Chicago des années 40 en couleur – Partie 5

Chicago des années 40 en couleur - Partie 5 dans Photographies du monde d'autrefois P04183

Emmett’s grocery and meat market – 14th & Sangamon. | at 14th & Sangamon - 17 Février 1949 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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 Maxwell Street house between Morgan and Sangamon | Maxwell Street M Morgan to nr. Sang - 17 Février 1949 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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Peddler’s Wagon at 14th & Morgan - 17 Février 1949 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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 Pink barber shop – 1042 Maxwell Street | 1042 Maxwell - 17 Février 1949 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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 Proud negro lad poses fro his portrait at 1355 So. Morgan- 18 Février 1949 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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Canal Street – about 3041 Chicago - 18 Février 1949 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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 Row – front brick houses So. Throop at Adams Chicago - 18 Février 1949 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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Cyril Hotel 36th and Ellis - Chicago - 26 Février 1949 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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 Maxwell Street store 1000 – corner of Morgan – Chicago - 1 Mars 1949 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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People live in these 710 – 712 West 14 Place - Chicago - 1 Mars 1949 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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728 West 14 Place – Chicago - 1 Mars 1949 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

 

 

Histoire de Chicago

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la fin du XVIIe siècle, de nombreuses tribus indiennes vivent dans la région, la plus importante étant celle des Potawatomis. En 1673, les Indiens guident les Canadiens Louis Jolliet et Jacques Marquette jusqu’au lac Michigan en remontant la Chicago River. Après la guerre de l’Indépendance américaine, les états-Unis se tournent vers l’Ouest. Dans la région, le gouvernement choisit Chicago, en raison de sa position sur le lac Michigan, pour y établir une présence permanente. Fort Dearborn, sur la rive sud de la Chicago River, voit le jour en 1803.

En 1848, l’Illinois & Michigan Canal s’ouvre à la circulation. Il relie les grands lacs à la Chicago River et, de ce fait, au Mississippi et à la Nouvelle-Orléans. Le Chicago Board of Trade, l’une des grandes institutions financières de la ville, se charge du commerce des céréales, désormais acheminées vers les marchés de la côte est par le canal.

Les ouvriers qui ont bâti le canal s’attellent à la construction du chemin de fer. En 1850, le premier tronçon relie Chicago et Galena, dans l’Ouest de l’Illinois. La ville devient bientôt la plaque tournante du trafic ferroviaire américain.

La guerre civile profite à la ville, comme aux autres villes du Nord. La production d’acier et de machines-outils se développe. En 1865, l’Union Stockyards, regroupant les différents abattoirs de la ville, ouvre ses portes. Le réseau ferroviaire dont dispose Chicago et la mise au point de wagons réfrigérés permettant l’expédition de la viande à New York assurent le développement de ce secteur. Au début du XXe siècle, Chicago compte 2 millions d’habitants.

La Prohibition, décrétée en 1920, qui interdit la consommation d’alcool, trouve peu de soutien à Chicago où les nombreux immigrés allemands et irlandais ne sont pas prêts à renoncer à leur verre de bière. La pègre locale, sous la conduite du gangster Al Capone, réalise des fortunes grâce à la vente d’alcool en contrebande et vaut à la ville une réputation sulfureuse.

En 1933, Ed Kelly est élu maire. Il renforce le Parti démocrate dans la ville et met sur pied la légendaire « machine » qui va contrôler la politique locale pendant le demi-siècle à venir. Les politiciens distribuent des milliers d’emplois municipaux à ceux qui ne comptent pas leurs efforts pour que leurs bienfaiteurs soient réélus. La « machine » tourne à plein régime après l’élection de Richard J. Daley en 1955. Celui-ci est réélu maire cinq fois et décède en 1976 alors qu’il est encore en fonction. Aucun maire avant lui n’aura si bien maîtrisé les rouages d’une machine électorale et dominé la ville comme il l’a fait.

En 1971, le dernier abattoir de Chicago ferme ses portes. Usines et aciéries ont déjà quitté la ville pour la banlieue ou pour le Sud des états-Unis, où les taxes et la main-d’ouvre sont moins coûteuses. Une décennie de crise économique sape la base industrielle de la ville. En 1974, dans le quartier du Loop, Sears Tower, le gratte-ciel alors le plus haut du monde, amorce la création de milliers d’emplois dans la finance, les professions libérales et d’autres branches tertiaires. Un an plus tard, le centre commercial de Water Tower Place, dans le centre-ville, ouvre ses portes. L’environnement urbain est devenu attractif en soi.

A l’automne 1982, l’afro-américain Harold Washington est élu maire de Chicago. Les troubles politiques et sociaux qui agitent la ville jusqu’en 1987 ont des relents racistes, mais le refus de la vieille garde démocrate de céder tout pouvoir au maire réformiste est à l’origine des problèmes. Lorsque Washington disparaît en 1987, le vent a tourné et son équipe commence à prendre goût au système qu’elle a naguère combattu.

Richard M. Daley, le fils de Richard J. Daley, est élu maire de la ville en 1989. A l’image de son père, il possède un redoutable sens de la politique locale, tout en faisant preuve d’une aptitude plus grande à rassembler et d’orientations plus éclairées. Les parcs de la ville sont aujourd’hui plus propres et plus sûrs qu’avant, et les écoles – jusqu’à peu les pires du pays – sont en nette amélioration. Une nouvelle génération de professionnels découvre les joies de la vie urbaine, qui se révèle dans une scène sociale et culturelle trépidante. Des milliards de dollars ont été investis dans les différents quartiers de la ville et grâce à son économie diversifiée, Chicago a mieux su faire face à la récession économique des années 90 que d’autres villes américaines.

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Bien à vous,

Saint-Sulpice

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Voir aussi:

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- Chicago des années 40 en couleur – Partie 1. 

- Chicago des années 40 en couleur – Partie 2.

- Chicago des années 40 en couleur – Partie 3.

- Chicago des années 40 en couleur – Partie 4.

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A regarder:

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Chicago des années 40 en couleur – Partie 4

Chicago des années 40 en couleur - Partie 4 dans Photographies du monde d'autrefois P03460

 University Club of Chicago- 30 Août 1946 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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Hawthorn Appartments – East 33rd Place at Rhodes Avenue – Chicago - 25 Septembre 1946 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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Fine Arts Building Of Columbian Exposition - Chicago - 3 Novembre 1946 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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Corner of Willow and North Park Streets -1891 house – Chicago - 31 Juillet 1947 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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20 N. Wacker Dr. Building Chicago Civic Opera from Monroe Street bridge - 30 Juin 1948 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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  North up Chicago river from Monroe Street - 30 Juin 1948 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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Along Skid row – 505/7 North Clark Chicago - 14 Septembre 1948 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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No. Mich. Towers through leaves of new State Street bridge – Chicago - 14 Septembre 1948 - Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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Wrigley Buildings. Seen from Mich. And So. Water. Noon - Chicago - 17 Novembre 1948 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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West 14th Street near Sangamon Street - Chicago - 17 Février 1949 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

 

 

Histoire de Chicago

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la fin du XVIIe siècle, de nombreuses tribus indiennes vivent dans la région, la plus importante étant celle des Potawatomis. En 1673, les Indiens guident les Canadiens Louis Jolliet et Jacques Marquette jusqu’au lac Michigan en remontant la Chicago River. Après la guerre de l’Indépendance américaine, les états-Unis se tournent vers l’Ouest. Dans la région, le gouvernement choisit Chicago, en raison de sa position sur le lac Michigan, pour y établir une présence permanente. Fort Dearborn, sur la rive sud de la Chicago River, voit le jour en 1803.

En 1848, l’Illinois & Michigan Canal s’ouvre à la circulation. Il relie les grands lacs à la Chicago River et, de ce fait, au Mississippi et à la Nouvelle-Orléans. Le Chicago Board of Trade, l’une des grandes institutions financières de la ville, se charge du commerce des céréales, désormais acheminées vers les marchés de la côte est par le canal.

Les ouvriers qui ont bâti le canal s’attellent à la construction du chemin de fer. En 1850, le premier tronçon relie Chicago et Galena, dans l’Ouest de l’Illinois. La ville devient bientôt la plaque tournante du trafic ferroviaire américain.

La guerre civile profite à la ville, comme aux autres villes du Nord. La production d’acier et de machines-outils se développe. En 1865, l’Union Stockyards, regroupant les différents abattoirs de la ville, ouvre ses portes. Le réseau ferroviaire dont dispose Chicago et la mise au point de wagons réfrigérés permettant l’expédition de la viande à New York assurent le développement de ce secteur. Au début du XXe siècle, Chicago compte 2 millions d’habitants.

La Prohibition, décrétée en 1920, qui interdit la consommation d’alcool, trouve peu de soutien à Chicago où les nombreux immigrés allemands et irlandais ne sont pas prêts à renoncer à leur verre de bière. La pègre locale, sous la conduite du gangster Al Capone, réalise des fortunes grâce à la vente d’alcool en contrebande et vaut à la ville une réputation sulfureuse.

En 1933, Ed Kelly est élu maire. Il renforce le Parti démocrate dans la ville et met sur pied la légendaire « machine » qui va contrôler la politique locale pendant le demi-siècle à venir. Les politiciens distribuent des milliers d’emplois municipaux à ceux qui ne comptent pas leurs efforts pour que leurs bienfaiteurs soient réélus. La « machine » tourne à plein régime après l’élection de Richard J. Daley en 1955. Celui-ci est réélu maire cinq fois et décède en 1976 alors qu’il est encore en fonction. Aucun maire avant lui n’aura si bien maîtrisé les rouages d’une machine électorale et dominé la ville comme il l’a fait.

En 1971, le dernier abattoir de Chicago ferme ses portes. Usines et aciéries ont déjà quitté la ville pour la banlieue ou pour le Sud des états-Unis, où les taxes et la main-d’ouvre sont moins coûteuses. Une décennie de crise économique sape la base industrielle de la ville. En 1974, dans le quartier du Loop, Sears Tower, le gratte-ciel alors le plus haut du monde, amorce la création de milliers d’emplois dans la finance, les professions libérales et d’autres branches tertiaires. Un an plus tard, le centre commercial de Water Tower Place, dans le centre-ville, ouvre ses portes. L’environnement urbain est devenu attractif en soi.

A l’automne 1982, l’afro-américain Harold Washington est élu maire de Chicago. Les troubles politiques et sociaux qui agitent la ville jusqu’en 1987 ont des relents racistes, mais le refus de la vieille garde démocrate de céder tout pouvoir au maire réformiste est à l’origine des problèmes. Lorsque Washington disparaît en 1987, le vent a tourné et son équipe commence à prendre goût au système qu’elle a naguère combattu.

Richard M. Daley, le fils de Richard J. Daley, est élu maire de la ville en 1989. A l’image de son père, il possède un redoutable sens de la politique locale, tout en faisant preuve d’une aptitude plus grande à rassembler et d’orientations plus éclairées. Les parcs de la ville sont aujourd’hui plus propres et plus sûrs qu’avant, et les écoles – jusqu’à peu les pires du pays – sont en nette amélioration. Une nouvelle génération de professionnels découvre les joies de la vie urbaine, qui se révèle dans une scène sociale et culturelle trépidante. Des milliards de dollars ont été investis dans les différents quartiers de la ville et grâce à son économie diversifiée, Chicago a mieux su faire face à la récession économique des années 90 que d’autres villes américaines.

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Bien à vous,

Saint-Sulpice

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Voir aussi:

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- Chicago des années 40 en couleur – Partie 1. 

- Chicago des années 40 en couleur – Partie 2.

- Chicago des années 40 en couleur – Partie 3.

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Chicago des années 40 en couleur – Partie 3

Chicago des années 40 en couleur - Partie 3 dans Photographies du monde d'autrefois P03307

 Tree in front of pink brick house, 1704 Union Avenue – Chicago - 13 Mai 1946 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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Old Kimball mansion at 1801 Prairie – Chicago - 6 Décembre 1945 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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 The Hatfield and Buffington in Winter quarters – Chicago - 6 Décembre 1945 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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 North side of Sullivan Street – 400 block- Chicago - 7 Mars 1946 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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Two houses, 1811-1815 Howe – Chicago - 7 Mars 1946 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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 Houses at 414-412 Sullivan Street at noon – Chicago - 7 Mars 1946 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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Merchandise Mart - Chicago - 25 Mars 1946 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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 Twin diesels of C.W. + St. P. Hiawatha as train arrives in Chicago - 25 Mars 1946 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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Old Saint Xavier’s Academy [1872] 29th + Wabash – Chicago - 5 Juillet 1946 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

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Chicago’s lake front north from 55th Street Promontory Cushman - 12 Juillet 1946 – Crédit photo: © Charles W.Cushman Collection

 

 

Histoire de Chicago

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la fin du XVIIe siècle, de nombreuses tribus indiennes vivent dans la région, la plus importante étant celle des Potawatomis. En 1673, les Indiens guident les Canadiens Louis Jolliet et Jacques Marquette jusqu’au lac Michigan en remontant la Chicago River. Après la guerre de l’Indépendance américaine, les états-Unis se tournent vers l’Ouest. Dans la région, le gouvernement choisit Chicago, en raison de sa position sur le lac Michigan, pour y établir une présence permanente. Fort Dearborn, sur la rive sud de la Chicago River, voit le jour en 1803.

En 1848, l’Illinois & Michigan Canal s’ouvre à la circulation. Il relie les grands lacs à la Chicago River et, de ce fait, au Mississippi et à la Nouvelle-Orléans. Le Chicago Board of Trade, l’une des grandes institutions financières de la ville, se charge du commerce des céréales, désormais acheminées vers les marchés de la côte est par le canal.

Les ouvriers qui ont bâti le canal s’attellent à la construction du chemin de fer. En 1850, le premier tronçon relie Chicago et Galena, dans l’Ouest de l’Illinois. La ville devient bientôt la plaque tournante du trafic ferroviaire américain.

La guerre civile profite à la ville, comme aux autres villes du Nord. La production d’acier et de machines-outils se développe. En 1865, l’Union Stockyards, regroupant les différents abattoirs de la ville, ouvre ses portes. Le réseau ferroviaire dont dispose Chicago et la mise au point de wagons réfrigérés permettant l’expédition de la viande à New York assurent le développement de ce secteur. Au début du XXe siècle, Chicago compte 2 millions d’habitants.

La Prohibition, décrétée en 1920, qui interdit la consommation d’alcool, trouve peu de soutien à Chicago où les nombreux immigrés allemands et irlandais ne sont pas prêts à renoncer à leur verre de bière. La pègre locale, sous la conduite du gangster Al Capone, réalise des fortunes grâce à la vente d’alcool en contrebande et vaut à la ville une réputation sulfureuse.

En 1933, Ed Kelly est élu maire. Il renforce le Parti démocrate dans la ville et met sur pied la légendaire « machine » qui va contrôler la politique locale pendant le demi-siècle à venir. Les politiciens distribuent des milliers d’emplois municipaux à ceux qui ne comptent pas leurs efforts pour que leurs bienfaiteurs soient réélus. La « machine » tourne à plein régime après l’élection de Richard J. Daley en 1955. Celui-ci est réélu maire cinq fois et décède en 1976 alors qu’il est encore en fonction. Aucun maire avant lui n’aura si bien maîtrisé les rouages d’une machine électorale et dominé la ville comme il l’a fait.

En 1971, le dernier abattoir de Chicago ferme ses portes. Usines et aciéries ont déjà quitté la ville pour la banlieue ou pour le Sud des états-Unis, où les taxes et la main-d’ouvre sont moins coûteuses. Une décennie de crise économique sape la base industrielle de la ville. En 1974, dans le quartier du Loop, Sears Tower, le gratte-ciel alors le plus haut du monde, amorce la création de milliers d’emplois dans la finance, les professions libérales et d’autres branches tertiaires. Un an plus tard, le centre commercial de Water Tower Place, dans le centre-ville, ouvre ses portes. L’environnement urbain est devenu attractif en soi.

A l’automne 1982, l’afro-américain Harold Washington est élu maire de Chicago. Les troubles politiques et sociaux qui agitent la ville jusqu’en 1987 ont des relents racistes, mais le refus de la vieille garde démocrate de céder tout pouvoir au maire réformiste est à l’origine des problèmes. Lorsque Washington disparaît en 1987, le vent a tourné et son équipe commence à prendre goût au système qu’elle a naguère combattu.

Richard M. Daley, le fils de Richard J. Daley, est élu maire de la ville en 1989. A l’image de son père, il possède un redoutable sens de la politique locale, tout en faisant preuve d’une aptitude plus grande à rassembler et d’orientations plus éclairées. Les parcs de la ville sont aujourd’hui plus propres et plus sûrs qu’avant, et les écoles – jusqu’à peu les pires du pays – sont en nette amélioration. Une nouvelle génération de professionnels découvre les joies de la vie urbaine, qui se révèle dans une scène sociale et culturelle trépidante. Des milliards de dollars ont été investis dans les différents quartiers de la ville et grâce à son économie diversifiée, Chicago a mieux su faire face à la récession économique des années 90 que d’autres villes américaines.

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Bien à vous,

Saint-Sulpice

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Voir aussi:

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- Chicago des années 40 en couleur – Partie 1. 

- Chicago des années 40 en couleur – Partie 2.

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Gustave le Gray

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Flotte française en rade de Brest – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

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Remorque au large  – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

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Marine  sans ciel, un bateau  – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

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Marine – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

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Le Brick au clair de lune – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

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le vapeur – Le Havre – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

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Marine, la Grande Vague, Sète – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

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La Vague brisée, Sète - Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

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Marine. « le Soleil couronné », soleil couchant – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

 

 

Biographie de Gustave le Gray

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Gustave Le Gray (30 août 1820 – 29 juillet 1884) est un photographe français. Inventeur et artiste, il se distingue par sa maîtrise de la technique photographique, au niveau de la composition comme au niveau de la lumière.

D’abord destiné à devenir clerc de notaire, Gustave Le Gray réussit à convaincre sa famille que son avenir est dans la peinture. En 1842, il suit l’enseignement de Paul Delaroche à l’École des beaux-arts, il y rencontre ses amis Henri Le Secq, Charles Nègre et Jean-Léon Gérôme. Dès 1843 Paul Delaroche est contraint de fermer son atelier, sa décision de partir en Italie influence ses élèves. Le Gray, puis Gérôme et Le Secq s’y retrouvent.

Bien que Le Gray ait continué à peindre (il expose aux salons de 1848 et 1853), ses tableaux n’ont pas retenu l’attention. C’est en effet dans la photographie que sa réputation s’établit et qu’il reçoit ses premières commandes.

En 1850, il met au point le négatif sur verre au collodion humide (qui sera perfectionné par Frederick Scott Archer), puis, l’année suivante, le négatif sur papier ciré sec.

1851 est une date charnière pour la photographie et pour Gustave Le Gray. Il est membre fondateur de la Société héliographique (qui deviendra ensuite la Société française de photographie). Il est parallèlement un des cinq photographes sélectionnés par la commission des monuments historiques, pour accomplir ce qui sera nommée la Mission héliographique (Le Gray, Edouard Baldus, Mestral, Henri Le Secq, Hippolyte Bayard). Cette mission a pour but le recensement des monuments du territoire national, et lui offre l’occasion d’expérimenter à grande échelle ses nouveaux procédés et de prouver sa virtuosité en prenant jusqu’à 30 clichés en un seul jour. Le Gray, Mestral et Le Secq utiliseront le négatif papier ciré, Baldus le négatif papier gélatine et Bayard le négatif verre albuminé. Le Gray et Mestral, élève de ce dernier, effectueront d’ailleurs le voyage ensemble.

Ses œuvres les plus célèbres datent de 1856 à 1858. Sur les côtes normande, méditerranéenne et bretonne, il réalise une série de Marines d’une grande beauté. Il utilise la technique des ciels rapportés pour donner au paysage l’intensité dramatique qu’il souhaite. À cette époque, il était difficile, à cause des différences de luminosité, de reproduire simultanément ciel et paysage. Le Gray contourne ce problème en réalisant des tirages en deux temps, à l’aide de deux négatifs (l’un pour le paysage, l’autre ensuite pour le ciel, d’où le terme de ciel rapporté).

 cette époque, il est alors un portraitiste reconnu, et devient progressivement le photographe officiel de la famille impériale. Pour Napoléon III, la photographie devient un moyen rapide de diffuser l’image d’un souverain moderne. Gustave Le Gray est notamment invité au camp de Châlons-sur-Marne dont il tire un reportage dans lequel il parvient à concilier son sujet à une composition travaillée. L’un des 10 albums de photographies réalisés en 1857 a été vendu 696 730 euros en 2007.

Mais les créanciers de Le Gray s’impatientent des retombées financières attendues de ses succès et celui-ci doit fermer son atelier en 1860, victime de sa gestion approximative.
C’est le moment que choisit Alexandre Dumas pour réaliser son rêve de voyage en Orient. Gustave Le Gray saute sur l’occasion en embarquant avec l’écrivain. À peine le voyage commencé, la prise de Palerme par Giuseppe Garibaldi décide Dumas à rejoindre les révolutionnaires et offre à Le Gray l’occasion d’illustrer les désastres provoqués par les bombardements de l’armée sicilienne. Les photos montrent une ville sans vie, devenue silencieuse. La photo de Garibaldi en révolutionnaire romantique fera rapidement le tour de l’Europe.
Le voyage reprend mais à Malte, Dumas se débarrasse de ses compagnons de voyage dont Le Gray. Sans revenus, ils proposent leurs services au Monde illustré qui les envoie en Syrie pour suivre un détachement de l’armée française.
Le Gray, blessé, profite de sa convalescence pour s’installer un atelier.

En 1861, il rejoint Alexandrie (photographies d’Henri d’Artois ainsi que du futur Édouard VII du Royaume-Uni) d’où il écrit à Nadar et envoie encore des photos mais à Paris, ce sont surtout ses créanciers et une femme dont il est bien content d’être éloigné qui entretiennent son souvenir.

En 1864, il quitte un peu plus l’Europe en s’installant au Caire où il vit de cours de dessins et de la protection d’Ismaïl Pacha. Au cours des vingt dernières années de sa vie, il continue à photographier. En 1867, à l’occasion de l’exposition universelle, il envoie des photographies dans l’indifférence générale. À sa mort en 1884, ses œuvres sont dispersées par son fils ; de nombreuses photos n’ont pas encore été retrouvées.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

A lire aussi:

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Redécouvert par les spécialistes depuis une trentaine d’années, Le Gray demeurait encore ignoré du grand public jusqu’à la vente, en 1999, de la collection d’André et Marie-Thérèse Jammes, où sa marine Grande Vague (1857), atteignant une enchère record, fit de lui le photographe le plus coté sur le marché.
Cette reconstitution inédite et magistrale de son ?uvre, sur l’initiative de la BNF, est le fruit d’un travail de plusieurs années dans les collections publiques et privées du monde entier ; elle donne la mesure de la contribution capitale de cet artiste à l’histoire de la photographie et donc à l’histoire de l’art du XIXe siècle. Gustave Le Gray se forme d’abord à la peinture. Elève de Paul Delaroche, il le suit à Rome en 1843.
A peine arrivé, il épouse la fille de sa logeuse, Palmira Leonardi, une beauté classique qui lui donnera de nombreux enfants mais le rendra malheureux. Son retour à Paris en 1847 voit ses débuts dans la photographie, qui suscite alors la curiosité de l’élite intellectuelle et artistique. Passionné par la chimie, il expérimente et met au point le négatif sur verre au collodion en 1850 et le négatif sur papier ciré sec en 1851.
De nombreux élèves, savants, peintres, écrivains, se pressent bientôt dans son atelier-laboratoire de Montmartre. Les commandes affluent : portraits, dont celui du futur Napoléon III, reproductions de tableaux pour Ingres ou Ary Scheffer, inventaire des monuments en péril dans le cadre de la Mission héliographique, en 1851. Il sillonne aussi la forêt de Fontainebleau en compagnie des premiers peintres de Barbizon.
En 1855, Le Gray s’installe dans un luxueux atelier du boulevard des Capucines. Là, de 1856 à 1859, il réalise ses ?uvres les plus magistrales. Portraits, bien sûr : l’aristocratie et le monde politique défilent chez lui. Commandes pour l’empereur : Le Gray fixe notamment les images de l’inauguration du camp militaire de Châlons-sur-Marne. ?uvre personnelle également : vues de Fontainebleau, marines prises sur les côtes de Bretagne, Normandie, Méditerranée, nus, vues de Paris.
Les marines connaissent un succès retentissant en France et en Angleterre, le nom de Le Gray est partout. Brusque revirement de situation : à cause de sa mauvaise gestion financière, il doit abandonner son atelier. En mai 1860, Alexandre Dumas l’embarque avec lui en Méditerranée sur sa goélette l’Emma : à Palerme, où, en pleine insurrection, Dumas retrouve Garibaldi, Le Gray photographie ruines et barricades.
L’aventure se poursuit à Malte, Beyrouth, Baalbek… En 1861 on le retrouve à Alexandrie faisant le portrait des voyageurs de marque comme le comte de Chambord ou le prince de Galles. Bientôt installé au Caire dans une maison arabe du XVIIIe siècle, il reçoit des commandes du vice-roi et devient professeur de dessin à l’Ecole militaire. Il meurt en 1884 dans la pauvreté, avec à ses côtés une jeune Grecque de vingt ans qui vient de lui donner un fils.
Ses photographies sont éblouissantes de maîtrise technique, d’équilibre, de finesse du détail et de richesse chromatique. Nourries de références picturales, elles rappellent Paul Delaroche, Caspar David Friedrich, Raffer, Ingres, les lithographes romantiques, la peinture d’histoire, mais elles préfigurent également des thèmes nouveaux – qu’on retrouvera sous le pinceau de Monet ou Courbet.

- Gustave le Gray 1820-1884 par Sylvie Aubenas aux éditions Gallimard – 400 pages - 70€

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