Klavdij Sluban

 ARTICLE EN REFECTION. VEUILLEZ NOUS EN EXCUSER.

 

Riga, Lettonie – 2004 - Crédit photo: © Klavdij Sluban 

 

 

Kaliningrad, Russie – 2004 - Crédit photo: © Klavdij Sluban 

Sur la route de Kaliningrad – 2004 - Crédit photo: © Klavdij Sluban 

 

 

Lituanie – 2001 - Crédit photo: © Klavdij Sluban 

 

 

Finlande – 2004 - Crédit photo: © Klavdij Sluban 

 

 

Lituanie – 2001 - Crédit photo: © Klavdij Sluban 

 

 

Saint-Petersbourg, Russie - 2003 - Crédit photo: © Klavdij Sluban 

 

 

Saint-Petersbourg, Russie - 2003 - Crédit photo: © Klavdij Sluban 

 

 

Pologne - 2005 - Crédit photo: © Klavdij Sluban 

 

 

 Kaliningrad, Russie - 2003 - Crédit photo: © Klavdij Sluban 

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Biographie de Klavdij Sluban

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Klavdij Sluban est un photographe français de parents d’origine slovène, né le 3 Mars 1963 à Paris. il passe son enfance, jusqu’à l’âge de sept ans et demi, dans le petit village de Livold en Slovénie. En France il poursuit des études secondaires et supérieures. Il obtient, en 1986, une maîtrise de littérature anglo-américaine dont le sujet est L’adolescent dans la littérature anglo-américaine.

Très tôt, vers l’âge de quinze ans, il se passionne pour la photographie qu’il apprend en autodidacte puis il effectue un stage de tirage noir et blanc dans l’atelier de Georges Fèvre. Après cela il voyage un temps avant de revenir enseigner l’anglais à Paris. À cette époque il est également traducteur de poésie slovène. Finalement il part s’installer avec sa femme dans la campagne slovène avant de bientôt devoir la quitter suite au déclenchement de la guerre en Yougoslavie et la sécession de la Slovénie. C’est à son retour en France qu’il décide de se consacrer entièrement à la photographie, qu’il pratique uniquement en noir et blanc.

Pour chercher à comprendre ce qu’il arrive à son pays, la Yougoslavie, il repart avec des équipes de télévision françaises et se retrouve directement sur les principaux fronts de la guerre dont Vukovar, Dubrovnik et Osijek. De ce qu’il a vu il ne prend aucun cliché et avoue : « Je voulais comprendre, mais je n’ai pas compris, pourquoi un homme saisit un fusil et court tuer son voisin. Parce que c’était ça la guerre en Yougoslavie, qui a été déclarée un beau jour, par une belle matinée ensoleillée. Voilà, je n’étais pas reporter de guerre. Il y avait certaines photographies que je pouvais faire, et d’autres que je ne pouvais pas. »

Photographe itinérant et indépendant (il ne fait partie d’aucune agence) avec son sac à dos, avançant sans contrainte ni buts prédéfinis, avec seulement son Leica en bandoulière et presque pas de confort il voyage très souvent seul en train, bus, bateaux… au contact le plus proche des populations. Ne cherchant jamais le scoop ni l’extravagance il laisse venir l’instant sans le provoquer, pouvant attendre des heures qu’une voiture passe pour éclairer la rue.

Ses cycles de travail s’étalent sur plusieurs années et plusieurs pays ou régions, comme les Balkans (partageant une partie de son voyage avec l’écrivain français François Maspero ils publieront conjointement un livre, Balkans-Transit, avec le texte de l’écrivain et une sélection de photographies de Sluban qui obtient le prix RFI-Témoins du monde 1997), les bords de la mer Noire, l’ex-Union soviétique, autour aussi de la mer Baltique puis les îles Caraïbes (Cuba, République dominicaine, Haïti), Jérusalem, l’Amérique latine, l’Asie (Chine, Japon) et l’Indonésie.

En 1995, après un an de négociations avec l’administration, il entreprend d’animer un atelier photographique au CJD (Centre pour jeunes détenus) de Fleury-Mérogis. Par le biais de la technique et du savoir qu’il leur transmet il leur offre un espace de liberté dans cet espace clos qu’est la prison. Dans une démarche rigoureuse avec obligation de rendu pour les participants il s’immerge totalement. Durant les trois semaines où se déroule l’atelier il mange et dort dans la prison même. Sur cet échange avec les jeunes détenus il déclare : « En y réfléchissant, l’artiste et le hors-la-loi ne sont pas si éloignés l’un de l’autre : les deux se mettent en marge de la société à leur manière et traduisent un malaise vis-à-vis d’elle. L’artiste, en bout de course, a cette étincelle qui va produire la création, le hors-la-loi, lui, pose un acte qui sera puni. Sur un très long trajet, ils ont la même difficulté à vivre dans la société. »

Devant la qualité du travail des participants il décide de les exposer à l’intérieur de la prison et invite Henri Cartier-Bresson. Ainsi au fil du temps l’atelier s’étoffera avec la venue d’autres photographes tels Marc Riboud et William Klein.

La réussite de cet atelier l’incite à poursuivre son projet et en 1998 il en crée de même avec des jeunes détenus de centres de détention en ex-Union soviétique (Russie, Ukraine, Géorgie, Moldavie, Lettonie). Puis en 2000 trois autres voient le jour, dont un dans l’unique prison pour jeunes détenus de Slovénie à Celje, ainsi qu’a Krusevac et Valejo en Serbie. En 2002 l’administration pénitentiaire française lui notifie qu’il doit cesser son travail à Fleury-Mérogis. Son atelier s’achève donc ainsi, pour la France seulement.

Parallèlement à cela il présente Paradise Lost, travail sur les îles Caraïbes et Jérusalem(s) en faveur d’une association française engagée pour la paix.

En 2004 il expose un diaporama sur une communauté Roms sédentarisée de la ville de Saint-Étienne dans le cadre du « Festival Transurbaines » de la ville.

En 2006 il participe au festival « Le Printemps Français en Indonésie » où il expose sa nouvelle série Après l’obscurité… habis gelap et anime un atelier aux Rencontres d’Arles. D’octobre à novembre, la ville de Rennes expose sur la place de l’Hôtel de Ville un ensemble de quarante photographies grand format intitulé D’ailleurs…

A l’occasion d’une exposition à la galerie Le Bleu du Ciel dans le cadre du festival « Lyon Septembre de la Photographie 2008″ il présente un travail réalisé avec son fils en numérique et en couleur.

En 2009 La galerie Taïss expose ses photographies dans une exposition nommée « Transsibériades ».

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Pour en savoir plus sur ce photographe: Klavdij Sluban.

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Bien à vous,

Saint-Sulpice

Desiree Dolron

 Desiree Dolron dans Photographie: Grands Photographes 03-Desiree-Dolron-xteriors-VI

Xteriors VI – 2001~2006 - Crédit photo: © Desiree Dolron

 

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Xteriors X – 2001~2006 - Crédit photo: © Desiree Dolron

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Xteriors II – 2001~2006 - Crédit photo: © Desiree Dolron

 

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Xteriors XIII – 2001~2006 - Crédit photo: © Desiree Dolron

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Xteriors IV – 2001~2006 - Crédit photo: © Desiree Dolron

 Xteriors I – 2001~2006 - Crédit photo: © Desiree Dolron

 

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Xteriors VIII – 2001~2006 - Crédit photo: © Desiree Dolron

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Xteriors V – 2001~2006 - Crédit photo: © Desiree Dolron

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Xteriors XI – 2001~2006 - Crédit photo: © Desiree Dolron

 

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Xteriors XII – 2001~2006 - Crédit photo: © Desiree Dolron

 

Xteriors VIII – 2001~2006 - Crédit photo: © Desiree Dolron

 

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Xteriors IX – 2001~2006 - Crédit photo: © Desiree Dolron

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Biographie de Desiree Dolron 

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 Desiree Dolron, née à Haarlem aux Pays-Bas en 1963, est une photographe, photojournaliste néerlandaise. Elle est une des principales représentantes de la photographie contemporaine. Son travail relève relève d’un style aussi bien plastique que documentaire.

Dans la série Exaltation (1991-1999), elle a réalisé un reportage photographique sur les rites religieux dans le monde. Ce travail est inspiré par les Danses à Bali de Henri Cartier-Bresson. Les images de corps scarifiés ne sont pas sans évoquer la culture punk.

Entre 1996 et 1998 elle a réalisé une série de portraits de personnes immergées sous l’eau (Gaze).

Dans la série Xteriors (2001-2006), elle a imaginé des portraits et des situations inspirés de la tradition picturale flamande. Cette série présentée à l’Institut néerlandais de Paris en 2006 a été inspirée par la ressemblance d’une jeune fille croisée dans la rue avec le Portrait de jeune femme de Petrus Christus (1446). Dorlon l’a emmenée voir le tableau au musée de Berlin. Les photographies ont été prises dans un manoir du XVIIIe siècle à Oud Amelisweerd près d’Utrecht. La technique de la photographie numérique contemporaine rejoint la plasticité de la technique picturale ancienne de Petrus Christus et d’autres peintres comme Léonard de Vinci (technique du sfumato), Rembrandt (Leçon d’anatomie), Édouard Manet (Toréro mort) et Vilhelm Hammershoi.

Lors d’un séjour à La Havane, en 2002, Desiree Dorlon a photographié des scènes de la vie quotidienne et des intérieurs cubains, et elle a réalisé le portrait de la chorégraphe Alicia Alonso.

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Pour en savoir plus sur ce Photographe: Desiree Dolron.

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Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Marc Riboud

Marc Riboud dans Photographie: Grands Photographes China-01

Forty Years in China – 1 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 2 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 3 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 4 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 5 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 6 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 7 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 8 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China - 9 – Crédit photo: © Marc Riboud

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Forty Years in China – 10 – Crédit photo: © Marc Riboud

 

Biographie de Marc Riboud

Marc Riboud (né le 24 juin 1923 à Saint-Genis-Laval, France) est un photographe français, bien connu pour ses trois reportages menés en Asie: The Three Banners of China, Face of North Vietnam, Visions of China, et son plus récent, In China.

Marc Riboud est le cinquième d’une fratrie de sept enfants et est élevé dans une famille bourgeoise (son père est diplômé de Sciences Po). Sa rencontre avec la photographie commença par l’héritage d’un Vest Pocket Kodak qu’avait son père. En 1937, Marc Riboud, alors âgé de quatorze ans, prit ses premiers clichés à l’Exposition universelle de Paris. Il a aussi photographié les châteaux de la Loire.

Riboud fut élève de l’École Centrale de Lyon de 1945 à 1948. Jusqu’en 1951, Riboud travaille comme ingénieur dans une usine à Villeurbanne puis se lance dans la photographie en indépendant après avoir oublié de rentrer d’un congé consacré à la visite du Festival de Lyon qu’il voulait photographier. En 1952, il monte à Paris, où, grâce aux relations de son frère Jean, il rencontre Henri Cartier-Bresson et Robert Capa, les créateurs de Magnum Photos. Il entre dans la fameuse agence en 1953, sur l’invitation de Capa, puis passe deux ans à Londres. Sa capacité à capter les instants éphémères de la vie, grâce à des compositions puissantes, était déjà visible, et cette aptitude allait le servir dans les décennies qui suivirent.

De 1955 à 1957, il voyage en Inde puis, en 1957, il est l’un des premiers européens à aller en Chine. Il devient vice-président de Magnum pour l’Europe en 1959. Il suivra les événements de la décolonisation en Algérie et en Afrique noire dans les années 1960. Entre 1968 et 1969, Riboud réalise plusieurs reportages sur le Vietnam du Nord et du Sud.

Plus tard, au cours des années 1980, il voyage dans le monde entier, mais surtout en Asie, en Afrique, aux États-Unis et au Japon.

Les photographies de Riboud sont publiées dans de nombreux magazines comme Life, Géo, National Geographic, Paris-Match ou le magazine d’actualités allemand Stern. Il a remporté deux fois le Overseas Press Club Award (en 1966 pour « The Three Banners of China » et en 1970 pour « Faces of North Vietnam »). Il a reçu le prix Life Time Achievement, en 2002, à New York. Son travail a fait l’objet d’une exposition rétrospective majeure au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris et à l’International Center of Photography à New York.

Une des images les plus célèbres de Riboud est celle du « peintre de la Tour Eiffel », prise à Paris en 1953 et publiée dans Life. Elle montre un homme en train de peindre le célèbre monument, perché dans la structure métallique dans une attitude proche de celle d’un danseur, au-dessus de la ville de Paris qui émerge d’une brume photographique. Les personnages solitaires sont fréquents dans l’œuvre de Riboud. À Ankara, un personnage central est silhouetté sur un arrière-plan industriel tandis que, en France, un homme se repose dans un champ. La composition verticale souligne le paysage, les arbres, le ciel, l’eau et tout cela entoure mais n’écrase pas l’élément humain.

Riboud a été témoin des horreurs de la guerre (en photographiant des deux côtés de la guerre du Vietnam) et de l’apparente dégradation des cultures objets de répression (la Chine pendant la révolution culturelle). En contrepoint, il a su capter la grâce de la vie quotidienne dans des lieux lointains inondés de soleil (Fès, Angkor, Acapulco, Niger, Bénarès, Shaanxi) et le lyrisme des jeux d’enfant dans le Paris de tous les jours.

 

Pour en savoir plus sur ce grand photographe: Marc Riboud.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

A regarder:

 

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A lire aussi:

 

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 Je ne me lasse pas de guetter la surprise, la note juste, cocasse ou émouvante. La beauté est partout. L’étrange aussi, venu à ma rencontre à Shangaï avec ce petit sac oublié dans le jardin du mandarin Yu. On dirait un lapin égaré.  » M.R.

 Marc Riboud, 50 ans de photographie par Marc Riboud, Annick Cojean, Catherine Chaine. Préface de Robert Delpire aux éditions Flammarion – 175 pages – 50€

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Il se voit plutôt en promeneur qu’en voyageur, mais il a parcouru la terre, de la Chine à ‘l’Arabie, du Viêt-nam au Etats-Unis. Marc Riboud, né en 1923, membre de l’agence Magnum, n’est cependant pas un reporter classique. Rétif à la violence mais happé par la curiosité de voir malgré tout, étranger à la recherche de l’événement, il reste sous le charme du monde. De la Révolution culturelle aux manifs anti-Nixon, inquiet du pouvoir des images,. il attend que la vérité intérieure monte « à la surface des choses ».

Marc Riboud par lui-même aux éditions Actes-Sud – 144 pages – 12.80€

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Le musée de la Vie romantique présente environ cent dix photographies de Marc Riboud, dont une majorité de tirages d’époque noir et blanc inédits, notamment des variations inconnues d’images emblématiques (Le Peintre de la tour Eiffel, 1953 ; La Jeune Fille à la fleur, Washington, 1967). A travers la science tout intuitive de l’instantané, Marc Riboud s’est imposé très tôt parmi les meilleurs témoins de l’histoire des soixante dernières années. Une série de portraits participe de son journal intime, tandis que ses ultimes prises de vue en couleurs de Chine et d’Angleterre bouclent son voyage fraternel et engagé, semé d’embûches, tel qu’il l’avait commencé dès les années 1950. Des séquences plus secrètes de cet honnête homme, poète épris d’humanité comme de nature, apaisent une sensibilité toujours à l’écoute, vibrante de tendresse et d’humour. Le catalogue regroupe des textes de Jean Lacouture, ami des premiers jours, et de l’écrivain-voyageur André Velter, une analyse de l’historien de la photographie Michel Frizot et une étude biographique très complète de Daniel Marchesseau.

L’Instinct de l’instant : 50 ans de photographie par lui-même aux éditions Sas Paris Musée – 150 pages - 30€

Ara Güler – Lost Istanbul – Maison Européenne de la Photographie – Paris – 9 Septembre au 11 Octobre 2009

 Ara Güler - Lost Istanbul - Maison Européenne de la Photographie - Paris - 9 Septembre au 11 Octobre 2009 dans EXPOSITIONS arton659

Crédit Photo: © Ara Güler

La réputation d’Ara Güler le précède; véritable célébrité à Istanbul, il inspire respect et curiosité. Seigneur de la trempe des grands reporters d’autrefois, homme du monde, galant et affable, il est conscient d’être l’un des grands témoins de son époque. Après avoir fait plusieurs fois le tour du monde et laissé son empreinte sur chaque pierre de Turquie, Ara Güler n’aime plus voyager aujourd’hui, mais il voyage chez lui grâce à ses visiteurs du monde entier.
 

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Crédit Photo: © Ara Güler

À la fin des années 1940, il termine, selon les vœux de sa famille, ses études d’économie à l’Université d’Istanbul, tout en hésitant entre le théâtre, la peinture et le cinéma. Il commence parallèlement à faire de la photographie, sans imaginer en faire son métier.

 

Crédit Photo: © Ara Güler

« Ce qui n’était qu’un jeu gratuit au départ devait me réserver la plus grande satisfaction de ma vie : la découverte d’un langage, d’un moyen d’expression que l’on a longtemps côtoyé tout en ignorant les richesses et, qui plus est, la certitude de pouvoir s’exprimer par ce moyen. La confiance me revenait avec l’espoir d’avoir trouvé peut être ma voie en dehors des affaires… « (1) écrit-il dans la revue Camera à Roméo Martinez, en 1962.
 

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Crédit Photo: © Ara Güler

En 1948, à vingt ans, Ara Güler collabore, en tant que journaliste, au quotidien Yeni Istanbul, puis au magazine Hayat comme photographe. Au début des années 50, la Turquie, comme le reste de la Méditerranée, entre dans une phase de transition profonde.

 

Crédit Photo: © Ara Güler

Ara Güler photographie Istanbul, la Turquie, l’Anatolie, les sites archéologiques, les ruines d’Aphrodisias, les villages… Il appartient à la génération de photographes turcs qui ont joué un rôle capital dans la reconnaissance de leur pays à l’étranger.
 

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Crédit Photo: © Ara Güler

Ara Güler devient également correspondant pour des titres étrangers comme société turque. On ressent d’ailleurs dans les images des années 50 et 60 la profonde nostalgie qui animait déjà Ara Güler à l’époque. Dans Istanbul. Souvenirs d’une ville(3) où des photos d’archive accompagnent les souvenirs d’enfance d’Orhan Pamuk, ce dernier parle de hüzün, mot d’origine arabe qui signifie à la fois mélancolie et tristesse, selon lui le « sentiment le plus fort et le plus permanent de l’Istanbul de ces derniers siècles ». Cet Istanbul, nocturne et brumeux, évoque le Valparaiso envoûtant de Serge Larrain.

 

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Crédit Photo: © Ara Güler

En résulte une vision de la ville qui brille non des fastueux vestiges de l’Empire Ottoman, mais d’une autre lumière, celle des pavés luisants sous la pluie, des réverbères allumés à la tombée de la nuit, des phares de voitures qui remontent vers Beyoglu et des ferries s’éloignant dans le brouillard le long du Bosphore.

 

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Crédit Photo: © Ara Güler

L’univers d’Ara Güler, étonnant conteur, est riche de références issues de la littérature, de la peinture et du cinéma, d’où viennent la plupart de ses amis.  » Notre monde a été créé par des artistes, je les ai cherchés partout et photographiés « (4).

 

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Crédit Photo: © Ara Güler

Les beaux portraits de Chagall, Calder, Bill Brandt, Orson Welles, Elia Kazan, Fellini, Bertrand Russel, Yasar Kemal, Orhan Pamuk, présents dans les archives avec des centaines d’autres artistes et intellectuels, révèlent un autre aspect de son travail et de son talent.
 

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Crédit Photo: © Ara Güler

Si l’œuvre d’Ara Güler s’inscrit dans la grande tradition humaniste, son réalisme poétique lui confère une force et une singularité particulières. Ses images ne sont pas seulement une documentation historique sur Istanbul.

 

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Crédit Photo: © Ara Güler

 En effet, ses clichés de la ville habitée par la mélancolie, ses portraits d’une présence surprenante l’imposent comme une des figures majeures de la photographie du siècle dernier.

 

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Crédit Photo: © Ara Güler

Aujourd’hui, Ara Güler se voue à transmettre le message de son « Istanbul perdu » à travers les livres et les expositions qu’on ne finit pas de lui consacrer. Depuis l’Ara Café (café installé au rez-de-chaussée de la maison où il a grandi), il regarde, amusé, le monde s’agiter autour de lui, les visiteurs se succéder et sa notoriété prospérer. Source Texte: Laura Serani, Commissaire de l’exposition. 


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Crédit Photo: © Ara Güler

(1) Camera numéro 2, Paris, 1962
(2) Jimmy Fox, ancien Rédacteur en chef de Magnum Photos de 1974 à 2000. Hommage à Ara Güler pour son 70e anniversaire, publié par Ilker Maga. « Edition.M » Istanbul.
(3) Istanbul. Souvenirs d’une ville d’Orhan Pamuk. Gallimard 2003
(4) Le photographe d’Istanbul, Ara Güler. Un film de Erdal Buldun et A.Özdil
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Biographie d’Ara Güler

Ara Güler (16 août 1928, Istanbul) est un photographe photojournaliste turc d’origine arménienne.

Élevé dans un milieu d’artistes, Ara Güler débute sa carrière de journaliste en 1950 au journal Yeni Istanbul, alors qu’il est étudiant en économie. En 1958, lorsque Time ouvrit un bureau en Turquie, Güler fut le premier correspondant au Proche-Orient pour ce magazine.

Dans les années 1960, il publia pour les magazines les plus célèbres tels Stern, Paris-Match ou The Sunday Times.

Par ses rencontres avec Henri Cartier-Bresson et Marc Riboud, il fut encouragé à rejoindre l’Agence Magnum qu’il quitta quelques années plus tard.

En 1961, il fut accepté comme le seul membre turc de l’American Society for Media Photographers.

Güler est allé photographier dans de très nombreux pays autour du monde, tels l’Iran, le Kazakhstan, l’Inde, le Kenya, la Nouvelle-Guinée ou Bornéo. mais il a surtout photographié en profondeur la Turquie son pays d’origine et principalement Istanbul. A tel point qu’il est surnommé l’oeil d’Istanbul.

Güler est aussi un photographe portraitiste, qui a saisi les personnalités les plus diverses, de Winston Churchill à Ansel Adams en passant par Bertrand Russell ou Pablo Picasso.

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

- Lost Istanbul – Maison Européenne de la Photographie – 5 à 7 Rue de Fourcy – 75004 Paris – Tél: 01.44.78.75.00 – Métro: Saint-Paul, Ligne 1 ou Pont-Marie, Ligne 7 - Parkings publics: Parc Baudoyer, Parc Pont-Marie, Parc Lobau ( Un stationnement est réservé aux visiteurs handicapés moteur devant le 2 rue de Jouy ) – Du 9 Septembre au 11 Octobre 2009 – Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés. Accès à la billetterie jusqu’à 19 heures 30 - Tarifs: Plein 6.50€, Réduit, 3.50€ – Plus de 60 ans, famille nombreuse, étudiant, enseignant, demandeur d’emploi, bénéficiaire de l’aide sociale et du RMI, Maison des artistes, les abonnés des lieux partenaires. Gratuité aux moins de 8 ans en individuel, personne handicapée , accompagnateur de groupe, personnel de la Ville de Paris, carte presse et tous les mercredis dans la tranche horaire 17 à 20 heures. 

A lire:

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 Istanbul · Ara Güler est un témoignage photographique sur la vie quotidienne de la capitale culturelle turque des années 1940 aux années 1980. Les sujets choisis par l’artiste reflètent, avec un esthétisme poétique et sensible, l’oscillation entre tradition et modernité de cette ville, carrefour de l’Europe et de l’Asie, qui fut autrefois Byzance, puis Constantinople. Ces remarquables photographies en noir et blanc sont accompagnés d’un texte inédit d’Orhan Pamuk, autre grande figure de la culture turque. Nés tous deux à Istanbul, les deux hommes, dans leur jeunesse, voulaient devenir peintre. Et, chacun à leur manière, ils dépeignent ici leur ville natale et capturent, par l’image ou par les mots, son âme mélancolique. - Istanbul par Ara Güler & Orhan Pamuk aux éditions du Pacifique – 184 pages – 35€

 

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Alors étudiant en économie, Ara Güler débute sa carrière de journaliste en 1950 au journal Yeni Istanbul. En 1958, le Time ouvre un bureau en Turquie et Güler devient le premier correspondant de ce magazine au Proche-Orient. Par la suite, il publie pour les magazines les plus célèbres tels Stern, Paris-Match ou le Sunday Times, et devient en 1961 le seul membre turc de l’American Society for Media Photographers. Güler a travaillé dans de nombreux pays autour du monde, du Kazakhstan à la Nouvelle- Guinée en passant par l’Iran, l’Inde, le Kenya… mais il a surtout photographié en profondeur la Turquie, et principalement Istanbul, à tel point qu’il est surnommé l’oeil d’Istanbul. Cet ouvrage est publié à l’occasion de la Saison de la Turquie en France (2009), avec le soutien de Culturesfrance, de la Maison Européenne de la Photographie et de la Ville de Paris

- Ara Güler, Photographe par lui-même aux éditions de l’Oeil - 5.50€

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