Beaufs de tous pays, unissez-vous!

Si le boboïsme est croissant, la beaufitude ne faiblit pas non plus. Lors de mes pérégrinations quotidiennes j’ai loisir de les croiser et de les observer; Les Beaufs! C’est ainsi donc que je me suis amusé à les répertorier.

Véhiculus Beaufus:

Variété courante vivant dans nos cités, nos banlieues et campagnes, se reproduisant sans cesse et se déplaçant régulièrement à bord de son automobile. Le « Véhiculus Beaufus » se décompose lui-même en plusieurs sous-variétés:

 

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               a) Le Parisianus Vehiculus Beaufus:

               Facilement reconnaissable, hormis sa plaque 75, à son bandeau bleu, blanc, rouge spécial pare-soleil aux couleurs de son club de football local, Le P.S.G ( Grotesques Supporters Parisiens), au tee-shirt du même acabit et au regard un brin skinheadeux…. en particulier lorsqu’il se trouve piégé dans les bouchons déversant alors des flots d’écumes et d’injures à ses concitoyens.

 

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              b) Le Banlieusardus Vehiculus Beaufus:

              Encore plus nombreux que leurs prédécesseurs ils aiment particulièrement se faire remarquer de leurs femelles et les attirer en mettant leur sonorisation à  » fond la caisse » le tout dans des véhicules d’un autre âge qu’ils « habillent » des mois durant avec leur modeste salaire pour en faire de véritables musées roulants du mauvais goût.

voiture beauf banlieue

Photo non représentative d’un Banlieusardus Véhiculus Beaufus aisé!!!!

 

              c) Le Campagnardus Vehiculus Beaufus:

             Aime au même titre que son congénère banlieusard partager ses goûts musicaux avec autrui et se déplacer particulièrement lorsqu’il est jeune en « pétrolette kitée » atteignant péniblement les 40Km/h mais dépassant en décibel un mirage de l’Armée Française passant le mur du son! Mêmes les tracteurs les doublent, c’est vous dire!

 

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             d) Le Caravanus-Mobilohomus Itinératus Beaufus:

            Plus rare que ses camarades, celui-ci est observable principalement lorsque les beaux jours reviennent. Il se déplace alors en hordes et meutes pour de longues migrations estivales sur nos belles autoroutes françaises. Lorsqu’il à soif, il stoppe près de points d’eau baptisées « les aires » où joyeusement les pieds dans ses sandales plastiques il prépare d’odorants barbecues arrosés d’anisette tout en regardant tel une vache arriérée ses congénères passer devant lui.

 

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            e) Le Cammionus Ragus Beaufus:

            Sillonne les mêmes routes et autoroutes que le « Caravanus » mais ne supporte pas celui-ci ni les autres d’ailleurs. Solitaire, hargneux, en règle générale alcoolique et pervers le « Cammionus Ragus Beaufus » est reconnaissable aux plaques d’immatriculation qu’il appose avec fierté sur le pare-brise de son poids-lourds aux doux noms évocateurs « Bilout 59″ « Tous des pédés sauf moi » « Georges la grosse artillerie » « Dédé la biroute », bref c’est un grand poète qui s’ignore!

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           f) Le Touristus Véhiculus Beaufus:

          Facilement identifiables à ses plaques étrangères et à sa sempiternelle remorque dans laquelle il stocke de nombreuses denrées alimentaires ne sachant à quelle pénurie ou intoxication il va être confronté dans nos belles mais si sauvages contrées. Il aime aussi comme le « Caravanus » les sandales en plastiques avec des chaussettes blanches ainsi que les tee-shirts et bermudas.

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          g) Le Livrus Mobylatus Pizzarus Beaufus:

          Le pauvre est généralement daltonien, confondant à tout va les feux rouges et les feus verts, les sens interdits des sens permis et les trottoirs des avenues. Il se déplace sur de petites « pétrolettes » le dos baissé sur le guidon afin de gagner un malheureux Km/h et aime balader d’indigestes et secouées pizzas américaines tout en écoutant une douce mélodie dans son balladeur. Il aime aussi rester de longs jours à se reposer dans nos belles chambres d’hôpitaux histoire de se refaire une santé après avoir durement emboutit poteaux et piètons……

Pizzaiolus Mobylytus Beaufus

Le Battus Femmus Débilitus Beaufus:

Reconnaissable à son slogan éternel et spirituel « Bats ta femme. Si tu ne sais pas pourquoi, elle…le sait ». Il est courageux, travailleur et aime le soir venu corriger sa gourdasse de femme qui n’a pas trouvé mieux que prendre du retard dans ses tâches ménagères ou ses « lardons » qui voulaient juste lui dire bonsoir. Le « Battus Femmus Beaufus » est universel et son « aura » dépasse nos vertes contrées. Espèce en surnombre longtemps protégée mais qu’il est nécessaire de chasser désormais avec joie et allégresse.

Battus femmus Débilitus Beaufus

Le Campingus Caravanus Tentus Mobilomus beaufus: 

C’est un condensé de tous les beaufs réunis l’espace d’un moment dans nos bons campings et dissertants des joies de la vie en plein air, de leurs bobonnes et de la différence entre le ricard et le pastis 51 tout en regardant sur un poste TV le dernier match de football de ligue1. Il se passionne aussi pour la pétanque, la sieste et aime les toilettes à le turque.

Beaufs de tous pays, unissez-vous! dans chronique satirique DSCN1527

Le Clubmedus Beaufus:

Généralement plus aisé que ses prédécesseurs, il n’y cultive pas moins le mauvais goût et aime particulièrement aller à l’étranger dans clubs de vacances qu’il ne quitte jamais et revenir en France annoncer à ses voisins qu’il a « visité » tel ou tel autres pays.

Clubmedus idiotus

Le Rustrus Beaufus:

Possède un QI généralement inférieur à celui d’une huître après sa naissance il peuple nos vertes cités s’épanouissant en regardant « Attention à la marche » « OM/PSG » « Turbo » et « Télé-shopping » à la télé. On le retrouve beaucoup dans les supermarchés où il aime accompagné de « bobonne » faire ses courses puis revenir dans sa cuisine en imitation « chêne massif » préparer une bonne daube.

Chênus Cuisinus Beaufus

Le Débilitus Crétinus Tetus Beaufus Humus:

Se démarque des autres par un air particulièrement abêti, le front plissé et l’oeil constamment étonné. On le trouve partout dans nos entreprises, familles (Hélas, oui!!!), institutions et autres endroits de notre vie quotidienne.

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Le Jeunus Beaufus:

Rit généralement bêtement et bruyamment sans raison. Passe de la joie extrême à la plus profonde dépression. Normalement pacifiste il peut parfois se révéler violent lorsqu’il se retrouve en groupe. Il possède un langage imagé lorsqu’il est en colère ou apeuré  »Ta mère est une pute, hahahahaha » « J’t'encule fils de pute » « Va t’faire niquer sale pédé », aimes les bières fortes et les « kevinas ».

Jeunus Débilis Crétus

Le Vieillus Aigritus Beaufus:

Déteste le « Jeunus Beaufus », n’aime que son berger allemand, « l’inspecteur derrick » et « Michel Sardou ». Se croit victime d’un complot bolchévico-banlieusard en permanence. Très aigri, parfois fortement imbibé, il aime haïr son prochain.

vieux con

Le XVIièmerus Parvenus Beaufus:

Il aime évoluer entre son « parc à bestiaux » Parisien et celui de Saint-Tropez avec de temps à autre un petit crochet par « Ibiza » ou « Courchevel ». Il est généralement sans interêt et ne se distingue des autres espèces que par son arrogance et ses moyens financiers confortables.

Homos Parvenus 16ièmerus Beaufus

Photo non représentative: Celui-ci semble plus un brin évolué que ceux qui habituellement peuplent cet arrondissement!

 

 

 

Sachez Beaufs de toutes origines que sans vous notre vie n’aurait pas la même saveur et qu’il est bon de voir plus idiot que soi, cela rassure!!!!

Un chien, une cible!!!!!!

            Un chien, une cible!!!!!! dans chronique satirique Les%20deux%20chiens%20et%20l%20ane%20mort                          

           

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

             Imaginez un peu…. Vous vous réveillez. Il fait beau. Vous êtes de charmante humeur. Vous avez particulièrement bien dormi. A vos côtés votre amie le visage épanoui ( Eh oui, ne soyez-pas aigris) sommeille encore. Gaiement vous vous levez et tout en chantonnant, prenez votre douche avant d’avaler un copieux petit-déjeuner. Votre costume aux impeccables plis enfilé, vous voilà déjà entrain de dévaler quatre à quatre les marches de votre escalier. Le soleil brille intensément. ( c’est presque idyllique!!!!) Au moment de déboucher dans la rue vous levez les yeux au ciel pour admirer ses bienfaits. Vous ne le savez pas encore mais c’est à cet instant précis que débute votre cauchemar….. 

              Votre pied gauche se défile, vous êtes sur le point de perdre l’équilibre et ne devez votre salut qu’à la robuste épaule de votre concierge, la brave madame Ribero ( tous les personnages et les lieux de cette histoire sont fictifs et ne peuvent entraîner aucune poursuites ni suites judiciaires. Seul un infime sentiment d’agacement pourrait s’emparer de certains. Si c’est le cas consulter votre médecin! cela peut être les prémices d’une légère déprime voir plus…merci d’avance de votre compréhension. Signé: l’auteur)  qui courageusement officie dans votre immeuble depuis plus de 25 ans. Horreur! elles sont là et vous ont frappé ces maudites crottes de chien.

               Un impersceptible sentiment de colère mêlé d’impuissance s’empare de vous, prend de l’ampleur et ne tarde pas à déboucher sur une monstrueuse envie de maudire le fiéffé crétin de maître qui a impunément laissé son quadrupède de chien déféquer généreusement devant la porte d’entrée de votre résidence. Dans le même instant d’un oeil vif vous fusillez du regard la pauvre femme pestant silencieusement contre son manque de professionnalisme et tiraillé par le fait qu’insconsciemment elle vous a sauvé d’une lourde et irrémédiable chute.

               Loin de vous démonter vous avancez d’une démarche certes un brin cahotique l’air de rien vers le plus proche caniveau dans l’espoir, tel un fauve assoiffé, d’y trouver quelque eau capable de dissoudre l’immonde masse gélatineuse et caramélisée qui tel un corset enserre votre mocassin en nubuck de chez Paul Smith. Mais pas une goutte du précieux liquide ne pointe devant vous!

               D’un légendaire sang froid….tel une hyène folle en quête de nourriture vous explorez avidement les bordures, recoins et caniveaux à la recherche d’un modeste chiffon, bout de papier, ou feuille de marronnier, quelques supports possibles pour laver l’affront….C’est au bout d’une trentaine de rues, harassé par la fatigue et le soleil de plomb que vous voyez poindre à l’horizon, tapi au fond d’un modeste recoin le papier si précieux, le sésame: un vieux mouchoir usagé ayant plus l’allure d’un tableau contemporain « surréaliste » au dégradés verdâtres et pesants que de l’immaculée conception! Et vous voilà du bout des doigts, la jambe relevée en équilibre précaire (comme quoi les bipèdes et les quadrupèdes peuvent parfois étrangement se ressembler!!!) entrain de frotter rageusement la surface imbibée de votre chaussure tentant par toute l’énergie qui vous motive de décoller cet immondice, ce nid de microbes. Vous voilà l’ami des mouches! Votre mèche tombe sur votre front. Pas de problème, d’un geste assuré, vous la relevez les doigts empreints d’une flagrance ébouesque et là vous réalisez toute l’ampleur de la solitude qui s’éprend de vous. Eh oui, certes vos pieds sont soulagés, néanmoins vos narines sont attaquées. Il suffit de regarder les piétons autour de vous pour comprendre que votre eau de toilette de chez Chanel à pris des relents alguesques de grandes marées…..

           Reparti, d’un pas allégé, vous marchez la tête basse à l’affût de tout nouveau danger tout en maudissant ces sales bêtes à poils et au regard vide et niais qui vous ont causé tant de tracas. Vous les haissez désormais ces sales nains à poils drus, ras, longs, ces immondes boules aux culs loin d’être odoriférant. Du plus profond de votre âme vous les détestez, prêt tel un justicier à les éliminer un par un dans les pires souffrances possibles et inimaginables, les étrangler, les atomiser!!!! De puissantes pulsions meurtières s’emparent de vous vis à vis de ces canidés. Mais il est temps de rallier votre bureau, d’aller travailler.

          A ce moment précis votre parcours du combattant débute. Le trottoir est devenu synonyme de « champs de mines » et votre quartier prend l’allure d’un Beyrouth bombardé, d’un Bagdad miné. Les chiens ressemblent à de sordides kamikazés tenus en laisse par de dangereux maîtres idéologisés prêts à attaquer le brave innocent que vous êtes! Pas à pas, le regard rivé au sol, vous progressez. Votre front est en sueur, votre regard trouble. Au loin tel un mirage vous apercevez enfin une station de métro, bouche salvatrice qui mettra fin à vos soucis. Tel une ambassade, à l’alléchante extra-territorialité, vous vous sentez ressortissant étranger en plein conflit tentant de rallier ce petit paradis. Mais voilà qu’une soudaine averse éclate. Plus que cent mètres… la pluie tombe avec rage. Le ciel est obscur, menaçant. Des éclairs et un grondement sourd, lointain puis si proche tonne. L’orage! Le sol devient glissant, les noirâtres selles de vos ennemis se liquéfient pour mieux obstruer votre chemin. Le danger est à son comble! Vos lunettes s’embuent rendant la tâche encore plus ardue. Vous êtes trempé, désespéré, n’y voyez plus rien. La peur, l’angoisse, l’anxiété s’éprennent de vous. Seul l’imperceptible néon au dessus de la bouche de métro tel un phare pour le marin en perdition vous permets de garder l’espoir de tenir votre chemin. Vous y êtes presque et sans même avoir le temps de réaliser, la deuxième attaque survient plus sournoise, plus vile, plus meurtrière que la précédente. Vous dérapez, virevoltez pour enfin tel un vieux chêne déraciné vous fracasser à même le sol. Un sinistre canidé a déféqué devant l’entrée et s’éloigne à petits pas sûr de son immunité. Quelques jurons puis le silence se fait. Seul les clapotis de l’eau résonnent encore. Vous vous relevez péniblement les deux souliers définitivement entachés, vos pans de vestes élimés. Là trop c’est trop! Vous allez lui faire bouffer à la Bardot les déjections de ces wc empoilés qu’elle affectionne tant, elle, leur grande prêtresse. le coeur plein de haine vous dévalez les marches de l’escalier. A peine assis dans une providentielle rame vous ouvrez sous l’oeil dégoûté de vos congénères votre magazine préféré qui au vu de ses nombreuses publicités pour la race canine devient vite une torture psychologique! C’est dit vous ne renouvellerez pas votre abonnement l’année prochaine. Le téléphone à l’oreille, le regard sur votre montre qui pointe un exagéré retard, vous voilà entrain de persuader votre responsable, un pince sans rire propriétaire d’un de ces gremlins nommé roquette, de votre légitimité fondée! Six stations plus loin vous voilà entrain de raser les murs pour enfin pénétrer dans l’immeuble qui abrite votre sacro-saint bureau.

                  Le sourire crispé, les godillots entachés vous tentez de vous donner bonne allure mais une seule obsession vous tanne, les toilettes! rallier ce lieu le plus vite possible en croisant le moins de monde et par le chemin le plus court. Tout en trépignant devant l’ascenseur, vous rêvez à de beaux robinets, de moelleuses serviettes en papier et doux savons aux effluves orangées. Vous voilà enfin dans la cage dorée au miroirs étincelants lorsque surgit à la fermeture des portes, la belle blonde du service comptabilité que vous reluquez depuis des lustres sans jamais oser l’aborder pris d’un mélange de culpabilité Judéo-Chrétienne mêlée à l’angoisse de vous faire dénoncer à votre charmante et fidèle épouse! L’air faussement viril et décontracté vous lui adressez un salut suave accompagné d’un regard transperçant, voire érotico-bestial. Vous vous attendez en retour, certain de votre pouvoir inné d’attraction, à un regard de braise agrémenté d’un bonjour torride mais c’est une voix sèche et glaciale qui vient transpercer vos tympans à la vitesse de la lumière. Un bonjour dégoûté, horrifié entreprends la valse de vos oreilles vous ramenant à de cruelles réalités. C’est certain que le mélange de son eau de parfum de chez Annick Goutal avec vos relents égoutesques n’est pas du meilleur goût. L’espace exiguë et mal aéré ne vous aide pas non plus. Vos rêves et désirs s’écroulent. Des années d’approches réduites à néant en un instant. Les Dieux décidément vous ont abandonnés! La cage d’ascenseur se met à stopper brutalement, l’électricité faiblit, vous voilà bloqués. D’une Instantanée réaction instinctivo-spontanée vous réalisez immédiatement que la situation risque de s’aggraver. C’est alors avec un regard monastique, voire ermital que vous vous retournez tant bien que mal vers la blonde pour engager d’un air faussement tranquillisé une pseudo conversation n’ayant comme ultime but que de rassurer votre ego tant écorné et tenter de retourner la situation à votre avantage. Fin et délicat comme vous savez l’être, vous voilà entrain de conter frénétiquement vos pérégrinations matinales, votre dérapage sur les restes d’un dîner Yorkshirisé diarrhéique, insistant sur le fait avéré que les chiens sont bêtes et crasseux et que leurs maîtres sont à leur image. Votre regard bêtement satisfait et soulagé croise celui de la belle qui injuriée lui réponds que son chien est propre, qu’il ne défèque pas n’importe où etc… et qu’un individu aussi vil que vous n’a aucun coeur pour ces pauvres et charmantes petites créatures et par la même ne peut ressentir non plus d’amour et de respect pour le genre humain…. Là vous voilà décapité. Le seul infime espoir de l’attirer fond comme neige au soleil. Elle fait partie de la « fratrie » vous voilà au coeur d’un complot. Incroyable ils sont partout et prennent même l’apparence de « blondes enflammées ». Vous êtes assommé. Courageux et tout sauf lâche…. vous vous excusez auprès d’elle, le regard droit dans son généreux décolleté, nostalgique d’un poitrine abondante que jamais vous vous en doutez vous goûterez! Vous refrénez au mieux vos milliards de micro-pulsions sexuelles. L’air de rien ce qui chez vous n’est pas forcément aisé, vous tentez naturellement de lui glisser sous de faux prétextes vos coordonnées. Peine perdue, la ravissante est définitivement froissée et décline même votre soudaine idée d’aller promener son microscopique quadrupède. Le courant revient enfin mais pas entre vous et arrivé à l’étage tant envié vous voilà prêt tel un sprinter à rallier à vitesse grand v les toilettes du palier. Enfin parvenu à l’endroit tant désiré vous faites une toilette vous rendant plus ou moins bonne allure et votre journée, hormis les remontrances de votre supérieur, vous semble d’une totale quiétude.

                     Le soir venu, vous vous décidez à rentrer dans votre doux et paisible foyer et vous voilà parti gaillardement sur le chemin du retour scrutant scrupuleusement la moindre forme suspecte cinquante mètres au devant… vous recroisez votre concierge qui en guise de bonsoir vous hurle dans un langage des plus fleuri de vous essuyez les pieds sur le paillasson de l’entrée puis gravissez allégrement les marches de la cage d’escalier lorsque votre ascension se trouve brutalement bloquée entre le deuxième et troisième étage par la vieille sénile du septième et son idiot de caniche qui s’évertue marche après marche à la vitesse d’un escargot de rejoindre son appartement. A raison d’un marche par minute vous en avez pour la nuit, pire qu’un départ de la capitale au pont du quinze août, bouchons et pauses comprises!!!! Le saucisson à quatre pattes n’arrêtes pas de grogner vous toisant du haut de ses trente centimètres au garrot et la vieille de s’excuser non pas de vous bloquer mais de ne pas pouvoir taire les grognements de son dégénéré de chien. Profitant d’un virage serré cumulé à un moment d’inattention de la maîtresse, vous saisissez rageusement la petite boule empoilée, croisant au passage son regard hébété, presque sans vie ( le pauvre sait que ses secondes sont comptées) et le projetez violemment sur le mur du palier précédent. Un gémissement saccadé succède au bruit sec de l’impact du canidé. L’Aieulle surprise se retourne, jette un regard horrifié sur la scène du crime et se prenant le pied dans le tapis, trébuche et rejoint à son tour son chien dans l’au delà. Inerte, la pression descendante, vos maigres neurones s’entrechoquent vivement dans l’idée de tenter un brin d’analyser la situation. Fuir, prévenir? Courageux comme vous l’êtes vous décidez l’air de rien de déguerpir pour rejoindre votre femme trois étages plus haut. Devant votre porte d’entrée vous remettez un peu d’ordre, recentrez votre cravate puis comme si de rien n’était entrez chez vous, embrassant votre femme pour enfin mettre les pieds sous la table et déguster une fabuleuse terrine maison sous le regard langoureux de votre moitié normalement peu encline à tant de petits soins. Étrange, bizarre! Enfin le ventre plein, remis de vos émotions, affalé dans votre canapé, celle-ci vous annonce fièrement qu’elle vient de vous offrir un tout petit mignon fox terrier.

Quelle vie de chien……   

                         

Bien à vous,

Saint-Sulpice                

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