Fête des Vendanges – 6 au 12 Octobre 2008

Fête des Vendanges - 6 au 12 Octobre 2008 dans Evenementiel fete_des_vendanges_2008

 

La Fête des Vendanges aura lieu pour la première fois durant une semaine du 6 au 12 octobre, avec en point d’orgue le week-end du 10, 11, 12.

 

Lundi 6 Octobre

20h30 : « Une Soirée au Gaumont Palace » au Trianon avec projection de « Fantômas », Pigalle, Les fatals Picards, Airmedettes, Biyouna, Le Cirque des Mirages, Elisabeth Buffet, dresseur d’animaux, contorsionniste, etc.
80, boulevard de Rochechouart – ouverture des portes 20H
tarif : 15€ en location / 18€ sur place
location Fnac/Digitick/ Ticketnet

Mardi 7 Octobre

- 19h et 21h15 : « Le Moulin Rouge Fait son Cinéma » au Pathé-Wepler
Projection des films « French Cancan » de Jean Renoir et de « Moulin Rouge » de Baz Luhrmann. En ouverture la chanteuse Agnès Bilh, et des danseuses du Moulin Rouge.
140, boulevard de Clichy
Tarif : 10€ pour la soirée / en prévente sur place à partir du mercredi 1er Octobre

 

- 20h : « L’ivresse des Mots » au Restaurant « Chez Marguerite »
Une soirée Lecture et Vin autour d’Agnès Desarthe ( écrivain, auteur), Marie- Pierre Baux ( productrice de vins), Andrée Zana Murat (auteur de livres de cuisine), Le trio Vocal «Délicieuse Vinaigrette », AgnèsPapin
50, rue Clignancourt / Chef de Cuisine : Sidoine Dugast
Tarif Repas et Vin : 30€ / réservation obligatoire (places limitées)
Tél : 01 42 51 66 18

Mercredi 8 Octobre

- 10h et 14h :
Festival de court-métrages pour enfants « Courts de Récré » au Studio 28
organisé par l’association Court 18
10, rue Tholozé
Tarif : 3€

- 14h30 :
« Le Bal des Poulbots » dans la salle des Fêtes de la Mairie du 18ème
avec le groupe TOURNEVIRE
1, Place Jules Joffrin / Gratuit sur inscription : Tél : 01 53 41 17 82 / \n dominique.lemoine@paris.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. - 21h :
Soirée « 18 en courts » au Studio 28
. Un événement parrainé par Jean-Marc Barr, acteur et réalisateur. Une sélection des plus beaux films courts tournés dans le 18ème, par les plus grands cinéastes, organisé par l’association Court 18. En ouverture la chanteuse Marie Modiano.
10, rue Tholozé / Entrée : 8€ plein tarif / 6,80 € tarif réduit

 

Jeudi 9 Octobre

- 15h : Ouverture du Festival « Le Film Policier de Montmartre » au Studio 28
Projection de « Faubourg Montmartre » de Raymond Bernard, avec Charles Vanel, Gaby Morlay, Pauline Carton
10, rue Tholozé/ Entrée : 8€ plein tarif / 6,80 € tarif réduit

- 18h : Vernissage de l’exposition de peintures et de sculptures « Rythmes du Regard » de l’association Regard 18 à la Fondation Boris Vian. 6 bis cité Véron / Ouvert le Samedi 11 et Dimanche 12 de 14h à 20h
Entrée Libre

- 21h : Festival « Le Film Policier de Montmartre » au Studio 28
Projection du Film « L’assassin habite au 21 » (1942) de Henri–Georges Clouzot, avec Pierre Fresnay et Suzy Delair. En ouverture, présentation du métier de bruiteur par Pascal Merière.
10, rue Tholozé / Entrée : 8€ tarif plein / 6,8O € tarif réduit

Vendredi 10 Octobre

- 9h : Ouverture du « Parcours du Goût » et ses villages
L’école du Goût et le Bistrot des Vins du Cinéma : Jardin St Pierre.
Le Village des Régions : rue Azaïs .
Le Village du Marché : rue du Cardinal Guibert, rue Saint – Eleuthère, Parvis du Sacré-Cœur et rue Azaïs.
Le Village de l’Eau : Château d’eau, place du Mont-Cenis.
Les Produits de la Vigne du Clos-Montmartre sont en vente au Stand du Comité des Fêtes Place Jean Marais.
Accès Libre au « Parcours du Goût »vendredi jusqu’à 20h, samedide 9h à 23h etdimanche de9h à 20h.

- 10H : Visites guidées « A la Découverte du Cinéma du 18ème », les lieux de mémoire du cinéma de Montmartre, studios, cinémas, et là où les films les plus connus ont été tournés avec le CFA Stephenson et sous la houlette de Pierre Philippe, cinéaste et critique de cinéma.
Gratuit / sur inscription au Syndicat d’initiative / 21, place du tertre
Vendredi, Samedi et Dimanche : 10h et 14h , en français, 16h en anglais
Tél : 01 42 62 21 21 / \
n accueil.montmartre@noos.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. - 12h : Ouverture de l’Exposition « Montmartre Fête ses Artistes » Peintres, sculpteurs et Photographes du 18ème
Salle Paroissiale de l’église Saint- Pierre / Place Jean Marais / Entrée Libre
Vendredi: 12h à 21h – Samedi : 9h à 23h – Dimanche : 9h à 20h- 15h : Festival « Le film Policier de Montmartre » au Studio 28
Projection du film « Meurtre à Montmartre » de Gilles Grangier avec Michel Auclair et Paul Frankeur
10, rue Tholozé
Entrée : 8€ plein tarif / 6,80 tarif réduit

- 18h : Chorale des Enfants des écoles du 18ème aux Arènes de Montmartre
500 enfants des écoles dirigés par Claire Dagnicourt interprèteront 4 chansons Emblématiques. En ouverture L’orchestre d’harmonie II° cycle du conservatoire Gustave Carpentier, dirigé par Thierry le Cacheux .
27, rue Chappe / Accès libre à partir de 17h45 (capacité limitée)

- 18h : Exposition de Peintures, Sculptures et Gravures « La Traversée du Miroir » de l’association Arkifuse à la Salle UVA
9, rue Duc / Entrée Libre
Vendredi de 18h à 21h – Samedi de 14h à 21h – Dimanche 14h à 20h

- 19h : Inauguration du Parcours du Goût par Daniel Vaillant, Maire du 18e

- Et aussi à 19 h : Dégustation et animations dans les Bars et Restaurants dans tout Montmartre et le 18ème avec les « menus Cinéma »
Vendredi, Samedi et Dimanche

- 19h : « Ciné- Cépages » au Lycée Belliard, avec le groupe A-O-C
3 plats, 3 vins, projections de vieux films, menu autour du raison
135, rue Belliard
Tarif Repas et Vin : 30€ / réservation obligatoire(place limitées)
Tel 01 40 25 93 71

- 21h : Festival « Le Film Policier de Montmartre » au Studio 28
Projection du Film « 125 rue de Montmartre » (1959) de Gilles Grangier avec Lino Ventura et Robert Hirsch. Présentation du métier de compositeur de musique de films par Gilles Tynaire.
10, rue Tholozé / Entrée : 8€ plein tarif / 6,80 € tarif réduit

 

Samedi 11 Octobre

- 10h : Ouverture Exposition Photographique « Le tour du Monde des Vignes » de l’artiste Coréen Monsieur Se-Young en extérieur de la Commanderie du Clos- Montmartre.
9, bis rue Norvins / Jusqu’au dimanche 1er février 2009, 24H/24, 7j/7. Gratuit.

- 10h : Départ du « Petit Train des Fanfares » de la Mairie d’Aubervilliers (5, rue Hémet) pour un parcours le menant à Saint-Denis et à Saint–Ouen avant son arrivée à Montmartre. En partenariat avec le Festival « Villes des Musiques du Monde ».

- 11h30 : « Ban des Vendanges » à la Vigne de Montmartre
Le ban des Vendanges sera ouvert dans la Vigne de Montmartre par Jean-Marc Tarrit, Président de la République de Montmartre en présence de Daniel Vaillant, Député maire du 18ème, de Brigitte Houdinière, présidente du Comité des Fêtes, de la Commune Libre de Montmartre, de la Commune Libre du Vieux Montmartre, des compagnons de Montmartre et des confréries vineuses. Un moment fort, traditionnel, joyeux et coloré. Emotion.
Accès Limité / Angle rue des Saules et la rue St Vincent pour le Public

 

- 12h15 : Arrivée du » Petit train des Fanfares » à la Mairie du 18ème avec la grande Fanfaraï et le 93 Super Raï Band et des jeunes musiciens du Centre musical Fleury Goutte-d’ Or Barbara.

- 15h : Départ du « Grand Défilé » à la Mairie du 18ème
Fanfares et Confréries pour un nouveau parcours qui mettra à l’honneur cette année la Vigne de Montmartre et le Moulin de la Galette avant une arrivée au pied du Sacré-Cœur. Evènement : pour la première fois, la bande « Les Acharnés » en direct de Dunkerque avec 120 carnavaleux !
Place Jules Joffrin, rue Hermel, Rue Ramey, Rue Custine, Rue Caulaincourt, Place Constantin Pecqueurt, Rue St Vincent, Rue des Saules, Place Jean- Baptiste Clément, Rue Lepic, Rue des Abbesses, Rue d’Orsel, Place Charles Dullin, rue des Trois- Frères, Rue Tardieu , Place St Pierre.
Gratuit

- 21h : Clôture du festival « Le Film Policier de Montmartre » au Studio 28
Projection du film « Bob Le Flambeur » (1955) de Jean- Pierre Melville avec Isabelle Corey et Daniel Cauchy. En ouverture, récit d’un meurtre récent à Montmartre
10, rue Tholozé / Entrée : 8€ plein tarif : 6,80 € tarif réduit

- 21h- 22h30 / 23h30 – 2h00″Bal des Confréries et des Montmartrois » au Gymnase Ronsard
En compagnie de l’Orchestre « Oxygène » et de la Bande « Les Acharnés » pour un vrai « Chahut » comme à Dunkerque.
2, rue Ronsard / Entrée : 10€ – Capacité limitée

- 23h : Feu d’Artifice au Sacré Cœur
Réalisé par la société Jacques Couturier Organisation et tiré du Square Louise Michel, un feu d’artifice et une Bande Son en Hommage au Cinéma de Montmartre.

Dimanche 12 Octobre

- 9h : Intronisation Par les Confréries et Visite de la Vigne de Montmartre (ouverte au public pour la première fois !)
avec l’œnologue Françis Gourdin : 5€ sur inscription au Syndicat d’initiative ; Tél : 01 42 62 21 21 / \n accueil.montmartre@noos.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Jardin St Vincent (Rue St Vincent) – Gratuit – Capacité limitée
- 10h/12h : Cérémonie des « Non- Demandes en Mariage » célébrées par Daniel Vaillant, le maire du 18ème
Place des Abbesses. Gratuit sur Inscription : Tél : 01 53 41 17 82
- 12h30 : « Le bal des Non-mariés » avec l’Orchestre
« Denécheau Jâse Musette » sur la place des Abbesses.
Gratuit
- 16h30 : Concert Final « Montmartre Fête son Cinéma » à La Cigale
Une soirée Hommage avec pour la première fois réunis sur une scène « La Bande des 4 », Claude Lelouch, Nicole Croisille, Francis Lai et Pierre Barouh, et aussi Héléna Noguerra, Rubin Steiner, Mouzanar, Zaza Fournier, The Ballroom Quartet, etc.
120, Boulevard de Rochechouart – ouverture des portes 16h
tarif : 20€ en location / 23 € sur place
Location Fnac / Digitick / Ticketnet

 

Et jusqu’au 12 Octobre : deux Expositions

« Une ballade cinématographique à Montmartre avec Pathé»
Projection en continu d’archives cinématographiques et Photographiques à l’Hôtel Demarne du Musée de Montmartre
12, rue Cortot
11H à 18h sauf Lundi et Mardi et Mercredi de 11h à 14h.
Accès Libre

« Les 80 ans du Studio 28 », une exposition sur l’histoire fabuleuse de ce cinéma incontournable de Montmartre.
10, rue Tholozé
Accès Libre aux horaires du Cinéma

L’accès en voiture à la Butte Montmartre à l’occasion de la Fête des Vendanges dès le jeudi 9 octobre est fortement déconseillée voire interdite. Merci de noter qu’il vous sera impossible de stationner du vendredi 10 au dimanche 12 octobre, sous peine d’enlèvement sur toutes les voies situées au sommet de la Butte.

 

Bus


Ligne 30 – 31 – 80 – 85 – 54 – 67 – 60 – 95
Ligne 80
Samedi 11/10/2008 : déviation de la rue Ramey et Caulaincourt par les rues Ordener, Damrémont et J. De Maistre (itinéraire des lignes 60 et 95) dans les deux directions pendant le défilé sur la rue Caulaincourt, reprise de l’itinéraire au moment où la rue Caulaincourt sera libérée.
Dimanche 12/10/2008 : si la rue Caulaincourt est impraticable (stationnements, opération Paris Respire), la déviation du samedi sera appliquée.

Ligne 31
Samedi 11/10/2008 : pendant le départ du défilé de la rue du Poteau, la ligne sera déviée par la rue Damrémont, rue du Poteau, Bld Maréchaux, Pte de Clignancourt, Bld Ornano dans les deux directions.

Ligne 60
Samedi 11/10/2008 : les mesures pour la ligne 31 seront appliquées.

Ligne 85
Samedi 11/10/2008 : pendant le départ du défilé rue du Poteau et rue Ramey, déviation par le Bld Ornano et Barbes dans les deux directions.

Métro


- Jules Joffrin (Ligne 12)
- Lamarck Caulaincourt (Ligne 12)
- Blanche (ligne 2)
- Pigalle (Ligne 12 ou ligne 2)
- Anvers (Ligne 2) + Funiculaire
- Arrêt Abbesses (Ligne 12)
- Arrêt Château Rouge (Lignes 4 et 12)

 

Funiculaire


Ligne Fun
Gare Basse : Place Suzanne Valadon
Gare Haute : Rue du Cardinal Dubois

Montmartrobus


Du vendredi 10/10/2008 (10h00) au dimanche 12/10/2008 (fin de service 00:30) : déviation de la rue Lamarck en direction de Pigalle par l’avenue Junot et la rue Lepic, itinéraire normal en direction de la Mairie du 18ème.

Samedi 11/10/2008 : interruption de la ligne à partir de 14h00, reprise à la fin du défilé.

Tous les Itinéraires et horaires sur le site : www.ratp.fr
Tél : 32 46 ( 0,34 € depuis une ligne fixe)

Promotrain


 

Le circuit des petits trains de Promotrain pendant la fête vendredi samedi et dimanche avec interrruption du service pendant le défilé de 15h à 18h. Départ Place Blanche, arrêt rue Becquerel / rue du Mont Cenis avec un circuit commenté.


Vélib


Toutes les adresses des stations du 18ème sur le site www.velib.paris.fr

Environnement

Afin de préserver la beauté de la Butte Montmartre, nous demandons à chacun de respecter l’environnement et d’utiliser pour tous les déchets les poubelles prévues à cet effet.

 

 

Bonne fête,

Saint-Sulpice

 

Hommage à Willy Ronis

 Les gamins de Belleville – 1959 - Crédit Photo: © Willy Ronis

http://imagesforum.doctissimo.fr/mesimages/3615498/willy_ronis.jpg

Le Café de France – 1979 – Crédit Photo: © Willy Ronis

Hommage à Willy Ronis dans Photographie: Grands Photographes 782324

Les amoureux de la Bastille – Crédit Photo: © Willy Ronis

Photo Hosting at imageloop.com

« Je suis allé les voir, ils s’appelaient Riton et Marinette, et j’ai vu qu’ils avaient le poster encadré dans le café, qui se trouvait à l’angle de la rue du Faubourg-Saint-Antoine et de la rue des Tournelles. Ils m’ont accueilli cordialement. Ils n’étaient montés qu’une seule fois sur la colonne, ils s’en souvenaient parfaitement. Ils venaient de l’Aveyron et, à l’époque, ils n’avaient pas encore le bistrot. Ils ne l’ont eu que deux ou trois ans plus tard, alors qu’ils étaient mariés. Et le plus étonnant, c’est que sur la photo, dans la direction où ils regardent, on voit le coin de l’immeuble où se trouve le bistrot ! » Willy Ronis extrait de Virginie Chardin, « Paris et la photographie. Cent histoires extraordinaires, de 1839 à nos jours », Parigramme, 2003.

Front Populaire – 14 Juillet 1936 – Crédit Photo: © Willy Ronis

Photo Hosting at imageloop.com

J’étais joyeux d’assister à cette fête et d’en conserver des souvenirs. C’était une fête comme on n’en avait jamais connue jusque-là. Il y avait beaucoup de monde dans les rues, les gens se promenaient avec leurs enfants, moi je courais à droite et à gauche. J’ai pris le cortège luimême, avec la rangée des élus du Front populaire qui s’avançaient en tête avec, derrière, la foule et, se dressant au milieu, la colonne de la Bastille. Puis j’ai fait des à-côtés, dont cette petite fille, qui avait attiré mon attention, puisqu’elle portait son petit bonnet phrygien, et qu’elle tendait le poing. » Willy Ronis Citations extraites de l’émission “Le Front populaire, 1936. Willy Ronis”, série Les 100 photos du siècle, 6’ (production Capa Presse TV).

Crédit Photo: © Willy Ronis

00114320df40079266e508 dans Photographie: Grands Photographes

Le petit Parisien – 1952 - Crédit Photo: © Willy Ronis

Photo Hosting at imageloop.com

« Pour cette photo, j’ai demandé au gamin de composer, j’ai pris trois clichés en tout, c’était très rare pour moi ».

 Grêve Chez Citroën – 1938 – Crédit Photo: © Willy Ronis

ronis_rose_zeher2

Une photo prise en 1938 à l’usine Javel-Citroën, lors d’une grève.  » J’avais écarté cette photo, trop sombre. Elle est restée inconnue pendant 40 ans, et c’était la meilleure de la série… »

Le Caveau de la Huchette – 1957 – Crédit Photo: © Willy Ronis

WillyRonisCaveaudelaHuchette

 Montmartre – Rue Muller – 1934 - Crédit Photo: © Willy Ronis

0176

Bois de Boulogne – 1954 – Crédit Photo: © Willy Ronis

0177

La Tour Eiffel – Crédit Photo: © Willy Ronis

00114320df400792669904

La Tour Eiffel – 2ième cliché – Crédit Photo: © Willy Ronis

00114320df40079266a705

La péniche aux enfants, Paris – 1959 - Crédit Photo: © Willy Ronis

00114320df400792680411

 

 

 

Biographie de Willy Ronis

Willy Ronis

 

 

 

Willy Ronis est né en 1910, dans le 9e arrondissement de Paris. Sa mère, juive lituanienne, et son père, juif ukrainien, sont venus en France pour fuir les pogroms. Ils sont tous deux mélomanes, et elle est pianiste. Son père, ouvrier retoucheur dans un studio photo, ouvre son propre studio boulevard Voltaire. L’exposition s’ouvre sur un portrait agrandi de Willy bébé.Willy Ronis a 16 ans quand son père lui offre un appareil photo, un Kodak 6,5 x 11 cm. Sa première photo de Paris est une photo de la Tour Eiffel. Mais sa première vocation d’être musicien. Il rêve d’être compositeur. Il réalise quelques autoportraits. Sur l’un, il pose avec son Kodak, sur l’autre avec son violon.

Le jeune Willy commence des études de droit qui ne le passionnent pas. Quand il rentre du service militaire, en 1932, son père est malade et lui demande de l’aider ou même de le remplacer au studio. Mais ce qui l’intéresse, en photo, c’est l’extérieur, la rue. Il déteste le travail de studio, la photo d’identité, les mariages et les communions.

Willy Ronis travaille donc pendant quatre ans dans le studio de son père. En même temps, il commence à silloner les rues de Paris. Rue Muller, de nuit, il photographie le pavé luisant et une ligne de halos de réverbères (1934). Déjà, ce sont les gens simples qui l’intéressent, comme les clochards sous les ponts ( Sous le Petit Pont, 1934) ou des ouvriers la nuit, à la lumière d’un brasero. Très jeune il est sensible aux sujets sociaux. Il raocnte qu’il a été fortement impressionné quand il a entendu, dans un wagon de métro, un groupe d’ouvriers qui chantaient  » la jeune garde ».

Dès 1934, il photographie les manifestations ouvrières, la Fête de l’Humanité à Garches, le 20e anniversaire de la mort de Jean Jaurès, une manifestation au Mur des Fédérés.

1936, année du Front populaire, est une année charnière. En juin, son père meurt, le studio, en faillite, est abandonné à ses créanciers. Exit, donc, la photo de studio. Un mois plus tard, Willy Ronis est au défilé du 14 juillet à la Bastille. Il prend une petite fille, le poing levé, sur les épaules de son père. La photo paraît dans l’Humanité un mois plus tard, marquant ses débuts dans le métier de photographe indépendant.

Jusqu’à la guerre, Ronis parcourt Paris, accumulant des archives. Il aime photographier les gens mais, timide, il ne s’approche jamais beaucoup, ne les prend pas de face. Il aime particulièrement les personnages isolés dans une foule, un peu mélancoliques, comme cette fille dans le métro aérien (1939).

En 1938, il fait un reportage sur une grève à l’usine Javel-Citroën, pour le magazine Regards. Il s’attache au quotidien de la grève, les parties de foot ou de dames, la gamelle et la couture qui meublent les journées d’occupation. Une photo de ce reportage, exposée à l’Hôtel de Ville, est restée inédite pendant des années : Rose Zehner, perchée sur un chaise pour haranguer ses collègues, le doigt tendu, était trop sombre pour être publiée. Il l’a exhumée quarante ans plus tard et elle est devenue une de ses photos les plus célèbres.

Willy Ronis a d’ailleurs retrouvé Rose Zehner, bien des années après. aussi : sa cousine l’a reconnue quand la photo a été publiée dans un livre et elle a contacté le photographe.
Pendant la guerre, Willy Ronis fuit Paris : il ne veut pas porter l’étoile jaune. Il passe en zone libre. Dans le midi, il rencontre Jacques Prévert, vit de petits boulots.

Quand Willy Ronis retrouve sa ville natale, fin 1944, le travail ne manque pas. Il commence par couvrir le retour des prisonniers, la liesse du 8 mai 1945.

»La reprise de l’activité après la Libération fut assez fascinante. Le public avait une folle soif d’images et, pendant quelques années, la photographie pour la page imprimée connut une période de grande fertilité », se souvient le photographe.

C’est dans une ambiance où « on se sentait porté par une chaleur de cœur », comme disait Henri Cartier-Bresson, que s’épanouit ce qu’on a appelé l’école humaniste française, autour du Groupe des XV et de l’agence Rapho, que Willy Ronis rejoint à cette époque. On y trouve Robert Doisneau, Edouard Boubat, Izis.

Ce courant s’impose au niveau international, avec une exposition au MoMA de New York (1953) et l’exposition itinérante The Family of Man, organisée par Edward Steichen en 1955.

Willy Ronis effectue des commandes pour les magazines Regards et Point de Vue, et aussi Time, Life ou Picture Post. Il ne fait pas d’actualité, mais toujours des sujets de société, sur les « bohémiens » de Montreuil aux filles lumineuses ou sur les forts des Halles.

A Paris, Ronis préfère les quartiers populaires. Mais il nous montre aussi Sèvres-Babylone dans la brume, sous le store de l’hôtel Lutetia, ou la place Vendôme sous la neige. Et il nous livre toujours des personnages perdus, comme une enfant toute seule avec des sacs et des valises à la gare Montparnasse.

Hors commande, Willy Ronis continue son travail personnel à Paris. A la fin des années 40, un ami de sa femme, Daniel Pipart, peintre rue de Ménilmontant, lui fait découvrir le quartier de Belleville et Ménilmontant, qu’il ne connaissait pas.

C’est le coup de foudre : il va parcourir le quartier dans tous les sens, et y prendre des photos qui sont parmi les plus belles qui aient été faites à Paris.

»J’y allais en motocyclette et je me promenais comme dans une ville étrangère. Chez Victor, en haut de l’impasse Compans, on poussait un portail et on était en plein ciel. Un vrai jardin s’avançait en terrasse, avec des gloriettes et un jeu de boules à trois couloirs. On découvrait, plein nord, un panorama s’étendant du Sacré-Cœur aux gratte-ciels de Bobigny, avec, par beau temps, à l’horizon, la forêt de Senlis », raconte-t-il.

Mieux que personne, il a su capter la poésie qui émane de ce quartier, du côté campagnard qu’il avait encore à l’époque, de la lumière sur ses pentes, de ses cafés et de ses habitants, de ses gamins et de ses artisans.

Willy Ronis aimerait faire un livre de ces images de Belleville mais aucun éditeur n’en veut. L’ouvrage est finalement publié en 1954 : il est très remarqué mais fait un flop commercial. Réédité trois fois depuis, c’est devenu un classique de la photo.

Les années 60 et 70 sont moins fastes pour les photographes humanistes. Le regard idéaliste qu’ils portaient sur l’homme n’est plus à la mode. De plus, Willy Ronis est exigeant et ne veut pas que ses photos soient publiées n’importe comment. Après de mauvaises surprises, il demande à pouvoir contrôler les légendes.

Les commandes sont moins nombreuses, il fait de la pub, de la mode, du reportage industriel, ce qui ne le passionne pas. En 1972, Willy Ronis décide de quitter Paris pour Gordes, puis l’Isle-sur-la-Sorgue. Pendant ses années provençales, il enseigne et photographie le Midi.

Après quelques années d’oubli, les photographes humanistes parisiens seront redécouverts dans les années 80, avec la mode rétro qui remet au goût du jour les images du vieux Paris. Willy Ronis publie en 1980 Sur le fil du hasard, qui le remet sur le devant de la scène.

A 95 ans, Willy Ronis n’est pas un homme tourné vers le passé. Si ses photos incarnent un Paris d’une autre époque, si on est touché par le côté rétro de ses images, il a toujours, lui, photographié son époque.

Quand il fait des photos dans les années 70, 80, c’est le nouveau Paris qui l’intéresse: les cabines téléphonique en forme de bulle à la nouvelle station de RER des Halles, le Centre Pompidou, la pétanque dans les nouveaux espaces de la rue Vercingétorix, après les démolitions des années 80, la sieste à La Défense. l’endroit même où, en 1938, il couvrait la grève des ouvriers de Citroën, il photographie en 1994 les enfants qui jouent dans les jets d’eau du nouveau parc qui a remplacé les usines Citroën, dans le 15e. A Belleville, il photographie une aire de jeux toute neuve en 1981.

Loin de tout fétichisme, Willy Ronis a conservé peu de tirages d’époque. La plupart des tirages exposés à l’Hôtel de Ville sont donc des tirages modernes, pour certains de photos inédites. Il a largement ouvert ses archives pour l’exposition. On y trouve quelques raretés, comme ces photos couleur des années 50.

Des photos qui nous montrent un Paris qu’on imagine, aujourd’hui, plutôt en noir et blanc. La photo de la promenade du dimanche près des fortifs, en couleur, est une curiosité. Tout comme le rouge vif de la cordonnerie de la rue Tholozé.
 

Ce qui intéresse Willy Ronis, c’est de voir comment ses frères et sœurs parisiens vivent. Pendant 75 ans, il s’est promené dans les rues, dans les manifestations, dans les usines, dans les parcs, photographiant ces « gens » ordinaires.

Des anonymes figuraient sur ses clichés devenus célèbres. Willy Ronis adore retrouver ses sujets. Souvent, ils sont devenus des copains. A ce jour, il en a retrouvé 23, qui se sont reconnus ou qui ont été reconnus par leurs proches, comme la petite fille au bonnet phrygien du 14 juillet 1936, les amoureux de la Bastille ou Rose Zehner, la gréviste de Citroën.

La première, Suzanne Trompette, avait 7 ans en 1936. Elle a découvert la photo avant guerre, puis à la télé, lors du 60e anniversaire du Front populaire. Elle a été interviewée pour l’émission « Les cent photos du siècle » diffusée sur Arte en 2000.

Les Amoureux de la Bastille ont été pris en haut de la colonne de Juillet en 1957. Lors d’une exposition, en 1988, quelqu’un est venu voir Ronis et lui a dit qu’il connaissait bien Riton et Marinette. Depuis des années, ils tenaient un bistrot à quelques centaines de mètres de la Bastille. Dans le café, ils avaient un poster de la fameuse photo, et l’ont accueilli chaleureusement.

Rose Zehner, c’est sa cousine qui l’a reconnue quand la photo a été reproduite dans l’Humanité, après sa parution dans le livre Sur le fil du hasard en 1980. Elle écrit à Ronis par l’intermédiaire du journal. Ils s’envoient des lettres et se téléphonent, avant de se rencontrer, en 1982, 44 ans après la photo. Un film a été tourné autour des retrouvailles du photographe avec cette femme qu’il qualifie de « personnage fabuleux ».

Lors de la belle exposition du Pavillon des Arts de Paris, en 1996, Willy Ronis –il avait déjà, à l’époque, 86 ans- avait déclaré : « Maintenant, je vais, c’est certain, retourner sur le terrain. Car il ne faut surtout pas s’arrêter. Cela pourrait, paraît-il, être extrêmement dangereux ».

Pourtant en 2001, Willy Ronis a posé son appareil photo. « Je me suis trouvé subitement handicapé dans mes capacités de me mouvoir. Je ne pouvais plus bien marcher, je ne pouvais plus courir et ce qui m’intéressait le plus –aller au-devant de l’événement- c’était fini », explique-t-il. Ses dernières photos sont des nus, qui ne demandent pas de courir.

A 95 ans, si Willy Ronis n’a plus bon pied, il a toujours bon œil, comme le montre le petit film projeté dans le cadre de l’exposition, où il raconte et explique ses photos.

Et s’il ne prend pas de nouvelles photos, les anciennes continuent de l’occuper. « Je travaille beaucoup, j’expose en France et à l’étranger. Je vois des tas d’amis. J’imaginais terminer mes jours en faisant des photographies comme un simple amateur. Je me trompais : le métier ne me lâche pas. »

 

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- Willy Ronis vient de mourir.

- Nues, Willy Ronis, Galerie Guigon.

- Willy Ronis, Hôtel de Ville, Joinville-le-Pont.

 

A regarder aussi:

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Image de prévisualisation YouTube

 

A lire aussi:

 

41YJEZWM4ML._SL500_AA240_

 

« J’aime mieux tâter un peu de tout, quitte à porter mon effort sur ce que je fais volontiers et refuser ce qui m’intéresse moins. Etre libre ? Oui, mais ça n’est pas tant la question de la liberté que le goût pour des choses diverses. » Ce goût, Willy Ronis le conserve toute sa vie, alliant ses travaux de commande et ses recherches personnelles avec l’enseignement de l’histoire et de la technique de la photographie. Il dit aussi : « je suis le contraire du spécialiste, je suis un polygraphe. »

- Willy Ronis par lui-même aux éditions Actes Sud – 63 pages – 13€

51FDS6%2BPMcL._SL500_AA240_

 

J’ai la mémoire de toutes mes photos, elles forment le tissu de ma vie et pal Ibis, bien sûr, elles se font des signes par-delà les années. Elles se répondent, elles conversent, elles tissent des secrets. À partir d’une cinquantaine de photos, Willy Rouis dessine son autoportrait. On le suit dans ses voyages, ses virées dans les rues de Paris et sur les bords de la Marne, ses reportages aussi. Une photo, c’est un moment pris sur le vif, mais c’est aussi l’histoire d’un jour. Ce jour-là : UN autoportrait à la manière d’un Je me souviens. C’est avec émotion due ce livre feuillette à la fois son être le plus intime, son talent de photographe et son talent de conteur.

- Ce jour-là par Willy Ronis aux éditions Gallimard – 191 pages – 6,50€

514-eZfndPL._SL500_AA240_

 

Des années 30 aux années 70, cinquante ans de corps féminins vus par Willy Ronis, accompagné de d’un texte original de Philippe Sollers. Willy Ronis voulait Sollers. Sollers n’attendait que ça. Il a dit oui pour Ronis. Immédiatement.
Le texte de Philippe Sollers aborde et souligne tout ce qui rend précieux et unique le travail de Willy Ronis sur le nu. Le photographe a saisi toutes les occasions de s’y livrer, tissant en quanrante ans une oeuvre secrète dont les plus beaux moments n’avaient jamais été réunis. On connaît sans doute le Nu provençal, une sorte d’instantané de vacances que Ronis transforme en éternité. On connaît moins ou pas du tout ces statues, ces déesses, ces corps filiformes des années 70, ces formes restaurées des années 90 devant les quelles Ronis retrouve l’audace formelle de sannées 30.
Il flirte avec les esthétismes : pleinarisme d’avant-guerre, femmes au tub de la fin du XIXe siècle, jeunes filles de la presse masculine des années 70 … Ces soixante nus sout tous bouleversants. C’est ce que clame Philippe Sollers : ‘Les nus de Willy Ronis, dans leur extraordinaire naturel, sont sacrés’.
Un délice pour les collectionneurs, les amateurs de photographie et les amoureux de l’écriture. 59 photographies.

- Nues par Willy Ronis & Philippe Sollers aux éditions Terre Bleue – 144 pages - 39€

51EzY-Xo1YL._SL500_AA240_

 

C’est en 1947 que je tombais amoureux de la Provence. Mon attachement à cette région fut tel que je décidais d’acheter un vieux mas à Gordes, village perché du Vaucluse, et d’y passer une partie de ma vie. Appareil en main, de l’après-guerre à la fin des années soixante-dix, j’arpentais ruelles étroites, marchés labyrinthiques et pincettes ombragées avec l’intention de restituer une Provence ancestrale, rappelant les coutumes issues d’un art de vivre qui a toujours su composer avec le soleil. Car le village provençal, théâtre idéal pour jouer avec la lumière, est conçu de manière à s’intégrer totalement au paysage, son élégance ne consistant à ne vouloir surprendre ni le ciel ni la terre. Ainsi les hommes se fondent-ils dans le décor un jour de marché ou à l’heure de midi, à l’ombre des platanes … Les images de Provence ne correspondent à aucune commande, mon unique motivation étant de me faire plaisir, et c’est dans ce cadre que je créais mon oeuvre fétiche, Le nu provençal. Si l’album se termine sur des vues de Marseille, ville métisse aux fortes saveurs, c’est pour mieux capter la beauté énigmatique de ces régions du soleil aux populations chaleureuses. En écho aux images, Edmonde Charles-Roux évoque cette Provence qu’elle connaît si bien. Sous sa plume, l’architecture et les dialectes locaux deviennent l’occasion d’une réflexion sensible sur la nature du paysage, l’âme de la pierre, l’essence du mas, la qualité du vent, l’odeur des lavandes et de l’ail sauvage.

- Provence par Willy Ronis & Edmonde Charles-Roux aux éditions Hoëbeke – 104 pages – 19,50€

518WG2SHQ6L._SL500_AA240_

 

« À votre âge, à Noël, on n’avait qu’une orange. » La formule a fait le tour des sapins, effrayant les plus jeunes, faisant rire les adultes. Chez les Picouly, dans le nord de la banlieue parisienne, la menace est nettement plus radicale : « Cette année, il n’y aura pas de Noël », répète-t-on au jeune Daniel et à ses frères et soeurs. Pourtant, à force de l’entendre année après année sans jamais qu’elle se réalise, la prophétie perd de sa crédibilité et finit par prêter à rire. Un petit détail qui s’ajoute au grand rituel, à cette foule de préparatifs qui font commencer la fête bien avant la date officielle. La neige, les trottoirs encombrés devant les grands magasins, le mystère de la multiplication des pères Noël, la solennité de l’apprêtage du sapin - qui doit toucher le plafond, sinon c’est sûr, « il n’y aura pas de Noël » - l’ambiance est électrique, la plume est celle d’un enfant de 10 ans. Daniel Picouly livre un texte à la fois intime et témoin d’une époque, plaçant les mots justes sur les images de Robert Doisneau, Willy Ronis, Sabine Weiss et Janine Niepce. Un joli voyage dans les coulisses d’un rêve peuplé de rennes, de trains électriques, et de lutins. –Jocelyn Blériot et Lénaïc Gravis

- Vivement Noël par Willy Ronis & daniel Picouly aux éditions Hoëbeke – 90 pages – Prix non communiqué

51Gs-IdextL._SL500_AA240_

 

Les chats de Willy sont magnifiques, venez les rencontrer, faites-les entrer à votre tour dans votre vie. On ne comprend même pas comment il a réussi à les saisir au vol, à traquer leur vérité intime, à les faire exister dans leur plus haute simplicité. Il faut être un immense artiste pour laisser ainsi parler les chats, sans les trahir, sans exagérer, sans faire joli. Avoir été juste là, toujours à la bonne place, avec le geste prompt. c’est sans doute son secret et son art (…) Sur chaque photo, passe le grain de la vie, le souffle de l’air, l’odeur même des saisons, c’est incroyable. (…) Cette traversée d’un pan de la vie de Willy Ronis à travers le regard de ses chats est à la fois un pur moment de tendresse et une déclaration d’amour qu’il fait à la vie. Colette Felous

- Les chats de Willy Ronis par lui-même aux éditions Flammarion – 80 pages – 22€

519D8FGZKJL._SL500_AA240_

 

La découverte des photographies en couleurs de Willy Ronis sera à coup sûr une surprise pour beaucoup. Et c’est, de sa part, l’effet d’un don généreux que d’avoir bien voulu nous les donner à voir. Ce maître du noir et blanc a donc photographié en couleurs dès 1955, dès l’apparition du Kodachrome, film diapositive à la chromie si particulière, et si peu sensible à la lumière qu’il aurait dû, logiquement ; l’empêcher de faire, selon son style et son goût, des instantanés sur le fil du hasard, photos de rue, photos de foule, a fortiori photos de nuit… On verra qu’il n’en est rien et qu’il a su tirer le meilleur parti de la contrainte opposée. à la spontanéité de son regard. La couleur ici n’est en rien un prétexte, elle est une autre manière de voir, ni plus riche ni moins libre : elle est une façon différente de traiter de la lumière – la grande affaire de la photographie -, une autre  » métrique « , pas même un autre langage. Et Paris est bien plus qu’un sujet : c’est le matériau de l’auteur qui s’émeut au spectacle de la vie ordinaire côtoyée chaque jour dans sa ville, la vie banale et souriante des Parisiens à laquelle il confère une profondeur puisée à son émotion-même. Car ce qu’il importe de noter c’est que le photographe a, par les moyens qui lui sont propres, poursuivi de questionner l’âme populaire en ses reflets gais ou mélancoliques, en ses images frivoles ou graves, qu’il a touché du doigt – ou de l’œil – la beauté palpitante et la tendresse bonhomme de ce peuple bigarré, qui sont les  » débris et trésors  » poétiques de la Ville – que seul un grand artiste pouvait recueillir avec une telle constante bonté, en noir comme en couleurs.

- Paris-Couleurs par Willy Ronis aux éditions le temps qu’il fait – 117 pages - 35€

516TDNB93RL._SL500_AA240_

 

Willy Ronis et Paris ? L’histoire tendre d’un amour jamais démenti, aussi fort qu’au premier jour, voilà bientôt un siècle… Né en 1910 dans le IXe arrondissement, l’artiste n’a en effet jamais cessé de photographier sa ville et le quotidien de ses habitants. Ce travail, entrepris à partir des années 1930, couvre tous les aspects de la vie parisienne. En plongeant dans ses archives, Willy Ronis a exhumé de nombreuses images inédites qu’il a organisées en séquences : la Seine et ses rives où on taquine le gardon, la rue, la nuit, les bistrots, les Parisiens au travail, le quartier des Halles, le jardin du Luxembourg, la rue de la Huchette… Sa sélection s’achève sur la ville d’aujourd’hui, les secteurs récents et ses arrondissements de prédilection. Cinquante ans après la parution de Belleville-Ménilmontant, son livre-culte sur la capitale, le photographe est retourné arpenter son quartier à la recherche du Paris perdu. Ici, comme aux abords du canal Saint-Martin, la métropole embaume encore la province. Consacré en 1979 par le Grand Prix national des Arts et Lettres pour la photographie, l’œuvre de Willy Ronis témoigne d’un art subtil du cadrage et de la lumière qui lui inspire des compositions rigoureuses, distanciées et singulièrement mélodieuses.

- Paris, éternellement par Willy Ronis aux éditions Hoëbeke – 157 pages – 33€

9782842300814

 

Chaleureux, pittoresque et poétique, le quartier dont Willy Ronis est tombé amoureux en 1947 représente un témoignage hors pair sur un Paris disparu, celui d’une douceur de vivre modeste et insouciante. Emu par ces images, Dider Daeninckx a imaginé le récit d’un gars de Ménilmontant : longtemps exilé, l’homme revient sur ses pas et nous fait découvrir la légende du quartier.

- Belleville, Ménilmontant par Willy Ronis & Didier Daeninckx aux éditions Hoëbeke – 112 pages - 31€

51RVKN355TL._SL500_AA240_

 

Willy Ronis, photographe de montagne ? Le dernier grand personnage de la photographie humaniste – il est né en 1910 – a commencé sa carrière professionnelle avec ses reportages sur les manifestations et les grèves de 1936, avant de connaître une célébrité tardive avec ses images d’un Paris aujourd’hui disparu. En soixante-dix ans, ses images sont devenues de véritables icônes poétiques, centrées surtout sur le travail des hommes, la vie quotidienne, la ville. Mais Willy Ronis avait un jardin secret. Un jardin secret qui s’étend des Alpes aux Vosges, via le Jura, en poussant des pointes jusqu’aux Cévennes, via la
Provence. Ce citadin se révèle ici amoureux des grands espaces et de la nature en nous offrant les photos, pour la plupart inédites, qu’il a prises au cours de ses innombrables expéditions en montagne, sa passion. Loin des villes et des usines qu’il a su magnifier comme personne, son talent s’y exprime tout aussi puissamment. La Montagne de Willy Ronis est une révélation : sous les pavés, les alpages.

- La Montagne de Willy Ronis par lui-même & Christian Sorq aux éditions Terre Bleue – 173 pages - 38€ 

12345

Photos Passion |
stella-x-hudgens |
laeticia972et77 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Captures d'écrans de la gui...
| harleyquinn
| Snow et rando en montagne