Icônes – Partie 5

Icônes - Partie 5 panaghia

 

Variante de la Vierge orante des catacombes, elle symbolise l’âme chrétienne louant et adorant Dieu. Elle porte sur son cœur le médaillon de gloire contenant son Fils rayonnant. Ce médaillon est le symbole de la divinité et signifie que le Premier-né avant les siècles a habité le sein virginal de Marie.
La tradition a vu dans cette icône une image de la prophétie d’Isaïe du temps du roi Achaz qui est l’annonce voilée de la naissance du Fils de Dieu:
“C’est pourquoi le Seigneur vous donnera un signe : voici que la Vierge a conçu, et elle enfante un fils, et elle lui donne le nom d’Emmanuel.” (Is. VII, 13-14).
L’enfant Jésus, dans l’iconographie byzantine, n’est jamais représenté à la manière d’un poupon, car il est aussi le Verbe. Il est toujours revêtu du vêtement des adultes et seule sa taille réduite indique qu’il s’agit d’un enfant.

 

pierre

 

Icône un peu inhabituelle de Saint Pierre soutenant l’Eglise à bout de bras, d’après une fresque du monastère de Zica en Yougoslavie.
daniel

 

« Alors, le roi donna ordre de faire venir Daniel et de le jeter dans la fosse aux lions. Le roi dit à Daniel : « Ton Dieu, que tu as servi avec persévérance, c’est lui qui te sauvera. ». On apporta une pierre qu’on posa sur l’entrée de la fosse, et le roi y apposa son sceau et celui de ses seigneurs, en sorte que rien ne pût être modifié de ce qui concernait Daniel. Le roi rentra dans son palais, passa la nuit à jeûner et ne se laissa pas amener de concubines. Le sommeil le fuit et dès l’aube, au petit jour, le roi se leva et se rendit en hâte à la fosse aux lions. S’approchant de la fosse, il cria à Daniel d’une voix angoissée : « Daniel, serviteur du Dieu vivant, ce Dieu que tu sers avec persévérance a-t-il pu te faire échapper aux lions? » Daniel répondit au roi : « O roi, vis à jamais! Mon Dieu a envoyé son ange, il a fermé la gueule des lions et ils ne m’ont pas fait de mal, parce que j’ai été trouvé innocent devant lui. Et devant toi aussi, ô roi, je suis sans faute. » Le roi éprouva une grande joie et ordonna de faire sortir Daniel de la fosse. On fit sortir Daniel de la fosse et on le trouva indemne, parce qu’il avait eu foi en son Dieu. »Dn, VI, 17 – 24
olga

Issue d’une famille noble de Pskov, Olga épousa le Prince Igor 1er, duc de Kiev en 903. Après l’assassinat de son mari en 945, elle gouverna la Russie avec sagesse et miséricorde jusqu’à sa propre mort. Elle se convertit au Christianisme à Constantinople en 958 et prit le nom d’Hélène. De retour en Russie elle parcourut son pays en y prêchant la foi mais sans parvenir à convertir son peuple de son vivant. Olga prédit néanmoins cette conversion et y travailla ardemment : elle se chargea en particulier de l’éducation de son petit fils, saint Vladimir, qui allait définitivement donner le Saint Baptême à la Russie.

onuphre

Saint Onuphre naquit vers la fin du IVème siècle. Il se retira au désert de Thèbes en Haute Egypte où il vécut en ermite pendant 70 ans. Quand ses vêtements furent réduits en lambeaux, le Seigneur lui fit pousser sur tout le corps un poil abondant qui le protégeait des rigueurs du climat, et chaque jour un Ange venait lui apporter un pain en nourriture. Il est vénéré en Occident comme saint Patron des tisserands.Inscription sur le phylactère: « Que les appétits du ventre ne vous séparent pas du Christ; que la fange des passions ne vous séduise pas, ou bien vous pleurerez dans le feu dévorant. »
david_thessalonique

Encore jeune, saint David entra au monastère des Saints Martyrs Théodore et Mercurius de Thessalonique où il vécut dans le renoncement et la prière. A la lecture de la vie des saints stylites Siméon et Daniel, il fut pris d’une telle componction qu’il décida de suivre leur exemple afin de trouver le repos en leur compagnie après la mort. Un jour donc, il monta dans l’amandier qui s’élevait à gauche de l’église et y élut domicile. Il était résolu à mener cette vie d’ascèse extrême le reste de sa vie, exposé aux rigueurs du climat, à l’inconfort et à l’instabilité jusqu’à ce qu’au bout de trois ans un Ange lui demanda de descendre et de se retirer dans le silence d’une cellule. Il accomplit de nombreux miracles et intervint auprès de l’Empereur Justinien pour établir un siège épiscopal à Thessalonique. Il rendit son dernier souffle en vue du port de Thessalonique sur le navire qui le ramenait de Byzance : « le navire s’immobilisa malgré la forte brise qui gonflait les voiles et un parfum céleste enveloppa l’athmosphère.« 

symeon-stylite

 

Né à Sis en Cilicie, il fut renvoyé de la communauté monastique de Tell-Ada, en Syrie, pour ses austérités excessives, il devint ermite à Telanissos, où il s’attacha avec des chaînes à un rocher. Dérangé par les visites des curieux et en quête d’une plus grande solitude, il s’installa sur une plate-forme d’un mètre carré, au sommet d’une colonne, dont il augmenta toujours la hauteur jusqu’à vingt mètres. Il y vécut trente-sept ans et y mourut, ce qui lui valut son surnom de “stylite”, c’est-à-dire : “monté sur un pilier”. Conseiller d’empereurs aussi bien que de gens simples, sa renommée s’étendit jusqu’en occident et il exerça une grande influence sur le concile de Chalcédoine (451). Il est le premier stylite.
 

sainte-barbara

 

Issue d’un milieu aisé d’Héliopolis en Egypte, sainte Barbara acquit la connaissance de Dieu par la seule contemplation de la nature et se convertit. Un jour son père Dioscore, en partance pour un long voyage, fit construire une tour dans son palais pour y enfermer sa fille afin de la soustraire aux regard des hommes. Il ordonna que cette tour soit flanquée de deux fenêtres mais Barbara, sans en avertir son père, demanda aux ouvriers d’en percer une troisième pour bénéficier d’une triple lumière, symbole de la Sainte Trinité.A son retour Dioscore apprend le sens de la troisième fenêtre et découvre la conversion de sa fille. Il entre dans une violente colère et livre sa fille à l’empereur Maximilien (284-305) devant qui elle confesse sa foi et méprise les idoles. Après une longue période de tortures auxquelles elle sortit sauve par l’assistance du Christ, elle mourut décapitée par le bras de son propre père qui fut frappé par la foudre sur le chemin du retour et réduit en cendres

catherine

 

Née à Alexandrie, capitale des sciences et des arts, sainte Catherine est la fille d’un riche et puissant seigneur. D’une grande beauté, elle suivit les leçons des meilleurs maîtres et des plus illustres philosophes. Elle excellait dans l’art du langage et pouvait s’entretenir de tout sujet dans un grand nombre de langues. Elle avait parcouru toutes les sciences de la nature, y compris la médecine, et aucun domaine de la sagesse humaine ne pouvait échapper à son esprit pénétrant et avide de connaissance. Agée de dix-huit ans à peine, elle avait atteint un degré si rare dans la science qu’elle faisait l’admiration des vieillards les plus éprouvés.
Sa mère, désespérant de trouver un parti qui l’égalait, comme l’avait demandé sainte Catherine, l’envoya vers un saint ascète chrétien qui la convertit.
L’empereur Maximin, qui voulait la contraindre à sacrifier aux idôles, accepta une discussion publique : sainte Catherine (et le Saint-Esprit) contre 150 des meilleures sages, philosophes, rhéteurs et dialecticiens qui finirent par se convertir. L’empereur, furieux, la fit torturer, puis décapiter et avec elle les 150, la femme de l’empereur, un général ami et 200 soldats.
Deux anges transportèrent son corps au Mont-Sinaï où fut érigé le grand monastère près de la montagne où Moïse avait parlé à Dieu. Ses saintes reliques y sont déposées et dégagent toujours un parfum céleste.
seraphim_sarov

 

Né à Koursk en Russie en 1759, Saint Séraphim rentra au couvent à l’âge de 19 ans. Il passa la plus grande partie de sa vie comme ermite et sa renommée de staretz devint très grande vers la fin de sa vie. Les fidèles venaient en nombre et de très loin recueillir ses conseils éclairés. Favorisé du don de clairvoyance et de vision directe, le saint courbé par le poids des privations et des années rayonnait d’une humilité et d’une bonté parfaite. Surnommé de son vivant le « Transfiguré » pour avoir connu l’illumination par l’Esprit Saint, Séraphim de Sarov mourut en prières le 14 janvier 1833 et fut canonisé en 1903.
Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi

1/- Icônes – Partie 1.

2/- Icônes – Partie 2.

3/- Icônes – Partie 3.

4/- Icônes – Partie 4.

5/- Icônes Russes – Partie 1.

6/- Icônes Russes – Partie 2.

7/- Les Icônes de Nicole Lasselain.

Icônes – Partie 4

Icônes - Partie 4 nicolas

 

Evêque de Myre, en Asie Mineure, Saint Nicolas a reçu le titre de Thaumaturge, c’est-à-dire le « Faiseur de Miracles ». Il est souvent représenté en évêque, vêtu du sticharion (tunique), du polystavrion (chasuble blanche couverte de croix noires car l’évêque est témoin de la Passion et de la Résurrection du Christ) et de l’omophorion (étole de laine blanche symbolisant la brebis égarée que le Bon Pasteur porte sur les épaules).
Il est protecteur des marins, car plusieurs fois dans sa vie, il sauve des bateaux en péril ou des marins tombés à l’eau. Lors de la famine de Myre, il convainct le capitaine d’un bateau chargé de grains de lui en donner une partie, tout en lui promettant qu’il n’y aurait pas moins de blé à leur arrivée.
Il est protecteur des enfants, car il a ressuscité, entre autres, des enfants que le boucher avait mis au saloir.
Il intervient au Concile Oecuménique de Nicée en 325 contre Arius, auquel il donne « une forte gifle ». Exclus de la salle et ayant dû rendre son l’étole d’évêque, le président de l’Assemblée vit en songe le Christ donner à saint Nicolas l’évangéliaire et la Mère de Dieu lui rendre son étole en disant : « Demain vaincra Nicolas. » Il fut rétabli dès le lendemain et Arius fut anathémisé.
Depuis la première Croisade ses reliques sont à Bari en Italie.

 

rencontre

 

L’ange apparut de nouveau à Joachim, pendant son sommeil, et lui dit : Je suis l’ange qui t’a été donné par Dieu comme gardien ; descends et retourne auprès d’Anne sans crainte car les bonnes oeuvres que toi et ton épouse Anne avez faites ont été rapportées à la face du Très-Haut et une postérité vous a été accordée, telle que, depuis les origines, les prophètes et les saints n’en ont eue, telle qu’ils n’en auront jamais. Joachim, s’étant réveillé, appela ses bergers et leur rapporta son songe. Et ils adorèrent le Seigneur et lui dirent : Veille à ne pas contrecarrer l’ange de Dieu. Mais, lève-toi, partons, et allons doucement tandis que nos troupeaux paissent en chemin.
Il y avait trente jours qu’ils marchaient et ils approchaient, quand Anne, qui était en prière, vit paraître un ange qui lui dit : Va à la Porte qu’on appelle Dorée, pour y rencontrer ton époux, car il va te revenir aujourd’hui. En hâte, elle s’y rendit avec ses servantes , et elle se tint près de la dite porte en prières. Elle attendait de puis déjà longtemps et commençait à se lasser, quand, levant les yeux, elle vit Joachim arriver avec ses troupeaux. Elle courut se jeter à son cou, rendant grâces à Dieu, et disant : J’étais veuve et voici que je ne le suis plus ; j’étais stérile et voici que j’ai conçu. Et une grande allégresse se répandit dans tout le voisinageet parmi tous ceux qui la connaissaient, si bien que tout le pays d’Israël la félicita de cette gloire.
Protévangile de la Naissance de Marie (Apocryphe)
 

trinite

 

Réduisant la scène biblique (Gen. 18, 1-8) de l’Hospitalité d’Abraham à l’essentiel, André Roublev nous présente trois anges figurant le mystère de la Trinité. Ces anges sont inscrits dans le cercle de la Perfection divine ayant pour centre le calice : l’Eucharistie est ici le centre du dialogue entre les trois Personnes de la Trinité. Les difficultés qui apparaissent dès que l’on tente l’identification des anges semblent indiquer que l’intention de l’artiste n’était pas d’amener le fidèle à se tourner vers l’une ou l’autre des Personnes de la Trinité, mais de le conduire, en s’appuyant sur une image biblique, à la contemplation du mystère d’un Dieu en trois Personnes.

 

visitation

 

En ces jours-là, Marie partit et de rendit en hâte vers le haut pays, dans une ville de Juda.Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Elisabeth. Or, quand Elisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit dans son sein et elle fut remplie du Saint Esprit. Et elle poussa un grand cri et dit: « Tu es bénie entre les femmes et le fruit de tes entrailles est béni »…

Luc, I, 39

 

george

 

Né en Cappadoce, saint Georges perd son père à 10 ans. Sa mère, chrétienne à l’insu de son mari, rentre en Palestine et l’élève dans la foi. A 18 ans, il s’engage dans l’armée et devient rapidement tribun de la garde impériale.
Quand Dioclétien (vers 304) déclenche la Grande Persécution, saint Georges distribue ses richesses, libère ses esclaves et part à la cour faire des reproches au souverain. Refusant de sacrifier aux idôles, saint Georges est frappé au ventre par les soldats dont les lances deviennent miraculeusement molles. Mais il perd son sang. Il passe la nuit en prison avec une lourde pierre sur la poitrine. Le lendemain, on le fait tourner sur une roue munie de lames. Mais saint Georges ne cesse de rendre grâce à Dieu. Alors un Ange le délivre et le guérit.
Il est ensuite jetté dans la chaux vive et en sort indemne et le peuple s’écrie :”Grand est le Dieu de Georges !”
Saint Georges est ensuite conduit dans un temple où les idôles s’écroulent quand il les salue d’un signe de la Croix..
Finalement décapité, le corps de saint Georges est ramené en Palestine où il est vénéré pour sa vaillance au combat, sa patience dans l’épreuve et sa confiance dans le Seigneur.

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Par son inscription et sa bénédiction l’icône est liée au prototype dont elle est la représentation. Cette inscription est faite dans une des langues liturgiques de l’Eglise : latin, grec, slavon, arabe etc… Dans les icônes du Christ on conserve les abréviations grecques IC XC, Jésus-Christ. Sur l’auréole où est dessinée une croix, on trouve toujours les trois lettres “o wn”, c’est-à-dire : “Celui qui est”, le nom de Dieu révélé à Moïse devant le buisson ardent.

blaise

 

Evêque de Sébaste en Arménie, il sauva un garçon qui avait avalé une arête de poisson et qu’on ne pouvait plus lui retirer. C’est l’origine, en Occident, de la « Bénédiction des cous de Saint Blaise » contre toutes les infections de la gorge.. Mort martyr en 316.

 

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L’icône montre le Prophète Elie assis dans une caverne, nourri par un corbeau (I Rois XVII, 1 – 7). Dieu s’est mis en colère à cause de l’impiété du roi Achab et inflige à Israël trois année de sécheresse. Elie est chargé de lui annoncer ce châtiment et se retire ensuite dans une grotte près du torrent de Garith. Il buvait l’eau du ruisseau et des corbeaux lui apportaient chaque jour du pain et de la viande pour se nourrir…

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Parmi toutes les Vierges de Tendresse, la plus célèbre et la plus belle est certainement la Vladimirskaïa ou Notre-Dame de Vladimir.L’icône de Vladimir montre une mère qui serre son enfant affectueusement contre sa poitrine. Pourtant, son visage, fin et aristocratique, n’exprime aucune joie. L’iconographie représente Marie en présence de la Majesté divine, de la deuxième Personne de la Sainte Trinité, c’est pourquoi elle exprime toujours le respect et une certaine gravité car la Passion demeure présente à son esprit.

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Né à Nicomédie, au IIe s., saint Pantéléimon devint médecin. Il attira l’attention d’un saint prêtre, Hermolaos, qui lui apprit que soigner les corps c’est bien, mais que soigner et sauver des âmes c’est mieux et conforme au plan de Dieu . Il l’instruisit sur toutes les Vérités de la Foi. Saint Pantéléimon guérit un sénateur aveugle avec un Signe de la Croix et une prière. Guérison non seulement du corps, car le sénateur se convertit. Alors saint Pantéléimon distribua ses richesse aux pauvres, soigna les malades et leurs demanda pour tout paiement de croire au Christ. Mais les autres médecins furent jaloux et allèrent se plaindre à l’empereur Maximien. Convoqué, un ex-aveugle porta témoignage de sa guérison miraculeuse et l’empereur le fit décapiter. Puis il arrêta saint Pantéléimon, à qui il reprocha sa foi au Christ. Après une autre guérison miraculeuse, l’empereur le condamna à mort. Toute une série de tortures restèrent sans effets, car le Christ apparut au martyr et le guérit au fur et à mesure. Il finira par mourir décapité, avec l’accord de Dieu.

Bien à vous,

Saint-Sulpice

Voir aussi

1/- Icônes – Partie 1.

2/- Icônes – Partie 2.

3/- Icônes – Partie 3.

3/- Icônes Russes – Partie 1.

4/- Icônes Russes – Partie 2.

5/- Les Icônes de Nicole Lasselain.

Icônes – Partie 3

 Icônes - Partie 3 Vierge_tendresse

 

Icône inspirée d’une icône russe de l’Ecole de Moscou (XVIe siècle).

 

antoine

 

Saint Antoine le Grand (aussi appelé Saint Antoine du Désert) est né en 250 à Come en Egypte. Vers 20 ans, il s’adonne à la vie ascétique en se retirant dans une cellule pour prier et méditer. Quinze ans plus tard, il se retire dans le désert près du Nil et redouble de privations pendant vingt ans. Au terme de ces longues années de solitude, il accepte des disciples et fonde deux monastères à Fayoum et à Pispir.
Père de tous les moines car il fut le premier à organiser la vie religieuse des communautés, il mourut en 356 dans son ermitage du Mont Kolzim, près de la Mer Rouge, entouré de Saint Athanase et de Saint Sérapion de Thmuis.

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Icône inspirée de la fresque de la Nativité du monastère de Studenica en Serbie (XIVème siècle).

 

orante

 

Inspirée de la Vierge orante des catacombes et de la Vierge de Murano près de Venise, la Mère de Dieu symbolise l’âme chrétienne louant et adorant Dieu.

vladimirkaya

 

Inspirée de la plus célèbre des icônes de la Mère de Dieu de tendresse…

Cette icône offre une vision émouvante la Mère de Dieu caressant son enfant. La particularité de cette composition réside en ce que l’Enfant presse son visage contre celui de la Vierge et que, de son bras, il lui enlace cou. Le nom de l’icône vient du fait que l’original a été gardé dans la ville de Vladimir pendant une longue période.

 

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Le mot « ange » signifie « messager ». Ils sont des esprits incorporels annoncent aux gens la volonté divine. Les Anges habitent partout, mais, principalement au ciel, autour du Trône de Dieu. Ils sont ces intermédiaires, sans qui nous ne pourrions jamais sentir ni éprouver, même dans une infime mesure, la lumière Divine. Les Anges sont envoyés sur la terre pour le service des hommes.
Le nombre des Anges est incommensurablement grand, et Dieu a institué un ordre dans les Armées Célestes, ayant créé la Hiérarchie angélique.
Chaque degré angélique a une fonction précise. Le rang des Anges est le degré le plus proche de la condition humaine puis suivent les Archanges qui sont au nombre de sept:
L’archange Michel (nom qui signifie « Qui est comme Dieu »)
L’archange Gabriel (« la Force de Dieu »)
L’archange Raphael (« l’Aide, la guérison de Dieu »)
L’archange Uriel (« le Feu et la lumière de Dieu »)
L’archange Sealtiel (« la Prière de Dieu »)
L’archange Jehudiel (« la Louange de Dieu »)
L’archange Barachiel (« la Bénédiction de Dieu »).
 

mandylion

 

Encore appelée « Acheiropoietos », c’est-à-dire: « non faite de main d’homme », cette icône, selon la tradition rapportée par Nicéphore Caliste, remonte à l’originale qui fut envoyée par le Christ Lui-même au roi Abgar V Oukhama, prince d’Osroëme, dont la capitale est Edesse. Le roi Abgar V étant lépreux, il demanda à son archiviste Hannan de lui amener le Christ. Ce dernier ne pouvant se déplacer, Hannan essaya, mais en vain, de réaliser le portrait de Jésus. Alors le Christ Lui-même prit un linge et l’appliqua sur Son Visage. Sur le linge s’imprima alors le visage du Seigneur. On appelle ce linge Mandylion, c’est-à-dire « mouchoir ». A la vue de ce visage, le roi Abgar V guérit.

georges

 

Saint Georges délivra la ville de Siline d’un dragon féroce, dévoreur de bêtes et d’enfants. Ce dragon vivait près d’un étang et exigeait en rançon des jeunes filles à dévorer. Quand il ne resta plus que la fille du roi à offrir au monstre pour sauver la ville, celle-là, revêtue des habits royaux alla à la rencontre du dragon. Elle croisa en chemin saint Georges et lui raconta son malheur. Georges, au nom du Christ, alla combattre le dragon, le vainquit, et délivra la princesse. La ville se convertit au Christiannisme.

 

basile

 

Archevêque de Césarée de Cappadoce entre 370 et 379, Saint Basile le Grand est à l’origine de l’élaboration du dogme de la Sainte Trinité. Il est le premier des Pères de l’Eglise à oser déclarer clairement que le Saint-Esprit est pleinement Dieu, de même nature que le Père et le Fils.

Durant son bref ministère, il construisit de nombreux hôpitaux et des écoles, il composa une liturgie et rédigea ses fameuses Règles, fondement du monachisme.

grouzinskaya

 

Icône du type Hodiguitria, la Mère de Dieu Grouzinskaïa (« de Géorgie ») semble être une variante inversée de la Vierge de Jérusalem.
Au temps du tsar Michel Romanov (1613-1645) un marchand de Yaroslavl acheta cette icône en Perse où elle se trouvait après la conquête de la Géorgie par les Persans. Averti par un songe, il en fit don au monastère de Krasnogorsk, près d’Arkhangelsk. Comme elle opérait de nombreux miracles, sa réputation grandit et plusieurs copies en furent exécutées et vénérées..

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi

1/- Icônes – Partie 1.

2/- Icônes – Partie 2.

3/- Icônes Russes – Partie 1.

4/- Icônes Russes – Partie 2.

5/- Les Icônes de Nicole Lasselain.

Icônes Russes – Partie 2

Icônes Russes - Partie 2

Icône russe :Trinité Rublëv , XV s.

Icône de la Sainte Face

Icône de la Pentecôte

Icône de la Crucifixion

Icône de la transfiguration

Mère de Dieu de Tendresse – Crédit icône: © Celine Magnan

Pour en savoir plus sur cette talentueuse iconographe: Céline Magnan

Vierge à l’enfant

 

Icônes

Le mot icône, du grec eikôn, veut dire image. L’icône est une image du Christ, de la Mère de Dieu ou d’un Saint, vouée à la vénération des fidèles.

Elle s’enracine dans les Écritures et participe, à sa manière, à la Révélation : sur les icônes, l’Église “montre” le Christ, non comme une homme ordinaire, mais comme le “Dieu-Homme” dans sa gloire. “Ecriture” – plus que peinture – elle est le signe d’une présence rayonnant vers les fidèles, elle les enseigne dans la contemplation.

Les premières icônes ont été peintes dès le début de l’ère chrétienne (ex. au Mont Sinaï, 4 ème siècle). Leur culte très prospère dans l’empire byzantin, s’est répandu dans tout le bassin méditerranéen. L’Histoire mentionne la crise iconoclaste ou querelle des Images ( de 726 à 843) qui a suscité beaucoup de violence et de persécutions au sein de l’Église byzantine et qui prit fin grâce au Concile œcuménique de 787, légitimant le culte des Images. Une expansion intense se produisit ensuite en Russie, avec des écoles de peinture d’icônes très célèbres (Novgorod, Kiev, Vladimir, …).

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- Icônes Russes – Partie 1.

 Ainsi que:

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A lire aussi:

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Le célèbre spécialiste de l’art russe Viktor Lazarev décrit la naissance de la peinture sur bois en Russie, analyse la technique et l’esthétique de l’icône et présente l’art des grands maîtres et le style des différentes écoles, du XIe au XVIe siècle. Spécialiste incontesté de la peinture, en particulier de l’art byzantin et des maîtres italiens, Lazarev voit dans l’icône un art majeur, d’une portée universelle. Son texte est accompagné de plus de 300 illustrations en couleur, de notices iconographiques détaillées et d’une bibliographie quasi exhaustive. Cet ouvrage est l’instrument de travail indispensable à l’étude de l’art russe. Grâce aux notices explicatives situées en fin d’ouvrage, il est également accessible à un public non initié à l’histoire de l’art.

- Icônes, l’Art Russe par Viktor Nikitic Lazarev aux éditiosn Thalia – 403 pages - 59€

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