Georges Dambier – Partie I

Georges Dambier - Partie I dans Photographie: Grands Photographes Travaux_Panneau(Article en cours de réfection, veuillez m’en excuser.)

 Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

D’abord une petite Bio de ce grand photographe puis une petite rétrospective de ses oeuvres….

Biographie de Georges Dambier

Né à Paris en 1925, Georges Dambier est pendant la Guerre, l’élève du célèbre peintre et affichiste Paul Colin qui lui enseigne le graphisme et lui donne le goût de la décoration, de la mode, des jolies femmes et de la vie parisienne. Après la Libération, il devient l’assistant de Willy Rizzo, photographe de talent auprès duquel il découvre un nouvel art, dont il apprend bientôt à maîtriser les subtilités et plus particulièrement l’utilisation de la lumière.

Dans le Paris de l’après-guerre, âgé de 20 ans, Georges Dambier photographie la vie nocturne et les réjouissances mondaines désormais en pleine explosion et se fait le témoin de la vie du « Tout-Paris », ses célébrités, ses lieux à la mode, ses fêtes brillantes.

Des clichés de Rita Hayworth négociés contre une place permanente de reporterphotographe à France Dimanche vont lancer sa carrière professionnelle. Bien que passionné par l’actualité, le jeune photographe préfère néanmoins capter le glamour, et saisir la vie dans tout son éclat, son raffinement. Son goût du graphisme et sa capacité à restituer la réalité avec une rare élégance le mènent à la photo de mode. En 1952, il est remarqué par Hélène Lazareff, fondatrice de Elle, qui lui donne sa chance et publie son premier reportage de mode. C’est avec son accord et son soutien qu’il lance le concept avant-gardiste de « touriste-photographe ». Il s’agit de partir avec une équipe complète (mannequins, rédactrice de mode, coiffeur, styliste…) pour photographier des modèles de Haute Couture dans des lieux de villégiature tels que l’Italie, le Maroc, la Corse, la Yougoslavie, le Brésil. Georges Dambier saisit des femmes vêtues de robes magnifiques dans un cadre original : au milieu du désert, dans un marché de village, sur un bateau et surtout dans l’agitation de ce Paris qu’il adore. Il est l’un des premiers en France à faire sortir les modèles des studios et il n’hésite pas à libérer les mannequins des poses figées et des attitudes stéréotypées, en défendant néanmoins une exécution exigeante.

Au début des années 50, Georges Dambier ouvre son propre studio. Indépendant, il travaille toujours pour Elle mais aussi pour les principaux magazines de mode ( Vogue, Marie France…). Il collabore avec Françoise Giroud et Christiane Collange aux pages féminines de l’Express et enchaîne les grandes campagnes de publicité pour Havas ou Publicis et les contrats avec de grandes marques telles que l’Oréal, ou Carita. Il réalise également des affiches de spectacles et des pochettes de disques et tout le show-business des années 60 passe ainsi devant son objectif, de Charles Aznavour à Sacha Distel, mais aussi Catherine Deneuve et Françoise Dorléac et beaucoup d’autres encore.

En 1964, Georges Dambier se lance dans un projet très personnel et crée TWENTY, mensuel destiné aux jeunes et dédié à la mode et à la culture mais cette aventure ambitieuse ne durera que deux ans. Son ami Maurice Siegel fait appel à lui en 1976 et ils créent ensemble VSD pour lequel Georges Dambier se voit confier la direction artistique et réalise le fameux logo.

A la fin des années 80, Georges Dambier abandonne la presse et rejoint sa maison de famille dans la Périgord pour en faire un hôtel de charme et donner libre court à sa passion de la décoration.

 

 Brigite Bardot, Photo de mode
pour Basta Place de la Concorde,
               Paris, 1951

 dans Photographie: Grands Photographes

                     Georges Dambier
Dorian Leigh, Jardin des Tuileries, Paris, 1951

                      Georges Dambier
Brigite Bardot, Place François 1er, Paris, 1951

                       Georges Dambier
Marie Héléne et le Poisson Rouge, Paris, 1957

Georges Dambier – Capucine

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                             Georges Dambier
Suzy Parker, Vitrine Lanvin rue du Faubourg St. Honoré
                        pour ELLE, Paris, 1952

               Georges Dambier
Barbara Mullen pour ELLE, Paris, 1958

Georges Dambier – Capucine

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      Georges Dambier
Suzy Parker pour ELLE, 
           Paris, 1953

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               Georges Dambier
Kermesse Aux Étoiles, Paris, 1953

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

Question existentielle!!

                     Mais quelle cigarette révait donc de fumer votre « humble auteur » dans sa chronique « vol transatlantique »?

                     Une Sobranie bien sûr! What else! Voilà qui en dépit des bonnes lois de notre hexagone en matière d’interdiction de fumer me permet de vous présenter ces ludiques « petits bâtons de cancer ». Vous aimez crapoter, fumailler, passez votre chemin!

                    Par contre si pour vous fumer est un art, alors….vous voici à la bonne adresse!  Plus qu’une cigarette « Sobranie » est un art de vivre. Au même titre qu’un beau vase ornant votre table basse dans votre living-room, un paquet de « Sobranie » apposé sur votre bureau se révèle être du meilleur effet!

Sobranie Cocktail Cigarettes

                      Vous invitez des amis, sortez-donc vos « Sobranie ». voilà qui ne manqueras pas de susciter la surprise et créera une agréable convivialité! Mais où donc trouver cette merveilleuse marque de cigarette qui je n’en doute pas vous enverra au même titre que les autres (moi en premier!) au pays des cancéreux heureux!

                     Là tout se corse. Personnellement je m’approvisionne à Moscou ou Londres car Paris se refuse obstinément à distribuer cette marque mais tout n’est pas perdu, mes amis, rassurez-vous. Des sites de vente par correspondance se chargent de répondre à votre demande. farfouillez sur vos claviers, vous dénicherez bien un jour ces marchands de morts!

                      Quoi qu’il en soit sachez que pour nos amis ‘foufous » et ‘fofolles » une déclinaison « arc en ciel » existe dans cette marque. L’emballage du paquet reste inchangé mais les cigarettes elles sont de toutes les couleurs du jaune vif au rose pâle du meilleur effet! Original non!

Sobranie Black Russian Cigarettes

Bien il me reste à vous souhaiter de voluptueuses volutes de fumées et pars de ce pas m’en déguster une!

Sobranie cocktail

Divin, profondément divin…….

Bonne cigarette,

Saint-Sulpice

 

 

 

Napoléon, enfin toute la vérité….

Napoléon, enfin toute la vérité.... dans chronique satirique sacre_napoleon

 

 

 

                     Mais qui était-t’il vraiment? C’est après des mois de profondes, intenses et très sérieuses recherches que je suis heureux de vous faire part du véritable visage ( au sens figuré pour les crétins car cela ne manque pas!!!) de Napoléon!

                     Notre brave Napoléon plus exactement Bonaparte à l’époque naquit un 15 Août 1769 à Ajaccio dans l’île de beauté qui ne produit pas( la preuve en est!) que de beaux spécimens!!!! Son enfance en Corse fut ennuyeuse. Issu d’un famille Noble mais peu fortunée, Napoléon ne pouvait comme ses camarades aller au cinéma ni même se payer une paire d’Adidas. C’est donc en sandale et culotte courte que le petit Bonaparte traîne ses savates, s’amusant en tirant sur la queue des baudets ou arrachant celles des lézards. Comme il était aussi petit par l’âge que par la taille, ses camarades s’évertuaient à le taper en lui disant « Bona, Bona, Bonaparte, Bon à partir » ( c’est de là que germa l’idée chez le petit garçon aigri d’émigrer sur le vaste continent). Le bambin chaque soir rentrait la culotte déchirée, l’oeil de plus en plus trouble. Sa mère en avait assez d’user ses machines à coudre  »Singer »  et le père décida alors de rassembler ses maigres économies et d’envoyer par le premier ferry, sa progéniture au collège d’Autun, réputé à l’époque pour l’excellence de son éducation! Ce qui fut dit fut fait et en compagnie de son seul ami Joseph, le petit Bonaparte intégra le prestigieux établissement le 1er Janvier 1779.

                      Mais du haut de ses dix ans et malgré ses bonnes résolutions il devint vite l’objet de taquineries de ses jeunes camarades. Joseph ne paraissait guère s’en émouvoir, mais le petit Napoléon, les nerfs frémissants, les déconcertait par son impétuosité ; on ne tarda guère à le laisser tranquille. Il faut dire qu’il en avait marre de se faire frapper et qu’à force de recevoir des coups il s’était mis consciencieusement à regarder à la télévision la série des « Rocky » et des « Bruce Lee ». Il était désormais fin prêt!  Le petit qui ne parlait que son patois Corse prit Français en seconde langue et mit trois mois pour en assimiler l’essentiel.

                     Néanmoins malgré sa nouvelle assurance, les risées des autres écoliers perduraient. On transféra donc en secret les petits Corses à L’école militaire de Brienne le 15 Mai de la même année. Son accent corse, sa façon d’estropier les mots français, mettait la classe en gaîté. A l’appel de son nom, ayant prononcé à l’ajaccienne, Nabulioné de Bonaparte, on l’affubla du sobriquet de Paille-au-nez. De nouveau il fut la risée de ses congénères et fatigué de frapper ceux qui l’outrageaient, le petit Bonaparte préféra rester en retrait avec sa console de jeux!

                     Cependant ce petit garçon taciturne, ombrageux, faisait de rapides progrès. Il fit ensuite son entrée à l’école militaire de Paris le 30 octobre 1784. Volontaire le jeune homme qu’il était devenu monta en grade rapidement jusqu’à devenir Général de Brigade. Il put alors enfin ses payer des talonnettes comme Claude François et alla draguer l’élégante dans les boîtes à la mode, le tout en uniforme.( On n’a beau dire ce que l’on veut mais ça en jette!!!!) Sa première relation sexuelle le libéra subitement! Mais à force de défleurer les belles à gauche et à droite sans compter sa peine il décida pour faire plaisir à sa mère ( son père Charles Bonaparte était mort pendant son passage à Brienne) de se marier et lors d’une virée entre potes en Italie, il fit la rencontre de Joséphine!

Le Général Bonaparte et son épouse Joséphine en 1796

                        Il lui fit la tournée « des Ducs », l’embobina comme jamais et hop épousa le mercredi 9 mars 1796 la belle Martiniquaise ( Eh oui ignares!!! La petite est née dans les « îles du vent »). Revigoré il partait chaque matin au boulot en chantonnant « Quelle beau harnais cette Joséphine » ( vieille chanson paillarde corse) et allègrement massacrait ses ennemis pour le soir venu rejoindre sa douce mie. Il travaillait tellement qu’il décima les armées Piémontaises, Autrichiennes, Allemandes et Néerlandaises en une année seulement. Ses responsables fiers de lui, le promurent et pour le remercier de tant d’assiduité lui offrirent par « Corsair » un voyage en Egypte! Mais à peine la vieux Caire visité et quelques photos prises Bonaparte s’emmerda vite. Loin de son épouse il décida de batifoler un peu dans les bordels du Caire mais pour une obscure raison il se battit avec un égyptien ce qui le mit en rage et il massacra ces derniers en représailles puis envahit le pays pour tarir sa soif de vengeance! C’est un Corse pas méchant dans le fond mais très rancunier….trop!!! Mais que voulez-vous que je vous dise!!!!

                      Le temps passa et encore une fois notre « hyperactif » se mit vite à tourner en rond. Il reprit alors le premier vol pour la France. Le bruit de sa hardiesse s’était propagé et Napoléon, ambitieux en profita pour fomenter une OPA ( Offre publique de Rachat) sauvage qu’il remporta brillamment le 9 Novembre 1799. Eh oui! la fameuse journée du 18 Brumaire!

                       Il se fit alors nommer 1er Consul pour 10 ans ( L’équivalent de PDG aujourd’hui). De joie il remit une bonne raclée aux Italiens, Allemands, Autrichiens et Anglais puis décida les coudées franche de faire prospérer son entreprise comme tout bon patron.

                       Il mit un terme aux réactions des partis, pacifia la Vendée, rappela les émigrés, rouvrit les églises, conclut avec le pape un nouveau concordat, réorganisa tous les services, créa l’ordre de la Légion d’honneur, institua la banque de France, rouvrit le grand-livre de la dette publique, enfin fit rédiger le Code civil ( = Code Napoléon) et rétablit l’esclavage dans les Antilles. Dans le même temps il déjouait les complots de tous genres formés contre lui, échappait à l’explosion de la Machine infernale et profitait même de ces attentats pour augmenter son pouvoir. Le Sénat, qui déjà l’avait nommé consul à vie en 1802, le proclama empereur en 1804; il fut sacré en cette qualité, sous le nom de Napoléon, par le pape Pie Vll.

                       Sa société prit alors le statut de « multinationale » mais fut un temps malmenée de toute part pour enfin avoir la main mise sur ses concurrents et à l’image de notre bon président Poutine, il plaça toute sa « smala » aux postes stratégiques. Il pacifia alors toute le continent Européen sous une main de fer similaire à celle de Tito mais en plus grand! Si ce n’est quelques obscurs mangeurs de chorizos ibériques qui décidèrent de se révolter et lui infligèrent avec les mangeurs de Morue voisins de cuisantes défaites. A peine remis de ces petits tracas et vexé par une mauvaise blague de son pote le Tsar Alexandre de toutes les Russies ( Au même titre que le masque de Fer cette « vanne » restera un mystère absolu mais une piste laisse à penser qu’elle pourrait avoir attrait à « ses attributs »!), il décide d’envahir le pays.

                    Ce projet « instinctif » fruit de la colère tombe à la mauvaise époque et malgré la « prise » de Moscou en Septembre 1812 ( volontairement et stratégiquement sacrifiée), Napoléon à tout juste le temps de s’envoyer quelques « shots » de vodka et deux, trois cuillerées de caviar Béluga que les roublards Moscovites profitant d’une bonne cuite incendient la belle! 

                    Adieu, doux breuvages et fins esturgeons! En plus le satané et rude hiver Sibérien débarque à grand pas. Napoléon surprit devant tant de frilosité et ayant oublié de prendre de chauds effets, ni même de vodka pour le réchauffer décide à partir du 17 Octobre de battre en retraite! Malheureusement beaucoup de ses soldats encore sous l’effet du breuvage translucide dérapent sur un pont de fortune et tombent pour finir noyés dans les eaux glacées de la Bérézina!

1812berez dans chronique satirique

                    Pendant ce temps-là, comme le « chat » n’était pas encore rentré, les souris en profitèrent joyeusement pour danser et surtout tramer contre l’Empereur et par un jeu mesquin d’alliances envahirent nos douces plaines dans l’épisode de la « Bataille des Nations ». Durant cette sanglante « Campagne de France » Napoléon eut beau remporter quelques belles victoires locales, il devint vite clair que la bataille au niveau national semblait désormais perdue! Le coeur dans l’âme il abdiqua à Fontainebleau le 11 Avril 1814 alors que ses ennemis, les Bourbons, n’avaient pas attendu plus tard que le 31 Mars pour se déclarer vainqueurs grâce à de judicieux et pertinents sondages de la SOFRES.

                    Fatigué par tant de luttes, n’ayant pas pris de vacances depuis des années il décida alors de partir visiter avec de bons amis l’île d’Elbe. Il n’y resta que jusqu’au 1 Mars 1815 car vite las de faire bronzette et voyant aux infos régulièrement que la restauration des Bourbons cumulaient les erreurs il décida de revenir reposé et ragaillardi en France en business classe oblige! ( Merci à l’équipage d’Air France)

                   Après un rapide passage au Casino de Cannes avec nuit au Martinez il regagna Paris par le premier Tgv du matin ( Pratique et rapide). A peine débarqué ses anciens ennemis lui firent la fête et le bon Empereur récupéra sans coup férir son trône. Plein de vivacité et engourdi par des journées de siestes et de bronzettes il décida de remettre une petite raclée aux Autrichiens histoire de se dérouiller mais encore en période de rodage il se prit une magistrale tannée par les Anglais à Waterloo le 18 Juin 1815 par ce crétin de Wellington plus grand que lui…..pas juste la vie!!! Vexé alors il revint à Paris et s’enferma dans son bureau ( d’ou vient le nom de boudoir) de l’Elysée-Bourbon où il se mit à bouder jusqu’au 22 Juin 1816. Fatigué de ne rien faire il abdiqua en faveur de son fils Napoléon II. La petite virée n’avait du coup duré que 100 jours!

                    Ayant entre-temps sympathisé avec un copain Anglais sur Internet, il décida de s’embarquer à Rochefort pour s’offrir un croisière et rejoindre son pote sur son île privée de Sainte-Hélène. C’est en compagnie de ses meilleurs amis; Bertrand, Las-cases, Gourgaud et Montholon, bref sa bande de joyeux lurons, qu’il débarque sur « l’île fantastique » où son ami Sir Hudson Lowe lui a réservé une résidence pour lui seul, le domaine de Longwood. Séduit par le calme et la sérénité du lieu, notre Empereur en profite au même titre que ce bon Général de Gaulle pour y écrire ses « mémoires de campagne ». 5 ans plus tard fatigué d’avoir couché tant de pages, il meurt d’épuisement le 5 Mai 1821 dans sa 52 ième année. On l’enterre sur place. Ce n’est qu’en 1840 que l’on rapatrie ses restes désormais exposés sous le dôme des Invalides à Paris. 

Bien à vous et Vive l’empereur!!!!!! non pardon…oups!…. vive les Bourbons! 

 

Le Vicomte de Saint-Sulpice

 

Un chien, une cible!!!!!!

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             Imaginez un peu…. Vous vous réveillez. Il fait beau. Vous êtes de charmante humeur. Vous avez particulièrement bien dormi. A vos côtés votre amie le visage épanoui ( Eh oui, ne soyez-pas aigris) sommeille encore. Gaiement vous vous levez et tout en chantonnant, prenez votre douche avant d’avaler un copieux petit-déjeuner. Votre costume aux impeccables plis enfilé, vous voilà déjà entrain de dévaler quatre à quatre les marches de votre escalier. Le soleil brille intensément. ( c’est presque idyllique!!!!) Au moment de déboucher dans la rue vous levez les yeux au ciel pour admirer ses bienfaits. Vous ne le savez pas encore mais c’est à cet instant précis que débute votre cauchemar….. 

              Votre pied gauche se défile, vous êtes sur le point de perdre l’équilibre et ne devez votre salut qu’à la robuste épaule de votre concierge, la brave madame Ribero ( tous les personnages et les lieux de cette histoire sont fictifs et ne peuvent entraîner aucune poursuites ni suites judiciaires. Seul un infime sentiment d’agacement pourrait s’emparer de certains. Si c’est le cas consulter votre médecin! cela peut être les prémices d’une légère déprime voir plus…merci d’avance de votre compréhension. Signé: l’auteur)  qui courageusement officie dans votre immeuble depuis plus de 25 ans. Horreur! elles sont là et vous ont frappé ces maudites crottes de chien.

               Un impersceptible sentiment de colère mêlé d’impuissance s’empare de vous, prend de l’ampleur et ne tarde pas à déboucher sur une monstrueuse envie de maudire le fiéffé crétin de maître qui a impunément laissé son quadrupède de chien déféquer généreusement devant la porte d’entrée de votre résidence. Dans le même instant d’un oeil vif vous fusillez du regard la pauvre femme pestant silencieusement contre son manque de professionnalisme et tiraillé par le fait qu’insconsciemment elle vous a sauvé d’une lourde et irrémédiable chute.

               Loin de vous démonter vous avancez d’une démarche certes un brin cahotique l’air de rien vers le plus proche caniveau dans l’espoir, tel un fauve assoiffé, d’y trouver quelque eau capable de dissoudre l’immonde masse gélatineuse et caramélisée qui tel un corset enserre votre mocassin en nubuck de chez Paul Smith. Mais pas une goutte du précieux liquide ne pointe devant vous!

               D’un légendaire sang froid….tel une hyène folle en quête de nourriture vous explorez avidement les bordures, recoins et caniveaux à la recherche d’un modeste chiffon, bout de papier, ou feuille de marronnier, quelques supports possibles pour laver l’affront….C’est au bout d’une trentaine de rues, harassé par la fatigue et le soleil de plomb que vous voyez poindre à l’horizon, tapi au fond d’un modeste recoin le papier si précieux, le sésame: un vieux mouchoir usagé ayant plus l’allure d’un tableau contemporain « surréaliste » au dégradés verdâtres et pesants que de l’immaculée conception! Et vous voilà du bout des doigts, la jambe relevée en équilibre précaire (comme quoi les bipèdes et les quadrupèdes peuvent parfois étrangement se ressembler!!!) entrain de frotter rageusement la surface imbibée de votre chaussure tentant par toute l’énergie qui vous motive de décoller cet immondice, ce nid de microbes. Vous voilà l’ami des mouches! Votre mèche tombe sur votre front. Pas de problème, d’un geste assuré, vous la relevez les doigts empreints d’une flagrance ébouesque et là vous réalisez toute l’ampleur de la solitude qui s’éprend de vous. Eh oui, certes vos pieds sont soulagés, néanmoins vos narines sont attaquées. Il suffit de regarder les piétons autour de vous pour comprendre que votre eau de toilette de chez Chanel à pris des relents alguesques de grandes marées…..

           Reparti, d’un pas allégé, vous marchez la tête basse à l’affût de tout nouveau danger tout en maudissant ces sales bêtes à poils et au regard vide et niais qui vous ont causé tant de tracas. Vous les haissez désormais ces sales nains à poils drus, ras, longs, ces immondes boules aux culs loin d’être odoriférant. Du plus profond de votre âme vous les détestez, prêt tel un justicier à les éliminer un par un dans les pires souffrances possibles et inimaginables, les étrangler, les atomiser!!!! De puissantes pulsions meurtières s’emparent de vous vis à vis de ces canidés. Mais il est temps de rallier votre bureau, d’aller travailler.

          A ce moment précis votre parcours du combattant débute. Le trottoir est devenu synonyme de « champs de mines » et votre quartier prend l’allure d’un Beyrouth bombardé, d’un Bagdad miné. Les chiens ressemblent à de sordides kamikazés tenus en laisse par de dangereux maîtres idéologisés prêts à attaquer le brave innocent que vous êtes! Pas à pas, le regard rivé au sol, vous progressez. Votre front est en sueur, votre regard trouble. Au loin tel un mirage vous apercevez enfin une station de métro, bouche salvatrice qui mettra fin à vos soucis. Tel une ambassade, à l’alléchante extra-territorialité, vous vous sentez ressortissant étranger en plein conflit tentant de rallier ce petit paradis. Mais voilà qu’une soudaine averse éclate. Plus que cent mètres… la pluie tombe avec rage. Le ciel est obscur, menaçant. Des éclairs et un grondement sourd, lointain puis si proche tonne. L’orage! Le sol devient glissant, les noirâtres selles de vos ennemis se liquéfient pour mieux obstruer votre chemin. Le danger est à son comble! Vos lunettes s’embuent rendant la tâche encore plus ardue. Vous êtes trempé, désespéré, n’y voyez plus rien. La peur, l’angoisse, l’anxiété s’éprennent de vous. Seul l’imperceptible néon au dessus de la bouche de métro tel un phare pour le marin en perdition vous permets de garder l’espoir de tenir votre chemin. Vous y êtes presque et sans même avoir le temps de réaliser, la deuxième attaque survient plus sournoise, plus vile, plus meurtrière que la précédente. Vous dérapez, virevoltez pour enfin tel un vieux chêne déraciné vous fracasser à même le sol. Un sinistre canidé a déféqué devant l’entrée et s’éloigne à petits pas sûr de son immunité. Quelques jurons puis le silence se fait. Seul les clapotis de l’eau résonnent encore. Vous vous relevez péniblement les deux souliers définitivement entachés, vos pans de vestes élimés. Là trop c’est trop! Vous allez lui faire bouffer à la Bardot les déjections de ces wc empoilés qu’elle affectionne tant, elle, leur grande prêtresse. le coeur plein de haine vous dévalez les marches de l’escalier. A peine assis dans une providentielle rame vous ouvrez sous l’oeil dégoûté de vos congénères votre magazine préféré qui au vu de ses nombreuses publicités pour la race canine devient vite une torture psychologique! C’est dit vous ne renouvellerez pas votre abonnement l’année prochaine. Le téléphone à l’oreille, le regard sur votre montre qui pointe un exagéré retard, vous voilà entrain de persuader votre responsable, un pince sans rire propriétaire d’un de ces gremlins nommé roquette, de votre légitimité fondée! Six stations plus loin vous voilà entrain de raser les murs pour enfin pénétrer dans l’immeuble qui abrite votre sacro-saint bureau.

                  Le sourire crispé, les godillots entachés vous tentez de vous donner bonne allure mais une seule obsession vous tanne, les toilettes! rallier ce lieu le plus vite possible en croisant le moins de monde et par le chemin le plus court. Tout en trépignant devant l’ascenseur, vous rêvez à de beaux robinets, de moelleuses serviettes en papier et doux savons aux effluves orangées. Vous voilà enfin dans la cage dorée au miroirs étincelants lorsque surgit à la fermeture des portes, la belle blonde du service comptabilité que vous reluquez depuis des lustres sans jamais oser l’aborder pris d’un mélange de culpabilité Judéo-Chrétienne mêlée à l’angoisse de vous faire dénoncer à votre charmante et fidèle épouse! L’air faussement viril et décontracté vous lui adressez un salut suave accompagné d’un regard transperçant, voire érotico-bestial. Vous vous attendez en retour, certain de votre pouvoir inné d’attraction, à un regard de braise agrémenté d’un bonjour torride mais c’est une voix sèche et glaciale qui vient transpercer vos tympans à la vitesse de la lumière. Un bonjour dégoûté, horrifié entreprends la valse de vos oreilles vous ramenant à de cruelles réalités. C’est certain que le mélange de son eau de parfum de chez Annick Goutal avec vos relents égoutesques n’est pas du meilleur goût. L’espace exiguë et mal aéré ne vous aide pas non plus. Vos rêves et désirs s’écroulent. Des années d’approches réduites à néant en un instant. Les Dieux décidément vous ont abandonnés! La cage d’ascenseur se met à stopper brutalement, l’électricité faiblit, vous voilà bloqués. D’une Instantanée réaction instinctivo-spontanée vous réalisez immédiatement que la situation risque de s’aggraver. C’est alors avec un regard monastique, voire ermital que vous vous retournez tant bien que mal vers la blonde pour engager d’un air faussement tranquillisé une pseudo conversation n’ayant comme ultime but que de rassurer votre ego tant écorné et tenter de retourner la situation à votre avantage. Fin et délicat comme vous savez l’être, vous voilà entrain de conter frénétiquement vos pérégrinations matinales, votre dérapage sur les restes d’un dîner Yorkshirisé diarrhéique, insistant sur le fait avéré que les chiens sont bêtes et crasseux et que leurs maîtres sont à leur image. Votre regard bêtement satisfait et soulagé croise celui de la belle qui injuriée lui réponds que son chien est propre, qu’il ne défèque pas n’importe où etc… et qu’un individu aussi vil que vous n’a aucun coeur pour ces pauvres et charmantes petites créatures et par la même ne peut ressentir non plus d’amour et de respect pour le genre humain…. Là vous voilà décapité. Le seul infime espoir de l’attirer fond comme neige au soleil. Elle fait partie de la « fratrie » vous voilà au coeur d’un complot. Incroyable ils sont partout et prennent même l’apparence de « blondes enflammées ». Vous êtes assommé. Courageux et tout sauf lâche…. vous vous excusez auprès d’elle, le regard droit dans son généreux décolleté, nostalgique d’un poitrine abondante que jamais vous vous en doutez vous goûterez! Vous refrénez au mieux vos milliards de micro-pulsions sexuelles. L’air de rien ce qui chez vous n’est pas forcément aisé, vous tentez naturellement de lui glisser sous de faux prétextes vos coordonnées. Peine perdue, la ravissante est définitivement froissée et décline même votre soudaine idée d’aller promener son microscopique quadrupède. Le courant revient enfin mais pas entre vous et arrivé à l’étage tant envié vous voilà prêt tel un sprinter à rallier à vitesse grand v les toilettes du palier. Enfin parvenu à l’endroit tant désiré vous faites une toilette vous rendant plus ou moins bonne allure et votre journée, hormis les remontrances de votre supérieur, vous semble d’une totale quiétude.

                     Le soir venu, vous vous décidez à rentrer dans votre doux et paisible foyer et vous voilà parti gaillardement sur le chemin du retour scrutant scrupuleusement la moindre forme suspecte cinquante mètres au devant… vous recroisez votre concierge qui en guise de bonsoir vous hurle dans un langage des plus fleuri de vous essuyez les pieds sur le paillasson de l’entrée puis gravissez allégrement les marches de la cage d’escalier lorsque votre ascension se trouve brutalement bloquée entre le deuxième et troisième étage par la vieille sénile du septième et son idiot de caniche qui s’évertue marche après marche à la vitesse d’un escargot de rejoindre son appartement. A raison d’un marche par minute vous en avez pour la nuit, pire qu’un départ de la capitale au pont du quinze août, bouchons et pauses comprises!!!! Le saucisson à quatre pattes n’arrêtes pas de grogner vous toisant du haut de ses trente centimètres au garrot et la vieille de s’excuser non pas de vous bloquer mais de ne pas pouvoir taire les grognements de son dégénéré de chien. Profitant d’un virage serré cumulé à un moment d’inattention de la maîtresse, vous saisissez rageusement la petite boule empoilée, croisant au passage son regard hébété, presque sans vie ( le pauvre sait que ses secondes sont comptées) et le projetez violemment sur le mur du palier précédent. Un gémissement saccadé succède au bruit sec de l’impact du canidé. L’Aieulle surprise se retourne, jette un regard horrifié sur la scène du crime et se prenant le pied dans le tapis, trébuche et rejoint à son tour son chien dans l’au delà. Inerte, la pression descendante, vos maigres neurones s’entrechoquent vivement dans l’idée de tenter un brin d’analyser la situation. Fuir, prévenir? Courageux comme vous l’êtes vous décidez l’air de rien de déguerpir pour rejoindre votre femme trois étages plus haut. Devant votre porte d’entrée vous remettez un peu d’ordre, recentrez votre cravate puis comme si de rien n’était entrez chez vous, embrassant votre femme pour enfin mettre les pieds sous la table et déguster une fabuleuse terrine maison sous le regard langoureux de votre moitié normalement peu encline à tant de petits soins. Étrange, bizarre! Enfin le ventre plein, remis de vos émotions, affalé dans votre canapé, celle-ci vous annonce fièrement qu’elle vient de vous offrir un tout petit mignon fox terrier.

Quelle vie de chien……   

                         

Bien à vous,

Saint-Sulpice                

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