La Grande Aventure des Chrétiens d’Orient – Eglise Saint-Roch – Paris – 28 Novembre 2009 au 3 Janvier 2010

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Un parcours didactique et largement illustré pour découvrir la richesse et la diversité des Eglises et des Chrétiens d’Orient.

 

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Saint Jean-Baptiste, la décapitation ~ Icône Copte

 

 Le visiteur découvrira l’histoire de la naissance de l’Eglise à Jérusalem aux séparations et réconciliations avec l’Eglise de Rome ainsi que les traditions et rites : maronite, copte, melkite, syriaque, arménien, gréco-catholique, malabar et malankar…

 

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Saint-Maron

 

Une invitation à mieux connaître l’Oeuvre d’Orient et ses missions aux côtés des évêques, des prêtres et des communautés religieuses, du Moyen-Orient jusqu’en Inde, d’Ukraine en Ethiopie.

 

 

Saint-Joseph ~ Icône Melkite

 

Une exposition conçue par l’Oeuvre d’Orient avec l’aide de l’Ordinariat des Catholiques des Eglises orientales en France.

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Pour en savoir plus Sur: L’Oeuvre d’Orient.

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Histoire du Christianisme Oriental

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Le christianisme oriental est le christianisme tel qu’il s’est développé à partir des provinces orientales de l’Empire romain (Grèce, Proche-Orient, Égypte). Ces rites se sont notamment étendus au Moyen-Orient, en Europe orientale, en Arménie, en Inde du Sud, en Éthiopie… Il se caractérise (par opposition au christianisme occidental, notamment au catholicisme romain) par une organisation non centralisée, par la place de la culture et de la langue grecques et par la multiplicité des dénominations et des pratiques.

 

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Cathédrale Sainte-Sophie à Kiev, Ukraine

 

Le christianisme est né et s’est d’abord développé dans la partie orientale de l’Empire romain. À côté de Rome (qui fait remonter la fondation de son Église à l’apôtre Pierre), les villes de Jérusalem, d’Antioche et d’Alexandrie jouent le rôle de capitales ecclésiastiques. En 330, l’empereur Constantin Ier transfère la capitale de l’empire de Rome à Constantinople (rebaptisée Nea Roma ~ Nouvelle Rome), qui devient un grand foyer intellectuel. Le premier concile de Constantinople en 381 place le siège de Constantinople au second rang, juste après celui de Rome.

 

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Eglise Ethiopienne orthodoxe à Jérusalem

 

On aboutit alors à ce qui est connu sous le nom de Pentarchie : les cinq centres historiques de Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem (dans leur ordre de préséance et de primauté). En dehors de l’Empire romain, les chrétiens étaient libres de s’organiser en Églises indépendantes. Ce fut notamment le cas de l’Église arménienne et de l’Église géorgienne.

 

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Débat entre Catholiques d’Occident et d’Orient

 

 

L’Orient chrétien va ensuite connaître plusieurs controverses christologiques, ainsi que des crises et bouleversements idéologiques et politiques, qui expliquent la situation d’aujourd’hui.

  • 301 (ou 314) : Conversion de l’Arménie au christianisme. Ainsi, ce pays devient le premier pays officiellement chrétien.
  • 424 : Les Églises chrétiennes de l’Empire perse se proclament indépendantes, pour ne plus être soupçonnées de soutenir l’Empire romain.
  • 431 : Les thèses nestoriennes sont reconnues comme hérétiques au concile d’Éphèse.
  • 451 : Le concile de Chalcédoine proclame que l’unique personne du Christ est à la fois de nature divine et humaine. Ce dogme, accepté en Occident et par les populations hellénisées d’Orient (ainsi que par l’Église géorgienne), est rejeté par de nombreux chrétiens d’Orient. Ce schisme est à l’origine des Églises des trois conciles. On appellera chalcédoniens ou melkites le partisans des dogmes du concile et monophysites leurs opposants.
  • 484 : Les chrétiens de l’Empire perse adoptent le nestorianisme comme doctrine officielle (c’est l’origine des Églises des deux conciles et de l’Église catholique chaldéenne).
  • VIIe-VIIIe siècle : Trois des centres du christianisme oriental (Alexandrie, Antioche et Jérusalem) tombent aux mains des musulmans : il ne reste que Constantinople et Rome
  • 687 : L’Église maronite (chalcédonienne) rompt avec Constantinople.
  • IXe siècle : Évangélisation des peuples slaves orientaux (autour de Kiev) qui se rattachent à Constantinople plutôt qu’à Rome.
  • 1054  : Lors du grand schisme d’Orient ou schisme de Rome, Constantinople et Rome s’excommunient mutuellement. Les Églises restées en communion avec Constantinople constituent ce qui est appelé l’« Église orthodoxe » (Églises des sept conciles).
  • 1182 : L’Église maronite entre en communion avec Rome lors des croisades.
  • 1204 : Destruction de Constantinople par les armées croisées (catholiques romains).
  • 1439-1445 : Au concile de Florence, l’Église catholique décide d’accorder la liberté liturgique aux Églises d’Orient en échange de leur reconnaissance du pape.
  • 1453 : Prise de Constantinople par les Turcs ottomans musulmans qui la rebaptisent İstanbul.
  • 1551 : Rome réussit à faire reconnaître son autorité à certains fidèles de l’Église de Perse (Église catholique chaldéenne).
  • 1589 : Création du patriarchat de Moscou qui se proclame « troisième Rome » et nouveau centre de l’orthodoxie.
  • 1596 : Par l’union de Brest, une partie des orthodoxes ukrainiens s’unissent à Rome, tout en conservant leur rite byzantin. Ils forment la première communauté catholique orientale uniate.
  • XVIIe siècle : Grâce aux efforts des maronites, l’autorité de Rome est reconnue par une partie de l’Église orthodoxe d’Antioche (chalcédonienne), de l’Église syriaque orthodoxe (monophysite) et du catholicossat arménien de Cilicie (monophysite). Ainsi se créent les Églises grecque-catholique melkite, catholique syriaque et catholique arménienne.

 

La tendance des dernières décennies est celle d’une émigration des chrétiens des pays du Proche-et-Moyen-Orient vers l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord, l’Australie. Aujourd’hui, certaines Églises orientales peuvent pratiquement être considérées comme des « Églises en diaspora », à l’exemple de l’Église apostolique assyrienne de l’Orient dont le primat et la majorité des fidèles sont aujourd’hui installés en Occident.

 

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Religieux éthiopien

 

Ces départs de zones traditionnellement chrétiennes peuvent avoir différentes causes, économiques, politiques ou religieuses.

Les communautés une fois installées en Occident peuvent connaître des évolutions très diverses : de l’assimilation et la perte de l’identité culturelle et religieuse à la réaffirmation et au renouveau de cette identité.

 

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La fin de l’Union soviétique et de la domination russo-soviétique en Europe centrale et orientale a permis une nouvelle liberté religieuse et un renouveau des Églises orthodoxes et catholiques orientales dans cette région. Cela ne va pas sans situations conflictuelles.

La situation est particulièrement complexe en Ukraine avec notamment la restauration de l’Église grecque-catholique (qui avait été liquidée en 1946 au bénéfice de l’Église orthodoxe russe) et la création de plusieurs Églises orthodoxes. La tension est souvent vive du fait de conflits à propos d’attribution-restitution de lieux de culte. L’Église orthodoxe russe, pour qui l’Ukraine fait partie de son territoire canonique traditionnel et qui se considère comme étant la seule héritière légitime de l’ancienne Rus’ kievienne, suit cette évolution avec intérêt et préoccupation. Des évolutions similaires peuvent être observées en Biélorussie (où la liberté religieuse est très relative), en Moldavie et dans les pays baltes.

 

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La Russie elle-même connaît de nombreux débats et situations conflictuelles (rôle et positionnement de l’Église orthodoxe officielle et de ses dirigeants pendant la période soviétique, rapports avec l’Église orthodoxe russe hors frontières, développement de l’Église grecque-catholique russe, sortie de la clandestinité de l’« Église des catacombes », encadrement de la diaspora russe en Occident…).

 

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L’arrivée de nouveaux immigrés orientaux en provenance du Proche-et-Moyen-Orient ou d’Europe orientale a renforcé et renouvelé les communautés chrétiennes orientales déjà installées et souvent bien intégrées. Deux tendances sont perceptibles, notamment dans les communautés orthodoxes : garder et transmettre le patrimoine culturel et linguistique ou s’adapter à la nouvelle situation. On voit ainsi se multiplier les paroisses de langue française ou de langue anglaise. De même, on voit se développer des expériences d’occidentalisation rituelle. Enfin, toujours chez les orthodoxes, on perçoit une volonté de clarification juridictionnelle (organisation des Églises sur un principe « territorial » et non pas « national »).

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

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La Grande Aventure des Chrétiens d’Orient – Eglise Saint-Roch – 296, Rue Saint-Honoré – 75001 Paris – Métro Pyramides,Tuileries ou Palais-Royal - Du 28 Novembre 2009 au 3 Janvier 2010 - Tous les Jours de 11h à 18h sauf les Lundis, Le 25 Décembre 2009 ainsi que le 1er Janvier 2010 - Entrée Libre.

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A regarder:

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A lire:

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C’est une véritable encyclopédie, fruit d’un énorme travail fondé sur une documentation considérable, que nous livre
dans ce fort volume J.-P., Valognes, pseudonyme d’un agrégé d’histoire devenu diplomate et tenu au devoir de réserve.

Sont en effet présentées non seulement les différentes Églises chrétiennes d’Orient (coptes, éthiopienne, grecques, syriennes, maronite, chaldéennes, arméniennes, latines) dans leurs origines, leur évolution historique, dans leur situation actuelle, et aussi dans leurs structures et leurs différences dogmatiques, rituelles ou ecclésiologiques, mais encore les différentes communautés qui s’y rattachent (soit successivement : les chrétiens de Jordanie, du Liban, de Syrie, d’Irak, (l’Iran et de Turquie).

- Vie et Mort des Chrétiens d’Orient, des origines à nos jours par Jean-Pierre Valognes aux éditions Fayard – 974 pages – 40€

Louis XIV, l’homme et le Roi – Château de Versailles – 20 Octobre 2009 au 7 Février 2010

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L’exposition Louis XIV, l’homme et le roi rassemble plus de 300 oeuvres exceptionnelles provenant de collections du monde entier, et jamais réunies jusqu’à aujourd’hui. Peintures, sculptures, objets d’art, mobilier seront ainsi exposés. Ces chefs-d’oeuvre, pour certains jamais présentés en France depuis l’Ancien Régime, permettront au public de mieux connaître le célèbre monarque tant par ses goûts personnels que par son image publique.

 

 

 

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Louis XIV par Charles Lebrun

 

La richesse de l’image de Louis XIV est sans précédent dans l’histoire : Louis XIV est le Roi Soleil, c’est-à-dire Apollon en tant que divinité solaire. Façonnée par le souverain lui-même et ses conseillers, cette image évolue sans cesse pour épouser des figures obligées : le roi de guerre menant ses troupes, le roi mécène protecteur des arts, le roi très chrétien défenseur de l’Eglise, le roi de gloire, image const ruite pour la postérité. Cette gloire visible, allant jusqu’au mythe, qui se construit de son vivant, s’est fondée sur l’excellence des artistes, tels que Le Bernin, Girardon, Rigaud, Cucci, Gole, Van der Meulen, Coysevox qui s’appliquent à sublimer le portrait royal, et que l’exposition permettra de redécouvrir.
 

 

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Louis XIV – Anonyme

 

Roi protecteur des arts et roi collectionneur, il rivalisait avec les autres souverains d’Europe qui étaient de véritables connaisseurs. Bénéficiant de l’héritage de Mazarin, Louis XIV forme son goût au contact direct des artistes, et grâce aux relations personnelles qu’il établit aveceux : Le Brun et Mignard pour la peinture, Le Vau et Hardouin-Mansart pour l’architecture, Le Nôtre pour l’art des jardins, Lully pour la musique, Molière pour le théâtre. En rassemblant les oeuvres appréciées du Roi, un véritable portrait d’un amateur d’art passionné et d’un véritable homme de goût se dessine à travers joyaux, camées, médailles, miniatures, objets d’art, mais aussi tableaux et sculptures dont il aime s’entourer dans le Petit Appartement à Versailles.

 

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Louis XIV – 1666 – par Charles Lebrun

 

 

 

Biographie de Louis XIV

 

Louis XIV (1638-1715) – Hyacinthe Rigaud y Ros

Né à Saint-Germain-en-Laye en 1638, mort à Versailles en 1715, Louis XIV, dit Louis le Grand, est roi de France de 1643 à sa mort. Fils de Louis XIII et d’Anne d’Autriche, il a cinq ans à la mort de son père. Sa mère, devenue régente, confie la direction des affaires au cardinal Mazarin. De 1643 à 1648, il vit au Palais-Royal, puis, après avoir été obligé de fuir avec sa famille à Saint-Germain, en 1649, il mène la vie errante de la cour pendant la Fronde. Mazarin surveille son éducation et le fait entrer très tôt au Conseil royal. Sacré à Reims le 7 juin 1754, il épouse en 1660 Marie-Thérèse d’Autriche, fille de Philippe IV d’Espagne, et se met à gouverner seul à partir de 1661, après la mort de Mazarin.

 

 

 

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Louis XIV par Pierre Mignard

Homme équilibré, réfléchi, maître de lui, Louis XIV est prudent et travaille de façon assidue ; mais il est orgueilleux, imbu de la nature divine de son pouvoir, persuadé d’être infaillible et ne craint pas d’afficher ses maîtresses attitrées, qui sont nombreuses, sans compter celles qui ne sont qu’occasionnelles ; devenu veuf en 1683, il épouse en secrètes noces Madame de Maintenon. Son premier acte d’autorité, en 1661, est le renvoi du ministre Fouquet ; par la suite, il sait s’entourer d’hommes capables : Colbert, par exemple, met de l’ordre dans les finances, développe le commerce ainsi que l’industrie, et Vauban consolide les frontières du nord.

 

 

 

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Louis XIV, Roi de France et de Navarre (1638-1715) – Charles Lebrun

En 1682, il quitte Saint-Germain et s’installe à Versailles, symbole de sa vanité et de son désir de grandeur, qui le pousse à s’opposer à la papauté, à révoquer l’Édit de Nantes qui accordait la liberté du culte aux protestants, à revendiquer le Palatinat, et à concurrencer commercialement l’Angleterre et la Hollande sans craindre de déclencher une guerre avec ces deux puissances. À partir de 1697, qui marque la fin de la guerre citée précédemment, les difficultés financières, politiques, militaires et religieuses s’accumulent sur le pays, d’autant plus qu’il l’engage dans la guerre de succession d’Espagne, qui achève de ruiner le royaume, dont la situation est catastrophique quand il meurt, en 1715.

 

 

 

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 Louis XIV, roi de France et de Navarre (1638-1715) – Ecole de Pierre Mignard
 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

- Louis XIV, l’homme et le Roi – Château de Versailles – Place d’Armes – 78000 Versailles – RER C depuis Paris, arrivée en gare de Versailles rive gauche – Trains SNCF, Arrivée en gare de Versailles Chantiers depuis Paris Montparnasse, Arrivée en gare de Versailles Rive droite depuis Paris Saint Lazare – Horaires sur www.transilien.com - En voiture, Autoroute A13 sortie Versailles Château, Stationnement des voitures (stationnement payant) Cartes de la place d’armes, allée de Bailly, Grand Trianon et Petit Trianon – Du 20 Octobre 2009 au 7 Février 2010 - Château: Tous les jours sauf le lundi de 9h00 à 17h30 dernière admission : 17h00 – Châteaux de Trianon et Domaine de Marie-Antoinette: Tous les jours sauf le lundi de 12h00 à 17h30, dernière admission : 17h00. Fermeture des caisses 16h50 – Jardin et Parc: Tous les jours de 8h00-18h00
- Tarifs: Plein: 15€, Réduit: 11.50€ ( Sur Place à partir de 15h00).

A regarder:

 

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A lire:

 

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L’image du roi, façonnée par le souverain et son entourage, devint plus que jamais sous Louis XIV un enjeu d’importance. Matière vivante sans cesse transformée, elle précisa peu à peu les contours subtils d’un portrait symbolique. Et tous les arts furent mis à contribution. Non content de favoriser leur développement à l’instar des autres souverains d’Europe, Louis XIV fut un collectionneur averti. Son propre goût se forma au contact d’artistes de grand talent et rivalisant d’excellence, qu’il s’agisse de Charles Le Brun, Jules Hardouin-Mansart, André Le Nôtre ou Jean-Baptiste Lully. De cette époque de faste et de magnificence restent aujourd’hui des chefs-d’oeuvre que cet ouvrage permet de réunir. Joyaux, camées, médailles, tableaux, sculptures, objets d’art, ce sont les fleurons des collections royales qui témoignent du goût personnel du monarque. Louis XIV fut animé du souci de porter les arts à leur plus haut degré de perfection. Son image n’en ressort à quelques siècles de là qu’avec plus d’éclat.

- Louis XIV, l’homme et le Roi par de Nicolas Milovanovic et Alexandre Maral aux éditions Flammarion – 431 pages - 49€

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Ce livre est autre chose qu’une biographie classique. C’est tout le règne qu’il embrasse dans une vision générale de la société du Grand Siècle, renouvelant le sujet, mettant à mal bien des clichés et des vieilles lunes grâce à une documentation considérable, dont de nombreuses études étrangères peu accessibles, grâce tout autant à une analyse remarquable, originale, juste, du pouvoir, de ses serviteurs, de ses moyens d’action et de propagande, de sa grandeur, mais aussi de ses limites et de ses contradictions. Alliant la recherche, la vie, l’intelligence de la réflexion, la clarté, la qualité de l’expression et du style, Jean-Christian Petitfils a écrit un riche et grand Louis XIV, que l’Académie française a couronné de son Grand Prix de la biographie (histoire).

- Louis XIV par Jean-Christian Petitfils aux éditions Librairie Académique Perrin – 775 pages – 12€

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Voici l’ouvrage qui vous propose de suivre le Roi-Soleil, au jour le jour, de sa naissance à sa mort. Christophe Levantal a dépouillé les quatre-vingt mille pages de la Gazette de Théophraste Renaudot entre le début de 1638 et la fin de 1715, en a extrait tout ce qui se rapportait au Roi, à ses initiatives, décisions et actions, déplacements, entrevues et rencontres. Il présente le résultat de sa collecte dans des notices chronologiques concises, accompagnées de références précises et enrichies de plus de huit mille notes, tirées non seulement des principaux mémoires de l’époque, mais aussi de sources manuscrites inédites. L’ensemble est complété par un index de près de vingt mille entrées. Cette somme sans précédent est et restera l’instrument de travail indispensable aux historiens de la Cour et du règne de Louis XIV. Aux amateurs, aux passionnés du Grand Siècle, aux curieux, aux poètes, elle offre un très précieux guide à travers Versailles, ses acteurs et ses fastes.

- Louis XIV, Chronologie d’un règne par Christophe Levantal aux éditions Infolio – 1054 pages ( Coffret de deux volumes) – 65€

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Connaît-on vraiment Louis XIV, l’homme Louis XIV ? Derrière les fastes versaillais et les portraits immortalisant la majesté du Roi-Soleil, se cache une réalité bien différente. Louis Dieudonné de Bourbon était un homme comme les autres, notamment au niveau physique. Si une tradition immémoriale lui attribue une santé exceptionnelle, c’est oublier la longue chronologie des maux qui l’ont indisposé dès son enfance et ce jusqu’à une vieillesse passée en chaise roulante dans les jardins de Versailles. Grâce à l’exceptionnel Journal de santé qu’ont tenu ses médecins et aux témoignages de nombreux courtisans, on a pu reconstituer l’histoire vivante de la santé du souverain qui a eu le règne le plus long et sans doute le plus marqué par la maladie. Goutte, fistule anale, furoncle, indigestions, migraines et bien d’autres pathologies ont ponctué la vie de ce client de choix pour les médecins de la cour. Garants de la santé de Louis XIV, les spécialistes de la saignée et du clystère ont accompagné leur patient dans une aventure scientifique et humaine hors du commun. Au quotidien, la vie du monarque était partagée entre le souci de l’Etat et celui de sa propre préservation : d’où un équilibre instable entre banquets gargantuesques et menus allégés, entre affaires sérieuses et escapades horticoles, entre prouesses physiques et repos forcés. Quand l’équilibre était rompu, quand le corps reprenait ses droits sur l’étiquette, l’information ne tardait pas à parcourir le royaume et même à franchir les frontières. De là, la monarchie s’est évertuée à célébrer avec trompettes et feux d’artifices les guérisons du roi. Voilà sans doute de quoi faire taire les rumeurs. De ces fêtes somptueuses s’est dégagée l’image d’un prince stoïque que rien ou presque ne pouvait atteindre : en 1686, à peine opéré de sa fistule à l’anus, Louis tient conseil dans son lit de souffrance. Artistes et poètes s’en souviendront longtemps. Mais l’image est peut-être trop belle pour être vraie… A mi-chemin entre microhistoire, médecine et anthropologie, cette biohistoire de Louis XIV raconte la simple vie d’un homme dont le destin fut aussi exceptionnel que banal.

- La Santé de Louis XIV, une Biohistoire du Roi-Soleil par Stanis Perez aux éditions Editions Champ Vallon – 406 pages – 26€

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Longtemps, lorsque les historiens se sont penchés sur ce que Voltaire a nommé le Siècle de Louis XIV, ils n’ont accordé d’intérêt qu’au Roi-Soleil, à sa cour, à sa politique. Pierre Goubert a été de ceux qui, dès les années cinquante, ont au contraire voulu connaître les humbles, les anonymes, cette population qu’il a étudiée dans Louis XIV et vingt millions de Français, sans pour autant ignorer leurs rapports avec les classes dominantes. Les études qui composent ce recueil, très souvent inédites, ont été rédigées au fil de plus d’un demi-siècle de recherches. Rassemblées, elles offrent un panorama complet de la société française du XVIIe siècle. La première partie résume et complète la thèse fondamentale de l’auteur consacrée au Beauvaisis. On y rencontre les paysans, bien sûr, mais aussi les marchands, les riches, les nobles. La seconde partie est consacrée à Louis XIV, son rôle, son règne, son image. Dans un style clair, cet ouvrage offre une vue globale et originale du Grand Siècle, dans toute sa profondeur, mais aussi une synthèse des travaux d’un des plus grands représentants de l’École des annales. –Thomas Ferrier –Ce texte fait référence à l’édition Broché .

Le Siècle de Louis XIV : créée par Voltaire qui y saluait une excellence culturelle, l’expression a connu une certaine fortune. D’autres écrivains, après lui, ont préféré louer la gloire militaire, les succès économiques ou l’impressionnant triomphe de l’absolutisme. Cet ouvrage de Pierre Goubert met en lumière le siècle de Louis XIV dans son épaisseur, ses diversités, ses contradictions et ses évolutions. Tout d’abord les  » vingt millions de Français « , le plus souvent paysans ou vivant de la terre (80% de la population), tout proches du  » petit peuple  » de la ville, avec qui ils subissent sans joie une tutelle envahissante. Puis la société des  » dominants  » – hommes d’Eglise et nobles, gens de justice, d’armes, d’argent – qui agissent, s’enrichissent, se pavanent et s’illustrent au nom du roi. Enfin Louis XIV et son  » gouvernement « , ses choix stratégiques, ses alliances politiques et financières, son rôle et, surtout, son image. Par-delà les siècles qui nous séparent de lui, le Grand Roi ne cesse de séduire, de surprendre ou d’irriter… Tel un puzzle, cet ouvrage est constitué d’un ensemble de textes, certains anciens, d’autres tout récents, le plus souvent inconnus. Ils construisent ensemble le tableau vivant et mouvant d’une société qu’ils ressuscitent et qui n’a peut-être pas complètement disparu.

- Le Siècle de Louis XIV par Pierre Goubert aux éditions Livre de Poche – 441 pages – 7.60€

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Saint-Simon, qui les détestait, comparait les valets de Louis XIV à  » ces puissants affranchis des empereurs romains, à qui le sénat et les grands de l’empire faisaient leur cour « . A la fin du XVIIe siècle, on compte quatre Premiers valets de chambre et trente-deux valets de chambre ordinaires. Les historiens ne se sont guère intéressés à ces serviteurs royaux qui, seuls pourtant, ont le privilège d’entrer à tout moment dans les appartements du roi, de coucher dans la chambre même du maître, d’être auprès de lui dans toutes les circonstances de l’existence. Qui connaît les noms de Bontemps, Nyert, Blouin, La Porte, que même Colbert, Louvois et autres traitent avec ménagement ? La plupart d’entre eux ont servi quotidiennement le roi pendant plus de vingt ans, et leur fils après eux. Mathieu Da Vinha, à force de lecture de mémoires et d’archives, a reconstitué l’origine, l’itinéraire, l’ascension, l’enrichissement des valets de chambre. Il les décrit dans l’exercice de leurs fonctions, démonte leurs stratégies familiales, analyse la nature de leurs relations, très étroites, avec le roi. Voici la découverte d’un sous-continent inconnu du palais et de la cour de Versailles au Grand Siècle.

- Les Valets de chambre de Louis XIV par Mathieu Da Vinha aux éditions Librairie Académique Perrin – 515 pages – 24.50€

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Amies, amantes ou alliées, la liste est longue des femmes qui traversèrent la vie du Roi-Soleil. Anne d’Autriche, sa mère, lui apprit le métier de roi. Marie-Thérèse, son épouse, lui donna un dauphin. Ses maîtresses, nombreuses, participèrent à sa gloire ; Mme de Maintenon et la duchesse de Bourgogne illuminèrent et soutinrent sa vieillesse. Raconter la vie de Louis XIV sous un angle inédit, celui des femmes qui le côtoyèrent : telle est l’ambition d’Antonia Fraser. À la frontière de la sphère publique et de la sphère privée, elle révèle une petite histoire parallèle à la grande : les amours brisées de Louis et de Marie Mancini, les rivalités entre les favorites Louise et Athénaïs, la complicité qui lia le monarque à sa belle- soeur Henriette d’Angleterre se déroulent sur le fond des grands événements du siècle. De la Fronde à la construction de Versailles, de la mort de Mazarin aux guerres contre l’Espagne, l’Angleterre et l’Autriche, le récit des soixante-douze années de règne du Roi-Soleil prend, sous la plume alerte de l’historienne anglaise, une coloration nouvelle.

- Les Femmes dans la vie de Louis XIV par Antonia Fraser aux éditions Flammarion ( Collection Champs Histoire ) – 552 pages – 12€

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Versailles, prodigieux décor de pierre, d’or, d’eau et de verdure, domaine enchanté d’harmonie et de majesté, est l’œuvre personnelle d’un seul homme, à la fois grand artiste et grand décorateur : Louis XIV. C’est le fruit de sa volonté, de sa constance, de sa patience. Résistant aux critiques des sceptiques, c’est lui, en effet, qui a transformé le modeste château de son père Louis XIII en l’un des plus merveilleux palais du monde, lui qui a tout décidé, tout organisé, veillant attentivement à chaque détail, même s’il a été assisté d’illustres architectes. En 1682, sans attendre la fin des travaux, il s’y fixe à demeure, entraînant avec lui, dans ce qui devient alors une gigantesque ruche de pierre, le gouvernement de l’Etat et la société de cour. A travers cinquante Belles Histoires, Jean-Christian Petitfils nous ouvre les portes de cette éclatante réussite architecturale au Grand Siècle. Des somptueuses fêtes de la Cour aux heures sombres du règne, sans oublier les détails pittoresques de la vie quotidienne, c’est le Versailles du Roi-Soleil dans son ensemble – chef-d’œuvre de l’art classique et gloire immortelle de la France – qui se trouve ici évoqué d’une plume vivante et agréable.

- Versailles, la passion de Louis XIV par Jean-Christian Petitfils aux éditions Timée-Editions – 141 pages – 13.50€

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Avec une introduction et des commentaires de Pierre Arizzoli-Clémentel, Directeur honoraire du musée du Château de Versailles et des Trianons, cet ouvrage permet de découvrir les jardins de Versailles tels qu’ils avaient été conçus par André Le Nôtre, et avant les modifications qui altérèrent ultérieurement leur dessin. Il présente ainsi, l’ensemble des plans levés en 1720) par Jean Chaulourier (1679-1757) pour le duc d’Antin, surintendant des Bâtiments du roi, et convie le lecteur à découvrir le château et les jardins dans l’état où Louis XIV les avait quittés. On y retrouve les parterres et les bosquets, les jardins potagers et fruitiers, les fontaines et le parcours du Labyrinthe, la grande pièce d’eau de l’Ile royale, la Bassin d’Apollon et le bosquet de l’Arc de Triomphe dans leur état premier, avant les modifications apportées sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI. Complétées par des gravures de la fin du XVIe siècle, d’Adam Pérelle, ces illustrations représentent le témoignage le plus complet sur l’incomparable chef-d’oeuvre du Roi Soleil, oeuvre emblématique du génie classique français, miraculeusement préservé. Universellement admirés et imités, les jardins du château de Louis XIV illustrent fidèlement l’ampleur du génie d’André Le Nôtre. La création du parc de Versailles lui permet de laisser libre cours à son talent avec une richesse et un faste qui s’accordent parfaitement au dessein de Louis XIV. L’agencement des éléments traditionnels s’y trouve repensé avec une science et une harmonie nouvelles, et cela pour le but de provoquer l’émerveillement ou de forcer l’admiration. Cet album élégant permet au lecteur de redécouvrir la création de Le Nôtre et de Louis XIV à Versailles, et plus largement l’un des plus fascinants jardins à la française.

- Les Jardins de Louis XIV à Versailles par Pierre Arizzoli-Clémentel aux éditions Gourcuff Gradenigo – 157 pages – 19€

Les Cathédrales en héritage – Domaine National du Palais-Royal – Paris – 18 Septembre au 31 Décembre 2009

Les Cathédrales en héritage - Domaine National du Palais-Royal - Paris - 18 Septembre au 31 Décembre 2009 dans EXPOSITIONS

 

Cette exposition se situe sur la palissade du chantier de restauration de la galerie d’Orléans au Palais Royal. C’est une invitation à découvrir en images une aventure qui a mobilisé architectes, artistes et artisans durant des siècles et qui tient aujourd’hui une place essentielle dans notre mémoire collective. Les amateurs d’architecture et de patrimoine religieux pourront suivre un parcours exceptionnel sur ces édifices majestueux qui ont su traverser le temps grâce au savoir-faire des métiers du patrimoine.
Elle s’inscrit dans le plan de relance voulu par le Président de la République et met l’accent sur les corps de métiers spécialisés, souvent ignorés du grand public, qui œuvrent à l’entretien et à la restauration de ces grands vaisseaux de pierre.

A travers cette politique de soutien au patrimoine national sont réaffirmés la place et l’éclat des cathédrales dans notre paysage urbain et mémoriel : la cathédrale attire le regard et marque les esprits. C’est ce qui illustre cette exposition en vous emmenant à travers la France, de Quimper à Bayonne, en passant par Albi, Autun ou encore Strasbourg.

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

Les Cathédrales en héritage – Domaine national du Palais-Royal – Galerie d’Orléans ( Exposition sur palissades dans la Cour d’Honneur en extérieur ) - 6, Rue Montpensier ou par la Place Colette- 75001 Paris – Tél: 01.47.03.92.16 – Métro : Ligne 1, 7 ou 14 – Bus : lignes 21, 27, 39, 48, 69, 72, 81, 95 et balabus – Du 18 Septembre au 31 Décembre 2009 - Entrée libre.

A lire:

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Prodigieux témoins de la ferveur des hommes et prouesse artistiques et techniques, les cathédrales défient le temps et les générations, fabuleux vaisseaux de pierre ancrés dans nos villes avec leurs vertigineuses flèches, leurs nefs monumentales, leurs ornements infiniment travaillés comme une véritable dentelle de pierre. Ce livre, très richement illustré, rend un hommage à cet héritage transcendant des générations passées.

- Magnifiques Cathédrales de Francepar Elsa nadal et Sylvain Sonnet aux éditions Déclics – 30€

 A regarder aussi:

 

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Charles Marville – Paris photographié au temps d’Haussmann, Portrait d’une ville en mutation – Du 1er au 27 Septembre 2009 – Louvre des Antiquaires – Paris

Charles Marville - Paris photographié au temps d'Haussmann, Portrait d'une ville en mutation - Du 1er au 27 Septembre 2009 - Louvre des Antiquaires - Paris dans EXPOSITIONS 3745040175_4682c14520_o

 

Nous connaissons tous le Paris Haussmannien, mais les images d’avant sa transformation sont beaucoup plus rares. Charles Malville a été « le photographe de la Ville de Paris » à partir de 1862.

 

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Rue des Marmousets par la rue Saint-Landry Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville

 

C’est grâce à lui que nous pouvons voir la ville d’avant, le percement de l’avenue de l’Opéra, la Bièvre, la petite rivière qui traversait la ville… Des images à revoir pendant cette exposition.

 

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Rue du Cygne, Rue Mondatour, Paris – 1865 – Crédit Photo: © Charles Marville

 

Paris, au milieu du 19ème siècle. Sous l’impulsion de Napoléon III et de son préfet le baron Haussmann, 120.000 logements vétustes sont détruits, remplacés par 320.000 appartements neufs représentant 34.000 immeubles qui bordent 300 kilomètres de voies nouvelles.

 

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Rue Basse des Ursins Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville

 

 C’est alors que nait le bâtiment de Hôtel du Louvre qui abrite aujourd’hui le Louvre des Antiquaires… et cette exposition !

 

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Crédit Photo: © Charles Marville

A travers une trentaine de clichés de Charles Marville, l’exposition nous plonge au cœur du Second Empire, dans un Paris bouleversé par les gigantesques travaux d’urbanisation entrepris par le baron Haussmann en vue de moderniser la capitale.

 

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 Rue des Bourdonnais Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville
 

 

 Engagé par l’Administration des Travaux Historiques, Charles Marville est chargé d’immortaliser les rues appelées à disparaître pour le compte de la Ville.

 

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Rue Vieille-du-Temple Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville
 

 

 Entre 1854 et 1878, il prend des centaines de clichés qui révèlent le tracé sinueux de la voie et l’état d’insalubrité des quartiers à démolir.

 

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Rue Maitre Albert Paris -1858 – Crédit Photo: © Charles Marville

 

Des Halles centrales de Baltard en passant par le nouveau tracé de l’avenue de l’Opéra et la construction de la place du Carrousel, les photographies sélectionnées par Patrice de Moncan témoignent de ce que fut l’ancien visage du quartier du Louvre des Antiquaires.

 

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Rue Descartes par la Rue Mouffetard Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville

 

La technique photographique de cette époque ne permettant pas encore de capturer le mouvement, les clichés de Charles Marville montrent un Paris fantomatique et désert.

 

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Immeuble, Avenue de l’Opéra Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville
 

 Mais en y regardant de plus près, on devine pourtant de mystérieuses traînées blanchâtres, sorte d’ectoplasmes…

 

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Rivière la Bièvre, au fond la rue des Gobelins Paris -1858 – Crédit Photo: © Charles Marville
 

 Ces ombres blanchâtres et étirées sont en réalité la trace des voitures et des passants dans les rues alors  effervescentes de Paris!

 

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Rue des Bourdonnais Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville
 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

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 Rue Fresnel vu de l’impasse de Versailles Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville
 

- Paris photographié au temps d’Haussmann » – Portrait d’une ville en mutation – Du 1er au 27 Septembre 2009 - Louvre des Antiquaires – 2, Place Palais Royal – 75001 Paris - Tél: 01.42.97.27.27‎ – Tous les jours sauf le Lundi de 11h à 19h – Entrée Libre

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Le Paris du Baron Haussmann

 

Au milieu du XIXe siècle, Paris se présente à peu près sous le même aspect qu’au Moyen Âge : les rues y sont encore sombres, étroites et insalubres. Lors de son séjour en Angleterre (1846-1848), Napoléon III avait été fortement impressionné par Londres : il est vrai que la reconstruction de la capitale anglaise suite à l’incendie de 1666 avait fait de cette ville une référence en matière d’hygiène et d’urbanisme ; et l’empereur voulait faire de Paris une ville aussi prestigieuse que Londres ; ce sera le point de départ de l’action du nouveau préfet.

L’idée maîtresse des travaux est une meilleure circulation de l’air et des hommes, en adéquation avec les théories hygiénistes, héritées des « Lumières » et qui sont alors en plein essor, mais aussi en réaction à l’épidémie de choléra de 1832. Un autre objectif, moins avoué, est de maîtriser d’éventuels soulèvements populaires, en souvenir de ceux de 1830 et 1848. Cette campagne sera intitulée « Paris embellie, Paris agrandie, Paris assainie ».

Haussmann a l’obsession de la ligne droite, ce que l’on a appelé le « culte de l’axe » au XVIIe siècle. Pour cela, il est prêt à amputer des espaces structurants comme le jardin du Luxembourg mais aussi à démolir certains bâtiments comme le marché des Innocents ou l’église Saint-Benoit. Des boulevards et avenues sont percés de la place du Trône à la place de l’Étoile, de la gare de l’Est à l’Observatoire. Haussmann donne également aux Champs-Élysées leur visage d’aujourd’hui.

Dans le but d’améliorer l’hygiène, par une meilleure qualité de l’air, suivant les recommandations de son prédécesseur le préfet Rambuteau, il aménage un certain nombre de parcs et jardins : ainsi sont créés, outre de nombreux squares, le parc Montsouris ou encore le parc des Buttes-Chaumont. D’autres espaces déjà existants sont transformés et passent du statut d’espaces verts à celui de hauts lieux voués à la promenade (c’est le cas des bois de Vincennes et Boulogne).

Des règlements imposent des normes très strictes quant à la hauteur et au style architectural des édifices. L’immeuble de rapport et l’hôtel particulier s’imposent comme modèles de référence. Les immeubles se ressemblent tous : c’est l’esthétique du rationnel.

Afin de mettre en valeur les monuments nouveaux ou anciens, il met en scène de vastes perspectives sous forme d’avenues ou de vastes places. L’exemple le plus représentatif est la place de l’Étoile d’où partent douze avenues dont la plus célèbre de toutes : l’avenue des Champs-Élysées. Il souhaite aussi créer des églises, afin d’influencer la population sur les progrès de l’industrialisation. Car à cette époque l’église et l’État sont très liés.

Il crée en parallèle, avec l’ingénieur Belgrand, des circuits d’adduction d’eau et un réseau moderne d’égouts, puis lance la construction de théâtres (Théâtre de la Ville et Théâtre du Châtelet), ainsi que deux gares (Gare de Lyon et Gare de l’Est).

Des communes limitrophes de Paris, comme La Chapelle, Montmartre, Auteuil ou encore Passy, seront annexées à la capitale.

Cette transformation a un coût très élevé, puisque Napoléon III souscrit un prêt de 250 millions de francs en 1865, et un autre de 260 millions de francs en 1869.

Au total, on estime que les travaux du baron Haussmann ont modifié Paris à 60 %…

Haussmann a su aussi propager son savoir-faire dans les différentes régions françaises sous le Second Empire et le début de la Troisième République. Les villes les plus influencées sont Rouen qui, avec sa transformation va perdre plus de 500 maisons et deux églises, mais aussi Bordeaux, Toulouse, Avignon, Toulon, Lyon et Marseille qui est l’une des villes dont la physionomie a le plus changé.

 

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La biographie du baron Haussmann, né en 1809 et mort 1891, appelé à Paris en 1853 pour être limogé en 1870. Pur produit de son temps, il se campe solidement au point de rencontre du capitalisme industriel alors en plein essor et de l’autocratie dont, en France, le Second Empire fut l’ultime avatar.

Haussmann (1809-1891), c’est Paris. Haussmanniser, c’est percer, aérer, éclairer, désengorger… Mais, au fond, que sait-on du « grand homme » du Second Empire?Ce livre analyse l’oeuvre du « préfet éventreur », quitte, du reste, à lui en contester, preuves à l’appui, la paternité. Il sonde encore l’âme de cet ambitieux qui semble n’avoir vécu pleinement que les dix-sept années de sa magistrature parisienne, et qui, pour le reste, se conduisit en parfait décalage avec l’image qu’il a laissée de lui-même. Fort d’un minutieux travail d’enquête, il met enfin en lumière les rapports orageux qu’Haussmann a entretenus avec l’entourage de l’Empereur, et le cruel processus d’isolement qui en a découlé. En définitive, la question n’est plus de discerner en lui un bienfaiteur ou un fléau, un visionnaire ou un technocrate, mais bien celle-ci : Haussmann ou un autre, cela aurait-il changé quelque chose ?
- Haussmann, Georges-Eugène, préfet-baron de la Seine (essai) par Nicolas Chaudun aux éditions Actes Sud – 279 pages – 25€

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