Louis-Emile Durandelle – La Gare Saint-Lazare

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Cour de Rome, escalier en bois, Gare Saint-Lazare – 2 Mars 1885 – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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Groupe d’Auteuil et rue de Rome, Gare Saint-Lazare – 2 Mars 1885 – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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Grande salle des pas perdus de la Banlieue, Gare Saint-Lazare – n.d – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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Départ de Normandie, salles des bagages, escalier des salles d’attente, Gare Saint-Lazare – n.d – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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Cour de Saint-Germain, angle de gauche, écuries,  Gare Saint-Lazare – n.d – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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Cour de Saint-Germain, angle de droite, Gare Saint-Lazare – n.d – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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Hémicycle de Saint-Germain, départ, Gare Saint-Lazare – n.d – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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Cour de Saint-Germain, Gare Saint-Lazare – n.d – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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Passage entre la cour Bori et la cour Saint-Germain, les écuries, Gare Saint-Lazare – n.d – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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Escalier de sortie et monte-charge de la banlieue, Gare Saint-Lazare – n.d – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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Salle du conseil d’administration ( dernière séance le 27 Octobre 1887 ), Gare Saint-Lazare – n.d – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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Cour de Rome, escalier en bois, Gare Saint-Lazare – 2 Mars 1885 – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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Sans titre, Gare Saint-Lazare – n.d – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

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Rue Saint-Lazare entre la cour Saint-Germain et la cour de Rome, Gare Saint-Lazare – n.d – Crédit photo: © Louis-Emile Durandelle - Statut domaine public

 

 

 

 

Biographie d’Emile-Louis Durandelle

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Louis-Emile Durandelle nait à Verdun en 1839. Associé à Hyacinthe César Delmaet (1828-1862), Louis-Emile Durandelle poursuit son activité de photographe avec la femme de ce dernier, Clémence Jacob, qu’il ne tarde pas à épouser. En 1868, ils se présentent comme  » Photographes du Nouvel Opéra « . De 1865 à 1872, Durandelle suit toutes les phases de cette construction et photographie aussi les éléments décoratifs. Son œuvre s’organise autour de plusieurs reportages documentant les grands chantiers de cette seconde moitié du XIXe siècle : la construction du nouvel Hôtel-Dieu en 1868, de l’église du Sacré-Cœur de 1877 à 1890, de la tour Eiffel entre 1887 et 1889, la restauration du Mont-Saint-Michel sous la direction de Corroyer, architecte des Monuments historiques chargé de ce chantier de 1874 à 1889, les fouilles du Louvre entre 1882 et 1884. Tous ces motifs imposent des compositions d’une grande rigueur formelle et Durandelle réussit des photographies tout à fait neuves qui anticipent sur la vision constructiviste de l’après-guerre. Devenu veuf en 1890, Durandelle abandonne la photographie et cède son atelier à son assistant Paul-Joseph-Albert Chevojon pour décéder à Bois-Colombes en 1917.

 

Histoire de la Gare Saint-Lazare

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L’histoire de la gare Saint-Lazare commence en 1837 avec l’ouverture du chemin de fer de Paris à Saint-Germain. À cette époque, on édifie une gare provisoire en bois, l’« embarcadère de l’Ouest », sur la place de l’Europe, au débouché du tunnel des Batignolles, à l’emplacement de l’ancien parc Tivoli. La ligne dessert alors pour les voyageurs les gares actuelles de Pont-Cardinet, Clichy – Levallois, Asnières, La Garenne-Colombes, Nanterre – Ville et Le Vésinet – Le Pecq.

En 1841, une seconde gare provisoire, en maçonnerie couverte d’un enduit jaune, est édifiée rue de Stockholm, juste devant la place de l’Europe selon les plans de l’architecte Alfred Armand. Le bâtiment est construit à cheval sur les voies, à l’embouchure du tunnel de l’Europe. Deux rampes découvertes donnent accès aux quais. L’intention des frères Pereire, promoteurs de ce chemin de fer, est de prolonger la ligne vers le centre de Paris jusqu’à la rue Tronchet qui mène à l’église de la Madeleine. Mais devant l’opposition de la municipalité et des propriétaires concernés, ce projet est abandonné en 1841.

La troisième gare est construite par l’architecte Alfred Armand et l’ingénieur Eugène Flachat sur le site actuel, rue Saint-Lazare, dont elle prend le nom. Les travaux s’échelonnent sur une longue période de 1842 1853.

En 1867, devenue la plus importante de Paris, avec vingt-cinq millions de voyageurs par an, la gare Saint-Lazare reçoit de telles extensions que l’on peut parler d’une quatrième gare, inaugurée d’ailleurs le 2 juin, à l’occasion de l’exposition universelle, par Napoléon III accompagné de l’empereur d’Autriche et du tsar de Russie. La même année, le tunnel de l’Europe est supprimé et remplacé par un pont métallique en forme de « X », reconstruit plus tard en béton, en 1931.

De 1885 à 1889, un important agrandissement donne à la gare Saint-Lazare sa physionomie actuelle. Les travaux sont menés par l’architecte Juste Lisch pour le compte de la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest à l’occasion de l’exposition universelle. C’est à cette époque qu’est construit l’hôtel Terminus, juste devant la façade principale de la gare à laquelle il est relié par une passerelle couverte (désaffectée). Le Café Terminus sera la cible d’un attentat anarchiste le 12 février 1894 fomenté par Émile Henry qui sera rapidement arrêté par la suite. Restaurée en 1936, la gare présente toujours, côté cour de Rome, son bel escalier double auquel on a ajouté un escalier mécanique. En 1907, un projet de gare souterraine dédiée aux trains banlieue est mis à l’étude, mais il demeure sans suite.

En 1972, la ligne de Saint-Germain-en-Laye, intégrée à la ligne A du RER est transférée à la RATP et aboutit à la nouvelle gare souterraine de la rue Auber dans le quartier de l’Opéra, située à environ 500 mètres au sud-est. La gare Saint-Lazare perd alors sa ligne historique et un important flux de voyageurs. Ce détournement augmente encore avec le raccordement de la ligne de Cergy, ouverte en mars 1979, au RER A le 29 mai 1988, suivie par la ligne de Poissy en 1989.

De nos jours, la gare Saint-Lazare dispose de 27 voies à quai et est en correspondance avec plusieurs lignes de transport urbain (métro, bus et RER).

La SNCF a engagé un plan d’envergure baptisé Demain Saint Lazare pour rénover la gare d’ici à 2011 dans la cadre du programme Gares en mouvement représentant 123 millions d’euros d’investissements. Alors que le premier coup de pioche a été donné le 17 novembre 2003, les façades ont déjà bénéficié d’un toilettage en 2002. La salle transversale au rez-de-chaussée est en cours de rénovation pour intégrer des commerces supplémentaires (10 000 m² contre 6 000 auparavant) et des escaliers roulants facilitant l’accès à la gare souterraine entre 2005 et 2010. Le parvis de la gare a été réaménagé début 2009, la cour du Havre devenant piétonne et la cour de Rome recevant une seconde station de taxis.

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

Louis-Emile Durandelle – La construction de la Tour Eiffel.

Willy Ronis – Hôtel de ville – Joinville-le-Pont

Willy Ronis - Hôtel de ville - Joinville-le-Pont dans EXPOSITIONS deena_bg

Nu à la fenêtre, Paris – 1955 - Crédit Photo: © Willy Ronis

 

Fringant du haut de ses 98 printemps, bien que cloué dans son fauteuil roulant, Willy Ronis, l’un des plus grands photographes humanistes avec Robert Doisneau ou Edouard Boubat (…), était présent hier soir pour inaugurer une rétrospective de son oeuvre présentée à la mairie de Joinville.

 

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Pluie place Vendôme, Paris – 1947 - Crédit Photo: © Willy Ronis

 

« Vous l’avez vu, ces photos ne sont pas des photos-chocs, lance-t-il à la cantonade, ce sont simplement des photos de piétons qui regardaient autour d’eux avec un oeil amical. Cela a été un honneur de photographier mes contemporains. »

 

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Carrefour Sèvres-Babylone, Paris 1959 - Crédit Photo: © Willy Ronis

 

Accrochés dans la grande salle des fêtes de la mairie, différents clichés, puisés dans « mes soixante-quinze ans de photo » précise l’artiste, révèlent tous une ambiance différente mais toujours poignante.

 

 

 

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Venise – 1959 - Crédit Photo: © Willy Ronis

 

« Et si certaines photos vous posent des problèmes, n’hésitez pas à me demander, je vous en dévoilerai les secrets avec grand plaisir », a souri Willy Ronis pour conclure son court discours devant une foule de plusieurs centaines de personnes.

 

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Crédit Photo: © Willy Ronis
A partir d’aujourd’hui et jusqu’au 23 mai, le public pourra ainsi découvrir ou redécouvrir 63 clichés pris de 1936 à 1998 en France et à l’étranger.

 

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Paris – 1952 – Crédit Photo: © Willy Ronis

 

Au programme : des photos très connues comme « les Amoureux de la Bastille », « le Nu provençal », « la Péniche aux enfants » (…), accompagnées d’un texte racontant les circonstances de la prise de vue.

 

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Rue Muller – Crédit Photo: © Willy Ronis

 

 

« Ce sont souvent de petites histoires qui croquent un moment de vie et qui sont de véritables témoignages sur son époque », explique un fan du photographe.

 

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Aubagne – 1947 - Crédit Photo: © Willy Ronis

 

 

Des représentants de la municipalité se sont même rendus chez lui à Paris pour lui parler de la présentation de l’exposition.

 

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Crédit Photo: © Willy Ronis

 

 

De l’avis de l’un d’entre eux, ils ont rencontré « un homme adorable, très courtois et sensible ».

 

Amoureux de la Colonne Bastille, Paris – 1957 - Crédit Photo: © Willy Ronis

 

 

L’exposition ne serait pas complète sans des clichés des bords de Marne qui ont beaucoup inspiré l’artiste à ses débuts, en témoignent les « Chez Maxe » (1947), une ancienne guinguette de Joinville, « Créteil vue du pont » (1961)…

 

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Crédit Photo: © Willy Ronis

 

 

« La Partie de tarot » a été prise à Nogent en 1991, à l’époque où sa femme, Marie-Anne, était hospitalisée à la Maison des artistes, située à Nogent.

 

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Crédit Photo: © Willy Ronis

 

 

En 2004, le conseil général du Val-de-Marne avait organisé une exposition réunissant tous les clichés pris sur les bords de Marne à Champigny.

 

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Crédit Photo: © Willy Ronis

 

 

Originalité de la rétrospective : quelques amis de Willy Ronis, parmi lesquels les photographes Janine Niepce, décédée en 2007, Denis Brihat, Ralph Gibson, le cinéaste Patrice Noia (…), ont accepté de donner leur avis sur certains clichés qu’ils aimaient.

 

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Crédit Photo: © Willy Ronis

 

 

Ces commentaires sont des textes inédits. A voir absolument.

 

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Rue Rambuteau – 1956 - Crédit Photo: © Willy Ronis

 

 

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

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Crédit Photo: © Willy Ronis
Hôtel de ville – 23, Rue de Paris – 94340 Joinville-le-Pont – du 29 Avril au 23 Mai 2009 - Salle des fêtes de l’hôtel de ville – Tarif: Entrée libre.

 

 

 

 

 

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Vigneron Girondin, Cavignac – 1945 - Crédit Photo: © Willy Ronis

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Crédit Photo: © Willy Ronis

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Crédit Photo: © Willy Ronis

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Vincent, Aéromodéliste, Gordes – 1949 - Crédit Photo: © Willy Ronisvincentsleeping_bgCrédit Photo: © Willy Ronistoschool_bg

Crédit Photo: © Willy Ronis

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Ménilmontant – 1959 - Crédit Photo: © Willy Ronis

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La Ciotat – 1947 - Crédit Photo: © Willy Ronis

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Crédit Photo: © Willy Ronis

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Avenue Simon Bolivar, Paris – 1949 - Crédit Photo: © Willy Ronis

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Chez Victor, bistrot guinguette, impasse Compans à Belleville, Paris – 1955 - Crédit Photo: © Willy Ronis

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Crédit Photo: © Willy Ronis

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Crédit Photo: © Willy Ronis

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Rue Laurence Savart, 1948 - Crédit Photo: © Willy Ronis

 

Biographie de Willy Ronis

 

Willy Ronis est né en 1910, dans le 9e arrondissement de Paris. Sa mère, juive lituanienne, et son père, juif ukrainien, sont venus en France pour fuir les pogroms. Ils sont tous deux mélomanes, et elle est pianiste. Son père, ouvrier retoucheur dans un studio photo, ouvre son propre studio boulevard Voltaire. L’exposition s’ouvre sur un portrait agrandi de Willy bébé.Willy Ronis a 16 ans quand son père lui offre un appareil photo, un Kodak 6,5 x 11 cm. Sa première photo de Paris est une photo de la Tour Eiffel. Mais sa première vocation d’être musicien. Il rêve d’être compositeur. Il réalise quelques autoportraits. Sur l’un, il pose avec son Kodak, sur l’autre avec son violon.Le jeune Willy commence des études de droit qui ne le passionnent pas. Quand il rentre du service militaire, en 1932, son père est malade et lui demande de l’aider ou même de le remplacer au studio. Mais ce qui l’intéresse, en photo, c’est l’extérieur, la rue. Il déteste le travail de studio, la photo d’identité, les mariages et les communions.

 

Willy Ronis travaille donc pendant quatre ans dans le studio de son père. En même temps, il commence à silloner les rues de Paris. Rue Muller, de nuit, il photographie le pavé luisant et une ligne de halos de réverbères (1934). Déjà, ce sont les gens simples qui l’intéressent, comme les clochards sous les ponts ( Sous le Petit Pont, 1934) ou des ouvriers la nuit, à la lumière d’un brasero. Très jeune il est sensible aux sujets sociaux. Il raocnte qu’il a été fortement impressionné quand il a entendu, dans un wagon de métro, un groupe d’ouvriers qui chantaient  » la jeune garde ».

Dès 1934, il photographie les manifestations ouvrières, la Fête de l’Humanité à Garches, le 20e anniversaire de la mort de Jean Jaurès, une manifestation au Mur des Fédérés.

1936, année du Front populaire, est une année charnière. En juin, son père meurt, le studio, en faillite, est abandonné à ses créanciers. Exit, donc, la photo de studio. Un mois plus tard, Willy Ronis est au défilé du 14 juillet à la Bastille. Il prend une petite fille, le poing levé, sur les épaules de son père. La photo paraît dans l’Humanité un mois plus tard, marquant ses débuts dans le métier de photographe indépendant.

Jusqu’à la guerre, Ronis parcourt Paris, accumulant des archives. Il aime photographier les gens mais, timide, il ne s’approche jamais beaucoup, ne les prend pas de face. Il aime particulièrement les personnages isolés dans une foule, un peu mélancoliques, comme cette fille dans le métro aérien (1939).

En 1938, il fait un reportage sur une grève à l’usine Javel-Citroën, pour le magazine Regards. Il s’attache au quotidien de la grève, les parties de foot ou de dames, la gamelle et la couture qui meublent les journées d’occupation. Une photo de ce reportage, exposée à l’Hôtel de Ville, est restée inédite pendant des années : Rose Zehner, perchée sur un chaise pour haranguer ses collègues, le doigt tendu, était trop sombre pour être publiée. Il l’a exhumée quarante ans plus tard et elle est devenue une de ses photos les plus célèbres.

Willy Ronis a d’ailleurs retrouvé Rose Zehner, bien des années après. aussi : sa cousine l’a reconnue quand la photo a été publiée dans un livre et elle a contacté le photographe.
Pendant la guerre, Willy Ronis fuit Paris : il ne veut pas porter l’étoile jaune. Il passe en zone libre. Dans le midi, il rencontre Jacques Prévert, vit de petits boulots.

Quand Willy Ronis retrouve sa ville natale, fin 1944, le travail ne manque pas. Il commence par couvrir le retour des prisonniers, la liesse du 8 mai 1945.

»La reprise de l’activité après la Libération fut assez fascinante. Le public avait une folle soif d’images et, pendant quelques années, la photographie pour la page imprimée connut une période de grande fertilité », se souvient le photographe.

C’est dans une ambiance où « on se sentait porté par une chaleur de cœur », comme disait Henri Cartier-Bresson, que s’épanouit ce qu’on a appelé l’école humaniste française, autour du Groupe des XV et de l’agence Rapho, que Willy Ronis rejoint à cette époque. On y trouve Robert Doisneau, Edouard Boubat, Izis.

Ce courant s’impose au niveau international, avec une exposition au MoMA de New York (1953) et l’exposition itinérante The Family of Man, organisée par Edward Steichen en 1955.

Willy Ronis effectue des commandes pour les magazines Regards et Point de Vue, et aussi Time, Life ou Picture Post. Il ne fait pas d’actualité, mais toujours des sujets de société, sur les « bohémiens » de Montreuil aux filles lumineuses ou sur les forts des Halles.

A Paris, Ronis préfère les quartiers populaires. Mais il nous montre aussi Sèvres-Babylone dans la brume, sous le store de l’hôtel Lutetia, ou la place Vendôme sous la neige. Et il nous livre toujours des personnages perdus, comme une enfant toute seule avec des sacs et des valises à la gare Montparnasse.

Hors commande, Willy Ronis continue son travail personnel à Paris. A la fin des années 40, un ami de sa femme, Daniel Pipart, peintre rue de Ménilmontant, lui fait découvrir le quartier de Belleville et Ménilmontant, qu’il ne connaissait pas.

C’est le coup de foudre : il va parcourir le quartier dans tous les sens, et y prendre des photos qui sont parmi les plus belles qui aient été faites à Paris.

»J’y allais en motocyclette et je me promenais comme dans une ville étrangère. Chez Victor, en haut de l’impasse Compans, on poussait un portail et on était en plein ciel. Un vrai jardin s’avançait en terrasse, avec des gloriettes et un jeu de boules à trois couloirs. On découvrait, plein nord, un panorama s’étendant du Sacré-Cœur aux gratte-ciels de Bobigny, avec, par beau temps, à l’horizon, la forêt de Senlis », raconte-t-il.

Mieux que personne, il a su capter la poésie qui émane de ce quartier, du côté campagnard qu’il avait encore à l’époque, de la lumière sur ses pentes, de ses cafés et de ses habitants, de ses gamins et de ses artisans.

Willy Ronis aimerait faire un livre de ces images de Belleville mais aucun éditeur n’en veut. L’ouvrage est finalement publié en 1954 : il est très remarqué mais fait un flop commercial. Réédité trois fois depuis, c’est devenu un classique de la photo.

Les années 60 et 70 sont moins fastes pour les photographes humanistes. Le regard idéaliste qu’ils portaient sur l’homme n’est plus à la mode. De plus, Willy Ronis est exigeant et ne veut pas que ses photos soient publiées n’importe comment. Après de mauvaises surprises, il demande à pouvoir contrôler les légendes.

Les commandes sont moins nombreuses, il fait de la pub, de la mode, du reportage industriel, ce qui ne le passionne pas. En 1972, Willy Ronis décide de quitter Paris pour Gordes, puis l’Isle-sur-la-Sorgue. Pendant ses années provençales, il enseigne et photographie le Midi.

Après quelques années d’oubli, les photographes humanistes parisiens seront redécouverts dans les années 80, avec la mode rétro qui remet au goût du jour les images du vieux Paris. Willy Ronis publie en 1980 Sur le fil du hasard, qui le remet sur le devant de la scène.

A 95 ans, Willy Ronis n’est pas un homme tourné vers le passé. Si ses photos incarnent un Paris d’une autre époque, si on est touché par le côté rétro de ses images, il a toujours, lui, photographié son époque.

Quand il fait des photos dans les années 70, 80, c’est le nouveau Paris qui l’intéresse: les cabines téléphonique en forme de bulle à la nouvelle station de RER des Halles, le Centre Pompidou, la pétanque dans les nouveaux espaces de la rue Vercingétorix, après les démolitions des années 80, la sieste à La Défense. l’endroit même où, en 1938, il couvrait la grève des ouvriers de Citroën, il photographie en 1994 les enfants qui jouent dans les jets d’eau du nouveau parc qui a remplacé les usines Citroën, dans le 15e. A Belleville, il photographie une aire de jeux toute neuve en 1981.

Loin de tout fétichisme, Willy Ronis a conservé peu de tirages d’époque. La plupart des tirages exposés à l’Hôtel de Ville sont donc des tirages modernes, pour certains de photos inédites. Il a largement ouvert ses archives pour l’exposition. On y trouve quelques raretés, comme ces photos couleur des années 50.

Des photos qui nous montrent un Paris qu’on imagine, aujourd’hui, plutôt en noir et blanc. La photo de la promenade du dimanche près des fortifs, en couleur, est une curiosité. Tout comme le rouge vif de la cordonnerie de la rue Tholozé.
Ce qui intéresse Willy Ronis, c’est de voir comment ses frères et sœurs parisiens vivent. Pendant 75 ans, il s’est promené dans les rues, dans les manifestations, dans les usines, dans les parcs, photographiant ces « gens » ordinaires.

Des anonymes figuraient sur ses clichés devenus célèbres. Willy Ronis adore retrouver ses sujets. Souvent, ils sont devenus des copains. A ce jour, il en a retrouvé 23, qui se sont reconnus ou qui ont été reconnus par leurs proches, comme la petite fille au bonnet phrygien du 14 juillet 1936, les amoureux de la Bastille ou Rose Zehner, la gréviste de Citroën.

La première, Suzanne Trompette, avait 7 ans en 1936. Elle a découvert la photo avant guerre, puis à la télé, lors du 60e anniversaire du Front populaire. Elle a été interviewée pour l’émission « Les cent photos du siècle » diffusée sur Arte en 2000.

Les Amoureux de la Bastille ont été pris en haut de la colonne de Juillet en 1957. Lors d’une exposition, en 1988, quelqu’un est venu voir Ronis et lui a dit qu’il connaissait bien Riton et Marinette. Depuis des années, ils tenaient un bistrot à quelques centaines de mètres de la Bastille. Dans le café, ils avaient un poster de la fameuse photo, et l’ont accueilli chaleureusement.

Rose Zehner, c’est sa cousine qui l’a reconnue quand la photo a été reproduite dans l’Humanité, après sa parution dans le livre Sur le fil du hasard en 1980. Elle écrit à Ronis par l’intermédiaire du journal. Ils s’envoient des lettres et se téléphonent, avant de se rencontrer, en 1982, 44 ans après la photo. Un film a été tourné autour des retrouvailles du photographe avec cette femme qu’il qualifie de « personnage fabuleux ».

Lors de la belle exposition du Pavillon des Arts de Paris, en 1996, Willy Ronis –il avait déjà, à l’époque, 86 ans- avait déclaré : « Maintenant, je vais, c’est certain, retourner sur le terrain. Car il ne faut surtout pas s’arrêter. Cela pourrait, paraît-il, être extrêmement dangereux ».

Pourtant en 2001, Willy Ronis a posé son appareil photo. « Je me suis trouvé subitement handicapé dans mes capacités de me mouvoir. Je ne pouvais plus bien marcher, je ne pouvais plus courir et ce qui m’intéressait le plus –aller au-devant de l’événement- c’était fini », explique-t-il. Ses dernières photos sont des nus, qui ne demandent pas de courir.

A 95 ans, si Willy Ronis n’a plus bon pied, il a toujours bon œil, comme le montre le petit film projeté dans le cadre de l’exposition, où il raconte et explique ses photos.

Et s’il ne prend pas de nouvelles photos, les anciennes continuent de l’occuper. « Je travaille beaucoup, j’expose en France et à l’étranger. Je vois des tas d’amis. J’imaginais terminer mes jours en faisant des photographies comme un simple amateur. Je me trompais : le métier ne me lâche pas. »

Voir aussi:

- Nues, Willy Ronis, Galerie Guigon.

- Hommage à Willy Ronis.

- Willy Ronis vient de mourir.

 

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« J’aime mieux tâter un peu de tout, quitte à porter mon effort sur ce que je fais volontiers et refuser ce qui m’intéresse moins. Etre libre ? Oui, mais ça n’est pas tant la question de la liberté que le goût pour des choses diverses. » Ce goût, Willy Ronis le conserve toute sa vie, alliant ses travaux de commande et ses recherches personnelles avec l’enseignement de l’histoire et de la technique de la photographie. Il dit aussi : « je suis le contraire du spécialiste, je suis un polygraphe. »

- Willy Ronis par lui-même aux éditions Actes Sud – 63 pages – 13€

 

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J’ai la mémoire de toutes mes photos, elles forment le tissu de ma vie et pal Ibis, bien sûr, elles se font des signes par-delà les années. Elles se répondent, elles conversent, elles tissent des secrets. À partir d’une cinquantaine de photos, Willy Rouis dessine son autoportrait. On le suit dans ses voyages, ses virées dans les rues de Paris et sur les bords de la Marne, ses reportages aussi. Une photo, c’est un moment pris sur le vif, mais c’est aussi l’histoire d’un jour. Ce jour-là : UN autoportrait à la manière d’un Je me souviens. C’est avec émotion due ce livre feuillette à la fois son être le plus intime, son talent de photographe et son talent de conteur.

- Ce jour-là par Willy Ronis aux éditions Gallimard – 191 pages – 6,50€

 

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Des années 30 aux années 70, cinquante ans de corps féminins vus par Willy Ronis, accompagné de d’un texte original de Philippe Sollers. Willy Ronis voulait Sollers. Sollers n’attendait que ça. Il a dit oui pour Ronis. Immédiatement.
Le texte de Philippe Sollers aborde et souligne tout ce qui rend précieux et unique le travail de Willy Ronis sur le nu. Le photographe a saisi toutes les occasions de s’y livrer, tissant en quanrante ans une oeuvre secrète dont les plus beaux moments n’avaient jamais été réunis. On connaît sans doute le Nu provençal, une sorte d’instantané de vacances que Ronis transforme en éternité. On connaît moins ou pas du tout ces statues, ces déesses, ces corps filiformes des années 70, ces formes restaurées des années 90 devant les quelles Ronis retrouve l’audace formelle de sannées 30.
Il flirte avec les esthétismes : pleinarisme d’avant-guerre, femmes au tub de la fin du XIXe siècle, jeunes filles de la presse masculine des années 70 … Ces soixante nus sout tous bouleversants. C’est ce que clame Philippe Sollers : ‘Les nus de Willy Ronis, dans leur extraordinaire naturel, sont sacrés’.
Un délice pour les collectionneurs, les amateurs de photographie et les amoureux de l’écriture. 59 photographies.

- Nues par Willy Ronis & Philippe Sollers aux éditions Terre Bleue – 144 pages - 39€

 

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C’est en 1947 que je tombais amoureux de la Provence. Mon attachement à cette région fut tel que je décidais d’acheter un vieux mas à Gordes, village perché du Vaucluse, et d’y passer une partie de ma vie. Appareil en main, de l’après-guerre à la fin des années soixante-dix, j’arpentais ruelles étroites, marchés labyrinthiques et pincettes ombragées avec l’intention de restituer une Provence ancestrale, rappelant les coutumes issues d’un art de vivre qui a toujours su composer avec le soleil. Car le village provençal, théâtre idéal pour jouer avec la lumière, est conçu de manière à s’intégrer totalement au paysage, son élégance ne consistant à ne vouloir surprendre ni le ciel ni la terre. Ainsi les hommes se fondent-ils dans le décor un jour de marché ou à l’heure de midi, à l’ombre des platanes … Les images de Provence ne correspondent à aucune commande, mon unique motivation étant de me faire plaisir, et c’est dans ce cadre que je créais mon oeuvre fétiche, Le nu provençal. Si l’album se termine sur des vues de Marseille, ville métisse aux fortes saveurs, c’est pour mieux capter la beauté énigmatique de ces régions du soleil aux populations chaleureuses. En écho aux images, Edmonde Charles-Roux évoque cette Provence qu’elle connaît si bien. Sous sa plume, l’architecture et les dialectes locaux deviennent l’occasion d’une réflexion sensible sur la nature du paysage, l’âme de la pierre, l’essence du mas, la qualité du vent, l’odeur des lavandes et de l’ail sauvage.

- Provence par Willy Ronis & Edmonde Charles-Roux aux éditions Hoëbeke – 104 pages – 19,50€

 

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« À votre âge, à Noël, on n’avait qu’une orange. » La formule a fait le tour des sapins, effrayant les plus jeunes, faisant rire les adultes. Chez les Picouly, dans le nord de la banlieue parisienne, la menace est nettement plus radicale : « Cette année, il n’y aura pas de Noël », répète-t-on au jeune Daniel et à ses frères et soeurs. Pourtant, à force de l’entendre année après année sans jamais qu’elle se réalise, la prophétie perd de sa crédibilité et finit par prêter à rire. Un petit détail qui s’ajoute au grand rituel, à cette foule de préparatifs qui font commencer la fête bien avant la date officielle. La neige, les trottoirs encombrés devant les grands magasins, le mystère de la multiplication des pères Noël, la solennité de l’apprêtage du sapin - qui doit toucher le plafond, sinon c’est sûr, « il n’y aura pas de Noël » - l’ambiance est électrique, la plume est celle d’un enfant de 10 ans. Daniel Picouly livre un texte à la fois intime et témoin d’une époque, plaçant les mots justes sur les images de Robert Doisneau, Willy Ronis, Sabine Weiss et Janine Niepce. Un joli voyage dans les coulisses d’un rêve peuplé de rennes, de trains électriques, et de lutins. –Jocelyn Blériot et Lénaïc Gravis

- Vivement Noël par Willy Ronis & daniel Picouly aux éditions Hoëbeke – 90 pages – Prix non communiqué

 

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Les chats de Willy sont magnifiques, venez les rencontrer, faites-les entrer à votre tour dans votre vie. On ne comprend même pas comment il a réussi à les saisir au vol, à traquer leur vérité intime, à les faire exister dans leur plus haute simplicité. Il faut être un immense artiste pour laisser ainsi parler les chats, sans les trahir, sans exagérer, sans faire joli. Avoir été juste là, toujours à la bonne place, avec le geste prompt. c’est sans doute son secret et son art (…) Sur chaque photo, passe le grain de la vie, le souffle de l’air, l’odeur même des saisons, c’est incroyable. (…) Cette traversée d’un pan de la vie de Willy Ronis à travers le regard de ses chats est à la fois un pur moment de tendresse et une déclaration d’amour qu’il fait à la vie. Colette Felous

- Les chats de Willy Ronis par lui-même aux éditions Flammarion – 80 pages – 22€

 

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La découverte des photographies en couleurs de Willy Ronis sera à coup sûr une surprise pour beaucoup. Et c’est, de sa part, l’effet d’un don généreux que d’avoir bien voulu nous les donner à voir. Ce maître du noir et blanc a donc photographié en couleurs dès 1955, dès l’apparition du Kodachrome, film diapositive à la chromie si particulière, et si peu sensible à la lumière qu’il aurait dû, logiquement ; l’empêcher de faire, selon son style et son goût, des instantanés sur le fil du hasard, photos de rue, photos de foule, a fortiori photos de nuit… On verra qu’il n’en est rien et qu’il a su tirer le meilleur parti de la contrainte opposée. à la spontanéité de son regard. La couleur ici n’est en rien un prétexte, elle est une autre manière de voir, ni plus riche ni moins libre : elle est une façon différente de traiter de la lumière – la grande affaire de la photographie -, une autre  » métrique « , pas même un autre langage. Et Paris est bien plus qu’un sujet : c’est le matériau de l’auteur qui s’émeut au spectacle de la vie ordinaire côtoyée chaque jour dans sa ville, la vie banale et souriante des Parisiens à laquelle il confère une profondeur puisée à son émotion-même. Car ce qu’il importe de noter c’est que le photographe a, par les moyens qui lui sont propres, poursuivi de questionner l’âme populaire en ses reflets gais ou mélancoliques, en ses images frivoles ou graves, qu’il a touché du doigt – ou de l’œil – la beauté palpitante et la tendresse bonhomme de ce peuple bigarré, qui sont les  » débris et trésors  » poétiques de la Ville – que seul un grand artiste pouvait recueillir avec une telle constante bonté, en noir comme en couleurs.

- Paris-Couleurs par Willy Ronis aux éditions le temps qu’il fait – 117 pages - 35€

 

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Willy Ronis et Paris ? L’histoire tendre d’un amour jamais démenti, aussi fort qu’au premier jour, voilà bientôt un siècle… Né en 1910 dans le IXe arrondissement, l’artiste n’a en effet jamais cessé de photographier sa ville et le quotidien de ses habitants. Ce travail, entrepris à partir des années 1930, couvre tous les aspects de la vie parisienne. En plongeant dans ses archives, Willy Ronis a exhumé de nombreuses images inédites qu’il a organisées en séquences : la Seine et ses rives où on taquine le gardon, la rue, la nuit, les bistrots, les Parisiens au travail, le quartier des Halles, le jardin du Luxembourg, la rue de la Huchette… Sa sélection s’achève sur la ville d’aujourd’hui, les secteurs récents et ses arrondissements de prédilection. Cinquante ans après la parution de Belleville-Ménilmontant, son livre-culte sur la capitale, le photographe est retourné arpenter son quartier à la recherche du Paris perdu. Ici, comme aux abords du canal Saint-Martin, la métropole embaume encore la province. Consacré en 1979 par le Grand Prix national des Arts et Lettres pour la photographie, l’œuvre de Willy Ronis témoigne d’un art subtil du cadrage et de la lumière qui lui inspire des compositions rigoureuses, distanciées et singulièrement mélodieuses.

- Paris, éternellement par Willy Ronis aux éditions Hoëbeke – 157 pages – 33€

 

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Chaleureux, pittoresque et poétique, le quartier dont Willy Ronis est tombé amoureux en 1947 représente un témoignage hors pair sur un Paris disparu, celui d’une douceur de vivre modeste et insouciante. Emu par ces images, Dider Daeninckx a imaginé le récit d’un gars de Ménilmontant : longtemps exilé, l’homme revient sur ses pas et nous fait découvrir la légende du quartier.

- Belleville, Ménilmontant par Willy Ronis & Didier Daeninckx aux éditions Hoëbeke – 112 pages - 31€

 

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Willy Ronis, photographe de montagne ? Le dernier grand personnage de la photographie humaniste – il est né en 1910 – a commencé sa carrière professionnelle avec ses reportages sur les manifestations et les grèves de 1936, avant de connaître une célébrité tardive avec ses images d’un Paris aujourd’hui disparu. En soixante-dix ans, ses images sont devenues de véritables icônes poétiques, centrées surtout sur le travail des hommes, la vie quotidienne, la ville. Mais Willy Ronis avait un jardin secret. Un jardin secret qui s’étend des Alpes aux Vosges, via le Jura, en poussant des pointes jusqu’aux Cévennes, via la
Provence. Ce citadin se révèle ici amoureux des grands espaces et de la nature en nous offrant les photos, pour la plupart inédites, qu’il a prises au cours de ses innombrables expéditions en montagne, sa passion. Loin des villes et des usines qu’il a su magnifier comme personne, son talent s’y exprime tout aussi puissamment. La Montagne de Willy Ronis est une révélation : sous les pavés, les alpages.

- La Montagne de Willy Ronis par lui-même & Christian Sorq aux éditions Terre Bleue – 173 pages - 38€ 

 

Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 4ième Arrondissement

Nuit Blanche 2008 - 4 Octobre - 4ième Arrondissement dans Evenementiel logo_nb2008

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Caroline Cartier / France Inter

Que pasa !
Voyage sonore

Musée Carnavalet

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Depuis 2006, France Inter et Nuit Blanche proposent une « rencontre » avec le travail de Caroline Cartier. À partir de ses « Cartier Libre » diffusés le matin à 7 h 50, sur France Inter, Caroline Cartier a imaginé un montage sonore unique de dix minutes, autour des quarante ans de mai 68. Cette nouvelle performance est présentée aux visiteurs selon la technique de diffusion en cinq canaux (les cinq enceintes diffusent chacune un son différent). Elle est l’occasion unique de découvrir, en live, le travail de Caroline Cartier qui mixe en direct une bonne partie de la nuit.

Musée Carnavalet
Cour Louis XIV
23, rue de Sévigné – 75004
M° Hôtel de Ville, Saint Paul, Chemin Vert
Bus 29, 69, 76, 96
A partir de 19h.

Site accessible pour les personnes en fauteuil en autonomie.

Logo France Inter

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Eloise Fornieles

Performance

 Performance

Galerie Nuke

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Dans un esprit intime et onirique, la jeune artiste anglaise produit pour Nuit Blanche une nouvelle performance pétrie de rêves, de secrets et de poésie.
Avec la collaboration de Paradise Row Gallery / London, Tsumori Chisato / Paris.

Galerie Nuke
11, rue Sainte Anastase – 75003
M° Saint-Sébastien Froissart, Filles du Calvaire, Saint-Paul
De 19h à 7h.
Site accessible pour les personnes en fauteuil avec assistance.

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Musée National d’Art Moderne

Ouverture des salles du musée
Centre Pompidou

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Ouverture exceptionnelle jusqu’à 2 heures du matin ! Tout l’art du 20e siècle vous attend au musée national d’art moderne : chefs d’œuvre des années 1905 à 1960 au niveau 5, avec Matisse, Picasso, Giacometti ou Kandinsky et au niveau 4, les collections contemporaines, de 1960 à nos jours, avec Francis Bacon, Louise Bourgeois, Robert Filliou ou Joseph Beuys. Les expositions temporaires font Nuit Blanche également : hommage à Madame Georges Pompidou, amie des arts ; coup de chapeau à Georges Rouault, peintre majeur disparu il y a 50 ans ; une sélection d’œuvres autour de l’Abstraction gestuelle et pour finir la première exposition en France du photographe tchèque Miroslav Tichy, âgé de plus de 80 ans. Dernières entrées à 1h et évacuation à partir de 1h30.

Centre Pompidou
Piazza du Centre Pompidou – 75004
M° Les Halles, Châtelet, Rambuteau

De 19h à 2h.
Site accessible pour les personnes en fauteuil en autonomie.

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Véronique Aubouy pour x-réseau

Le Baiser de la Matrice, Proust Lu sur Internet
Lectures et projections en réseau

Hôtel d’Albret

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Le Baiser de la Matrice, Proust Lu sur Internet est un projet qui met en œuvre la participation de lecteurs, chargés chacun de lire une page de À la Recherche du temps perdu. Disséminés à travers le monde, de Papeete à Kinshasa, en passant par Pantin et l’Hôtel d’Albret, ce sont près de 4 000 lecteurs qui vont se connecter sur Internet et s’auto-filmer pour lire leur extrait de l’œuvre de Marcel Proust. Le web-tournage se déroulera en direct sur Internet à partir du 27 septembre 2008. Rendez-vous à tous ceux qui souhaitent participer au Baiser de la Matrice en temps réel à l’Hôtel d’Albret pendant la Nuit Blanche, de 19h à 7h.

Une production Paris-Villette. Avec le soutien de la Ville de Paris, de la Région Île-de-France. Avec le concours du Ministère de la Culture et de la Communication (DICREAM). Le projet a reçu une bourse de la SCAM « Brouillon d’un rêve d’art numérique ».

 

Hôtel d’Albret
31, rue des Francs-Bourgeois – 75004
M° Saint-Paul
De 19h à 7h.
Site accessible pour les personnes en fauteuil avec assistance.

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Yves Achille Aubry et Collectif

Gare aux Anges
Exposition et performance musicale

Eglise Saint Merri

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Flottant à mi hauteur au dessus de nos têtes, une structure mobile en dentelle de fil de cuivre envahit l’espace sur toute la longueur de l’église. En contrepoint à la sculpture d’Yves Lefèvre, l’œuvre électroacoustique de Fabien Nicol se propose comme une « cantate disséminée » combinant des sons captés dans la foule et les interventions des chanteurs et comédiens présents parmi le public. Un voyage impromptu vers l’inattendu.
Avec le soutien de Art, Culture et Foi Paris et de la Fondation Notre-Dame.

 

Eglise Saint Merri
76, rue de la Verrerie – 75004
M° Châtelet, Hôtel de ville
Bus 38
De 19h à 5h.
Site accessible pour les personnes en fauteuil avec assistance.

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François Schuiten et Benoît Peeters

Lumière sur Brüsel
Exposition de dessins originaux

T.R.A.N.S.I.T.S.C.A.P.E
Chambre(s) d’hôtel
Installation performance

THOMAS ISRAËL
Percept (Création)

Performance

Centre Wallonie-Bruxelles

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l’occasion des vingt-cinq ans de la série de bande dessinée Les Cités obscures et de la sortie en septembre du tome 2 de La Théorie du grain de sable (éditions Casterman), l’exposition présente les dessins originaux de François Schuiten et Benoît Peeters. Comme à leur habitude, les deux auteurs belges ont procédé à une véritable mise en scène réalisée en complicité avec Bleu Lumière. Du sable et des pierres blanches débordent vers l’extérieur pour envahir le parvis Beaubourg, comme si l’univers de La Théorie du grain de sable avait contaminé le paysage parisien. À l’intérieur, une installation en lumière noire confère aux planches originales une présence tout à fait singulière, conforme à « l’effet spécial » au cœur de leur récit à caractère fantastique.
Exposition réalisée par le Centre Wallonie-Bruxelles. En partenariat avec les éditions Casterman. Avec le soutien de la Commission communautaire française (COCOF) de la Région Bruxelles-Capitale. Exposition présentée dans le cadre
de la Saison culturelle européenne en France, la Semaine des cultures étrangères organisée par le FICEP (Forum des Instituts
Culturels étrangers à Paris) et Nuit Blanche.

 

T.R.A.N.S.I.T.S.C.A.P.E
Chambre(s) d’hôtel
Installation performance
t.r.a.n.s.i.t.s.c.a.p.e
Une caravane abrite trois performers, un monteur, un musicien live. Installés tout autour les spectateurs appareillés de casques audio observent leurs actions à travers les différentes fenêtres. Dans le cadre du festival Francophonie Métissée/Transnumériques #3 programmé au Centre du 29 septembre au 4 octobre.
Une production de t.r.a.n.s.i.t.s.c.a.p.e en coproduction avec le Manège-Scène nationale de Maubeuge, le Manège.Mons/La Maison Folie, le Manège.Mons/CECN Centre des écritures contemporaines et numériques, Technocité, Transcultures.
Avec le soutien du service culturel de la Commune d’Ixelles.
 

Centre Wallonie-Bruxelles
127-129, rue Saint-Martin – 75004
Mº Châtelet-les-Halles, Rambuteau
De 19h à 0h pour François Schuiten
et Benoît Peeters / De 21 à 1 h pour t.r.a.n.s.i.t.s.c.a.p.e /
Site accessible pour les personnes en fauteuil en autonomie.

THOMAS ISRAËL
Percept (Création)

Performance

Thomas Israël
Un corps qui tombe ou même plusieurs, un cri que vous n’entendrez pas et des sensations qui appartiendront à chacun… Le couloir dans lequel se trouve le spectateur est habité des écrans et de deux performers pour une expérience riche en sensations.
Conception, réalisation, montage et interactivité vidéo : Thomas Israël et Jacques Urbanska.
Dans le cadre du festival Francophonie Métissée/Transnumériques #3 programmé au Centre du 29 septembre au 4 octobre.
Une coproduction Transcultures, Wolubilis, FAR & Progress Asbl.
Avec le soutien de Charleroi/Danses.

Centre Wallonie-Bruxelles
46, rue Quincampoix – 75004
Mº Châtelet-les- Halles, Rambuteau, Hôtel de Ville
De 21h à 1h
Site accessible pour les personnes en fauteuil en autonomie.

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Seung-Hye Hong

The Sentimental Mood
Projection vidéo
Bibliothèque Historique de la Ville de Paris

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Artiste coréenne, Seung-Hye Hong présente un projet intitulé The Sentimental Mood composé d’une série de cinq vidéos. Sur l’écran installé dans la cour d’un des beaux hôtels particuliers situé dans le Marais, des formes géométriques s’organisent en différentes compositions, formant une sorte de chorégraphie. Cette « Géométrie organique » comme l’appelle l’artiste installe peu à peu une atmosphère sentimentale au rythme de la musique. En collaboration avec Sang A Chun.
Avec le soutien du Centre Culturel Coréen et Kim Jinhye Gallery.

 

Bibliothèque Historique de la Ville de Paris
Hôtel de Lamoignon – 75004
24, rue de Pavée
M° Saint-Paul
De 21h à 3h.
Site accessible pour les personnes en fauteuil en autonomie.

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Emmanuelle Raynaut

L’intrus-performance
Installation multimédia
Bibliothèque Forney

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Plasticienne, Emmanuelle Raynaut développe une recherche, qui s’articule à la frontière des arts vivants autour de la présence du corps. L’intrus-performance, son installation conçue pour Nuit Blanche, se présente comme une boîte écrin revêtue de miroirs où une danseuse évolue sur fond de projection vidéo. Le son joue le rôle de fil rouge entre les spectateurs et la danseuse, chacun des participants portant sur lui un capteur sonore. Reflet des corps, espace démultiplié et correspondances sonores se répondent en une troublante mise en abîme.

Avec le soutien de DICRéAM, Brock University / Canada, le Centre Culturel Canadien, le Canadian Council of Art, CNRS-Limsi, Copytop.

 

Bibliothèque Forney
Hôtel de Sens
1, rue du Figuier – 75004
M° Saint Paul, Pont Marie
Bus 96
De 19h à 2h.
Site accessible pour les personnes en fauteuil en autonomie.

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Collectif Métazone

Cycle et recyclage : l’énergie de l’éphémère
Parcours, sculptures, installations, vidéo et exposition

Mairie du 4e

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Le collectif Métazone présente un parcours envisageant le recyclage comme processus créatif. L’ensemble des oeuvres interroge le rapport aux objets usés, perdus, brisés, obsolètes ou déjà consommés et aborde la question du recyclage des énergies humaines. Sculptures, photographies, installations audio vidéo stéréoscopiques et grand écran de projection sont au coeur d’un dispositif incluant un hommage à Robert Filliou et la participation du photographe Josef Koudelka côté rue de Rivoli. En façade, Thierry Deroche installe un ensemble de personnages totémiques, d’une grandeur variant de 1,5 m à 2 m, qui projettent leurs ombres fantomatiques. Un jeu d’éclairage orchestre les effets de profondeur. L’univers de Thierry Deroche ouvre le parcours de cette Nuit Blanche dans la mairie du 4°. Les pièces métalliques, les rebuts industriels ou domestiques s’assemblent, donnant de l’esprit à nos propres pertes. L’utile s’offre le luxe de l’inutile, aiguisant l’imaginaire, frôlant le futur fictionnel. Avec à 22h, un concert de NESS – New Electro Soul Session.
Les membres du collectif : Nicola Avanzinelli, Marco Baldini, Collectif Fossile (P. Colet, L. Mamath, S. Racine), Fabrice Croizé, Dom Garcia, Alain Nahum, Macha Mieg, Sabrina Montiel-Soto, Bertrand Planes, Michel Tabanou. Œuvres originales de Robert Filliou, Josef Koudelka et Thierry Deroche.

Avec le soutien de la Mairie du 4e et de VPS.

 

Mairie du 4e
2, place Baudoyer – 75004
M°  Hôtel de Ville, Saint Paul
Bus 69, 76, 96
De 19h à 7h.
Site accessible pour les personnes en fauteuil en autonomie.

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Compagnie Tempo Cantabile, Ghislaine Avan

Seuil. Le La du monde
Danse et projection

Chevet de l’église Saint-Gervais

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Seuil est un édifice architecturé par neuf créations et un film Le La du Monde qui présente la lecture du poème dans son intégralité par l’humanité, en toutes les langues.
C’est au chevet de l’Église Saint Gervais, dans le Marais, que Ghislaine Avan rassemble une quinzaine d’artistes d’horizons très divers qui vous invitent au fil de la nuit, à un voyage unique,  au cœur de cette polyphonie vivante. Une réinscription par la danse, la musique, la vidéo, le cirque, les arts plastiques, de cette œuvre fondamentale du Moyen-Âge, dans notre monde contemporain. Le film Le La du Monde sera projeté toute la nuit sur l’Église.

Avec le soutien de Jacqueline Risset, de la Drac des pays de Loire, la Région des pays de Loire, la Ville du Mans, le Conseil général de la Sarthe, l’Adami, la Spedidam, le Conseil général du Val de Marne, la Fonderie.
Coréalisation : Micandanses, Centre national de la danse, la Fonderie. Coproducteur : Théâtre Gérard Philipe de Champigny-sur-Marne.

Chevet de l’église Saint-Gervais
Rue des Barres – 75004
M° Pont Marie, Hôtel de Ville
Bus 67, 96, 69, 76
De 21h30 à 6h.

Site accessible pour les personnes en fauteuil avec assistance.

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Jean-Pierre Formica

Sentinelles de sel
Projection et installation de sculptures

Préfecture de Police

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Peintre et plasticien, Jean-Pierre Formica, travaille sur la mémoire, l’empreinte, l’accumulation, la sédimentation. Telle une armée silencieuse, ses mannequins de cristaux de sel campent une forme d’archéologie moderne et mystérieuse. L’installation se double d’une projection sur écran géant dans un lieu historique et rarement investi. Une expérience sensorielle en trois dimensions.

Avec le soutien des Salins du Midi.

 

Préfecture de Police
9, boulevard du Palais – 75004
M° Cité
De 19h à 2h.
Site accessible pour les personnes en fauteuil en autonomie.

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Maîtrise Notre-Dame de Paris – Ensemble grégorien

Concert de chants grégoriens
Monodies et polyphonies.

De 20h30 à 21h30

Concert d’orgue
Etudiants de la classe d’orgue et de la classe d’improvisation du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris

Œuvres du 19e et du 20e siècle et improvisations
De 21h30 à 23

Opéra d’images « Domus Domini »

Projection
De 23h à 0h

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Porté en musique par des enregistrements des grands orgues et des chœurs de la Maîtrise de la cathédrale, ce spectacle retrace en une heure plus de huit cent ans d’histoire de la cathédrale Notre-Dame de Paris, de sa construction par les bâtisseurs du Moyen-âge jusqu’à son rayonnement spirituel et artistique à travers le monde. Les images projetées sur un immense voile de tulle transparent flottant au travers de la nef donnent au spectateur l’impression diaphane d’une saisissante apparition.
De 23 h à 0 h.

 

Cathédrale Notre-Dame de Paris
6 parvis Notre-Dame / place Jean-Paul II – 75004
M°Cité, Saint-Michel, Hôtel de Ville
RER B et C
Bus 24, 47
De 20h30 à 0h.

Site accessible pour les personnes en fauteuil en autonomie.

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Association Voisimages

Voisimages
Cinéma en plein air

Place du marché Sainte-Catherine

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L’association « Voisimages » propose un programme de cinéma en plein air : voyage immersif dans des univers virtuels en 3D avec des projections de films réalisés en temps réel par de jeunes cinéastes…

Avec le soutien de la Mairie du 4e, Resoneo.com, BNP-Paribas et Infidis.

Place du marché Sainte-Catherine – 75004
M° Saint-Paul
Bus 69, 76, 96
De 19h à 2h.
Site accessible pour les personnes en fauteuil en autonomie.

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Les cahiers de Colette

De Christine Angot à Olivier Rolin
Lectures

Librairie Les Cahiers de Colette

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Comme chaque année, la librairie Les Cahiers de Colette propose pour Nuit Blanche une soirée de lectures et de rencontres avec des auteurs de la rentrée littéraire. Au programme : Christine Angot, Olivier Rolin, Charles Dantzig, Chloé Delaume, Olivier Poivre d’Arvor, Atiq Rahimi, Marc Lambron, Philippe Beck, Philippe de La Grenardière, et bien d’autres encore !

 

Librairie Les Cahiers de Colette
23-25, rue Rambuteau – 75004
M° Rambuteau
Bus 69, 47, 38
De 21h à 5h.

Site accessible pour les personnes en fauteuil en autonomie.
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Dominik Lejman

Installation vidéo

 Cité Internationale des Arts

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« Vidéo-fresque » ou « photo-tapisserie », les dizaines de petites silhouettes fantômes projetées sur un mur avant de disparaître, auront à cœur de surprendre le visiteur.

Un projet de l’Institut Polonais en partenariat avec la Cité Internationale des Arts.

 

Cité Internationale des Arts
18, rue de l’Hôtel de Ville – 75004
Mº Saint-Paul, Pont Marie
De 19h à 7h.

Site accessible pour les personnes en fauteuil en autonomie

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LIEN DIRECT VERS:

 Voir aussi les articles suivants :

- Nuit Blanche 2008 - 4 Octobre – Gare du Nord et Gare de l’Est.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – Gare de Lyon et Gare de Bercy.

- Nuit Blanche 2008 – 4 0ctobre – Tour Saint-Jacques et Marais.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Ocotbre – Montparnasse et Saint-Germain de Près.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – Gare Saint-Lazare et Champs-Elysées.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 1er Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre - 2ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 - 4 Octobre – 3ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 4ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 5ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 6ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 8ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 9ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 10ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 11ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 12ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 13ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 14ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 15ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 0ctobre – 16ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 17ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 18ième Arrondissement.

- Nuit Blanche 2008 – 4 Octobre – 20ième Arrondissement.

 
 Bonne nuit blanche,

Saint-Sulpice

 

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