Marc Riboud – Partie 3

Marc Riboud - Partie 3 dans Photographie: Grands Photographes China-37

 Forty Years in China – 21 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China - 22 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China - 23 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China - 24 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China - 28 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China - 30 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China - 31 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China - 32 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China - 33 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China - 34 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China - 36 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China - 37 – Crédit photo: © Marc Riboud

 

 

 

Biographie de Marc Riboud

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Marc Riboud (né le 24 juin 1923 à Saint-Genis-Laval, France) est un photographe français, bien connu pour ses trois reportages menés en Asie: The Three Banners of China, Face of North Vietnam, Visions of China, et son plus récent, In China.

Marc Riboud est le cinquième d’une fratrie de sept enfants et est élevé dans une famille bourgeoise (son père est diplômé de Sciences Po). Sa rencontre avec la photographie commença par l’héritage d’un Vest Pocket Kodak qu’avait son père. En 1937, Marc Riboud, alors âgé de quatorze ans, prit ses premiers clichés à l’Exposition universelle de Paris. Il a aussi photographié les châteaux de la Loire.

Riboud fut élève de l’École Centrale de Lyon de 1945 à 1948. Jusqu’en 1951, Riboud travaille comme ingénieur dans une usine à Villeurbanne puis se lance dans la photographie en indépendant après avoir oublié de rentrer d’un congé consacré à la visite du Festival de Lyon qu’il voulait photographier. En 1952, il monte à Paris, où, grâce aux relations de son frère Jean, il rencontre Henri Cartier-Bresson et Robert Capa, les créateurs de Magnum Photos. Il entre dans la fameuse agence en 1953, sur l’invitation de Capa, puis passe deux ans à Londres. Sa capacité à capter les instants éphémères de la vie, grâce à des compositions puissantes, était déjà visible, et cette aptitude allait le servir dans les décennies qui suivirent.

De 1955 à 1957, il voyage en Inde puis, en 1957, il est l’un des premiers européens à aller en Chine. Il devient vice-président de Magnum pour l’Europe en 1959. Il suivra les événements de la décolonisation en Algérie et en Afrique noire dans les années 1960. Entre 1968 et 1969, Riboud réalise plusieurs reportages sur le Vietnam du Nord et du Sud.

Plus tard, au cours des années 1980, il voyage dans le monde entier, mais surtout en Asie, en Afrique, aux États-Unis et au Japon.

Les photographies de Riboud sont publiées dans de nombreux magazines comme Life, Géo, National Geographic, Paris-Match ou le magazine d’actualités allemand Stern. Il a remporté deux fois le Overseas Press Club Award (en 1966 pour « The Three Banners of China » et en 1970 pour « Faces of North Vietnam »). Il a reçu le prix Life Time Achievement, en 2002, à New York. Son travail a fait l’objet d’une exposition rétrospective majeure au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris et à l’International Center of Photography à New York.

Une des images les plus célèbres de Riboud est celle du « peintre de la Tour Eiffel », prise à Paris en 1953 et publiée dans Life. Elle montre un homme en train de peindre le célèbre monument, perché dans la structure métallique dans une attitude proche de celle d’un danseur, au-dessus de la ville de Paris qui émerge d’une brume photographique. Les personnages solitaires sont fréquents dans l’œuvre de Riboud. À Ankara, un personnage central est silhouetté sur un arrière-plan industriel tandis que, en France, un homme se repose dans un champ. La composition verticale souligne le paysage, les arbres, le ciel, l’eau et tout cela entoure mais n’écrase pas l’élément humain.

Riboud a été témoin des horreurs de la guerre (en photographiant des deux côtés de la guerre du Vietnam) et de l’apparente dégradation des cultures objets de répression (la Chine pendant la révolution culturelle). En contrepoint, il a su capter la grâce de la vie quotidienne dans des lieux lointains inondés de soleil (Fès, Angkor, Acapulco, Niger, Bénarès, Shaanxi) et le lyrisme des jeux d’enfant dans le Paris de tous les jours.

 

Pour en savoir plus sur ce grand photographe: Marc Riboud.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- Marc Riboud – Partie 1.

- Marc Riboud – Partie 2.

A regarder:

 

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A lire aussi:

 

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 Je ne me lasse pas de guetter la surprise, la note juste, cocasse ou émouvante. La beauté est partout. L’étrange aussi, venu à ma rencontre à Shangaï avec ce petit sac oublié dans le jardin du mandarin Yu. On dirait un lapin égaré.  » M.R.

 Marc Riboud, 50 ans de photographie par Marc Riboud, Annick Cojean, Catherine Chaine. Préface de Robert Delpire aux éditions Flammarion – 175 pages – 50€

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Il se voit plutôt en promeneur qu’en voyageur, mais il a parcouru la terre, de la Chine à ‘l’Arabie, du Viêt-nam au Etats-Unis. Marc Riboud, né en 1923, membre de l’agence Magnum, n’est cependant pas un reporter classique. Rétif à la violence mais happé par la curiosité de voir malgré tout, étranger à la recherche de l’événement, il reste sous le charme du monde. De la Révolution culturelle aux manifs anti-Nixon, inquiet du pouvoir des images,. il attend que la vérité intérieure monte « à la surface des choses ».

Marc Riboud par lui-même aux éditions Actes-Sud – 144 pages – 12.80€

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Le musée de la Vie romantique présente environ cent dix photographies de Marc Riboud, dont une majorité de tirages d’époque noir et blanc inédits, notamment des variations inconnues d’images emblématiques (Le Peintre de la tour Eiffel, 1953 ; La Jeune Fille à la fleur, Washington, 1967). A travers la science tout intuitive de l’instantané, Marc Riboud s’est imposé très tôt parmi les meilleurs témoins de l’histoire des soixante dernières années. Une série de portraits participe de son journal intime, tandis que ses ultimes prises de vue en couleurs de Chine et d’Angleterre bouclent son voyage fraternel et engagé, semé d’embûches, tel qu’il l’avait commencé dès les années 1950. Des séquences plus secrètes de cet honnête homme, poète épris d’humanité comme de nature, apaisent une sensibilité toujours à l’écoute, vibrante de tendresse et d’humour. Le catalogue regroupe des textes de Jean Lacouture, ami des premiers jours, et de l’écrivain-voyageur André Velter, une analyse de l’historien de la photographie Michel Frizot et une étude biographique très complète de Daniel Marchesseau.

L’Instinct de l’instant : 50 ans de photographie par lui-même aux éditions Sas Paris Musée – 150 pages - 30€

Izis, Paris des rêves – Hôtel de Ville de Paris – 20 Janvier au 29 Mai 2010

Izis, Paris des rêves - Hôtel de Ville de Paris - 20 Janvier au 29 Mai 2010 dans EXPOSITIONS 9782081228252

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l’exposition « Izis, Paris des rêves » que la Mairie de Paris offre depuis le 20 Janvier au public est une petite merveille. Izis est un photographe méconnu du grand public et cela est bien dommage car il est plus que talentueux, brillant, dirions-nous. Cette exposition est principalement axée sur la période parisienne de l’artiste. Le Paris populaire, sensuel, graphique de l’après-guerre.

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Les pigeons, Paris - Crédit photo: © Izis

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Willy Ronis parlait de « mise au purgatoire injuste » pour évoquer l’oubli dans lequel est cantonnée l’oeuvre de son ami Izis. Cité dans toutes les histoires de la photographie comme l’un des grands photographes humanistes, sélectionné dès 1951 avec Brassaï, Cartier-Bresson, Doisneau et Ronis pour l’exposition « Five French Photographers », au MoMA de New York, à la fois poète de l’image, portraitiste, reporter, Izis reste un artiste méconnu.

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Rue Hautefeuille, Paris - 1951 - Crédit photo: © Izis

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Les photographies d’Izis tournent résolument le dos aux années noires, aux difficultés de la reconstruction et aux crispations de la guerre froide. On n’y trouve ni le Paris des bas-fonds de Brassaï, ni l’humour de Doisneau, ni le symbolisme de Boubat, ni la cérébralité d’Henri Cartier-Bresson, ni encore les images intimistes ou engagées de Ronis. D’une lecture simple en apparence, ses photographies révèlent en fait une pointe d’intranquillité qui n’existe pas chez les autres humanistes. 

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Les gamins de Falguière, Paris - 1949 - Crédit photo: © Izis

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

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- Izis, le Paris des rêves – Hôtel de Ville – Salle Saint-Jean – 5, Rue de Lobau – 75004 Paris – Métro Hôtel de ville – Bus : 70/72/74/76/96 – Du 20 Janvier au 29 Mai 2010 – Tous les jours de 10h à 19h sauf Dimanches et jours fériés (dernière entrée : 18h15) (L’exposition Izis n’ouvrira qu’à partir de 13h30 les Mardis 2 et 30 Mars 2010 – Tarifs: Entrée libre.

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Voir aussi:

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- Izis – Partie 1.

- Izis – Partie 2.

- Izis – Partie 3.

- Izis – Partie 4.

- Izis – Partie 5.

- Izis – Partie 6.

Robert Doisneau, Du Métier à l’Oeuvre – Fondation Henri Cartier-Bresson – Paris – 13 Janvier au 18 Avril 2010

Robert Doisneau, Du Métier à l'Oeuvre - Fondation Henri Cartier-Bresson - Paris - 13 Janvier au 18 Avril 2010 dans EXPOSITIONS pop_expophoto_1c

Le nez au carreau – 1953 - Crédit photo: © Atelier Robert Doisneau & Fondation Henri Cartier-Bresson

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Longtemps Robert Doisneau a été perçu comme le chantre du pittoresque parisien. Illustrateur de génie, il a su comme personne saisir l’image agréable, l’anecdote inattendue : on a reconnu en lui le professionnalisme et la poésie simple de l’instantané. Mais l’œuvre de Robert Doisneau est infiniment plus complexe.

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Le vélo de Tati – 1949 - Crédit photo: © Atelier Robert Doisneau & Fondation Henri Cartier-Bresson

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L’exposition de la Fondation Cartier-Bresson propose une sélection d’une centaine d’épreuves originales, choisies en majorité parmi les trésors de son atelier et dans diverses collections publiques ou privées. Les images présentées ont été réalisées entre 1930 et 1966 à Paris et dans sa banlieue. Cette relecture tend à montrer comment Robert Doisneau est passé « du métier à l’œuvre »*, avec une gravité insoupçonnée, en inscrivant sur la pellicule un monde dont il voulait prouver l’existence.

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Bidonville à Ivry - 1946 - Crédit photo: © Atelier Robert Doisneau & Fondation Henri Cartier-Bresson

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Le catalogue, publié en français par Steidl est accompagné d’une introduction d’ Agnès Sire et d’une relecture mise à jour de l’étude que le critique d’art Jean-François Chevrier avait consacrée à Doisneau en 1983. Cet ouvrage présente un visage inédit du célèbre photographe qui prétendait photographier pour  survivre  ; l’œuvre ainsi abordée prend un sens différent, par la sélection remarquable, exigeante et sensible qui est proposée. On percevra naturellement que c’est   ce sentiment d’insuffisance de l’enregistrement photographique (..) constitutif d’un art qui procède de l’émotion, qui, allié à un besoin de réalisme, fait la force des images de Doisneau.

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Jeux Africains - 1945 - Crédit photo: © Atelier Robert Doisneau & Fondation Henri Cartier-Bresson

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Une grande complicité le liait à Henri Cartier-Bresson ; aussi enfantins l’un que l’autre dans leurs rires, ils ne manquaient cependant pas de se consulter sérieusement dès que le métier l’exigeait. Notre amitié se perd dans la nuit des temps, écrivait HCB en 1995, nous n’aurons plus son rire plein de compassion, ni les réparties percutantes de drôlerie et de profondeur. Jamais de redite, chaque fois la surprise. Mais sa bonté profonde, l’amour des êtres et d’une vie modeste, est pour toujours dans son œuvre.

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Cachan - 1948 - Crédit photo: © Atelier Robert Doisneau & Fondation Henri Cartier-Bresson

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  Ils n’avaient pas la même conception de la photographie,   l’imparfait de l’objectif  de Doisneau se conjuguant mal avec l’imaginaire d’après nature d’un Cartier-Bresson, plutôt adepte de la rigueur, influencé par la peinture et le dessin et hostile au recadrage.

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Football, Choisy le Roi - 1945 - Crédit photo: © Atelier Robert Doisneau & Fondation Henri Cartier-Bresson

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 La revue Le midi illustré , rapporte que lors des obsèques de Robert Doisneau ,  Cartier-Bresson a jeté dans la tombe de son copain une moitié de pomme, puis a croqué l’autre dans un geste de communion profane, posture qui en dit long sur la fraternité simple des deux hommes.

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La voiture fondue - 1944 - Crédit photo: © Atelier Robert Doisneau & Fondation Henri Cartier-Bresson

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Comme tous les familiers de la rue, Doisneau a su fixer cette gravité rayonnante qui isole un être humain de la foule, ces moments de grâce qui rassemblent des passants dans « l’illusion d’un instant » comme dans une géométrie de rêve. Jean-François Chevrier

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Source texte: Fondation Henri Cartier-Bresson

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Biographie de Robert Doisneau

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Le diplôme de graveur-lithographe en poche, Robert Doisneau est formé à la photographie par André Vigneau. Il devient rapidement photographe indépendant pour l’agence Rapho. Il vend ses clichés à des magazines aussi divers que Le Point, Vogue, La Vie ouvrière… et reçoit le prix Kodak en 1947 et le prix Niepce en 1956. Ce ‘braconnier de l’éphémère’ est célèbre pour ses clichés d’écoliers et d’individus croisés dans les rues de Paris, tel le couple s’échangeant ‘Le Baiser de l’hôtel de ville’. Mais ces oeuvres emplies de légèreté et d’humanisme font parfois oublier le caractère révolté du photographe, s’évertuant à traduire par images sa haine de la guerre, ses inquiétudes vis-à-vis du capitalisme et de ses méfaits dans la banlieue. Il a immortalisé Braque, Picasso, Giacometti, Léger, Carné… Une exposition au MOMA de New York en 1951 le consacre au niveau international. Deux films lui rendent hommage : ‘Le Paris de Robert Doisneau’ de François Porcile en 1973, et ‘Bonjour monsieur Doisneau’ de Sabine Azéma en 1992.

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Robert Doisneau par Henri Cartier-Bresson - Paris, 1986 - Crédit photo: © Magnum Photos & Fondation Henri Cartier-Bresson

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

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- Du Métier à l’Oeuvre – Fondation Henri Cartier-Bresson – 2, Impasse Lebouis – 75014 Paris – Tél: 01.56.80.27.00 – Métro: Gaité, ligne 13, sortie n°1, vers la rue de l’Ouest & Edgard Quinet, ligne 6, vers la rue de la Gaité – Bus: Ligne 28 et 58 arrêt Losserand-Maine & Ligne 88, arrêt Jean Zay – Maine – Vélib: Avenue du Maine, rue de l’Ouest - Du 13 Janvier au 18 Avril 2010Du Mardi au Dimanche de 13h00 à 18h30,  le Samedi de 11h00 à 18h45, nocturne le Mercredi jusqu’à 20h30. Dernière entrée 30 mn avant la fermeture – Tarifs: Plein, 6€ – Réduit, 3€; chômeurs, moins de 26 ans, plus de soixante ans, presse – Gratuit pour les Amis de la Fondation et en nocturne le mercredi (18h30 – 20h30)

Marc Riboud – Partie 2

Marc Riboud - Partie 2 dans Photographie: Grands Photographes China-11

 Forty Years in China – 11 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China – 12 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China – 13 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China – 14 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China – 15 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China – 16 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China – 17 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China – 18 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China – 19 – Crédit photo: © Marc Riboud

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 Forty Years in China - 20 – Crédit photo: © Marc Riboud

 

 

Biographie de Marc Riboud

Marc Riboud (né le 24 juin 1923 à Saint-Genis-Laval, France) est un photographe français, bien connu pour ses trois reportages menés en Asie: The Three Banners of China, Face of North Vietnam, Visions of China, et son plus récent, In China.

Marc Riboud est le cinquième d’une fratrie de sept enfants et est élevé dans une famille bourgeoise (son père est diplômé de Sciences Po). Sa rencontre avec la photographie commença par l’héritage d’un Vest Pocket Kodak qu’avait son père. En 1937, Marc Riboud, alors âgé de quatorze ans, prit ses premiers clichés à l’Exposition universelle de Paris. Il a aussi photographié les châteaux de la Loire.

Riboud fut élève de l’École Centrale de Lyon de 1945 à 1948. Jusqu’en 1951, Riboud travaille comme ingénieur dans une usine à Villeurbanne puis se lance dans la photographie en indépendant après avoir oublié de rentrer d’un congé consacré à la visite du Festival de Lyon qu’il voulait photographier. En 1952, il monte à Paris, où, grâce aux relations de son frère Jean, il rencontre Henri Cartier-Bresson et Robert Capa, les créateurs de Magnum Photos. Il entre dans la fameuse agence en 1953, sur l’invitation de Capa, puis passe deux ans à Londres. Sa capacité à capter les instants éphémères de la vie, grâce à des compositions puissantes, était déjà visible, et cette aptitude allait le servir dans les décennies qui suivirent.

De 1955 à 1957, il voyage en Inde puis, en 1957, il est l’un des premiers européens à aller en Chine. Il devient vice-président de Magnum pour l’Europe en 1959. Il suivra les événements de la décolonisation en Algérie et en Afrique noire dans les années 1960. Entre 1968 et 1969, Riboud réalise plusieurs reportages sur le Vietnam du Nord et du Sud.

Plus tard, au cours des années 1980, il voyage dans le monde entier, mais surtout en Asie, en Afrique, aux États-Unis et au Japon.

Les photographies de Riboud sont publiées dans de nombreux magazines comme Life, Géo, National Geographic, Paris-Match ou le magazine d’actualités allemand Stern. Il a remporté deux fois le Overseas Press Club Award (en 1966 pour « The Three Banners of China » et en 1970 pour « Faces of North Vietnam »). Il a reçu le prix Life Time Achievement, en 2002, à New York. Son travail a fait l’objet d’une exposition rétrospective majeure au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris et à l’International Center of Photography à New York.

Une des images les plus célèbres de Riboud est celle du « peintre de la Tour Eiffel », prise à Paris en 1953 et publiée dans Life. Elle montre un homme en train de peindre le célèbre monument, perché dans la structure métallique dans une attitude proche de celle d’un danseur, au-dessus de la ville de Paris qui émerge d’une brume photographique. Les personnages solitaires sont fréquents dans l’œuvre de Riboud. À Ankara, un personnage central est silhouetté sur un arrière-plan industriel tandis que, en France, un homme se repose dans un champ. La composition verticale souligne le paysage, les arbres, le ciel, l’eau et tout cela entoure mais n’écrase pas l’élément humain.

Riboud a été témoin des horreurs de la guerre (en photographiant des deux côtés de la guerre du Vietnam) et de l’apparente dégradation des cultures objets de répression (la Chine pendant la révolution culturelle). En contrepoint, il a su capter la grâce de la vie quotidienne dans des lieux lointains inondés de soleil (Fès, Angkor, Acapulco, Niger, Bénarès, Shaanxi) et le lyrisme des jeux d’enfant dans le Paris de tous les jours.

 

Pour en savoir plus sur ce grand photographe: Marc Riboud.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- Marc Riboud – Partie 1.

 

A regarder:

 

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A lire aussi:

 

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 Je ne me lasse pas de guetter la surprise, la note juste, cocasse ou émouvante. La beauté est partout. L’étrange aussi, venu à ma rencontre à Shangaï avec ce petit sac oublié dans le jardin du mandarin Yu. On dirait un lapin égaré.  » M.R.

 Marc Riboud, 50 ans de photographie par Marc Riboud, Annick Cojean, Catherine Chaine. Préface de Robert Delpire aux éditions Flammarion – 175 pages – 50€

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Il se voit plutôt en promeneur qu’en voyageur, mais il a parcouru la terre, de la Chine à ‘l’Arabie, du Viêt-nam au Etats-Unis. Marc Riboud, né en 1923, membre de l’agence Magnum, n’est cependant pas un reporter classique. Rétif à la violence mais happé par la curiosité de voir malgré tout, étranger à la recherche de l’événement, il reste sous le charme du monde. De la Révolution culturelle aux manifs anti-Nixon, inquiet du pouvoir des images,. il attend que la vérité intérieure monte « à la surface des choses ».

Marc Riboud par lui-même aux éditions Actes-Sud – 144 pages – 12.80€

51Vc1LAAaLL._SL500_AA240_

Le musée de la Vie romantique présente environ cent dix photographies de Marc Riboud, dont une majorité de tirages d’époque noir et blanc inédits, notamment des variations inconnues d’images emblématiques (Le Peintre de la tour Eiffel, 1953 ; La Jeune Fille à la fleur, Washington, 1967). A travers la science tout intuitive de l’instantané, Marc Riboud s’est imposé très tôt parmi les meilleurs témoins de l’histoire des soixante dernières années. Une série de portraits participe de son journal intime, tandis que ses ultimes prises de vue en couleurs de Chine et d’Angleterre bouclent son voyage fraternel et engagé, semé d’embûches, tel qu’il l’avait commencé dès les années 1950. Des séquences plus secrètes de cet honnête homme, poète épris d’humanité comme de nature, apaisent une sensibilité toujours à l’écoute, vibrante de tendresse et d’humour. Le catalogue regroupe des textes de Jean Lacouture, ami des premiers jours, et de l’écrivain-voyageur André Velter, une analyse de l’historien de la photographie Michel Frizot et une étude biographique très complète de Daniel Marchesseau.

L’Instinct de l’instant : 50 ans de photographie par lui-même aux éditions Sas Paris Musée – 150 pages - 30€

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