Marguerite Gérard, Artiste en 1789 dans l’atelier de Fragonard – 10 Septembre au 6 Décembre 2009 – Musée Cognacq-Jay – Paris

Marguerite Gérard, Artiste en 1789 dans l'atelier de Fragonard - 10 Septembre au 6 Décembre 2009 - Musée Cognacq-Jay - Paris dans EXPOSITIONS

 

L’exposition dédiée à Marguerite Gérard (1761-1837), belle-soeur, élève puis collaboratrice du peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), compte 60 tableaux et dessins. Des portraits réalisés par Marguerite Gérard, Fragonard, mais aussi des oeuvres montrant les sources de l’artiste, le succès de la mode des portraits intimistes au début du XIXe siècle, ainsi que des oeuvres photographiques…

 

La+dame+avec+son+chat,+Marguerite+G%C3%A9rard dans EXPOSITIONS

La dame avec son chat – Crédit Peinture: © Marguerite Gérard

 

C’est à une double découverte, celle d’une grande artiste méconnue et d’un ensemble de tableaux pour la plupart inédits, que le public est convié au musée Cognacq-Jay. 

 

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Le petit messager - Crédit Peinture: © Marguerite Gérard

 

Installée à Paris depuis le milieu des années 1770, dans l’appartement même de Fragonard au Louvre, Marguerite Gérard devient l’élève, puis l’assistante et la collaboratrice du maître. À la fin des années 1780, alors que la gloire de Fragonard faiblit, la jeune Marguerite lance sa carrière. Connue jusqu’alors par des tableaux réalisés en collaboration avec son beau-frère, elle entreprend une série de portraits intimistes, de petit format, représentant son cercle familial, les amis artistes, les connaissances et les relations de Fragonard.

 

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La bonne nouvelle - Crédit Peinture: © Marguerite Gérard


Réalisés autour de 1789, dans les débuts de la Révolution, ces portraits présentent l’image non officielle des principales personnalités du monde des arts et du spectacle de l’époque. On découvre en particulier un portrait de Fragonard lui-même, de son ami Hubert Robert, du compositeur Grétry, des architectes Claude-Nicolas Ledoux, Charles de Wailly, de Mirabeau… L’émergence d’une jeune femme artiste dans la société de l’époque n’était pas chose évidente.

 

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La mauvaise nouvelle  - Crédit Peinture: © Marguerite Gérard

 

 

C’est à une véritable opération de stratégie commerciale que se livre ainsi la jeune Marguerite. Au moment où l’Ancien Régime vacille, elle cherche sa place dans une société en mutation. Bientôt ces portraits, souvent cédés aux modèles, assurent sa publicité. Elle se fait un nom.

 

 

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Crédit Peinture: © Marguerite Gérard

 

Visites-conférences (sans réservation)
le Samedi à 11h: Les 12 & 26 Septembre 2009 – 3, 10, 17, 24, 31 Octobre 2009 - 7, 14, 21, 28 Novembre 2009 - 5 Décembre 2009.

Cycle de conférences (sur réservation)
en 4 séances, pendant les vacances de la Toussaint, à 11h
- Séance 1, le 27 Octobre 2009 : Visite-conférence dans l’exposition
- Séance 2, le 28 Octobre 2009 : Visite-conférence : « L’art du portrait »
- Séance 3, le 29 Octobre 209 : Visite-conférence : « La femme au XVIIIe siècle »
- Séance 4, le 30 Octobre 2009 : Lecture : « Écrits sur la place de la femme dans la société de la fin du XVIIIe siècle »

 

 

 La Mère Allaitante – Crédit Peinture: © Marguerite Gérard

 

 

Atelier adultes (sur réservation): « Le portrait : dessin, peinture, photographie » Initiation au portrait dessiné, photographié (travail sur la pose, le décor, les accessoires), et peint (peinture à l’huile). Cycle en 2 séances, le Samedi à 14h30 : 17 Octobre et 7 Novembre ou 21 Novembre et 5 Décembre 2009.

Carole Blumenfeld, commissaire de l’exposition, donnera une conférence sur Marguerite Gérard le vendredi 11 Septembre 2009, à 17h30, au Grand Palais, dans le cadre du Salon du Collectionneur (entrée libre pour les visiteurs du Salon).

Le Salon du Collectionneur – Antiquaires et galeries d’art – Grand Palais – Paris 8e – Du 11 au 20 Septembre 2009.

 

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le chat angora – Crédit Peinture: © Marguerite Gérard

 

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

 

- Musée Cognacq-Jay - 8, Rue Elzévir – 75003 Paris – Tél: 01.40.27.07.21 – Métro : Saint-Paul, Rambuteau ou Chemin-Vert – Bus : 29, 69, 76, 96 – Du 10 Septembre au 6 Décembre 2009 - De 10 heures à 18 heures, du mardi au dimanche – Renseignements et réservations : du lundi au vendredi de 10h à 13h – Tél: 01.40.27.07.21 – Tarifs : Plein : 5€, Réduit : 3.50€, Demi-tarif : 2.50€, Gratuit pour les moins de 14 ans – Accès gratuit aux collections permanentesGratuit les 19 et 20 septembre, à l’occasion des Journées du Patrimoine
 

Le Quatorzième arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 5

 Le Quatorzième arrondissement de Paris d'autrefois - Partie 5 dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui 13717-13

 Paris (XIVème arr.). La rue Dupleix, les écoles et la grande roue, vers 1900.

13240-5 dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui

Démolition de maisons près de la gare Montparnasse. Paris, mars 1941.

13297-11

Paris XVème arr.. La gare Montparnasse, côté des départs. Vers 1890.

13695-3

Paris, XIVème arr.. La gare et le boulevard Montparnasse, vers 1900.

13897-11

Paris (XVème arr.). Le boulevard du Montparnasse, vers 1900.

13710-15

Paris (VIème arr.). Perspective du boulevard Raspail et carrefour du boulevard Montparnasse, vers 1900.

13869-1

Paris (XIVème arr.). L’avenue du Maine, vers 1900.

13869-15

Paris (XIVème arr.). La boulevard Saint-Jacques, vers 1900.

13898-2

Paris (XIVème arr.). La rue d’Odessa, vers 1900.

13898-4

Paris (XIVème arr.). Le boulevard Edgar-Quinet, vers 1900.

 

Histoire du Quatorzième arrondissement de Paris 

 

Le “Quatorzième” s’étend sur 562.1 hectares (9ème arrondissement de la capitale par sa superficie).

C’est un arrondissement modérément peuplé avec 132 822 habitants. Découle de ces données une densité brute moyenne de 23 554 habitants au km (l1ème densité de la capitale) située légèrement en dessous de la moyenne parisienne (24 430 habitants au km hors bois de Boulogne et de Vincennes).

Le relief est peu marqué et n’influe pas sur la physionomie de l’arrondissement. Il est constitué par un plateau qui descend progressivement vers la Seine tandis que la Vallée de la Bièvre et les coteaux de Vaugirard le limitent à l’Est et à l’Ouest.

Longtemps, le territoire de l’actuel 14ème arrondissement est resté peu urbanisé. C’était un lieu de transit, surtout emprunté par des hommes et des biens suivant le passage de l’axe historique Nord-Sud. Celui-ci épouse la voie romaine qui poursuivait le cardo maximus de la Lutèce romaine et reliait Paris à Orléans (actuelle rue du Faubourg Saint-Jacques prolongée par la rue de la Tombe-Issoire). La voie était également sillonnée par de nombreux fidèles partant en pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, ce qui explique l’implantation de plusieurs congrégations religieuses (Capucins, Bénédictins, Frères de la Charité) sur de vastes emprises.

Au XVIIIème siècle, le noyau urbain du Petit-Montrouge se forme autour de l’église Saint-Pierre de Montrouge située au croisement de la route d’Orléans (qui deviendra l’actuelle avenue du Général Leclerc) et de la chaussée du Maine. A la fin du siècle, la Place Denfert-Rochereau est recomposée et monumentalisée.
Jusqu’à la Révolution, le territoire est encore peu urbanisé malgré le lotissement des abords de la route d’Orléans. Au début du XIXème siècle,

les emprises occupées par les ordres religieux mutent en établissements hospitaliers (Cochin et Port-Royal sur les terrains des Capucins et des Bénédictins) ou en cimetière (Montparnasse en lieu et place des Frères de la Charité). Par la suite, le Sud de l’arrondissement se lotit autour du Nouveau Village d’Orléans, du lotissement de Plaisance, du Village des Thermopyles et du Nouveau Village de la Chaussée du Maine.
 

L’actuel l4ème arrondissement naît en 1860 de l’annexion par la commune de territoires des communes comprises entre l’enceinte des Fermiers Généraux et les fortifications de Thiers (que longent les boulevards des Maréchaux et le Périphérique). Les Grands Travaux du Second Empire vont entraîner le. prolongement du boulevard de Montparnasse par celui de Port-Royal jusqu’aux Gobelins, ainsi que l’éclatement de la Place Denfert-Rochereau en boulevard Arago et en avenue du Parc Montsouris (actuelle avenue René Coty). Dans le même temps est livré le Parc Montsouris. l’Ouest.

La fin du XIXème siècle et la première moitié du XXème siècle seront une période de lente urbanisation s’appuyant sur le réseau viaire constitué. Le Sud connaît les plus importantes mutations avec la construction des hôpitaux Saint-Joseph, Broussais et Notre-Dame de Bon-Secours, tandis que la destruction de l’enceinte de Thiers permet de libérer des emprises vierges utilisées pour bâtir la ceinture d’immeubles HBM et la Cité Universitaire. La seconde moitié du XXème siècle voit s’implanter le boulevard périphérique, infrastructure routière qui établit une césure profonde et toujours vivace entre le l4ème et ses communes périphériques.

A cette époque se développent des barres HLM le long des voies SNCF du réseau Montparnasse (secteur Porte de Vanves et Raymond Losserand). Les années 1970 sont marquées par la percée du secteur Maine-Montparnasse (Gare, tour de bureaux et centre commercial). La décennie suivante voit débuter les travaux de rénovation du quartier Plaisance avec la création de la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) Guilleminot-Vercingérorix. Aujourd’hui, le l4ème apparaît densément urbanisé et les emprises exploitables pour des opérations de construction sont désormais peu nombreuses. On citera les perspectives que peut offrir le site de l’hôpital Broussais, ainsi que les ZAC (Zones d’Aménagement concerté) Didot et Alésia-Montsouris.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris – Partie 1.

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 2.

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 3.

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 4.

Le Quatorzième arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 4

Le Quatorzième arrondissement de Paris d'autrefois - Partie 4 dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui 7969-2

Paris XIVème arr.. Le boulevard Edgar-Quinet et l’entrée de la station de métro. 1938.

7996-13 dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui

Paris (XIVème arr.). La prison de la Santé, rue de la Santé. Janvier 1946.

8454-8

Paris XIVème arr.. La prison de la Santé, rue de la Santé.

8274-4

Paris XIVème arr.. Enfants au parc Montsouris. Vers 1890.

8376-1

Paris, le boulevard du Montparnasse, vers 1900. Photographie Neurdein.

9212-4 

Paris, XIVème siècle. Le boulevard du Montparnasse.

9175-2

L’entrée du Club des Socialistes révolutionnaires russes (S.R.). Paris, boulevard Arago (XIVème arr.), vers 1925.

10038-8

Paris (XIVème arrondissement). Rue Montsouris, vers 1907.

11227-18

Paris XIVème arr.. L’avenue d’Orléans et l’église Saint-Pierre-du-Petit-Montrouge (Emile Vaudremer architecte, fin du XIXème siècle). Vers 1890.

11227-19

Paris XIVème arr.. Kiosque à musique du parc Montsouris. Vers 1890.

11840-17

Paris. Parc Montsouris, vers 1925.

 

Histoire du Quatorzième arrondissement de Paris 

 

Le “Quatorzième” s’étend sur 562.1 hectares (9ème arrondissement de la capitale par sa superficie).

C’est un arrondissement modérément peuplé avec 132 822 habitants. Découle de ces données une densité brute moyenne de 23 554 habitants au km (l1ème densité de la capitale) située légèrement en dessous de la moyenne parisienne (24 430 habitants au km hors bois de Boulogne et de Vincennes).

Le relief est peu marqué et n’influe pas sur la physionomie de l’arrondissement. Il est constitué par un plateau qui descend progressivement vers la Seine tandis que la Vallée de la Bièvre et les coteaux de Vaugirard le limitent à l’Est et à l’Ouest.

Longtemps, le territoire de l’actuel 14ème arrondissement est resté peu urbanisé. C’était un lieu de transit, surtout emprunté par des hommes et des biens suivant le passage de l’axe historique Nord-Sud. Celui-ci épouse la voie romaine qui poursuivait le cardo maximus de la Lutèce romaine et reliait Paris à Orléans (actuelle rue du Faubourg Saint-Jacques prolongée par la rue de la Tombe-Issoire). La voie était également sillonnée par de nombreux fidèles partant en pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, ce qui explique l’implantation de plusieurs congrégations religieuses (Capucins, Bénédictins, Frères de la Charité) sur de vastes emprises.

Au XVIIIème siècle, le noyau urbain du Petit-Montrouge se forme autour de l’église Saint-Pierre de Montrouge située au croisement de la route d’Orléans (qui deviendra l’actuelle avenue du Général Leclerc) et de la chaussée du Maine. A la fin du siècle, la Place Denfert-Rochereau est recomposée et monumentalisée.
Jusqu’à la Révolution, le territoire est encore peu urbanisé malgré le lotissement des abords de la route d’Orléans. Au début du XIXème siècle,

les emprises occupées par les ordres religieux mutent en établissements hospitaliers (Cochin et Port-Royal sur les terrains des Capucins et des Bénédictins) ou en cimetière (Montparnasse en lieu et place des Frères de la Charité). Par la suite, le Sud de l’arrondissement se lotit autour du Nouveau Village d’Orléans, du lotissement de Plaisance, du Village des Thermopyles et du Nouveau Village de la Chaussée du Maine.
 

L’actuel l4ème arrondissement naît en 1860 de l’annexion par la commune de territoires des communes comprises entre l’enceinte des Fermiers Généraux et les fortifications de Thiers (que longent les boulevards des Maréchaux et le Périphérique). Les Grands Travaux du Second Empire vont entraîner le. prolongement du boulevard de Montparnasse par celui de Port-Royal jusqu’aux Gobelins, ainsi que l’éclatement de la Place Denfert-Rochereau en boulevard Arago et en avenue du Parc Montsouris (actuelle avenue René Coty). Dans le même temps est livré le Parc Montsouris. l’Ouest.

La fin du XIXème siècle et la première moitié du XXème siècle seront une période de lente urbanisation s’appuyant sur le réseau viaire constitué. Le Sud connaît les plus importantes mutations avec la construction des hôpitaux Saint-Joseph, Broussais et Notre-Dame de Bon-Secours, tandis que la destruction de l’enceinte de Thiers permet de libérer des emprises vierges utilisées pour bâtir la ceinture d’immeubles HBM et la Cité Universitaire. La seconde moitié du XXème siècle voit s’implanter le boulevard périphérique, infrastructure routière qui établit une césure profonde et toujours vivace entre le l4ème et ses communes périphériques.

A cette époque se développent des barres HLM le long des voies SNCF du réseau Montparnasse (secteur Porte de Vanves et Raymond Losserand). Les années 1970 sont marquées par la percée du secteur Maine-Montparnasse (Gare, tour de bureaux et centre commercial). La décennie suivante voit débuter les travaux de rénovation du quartier Plaisance avec la création de la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) Guilleminot-Vercingérorix. Aujourd’hui, le l4ème apparaît densément urbanisé et les emprises exploitables pour des opérations de construction sont désormais peu nombreuses. On citera les perspectives que peut offrir le site de l’hôpital Broussais, ainsi que les ZAC (Zones d’Aménagement concerté) Didot et Alésia-Montsouris.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris – Partie 1.

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 2.

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 3.

Le Quatorzième arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 3

Le Quatorzième arrondissement de Paris d'autrefois - Partie 3 dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui 3747-7

Paris XIVème arr., 102, boulevard du Montparnasse. Brasserie « La Coupole ».

7762-3 dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui

Paris VIème arr.. Le boulevard Montparnasse. Vers 1900.

4865-9

Terrasse du café « Le Dôme ». Paris, boulevard du Montparnasse (XIVème arr.).

10831-4

Le bar du café du Dôme. Paris, boulevard du Montparnasse.

4063-10

Paris XIVème arr., avenue Denfert-Rochereau. Ancien couvent de carmélites, vers 1890.

4116-1

Paris XIVème arr.. Vue panoramique prise de la barrière du Maine du côté des Invalides. Second Empire.

4784-19

Paris. L’observatoire en 1894

4826-7

Entrée de l’Observatoire de Paris. 1905.

4803-4

Paris, XIVème arr.. Le Boulevard Edgard Quinet vers 1890

6328-11

Paris VIème arr., 146, boulevard du Montparnasse. L’Académie du Caméléon, cabaret artistique et littéraire fondé en 1921 qui fut remplacé en novembre 1923 par la boîte de nuit « Le Jockey » animée par la chanteuse Kiki. Avril 1923.

7962-16

Paris XIVème arr., parc Montsouris. Le « Bardo », reproduction à une échelle réduite de la résidence d’été des beys de Tunis construite pour la section tunisienne de l’Exposition universelle de 1867, remontée dans le parc et détruite depuis dans un incendie.

 

Histoire du Quatorzième arrondissement de Paris 

 

Le “Quatorzième” s’étend sur 562.1 hectares (9ème arrondissement de la capitale par sa superficie).

C’est un arrondissement modérément peuplé avec 132 822 habitants. Découle de ces données une densité brute moyenne de 23 554 habitants au km (l1ème densité de la capitale) située légèrement en dessous de la moyenne parisienne (24 430 habitants au km hors bois de Boulogne et de Vincennes).

Le relief est peu marqué et n’influe pas sur la physionomie de l’arrondissement. Il est constitué par un plateau qui descend progressivement vers la Seine tandis que la Vallée de la Bièvre et les coteaux de Vaugirard le limitent à l’Est et à l’Ouest.

Longtemps, le territoire de l’actuel 14ème arrondissement est resté peu urbanisé. C’était un lieu de transit, surtout emprunté par des hommes et des biens suivant le passage de l’axe historique Nord-Sud. Celui-ci épouse la voie romaine qui poursuivait le cardo maximus de la Lutèce romaine et reliait Paris à Orléans (actuelle rue du Faubourg Saint-Jacques prolongée par la rue de la Tombe-Issoire). La voie était également sillonnée par de nombreux fidèles partant en pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, ce qui explique l’implantation de plusieurs congrégations religieuses (Capucins, Bénédictins, Frères de la Charité) sur de vastes emprises.

Au XVIIIème siècle, le noyau urbain du Petit-Montrouge se forme autour de l’église Saint-Pierre de Montrouge située au croisement de la route d’Orléans (qui deviendra l’actuelle avenue du Général Leclerc) et de la chaussée du Maine. A la fin du siècle, la Place Denfert-Rochereau est recomposée et monumentalisée.
Jusqu’à la Révolution, le territoire est encore peu urbanisé malgré le lotissement des abords de la route d’Orléans. Au début du XIXème siècle,

les emprises occupées par les ordres religieux mutent en établissements hospitaliers (Cochin et Port-Royal sur les terrains des Capucins et des Bénédictins) ou en cimetière (Montparnasse en lieu et place des Frères de la Charité). Par la suite, le Sud de l’arrondissement se lotit autour du Nouveau Village d’Orléans, du lotissement de Plaisance, du Village des Thermopyles et du Nouveau Village de la Chaussée du Maine.
 

L’actuel l4ème arrondissement naît en 1860 de l’annexion par la commune de territoires des communes comprises entre l’enceinte des Fermiers Généraux et les fortifications de Thiers (que longent les boulevards des Maréchaux et le Périphérique). Les Grands Travaux du Second Empire vont entraîner le. prolongement du boulevard de Montparnasse par celui de Port-Royal jusqu’aux Gobelins, ainsi que l’éclatement de la Place Denfert-Rochereau en boulevard Arago et en avenue du Parc Montsouris (actuelle avenue René Coty). Dans le même temps est livré le Parc Montsouris. l’Ouest.

La fin du XIXème siècle et la première moitié du XXème siècle seront une période de lente urbanisation s’appuyant sur le réseau viaire constitué. Le Sud connaît les plus importantes mutations avec la construction des hôpitaux Saint-Joseph, Broussais et Notre-Dame de Bon-Secours, tandis que la destruction de l’enceinte de Thiers permet de libérer des emprises vierges utilisées pour bâtir la ceinture d’immeubles HBM et la Cité Universitaire. La seconde moitié du XXème siècle voit s’implanter le boulevard périphérique, infrastructure routière qui établit une césure profonde et toujours vivace entre le l4ème et ses communes périphériques.

A cette époque se développent des barres HLM le long des voies SNCF du réseau Montparnasse (secteur Porte de Vanves et Raymond Losserand). Les années 1970 sont marquées par la percée du secteur Maine-Montparnasse (Gare, tour de bureaux et centre commercial). La décennie suivante voit débuter les travaux de rénovation du quartier Plaisance avec la création de la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) Guilleminot-Vercingérorix. Aujourd’hui, le l4ème apparaît densément urbanisé et les emprises exploitables pour des opérations de construction sont désormais peu nombreuses. On citera les perspectives que peut offrir le site de l’hôpital Broussais, ainsi que les ZAC (Zones d’Aménagement concerté) Didot et Alésia-Montsouris.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris – Partie 1.

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 2.

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