La Canebière des années 30 – Marseille – France

La Canebière des années 30 - Marseille - France dans Photographies de la France d'autrefois belges-old 

Le début de la Canebière du côté du vieux port – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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La Canebière dans les années 1920 – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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La Canebière dans les années 1920 – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Angle rue Saint-Férréol et la Canebière  – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Le « Grand café glacier » datant de 1866 ( remplacé par Air France en 1962 ) – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Palais de la Bourse – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Palais de la Bourse – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Palais de la Bourse – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Le square du Palais de la Bourse (rebaptisé Alexandre 1er, assassiné à cet endroit, puis Charles de Gaulle) a été inauguré en 1860 Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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« Le café Riche » – La Canebière – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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C’est au niveau du « Café Riche » que se terminait la Canebière en 1928 – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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La Canebière en 1928 – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Le Café du Commerce (Agence Havas à partir de 1931) et le Café Glacier, à l’angle de la rue Canebière et de la rue Paradis – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Vue plongeante sur la Canebière -  Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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A gauche, le Phocéac, cinéma apparu en 1940, et futur magasin « Baze » en 1961 -  Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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La rue Noailles constituait à l’époque la deuxième actuelle partie de la Canebière -  Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Rue Noailles – Magasin « les nouvelles galeries » inauguré en 1901 et détruit par un incendie en 1938  – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Les Nouvelles Galeries face au Grand Hôtel, dans les années 30 – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Les Nouvelles Galeries  – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Les allées de Meilhan forment la troisième partie de l’actuelle Canebière – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Cinéma « Le Français » – Allées de Meilhan  – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Perspective sur le monument « des mobiles » – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Le monument des Mobiles, édifié en 1894 en l’honneur des soldats morts pour la Patrie en 1870 – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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L’église Saint-Vincent de Paul, dite des Réformés a été consacrée en 1888 – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

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Historique de la Canebière

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La Canebière ou anciennement Cannebière (en occitan provençal : la Canebiera selon la norme classique ou la Canebiero selon la norme mistralienne) est une rue du centre de Marseille mesurant 1 000 mètres, qui va des Réformés au Vieux Port et englobe, depuis 1927, la rue Noailles et les allées de Meilhan.

A l’origine, un talweg y collecte les eaux des sources Saint-Bauzile, de Reynier, du Loisir et de la Poussaraque ainsi que les eaux de pluie descendant du plateau Longchamp et de la plaine Saint-Michel. Les eaux se perdent dans les marais qui occupent le bas de la Canebière, entre l’actuel quai des Belges et la place Charles-de-Gaulle.
Dés le Xe siècle, le lieu prend le nom de plan Fourmiguier.

En 1296, le comte de Provence, Charles II obtient de la ville une concession afin d’y installer des chantiers navals. Au XVIIe siècle, le roi Louis XIV ordonne l’extension de la ville, ainsi que l’installation de l’Arsenal des galères. Celui-ci s’installe sur le plan Fourmiguier, les constructeurs déménagent alors sur la rive sud-est du port, les cordiers s’installent sur la rue Corderie.

En 1666,  les remparts sont détruits et la commercialisation des terrains des nouveaux quartiers commence. Nommée initialement rue Saint-Louis par le promoteur du projet, la première mention du nom de Canebière apparaît, le 23 avril 1672, dans une délibération du Conseil tenu par le Bureau des Affaires de l’Agrandissement chargé de vendre les terrains, de dresser et faire exécuter les plans d’urbanisation.

A l’origine, la rue est comprise entre le cours Saint-Louis et l’arsenal des Galères. D’une longueur de 250 mètres pour 11 mètres de large, elle est bordée au sud par le petit Jeu de Mail, version ancienne du jeu de croquet.
Les premières maisons (aujourd’hui détruites) s’élèvent dès 1671 à l’angle de la Canebière et du cours Belsunce.
En 1727, des rangées d’arbres sont plantées transformant la rue en promenade. C’est là que se tiennent les marchés aux fruits et légumes, mais c’est également là qu’est installé le pilori qui sert à exécuter les hautes et basses oeuvres.
Entre 1743 et 1751 sont construits les immeubles compris entre la rue Saint-Ferréol et le cours Saint-Louis. Des commerces de luxe s’installent (parfumeur, librairie, confiseur, etc.)
Des trottoirs sont aménagés en tiercenaux, briques pleines posées sur chant.
En 1785, l’arsenal des galères est désaffecté permettant le prolongement de la Canebière jusqu’au Vieux-Port.
Pendant la révolution, la guillotine est installée à hauteur de la place Charles-de-Gaulle. En 1853, certains des immeubles sont détruits, frappés d’alignement.
En 1854, commence la construction du Palais de la Bourse qui héberge la Chambre de Commerce. Celle-ci, créée en 1599 par les marchands, siégeait jusqu’alors à l’Hôtel de Ville.
En 1857, le Conseil municipal décide que la Canebière aura 30 mètres de large. Les maisons sont démolies et on en reconstruit d’autres dont la majorité subsiste encore aujourd’hui.
De 1857 à 1927, la rue s’appelle Cannebière

La rue de Noailles s’est créée en même temps que la Canebière, en 1666. Située entre le cours Saint-Louis et la porte des remparts, elle est habitée par des grandes familles qui lui donnent ainsi son premier nom, rue des Nobles
Le constructeur de galères, Jean-Baptiste Chabert, y construit un hôtel particulier qu’il loue à Jacques de Noaille, lieutenant des galères. Son nom reste attaché à la rue, à la place qui la prolonge et à la porte des remparts.
En 1859, le conseil municipal vote l’élargissement de la rue qui passe de 8 mètres à 30 mètres. Pour le permettre, les belles demeures des nobles ayant donnés son premier nom à la rue, sont détruites. Néanmoins, la maison sise à l’angle du cours Saint-Louis n’est pas détruite mais seule sa façade est refaite pour être dans l’alignement.
En 1863 sont construits l’hôtel du Louvre et de la Paix, le Grand Hôtel de Noailles et le Grand Hôtel.
Hôtel du Louvre et de la Paix : Ce palace abrite 179 chambres et des salons privés. Il accueille, en autre, Mark Twain en 1867, Camille Flammarion ou l’empereur du Brésil Pedro II. Cet immeuble est occupé, de 1941 à 1977, par la Marine nationale. La façade est ornée de 4 statues qui tiennent chacune dans la main les symboles d’un des quatre continents. Les étages portent les blasons des nations européennes, celui de l’Autriche-Hongrie est détruit pendant la guerre de 1914-1918. La façade, la toiture, l’escalier et au rez-de-chaussée, deux salons : le mess des officiers et la salle de conférence sont classées monuments historiques depuis le 8 juin 1982.
Le Grand Hôtel. Construit sur une partie de l’hôtel particulier que Jean-Baptiste Chabert avait construit et qu’il louait au lieutenant des galères Jacques de Noailles, il est situé à l’angle de la cours Garibaldi. Il accueille nombres de célébrités dont Gandhi en 1931. Charles Trenet y fait ses débuts dans le cabaret de l’hôtel. Fermé dans les années 1990, il est transformé en commissariat central.
le Grand Hôtel de Noailles construit lui aussi sur l’emplacement de l’ancien hôtel de Jean-Baptiste Chabert est devenu le siège d’une banque.

Hors les murs de la ville, les plans d’agrandissement de la ville prévoit une promenade nommée les allées de Meilhan, créée en 1733, elle longe le couvent des religieuses de la pénitence du tiers ordre de Saint-François ou Lyonnaises qui donne son premier nom à la promenade. Avec l’aide de Gabriel Sénac de Meilhan, intendant de Provence, les allées sont terminées an 1775. Elles prennent alors son nom en remerciement.
Lieu de promenade, un kiosque à musique et des guinguettes y sont installés permettant les banquets et réunions politiques.

De nombreuses foires s’y déroulent :

  • de 1839 à 1860, la foire Saint-Lazare, transférée sur la place Saint-Michel (auj. place Jean-Jaurès, dite la Plaine).
  • à partir de 1850, la foire aux herbes et plantes aromatiques, devenue depuis, la foire à l’ail et aux tarraïettes.
  • en 1883, la foire aux santons qui se tenait depuis 1803 sur le cours Saint-Louis se tient pour la première fois sur les allées de Meilhan à l’occasion de Noël.

Dans les allées, se trouve la source de la Poussaraque. Lors de la construction du parking des allées Léon-Gambetta, une chambre de récupération datant du XVIIIe siècle a été mise au jour. Celle-ci recueillait toutes les eaux des sources environnantes (Saint-Bauzile, Reynier, Loisir, Poussaraque) ainsi que les eaux de pluie descendant du plateau Longchamp. Elles étaient conduites à travers un collecteur jusqu’au Grand Puits situé à proximité du Cours Belsunce.

Les Augustins réformés, installés à Marseille depuis 1605, construisent leur couvent dans le quartier Saint-Bauzille en 1611. La chapelle est détruite le 30 novembre 1869, après la construction de l’église Saint-Vincent-de-Paul, dite des Réformés.

Face à l’Église, depuis 1894, se trouve le monument des Mobiles, œuvre du sculpteur Constant Roux et qui commémore les soldats de la garde mobile, corps de réservistes mobilisé par le gouvernement pendant la guerre franco-allemande de 1870.

Les allées de Meilhan seront nommées successivement :

  • Cours des Lyonnaises
  • Allées de Meilhan
  • Champ du Dix-Août, sous la Révolution française
  • Allées de Meilhan, début XIXe siècle
  • Canebière depuis 1927

En 1927, le conseil municipal décide de réunir les trois rues et de leur donner le nom unique de Canebière. Il décide également supprimer le mot rue. La numérotation est modifiée partant désormais du quai des Belges.
Le 9 octobre 1934, face au palais de la Bourse, le roi Alexandre Ier de Yougoslavie et le ministre français des Affaires Etrangères, Louis Barthou, sont victimes d’un attentat commis par un nationaliste macédonien.
Le 28 octobre 1938, l’incendie du magasin Nouvelles Galeries entraîne la mort de 73 personnes. Suite à cet incendie, le maire, Henri Tasso, est destitué ; Marseille est mise sous tutelle et dotée d’un administrateur extraordinaire. Le Corps municipal des sapeurs-pompiers de la ville de Marseille qui n’a pas su maitriser le sinistre est dissout et le bataillon de marins-pompiers est créé, le 29 juillet 1939, pour le remplacer et protéger la ville.

L’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM), la faculté des Sciences économiques et de gestion et la faculté de Droit sont installés sur la Canebière.

Le 30 juin 2007 voit le retour du tramway.

À l’angle de la Canebière, du cours Saint-Louis et du cours Belsunce se trouve le point zéro de Marseille permettant le calcul de la distance de Marseille à Paris, ainsi que le numérotage des immeubles.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

François le Diascorn

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Portland, Oregon – 1973 - Crédit photo: © François le Diascorn

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Rapho 19 - Crédit photo: © François le Diascorn

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Pope d’Olympos, Karpathos - Crédit photo: © François le Diascorn

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Quatre femmes en noir de dos, Patmos - Crédit photo: © François le Diascorn

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Amour et Psyché de Canova, Musée du Louvre - Crédit photo: © François le Diascorn

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Lamentations des trois Maria, évora, Portugal – 1980 - Crédit photo: © François le Diascorn

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Palm Springs, Californie -1993 - Crédit photo: © François le Diascorn

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Beaubourg -1997 - Crédit photo: © François le Diascorn

 

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Biographie de François le Diascorn

 

 François Le Diascorn (né le 10 janvier 1947 à La Flèche, près du Mans, Sarthe) est un photographe français, proche du courant humaniste, qui a développé une vision poétique du monde à travers des images décalées, dans lesquelles le rêve côtoie la réalité.

Rien dans l’enfance ni dans le milieu familial de François Le Diascorn ne le destinait à suivre une route artistique (au contraire, sur les conseils de son père professeur, il s’oriente vers un futur sage et prospère via Sciences-Po.) Mais le sens qu’il a toujours eu de l’irréalité de la vie le détourne de cette voie (enfant, il pensait que le monde n’était peut-être que la création de son propre cerveau).

Tout a basculé pour lui lors d’un voyage à 17 ans en Egypte quand il rencontra un autre voyageur comme lui, qui l’initia à la photographie (Pierre Marc Richard qui allait devenir, par la suite, un spécialiste de la photographie du XIXe siècle). Suivit un autre voyage en Inde en 1969, puis un deuxième dans le même pays, deux ans plus tard. Tous ces voyages ont stimulé une passion naissante, celle de capturer en images l’irréalité du monde—ce dont il avait été conscient dès l’enfance—et qui, comme une thérapie, lui permet paradoxalement de vérifier la réalité du monde à travers l’objectif de l’appareil. Il achète ses premiers appareils photo en 1971 pour son deuxième voyage en Inde, et depuis il ne les a plus quittés, sauf pour dormir, et encore : ses appareils sont toujours à côté de son lit et lui servent d’oreiller s’il doit rester dans un hôtel borgne. Il a aussi à son chevet un carnet où il enregistre ses rêves (souvent photographiques).

Il a toujours initié et choisi lui-même ses sujets—ce qui signifie l’acceptation d’une certaine frugalité d’existence. Une tel acharnement à recréer le monde à l’image de sa vision se paie par une certaine solitude, et cela a été le cas pendant une partie de sa vie. Les images rigoureusement composées de François Le Diascorn résultent d’une nécessité passionnée de créer qui n’a rien à voir avec la mode, le succès ou l’argent. Il continue, comme les parents tsiganes qu’il a eus en imagination, à traverser la terre, sac à dos, dormant dans une tente ou à l’arrière de sa voiture et photographiant tout ce qu’il rencontre sur la route mais avec une prédilection pour certains sujets : animaux magiques, bêtes de la mer, Bouddhas et Christs, anges et démons, hôpitaux et carnavals, arbres semblables à des humains, et hommes qui ressemblent à des arbres, enfants et nuages, animaux écrasés, moines et bergers ainsi que ses villes ou pays fétiches : Paris, Venise, Bénarès, l’Inde, l’Egypte, la Grèce.

C’est a travers son troisième œil, l’objectif photographique, que François Le Diascorn essaie de comprendre le pourquoi et le comment de l’existence, spécialement de la sienne, en capturant et en montrant la beauté et l’étrangeté du monde. Sa vie est un voyage permanent qui le mène d’un rêve éveillé à l’autre, une quête des messages transparents et fugitifs de l’existence.

Il a reçu nombre de récompenses et de bourses (en particulier une bourse de recherche et de création du Ministère de la Culture pour un voyage d’un an aux USA et une bourse Léonard de Vinci pour un projet au Japon). Ses photos ont été montrées dans de nombreux musées et galeries en Europe et en Amérique et sont entrées dans les collections d’institutions telles que la Fondation Cartier, la Bibliothèque Nationale, le Centre National des Arts Plastiques, la Maison Européenne de la Photographie, le Centre Pompidou, le Musée Nicéphore Niepce à Châlon-sur-Saône, le Musée Réattu à Arles….

François Le Diascorn était membre de l’agence VIVA de 1978 à 1985. En 1986, il a rejoint l’agence Rapho qui fait partie de Hachette Photos Presse.

Source Texte: François le Diascorn.

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Pour en savoir plus sur ce photographe: François le Diascorn.

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Bien à vous,

Saint-Sulpice

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Michael Kenna, Rétrospective – BNF – Paris – 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010

 Michael Kenna, Rétrospective - BNF - Paris - 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010 dans EXPOSITIONS preview_gd2_kenna

 

Grand voyageur, Michael Kenna est né en 1953 à Widnes, petite ville industrielle du Lancashire. A l’écart des modes, il bâtit, depuis plus de trente ans, un corpus consacré à la représentation du paysage. Du paysage romantique de ses débuts aux épures graphiques de ses récentes séries, il explore un paysage enclos dans la délicatesse du petit format, un paysage désert.

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Tilted Poles ~ Poteaux inclinés Rhyl, Clwyd, Wales – 1984 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Ses paysages invitent à une relation intime avec l’image. Ils sont, comme ceux d’Atget, dépourvus de toute présence humaine. L’homme ne s’y inscrit qu’ »en creux », d’une manière allusive, par les traces que son activité imprime sur le monde. Sous l’objectif du photographe, les lignes géométriques des jardins formels du XVIIIe siècle français ou russe rappellent que le paysage ne se confond pas avec la nature, mais qu’il est avant tout le fruit d’une construction culturelle que la photographie bouscule avec humour.

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 Wilshire Park Tree ~ Arbre, Wilshire Park Portland, Oregon, U.S.A – 2004 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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La rhétorique du clair et du sombre, savante et raffinée, qui gouverne cette œuvre, révèle une vision du monde étrange et personnelle. Kenna a toujours privilégié le noir et blanc. Épaisseur nocturne ponctuée de rares éclairages, brumes, fumées des usines, caractérisent les œuvres de jeunesse d’où émane un romantisme sombre lié à l’ère industrielle.

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Night Walk ~ Promenade nocturne Richmond, Surrey, England – 1983  - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le « pays noir » issu du XIXe siècle industriel, au ciel charbonneux, parcouru de voies ferrées, surplombé de hauts fourneaux, les structures massives des centrales électriques, voisinent avec les brumes mystérieuses de la campagne anglaise.

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The Rouge, Study 100 ~ The Rouge, étude 100 Dearborn, Michigan, U.S.A – 1995 - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna, qui a passé sa jeunesse dans une ville vouée à l’industrie chimique, saisit l’univers de la classe ouvrière au moment du déclin de l’industrie. Il explore la ville sombre immortalisée par les récits de Jack London, ses vastes bâtiments utilisant la brique, le verre et la fonte et ses fabriques désaffectées en voie de démolition.

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Mill Demolition ~ Fabrique en cours de démolition – Huddersfield, Yorkshire, England – 1984 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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La série The Rouge est consacrée à l’usine automobile Ford de Dearborn (Michigan), un univers fermé sur lui-même, fonctionnant à plein régime 24h/24. Ce site fut l’un des plus importants du début du XXe siècle, tant par ses dimensions que par ses techniques de production.

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The Rouge, Study 17 ~ The Rouge, étude 17 – Dearborn, Michigan, U.S.A – 1993 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna fait appel aux prises de vues nocturnes et poses longues qui « gomment » la présence humaine. L’activité incessante de l’usine reste perceptible grâce à la construction serrée de l’image, la mise en valeur de détails ou de larges perspectives.

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Ratcliffe Power Station, Study 31 ~ Centrale électrique de Ratcliffe, étude 31 – Nottinghamshire, England – 1987 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 La série consacrée à la centrale électrique de Ratcliffe met l’accent sur les tours de refroidissement monumentales, leur qualité sculpturale et le rythme de leur agencement tout en laissant planer un doute sur leur menace potentielle. Dans sa série sur la fabrique de dentelles de Calais, Kenna s’attache, fait rare, aux intérieurs en se concentrant sur les instruments et les détails des machines outils qu’il perçoit comme des sculptures et des natures mortes.

Enclin à rechercher la quiétude des campagnes et des îles, Kenna ne dédaigne aucunement la ville moderne.
Il a consacré de nombreuses photographies aux mégapoles des États-Unis, d’Amérique du sud ou aux cités proliférantes de pays en pleine croissance, en Chine ou dans les Emirats.

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 Chrysler Building, Study 2 ~ Chrysler Building, étude 2 – New York, U.S.A – 2006- Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le tissu urbain des grandes mégapoles, leur architecture ascensionnelle à la plastique surprenante et futuriste, leur débauche d’éclairage électrique offrent d’infinies possibilités de recherche graphique.

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 Empire State Building, Study 4 ~ Empire State Building, étude 4 – New York, U.S.A – 2007 - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Les photographies de New York, Rio de Janeiro ou Shanghai s’appuient sur une ligne imaginaire : l’horizon n’appartient ni au ciel ni à la terre, mais est ici brutalement matérialisé. Le ciel butte contre la barre crénelée des architectures et des gratte-ciels.

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Manhattan Skyline, Study 1 ~ L’Horizon de Manhattan, étude 1 – New York, U.S.A – 2006 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna accorde un grand intérêt à la présence des ponts, aux jeux de reflets avec les fleuves qu’ils surplombent. Ce thème revient à maintes reprises, le pont étant perçu comme axe de la ville et symbole de la valeur unifiante de l’occupation humaine.

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Golden Gate Bridge, Study 5 / Golden Gate Bridge, étude 5 – San Francisco, California, U.S.A – 1989 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Le génie des lieux: Dans le travail de Kenna, la mémoire est un thème sous-jacent, celle du temps, des atmosphères. Aussi hante-t-il des lieux où atmosphère, forme et substance des éléments, éclat ou fluidité de la lumière entrent en résonance avec le récit du passé et la puissance du sacré.

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 One Hundred and Four Birds ~ Cent quatre oiseaux – Prague, Czechoslovakia – 1992 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Kenna restitue la valeur sacrée originelle du Mont-Saint-Michel, des pyramides de Gizeh ou de l’Île de Pâques. Les rivages et les îles inspirent à ce contemplatif solitaire des marines où le pittoresque s’efface devant la puissance des éléments naturels… La mer, les rivages de tous continents, jouent un rôle de premier plan dans l’œuvre de Kenna. Cet éloge du ciel et de l’eau trouve ses éléments fondateurs dans la tradition esthétique anglaise : études de ciel de Constable, mers et naufrages de Turner, théorie du paysage de Ruskin. Kenna photographie digues, rivages, îles, rochers, et bords de mer de tous les continents. Sous l’objectif du photographe se dévoile la puissance universelle de la nature et des éléments : les mouvements des astres surplombent la surface calme ou tourmentée de l’océan, la force du vent pousse les nuages ou déchaîne les vagues.

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 Red Morning ~ Matin rouge – Hanga Nui, Easter Island, Chile – 2001 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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L’approche de Kenna rend perceptible ce qui demeure de la puissance originelle du cosmos avant qu’il n’ait été domestiqué par l’homme.

Regards sur les jardins: Le paysage est une construction culturelle, une découpe dans la continuité du visible et la création sépare les notions de paysage et de nature. Le paysage est autant le fruit du projet de son concepteur que du spectateur.

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 Homage to Atget ~ Hommage à Atget - Parc de Sceaux, France – 1988 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le surplus de trouble, l’étrange impression de décalage qu’engendrent les photographies de Kenna naîssent du même vide de représentation humaine qui caractérise l’univers d’Atget. Pour le jardinier, comme pour le photographe, le paysage est une construction dont la nature est le matériau brut. La tâche du jardinier consiste à ordonner, agencer, rendre lisible le chaos végétal et minéral, à en faire un objet de délectation. Les jardins « formels » classiques de France, de Russie (Tsarskoie Selo) ou d’Angleterre (Bowood) sont perçus comme des milieux apprivoisés, géométriquement élaborés, émanations d’une volonté humaine.

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 Allée d’Honneur ~ Allée d’honneur Courances, France – 1995 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna, avec son humour coutumier, joue des symétries impeccables, des sculptures végétales. La taille impeccable des végétaux prend un aspect hirsute, les labyrinthes n’ont plus d’issues. Le romantisme nervalien s’accorde au non-sens de Lewis Carroll.

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  Above the Abreuvoir ~ Au-dessus de l’abreuvoir Marly, France – 1996 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le désert de Retz, permet au photographe d’aborder le thème des fausses ruines, motif de prédilection des jardiniers du XVIIIe siècle. Il réalise sur ce sujet une de ses séries les plus mélancoliques.

Voyages en Asie: Ses œuvres les plus récentes, fruits de ses voyages au Japon, en Corée, en Chine, tendent à la stylisation et à l’épure. Le graphique s’y substitue subtilement au figuratif.

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 Huangshan Mountains, Study 1 ~ Monts Huang Shan, étude 1 Anhui, China – 2008 - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Dans sa recherche de l’épure, sa dialectique du vide et du plein, de l’apparaître et du disparaître, Kenna s’inscrit dans la continuité de l’art chinois de la peinture de paysage. Ses images sont plus allusives que descriptives. Son modèle revendiqué est littéraire : « En photographie, je suis plus proche du haïku de Bashô que de Joyce ».

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 Last Light ~ Crépuscule Tai-O, Lantau Island, Hong Kong, China – 2007 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Des temps de pose de plusieurs minutes à plusieurs heures, des prises de vues nocturnes ou à la lumière de l’aube ou du crépuscule engendrent des contrastes de texture et de matière qui, autant que la qualité et le raffinement de ses tirages aux sels d’argent, constituent la marque de son style. Il en naît une qualité intemporelle et une parfaite homogénéité visuelle qui permettent à ses œuvres anciennes et récentes de voisiner harmonieusement. Une narration paysagère s’offre ainsi à la libre imagination des spectateurs. Kenna n’impose aucun message, sa vision est avant tout personnelle et s’enracine dans la liberté du voyageur solitaire. « Source texte: BNF »

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 Toya Lake Boulder ~ Rocher, lac ToyaSobetsu, Hokkaido, Japan – 2004 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Pour en savoir plus sur cet extraodinaire photographe: Michael Kenna.

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

- Michael Kenna, Rétrospective – Bibliothèque nationale de France, site Richelieu, Galerie de photographie – 58, Rue de Richelieu – 75002 Paris - Métro : Bourse, Pyramides – Du 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010 - Du Mardi au Samedi 10h-19h, Dimanche 12h-19h, fermé Lundi et jours fériés – Tarifs : Plein 7 € – Réduit:  5 € – réservations FNAC, tél. : 0892 684 694 (0,34 euros TTC/mn), www.fnac.com

 

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A lire:

 

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Anne Biroleau est conservateur général au département des Estampes et de la Photographie de la BNF, où elle est chargée de la photographie du XXIe siècle. Elle a été commissaire associé et a participé aux catalogues des expositions Le corps du visible (Rencontres internationales de la photographie, Arles, 1999) et  » Eloge de l’ombre  » (musée de Kawasaki, 2000 ; musée de Yamaguchi, janvier-février 2001, avec catalogue). Elle a assuré le commissariat des expositions  » Minot – Gormezano. Le chaos et la lumière. 1983-2001  » (en collaboration avec Sylvie Aubenas, BNF, 2003, avec catalogue BNF / Gallimard),  » Portraits / Visages. 1853-2003  » (en collaboration avec Sylvie Aubenas, BNF, 2003, avec catalogue BNF / Gallimard),  » Stéphane Couturier. Mutations  » (BNF, 2004, avec catalogue),  » Mario Giacomelli. Métamorphoses  » (BNF, 2005),  » Jean-Louis Garnell  » (BNF, 2005),  » Sebastiao Salgado. Territoires et vies  » (en collaboration avec Dominique Versavel, BNF, 2005, avec catalogue),  » Roger Ballen, dans la chambre d’ombres  » (BNF, 2006),  » Cari de Keyzer, Trinity  » (BNF, 2008),  » 70′s. Le choc de la photographie américaine  » (BNF, 2008, avec catalogue).

- Michael Kenna – Rétrospective par Anne Biroleau aux éditions de la BNF – 231 pages – 49€

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- Retrospective Two par Michael Kenna aux éditions Nazraeli Press ( En Langue Anglaise ) – 172 pages – 70€

 

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- Michael Kenna, A Tweny Year Retrospective par Peter C.Bunnell & Ruth Bernhard aux éditions Nazraeli Press ( En langue Anglaise ) – 168 pages – 53€

Photoquai 2009 – Musée du Quai Branly – Paris – Du 22 Septembre au 22 Novembre 2009

Photoquai 2009 - Musée du Quai Branly - Paris - Du 22 Septembre au 22 Novembre 2009 dans EXPOSITIONS a-affiche-photoquai

 

Créée en 2007 par le musée du quai Branly et consacrée à la photographie non occidentale, Photoquai, la biennale des images du monde, se déroule du 22 Septembre 2009 au 22 Novembre 2009 sur le quai Branly, en face du musée et en partenariat avec des institutions culturelles.

Salué dès sa première édition pour sa qualité, son originalité, son ambition et sa pertinence,  Photoquai poursuit en 2009 sa mission fondamentale : mettre en valeur et faire connaître des artistes dont l’œuvre reste inédite ou peu connue en Europe, susciter des échanges, des croisements de regards sur le monde.

La direction artistique de la deuxième biennale Photoquai est confiée à Anahita Ghabaian Etehadieh, galeriste iranienne et fondatrice de la Silk Road Gallery, lieu unique, dans son pays, dédié spécifiquement à la photographie.

Pour sa deuxième édition, Photoquai présente les œuvres de 50 photographes contemporains du monde entier, talents photographiques inconnus ou peu connus en Europe et provenant des grandes zones géographiques représentées au sein des collections du musée du quai Branly : Amérique du Sud et Amérique Latine, Amérique du Nord, Asie, Océanie, Afrique, Proche et Moyen-Orient.

L’édition 2009 s’attache à assurer la continuité entre les expositions sur les quais du musée du quai Branly (en accès libre), dans les expositions temporaires présentées au sein du musée du quai Branly et du Pavillon des Sessions – son antenne au Louvre -, ainsi que dans les établissements partenaires.

Manifestation grand public, Photoquai complète son dispositif de mise en avant des artistes en associant des partenaires artistiques à travers la capitale, de la colline de Chaillot au quartier du Marais, pour dessiner un panorama de la création photographique contemporaine dans le monde : la Bibliothèque nationale de France – Richelieu, la Monnaie de Paris, le musée d’art moderne de la ville de Paris, la maison de la culture du Japon, l’ambassade d’Australie, la Galerie Baudoin Lebon, la galerie Bendana Pinel, le centre culturel canadien, l’Instituto de México, l’Ecole Nationale de la Photographie d’Arles et l’Ecole Spéciale d’Architecture.

Pour cette deuxième édition, le musée du quai Branly met à l’honneur la photographie iranienne sur sa mezzanine ouest, au sein du plateau des collections. L’exposition intitulée 165 ans de photographie iranienne offre un panorama de la photographie iranienne du milieu du XIXe siècle à aujourd’hui : des portraits de l’époque Qajar ou images du Shah Reza Pahlavi jusqu’aux productions les plus contemporaines de photographes iraniens majeurs. Plasticiens ou documentaristes, ces photographes travaillent actuellement en Iran et à l’étranger, et contribuent à l’ouverture artistique de leur pays sur le monde.

Le Pavillon des Sessions – antenne du musée du quai Branly au Louvre – expose Portraits croisés, photographies du musée du quai Branly, une sélection de portraits issus de sa collection photographique : œuvres anonymes anciennes ou d’auteurs connus (Pierre Verger, Henri Cartier-Bresson, Claude Lévi-Strauss, Roland Bonaparte…), de la fin du XIXe siècle jusqu’aux années 1960.

Durant l’intégralité de Photoquai, chaque vendredi, le musée du quai Branly propose également au public des rendez-vous hebdomadaires : des rencontres et discussions avec les photographes et commissaires associés des grandes zones géographiques représentées – des conférences, projections et tables-rondes sur la photographie – la présentation du travail de 5 photographes, lauréats de la bourse d’aide à la création artistique du musée du quai Branly en 2008 et 2009 – ainsi que des rencontres au Salon de lecture Jacques Kerchache.

 Voici la liste des 50 photographes de 32 pays qui participeront à cet évènement:

 

PROCHE ET MOYEN-ORIENT
 

Grèce-Turquie:

- Myrto Papadopoulos

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 ©  Myrto Papadopoulos

Iran:

- Abbas Kowsari <-- Site officiel du photographe

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©  Abbas Kowsari

- Gohar Dashti

©  Gohar Dashti

- Katayoun Karami  <-- Site officiel du photographe

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©  Katayoun Karami
 

Israël:

- Tamir Sher  <-- Site officiel du photographe

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©  Tamir Sher
 

Liban:

- Rima Maroun     <-- Site officiel du photographe
 

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©  Rima Maroun

Turquie:

- Melisa Önel  <-- Site officiel du photographe

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©  Melisa Önel

A regarder:

Image de prévisualisation YouTube

 

AFRIQUE SUBSAHARIENNE ET MAGHREB
 

Afrique du Sud:

- Ilan Godfrey  <-- Site officiel du photographe

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©  Ilan Godfrey

- Nomusa Makhubu

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©  Nomusa Makhubu
 

Algérie:

- Nadia Ferroukhi  <-- Site officiel du photographe

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©  nadia ferroukhi

A lire:
 

- Nadia Ferroukhi : photographe par elle-même & Aziz Chouaki aux éditions de L’Oeil - 5.50€
 

Egypte:

- Nermine Hammam   <-- Site officiel du photographe

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©  Nermine Hammam
 

La Réunion:

- Raymond Barthes

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©  Raymond Barthes
 

Madagascar:

- Pierrot-Men

©  Pierrot-Men

A lire:

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- Madagascar: Enfances par Pierrot-Men aux éditions ‘L’Association Diapason’ – 90 pages – 11.50€ 

Maroc:

- Khalil Nemmaoui

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©  Khalil Nemmaoui

A lire:

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- Oujda porte du maroc, mille ans d’histoire – Oeuvre collective dont 300 photos de Khalil Nemmaoui aux éditions La Croisée Des Chemins – 45€ 

- Lamia Naji  <-- Site officiel du photographe

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©  Lamia Naji
 

Nigeria:

- Emeka Okereke   <-- Site officiel du photographe

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©  Emeka Okereke
 

Tunisie:

- Mouna Karray  <-- Site officiel du photographe

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©  Mouna Karray

 

JAPON – ASIE DU SUD-EST
 

Corée:

- Chung ChuHa
 

Indonésie:

- Mohamad Iqbal
 

Japon:

- Masato Seto

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©  Masato Seto

- Hiromi Tsuchida

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©  Hiromi Tsuchida

A lire:

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- New: Counting Grains of Sand par Hiromi Tsuchida aux éditions Tosei-Sha – 160 pages – 184€

Malaisie:

- Nadia Bamadhaj

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©  Nadia Bamadhaj
 

Philippines:

- Jake Verzosa

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©  Jake Verzosa

 

 

 OCEANIE (AUSTRALIE ET NOUVELLE-ZELANDE)
 

Australie:

- Brook Andrew  <-- Site officiel du photographe

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©  Brook Andrew
 

Nouvelle-Zélande:

- Joyce Campbell  <-- Site officiel du photographe

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©  Joyce Campbell

 

AMERIQUE DU NORD, CANADA ET HAWAÏ
 

Canada:

- Arthur Renwick

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©  Arthur Renwick

- Jeff Thomas

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©  Jeff Thomas

- Adrian Stimson
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©  Adrian Stimson

Hawaï:

- Jan Becket  <-- Site officiel du photographe

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©  Jan Becket

A lire:

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- Pana Oahu: Sacred Stones, Sacred Land par Jan Becket & Joseph Singer aux éditions University of Hawaii Press – 186 pages – 42$

 

AMÉRIQUE LATINE
 

Argentine:

- Esteban Pastorino Diaz

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©  Esteban Pastorino Diaz

- Hugo Aveta

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©  Hugo Aveta

- Santiago Porter  <-- Site officiel du photographe

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©  Santiago Porter
 

Brésil:

- Julio Bittencourt   <-- Site officiel du photographe

©  Julio Bittencourt

A lire:

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- In a Window of Prestes Maia 911 Building par Julio Bittencourt aux éditions Dewi Lewis Publishing - 80 pages - £20

Mexique:

- Jeronimo Arteaga  <-- Site officiel du photographe

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©  Jeronimo Arteaga

- Pablo Lopez Luz

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© Pablo Lopez Luz

- Daniela Edburg  <-- Site officiel du photographe
 

© Daniela Edburg

Pérou:

- Morfi Jimenez   <-- Site officiel du photographe

© Morfi Jimenez

- Pablo Hare   <-- Site officiel du photographe

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© Pablo hare

INDE


- Atul Loke   <-- Site officiel du photographe

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© Atul Loke

- Sooni Taraporevala

 

 

CHINE – CAUCASE


Chine:

- A Yin   <-- Site officiel du photographe

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© A Yin

- Meng Jin

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© Meng Jin

- Lu Guang

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© Lu Guang

.

- Jin Ping

.
Afghanistan:

- Fardin Waezi

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© Fardin Waezi

.
Arménie:

- Anahit Hayrapetyan  <-- Site officiel du photographe

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©  Anahit Hayrapetyan

- Karen Mirzoyan

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©  Karen Mirzoyan

.
Azerbaidjan:

- Sanan Aleskerov

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©  Sanan Aleskerov

.
Kazakhstan:

- Erbossyn Meldibekov

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©  Erbossyn Meldibekov

- Saïd Atabekov

 ©  Saïd Atabekov

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Musée du Quai Branly - 37, Quai Branly –  75007 Paris – Tél : 01.56.61.70.00 – Du 22 Septembre 2009 au 22 Novembre 2009 - mardi, mercredi et dimanche : de 11h à 19h, jeudi, vendredi et samedi : de 11h à 21h - Tarifs: Entrée Libre.

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