Cinéma en plein air à la Villette 2008 – Le programme complet et détaillé!

 Cinéma en plein air à la Villette 2008 - Le programme complet et détaillé! dans Evenementiel 477-1

 

 

Les spectateurs vont pouvoir voir, revoir ou découvrir des films sur le thème « Ava, Rita, Gina… les étoiles ne meurent jamais ». 30 soirées durant, Ava Gardner, Rita Hayworth, Gina Lollobrigida, Marlène Dietrich, Clint Eastwood, Al Pacino mais aussi Jackie Chan, Samia Gamal, Alain Delon ou Amitabh Bachchan nous entraîneront dans leurs aventures.

Sur l’écran gonflable de 32m de base sur 18,50m de hauteur, suspens, aventure, émotion, humour et convivialité sont au rendez-vous chaque soir, pour rêver, rire, pleurer ou frissonner à la belle étoile.

Cette année, le Cinéma en plein air est parrainé par une étoile en devenir, l’actrice Hafsia Herzi, tout juste auréolée de son César du Meilleur espoir féminin pour son interprétation dans La graine et le mulet d’Abdellatif Kechiche.

En voici le programme complet,

Mardi 15 juillet  CINE - CONCERT

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Louise Brooks
Loulou Georg Wilhelm Pabst
1929, 1h44 (Allemagne)

Création musicale et interprétation
« Accompagnement musical EYA a écrit et interprète une musique aux accents funk, jazz et  électro, résolument moderne dans le respect de la force tragique et émotionnelle de cet immense chef d’oeuvre de Pabst. »

« Composition et interprétation EYA : Airelle Besson (trompette, violon), Yonnel Diaz (saxos) et Emmanuel David (claviers) Interprétation Siegfried Courteau (percussions), Éric Boffel (guitare) et Julien Reyboz (sonorisation) Production La girafe »

Synopsis: Loulou est une jeune femme qui ne s’encombre d’aucun préjugé et vit pour l’amour et le plaisir. Elle est la maîtresse de plusieurs hommes, dont elle fait le malheur à tour de rôle.

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Mercredi 16 juillet

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Toshirô Mifune
Rashomon Akira Kurosawa
1950, 1h28 (Japon)

Synopsis: Un paysan vient s’abriter d’une pluie torrentielle sous une vieille porte délabrée où se sèchent déjà deux hommes, un bûcheron et un prêtre. Le bûcheron semble ne rien comprendre à une affaire à laquelle ils ont été mêlés bien malgré eux. Tandis que le paysan fait du feu, le bûcheron commence à raconter l’étrange mystère…Un samouraï aurait été assassiné et sa femme violée ; lors du procès quatre témoins et/ou intervenants du drame (le bûcheron, le prêtre, l’accusé et la femme violée) ainsi que l’esprit du guerrier (à travers un médium) vont donner leur version des faits qui toutes seront contradictoires…

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Jeudi 17 juillet

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Greta Garbo
Ninotchka Ernst Lubitsch
1939, 1h50 (États-Unis)
Synopsis: Trois agents soviétiques du Russian Board of Trade, Iranoff, Buljanoff et Kopalski, sont envoyés à Paris pour vendre des bijoux, 40 pièces confisquées aux aristocrates pendant la révolution russe. Ils y rencontrent le comte Léon d’Algout, mandaté par la Grande Duchesse Swana qui souhaite récupérer ses bijoux présents dans le lot. L’URSS envoie alors une envoyée spéciale fidèle au dogme communiste pour remettre les trois hommes dans le droit chemin, Ninotchka Yakouchova. Rigide et dure, elle arrive à Paris avec l’intention de mener la vente à bien et de ramener les trois hommes en Russie. Le comte Léon d’Algout, d’abord décidé à la combattre par tous les moyens, tombe amoureux d’elle et tente de la faire succomber au charme parisien.

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Vendredi 18 juillet

Samia Gamal et Farid El Atrache
C’est toi que j’aime Ahmed Badrakhan
1949, 1h42 (Égypte)

Synopsis: Mounir, qui est télégraphiste, rencontre une danseuse nommée Nadia dont il tombe vite amoureux. Quelques jours plus tard, il la surprendra dans les bras de son meilleur ami…

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Samedi 19 juillet

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Robert De Niro
et Sharon Stone

Casino Martin Scorsese
1995, 2h59, int. – 12 ans (États-Unis)

Synopsis: Dans les années 1970, Sam « Ace » Rothstein est envoyé à Las Vegas par la mafia pour diriger l’hôtel-casino Tangiers, financé en sous-main par le puissant syndicat des camionneurs. Il a un contrôle absolu de toutes les affaires courantes, et gère d’une main de fer cette «terre promise», tandis que l’argent coule à flots. Le Tangiers est l’un des casinos les plus prospères de la ville et Ace est devenu le grand manitou de Vegas, secondé par son ami d’enfance, Nicky Santoro. Mais celui-ci va peu à peu prendre ses distances pour s’engager dans un chemin plus sombre et criminel. Impitoyable avec les tricheurs, et obsédé par la maîtrise de tous les événements, Rothstein se laisse pourtant séduire par une prostituée, Ginger McKenna, virtuose de l’arnaque et d’une insolente beauté.Fou amoureux, il lui ouvre les portes de son univers, l’épouse et lui fait un enfant. Mais leur relation se révèle être à l’image de Las Vegas, scintillante en apparence, mais en réalité rongée de l’intérieur. La mécanique bien huilée du Tangiers et la vie personnelle de Sam ne vont pas tarder à se rouiller, et tous les personnages vont être voués à la déchéance d’une manière ou d’une autre, sans rédemption possible.

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Dimanche  20 juillet

ANGE
 

Marlene Dietrich
Ange Ernst Lubitsch
1937, 1h38 (États-Unis)

 Synopsis: Lady Maria Baker, épouse d’un diplomate anglais qui la néglige un peu, décide de donner un peu de piquant à sa vie et prend un amant. Las, le mari rencontre l’amant, se prend d’amitié pour lui et l’invite à la maison… _______________________________________________________________________________________  

Mardi 22 juillet

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Bill Murray
Lost in translation Sofia Coppola
2002, 1h42 (États-Unis)
Synopsis: L’histoire de Lost In Translation parle de Bob Harris, un acteur américain à la carrière instable qui a été envoyé à Tokyo, au Japon afin d’y faire une publicité. Incapable de s’adapter au décalage horaire et à la situation présente, il s’est retiré du monde extérieur en haut de son gratte-ciel immense. Pendant ce temps, Charlotte, une jeune universitaire venue à Tokyo afin d’y accompagner son mari, un photographe et journaliste de célébrités, pour un gala, s’ennuie et se sent seule. Son désespoir s’achève lorsqu’elle rencontre Bob. C’est alors que tous les deux, liés par le même désespoir, vont se lier d’amitié et commenceront à errer dans Tokyo, la nuit._______________________________________________________________________________________  

Mercredi 23 juillet

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Gary Cooper et Audrey Hepburn
Ariane Billy Wilder
1957, 2h05 (États-Unis)

Synopsis:  Claude Chavasse, détective privé, habite un modeste appartement parisien avec sa fille Ariane, élève au conservatoire de musique. Pour le compte d’un client, il doit épier les faits et gestes de l’épouse de celui-ci et de son amant, un certain Frank Flannagan, homme d’affaires américain d’âge mûr et fameux don Juan, qui loue toujours la même suite au Ritz lors de ses séjours à Paris. Lorsque Chavasse fait son rapport au mari trompé, celui-ci prend un coup de sang et menace d’aller tuer son rival sur-le-champ. Ariane, séduite par la prestance de Flannagan qu’elle a vu en photo, cherche par tous les moyens à le prévenir. Jusqu’à se rendre elle-même dans sa garçonnière… ______________________________________________________________________________________Jeudi 24 juillet

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Penélope Cruz
Ouvre les yeux Alejandro Amenabar
1997, 1h57 (Espagne)

Synopsis:  Dans la cellule d’une unité psychiatrique carcérale, César, un jeune homme de 25 ans, est aidé par un psychiatre (Antonio) à reconnaître les circonstances qui l’ont amené à commettre un meurtre. Les progrès du récit de César font apparaître de graves confusions dans sa perception de la réalité.

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Vendredi 25 juillet

 NUIT CLINT EASTWOOD

Le Bon, la brute et le truand
Sergio Leone
1966, 2h58 (Italie)

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Synopsis: Le film raconte l’histoire de trois as de la gâchette qui durant la guerre de sécession sont à la recherche d’un chargement d’or disparu.


Honky Tonk Man Clint Eastwood
1983, 2h02 (États-Unis)

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Synopsis: Red Stovall, guitariste talentueux de Country passé à côté de sa carrière décide d’entreprendre un voyage en voiture à travers les états-unis avec son neveu (Kyle Eastwood, fils de l’acteur) ainsi son grand-père pour passer une audition au Grand Ole Opry. Malheureusement, l’oncle Red est atteint par la tuberculose et son désir d’enregistrer un disque semble sérieusement compromis.


Sur la route de Madison Clint Eastwood
1995, 2h15 (États-Unis)

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Synopsis: Le destin de Francesca Johnson semble tout tracé. Mais un jour de l’été 1965, alors que son mari et ses enfants sont partis à une foire dans l’Iowa, le photographe Robert Kincaid lui demande sa route. Elle le guidera à travers les ponts couverts du comté de Madison qu’il est chargé de photographier pour National Geographic. L’amour suit et marque leurs vies…

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Samedi 26 juillet

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Amitabh Bachan
Sholay Ramesh Sippy
1978, 3h19 (Inde)

Synopsis: Sholay, littéralement « la boule de feu », raconte les aventures de deux malfrats pleins d’audace, Veeru (Dharmendra) et Jai (Amitabh Bachchan). Thakur Baldev Singh (Sanjeev Kumar), policier retraité à la tête d’un domaine, fait sortir de prison les deux comparses – qui lui ont naguère sauvé la vie lors d’une attaque de train – pour qu’ils capturent Gabbar Singh (Amjad Khan), le bandit qui terrorise la région. Il pourra ainsi venger sa famille qui a jadis été sauvagement tuée par ce dernier.

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Dimanche 27 juillet

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Clark Gable, Marilyn Monroe
et Montgomery Clift

Les Désaxés John Huston
1961, 2h05, (États-Unis)
Synopsis:Reno dans le Nevada, la ville des mariages expéditifs… et aussi celle des divorces rapides.Le mécanicien sur automobiles Guido conduit Roslyn au tribunal pour le divorce de celle-ci ainsi que son amie et logeuse Isabelle. Guido rencontre son ami le cow-boy Gay, un aventurier dilettante. Le hasard fait que tous se retrouvent dans un bar après l’officialisation du divorce, et que tous ont envie d’« autre chose ». Ils décident d’aller faire un tour et se rendent à la maison de campagne de Guido. Guido et Gay tombent sous le charme de Roslyn et lui demandent de rester quelques jours de plus à Reno avant de retourner chez elle. Ils boivent et ils dansent. Guido essaie même de l’embrasser, sans succès. Gay lui propose de la ramener chez elle mais ils retournent finalement dans la maison de Guido où ils se retrouvent seuls pour leur première nuit. Ils passent ensemble quelques jours heureux, même si Gay doit accepter l’amour qu’elle porte aux animaux. Il aimerait aussi savoir pourquoi elle est toujours aussi triste. Quelques jours plus tard, Guido et Isabelle leur rendent visite. Pour aller capturer des chevaux sauvages, Gay et Guido ont besoin d’un troisième homme: ils vont aller le chercher au tout prochain rodéo. Sur le chemin, ils rencontrent le cow-boy Perce à qui ils proposent la chasse aux mustangs. Isabelle les quitte. Après un verre dans un bar, Perce participe au rodéo, mais cela ne se passe pas très bien pour lui puisqu’il se blesse. Un retour au bar devrait remettre les idées en place et tous deviennent plus ou moins saouls et se comportent en conséquence. Perce est aussi tombé amoureux de Roslyn. Le lendemain, ils vont chasser les quelques chevaux repérés, les attrapent et finalement les relâchent à l’insistance de Roslyn. Elle annonce qu’elle partira le lendemain.

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Mardi 29 juillet

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Johnny Depp
Charlie et la chocolaterie Tim Burton
2005, 1h56 (États-Unis)

Synopsis: Charlie Bucket, qui vit pauvrement dans une petite maison de deux pièces avec ses parents et ses quatre grands-parents, cloués au lit. Charlie est un enfant gentil, attentionné et soigneux qui aime sa famille malgré leurs difficultés communes. Hors sa famille, la chose qu’il aime le plus est le chocolat. À cause de sa pauvreté extrême, il ne peut toutefois n’en recevoir qu’une barre par an, à l’occasion de son anniversaire. Il y a près de sa maison la plus grosse chocolaterie d’alors, que possède Willy Wonka.

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Mercredi 30 juillet

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Alain Delon
Plein soleil René Clément
1959, 2h (France)

Synopsis:Un milliardaire américain donne la mission à Tom Ripley de convaincre son fils Philippe, qui passe de longues vacances en Italie avec sa maîtresse Marge, de retourner en Californie. Tom entre dans l’intimité du couple et devient l’homme à tout faire de Philippe qui le fait participer à toutes ses aventures sans cesser de l’humilier. Tom profite de l’absence de Marge pour assassiner Philippe. Qui plus est, il s’identifie à ce dernier. Il dupe la police et Marge mais finit par se faire prendre.

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Jeudi 31 juillet

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Elisabeth Taylor et Richard Burton
Qui a peur de Virginia Woolf ? Mike Nichols
1966, 2 h09 (États-Unis) int. – 12 ans

Synopsis:George et Martha rentrent d’une soirée arrosée à la faculté où George enseigne et que dirige le père de Martha. Ils ont invité un couple de nouveaux venus à prendre un dernier verre. Un jeu cruel va commencer. Une histoire de blessures réelles et de remèdes imaginés basée sur l’excellente pièce de Edward Albee.

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Vendredi 1er août
NUIT : LES FEMMES DE PEDRO :
CARMEN PENELOPE,  VICTORIA …


Attache-moi !

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Pedro Almodóvar
1989, 1h40 (Espagne)

Synopsis:Quand Ricki, orphelin de 23 ans, sort du centre social qui l’hébergeait, il a un triple projet en tête : trouver une femme, former une famille et dénicher un emploi. La femme, il l’a connait déjà, c’est Marina, une actrice de porno. Mais comme celleci ne lui prête guère attention, il décide de la séquestrer dans sa propre maison…

Volver

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Pedro Almodóvar
2006, 2h (Espagne)

Synopsis:Raimunda vit à Madrid avec son compagnon Paco, et sa fille de 14 ans, Paula. Par un jour de grand vent, elle se rend dans son village natal avec sa sœur Sole pour entretenir la tombe de ses parents, morts trois ans auparavant dans un incendie. Elle en profite pour rendre visite à sa tante Paula qui perd un peu la tête. Quelques jours plus tard, Sole appelle : la tante Paula est morte. Au même moment à Madrid, Paula, la fille de Raimunda, tue d’un coup de couteau Paco qui tente d’abuser d’elle. À la suite de ces deux morts, la vérité sur le passé va peu à peu se faire jour.

Kika

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Pedro Almodóvar
1993, 1h52 (Espagne) Int. – 12 ans

Synopsis:Kika (Veronica Forqué) est en couple avec Ramon, un photographe voyeur. Elle le trompe avec Nicholas, beau-père de Ramon (Peter Coyote). Il y a aussi Juana, la femme de ménage de Kika (Rossy de Palma)qui est amoureuse de Kika …, et dont le frère, Pablo, acteur de films porno, sort subitement de prison. Tout ce petit monde est secrètement filmé par Andréa Balafrée (Victoria Abril) journaliste de choc pour son émission en direct, «le pire du jour».

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Samedi 2 août

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George Clooney
O’Brother Joel Coen
1999, 1h45 (États-Unis)

Synopsis:Trois prisonniers s’échappent de prison pour aller en quête d’un trésor… Ce film est une revisitation de l’Odyssée d’Homère. On y retrouve certains personnages (Ulysse), éloigné de sa femme et qui cherche à rejoindre son foyer ; le cyclope, évoqué par le vendeur de bibles borgne ; Poséidon, évoqué par le shérif Cooley ; Circé, le fils de Wash, le cousin de Pete, évoqué par le cochon ; Pénélope la femme d’Ulysse ; Tirésias, le vieux noir, le devin, et Ménélas, l’homme politique) et certaines situations, comme la rencontre avec les sirènes.

Dimanche 3 août

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Marlon Brando et Anthony Quinn
Viva Zapata ! Elia Kazan
1951, 1h52 (États-Unis)

Synopsis:Au début du 20ème siècle, Porfirio Diaz exerce sa dictature sur le Mexique. Les paysans, dépossédés de leurs terres par les grands propriétaires et leurs milices privées, trouvent un leader en la personne de Emiliano Zapata. Souhaitant mener une vie calme, il provoque un processus irréversible le jour où, pour délivrer un péon, il est obligé de tuer des soldats. Il se retrouve donc à la tête de la rébellion contre le pouvoir en place. Après la démission de Diaz, les hommes se succèdent au pouvoir sans que les problèmes soient résolus pour autant. Devenu général et même président, Zapata voit lui aussi l’ivresse du pouvoir suprême lui monter à la tête. S’en inquiétant, il décide finalement de retourner auprès de son peuple afin de continuer la lutte. En 1919, il finira en martyre de la cause mexicaine.

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Mardi 5 août

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Gene Tierney
Laura Otto Preminger
1944, 1h28 (États-Unis)

Synopsis:Le film s’ouvre sur la phrase : I shall never forget the week-end Laura died (Je n’oublierai jamais le week-end où Laura est morte). Laura, qui travaillait dans la publicité, a été découverte abattue d’une décharge de chevrotine en plein visage dans le hall de son appartement. Le lieutenant McPherson, enquête auprès de ses proches, principalement Waldo Lydecker, un journaliste et critique à la plume acide, qui a fait de Laura une femme du monde, et Shelby, un aristocrate sans le sou qu’elle devait épouser. Au fil de ses recherches, où il apprend à la connaître, au travers des témoignages, de la lecture de ses lettres et de son journal intime, et subjugué par un tableau qui la représente, l’inspecteur tombe sous le charme de la défunte Laura. Lorsque, trois jours après avoir été déclarée morte, Laura réapparait…

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Mercredi 6 août

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Brigitte Bardot
Et Dieu créa la femme Roger Vadim
1956, 1h35 (France)

Synopsis:Juliette est une jeune femme ingénue totalement insouciante de tout et au sommet de sa beauté. Elle fait d’un simple regard exploser les cœurs et les mœurs de tous les hommes du petit village de pêcheurs des années 1950 où elle a été adoptée, Saint-Tropez. Mais elle ne pense incorrigiblement qu’à s’amuser et à aimer les hommes dans une communauté dure au labeur et traditionnellement très attachée aux bonnes mœurs.

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Jeudi 7 août

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Humphrey Bogart
et Lauren Bacall

Le Port de l’angoisse Howard Hawks
1945, 1h40 (États-Unis)

Synopsis:En 1940 à Fort-de-France en Martinique durant l’administration vichyssoise, Harry et son second alcoolique Eddy louent son bateau à de riches touristes américains pour des parties de pêche en haute mer.Jusqu’au jour où Harry tombe sur un client mauvais payeur, un nommé Johnson, par lequel il va faire la connaissance d’une charmante américaine, Marie, avec qui il va être entraîné malgré lui dans des affaires politiques bancales.

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Vendredi 8 août


NUIT DU PARRAIN


Le Parrain

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 Francis Ford Coppola
 1971, 2h55  Int. – 12 ans (États-Unis)

Synopsis:En 1945, à New York, les Corleone sont une des cinq familles mafieuses de la ville. Don Vito Corleone est « le Parrain » de cette famille. Sollozzo, dit « le Turc », qui est protégé par « le Parrain » de la famille Tattaglia – qui se prononce Tatalia – propose à Don Vito une association dans le trafic de drogue, mais celui-ci refuse, car il risquerait d’y perdre ses appuis politiques pour des raisons morales. Sonny, un de ses fils, y est quant à lui favorable. Afin de traiter avec Sonny, Sollozzo tente de faire tuer Don Vito, mais celui-ci en réchappe. Michael, le frère benjamin de Sonny, recherche alors les commanditaires de l’attentat avec l’aide de toute la famille Corleone dont son frère Sonny. Commencent alors les représailles…
Le Parrain  II

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  Francis Ford Coppola
1975, 3h20 (États-Unis)

Synopsis:Michael Corleone a succédé à son père Vito à la tête de la famille. Il dirige alors les affaires des Corleone d’une main implacable, en éliminant ses ennemis les uns après les autres. Mais en tentant en vain de ressembler à son père, il ne fera preuve que d’une autorité dévastatrice qui peu à peu l’éloignera des personnes qu’il aime. La deuxième partie du Parrain offre deux histoires parallèles. L’une implique le chef de la Mafia en 1958/1959 après les événements du premier film, l’autre est une suite de flash-back qui suivent le parcours de son père, Vito Corleone, de sa jeunesse en Sicile (1901) à la création de la Famille Corleone à New York, de 1917 à 1925.
Le Parrain  III

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Francis Ford Coppola
1990, 2h40  (États-Unis)

Synopsis:Âgé de près de soixante ans, Michael Corleone souhaite faire entrer les affaires de la famille dans la légalité. Il tente à cette fin d’acquérir une importante société immobilière détenue par le Vatican. Sur le plan de sa vie privée, Michael désespère de trouver un successeur. Son fils unique lui annonce en effet sa volonté de devenir chanteur d’opéra.______________________________________________________________________________________Samedi 9 août : Stars à la française
Fanny Ardant, Emmanuelle Béart, Danielle Darrieux, Catherine Deneuve, Isabelle Huppert…
Huit femmes

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 François Ozon
2002, 1h43 (France)

Synopsis: Années 50, une grande demeure bourgeoise, on se prépare à fêter Noël. Cependant, une découverte macabre bouleverse ce jour de fête…le maître de maison est retrouvé mort, assassiné dans son lit, un poignard planté dans le dos. Autour de lui, 8 femmes avec, chacune, un secret jalousement gardé, qu’il faut mettre à jour, car l’une d’entre elles est coupable. Mais qui ?

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Dimanche 10 août
Katharine Hepburn et Gary Grant
Sylvia Scarlett

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 George Cukor
1935, 1h34 (États-Unis)

Synopsis:Echappant en Angleterre à une poursuite judiciaire pour détournement de fonds, le veuf Henry Scarlett est accompagné de sa fille, Scarlett, qu’il déguise en garçon prénomé Sylvester afin d’éviter tout repérage.

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Mardi 12 août
Jackie Chan
Police story

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 Jackie Chan
1985,1h40 (États-Unis/Hong-Kong)

Synopsis:Une opération policière est menée contre un gang de traficants de drogue, malheureusement elle tourne mal. Le boss du gang est arrêté mais aucune preuve concrète ne peut être retenue contre lui. Le commissaire propose à l’assistante du boss de la libérer si elle accepte d’être témoin à charge contre son chef. Jackie est désigné comme garde du corps pour protéger la jeune femme, mais elle s’échappe le jour du procès et se retrouve entre les mains du gang qui veut l’éliminer. Le boss est donc acquitté et Jackie se voit rétrogradé. Il décide donc de rechercher le témoin seul, mais il est pris dans un complot. Il est accusé de meurtre, alors, pour se faire justice lui-même et pour prouver son innocence, Jackie veut faire payer le boss.

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Mercredi 13 août

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Hanna Schygulla
Lili Marleen Rainer Werner Fassbinder
1980, 2h (Allemagne)

Synopsis:Le film est adapté librement de la vie de la chanteuse Lale Andersen, interprète de la chanson Lili Marleen (qui eut un grand succès pendant la Seconde Guerre Mondiale, aussi bien auprès des soldats allemands que des soldats alliés sur le front). En 1938, Willie (Schygulla), une jeune chanteuse allemande sans succès, est amoureuse de Robert (Giannini), musicien suisse qui aide son père (Ferrer), chef d’une organisation de résistants fabriquant de faux passeports pour les juifs persécutés. Le père de Robert désapprouve cet amour. La guerre sépare Willie et Robert : Willie fait une fulgurante carrière lorsque la radio allemande diffuse un bide musical qu’elle avait enregistré avant-guerre, Lili Marleen; Robert continue ses missions mais est capturé. Willie continue d’aimer Robert et choisit d’aider la Résistance, tout en assumant son rôle d’icône du Reich…

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Jeudi 14 août

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Rita Hayworth
Gilda Charles Vidor
1946, 1h50 (États-Unis)

Synopsis:Johnny Farrell, joueur professionnel, débarque à Buenos Aires, en Argentine. Il se lie d’amitié avec Ballin Mundson, le propriétaire d’un casino, dont il devient l’associé. A l’issue d’un voyage d’affaires, Ballin revient, accompagné de celle qu’il vient d’épouser : l’extraordinaire Gilda…

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Vendredi 15 août

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Sharon Stone
Basic Instinct Paul Verhoeven
1992, 2h10 (États-Unis) int. – 12 ans

Synopsis:Catherine Tramell, une romancière richissime vivant entourée de criminels, est soupçonnée du meurtre de son amant, la rock star Johnny Boz. Celui-ci a été assassiné à coups de pic à glace dans des circonstances similaires à celles décrites dans l’un des romans policiers écrits par Tramell. Nick Curran, un policier chargé de l’enquête et ayant un lourd passé juridique, aura bien du mal à faire face à cette « mante religieuse », qui n’hésite pas à utiliser ses charmes pour arriver à ses fins. L’action se déroule à San Francisco et sur le littoral du Pacifique, en Californie.

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Samedi 16 août

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Gina Lollobrigida
Les Belles de nuit René Clair
1952, 1h29 (France/Italie)

Synopsis:Les aventures oniriques d’un jeune professeur de musique. Chaque nuit, Claude (Gérard Philipe) retrouve en rêve les femmes qu’il connaît autour de lui. Chaque fois dans des situations romanesques et périlleuses où il joue le héros qu’il aimerait être… Hélas, le réveil le ramène à une réalité moins agréable.

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Dimanche 17 août

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Humphrey Bogart et Ava Gardner
La Comtesse aux pieds nus Joseph L. Mankiewicz
1954, 2h08 (États-Unis)
En introduction L’interview,
Xavier Giannoli, 1998, 17’ (France)

Synopsis:Lors de l’enterrement de Maria Vargas, Harry Dawes voit défiler toute la vie de la défunte à partir du jour où il a fait sa connaissance. Maria Vargas était danseuse dans un cabaret de Madrid lorsque Dawes, à la recherche d’une actrice pour un film hollywoodienne, est subjugué par sa beauté. Il la ramène outre-atlantique, où elle ne tarde pas à devenir une vedette. Mais le succès ne faisant pas tout, l’ancienne danseuse se languit, et croit trouver le bonheur lorsqu’elle rencontre le comte Torlano-Favrini…

Bien à vous et bonne toile,

Saint-Sulpice

Du mardi au dimanche à la tombée de la nuit du 15 Juillet au 17 Août inclus
Prairie du triangle – Mo Porte de Pantin

La séance à 2€ : cette année, la séance de cinema est à 2€ : c’est peu, mais nécessaire pour continuer le Cinéma en plein air que nous aimons.. Location transat et couverture : 5€ / Carte Villette : gratuit
Carte 10 entrées : 12 €
Gratuité pour les RMIstes, demandeurs d’emploi, moins de 12 ans et personnes en situation de handicap / valable toute la durée du festival :accès direct à la prairie sur présentation d’un justificatif, sans passer par la billetterie.

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 Paris- 1933 – Crédit Photo: © Brassaï

 Brassaï dans Photographie: Grands Photographes brassai_paves

Les pavés – 1931 – Crédit Photo: © Brassaï

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Les pavés - 1931 

Crédit Photo: © Brassaï

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Crédit Photo: © Brassaï

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EXP-brassai dans Photographie: Grands Photographes

Paris sous la pluie – Crédit Photo: © Brassaï

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Paris sous la pluie

Notre-Dame de Paris – 1930.1932 – Crédit Photo: © Brassaï

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Notre-Dame de Paris

Crédit Photo: © Brassaï

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Le Vel d’Hiv – Crédit Photo: © Brassaï

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Vel d’Hiv – Crédit Photo: © Brassaï

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Vel d'Hiv

La prostituée de la rue Quicampoix  – Crédit Photo: © Brassaï

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La prostituée

Bijou – 1932  – Crédit Photo: © Brassaï

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Statue du Maréchal Ney dans le brouillard – 1932  – Crédit Photo: © Brassaï

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Maréchal Ney

Brouillard  – Crédit Photo: © Brassaï

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 Crédit Photo: © Brassaï

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Rue de Lappe – 1932  – Crédit Photo: © Brassaï

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Les amoureux de la rue de Lappe

 Crédit Photo: © Brassaï

Pont du Carousel - 1940

Le Pont-Neuf  – Crédit Photo: © Brassaï

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Biographie de Gyula Halász Brassaï

 

 Brassai

 

Etudiant à l’Académie des beaux-arts de Budapest, Brassaï s’installe à Berlin en 1921, puis définitivement à Paris en 1924 pour y être journaliste. Il ne devient photographe qu’en 1930. Peu intéressé par la photographie de mode, de reportage ou de publicité et avouant détester les voyages, il se consacre au Paris interlope et nocturne. Il arpente Montparnasse, les Halles, le canal de l’Ourcq, le canal Saint-Martin, la place d’Italie, Ménilmontant, Belleville… Son premier livre ‘Paris de nuitparaît en 1932 et ‘Paris Secret’ en 1972. Baigné par l’atmosphère surréaliste parisienne où il compte de nombreux amis, il pratique aussi l’écriture: ‘Souvenirs de ma vie‘, ‘Paris secret des années 30‘, ‘Conversations avec Picasso. Brassaï construit et met en scène une oeuvre, sa propre vision du monde, mais reste avant tout ‘l’ oeil de Paris’ comme le surnommait son ami Henri Miller.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

Dictionnaire historique des rues de Paris.

Dictionnaire historique des rues de Paris, en 2 volumes

Dictionnaire historique des rues de Paris de Jacques Hillairet.
Nouvelle édition mise à jour, avec le Supplément rédigé en collaboration avec Pascal Payen-Appenzeller inséré à la fin de chaque volume

Constamment mis à jour depuis 1963, le Dictionnaire historique des rues de Paris comprend : une histoire de la croissance de Paris, une série d’étude sur les particularités de la ville, une nomenclature complète des 5 334 voies, une histoire des rues, une histoire des maisons intéressantes et des personnages célèbres qui y ont vécu, une vaste iconographie : 2 200 gravures et photos, trois plans généraux : celui de Truschet et Hoyau (1551), le plan de Maire (1808) en vingt planches, le plan de Lecomte représentant le Paris actuel, un important appareil d’appoint.

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« Curieux personnage, que Jacques Hillairet. Il est l’auteur du fameux Dictionnaire historique des Rues de Paris édité en 1963 par les éditions de Minuit et sans cesse réédité depuis. Il a 86 ans, en janvier 1972, quand Jean Daumas, de La Croix, vient l’interviewer. Le journaliste le décrit comme “ un petit homme aux yeux très vifs et au caractère enjoué ”, qu’il trouve attablé à la lecture des Aventures de M. Pickwick. “ À la retraite, les militaires jouent au bridge ou taillent des rosiers. Moi, j’ai écrit ”, lui explique le lexicographe avec ingénuité. Jacques Hillairet, de son vrai nom Auguste Coussillan, est né le 31 juillet 1886 à Commentry, dans l’Allier, où son père était receveur des Postes. Il a sept ans quand sa famille s’installe à Paris, rue Erard (Sébastien Erard – 1752-1831 – fut facteur de harpes et pianos).

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“ Toute mon enfance s’est déroulée dans le Xlle arrondissement, explique-t-il à Jean Daumas. Mon père m’a promené dans la capitale (la rue Saint-Louis-en-l’Île paraissait bien longue à mes petites jambes !) en me racontant de passionnantes histoires. ” Tandis qu’Auguste découvre les rues du vieux Paris, un nouveau siècle débute. La ville se métamorphose. Boulevard Diderot, on abat les murs épais de la prison Mazas. Plus loin, on éventre la chaussée pour faire place au métropolitain. Sur la colline de Montmartre, surgissent les coupoles blêmes du Sacré-Cœur. En 1910, Auguste a vingt-quatre ans. Le voici employé au central télégraphique de la rue de Grenelle. En 1914, enrôlé dans les Transmissions, il est affecté à l’état-major de Gallieni. Il participe à l’organisation des taxis de la Marne et installe le téléphone dans les tranchées. Après la démobilisation, il reste dans l’armée. De 1924 à 1926, il enseigne les sciences appliquées et les transmissions à l’école de Cavalerie de Saumur. Il est ensuite affecté au ministère de la Guerre et installe le téléphone au Louvre. De 1930 à 1938, il est détaché comme “ ministre des Téléphones ” au Liban, qui est sous mandat français.
Mobilisé comme colonel en 1939, Auguste est fait prisonnier à Bohin (Nord) et passe l’hiver 1940 en Silésie. Libéré en 1941, il est mis à la retraite de l’armée et s’installe à Marseille.

 

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À la Libération, il regagne Paris et se loge au pied de Montmartre, dans l’appartement de l’ex-épouse de Maurice Chevalier. C’est alors qu’il trouve sa voie. Touché par la grâce de l’histoire anecdotique, il organise des conférences-promenades sur le vieux Paris. Et, “ pour que ses petits camarades de l’armée ne se paient pas sa tête ”, il rentre dans la clandestinité : le colonel Coussillan devient Jacques Hillairet (c’était le nom de jeune fille de sa mère). Pendant plusieurs années, l’ancien militaire promène les badauds de l’enceinte de Charles V au Mur des Fermiers généraux. Un jour, dans la maison de Marat, quelqu’un le prend à part et lui demande s’il ne veut pas écrire des livres sur le vieux Paris : c’est Jérôme Lindon, le directeur des Éditions de Minuit. En 1954, paraît Évocation du vieux Paris, qui sera suivi de Gibets, Piloris et Vieux Cachots et de Deux cents cimetières parisiens, autrement nommé par son auteur : « le Bottin mondain des morts ».

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 Enfin, en 1963, c’est la publication du Dictionnaire historique des Rues de Paris. L’entreprise n’est pas nouvelle. En 1816, est paru le Dictionnaire topographique, historique et étymologique, de J. de la Tynna ; en 1844, le Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, par les frères Lazare ; de 1858 à 1867, Charles Lefeuve a rédigé L’Histoire de Paris, rue par rue, maison par maison, sous forme de notices ; mais c’est le marquis de Rochegude, dont les Promenades dans toutes les rues de Paris sont publiées en 1910, qui est le véritable précurseur de notre colonel.
Le dictionnaire d’Hillairet se présente sous l’aspect de deux forts volumes in-4°, soit quinze cents pages de deux colonnes avec nombreux plans et photographies. La matière en est inépuisable. Il ravit promeneurs et poètes. On y apprend, parmi tant d’autres choses, que Mme de Pompadour repose sous la chaussée de la rue de la Paix, que la voie la plus  longue de Paris est la rue de Vaugirard (4 360 mètres) ; la plus courte, la rue des Degrés (5,75 m.) ; la plus large, l’avenue Foch (120 mètres) ; les plus étroites,     l’allée des Faucheurs et le passage de la Duée (0,60 m.). En 1963, Hillairet a soixante dix-sept ans quand Thérèse de Saint-Phalle vient l’interviewer pour Le Monde. Il la reçoit “ parmi les narguilés et les vocalises de sa fontaine, dans un salon mauresque tendu de tapis d’Orient ”, reliques des   années passées à Beyrouth. Si le “ petit homme aux yeux très vifs ” aime les ailleurs, c’est que le temps présent ne lui dit plus rien qui vaille. “ Le présent ne m’intéresse pas, explique-t-il à la journaliste. Le béton n’a pas d’histoire. Dans de nombreuses années, pensez-vous qu’on écrira l’histoire de la Défense ? Le passé est passionnant (…) Mais je constate, au hasard de mes promenades, que le Paris de mon enfance se fait de plus en plus rare. ”

 En 1975, un autre journaliste du Monde rend visite à Jacques Hillairet, qui n’a rien perdu de sa ferveur pour les vieilles pierres. Le cœur de Paris vient d’être arraché : les halles sont un trou béant. Hillairet propose de les remplacer par un bois à la Lenôtre, avec bosquets, fourrés, charmilles, surtout “ pas un terrain presque nu, où l’on voit les pauvres amoureux à cinquante mètres ! ” Le colonel aura bientôt quatre-vingt-dix ans. Il vit à nouveau dans le quartier Bel-Air, qui fut celui de son enfance, et son dernier livre aura précisément pour sujet ce XIIe arrondissement où tout a commencé, il y a si longtemps. N’y voyons aucune coïncidence. Penché sur ses manuscrits, Jacques Hillairet revivait le bonheur lointain des années 1900, les premières promenades dans Paris, main dans la main avec son père. Ligne après ligne, c’est aussi le petit garçon de ce temps-là qu’il a secrètement sauvé de la destruction. Tel est peut-être le sens secret de toute une œuvre. » 

1 600 pages, 2 343 illustrations. Deux volumes reliés pleine toile, sous jaquette illustrée en quadrichromie, avec étui relieur pleine toile – 1963 - 151,69 €

 

Bonne lecture,

Saint-Sulpice

Hommage à Willy Ronis

 Les gamins de Belleville – 1959 - Crédit Photo: © Willy Ronis

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Le Café de France – 1979 – Crédit Photo: © Willy Ronis

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Les amoureux de la Bastille – Crédit Photo: © Willy Ronis

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« Je suis allé les voir, ils s’appelaient Riton et Marinette, et j’ai vu qu’ils avaient le poster encadré dans le café, qui se trouvait à l’angle de la rue du Faubourg-Saint-Antoine et de la rue des Tournelles. Ils m’ont accueilli cordialement. Ils n’étaient montés qu’une seule fois sur la colonne, ils s’en souvenaient parfaitement. Ils venaient de l’Aveyron et, à l’époque, ils n’avaient pas encore le bistrot. Ils ne l’ont eu que deux ou trois ans plus tard, alors qu’ils étaient mariés. Et le plus étonnant, c’est que sur la photo, dans la direction où ils regardent, on voit le coin de l’immeuble où se trouve le bistrot ! » Willy Ronis extrait de Virginie Chardin, « Paris et la photographie. Cent histoires extraordinaires, de 1839 à nos jours », Parigramme, 2003.

Front Populaire – 14 Juillet 1936 – Crédit Photo: © Willy Ronis

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J’étais joyeux d’assister à cette fête et d’en conserver des souvenirs. C’était une fête comme on n’en avait jamais connue jusque-là. Il y avait beaucoup de monde dans les rues, les gens se promenaient avec leurs enfants, moi je courais à droite et à gauche. J’ai pris le cortège luimême, avec la rangée des élus du Front populaire qui s’avançaient en tête avec, derrière, la foule et, se dressant au milieu, la colonne de la Bastille. Puis j’ai fait des à-côtés, dont cette petite fille, qui avait attiré mon attention, puisqu’elle portait son petit bonnet phrygien, et qu’elle tendait le poing. » Willy Ronis Citations extraites de l’émission “Le Front populaire, 1936. Willy Ronis”, série Les 100 photos du siècle, 6’ (production Capa Presse TV).

Crédit Photo: © Willy Ronis

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Le petit Parisien – 1952 - Crédit Photo: © Willy Ronis

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« Pour cette photo, j’ai demandé au gamin de composer, j’ai pris trois clichés en tout, c’était très rare pour moi ».

 Grêve Chez Citroën – 1938 – Crédit Photo: © Willy Ronis

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Une photo prise en 1938 à l’usine Javel-Citroën, lors d’une grève.  » J’avais écarté cette photo, trop sombre. Elle est restée inconnue pendant 40 ans, et c’était la meilleure de la série… »

Le Caveau de la Huchette – 1957 – Crédit Photo: © Willy Ronis

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 Montmartre – Rue Muller – 1934 - Crédit Photo: © Willy Ronis

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Bois de Boulogne – 1954 – Crédit Photo: © Willy Ronis

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La Tour Eiffel – Crédit Photo: © Willy Ronis

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La Tour Eiffel – 2ième cliché – Crédit Photo: © Willy Ronis

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La péniche aux enfants, Paris – 1959 - Crédit Photo: © Willy Ronis

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Biographie de Willy Ronis

Willy Ronis

 

 

 

Willy Ronis est né en 1910, dans le 9e arrondissement de Paris. Sa mère, juive lituanienne, et son père, juif ukrainien, sont venus en France pour fuir les pogroms. Ils sont tous deux mélomanes, et elle est pianiste. Son père, ouvrier retoucheur dans un studio photo, ouvre son propre studio boulevard Voltaire. L’exposition s’ouvre sur un portrait agrandi de Willy bébé.Willy Ronis a 16 ans quand son père lui offre un appareil photo, un Kodak 6,5 x 11 cm. Sa première photo de Paris est une photo de la Tour Eiffel. Mais sa première vocation d’être musicien. Il rêve d’être compositeur. Il réalise quelques autoportraits. Sur l’un, il pose avec son Kodak, sur l’autre avec son violon.

Le jeune Willy commence des études de droit qui ne le passionnent pas. Quand il rentre du service militaire, en 1932, son père est malade et lui demande de l’aider ou même de le remplacer au studio. Mais ce qui l’intéresse, en photo, c’est l’extérieur, la rue. Il déteste le travail de studio, la photo d’identité, les mariages et les communions.

Willy Ronis travaille donc pendant quatre ans dans le studio de son père. En même temps, il commence à silloner les rues de Paris. Rue Muller, de nuit, il photographie le pavé luisant et une ligne de halos de réverbères (1934). Déjà, ce sont les gens simples qui l’intéressent, comme les clochards sous les ponts ( Sous le Petit Pont, 1934) ou des ouvriers la nuit, à la lumière d’un brasero. Très jeune il est sensible aux sujets sociaux. Il raocnte qu’il a été fortement impressionné quand il a entendu, dans un wagon de métro, un groupe d’ouvriers qui chantaient  » la jeune garde ».

Dès 1934, il photographie les manifestations ouvrières, la Fête de l’Humanité à Garches, le 20e anniversaire de la mort de Jean Jaurès, une manifestation au Mur des Fédérés.

1936, année du Front populaire, est une année charnière. En juin, son père meurt, le studio, en faillite, est abandonné à ses créanciers. Exit, donc, la photo de studio. Un mois plus tard, Willy Ronis est au défilé du 14 juillet à la Bastille. Il prend une petite fille, le poing levé, sur les épaules de son père. La photo paraît dans l’Humanité un mois plus tard, marquant ses débuts dans le métier de photographe indépendant.

Jusqu’à la guerre, Ronis parcourt Paris, accumulant des archives. Il aime photographier les gens mais, timide, il ne s’approche jamais beaucoup, ne les prend pas de face. Il aime particulièrement les personnages isolés dans une foule, un peu mélancoliques, comme cette fille dans le métro aérien (1939).

En 1938, il fait un reportage sur une grève à l’usine Javel-Citroën, pour le magazine Regards. Il s’attache au quotidien de la grève, les parties de foot ou de dames, la gamelle et la couture qui meublent les journées d’occupation. Une photo de ce reportage, exposée à l’Hôtel de Ville, est restée inédite pendant des années : Rose Zehner, perchée sur un chaise pour haranguer ses collègues, le doigt tendu, était trop sombre pour être publiée. Il l’a exhumée quarante ans plus tard et elle est devenue une de ses photos les plus célèbres.

Willy Ronis a d’ailleurs retrouvé Rose Zehner, bien des années après. aussi : sa cousine l’a reconnue quand la photo a été publiée dans un livre et elle a contacté le photographe.
Pendant la guerre, Willy Ronis fuit Paris : il ne veut pas porter l’étoile jaune. Il passe en zone libre. Dans le midi, il rencontre Jacques Prévert, vit de petits boulots.

Quand Willy Ronis retrouve sa ville natale, fin 1944, le travail ne manque pas. Il commence par couvrir le retour des prisonniers, la liesse du 8 mai 1945.

»La reprise de l’activité après la Libération fut assez fascinante. Le public avait une folle soif d’images et, pendant quelques années, la photographie pour la page imprimée connut une période de grande fertilité », se souvient le photographe.

C’est dans une ambiance où « on se sentait porté par une chaleur de cœur », comme disait Henri Cartier-Bresson, que s’épanouit ce qu’on a appelé l’école humaniste française, autour du Groupe des XV et de l’agence Rapho, que Willy Ronis rejoint à cette époque. On y trouve Robert Doisneau, Edouard Boubat, Izis.

Ce courant s’impose au niveau international, avec une exposition au MoMA de New York (1953) et l’exposition itinérante The Family of Man, organisée par Edward Steichen en 1955.

Willy Ronis effectue des commandes pour les magazines Regards et Point de Vue, et aussi Time, Life ou Picture Post. Il ne fait pas d’actualité, mais toujours des sujets de société, sur les « bohémiens » de Montreuil aux filles lumineuses ou sur les forts des Halles.

A Paris, Ronis préfère les quartiers populaires. Mais il nous montre aussi Sèvres-Babylone dans la brume, sous le store de l’hôtel Lutetia, ou la place Vendôme sous la neige. Et il nous livre toujours des personnages perdus, comme une enfant toute seule avec des sacs et des valises à la gare Montparnasse.

Hors commande, Willy Ronis continue son travail personnel à Paris. A la fin des années 40, un ami de sa femme, Daniel Pipart, peintre rue de Ménilmontant, lui fait découvrir le quartier de Belleville et Ménilmontant, qu’il ne connaissait pas.

C’est le coup de foudre : il va parcourir le quartier dans tous les sens, et y prendre des photos qui sont parmi les plus belles qui aient été faites à Paris.

»J’y allais en motocyclette et je me promenais comme dans une ville étrangère. Chez Victor, en haut de l’impasse Compans, on poussait un portail et on était en plein ciel. Un vrai jardin s’avançait en terrasse, avec des gloriettes et un jeu de boules à trois couloirs. On découvrait, plein nord, un panorama s’étendant du Sacré-Cœur aux gratte-ciels de Bobigny, avec, par beau temps, à l’horizon, la forêt de Senlis », raconte-t-il.

Mieux que personne, il a su capter la poésie qui émane de ce quartier, du côté campagnard qu’il avait encore à l’époque, de la lumière sur ses pentes, de ses cafés et de ses habitants, de ses gamins et de ses artisans.

Willy Ronis aimerait faire un livre de ces images de Belleville mais aucun éditeur n’en veut. L’ouvrage est finalement publié en 1954 : il est très remarqué mais fait un flop commercial. Réédité trois fois depuis, c’est devenu un classique de la photo.

Les années 60 et 70 sont moins fastes pour les photographes humanistes. Le regard idéaliste qu’ils portaient sur l’homme n’est plus à la mode. De plus, Willy Ronis est exigeant et ne veut pas que ses photos soient publiées n’importe comment. Après de mauvaises surprises, il demande à pouvoir contrôler les légendes.

Les commandes sont moins nombreuses, il fait de la pub, de la mode, du reportage industriel, ce qui ne le passionne pas. En 1972, Willy Ronis décide de quitter Paris pour Gordes, puis l’Isle-sur-la-Sorgue. Pendant ses années provençales, il enseigne et photographie le Midi.

Après quelques années d’oubli, les photographes humanistes parisiens seront redécouverts dans les années 80, avec la mode rétro qui remet au goût du jour les images du vieux Paris. Willy Ronis publie en 1980 Sur le fil du hasard, qui le remet sur le devant de la scène.

A 95 ans, Willy Ronis n’est pas un homme tourné vers le passé. Si ses photos incarnent un Paris d’une autre époque, si on est touché par le côté rétro de ses images, il a toujours, lui, photographié son époque.

Quand il fait des photos dans les années 70, 80, c’est le nouveau Paris qui l’intéresse: les cabines téléphonique en forme de bulle à la nouvelle station de RER des Halles, le Centre Pompidou, la pétanque dans les nouveaux espaces de la rue Vercingétorix, après les démolitions des années 80, la sieste à La Défense. l’endroit même où, en 1938, il couvrait la grève des ouvriers de Citroën, il photographie en 1994 les enfants qui jouent dans les jets d’eau du nouveau parc qui a remplacé les usines Citroën, dans le 15e. A Belleville, il photographie une aire de jeux toute neuve en 1981.

Loin de tout fétichisme, Willy Ronis a conservé peu de tirages d’époque. La plupart des tirages exposés à l’Hôtel de Ville sont donc des tirages modernes, pour certains de photos inédites. Il a largement ouvert ses archives pour l’exposition. On y trouve quelques raretés, comme ces photos couleur des années 50.

Des photos qui nous montrent un Paris qu’on imagine, aujourd’hui, plutôt en noir et blanc. La photo de la promenade du dimanche près des fortifs, en couleur, est une curiosité. Tout comme le rouge vif de la cordonnerie de la rue Tholozé.
 

Ce qui intéresse Willy Ronis, c’est de voir comment ses frères et sœurs parisiens vivent. Pendant 75 ans, il s’est promené dans les rues, dans les manifestations, dans les usines, dans les parcs, photographiant ces « gens » ordinaires.

Des anonymes figuraient sur ses clichés devenus célèbres. Willy Ronis adore retrouver ses sujets. Souvent, ils sont devenus des copains. A ce jour, il en a retrouvé 23, qui se sont reconnus ou qui ont été reconnus par leurs proches, comme la petite fille au bonnet phrygien du 14 juillet 1936, les amoureux de la Bastille ou Rose Zehner, la gréviste de Citroën.

La première, Suzanne Trompette, avait 7 ans en 1936. Elle a découvert la photo avant guerre, puis à la télé, lors du 60e anniversaire du Front populaire. Elle a été interviewée pour l’émission « Les cent photos du siècle » diffusée sur Arte en 2000.

Les Amoureux de la Bastille ont été pris en haut de la colonne de Juillet en 1957. Lors d’une exposition, en 1988, quelqu’un est venu voir Ronis et lui a dit qu’il connaissait bien Riton et Marinette. Depuis des années, ils tenaient un bistrot à quelques centaines de mètres de la Bastille. Dans le café, ils avaient un poster de la fameuse photo, et l’ont accueilli chaleureusement.

Rose Zehner, c’est sa cousine qui l’a reconnue quand la photo a été reproduite dans l’Humanité, après sa parution dans le livre Sur le fil du hasard en 1980. Elle écrit à Ronis par l’intermédiaire du journal. Ils s’envoient des lettres et se téléphonent, avant de se rencontrer, en 1982, 44 ans après la photo. Un film a été tourné autour des retrouvailles du photographe avec cette femme qu’il qualifie de « personnage fabuleux ».

Lors de la belle exposition du Pavillon des Arts de Paris, en 1996, Willy Ronis –il avait déjà, à l’époque, 86 ans- avait déclaré : « Maintenant, je vais, c’est certain, retourner sur le terrain. Car il ne faut surtout pas s’arrêter. Cela pourrait, paraît-il, être extrêmement dangereux ».

Pourtant en 2001, Willy Ronis a posé son appareil photo. « Je me suis trouvé subitement handicapé dans mes capacités de me mouvoir. Je ne pouvais plus bien marcher, je ne pouvais plus courir et ce qui m’intéressait le plus –aller au-devant de l’événement- c’était fini », explique-t-il. Ses dernières photos sont des nus, qui ne demandent pas de courir.

A 95 ans, si Willy Ronis n’a plus bon pied, il a toujours bon œil, comme le montre le petit film projeté dans le cadre de l’exposition, où il raconte et explique ses photos.

Et s’il ne prend pas de nouvelles photos, les anciennes continuent de l’occuper. « Je travaille beaucoup, j’expose en France et à l’étranger. Je vois des tas d’amis. J’imaginais terminer mes jours en faisant des photographies comme un simple amateur. Je me trompais : le métier ne me lâche pas. »

 

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- Willy Ronis vient de mourir.

- Nues, Willy Ronis, Galerie Guigon.

- Willy Ronis, Hôtel de Ville, Joinville-le-Pont.

 

A regarder aussi:

 

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« J’aime mieux tâter un peu de tout, quitte à porter mon effort sur ce que je fais volontiers et refuser ce qui m’intéresse moins. Etre libre ? Oui, mais ça n’est pas tant la question de la liberté que le goût pour des choses diverses. » Ce goût, Willy Ronis le conserve toute sa vie, alliant ses travaux de commande et ses recherches personnelles avec l’enseignement de l’histoire et de la technique de la photographie. Il dit aussi : « je suis le contraire du spécialiste, je suis un polygraphe. »

- Willy Ronis par lui-même aux éditions Actes Sud – 63 pages – 13€

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J’ai la mémoire de toutes mes photos, elles forment le tissu de ma vie et pal Ibis, bien sûr, elles se font des signes par-delà les années. Elles se répondent, elles conversent, elles tissent des secrets. À partir d’une cinquantaine de photos, Willy Rouis dessine son autoportrait. On le suit dans ses voyages, ses virées dans les rues de Paris et sur les bords de la Marne, ses reportages aussi. Une photo, c’est un moment pris sur le vif, mais c’est aussi l’histoire d’un jour. Ce jour-là : UN autoportrait à la manière d’un Je me souviens. C’est avec émotion due ce livre feuillette à la fois son être le plus intime, son talent de photographe et son talent de conteur.

- Ce jour-là par Willy Ronis aux éditions Gallimard – 191 pages – 6,50€

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Des années 30 aux années 70, cinquante ans de corps féminins vus par Willy Ronis, accompagné de d’un texte original de Philippe Sollers. Willy Ronis voulait Sollers. Sollers n’attendait que ça. Il a dit oui pour Ronis. Immédiatement.
Le texte de Philippe Sollers aborde et souligne tout ce qui rend précieux et unique le travail de Willy Ronis sur le nu. Le photographe a saisi toutes les occasions de s’y livrer, tissant en quanrante ans une oeuvre secrète dont les plus beaux moments n’avaient jamais été réunis. On connaît sans doute le Nu provençal, une sorte d’instantané de vacances que Ronis transforme en éternité. On connaît moins ou pas du tout ces statues, ces déesses, ces corps filiformes des années 70, ces formes restaurées des années 90 devant les quelles Ronis retrouve l’audace formelle de sannées 30.
Il flirte avec les esthétismes : pleinarisme d’avant-guerre, femmes au tub de la fin du XIXe siècle, jeunes filles de la presse masculine des années 70 … Ces soixante nus sout tous bouleversants. C’est ce que clame Philippe Sollers : ‘Les nus de Willy Ronis, dans leur extraordinaire naturel, sont sacrés’.
Un délice pour les collectionneurs, les amateurs de photographie et les amoureux de l’écriture. 59 photographies.

- Nues par Willy Ronis & Philippe Sollers aux éditions Terre Bleue – 144 pages - 39€

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C’est en 1947 que je tombais amoureux de la Provence. Mon attachement à cette région fut tel que je décidais d’acheter un vieux mas à Gordes, village perché du Vaucluse, et d’y passer une partie de ma vie. Appareil en main, de l’après-guerre à la fin des années soixante-dix, j’arpentais ruelles étroites, marchés labyrinthiques et pincettes ombragées avec l’intention de restituer une Provence ancestrale, rappelant les coutumes issues d’un art de vivre qui a toujours su composer avec le soleil. Car le village provençal, théâtre idéal pour jouer avec la lumière, est conçu de manière à s’intégrer totalement au paysage, son élégance ne consistant à ne vouloir surprendre ni le ciel ni la terre. Ainsi les hommes se fondent-ils dans le décor un jour de marché ou à l’heure de midi, à l’ombre des platanes … Les images de Provence ne correspondent à aucune commande, mon unique motivation étant de me faire plaisir, et c’est dans ce cadre que je créais mon oeuvre fétiche, Le nu provençal. Si l’album se termine sur des vues de Marseille, ville métisse aux fortes saveurs, c’est pour mieux capter la beauté énigmatique de ces régions du soleil aux populations chaleureuses. En écho aux images, Edmonde Charles-Roux évoque cette Provence qu’elle connaît si bien. Sous sa plume, l’architecture et les dialectes locaux deviennent l’occasion d’une réflexion sensible sur la nature du paysage, l’âme de la pierre, l’essence du mas, la qualité du vent, l’odeur des lavandes et de l’ail sauvage.

- Provence par Willy Ronis & Edmonde Charles-Roux aux éditions Hoëbeke – 104 pages – 19,50€

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« À votre âge, à Noël, on n’avait qu’une orange. » La formule a fait le tour des sapins, effrayant les plus jeunes, faisant rire les adultes. Chez les Picouly, dans le nord de la banlieue parisienne, la menace est nettement plus radicale : « Cette année, il n’y aura pas de Noël », répète-t-on au jeune Daniel et à ses frères et soeurs. Pourtant, à force de l’entendre année après année sans jamais qu’elle se réalise, la prophétie perd de sa crédibilité et finit par prêter à rire. Un petit détail qui s’ajoute au grand rituel, à cette foule de préparatifs qui font commencer la fête bien avant la date officielle. La neige, les trottoirs encombrés devant les grands magasins, le mystère de la multiplication des pères Noël, la solennité de l’apprêtage du sapin - qui doit toucher le plafond, sinon c’est sûr, « il n’y aura pas de Noël » - l’ambiance est électrique, la plume est celle d’un enfant de 10 ans. Daniel Picouly livre un texte à la fois intime et témoin d’une époque, plaçant les mots justes sur les images de Robert Doisneau, Willy Ronis, Sabine Weiss et Janine Niepce. Un joli voyage dans les coulisses d’un rêve peuplé de rennes, de trains électriques, et de lutins. –Jocelyn Blériot et Lénaïc Gravis

- Vivement Noël par Willy Ronis & daniel Picouly aux éditions Hoëbeke – 90 pages – Prix non communiqué

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Les chats de Willy sont magnifiques, venez les rencontrer, faites-les entrer à votre tour dans votre vie. On ne comprend même pas comment il a réussi à les saisir au vol, à traquer leur vérité intime, à les faire exister dans leur plus haute simplicité. Il faut être un immense artiste pour laisser ainsi parler les chats, sans les trahir, sans exagérer, sans faire joli. Avoir été juste là, toujours à la bonne place, avec le geste prompt. c’est sans doute son secret et son art (…) Sur chaque photo, passe le grain de la vie, le souffle de l’air, l’odeur même des saisons, c’est incroyable. (…) Cette traversée d’un pan de la vie de Willy Ronis à travers le regard de ses chats est à la fois un pur moment de tendresse et une déclaration d’amour qu’il fait à la vie. Colette Felous

- Les chats de Willy Ronis par lui-même aux éditions Flammarion – 80 pages – 22€

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La découverte des photographies en couleurs de Willy Ronis sera à coup sûr une surprise pour beaucoup. Et c’est, de sa part, l’effet d’un don généreux que d’avoir bien voulu nous les donner à voir. Ce maître du noir et blanc a donc photographié en couleurs dès 1955, dès l’apparition du Kodachrome, film diapositive à la chromie si particulière, et si peu sensible à la lumière qu’il aurait dû, logiquement ; l’empêcher de faire, selon son style et son goût, des instantanés sur le fil du hasard, photos de rue, photos de foule, a fortiori photos de nuit… On verra qu’il n’en est rien et qu’il a su tirer le meilleur parti de la contrainte opposée. à la spontanéité de son regard. La couleur ici n’est en rien un prétexte, elle est une autre manière de voir, ni plus riche ni moins libre : elle est une façon différente de traiter de la lumière – la grande affaire de la photographie -, une autre  » métrique « , pas même un autre langage. Et Paris est bien plus qu’un sujet : c’est le matériau de l’auteur qui s’émeut au spectacle de la vie ordinaire côtoyée chaque jour dans sa ville, la vie banale et souriante des Parisiens à laquelle il confère une profondeur puisée à son émotion-même. Car ce qu’il importe de noter c’est que le photographe a, par les moyens qui lui sont propres, poursuivi de questionner l’âme populaire en ses reflets gais ou mélancoliques, en ses images frivoles ou graves, qu’il a touché du doigt – ou de l’œil – la beauté palpitante et la tendresse bonhomme de ce peuple bigarré, qui sont les  » débris et trésors  » poétiques de la Ville – que seul un grand artiste pouvait recueillir avec une telle constante bonté, en noir comme en couleurs.

- Paris-Couleurs par Willy Ronis aux éditions le temps qu’il fait – 117 pages - 35€

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Willy Ronis et Paris ? L’histoire tendre d’un amour jamais démenti, aussi fort qu’au premier jour, voilà bientôt un siècle… Né en 1910 dans le IXe arrondissement, l’artiste n’a en effet jamais cessé de photographier sa ville et le quotidien de ses habitants. Ce travail, entrepris à partir des années 1930, couvre tous les aspects de la vie parisienne. En plongeant dans ses archives, Willy Ronis a exhumé de nombreuses images inédites qu’il a organisées en séquences : la Seine et ses rives où on taquine le gardon, la rue, la nuit, les bistrots, les Parisiens au travail, le quartier des Halles, le jardin du Luxembourg, la rue de la Huchette… Sa sélection s’achève sur la ville d’aujourd’hui, les secteurs récents et ses arrondissements de prédilection. Cinquante ans après la parution de Belleville-Ménilmontant, son livre-culte sur la capitale, le photographe est retourné arpenter son quartier à la recherche du Paris perdu. Ici, comme aux abords du canal Saint-Martin, la métropole embaume encore la province. Consacré en 1979 par le Grand Prix national des Arts et Lettres pour la photographie, l’œuvre de Willy Ronis témoigne d’un art subtil du cadrage et de la lumière qui lui inspire des compositions rigoureuses, distanciées et singulièrement mélodieuses.

- Paris, éternellement par Willy Ronis aux éditions Hoëbeke – 157 pages – 33€

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Chaleureux, pittoresque et poétique, le quartier dont Willy Ronis est tombé amoureux en 1947 représente un témoignage hors pair sur un Paris disparu, celui d’une douceur de vivre modeste et insouciante. Emu par ces images, Dider Daeninckx a imaginé le récit d’un gars de Ménilmontant : longtemps exilé, l’homme revient sur ses pas et nous fait découvrir la légende du quartier.

- Belleville, Ménilmontant par Willy Ronis & Didier Daeninckx aux éditions Hoëbeke – 112 pages - 31€

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Willy Ronis, photographe de montagne ? Le dernier grand personnage de la photographie humaniste – il est né en 1910 – a commencé sa carrière professionnelle avec ses reportages sur les manifestations et les grèves de 1936, avant de connaître une célébrité tardive avec ses images d’un Paris aujourd’hui disparu. En soixante-dix ans, ses images sont devenues de véritables icônes poétiques, centrées surtout sur le travail des hommes, la vie quotidienne, la ville. Mais Willy Ronis avait un jardin secret. Un jardin secret qui s’étend des Alpes aux Vosges, via le Jura, en poussant des pointes jusqu’aux Cévennes, via la
Provence. Ce citadin se révèle ici amoureux des grands espaces et de la nature en nous offrant les photos, pour la plupart inédites, qu’il a prises au cours de ses innombrables expéditions en montagne, sa passion. Loin des villes et des usines qu’il a su magnifier comme personne, son talent s’y exprime tout aussi puissamment. La Montagne de Willy Ronis est une révélation : sous les pavés, les alpages.

- La Montagne de Willy Ronis par lui-même & Christian Sorq aux éditions Terre Bleue – 173 pages - 38€ 

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