches reposaient sur des coussinets métalliques. Il avait été mis en service en 1805 et avait reçu le nom d’Austerlitz pour commémorer la victoire remportée par Napoléon le 2 décembre 1805.

Cinquante ans plus tard (en 1854), étant en très mauvais état, il fut remplacé par un pont en maçonnerie de 18 m de large comprenant cinq voûtes en maçonnerie de 32 m de portée, surbaissées au 1/8 ; il fut construit par les ingénieurs Michal et Savarin qui réutilisèrent et renforcèrent les piles existantes.Il a une longueur de 173,80 m de long et une largeur actuelle de 30,6 m ; il fut en effet élargi en 1884 par de nouvelles voûtes ajoutées symétriquement aux anciennes par l’ingénieur Guiard.

Ce pont est traversé par un nombre impressionnant de canalisations et réseaux divers occupant la quasi totalité des emplacements disponibles sous chaussée et trottoirs.
PONT D'AUSTERLITZ

Les ponts de Paris dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui vide_ext

PONT SULLY
Ce pont a été construit de 1875 à 1876 par les ingénieurs Vaudrey et Brosselin. Il est en réalité constitué de deux ponts, l’un sur la rive droite, l’autre sur la rive gauche de l’île Saint Louis, qui sont respectivement longs de 72 m et de 141 m, pour une largeur de 20 m.Il comporte pour le pont du grand bras 3 arches de 46-49-46 m en fonte et pour le pont du petit bras 1 arche centrale de 42m en fonte encadrée par 2 arches de rive de 15m en maçonnerie. Les fondations sont constituées de maçonnerie réalisée à l’abris de batardeaux.

PONT SULLY  (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT DE LA TOURNELLE
Le pont actuel est à l’emplacement de nombreux ouvrages qui se sont succédés au cours de l’histoire ; dès 1371 il est fait mention d’un pont en bois qui fut de très nombreuses fois emporté par les crues ou par les glaces. En 1654, il fut remplacé par un pont en pierre de 6 arches en plein cintre qui dura jusqu’en 1918.

Ce pont a été construit de 1924  à 1928 par Pierre et Louis Guidetti. Il est long de 122 m et large de 23 m. Il comporte 3 arches en béton armé : une de 12,5 m (en anse de panier), une de 74 m ( avec une flèche de 7 m) et une de 11 m(en plein cintre). La statue de Sainte Geneviève, patronne de Paris, domine cet ouvrage.
PONT DE LA TOURNELLE (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT MARIE
La première pierre de ce pont fut posée par le jeune Roi Louis XIII en 1614. Il fut achevé en 1635, après plus de 20 ans de travaux. Ce pont, construit par Christophe Marie, était surmonté d’une double rangée de maisons à trois étages, avec boutiques au rez-de-chaussée, qui ont été démolies en 1788. En 1658, une crue a provoqué la chute des arches attenantes à l’île , ces arches n’étant reconstruites qu’en 1684.

Classé monument historique depuis 1887, il est long de 92 m et large de 22,60 m. Il comporte 5 arches en maçonnerie, sensiblement en plein cintre, et d’ouvertures diverses comprises entre 14 et 18m. Les piles et culées sont en maçonnerie, fondées sur pieux en bois, et les avant et arrière becs sont en forme de dièdre. Les avants becs sont surmontés de niches, toujours restées vides de statues.

PONT MARIE (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Michelle TOUJERON, LCPC)

PONT DE L’ARCHEVECHE
Ce pont, le plus étroit de Paris, a été construit en 1828, par l’ingénieur Plouard, pour la société du pont des Invalides après la démolition du pont suspendu des Invalides. Le péage a été racheté au concessionnaire par la ville de Paris en 1850.

Long de 68 m et large de 11 m, il comporte trois arches en maçonnerie de 15, 17 et 15 m d’ouverture. Les arches faiblement ouvertes gênent le trafic fluvial, mais malgré une décision prise en 1910, le pont ne sera jamais remplacé.vide_ext dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui

Photo Hugues Delahousse (LCPC)

PONT SAINT-LOUIS
C’est le septième pont construit à cet emplacement pour relier l’île Saint Louis à la Cité. Depuis le XVIIème siècle, plusieurs passerelles en bois, un pont constitué d’arches en bois et en fer revêtus de cuivre rouge, un pont suspendu, un pont en fonte ont été édifiés.

Le pont actuel, construit en 1969-1970 par J.F Coste et Long-Depaquit, a une longueur de 67 m et une largeur de 16 m. Il est constitué par une travée métallique indépendante à 2 poutres-caissons de portée biaise, surmontées d’une dalle participante en béton armé.

Il est actuellement interdit à la circulation automobile.

Photo Hugues Delahousse (LCPC)

PONT LOUIS-PHILIPPE
Ce pont a été construit en 1862 par Féline-Romany et Vaudrey. Il remplace un pont suspendu construit en 1833 par les frères Seguin.

Il a une longueur de 100 m et une largeur de 15 m. Il comporte 3 arches de forme elliptique en maçonnerie de 30, 32, et 30m de portée. Les fondations sont sur béton immergé dans des caissons sans fond échoués dans des fouilles draguées.

Photo Hugues Delahousse (LCPC)

PONT AU DOUBLE
Dès 1625 existait un pont en maçonnerie à son emplacement. Comme tous les ponts de cet époque, il était à péage. Il doit son nom au droit de péage fixé à « un double denier pour les hommes de pied et 6 deniers pour chaque homme de cheval qui passera sur ledit pont ». Ce pont fut reconstruit en 1737, puis en 1847.Le pont actuel a été construit en 1882. Il a pour dimensions 31m de long et 20m de large. Il est constitué d’une arche unique composée de 11 arcs en fonte avec des entretoises en fer.Les parements de ses faces amont et aval ont été revêtus de cuivre, ainsi que les garde-corps.
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PONT AU DOUBLE (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT D’ARCOLE
Ce pont a été construit en 1854 par Alphonse Oudry pour remplacer une ancienne passerelle suspendue à deux travées dite de « la grève ». Il a une longueur de 80 m et une largeur de 20 m.

L’ouvrage comporte une arche unique de 80 m d’ouverture, de 6,12 m de flèche, constituée de 14 arcs parallèles en fer dont la hauteur n’est que de 38 cm. Le tablier est solidarisé à ces arcs par des barres de triangulation formant des tympans légers et élégants. Ce pont est assez original de par son fonctionnement mécanique puisque les arcs, les tirants et les longerons supportant la dalle sont encastrés dans les culées.

Le 16 février 1884, le pont s’affaisse brusquement de 20cm, à cause de la faible épaisseur des arcs à leur clef. Il faut alors le renforcer par l’ajout de deux fermes supplémentaires, la suppression des ancrages des longerons dans les culées et un allégement du tablier.

Lors de la construction de la voie Georges Pompidou, la culée rive droite est évidée pour en permettre le passage.vide_ext

PONT D'ARCOLE (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Michelle TOUJERON, LCPC)

PETIT PONT
Ce pont est à l’endroit de Paris où le lit de la Seine est le plus étroit, et correspond probablement à la plus ancienne traversée. Un « petit pont de bois » fut incendié lors de la conquête de la Gaule par les Romains. Il fut reconstruit maintes fois en bois, et ce n’est qu’en 1186 qu’il fut édifié en pierre. Depuis il fut rétablit 11 fois jusqu’à sa dernière reconstruction en 1853.

Commencé en mars 1852, ce pont conçu par l’ingénieur Michal et construit par l’entrepreneur Gariel, a été mis en service fin 1853. Il a une longueur de 32 m et une largeur de 20 m. Il a une arche unique de 32 m d’ouverture (surbaissée au 1/10) en maçonnerie de meulière

Photo Hugues Delahousse (LCPC)

PONT NOTRE DAME Il est situé à l’emplacement d’un des plus anciens franchissements historiques de la Seine. Après que de nombreux ponts en bois aient été détruits, c’est en 1512 que fut édifié par le frère dominicain Joconde un magnifique pont en maçonnerie avec 68 maisons. Celui-ci fut remplacé dans le cadre des travaux entrepris par le baron Haussmann par un pont large de 20 m, composé de 5 arches en maçonnerie de 19 m d’ouverture. De cet ouvrage ne subsiste de nos jours que les 2 arches de rive.

Le pont actuel est long de 106 m et large de 20 m. Il comporte une arche centrale métallique datant de 1912 et remplaçant les 3 anciennes arches en maçonnerie pour améliorer l’écoulement de la Seine et donner satisfaction aux mariniers.

Photo Hugues Delahousse (LCPC)

PONT SAINT-MICHEL
Ce pont conçu par Vaudrery et De Lagalisserie a été construit pendant l’année 1857. Il est le dernier d’une longue série d’ouvrages qui furent édifiés dès 1407 au même emplacement.

Il a une longueur de 62 m et une largeur de 30 m. Il se compose de 3 arches elliptiques en maçonnerie de 17 m d’ouverture.

Il a conservé des habitations jusque en 1808. Construit sous le second Empire, il est décoré sur ses tympans de « N » placés dans des médaillons.
PONT SAINT-MICHEL (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT AU CHANGE
Ce pont conçu par Vaudrery et de Lagalisserie a été construit de 1858 à 1860. Son nom vient des boutiques de change installées sur l’ancien ouvrage au XV° siècle après que Louis VII ait ordonné, en 1441, que son change et tous les changes de Paris s’y installent.

Long de 103 m et large de 30 m, il est constitué de 3 arches elliptiques de 31m en maçonnerie.

Photo Hugues Delahousse (LCPC)

PONT NEUF
Sa première pierre a été posée le 31 mai 1578 par Catherine de Médicis, mais il ne fut achevé qu’en 1607; c’est le plus vieux et le plus célèbre des ponts de Paris.

Classé monument historique depuis 1889, il a une longueur de 238 m, une largeur de 20 m et est séparé en deux parties : il comporte sur le grand bras 7 arches en plein cintre d’ouverture variant de 15 à 19m, et sur le petit bras 5 arches en plein cintre d’ouverture variant de 10 à 16m. Toutes ces arches sont en maçonnerie.

Photo Hugues Delahousse (LCPC)

Le pont a subsisté dans son état d’origine jusqu’en 1848, date à laquelle six voûtes du grand bras furent reconstruites en conservant celle attenant à l’île. En 1885, trois arches s’affaissèrent et furent reconstruites.

Sur le terre-plein central séparant les deux parties du pont, est érigée la statue de Henri IV, sous le règne duquel le pont fut achevé.

Il a accueilli de nombreuses manifestations originales : emballage du pont en 1985 par CHRISTO, décoration florale en 1994 par KENZO, tournage de films.

PONT NEUF (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PASSERELLE DES ARTS
La première passerelle des arts construite en 1803 fut le premier pont de Paris où la fonte fut utilisée ; conçue par Louis-Alexandre de Cessart assisté de son élève Jacques Dillon, sa largeur était de 10 m et elle comportait 9 arches de 17 m d’ouverture. Vétuste, ses piles souvent heurtées par des péniches, elle a été démolie en 1981.

La passerelle actuelle a été construite de 1982 à 1984 par Louis Arretche dans un style proche de l’ancienne passerelle. Longue de 155 m et large de 11 m, elle se compose de sept arches en acier de forme circulaire de 22m d’ouverture qui supportent un platelage en bois. Les piles et les culées sont en béton armé.

Quelques arches de l’ancienne passerelle ont été sauvegardées puis remontées au port de Nogent-sur-Marne.

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PONT DU CARROUSEL
Le premier ouvrage construit en 1834 par Polonceau était un pont à 3 arches en fonte. Le pont actuel a été construit de juillet 1935 à juillet 1939 par les ingénieurs Mallet et Lang.

Long de 168 m et large de 35 m, il est constitué de 3 arches de portées inégales : 36-42-36m ; les voûtes sont en béton armé habillé de pierre de taille pour s’harmoniser avec le Musée du Louvre. L’ouvrage est prolongé à chaque extrémité par 2 petits passages sur berge de 7,5 m de portée.

L’éclairage nocturne est assuré par 4 candélabres télescopiques permettant de porter les lampes de 13m le jour à 20m la nuit ; mais ce mécanisme est hélas actuellement hors service. Les quatre statues représentant la Seine, la Ville de Paris, l’Abondance et l’Industrie proviennent de l’ancien pont.

Du fait de la proximité de la rue du même nom, il faillit être baptisé « pont des Saints Pères ».
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PONT ROYAL
Le pont Royal appelé pendant longtemps pont des Tuileries succède à un pont dit « pont Rouge ». Le pont actuel a été édifié de 1685  à 1689 par le célèbre architecte Jules Hardouin-Mansart et par Jacques Gariel.

Classé monument historique depuis 1939, ses dimensions sont de 107 m en longueur et de 16 m en largeur. Il comporte cinq arches en maçonnerie en plein cintre de 20, 22, 23, 22, et 20 m de portée. Les fondations sont sur pilotis battus à l’intérieur de batardeaux.

PONT ROYAL

C’est l’un des trois plus anciens ponts de Paris, avec le Pont Neuf et le Pont-Marie. Il a été le lieu de grandes fêtes et réjouissances et est le pont de Paris qui a le mieux conservé son aspect d’origine : son remaniement le plus notable est une réduction du dos d’âne de la chaussée en 1852.

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PASSERELLE DE SOLFERINO
Il y avait à l’emplacement de cette passerelle un pont en maçonnerie construit en 1859 qui avait pour dimensions 145 m de long et 20 m de large. Il fut détruit en 1961 en raison de sa vétusté et remplacé par une passerelle provisoire qui fut démolie pour la même raison en 1993.

Elle fut remplacée en 2000 par une passerelle métallique conçue par Marc Mimram. Elle a une longueur de 140 m et une largeur variable de 11 à 15 m. Sa structure est formée d’une arche en acier de 106 m de portée, constituée de deux arcs reliés par des entretoises transversales, ces arcs étant eux-mêmes composés de deux poutres-échelles cintrées dont leur écartement en plan est variable. Les arcs ont une flèche de 7 m et sont encastrés dans les culées.

Elle permet de desservir, sans escalier, à la fois les quais haut et les quais bas de chaque rive. A sa mise en service, les vibrations furent telles que des amortisseurs dynamiques accordés durent être ajoutés pour filtrer certaines fréquences de vibration.

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PONT DE LA CONCORDE
Ce pont fut appelé successivement Pont Louis XV, Pont Louis XVI, Pont de la Révolution, Pont de la Concorde, de nouveau Pont Louis XVI pendant la restauration et finalement Pont de la Concorde en 1830.

Construit par Jean-Rodolphe Perronet, il a été mis en service en 1791. Il avait une longueur de 137 m et une largeur de 14 m qui fut portée à 35 m à partir de1931.

Il se compose de 5 arches en maçonnerie très surbaissées de 25, 28, 31, 28, et 25 m de portée. Chose rarissime, il fut construit avec une partie des pierres de taille provenant de la démolition de la Bastille.
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PONT ALEXANDRE III
Achevé en 1900 pour l’Exposition Universelle, ce pont a été construit en seulement deux ans par les ingénieurs Résal et Alby.

Avec une longueur de 107 m et une largeur de 40 m, il comporte une seule arche métallique composée de 15 arcs parallèles à 3 articulations composés de voussoirs en acier moulé assemblés par des boulons. Il est prolongé sur chaque rive par 2 viaducs en maçonnerie.

Le surbaissement considérable des arcs (1/17) a nécessité des fondations de culées de dimensions très importantes ( 33.5m x 44m), construites à l’aide de caissons à air comprimé.

Classé monument historique, ce pont est très décoré et constitue un grand monument de Paris.

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PONT DES INVALIDES
Ce pont fut d’abord un pont suspendu très audacieux, construit par Navier en 1826 pour répondre au désir de l’administration de faire un essai de pont suspendu à Paris. Mais des désordres apparurent au niveau des massifs d’ancrage ce qui condamna le pont avant sa mise en service…

Le pont actuel a été construit de 1854 à 1856 par les ingénieurs La Galisserie et Savarin. Il a une longueur de152 m et une largeur de18 m.

Il est constitué de 4 arches en maçonnerie en arc de cercle de 34, 36, 36, et 34 m de portée. A noter qu’en 1878, suite à des mouvements des piles et de désordres consécutifs à une débâcle de glaces, la voûte de l’arche n°4 s’affaissa et dut être reconstruite.
PONT DES INVALIDES  (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT DE L’ALMA
Le pont d’origine construit en maçonnerie en 1856 fut remplacé en raison du tassement d’une de ses piles de près de 90 cm.

Le pont actuel a été construit de 1974 à 1976 par les ingénieurs Jean François Coste et Ch Blanc, assistés des architectes A. Arsac et M. Dougnac.

Long de 142,5 m et large de 42 m, il se compose de 2 travées continues de 110 m et 31,5 m de portée. Le tablier est constitué de 2 demi-ponts accolés, mécaniquement indépendants, et constitués de deux caissons métalliques supportant une dalle orthotrope. Afin d’éviter les problèmes de tassement qui ont affecté les précédents ponts construits à cet endroit, les fondations ont été descendues jusqu’à 40m de profondeur et les culées ont été établies sur des pieux en béton armé.

Cet ouvrage est orné par la célèbre statue du zouave, de Georges DIEBOLT, sur l’avant-bec amont de la pile unique. Cette statue, très chère au cœur des Parisiens sert de repère pour les crues de la Seine.
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PONT DE L'ALMA  (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PASSERELLE DEBILLY
Initialement provisoire afin de permettre la circulation des visiteurs de l’Exposition Universelle de 1900, elle est devenue un ouvrage permanent en 1906, après avoir été déplacée au droit de la rue de la Manutention.

Cette passerelle conçue par les ingénieurs Resal, Alby et Lion a été mise en service en 1900. Elle a une longueur de 120 m et une largeur de 8 m. C’est un ouvrage métallique à 3 travées, la travée centrale mesurant 74 m de long et 8 m de large. La travée centrale est constituée par des arcs à 2 articulations sur piles, tandis que les travées de rive sont formés de demi arcs articulés sur pile et sur l’ extrémité du tablier.

Elle est inscrite à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques.vide_ext

PASSERELLE DEBILLY  (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT D’IENA
TCe pont conçu par Lamende a été mis en service en 1814. Long de 155 m et large de 19 m, élargi à 35 m en 1937, il est constitué de 5 arches en maçonnerie en arc de cercle de 28 m de portée ; initialement prévu en fonte, cette autre solution plus solide et moins coûteuse en entretien fut finalement retenue. Il a été élargi par l’établissement, en amont et en aval, de 2 éléments de ponts semblables au pont primitif, mais constitués de voûtes en béton armé.Il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.
PONT D'IENA (Cliquer pour ouvrir)

PONT DE BIR-HAKEIM
Ce pont, longtemps appelé viaduc de Passy, a été construit en 1904 sous la direction de Louis Biette. Il a une longueur de 237 m et une largeur de 25 m.

Il se compose d’un pont métallique à 2 étages. L’étage inférieur est constitué de 2 groupes de 3 travées de type « Cantilever » reliés par un portique monumental en maçonnerie implanté sur la pointe amont de l’île des Cygnes. Les portées des travées sont 30, 54, 30 m sur le grand bras, et 24, 42, 24 m sur le petit bras. L’étage supérieur réservé au métropolitain est constitué d’un viaduc métallique sur de fines colonnes espacées de 6 mètres.

Il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

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PONT DE PASSY SNCF
Ce pont a été mis en service en 1900  pour relier le Champs-de-Mars à une station de la rive droite de la Seine et ainsi permettre l’acheminement des voyageurs provenant des gares du Nord, de l’Est et de Saint Lazare à la station du Champs de Mars et ce , en raison de l’Exposition Universelle de 1900. Il a une longueur totale de 370m.

Le grand bras de la Seine est franchi par une arche métallique de 85 m de portée ; le petit bras est franchi par trois travées de 33, 43 et 29 m disposées en plan selon un tracé polygonal pour s’adapter à la courbe de la voie ferrée.

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PONT DE GRENELLE
Ce pont a été construit de 1966 à 1968 sous la direction des ingénieurs Thenault, Grattesat et Lion. Il remplace un ancien pont de fonte construit en 1827 et démoli en 1961.

Long de 220 m et large de 30 m, il est composé de 2 travées métalliques principales de 84,26m de portée enjambant les deux bras de la Seine, d’une travée de 20,72m au-dessus de l’île des Cygnes et de 2 travées de 15m de portée en béton qui permettent le franchissement des quais rive-droite et rive-gauche.

La pointe avale de l’île des Cygnes a été aménagée pour recevoir une statue de bronze, réduction de l’œuvre d’Auguste Bartholdi « la Liberté éclairant le monde » qui domine le port de New York.
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PONT MIRABEAU
Ce pont construit par Resal a été mis en service en 1893.

Classé monument historique depuis 1975, sa longueur est de 154 m et sa largeur est de 20 m. Il comprend 3 travées de 32, 93, et 32 m de portée.

Ce pont a été rendu célèbre par ces vers de Guillaume APOLLINAIRE : « Sous le pont Mirabeau coule la Seine ».

PONT MIRABEAU (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

Sa structure est du type cantilever avec des consoles latérales volontairement surchargées par des voûtes en briques pour équilibrer le poids des consoles centrales ; elle est composée suivant la largeur de 7 fermes longitudinales en acier laminé et comporte trois articulations : deux sur piles et une à la clé de la travée centrale.

Les becs de piles sont décorés de quatre statues dues au sculpteur Injalbert et qui représentent la Ville de Paris, la navigation, le génie du commerce et l’abondance.
PONT MIRABEAU (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT DU GARIGLIANO
Le pont actuel remplace le pont viaduc d’Auteuil appelé aussi « point du jour » qui avait été construit en 1866 pour le passage du chemin de fer de petite ceinture, et qui gênait la navigation car le tirant d’air de ses arches était trop faible.

Ce pont conçu par les ingénieurs Pilon, Coste et Muzas a été mis en service en 1966 après 3 ans de travaux. Ses dimensions sont de 209 m de long et de 25m de large.

Il comporte 3 travées de 58, 93 et 58 m de longueur, et est constitué de 6 poutres métalliques sous chaussée à âme pleine avec dalle de couverture en béton armé.

PONT DU GARIGLIANO (Cliquer pour ouvrir)

PONT AVAL DU BOULEVARD PERIPHERIQUE
Ce pont a été construit de 1966 à 1968 par J.F. Coste, J. Mathivat et L. Arsène-Henry. Il permet au boulevard périphérique de franchir la Seine.

Long de 312,5 m et large de 34,60 m, sa structure est un pont biais en béton précontraint composé de 2 ponts juxtaposés à 4 travées de longueur 71,5 - 81,5 - 92  – 67,5 m. Chaque pont est constitué de deux poutres-caissons de hauteur constante, reliées par un hourdis formant dalle de chaussée, et uniquement entretoisées au droit des appuis d’extrémité. Il a été construit par encorbellements successifs avec voussoirs préfabriqués.vide_ext

Photo Hugues Delahousse (LCPC)

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

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