Les portes du ciel, visions du monde dans l’Égypte ancienne – Le Louvre – Paris

 Les portes du ciel, visions du monde dans l'Égypte ancienne - Le Louvre - Paris dans EXPOSITIONS

 

L’égyptologie avance à grands pas. Sur le terrain, les fouilles continuent de fleurir et d’apporter leurs lots de découvertes (lire ci-dessous). Et dans les laboratoires et les amphithéâtres internationaux, le grand puzzle initié sous Bonaparte se complète. On peut le constater actuellement au Louvre où une exposition qui vient de s’ouvrir constitue un de ces beaux fruits concrets produit par les dernières thèses.

 

l'oeil oudjat (©2006 Musée du Louvre / Georges Poncet)
Fragment d’enveloppe en cartonnage de Padiouf : l’oeil oudjat (©2006 Musée du Louvre / Georges Poncet)

 

Pour la première fois on a affaire, non pas à une présentation historique (centrée sur tel ou tel pharaon ou telle ou telle dynastie) ; non pas à un agencement thématique (comme récemment à Monaco l’exposition sur les reines ou en Suisse sur les statues en argent) ; et pas plus au résultat d’une campagne de fouilles particulièrement productive. Ce que l’on découvre dans ce hall ­Napoléon, qu’il faut plus que jamais parcourir en boucle, c’est la mentalité de l’Égyptien antique. Quel était son mode de pensée, les outils avec lequel il envisageait le monde.

 

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Stèle funéraire de la dame Tapéret (© 2008 Musée du Louvre /Georges Poncet)

 

Saluons donc l’organisateur, ce jeune chercheur qu’est Marc Étienne. Il propose une analyse structurale des grands mythes. En 350 objets essentiellement puisés dans les réserves du musée mais aussi empruntés à tous les grands musées des antiquités européens – dont environ 70 chefs-d’œuvre -, il met en évidence ces «grands invariants» qui courent sur cinq millénaires, de l’Ancien Empire à l’époque romaine. Dans les vitrines, on constate des déclinaisons locales ou datées comme cette suite de précieux livres des morts « plus coûteux qu’un embaumement ». Mais ce qui importe, c’est bien la réunion, l’ensemble cohérent. Il forme une anthropologie par l’objet et le document écrit très éclairante.

 

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Le parcours est ponctué de quatre grandes phases matérialisées par des couleurs qui s’assombrissent progressivement pour revenir à la lumière. Entrons dans ce cycle. La première section évoque la création du monde. Celui-ci, émergeant des eaux primordiales (le Nil), est mû par deux divinités originelles Rê solaire (le jour) et Osiris, premier à être ressuscité (la nuit). L’espace et le temps ainsi réalisés, l’homme peut partir en quête de béatitude. Une deuxième section traite de l’inframonde, ce ciel qui passe chaque fin de journée sous la terre.

 

 

 

 Rê s’y régénère tandis que sur terre on érige des obélisques pour servir de piliers à la voûte céleste. Comment l’homme peut-il améliorer son contact avec cet univers divin ? Pour Marc Étienne, les portes des innombrables tabernacles trouvés le long du fleuve livrent la clef. Enveloppes extérieures d’un intérieur secret, elles s’imposent comme la métaphore du sas. Leurs riches décorations, leurs emplacements dans le complexe religieux, les rites d’ouverture et de fermeture dont elles font l’objet, les offrandes que l’on dépose aux pieds de leurs statues signifient l’immense et constant désir de communion du mortel.

 

Sarcophage de la dame Tanethep (© 2006 Musée du Louvre / Georges Poncet)
Sarcophage de la dame Tanethep (© 2006 Musée du Louvre / Georges Poncet)

La momie, sa préparation et sa renaissance ne seraient finalement qu’un élément de cette vaste liturgie. Mais ce corps voyageur est une condition sine qua non, comme en témoigne par exemple ce crâne couvert de feuilles d’or datant de l’époque romaine. Sans lui l’âme ne peut entreprendre ce voyage tellement compliqué qu’il est parfois schématisé au fond des sarcophages. Labyrinthe d’écueils et d’étapes plaisantes menant à la demeure d’Osiris. Au bout, cette grande maison est éclairée. Voilà le séjour de la survie éternelle.

Dans la troisième section est décrite la chapelle de la tombe, souvent construite dans le désert, à distance de la sépulture. Elle est, toujours selon Marc Étienne «le ciel sur la terre», la borne reliant les deux mondes, le tremplin permettant de s’envoler. Ses abords, comme ceux du parvis du temple, regorgent d’ex-voto montrant «l’incroyable diversité des stratégies d’appropriation du divin». Enfin, hall Napoléon, comme pour un parcours rituel, le visiteur ressort par là où il était entré. Lui aussi, à sa mesure, a vécu un instant d’éternité.

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

«Les portes du ciel, visions du monde dans l’Égypte ancienne» – Louvre, hall Napoléon – 6 Mars au 29 juin 2009 - Tél: 01.40.20.53.17 – Catalogue Somogy/Louvre 383 p., 39 €.

 

Jacques Prévert – Paris la belle – Mairie de Paris

Jacques Prévert - Paris la belle - Mairie de Paris dans EXPOSITIONS

 

L’exposition « Jacques Prévert, Paris la belle »  fait état du lien étroit entre Prévert et Paris, depuis sa petite enfance dans le quartier du jardin du Luxembourg jusqu’à son statut d’icône de Saint-Germain-des-Prés.

Fondamentalement populaire et singulière, l’oeuvre de Jacques Prévert est à redécouvrir dans son intégralité.

De sa jeunesse contestataire à son amitié avec Joan Miró, Alexander Calder ou Pablo Picasso, de son métier de scénariste à la complicité qu’il tisse avec de nombreux photographes.

Cette exposition, bâtie sur les archives personnelles du poète, révèle un homme dont l’esprit, plus de trente ans après sa disparition, reste d’une fraîcheur et d’une actualité sans conteste.

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Hôtel de Ville – Salle St-Jean – 5, rue Lobau – 75004 Paris – M° Hôtel de Ville – Du 24 octobre 2008 au 28 février 2009, tous les jours sauf dim et jours fériés de 10h à 19h – Entrée libre.

 

 

 Biographie de Jacques Prévert


 

Né le 4 février 1900 à Neuilly-sur-Seine, Jacques est le second fils de Suzanne et André Prévert. Son frère aîné, Jean, décède à 17 ans, de la fièvre typhoïde. Son second frère, Pierre, né en 1906, sera son complice artistique tout au long de sa vie. Sa mère, d’un naturel joyeux, lui apprend à lire dans des livres de contes. Son père, plus sombre, fait de la critique littéraire, dramatique et cinématographique et l’emmène au cinéma et au théâtre. C’est ainsi qu’il découvre les premiers comiques de l’écran, et surtout les feuilletons de Louis Feuillade. C’était, comme l’écrira plus tard Prévert, « la plus fastueuse des misères ». Après un passage d’un an par Toulon, toute la famille revient s’installer en 1907 à Paris, rue de Vaugirard, puis en 1908, rue Férou. Prévert est inscrit dans un établissement catholique, rue d’Assas, jusqu’en 1914. Mais au catéchisme, il préfère la mythologie grecque qui stimule son imaginaire et dès 1909, il commence à faire l’école buissonnière. À 15 ans, certificat d’études en poche, Prévert abandonne définitivement l’école et vit de petits boulots. Incorporé en 1920, il rejoint son régiment à Lunéville.

Pendant son service militaire, Jacques Prévert se lie avec Marcel Duhamel, traducteur, éditeur et futur créateur, en 1945, chez Gallimard, de La Série noire (dont Jacques Prévert a trouvé le nom). À la même époque, il devient également l’ami du peintre Yves Tanguy. Toute une communauté de peintres, de poètes et de bons copains se retrouve au début des années 1920 sous le toit de Duhamel, 54, rue du Château, à Montparnasse : Raymond Queneau, Pablo Picasso, Alberto Giacometti… L’adresse devient le repaire du groupe surréaliste. Le jeune Prévert est séduit par l’esprit contestataire et le souffle d’insoumission qui s’y expriment, avec pour cibles favorites le clergé, l’armée, la police, ou l’institution scolaire qui « brime l’enfance ». Mais en 1930, ne supportant pas les attitudes souvent autoritaires d’André Breton, Prévert s’éloigne du groupe. Il publie alors, dans un tract collectif intitulé « Un cadavre », un texte qui fait date : Mort d’un Monsieur, pamphlet aux jeux de mots habiles et vifs, adressé au « pape du surréalisme. Jacques Prévert et André Breton n’en resteront pas moins amis.C’est à Jacques Prévert que l’on doit l’invention du « cadavre exquis », ce jeu collectif qui consiste à composer une phrase ou un dessin sans tenir compte de ce que les autres ont fait, sur la même feuille. Témoins rares et exceptionnels de cette période clé de l’histoire de l’art, les quelques « cadavres exquis » présentés dans l’exposition sont une plongée dans l’univers surréaliste.

Au début des années 1930, Jacques Prévert écrit des sketches et des pièces contestataires d’agit-prop pour le groupe Octobre, troupe de théâtre créée en référence à la révolution soviétique de 1917. Le plus célèbre de ces textes, La Bataille de Fontenoy (présenté en 1933 aux Olympiades internationales du théâtre ouvrier à Moscou), moque les hommes politiques de l’époque. De 1932 à 1936, le groupe est très actif et se produit dans des usines en grève (Citroën), des manifestations, en pleine rue, ou encore dans des bars. Prévert est l’auteur principal, et Lou Bonin le metteur en scène. Les textes, en prise directe avec l’actualité nationale ou internationale, sont écrits à chaud et les représentations données après à peine une nuit de répétition. Aux côtés de Jacques Prévert et de son frère Pierre, on trouve Raymond Bussières, Marcel Mouloudji, Maurice Baquet, Margot Capelier, ou encore des futurs cinéastes Paul Grimault, Yves Allégret et Jean-Paul Le Chanois. Une équipe d’amis et de fidèles avec lesquels Prévert continuera de travailler par la suite. Le groupe se sépare le 1er juillet 1936, à la suite d’une dernière représentation de leur spectacle, Tableau des merveilles. Prévert se consacre alors pleinement au cinéma.

Jacques Prévert se fait connaître dans les années 1930 comme scénariste et dialoguiste de cinéma. Son premier scénario, écrit pour le film de son frère Pierre,  » L’affaire est dans le sac  » (1932), est une variation sur le burlesque. En 1933, il travaille avec Claude Autant-Lara (Ciboulette) puis, en 1935, il écrit les dialogues du film réalisé par Jean Renoir,  » Le Crime de M. Lange « . L’engagement politique et social de Prévert se fait sentir dans cette histoire d’imprimerie reprise en main par les ouvriers à la suite de la mort présumée de leur patron. C’est lors d’une représentation de  » La Bataille de Fontenoy  » par le groupe Octobre, que Jacques Prévert fait la connaissance du jeune réalisateur Marcel Carné, puis de son décorateur, Alexandre Trauner. Carné, séduit par l’humour de Prévert, lui demande d’écrire les dialogues de son prochain film,  » Jenny « . Nous sommes en 1936. Pendant plus de dix ans, le trio fonctionne à merveille. Il donne naissance à un nouveau style cinématographique, le « réalisme poétique », auquel Carné préfère l’appellation de « fantastique social », et enchaîne les chefs-d’oeuvre jusqu’à l’immédiate après-guerre :  » Drôle de drame « ,  » Le Quai des brumes « ,  » Le jour se lève « ,  » Les Visiteurs du soir « ,  » Les Enfants du paradis «  et  » Les Portes de la nuit « . Le style de Prévert se retrouve aussi dans des films de Christian-Jaque, Jean Grémillon, Paul Grimault ou Pierre Prévert. Il suffit souvent d’une réplique pour qu’il se révèle, mélange de poésie des faubourgs, de jeux de mots tendres et corrosifs. Aux succès reconnus viennent s’ajouter les films auxquels il a collaboré sans que son nom soit mentionné au générique  » Une femme dans la nuit  » d’Edmond T.Gréville en 1941, ou  » La Marie du port « , de Marcel Carné en 1949 , et des dizaines de projets jamais tournés.

Les Enfants du paradis

Réalisé par Marcel Carné pendant l’Occupation, et 1945, c’est à la fois un hymne à l’amour fou, le plus bel hommage qui soit au monde du spectacle et une preuve éclatante de pérennité de la création artistique par-delà les tourments de l’Histoire. Film de plus de trois heures, divisé en deux époques, porté par une distribution exceptionnelle (Arletty, l’actrice préférée de Carné et de Prévert, entourée de Jean-Louis Barrault, Pierre Brasseur, Marcel Herrand, Maria Casarès, etc.), Prévert signe le scénario, Alexandre Trauner dessine les décors, Joseph Kosma compose la musique (ces deux derniers dans la clandestinité, car ils sont juifs), et Marcel Carné fait le lien entre tous. Un film qui, lors de sa sortie en 1945 restera plus d’un an à l’affiche à Paris, et sera élu en 1979 par l’académie des César « meilleur film français de tous les temps », puis en 1990, par un jury de 500 professionnels du cinéma « plus grand film français de tous les temps ».

Principaux films écrits ou coécrits par Jacques Prévert


- 1932 :  » L’Affaire est dans le sac  « (Pierre Prévert).
- 1933 :  » Ciboulette «  (Claude Autant-Lara).
- 1935 :  » Le Crime de M. Lange «  (Jean Renoir).
- 1936 :  » Jenny (Marcel «  Carné).
- 1937 :  » Drôle de drame « (Marcel Carné).
- 1938 :  » Le Quai des brumes «  (Marcel Carné).
- 1939 :  » Le jour se lève  » (Marcel Carné).
- 1939-1941 :  » Remorques « (Jean Grémillon).
- 1942 :  » Les Visiteurs du soir  » (Marcel Carné).
- 1943 :  » Lumière d’été  » (Jean Grémillon).
- 1943 :  » Adieu… Léonard ! « (Pierre Prévert).
- 1943-1945 :  » Les Enfants du paradis  » (Marcel Carné).
- 1945 :  » Sortilèges  » (Christian-Jaque).
- 1946 :  » Les Portes de la nuit  » (Marcel Carné).
- 1947 :  » Voyage surprise  » (Pierre Prévert).
- 1948-1953 :  » La Bergère et le Ramoneur  » (Paul Grimault), version inachevée du Roi et l’Oiseau (1979).
- 1949 :  » Les Amants de Vérone «  (André Cayatte).
- 1956 :  » Notre-Dame de Paris  » (Jean Delannoy).


Au lendemain de la guerre, l’éditeur René Bertelé obtient de Prévert l’autorisation de rassembler en un recueil ses nombreux textes et poèmes parus depuis les années 1930 dans des revues littéraires. Sorti en mai 1946, Paroles est le premier livre signé Prévert. Il en a lui-même créé le graphisme, à partir d’une photo de graffiti de son ami Brassaï. Le succès est foudroyant. Le style joyeusement iconoclaste de Prévert et ses thèmes de prédilection, les bonheurs simples, la révolte et l’amour, séduisent autant le cercle de Saint-Germain-des-Prés que le grand public. En quelques semaines, les 5 000 exemplaires du premier tirage s’envolent. Une nouvelle édition enrichie est vite publiée, et ses poèmes sont traduits en anglais, en italien, en japonais… D’autres recueils suivront (Spectacle, Histoires, La pluie et le beau temps, Choses et Autres, Fatras…), dans lesquels aphorismes, dessins, collages, sketches voisinent avec les poèmes. Parallèlement à ses propres recueils, Prévert cosigne des ouvrages avec des photographes, des peintres ou des illustrateurs pour enfants (Jacqueline Duhême, Elsa Henriquez, Ylla…). Alors que le style de Prévert apparaît d’une grande simplicité, ses textes sont très écrits, très travaillés. En témoignent ses brouillons aux ratures multiples, qui disent sa recherche du mot le plus juste. Auteur populaire qui magnifie la rue, poète rebelle aux étiquettes, il signe, sur les sujets les plus graves ou les plus quotidiens, une poésie gaie qui s’adresse à tous et fera le tour du monde. C’est aussi une poésie engagée et satirique, en phase avec l’actualité, comme le montrent, dans ses dernières années, les textes qu’il rédige sur mai 68 ou pour dénoncer la guerre au Vietnam.

Avec le succès de Paroles, Jacques Prévert se confirme, avec Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir ou Boris Vian, comme l’une des figures majeures de Saint-Germain-des-Prés. Beaucoup de ses « poèmes » les plus connus sont aussi des chansons à succès, dont la musique est signée de compositeurs talentueux, par exemple Christiane Verger, son amie d’enfance, Henri Crolla et, bien sûr, Joseph Kosma. Elles sont interprétées en France par de grands artistes comme Yves Montand, Cora Vaucaire, Juliette Gréco, Marianne Oswald, Germaine Montero, Mouloudji, les Frères Jacques ou Édith Piaf.Les Feuilles mortes Écrite à l’origine par Prévert pour le film « Les Portes de la nuit «  de Marcel Carné (1946),  » Les Feuilles mortes «  est interprétée par plusieurs personnages, dont celui joué par Yves Montand. Traduite en anglais (Autumn Leaves), elle est reprise par Miles Davis, Keith Jarrett ou Nat King Cole. Chanson indémodable, à la fois grave, tendre et sensuelle, Les Feuilles mortes a fait l’objet de plus de600 interprétations différentes.

Les chansons de Jacques Prévert ont fait l’objet d’interprétations multiples. Les noms cités sont ceux des versions les plus connues.

 

-  » Barbara  » (Marcel Mouloudji).
-  » Chanson dans le sang  » (Jacques Prévert).
-  » La Chasse à l’enfant  » (Marianne Oswald).
-  » Cri du coeur  » (Édith Piaf).
-  » Deux escargots s’en vont à l’enterrement «  (Les Frères Jacques).
-  » En sortant de l’école  » (Yves Montand).
-  » Et puis après je suis comme je suis « (Juliette Gréco).
-  » Les Enfants qui s’aiment  » (Juliette Gréco).
-  » Les Feuilles mortes  » (Yves Montand).
-  » Page d’écriture «  (Les Frères Jacques).
-  » La Pêche à la baleine  » (Agnès Capri).
-  » Le tendre et dangereux visage de l’amour  » (Cora Vaucaire).


Tout au long de sa vie, Prévert se lie d’amitié avec de nombreux photographes installés à Paris : Brassaï (qui a signé la photo de la couverture originale de Paroles), Eli Lotar, Dora Maar ou Man Ray dans les années 1920, puis, après la guerre, Édouard Boubat, Peter Cornelius, Robert Doisneau, Izis ou Willy Ronis. Avec certains de ces artistes, Prévert arpente Paris. De nombreux clichés témoignent de ces balades entre amis, sources d’oeuvres à quatre mains où se dévoile un amour partagé de la capitale. Entre l’écriture et la photographie, Prévert et ses amis photographes multiplient les jeux de correspondance. Le plus remarquable de ces ouvrages reste certainement Grand Bal du printemps, qui signe une collaboration exceptionnelle avec Izis. Avec tendresse et poésie, les deux artistes immortalisent le Paris des années 1950. Un visage triste, un couple heureux, une fenêtre ouverte, un chien perdu, une affiche collée sur un arbre, suscitent chez l’un un texte, chez l’autre une photo. Une complicité qu’ils renouvelleront avec bonheur avec Charme de Londres, en 1952. En 1954, Prévert travaille avec le photographe André Villers, de trente ans son cadet, à un ouvrage étonnant qui mêle les photos de Villers et les découpages de Picasso. Les textes sont de Prévert, tout comme le titre : le livre s’intitule Diurnes « parce qu’il y en a marre des nocturnes ».
En 1957, Jacques Prévert expose pour la première fois à la galerie Maeght une série de collages. Ces collages sont drôles et inventifs : une gravure ancienne voisine avec une photo de presse, une carte postale avec un cliché de Brassaï, Robert Doisneau ou Willy Ronis.  Prévert se plaît à y inclure les personnes de son entourage, sa propre photo, ou des personnalités célèbres de l’histoire ou de l’actualité (Napoléon, le pape Pie XII). Outre son rejet de l’Église et de l’armée qui reste un sujet de prédilection, le regard qu’il porte sur la réalité passe du tendre au sombre, de l’onirisme au monstrueux. Inspirés de la tradition surréaliste et d’une grande liberté formelle, les collages jouent sur le détournement d’aphorismes ou d’expressions populaires, la relecture ou la réappropriation d’images existantes. Genre artistique insolite et inclassable, le collage pratiqué par Prévert est un prolongement direct de son écriture imagée. Citations, proverbes et associations d’idées font corps avec le texte. Cette pratique qui, chez lui, donne des résultats saisissants, est sans doute l’aspect le moins connu de son oeuvre que cette exposition se propose de faire découvrir. Proche de Picasso, mais également ami de nombreux peintres célèbres ou moins connus, Prévert a écrit des dizaines de textes sur les artistes les plus divers. Il a aussi cosigné des livres d’art avec notamment Picasso, Miró, Calder, Chagall ou Max Ernst.Ouvrages

-  » Paroles  » , Éditions Le Point du Jour, 1945. Couverture de Brassaï
-  » Spectacle « , Gallimard (Point du Jour), 1951
- –  » La pluie et le beau temps « , Gallimard (Point du Jour), 1955
-  » Histoires et Autres Histoires « , Gallimard (Point du Jour), 1963
-  » Fatras « , avec 57 images composées par l’auteur, Gallimard (Point du Jour), 1966
-  » Imaginaires « , avec des reproductions en couleurs des collages de Prévert, Éditions Albert Skira, 1970
-  » Choses et Autres « , Gallimard (Point du Jour), 1972

Ouvrages collectifs-  » Contes pour enfants pas sages  » , illustré par Elsa Henriquez, Le Pré aux Clercs, 1947
-  » Des Bêtes « , avec des photos d’Ylla, Gallimard (Point du Jour), 1950
-  » Guignol « , avec des dessins d’Elsa Henriquez, La Guilde du livre, Lausanne, 1952
- –  » Grand Bal du printemps « , avec des photos d’Izis, La Guilde du livre, Lausanne, 1951
-  » Lettre des îles Baladar « , avec des dessins d’André François, Gallimard (Point du Jour), 1952
-  » L’Opéra de la Lune « , avec des dessins de Jacqueline Duhême et une musique de Christiane Verger, La Guilde du livre, Lausanne, 1953
-  » Couleur de Paris « , avec des photos de Peter Cornelius, Edita S. A., Lausanne, 1961
-  » Diurnes « , avec des découpages de Pablo Picasso et des interprétations photographiques d’André Villers, Berggruen, 1962
-  » Les chiens ont soif « , avec des lithographies et des eaux-fortes de Max Ernst, Au pont des Arts, 1964
-  » Fêtes « , avec des reproductions en couleurs d’oeuvres d’Alexander Calder, Maeght, 1971
-  » Hebdromadaires « , entretiens avec André Pozner, Guy Authier, 1972
-  » Adonides « , avec gravures en couleurs et gaufrages de Miró, Maeght, 1978Recueils posthumes

-  » Soleil de nuit, «  sous la direction d’Arnaud Laster, Gallimard, 1980
-  » La Cinquième Saison  » , sous la direction d’Arnaud Laster et Danièle Gasiglia-Laster, avec la contribution de Janine Prévert, Gallimard, 1984
-  » Octobre  » – sketches et choeurs parlés pour le groupe Octobre (1932-1936), textes réunis et commentés par André Heinrich, Gallimard, 2007Chronologie de Jacques Prévert 1900 : naissance de Jacques Prévert le 4 février à Neuilly-sur-Seine.
1915 : Prévert quitte l’école et exerce divers petits métiers.
1924 : installation à Montparnasse dans la maison louée par Marcel Duhamel, 54, rue du Château. L’adresse devient le rendez-vous des surréalistes.
1930 : parution dans des revues des premiers textes de Prévert et rupture avec le mouvement surréaliste.
1932 : Prévert rejoint le groupe Octobre, troupe théâtrale d’agit-prop avec divers amis, dont Raymond Bussières, Jean-Louis Barrault et Maurice Baquet.
1935 : scénariste et dialoguiste du film de Jean Renoir,  » Le Crime de M. Lange  »
1937 :  » Drôle de drame «  de Marcel Carné.
1938 :  » Le Quai des brumes «  de Marcel Carné.
1939 :  » Le jour se lève  » de Marcel Carné.
1941 :  » Les Visiteurs du soir  » de Marcel Carné.
1944 :  » Les Enfants du paradis  » de Marcel Carné.
1945 : dernier film du duo Prévert-Carné,  » Les Portes de la nuit « .
1946 : publication de  » Paroles « .
1946 :  » Les Feuilles mortes  » (texte mis en musique par Joseph Kosma).
1950 :  » La Bergère et le Ramoneur « , dessin animé coécrit avec Paul Grimault. Celui-ci reprendra ce travail en 1979 pour  » Le Roi et l’Oiseau « .
1951 : publication de l’ouvrage  » Grand Bal du printemps «  en collaboration avec Izis.
1957 : exposition de soixante collages de Prévert à la galerie Maeght à Paris.
1966 : publication de  » Fatras «  accompagné de collages de l’auteur.
1972 : publication de son dernier recueil,  » Choses et autres « .
1977 : Jacques Prévert s’éteint le 11 avril.

Dans les secrets de la police

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Deux ans de travail, 46 auteurs et un livre qui va rester dans l’histoire. Pour la première fois, la préfecture de police de Paris a accepté d’ouvrir en grand ses archives à un éditeur. Dans les secrets de la police, qui paraîtra le 16 octobre (Editions de l’Iconoclaste), est un hallucinant voyage au travers de quatre siècles d’histoires, de crimes et de faits divers illustré de lettres, de documents photographiques et de reproductions de rapports de police souvent inédits. Les auteurs (historiens, écrivains, chercheurs, policiers et journalistes) parmi lesquels Pierre Assouline, Jean-Pierre Azéma, Jean Lacouture et Amélie Nothomb, sont allés, sous la direction éditoriale de Sophie de Sivry et Jean-Baptiste Bourrat, dénicher des scoops qui dormaient sous la poussière. Entre autres, la circulaire de police, classée « Secret », sur l’organisation de la rafle du Vel’ d’Hiv, un rapport de police sur la relation intime entre Verlaine et Rimbaud ou la lettre bouleversante au préfet de police d’Hélène Gritz, une jeune fille de 17 ans cherchant à faire libérer sa mère du camp de Drancy en août 1942. On retrouve les « people » des dossiers criminels de la police judiciaire parisienne, de Landru au docteur Petiot en passant par Jules Bonnot et sa bande, la Brinvilliers et ses poisons ou Violette Nozières la parricide. Parmi les personnages prestigieux de l’histoire, les auteurs ont aussi choisi de revenir sur le décès suspect d’Emile Zola, l’assassinat de Jean Jaurès, l’expulsion de Trotski et la mort de Victor Hugo.

Divisé en cinq chapitres, l’ouvrage préfacé par le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, s’organise de façon chronologique « pour éviter, confie le directeur scientifique de l’ouvrage, Bruno Fuligni, un mélange de styles dans les documents iconographiques qui aurait été disgracieux ». La première période, de 1610 à 1800, raconte la création de la police dans la ville coupe-gorge qu’était alors Paris. On retrouve les acteurs et les lieux de l’époque (Ravaillac, Cartouche, la prison de la Bastille, l’affaire du collier de la reine) magnifiquement illustrés. Vient ensuite la période 1800-1871 et l’acte de naissance de la préfecture de police sous Napoléon Ier. C’est l’époque du « courrier de Lyon », de Vidocq et des « courtisanes » avec Sarah Bernhardt et l’étonnant registre de 415 rapports nominatifs sur la prostitution et la vie culturelle du second Empire. C’est aussi la police des homosexuels, « tantes » et « jésus », « putains mâles qui se vendent aux habitants de Sodome » s’indigne un parisien dans un courrier au préfet de police. Vient ensuite la naissance de la police scientifique, où un certain Alphonse Bertillon va inventer « l’anthropométrie judiciaire », qu’il teste en « mesurant » crâne, nez, menton et oreilles des détenus de la prison de la Santé, et où l’on parle pour la première fois de « préservation des traces » sur les lieux du crime.

La période 1914-1940 révèle les travaux des chimistes du laboratoire de police pour sauver les poilus de la Grande Guerre des ravages des gaz asphyxiants. On revisite l’histoire des zeppelins bombardant Paris, l’épisode des suffragettes en colère et l’ouverture à Paris du Sphinx, le « bordel de luxe » des années 30. L’ouvrage s’achève sur les années 40-68. C’est la période noire des rafles, de la délation et du camp de Drancy, de la résistance, de la libération de Paris puis de l’épuration. De bout en bout, on découvre avec délectation ou horreur ces pages d’histoire jusqu’aux barricades de Mai 68 avec des photos inédites « vues d’en face », celles des photographes de la police. Jusqu’à ce graffiti, piqué sur un mur, qui n’a pas échappé aux auteurs : « Cours camarade, le vieux monde est derrière toi. »

Bonne lecture,

Saint-Sulpice

Dans les secrets de la police – Editions de l’Iconoclaste – 336 pages – 69€.

Le France – Fleuron des mers!

 Le France - Fleuron des mers! dans Photographies de la France d'autrefois

Arrivée du « France » à New-York

  dans Photographies de la France d'autrefois

 

 Voici un document « exceptionnel retraçant du début jusqu’à la fin l’histoire fabuleuse, l’épopée d’un « monstre des mers », d’une partie de l’âme de la France et des Français, d’un fleuron de la technologie « moderne », du plus beau, plus majestueux, plus noble, plus luxueux des navires de l’époque, Le France.

 

Vous serez transporté dans l’histoire de ce navire mythique, guidés par une chronologie complète et agrémentée de plus de 130 photos du « transatlantique France » et de sa triste reconversion en « Norway ». Vous vivrez comme si vous y étiez son inauguration, ses différentes transformations en passant par sa relégation sur le quai de l’oubli.

 

Allez jusqu’au bout même si cela peut vous sembler long car les photos ne sont pas toujours ( volontairement ) dans un ordre chronologique. Enfin pour terminer vous aurez droit au « France » en chiffre!

 

Bonne visite,

Saint-Sulpice

 

 

France – Le grand-salon

France – La piscine des premières classes

France – Le bar

France – Cabine de première classe

France – Les cuisines

France – Pont-promenade intérieur

Chronologie du France:

25 Juillet 1956
Signature de la commande du paquebot « G 19″ pour les Chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire (44).

7 Octobre 1957
Pose de la première tôle de la quille.

11 Mai 1960
Le Lancement et baptême du navire par le général de Gaulle et Mme de Gaulle,
la marraine du paquebot.

19 Novembre 1961
Départ de Saint-Nazaire pour les essais au large de Belle-Ile.

23 Novembre 1961
Arrivée du paquebot au Havre, son port d’attache, Quai Johannès Couvert.

7 Janvier 1962
Première traversée de la Manche et essais d’accostage à Southampton.

11 Janvier 1962
Inauguration officielle par le premier Ministre Michel Debré.

13 Janvier 1962
Bal des Petits Lits Blancs à bord au profit d’oeuvres charitables

19 au 27 Janvier 1962
Croisière inaugurale aux Canaries avec sa marraine Mme de Gaulle

3 Février 1962
Départ du premier voyage transatlantique Le Havre – New York.

8 Février 1962
Arrivée triomphale à New York, accostage au Pier 88.

13 Février 1962
Premier départ de New York.

8 Février 1962
Arrivée triomphale à New York, accostage au Pier 88.

28/07 au 10 Août 1962
Travaux techniques au Havre : Changement de 2 hélices, modification du bulbe et agrandissement de la salle à manger 1re classe.

12 Septembre 1962
Présentation à bord du film « Two tickets to Paris ».

28 Septembre 1962
50 000 passagers.

14 Décembre 1962
Voyage de Mona Lisa « la Joconde » pour New York.

21 Décembre 1962 au 2 Janvier 1963
« Croisière de Noël et du Jour de l’An » aux Antilles.

14 Janvier 1963
Travaux d’entretien et peinture de la carène au Havre.

8 Février 1963
Départ pour la « Croisière de Rio » via New-York.

10 Avril 1963
Première visite public au Havre.

20 Décembre 1963
Départ de la « Croisière de Noël » de New-York.

9 Janvier 1964
Travaux d’entretien et peinture de la carène et coque au Havre.

4 Février 1964
Départ du Havre pour la croisière « Plein Soleil et Joie de Vivre » à Dakar.

26 Février 1964
Départ croisière « Leap Year Cruise 1964″ aux Antilles de New-York.

12 Mars 1964
Départ pour la « Croisière du Printemps » de New-York.

5 Juin 1964
Départ du Voyage du Centenaire de la ligne « Le Havre – New-York ».

16 Juillet 1964
50e voyage Transatlantique Aller/Retour.

23 Décembre 1964
Départ de la « Croisière de Noël » de New-York.

Janvier 1965
Arrêt technique au Havre.

Gastronomie

9 Février 1965
Départ de la Croisière « Lincoln Birthday » de New-York.

Detente

20 Février 1965
Départ de la Croisière « Washington » de New-York.

6 Mars 1965
Départ de la Croisière « Méditérranée » de New-York.

20 Mars 1965
Visite du paquebot en escale au Pirée par le Roi et la Reine de Grèce.

31 Mars 1965
Départ du « Week-end en Mer » de Cannes au Havre.

24 Juin 1965
200 000e Passagers.

4 Novembre 1965
Départ du Havre du tableau de Monet « Portrait de Mallarmé »

11 Novembre 1965
Départ de la Croisière « Joie de Vivre » de New-York.

21 Décembre 1965
Départ de la « Croisière de Noël » du Havre.

Tahiti

28 Janvier 1966
Départ de la Croisière « Opération Sunshine » de New-York.

Canaries

14 Février 1966
Départ de la Croisière « Carnaval de Trinitad » de New-York.

Caraibes

5 Mars 1966
Départ de New-York pour Cannes.

Paques

13 Mars 1966
Visite du paquebot en rade de Monaco par les souverains monégasques.

Mediteranee

14 Mars 1966
Départ de la Croisière « Méditérranée » de Cannes.

31 Mars 1966
Départ du « Week-end en Mer » de Cannes au Havre.

26 Avril 1966
Débarquement de 125 tableaux américains au Havre.

DiapoV1

30 Septembre 1966
1re escale à Boston.

DiapoV2

10 Novembre 1966
Départ de la Croisière « November to remember » de New-York.

DiapoV3

30/11 au 20/12/1966
Arrêt technique au Havre.

DiapoV4

20 Décembre 1966
Départ de la Croisière « Noël et Jour de l’An » du Havre.

DiapoV5

12 Janvier 1967
Départ de la Croisière « Clair de Lune » de New-York.

DiapoV6

27 Janvier 1967
Départ de la Croisière « Toujours Fête » de New-York.

DiapoV8

8 Février 1967
Départ de la Croisière « Calypso in Trinitad » de New-York.

DiapoV7

25 Février 1967
Départ de la Croisière « Mer et Soleil » de New-York.

DiapoV9

17 au 20 Mars 1967
« Week-end en Mer » du Havre à Cannes.

DiapoV10

1er Avril 1967
Départ de la Croisière « Avril en Méditerranée » de Cannes.

14 au 17 Avril 1967
« Week-end en Mer » de Cannes au Havre.

N80-Vue

4 Mai 1967
Premier départ sur le Canada et Québec avec à bord l’expo « France/Canada ».

N80-NomG

13 au 26 Juillet 1967
Voyage à l’occasion de l’Exposition Internationale de Montréal.

N80-MatRadar

7 au 12 Août 1967
Arrêt technique au Havre.

N80-Arriere

30/10 au 13/11 1967
« Gaïté Parisienne », départ de New-York.

N80-Arriere2

20/11 au 12/12/1967
Arrêt technique au Havre.

N80-Arriere3

21/12/1967 au 3/01/1968
« Noël Caraïbe », départ de New-York.

N80-PiscineArriere

5 au 12 Janvier 1968
Croisière « Michelin ».

N80-PiscineCentre

13 au 24 Janvier 1968
Croisière « Joie de vivre tropicale », départ de New-York.

N80-Avant

26/01 au 7 Février 1968
Croisière « Sourire Créole », départ de New-York.

9 au 23 Février 1968
Croisière « Sortilège des Iles », départ de New-York.

24/02 au 12/03/1968
Croisière « C’est Magnifique », départ de New-York.

23 au 29 Mars 1968
« Mini Croisière » de le Havre/Cannes.

30/03 au 12 Avril 1968
Départ de Cannes de la Croisière « Méditerranée ».

13 au 16 Avril 1968
« Week-end en Mer » de Cannes au Havre.

9 au 20 Août 1968
Tournage du film « Le Cerveau » entre le Havre et Southampton puis à New-York.
Scène célèbre de « France » entrant à New-York avec la statue de la liberté dréssée sur la cale N° 1.

12 au 26 Octobre 1968
Départ de la Croisière « Gaïté Parisienne » de New-York.

26/10 au 5/11 1968
Départ de la Croisière « Gaïté Parisienne » de New-York.

12/11 au 6/12/1968
Arrêt technique au Havre.

20 Décembre 1968 au 2 Janvier 1969
Croisière « Noël aux Caraïbes », départ de New-York.

3 au 10 Janvier 1969
Croisière « Toujours la Fête », départ de New-York.

11 au 23 Janvier 1969
Croisière « Joie de vivre tropicale », départ de New-York.

PiscineArriere

24/01 au 7 Février 1969
Croisière « Sourire Créole », départ de New-York.

GreatOutDoor

8 au 24 Février 1969
Croisière « Carnaval à Trinidad », départ de New-York.

SalonInternational2

23/02 au 5 Mars 1969
Croisière « Mer et Soleil », départ de New-York.

SalonInternational

6 au 17 Mars 1969
Croisière « C’est Magnifique », départ de New-York.

SportsCafe

24 Mars au 1er Avril 1969
« Mini Croisière N°1″ de le Havre/Cannes.

SalonWindjammer

2 au 8 Avril 1969
« Mini Croisière N°2″ en Méditerranée.

SagaTheatre

9 au 29 Avril 1969
« Croisière Impériale »
à l’occasion du 200e anniversaire de la naissance de Napoléon.

LeCasino

30 Avril au 6 Mai 1969
« Mini Croisière N°3″ de Cannes au Havre.

SalonNorthCape

10 au 21 Octobre 1969
« Mini Croisière » du Havre/Bremerhaven.

LeBistro

30/10 au 12/11 1969
Croisière « Caraïbes », départ de New-York.

Dazzles

18/12/1969 au 2/01/1970
Croisière « Noël Caraïbes », départ de New-York

Leeward

3 au 14 Janvier 1970
Croisière « Michelin » départ de Nassau.

Windward

15 au 28 Janvier 1970
Croisière « Rayon de Soleil ».

RomanSpa

29/01 au 13 Février 1970
Croisière « Vie en Rose », départ de New-York.

Salles%20des%20Machines

14/02 au 19 Mars 1970
Croisière « Trois continents », départ de New-York.

LaPasserelle

20 au 27 Mars 1970
Transatlantique New-York/Cannes via Naples.

PiscineCentrale

28/03 au 7 Avril 1970
« Croisière des Iles » départ de Cannes.

Jaccuzis

8 au 24 Avril 1970
« Croisière Ottomane »

25 au 29 Avril 1970
« Mini Croisière » de Cannes au Havre via Lisbonne.

26 Mai 1970
Inauguration du service sur Bremerhaven.

30/10 au 23/11 1970
« Croisière de la Francophonie » départ du Havre.

23/11 au 15/12/1970
Arrêt technique au Havre.

20/12/1970 au 5/01/1971
« Croisière de Noël » départ de New-York.

6/01 au 15/02/1971
Croisière « Croisière Impériale Africaine », départ de New-York.

16/02 au 3/03 1971
Croisière « Carnaval à Trinidad », départ de New-York.

4 au 16 Mars 1971
Croisière « Midi Cruise », départ de New-York.

17 au 25 Mars 1971
« Croisière Saint-Patrick », départ de New-York.

26/03 au 2/04/1971
New-York-Cannes.

3 au 7 Avril 1971
Croisière « Les deux Siciles », départ de Cannes.

8 au 22 Avril 1971
Croisière « Sur les routes Vénitiennes », départ de Cannes.

20/10 au 1/11/1971
Croisière « Vive la différence ».

2 au 5 Novembre 1971
« Mini Croisière » entre Québec et New-York.

France1

6 au 15 Novembre 1971
Croisière « Automne Caraïbe », départ de New-York.

France2

22/11 au 21/12/1971
Arrêt technique au Havre.

France3

22/12/1971 au 3/01/1972
« Croisière de Noël », départ du Havre.

France4

5/01 au 10/04/1972
« Croisière autour du monde » sur le thème de Jules Verne, départ du Havre.

21 au 27 Avril 1972
« Croisière F.N.T.R. », départ du Havre.

28/04 au 2 Mai 1972
Croisière « Ballade écossaise », départ du Havre.

26/10 au 7/11/1972
« Croisière de la Beauté » Départ New-York.

8 au 18 Novembre 1972
« Croisière de la Nostalgie », départ de New-York.

21/12/1972 au 5/01/1973
« Croisière de Noël », départ du Havre.

6 au 17 Janvier 1973
« Croisière de Boston », départ de New-York.

18/01 au 1/02/1973
Croisière « Financial Cruise », départ de Boston.

2 au 9 Février 1973
Croisière « Two Saints Cruise », départ de New-York.

10/02 au 15/03/1973
Croisière « Fantastic Voyage », départ de New-York.

16 au 30 Mars 1973
Croisière « Southern Hospitality », départ de New-York.

31/03 au 7/04/1973
Croisière « 7 Days Cruise », départ de New-York.

7 au 13 Avril 1973
Transatlantique New-York/Cannes.

14 au 28 Avril 1973
« Croisière de Pâques », départ de Cannes.

29/04 au 12/05/1973
Croisière « Méditérranée Orientale », départ de Cannes.

13 au 21 Mai 1973
Croisière « Ballade Portugaise Ecossaise », départ de Cannes.

1 au 13 Novembre 1973
Croisière « Culinary Cruise », départ de New-York.

19/11 au 21/12/1973
Arrêt technique au Havre.

21/12/1973 au 2/01/74
« Croisière de Noël », départ du Havre.

4/01 au 11/04/74
« Croisière autour du Monde », départ du Havre.

11 au 21 Avril 1974
« Croisière de Pâques », départ de New-York.

22 au 29 Avril 1974
« Croisière du Film », de Boston à Cannes.

30/04 au 8/05/1974
« Croisière des Cyclades », départ de Cannes.

9 au 14 Mai 1974
Croisière « F.N.T.R. », départ de Cannes.

15 au 20 Mai 1974
« Croisière Ibérique », Cannes/le Havre.

19 Juin 1974
Première escale à Cherbourg.

9 Juillet 1974
Annonce de l’arrêt de la subvention du paquebot par l’état.

30 Août 1974
Dernier voyage pour New York.

11 Septembre 1974
Les marins du « France » se mettent en grève et occupent le navire en rade du Havre.

12 Septembre 1974
Annonce de la décision de désarmer le « France » par le gouvernement.

24 Septembre 1974
« France »quitte la rade du Havre pour la rade de St Vasst La Hougue en raison du mauvais temps.

9 Octobre 1974
Le « France » lève l’ancre de la Rade de St Vaast et accoste quai Johannès Couvert
au Havre. L’occupation est terminée mais la grève continue.

30 Octobre 1974
« France » est désarmé !

8 Décembre 1974
Fin de la grève (88 jours).

19 Décembre 1974
« France » quitte le quai Johannès Couvert pour le canal maritime « Quai de l’Oubli ».

29 Avril 1975
« France » est alimenté par branchement électrique à terre et le gardiennage est effectué par équipe de 6 personnes.

23 Novembre 1976
« France » rentre forme VII pour carénage.

24 Octobre 1977
« France » est vendu au milliardaire saoudien Akkram Ojjeh.

21 Septembre 1978
« France » est toujours au Havre, le travaux de transformation devront être effectués sur place.

26 Juin 1979
Le paquebot est revendu à l’armement norvégien Kloster d’Oslo.

31 Juillet 1979
« France » devient « Norway ».

18 Août 1979
« France » quitte le Havre pour les chantiers Hapag Lloyd de Bremerhaven.

 

Le France en chiffre:

NOM : FRANCE


Paquebot Transatlantique DE LA COMPAGNIE GENERALE TRANSATLANTIQUE (CGT)

NE LE : 11 MAI 1960

 A : SAINT-NAZAIRE (Penhoët) 44

DOMICILE : Quai Jouannes Couvert LE HAVRE 76

SIGNES PARTICULIERS : LONGUEUR : 315,66 m

LARGEUR : 33,70 m

TIRANT D’EAU : 10,50 m

JAUGE BRUTE : 66 348 tonneaux

JAUGE NETTE : 37 063 tonneaux

PUISSANCE : 160 000 chevaux

NOMBRE D’HELICES : 4

 CAPACITE SOUTES : 9 000 tonnes de fuel

VITESSE : 30 noeuds

NOMBRE DE PONTS : 12 (8 hectares de surface)

PRIX : 404 millions de francs (en 60)

 

Bonne croisière de rêve

Saint-Sulpice

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