Alberto Korda

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Biographie d’Alberto Korda

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Alberto Díaz Gutiérrez, plus connu sous le nom d’ Alberto Korda (14 septembre 1928 – 25 mai 2001) était un photographe cubain, célèbre pour son cliché mondialement connu de Che Guevara.

Alberto Korda, fils d’un cheminot, est né à La Havane. Il eut de nombreux petits emplois avant de devenir un photographe assistant pour des raisons inhabituelles. En effet, il confia que sa « principale motivation était de rencontrer des femmes ». Il atteignit par ailleurs son objectif dans la mesure où sa première femme, Natalia Menendex, devint la première top-model cubaine.

Il achète un appareil photo dans un mont-de-piété.

Il commente ainsi ses débuts : « Mes débuts dans la photographie ressemblent un peu à un roman à l’eau de rose parce qu’ils furent placés sous le signe de l’amour. J’avais 16 ans et naturellement j’étais amoureux. J’ai pris ces photos de Yolanda, ma première fiancée et mon premier modèle, avec un Kodak 35. »

C’est dans les années 50, alors qu’il ouvre un studio avec un autre photographe, qu’il se fait appeler Korda. « J’avais une grande admiration pour les cinéastes hongrois Zoltan et Alexandre, c’est vrai, mais j’ai surtout adopté ce nom en raison de son affinité phonétique avec Kodak, la marque la plus réputée à l’époque. »

Il acquiert une renommée internationale en utilisant la lumière naturelle pour réaliser des photos de mode et de modèles.

Après la révolution cubaine, Korda devint le photographe personnel de Fidel Castro pendant dix ans. De 1968 à 1978, il se consacra à la photographie sous-marine jusqu’à une exposition japonaise en 1978 qui stimula l’intérêt mondial pour son travail.

Il apparaît brièvement dans le Buena Vista Social Club de Wim Wenders, en 1999, quoiqu’il ne soit pas présent aux crédits. Alberto Korda succombe à une crise cardiaque à Paris, en 2001, tandis qu’il présentait une exposition de son œuvre. Il est enterré au Colon Cemetery de La Havane. En 2005, quatre ans après sa mort, un documentaire intitulé Kordavision et réalisé par Hector Cruz Sandoval lui est entièrement consacré.

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Kenzo – Drouot-Montaigne – 16 et 17 Juin 2009 – Paris

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A 70 ans, le couturier vend sa collection d’art, chez Drouot-Montaigne , les 16 et 17 Juin 2009. Une visite privée de son intérieur Japonais, près de la Bastille, est organisée du 11 au 17 Mai 2009 de 11h à 19h.

coeur- dans EXPOSITIONSIl est l’anti-Yves Saint Laurent. «Lui était le pape de la haute couture, contrairement à Kenzo qui est une pop star», résume Jean-Luc Estournel, expert de la maison de ventes Claude Aguttes, qui mènera les enchères. Le grand couturier, plus connu sous le nom et la marque de «Kenzo», a convoqué la presse chez lui, rue Sedaine, à deux pas de la Bastille, à Paris, pour annoncer, un mois après la vente de la collection Yves Saint Laurent-Pierre Bergé, qu’il va se séparer de sa collection d’objets d’art.

 

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 Dans le petit salon, Kenzo a pris place à côté du commissaire pour dire ses raisons. Claude Aguttes présente celui que tout le monde semble déjà connaître : «Kenzo a mis son prénom en avant. Cela nous donne une idée d’un personnage très ouvert, très humaniste.»Le couturier, qui a vendu il y a une dizaine d’annéessa marque au groupe LVMH, s’est aussi séparé de cette maison où il nous reçoit. Elle a été vendue en février dernier pour près de 12 millions d’euros. L’acquéreur serait «un producteur de télévision français».

 

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C’est une maison japonaise. Trois étages, 1 300 m² de bois et de verre s’enroulent autour du patio en bambous. Un jardin japonais avec une rivière à carpes, dont les pierres ont été importées du Japon, ouvre sur le «grand salon» doté d’une piscine. «Cet appartement, peut-être un jour, sera un monument historique», glisse Claude Aguttes. C’est Kenzo lui-même qui l’a imaginé, dessiné, «meublé avec sa culture et ses collections», poursuit le commissaire. Le couturier a-t-il fait sa révolution intérieure pour n’avoir plus besoin de son univers clos où il s’est inventé un monde ?

 

 

 

Dans un français mal apprivoisé, dont il semble exagérer subtilement les imperfections, Kenzo justifie sa décision de partir. «Dès mon arrivée à Paris, dans les années 1960, j’ai voulu vivre dans cette ville, dans une maison japonaise avec un jardin japonais. Je l’ai fait construire en 1985. Je l’ai habitée plus de vingt ans. J’ai réalisé mon rêve. Maintenant, je veux vivre autrement.» Alibi plus poétique que d’avouer des dettes.

 

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 Parler d’argent serait une faute de goût. Le couturier va traverser la Seine, emménager rive gauche, dans un appartement qui sera «le contraire d’ici», 250 m² ouverts sur les toits de Paris. Ainsi ne sera-t-il plus obligé de sortir pour observer le soleil couchant sur la capitale, cette vision qui l’apaise tant. «En ce moment, c’est un peu dur de penser que je me sépare de tout cela», souffle-t-il, embrassant du regard ce lieu peuplé de trésors, comme autant de souvenir de voyages.

 

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 Les pièces les plus remarquables sont un cheval de bois de l’époque Han, vieux de 2 000 ans (estimé à 80 000-100 000 €), une statuette préangkorienne de 600 grammes d’or massif du VIIe-IXe siècle (60 000-100 000 €) dans la chambre du maître, des statuettes de dames de cour d’époque Tang (15 000-20 000 €), des sculptures khmères, ou encore une série de petits bronzes à faire pâlir d’envie le Musée Guimet pour exposition Dvâratî. Rarissimes aussi : des laques de type Negoro – la vaisselle de laque des moines zen – qui trônent dans le grand salon (15 000-20 000 euros pièce). Sans parler des kimonos, des parures en coquillages océaniennes, des statuettes kachinas d’Amérique dont certaines ont appartenu à l’écrivain André Breton, et du paravent que Kenzo a acheté chez Baccarat pour qui il l’avait conçu. Au total, 1 300 pièces estimées à un montant global de 1,5 à 1,8 million d’euros. Une bagatelle en comparaison des 373 millions d’euros de «la vente du siècle» Bergé-Saint Laurent.

 

 

 

J e ne suis pas collectionneur, précise Kenzo, mais, en habitant ici, j’ai commencé à rassembler des objets rapportés de Chine, de Thaïlande, d’Afrique, ou chinés le week-end chez des antiquaires.» L’univers métissé de cet infatigable voyageur oscille entre l’Orient et l’Occident, dans un esprit radicalement différent de celui d’Yves Saint Laurent, chez qui «ce qui venait d’Orient n’était que simple décoration», affirme l’expert Estournel. Dans l’atelier où s’entassent de nombreuses peintures, dont les siennes, une photo des deux couturiers traîne sur le bureau. Ils semblent poser pour un ami, décontractés, riants. Kenzo accompagne la visite des journalistes dans sa maison déjà presque étrangère. Dans quelques semaines, il entamera, à 70 ans, une nouvelle vie.

 

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 Combien de fois ce petit homme élégant, courtois, festif mais pas mondain a-t-il rebondi ? Quelle muse ce créateur n’a-t-il pas taquinée ? Il aura lancé une griffe devenue culte (Kenzo), une autre sous son patronyme (Takada), une ligne d’arts de la table, d’accessoires de mode, de linge de maison, un travail avec la maison Baccarat, qui lui consacre une collection «Lumières d’Asie»… « Tout ce que je fais, il faut que j’aie envie de le mettre chez moi», justifie simplement Kenzo Takada. Sa maison embaume le parfum des lys. En cuisine s’affaire un chef de son pays devant des coquilles Saint-Jacques. Allégorie d’un art de vivre, avec son temps.

 

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Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

L’exposition publique aura lieu à Drouot-Montaigne du samedi 13 au lundi 15 juin 2009 ( Samedi 13 juin de 14h30 à 18h – Dimanche 14 juin de 11h à 18h – Lundi 15 juin de 11h à 20h ). Le catalogue de la vente est la clé d’entrée chez Kenzo, de 11 heures à 18 heures, acheté sur place (80 ), ou à l’étude Aguttes, ou envoyé sur demande. Tel. : 01.47.45.55.55.

Kandinsky – Centre Georges Pompidou – Paris

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Sur le mur vierge de peinture, un homme réservé et sûr de son fait regarde le visiteur, ses lunettes pincées sur le nez, le dos bien droit dans son gilet cintré, le col tenu par une cravate noire.

 

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 «Le peintre W. Kandinsky, un des plus importants représentants de la peinture russe actuelle, qui s’est installé à Berlin comme beaucoup d’autres artistes russes», mentionne le Berliner Illustrierte Zeitung, le 15 janvier 1922, sous ce portrait choisi par l’artiste pour marquer son retour de Moscou à Berlin.

 

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Aujourd’hui comme hier, les présentations de cet original, devenu un classique de la pein­ture, se font avec une certaine réserve.

 

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 Comme d’ailleurs Vassily Kandinsky le goûtait, «ce monsieur qui mettait une distance avec ses contemporains», souligne, après trente ans de vie commune, son exégète émérite, Christian Derouet, le commissaire français de cette rétrospec­tive internationale.

 

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 «Montrer Kandinsky à grande échelle», c’est retracer une vie européenne où les artistes se côtoient, où les disciplines s’entremêlent.

 

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 Voyage en cent tableaux, de Paris à Munich d’avant la Grande Guerre, de Moscou la révolutionnaire au Bauhaus de Weimar et Dessau, de Berlin des Années folles à Neuilly l’occupée où le peintre meurt, en décembre 1944, usé par la maladie, trois mois après la Libération de Paris.

 

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«Montrer tout Kandinsky», c’est faire entendre le vocabulaire musical du peintre en s’appuyant sur ses tableaux mythiques, ses Improvisations et ses Compo­sitions fougueuses et splendides, numérotées comme des sonates ou des fugues en couleurs.

 

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 Elles sont presque toutes là, à quelques exceptions près comme Composition VI, exposée l’an dernier dans Traces du sacré, ou Composition VII ( galerie Tetriakov, ­Moscou) dont on ne voit ici que deux grandes esquisses.

 

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 Par un jeu de murs en grisé, cette rétrospective éclaire la chronologie dense d’une carrière commencée tardivement, malmenée par les guerres, les exils et les retours.

 

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 Elle souligne les liens avec Paris de ce Russe polyglotte qui ne parla jamais anglais.

 

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Le Tableau avec archer du MoMA, l’Improvisation 7 (Sturm) de la galerie Tetriakov et l’Improvisation 9 de Stuttgart marquent ainsi l’importance de la période Murnau. L’Impression III (Konzert) note l’influence de la musique, et Lyrique le mouvement du cavalier emporté par la couleur bleue.

 

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 Didactique et grand public, la scénographie laisse parler la peinture, cette reine d’un autre siècle. Spacieuse et limpide, elle veut le plus possible «laisser respirer» chaque tableau, souvent seul invité sur un mur entier où le cartel est placé très haut, comme un accent. Lire, mais après voir et ressentir.

 

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« Réunir les trois plus grandes collections au monde de Kandinsky, c’est un très vieux rêve de Beaubourg», rappelle Alfred Pacquement, directeur du Musée national d’art moderne, dont la bibliothèque s’appelle justement Kandinsky, par fidélité à l’une de ses grandes donatrices.

 

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 Grâce au fonds créé par sa ­veuve, Nina, puis à son legs en 1980, le Centre ­Pompidou s’enorgueillit de son ensemble majeur de Kandinsky, enrichi depuis par le soutien fervent de la Société Kandinsky. Elle permet de combler les manques de cet héritage miraculeux pour un musée français (acquisition des aquarelles et des dessins de la collection Alexandre Kojève, en 2001).

 

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Cette célébration de la peinture sur le chemin nouveau de l’abstraction a déjà séduit le public de Munich (Städtische Galerie im Lenbachhaus und Kunstbau), fière de célébrer «l’un des derniers grands artistes du XXe forgés en sa ville ».

 

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 Après Paris, elle devrait faire salle comble, cet automne, au Guggenheim de New York, dont les collections Kandinsky sont presque aussi célèbres que la rotonde blanche de Frank Lloyd Wright.

 

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Du 8 avril au 10 août 2009, au Centre Pompidou – Musée ouvert tous les jours (sauf le mardi et le 1er mai) de 11h à 22h. Nocturnes le jeudi jusqu’à 23h – Tarifs: Plein 12€ & Réduit 9€www.centrepompidou.fr

Jean-Baptiste Camille Corot – Musée des beaux-Arts de Reims

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Peindre la nature pour Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875) était tout sauf une partie de campagne.

 

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 Premier à sortir de l’atelier pour écumer, après l’Italie, les provinces françaises, l’éclaireur de Barbizon et de Ville-d’Avray traquait passionnément non seulement le paysage mais aussi l’état d’âme qu’il semble refléter.

 

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Fixer à la fois son instantanéité et son intemporalité à travers ses lumières subtiles et changeantes était un bonheur pour cet artiste formé dans la tradition classique et inspiré par le réalisme hollandais autant que par l’école anglaise de Constable.

 

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Son secret ? Il reprenait son travail une fois rentré au chaud.

 

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 Là, il s’agissait de faire jouer le souvenir, la réminiscence, choses aussi vraies et utiles en art que le moment présent.

 

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 Le résultat a impressionné les impressionnistes, ses élèves, comme Camille Pissarro ou Berthe Morisot, et d’autres grandes signatures.

 

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 Pour Monet, «il y a un seul maître, Corot. Nous ne sommes rien en comparaison, rien».

 

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 Quant à Renoir, il saluait cette touche épaisse et rapide qui, sans jamais idéaliser son sujet, réussit si bien à en capturer l’atmosphère.

 

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 Jusqu’au moindre jeu de lumière dans un feuillage, un reflet dans l’eau, le caractère informe d’un rocher de Fontainebleau, «la couleur d’une pierre» ou la texture d’un mur.

 

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 «Allez tous les ans peindre au même endroit ; copiez le même arbre», conseillait Corot à Redon. Degas, lui, estimait qu’il était encore plus grand portraitiste que paysagiste.

 

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Une telle fortune critique suffirait à consacrer l’auteur quasi symboliste de Lac, effet de nuit. Mais le début du XXe siècle l’a également beaucoup regardé, ainsi que le rappelle David Liot, cocommissaire d’une exposition sur ce thème au Musée des beaux-arts de Reims, une institution dont il est le directeur.

 

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En partenariat avec le Louvre et son directeur du département des peintures, Vincent Pomarède, il a accroché une trentaine de ces paysages à demi rêvés, souvent baignés de halos argentés ou dorés, en regard d’une quarantaine d’œuvres de maîtres ultérieurs. L’ensemble confirme magistralement ce que disent les manuels d’histoire de l’art quand ils parlent de Corot comme «dernier des classiques et premier des modernes».

 

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Sept sections thématiques ponctuent la visite. Par exemple, les Pins à Cagnes, de Renoir, ou Arbres et maisons, de Cézanne, répondent à L’Étang à l’arbre penché, leur aîné respectivement de cinquante-quatre et vingt ans, dans la partie intitulée «Rideaux d’arbres, rideaux de scènes». Encore plus intéressant : ce choix de retenir Pignon de ferme à Oehle de 1906, très géométrique, de Mondrian. Il révèle ce qu’il doit à Cour d’une boulangerie près de Paris, réalisé par Corot entre 1865 et 1870.

 

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Dans une autre section dite «Muses, nymphes et musique», une Algérienne couchée sur le gazon, de Corot, est à peine moins languide et orientale que l’Odalisque à la culotte rouge peinte par Matisse un demi-siècle plus tard. Dans les années 1910, Juan Gris et Picasso scrutèrent aussi Corot, mais ce sont Derain et Lhote qui seront les plus redevables.

 

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Dernière surprise, en fin de parcours, dans une salle toute jaune, des feuilles de Corot sont présentées avec d’autres de Kandinsky. «J’interprète autant avec mon cœur qu’avec mon œil», écrivait le premier tandis que le second, qui cherchait à transcender les formes naturelles pour ne retenir que la pure sensibilité, approuvait. Par-delà les époques, dans leurs maladresses qui trahissent une recherche fébrile et dans leur sujet vide de toute anecdote, ces esquisses fraternisent.

 

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En addenda, une pièce du musée présente encore une vingtaine de Corot, car Reims possède le deuxième fonds du peintre après le Louvre.

Biographie de Jean-Baptiste Camille Corot

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Né le 17 juillet 1796 et décédé le 22 février 1875, Jean-Baptiste Camille Corot fut un peintre impressionniste de renom. Véritable maître de la peinture, Camille Corot sera l’un des plus importants en ce qui concerne le mouvement impressionniste. Véritablement passionné par les voyages, ce dernier partir aux quatre coins de la France et de l’Italie. Considéré comme le Père fondateur du mouvement impressionniste, Camille Corot suscitera beaucoup d’admiration auprès de ses compères tels que Claude Monet. Camille Corot sera à la frontière entre deux mouvements. Il commencera son oeuvre artistique sous le mouvement néo-classique et assistera à la naissance de l’impressionnisme. Ce mouvement apportera une véritable touche de modernité. L’impressionnisme apparaîtra comme une véritable révolution dans le monde de l’art. Il marque une rupture complète avec le mouvement néoclassique. Les codes ne sont plus les mêmes. Il y a une véritable volonté de se détacher des normes trop restrictives en termes de peinture néoclassique. Camille Corot sera alors l’un des dignes représentants de cette rupture dans le monde de l’art.  Au travers des ses peintures, Camille Corot dépeindra des paysages sans anecdotes et complètement baignés aignés de lumière. La représentation de la nature sera alors une des inspirations des peintres impressionnistes. Issu d’une famille de commerçants aisés, Jean-Baptiste Camille Corot effectuera des études au sein du collège de Rouen. Ce passionné de peinture rejoindra par la suite l’atelier du peintre Achille Etna Michallon. C’est à ses côtés que Camille Corot s’initiera au néoclassicisme. Par la suite, le jeune peintre rejoindra l’atelier de Jean Victor Bertin et découvrira le village de Barbizon, au sein duquel la célèbre Ecole de Barbizon prendra place quelques temps après. Entre 1830 et 1845, le peintre Camille Corot sillonnera les régions de la France à la recherche de paysages purs. Entre la Normandie, la Provence, l’Auvergne, le Limousin, la Bretagne ou encore la Bourgogne, ses voyages se succèderont. A partir des années 1850, Camille Corot se professionnalise véritablement au travers de sa peinture. Il offrira alors des oeuvres telles que « Nymphe couchée », « Femme cueillant des fleurs », « Le Quai des Paquis à Genève », « Souvenir de Montefontaine » ou encore « Prairie aux deux grands arbres ». Camille Corot acquière rapidement une certaine notoriété auprès de nombreux artistes. Il sera alors amené à travailler avec des peintres tels que Eugène Lavieille, Eugène Boudin, Berthe Morisot ou encore François Louis Français. A l’heure actuelle, les oeuvres de Camille Corot sont exposées un peu partout dans le monde.

Bien à vous,

Saint-Sulpice

«De Corot à l’art moderne, souvenirs et variations» – jusqu’au 24 mai 2009 au Musée des beaux-arts de Reims – 8, rue Chanzy – 51100 Reims – Tél: 03.26.35.36.00, catalogue Hazan, 216 p., 39 €.

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