Une Jeunesse Russe – Reflet Médicis – Du 15 Juillet au 11 Août 2009 – Paris

Une Jeunesse Russe - Reflet Médicis - Du 15 Juillet au 11 Août 2009 - Paris Reflet-Medicis-8a720

 

 

 

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« Anna de 6 à 18 ans » (« Анна от 6 до 18 »), 1993 de Sergueï Mirochnitchenko(Сергей Мирошниченко) et Nikita Mikhlakov (Никита Михалков)

De 1980 à 1991, Nikita Mikhalkov filme sa fille aînée Anna, entre six et dix-sept ans, en lui posant année après année, cinq questions: qu’est-ce qui t’effraie le plus? Quel est ton plus fort désir ? Que détestes-tu plus que tout? Qu’est-ce que tu aimes par-dessus tout ? Qu’attends-tu de la vie ?

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« La Liberté c’est le paradis » (« Сэр -Свобода — это рай »), 1989
de Sergueï Bodrov (Сергей Бодров)

Sacha Grigoriev est un acharné de l’évasion, loin de son  » école spéciale n°7 « pour délinquants. Il se retrouve ainsi chez Klava, auprès de qui il essaie de s’informer sur son père, puisque sa mère est morte. Klava appelle la milice et il apprend, au cours de son interrogatoire, que son père est interné à Arkhangelsk et qu’il a demandé un certificat de filiation.

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« Bouge pas, meurs et ressuscite » (« Замри-Умри-Воскресни »), 1989
de Vitali Kanevski (Виталий Каневский)

U.R.S.S, 1947: en pleine période stalinienne, Soutchan, une petite ville de Sibérie, est transformée en zone de détention. Valerke, gamin de 12 ans livré à lui-même, rencontre Galia, une fille de son âge d’origine tartare. Les deux enfants tombent amoureux l’un de l’autre.

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« La Petite Véra » « Маленькая Вера »), 1988
de Vassili Pitchoul (Василий Пичул)

Un père qui boit trop, une mère sans cesse inquiète, un frère médecin bien installé, au loin : c’est l’univers de Vera, dans cette petite ville industrielle de Russie. Vera – la « ratée » de la famille ! – une petite adolescente qui mâche du chewinggum, porte des mini-jupes, fuit l’école, provoque, fume, traîne.

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« Mars froid » (« Холодный март »), 1987
d’ Igor Minaiev (Игорь Минаев)

Un adolescent arrive dans une petite ville de province pour y faire ses études dans une école technique. L’ambiance générale y est plutôt agitée. Jour après jour, les événements se succèdent. Le fil du temps se déroule, infini. Des gestes de tous les jours surgit le destin. Et, seuls les actes sortant de l’ordinaire obligent les personnages à marquer un temps d’arrêt et à réaliser que la vie s’en va chaque jour davantage.

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« Demain c’était la guerre » (« Завтра была война »), 1987
de Youri Kara (Юрий Кара)

L’histoire dramatique d’un premier amour, d’une première amitié et d’une première trahison. En 1940, dans un village de province, la jeune Vika élève en première, déclame des poésies du poète Serguei Essénine. Quelques jours plus tard son père est  arrêté comme « ennemi du peuple ». La guerre éclate, les élèves d’hier deviennent des soldats…

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« Le Garçon de courses » (« Курьер »), 1986
de Karen Chakhnazarov (Карен Шахназаров)

Ivan rencontre son père avec sa nouvelle compagne, dans la rue, va voir son copain Bazine, se fait recaler à l’entrée de l’Institut de Pédagogie et rentre chez lui ; trouvant sa mère, Lydia, en pleurs, il allume un début d’incendie qu’il éteint aussitôt, pour la ramener à la raison.

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« Le Dossier personnel du juge Ivanova » (« Личное дело судьи Ивановой »), 1985
d’ Ilia Frez (Илья Фрез)

Récit sur les relations difficiles au sein d’une famille moscovite à travers le regard d’une fille de 14 ans.

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« Va et regarde » (« Иди и смотри »), 1985
d’ Elem Klimov (Элем Климов)

Pendant la seconde guerre mondiale en Biélorussie, le jeune Florya refuse d’écouter sa mère et s’engage dans le groupe de résistants agissant non loin du domicile familial. Tout semble aller pour le mieux, surtout quand le jeune garçon se lie d’amitié avec une superbe jeune paysanne, flânant souvent avec les résistants. Mais petit à petit, les événements les plus incongrus s’enchaînent, transformant rapidement la vie du jeune garçon en véritable cauchemar, et pour le transformer à jamais.

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« Jardin d’enfants » (« Детский сад »), 1983
d’ Evgueni Evtouchenko (Евгений Евтушенко)

Novembre 1941. Les Allemands sont aux portes de Moscou. La population a peur, c’est l’exode. Un jeune garçon, Jénia, cherche à sauver ce qu’il a de plus précieux : ses poissons rouges et son violon. Son père est mobilisé, sa mère décide de l’envoyer loin des bombes, chez sa grand-mère, à Zima au cœur de la Sibérie. Le train est pris d’assaut, le trajet est long, chacun y vit son histoire qui se transforme en drame lorsque le convoi est bombardé.

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« L’Epouvantail » (« Чучело »), 1983
de Rolan Bykov (Ролан Быков)

Léna, douze ans, arrive dans une petite ville, non loin de Moscou. Elle habite chez son grand-père, un vieil original qui vit au milieu de tableaux d’artistes locaux, dans une vieille isba. L’air démodé et la candeur de Léna provoquent les railleries de ses camarades de classe qui la surnomment « l’épouvantal ! ». Seul un élève, Dima, prend sa défense et semble manifester pour elle de l’amitié. Un jour, la classe décide de faire l’école buissonnière.

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« La Cage aux canaris » (« Клетка для канареек »), 1983
de Pavel Tchoukraï (Павел Чухрай)

Dans une sinistre gare soviétique traînent deux adolescents en fuite, un garçon et une fille sensiblement du même âge, 14 ou 15 ans. Leur première rencontre se passe plutôt mal : Alessia, craignant un loubard, fait fuir Victor avec un sifflet. Mais elle découvre peu à peu qu’il ne lui veut pas de mal.

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« Parmi les pierres grises » (« Среди Серых Камней »), 1983
de Kira Mouratova (Кира Муратова)

La mort de sa femme a bouleversé la vie du juge et maintenant, il est obsédé par ses souvenirs. Sa vie actuelle ne lui procure que dépit et irritation. Vasia, le fils du juge, veut s’éloigner de la maison parentale. Valek et Maroussia, enfants de pauvres gens, deviennent ses amis. Avec eux, il se sent parfois heureux et son père lui fait pitié.

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« Vie privée » (« Частная жизнь »), 1982
de Youli Raizman (Юлий Райзман)

Sergueï Nikitich Abrikassov se retrouve sans travail. Il avait préconisé la fusion de l’entreprise qu’il dirigeait avec une autre. Son plan a été adopté, mais l’administration concernée et le ministre, dont il pensait avoir l’appui, ne lui ont pas proposé de prendre la direction du nouveau groupe. Il a donc démissionné. Le voici à la retraite, sans chauffeur, sans datcha de fonction.

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« Assia » (« Ася »), 1977
de Iossif Kheifits (Иосиф Хейфиц)

L’Allemagne, au début du XIXe siècle. Un Russe d’une trentaine d’années, aisé et oisif, s’efforce d’oublier, non sans se complaire dans la mélancolie, une – légère – peine de cœur. Il rencontre deux de ses compatriotes : un jeune homme, Gaguine, et sa sœur, Assia, une toute jeune fille ardente et fantasque.

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« La Steppe » (« Степь »), 1977
de Sergueï Bondatchouk (Сергей Бондарчук)

Igor, petit garçon de 10 ans, quitte sa mère et son village natal pour aller dans une ville lointaine étudier. Au cours du long voyage qui le conduit à destination, il découvre les merveilleux paysages de la steppe ukrainienne et le pittoresque de la vie des gens qui l’habite.

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« Monologue » (« Монолог »), 1972
d’ Ilia Averbakh (Илья Авербах)

Sretenski est un savant connu et respecté de tous pour sa science et sa qualités humaines. Solitaire depuis que sa femme l’a quitté, autrefois, emmenait leur fille, Tassia, il mène une vie simple qui se déroule selon des règles déjà fixées par la routine. Un jour, cependant, Tassia réapparaît dans son existence. C’est une jeune femme déjà, mère d’une petite Nina qu’elle confie à son peu Sretenski s’attache passionnément à l’enfant qu’il élève de son mieux avec l’aide d’une vieille dame, bougon au cœur d’or, qui lui sert de femme de ménage.

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« Trois jours de Victor Tchernychov » (« Три дня Виктора Чернышева »), 1967
de Mark Ossepian (Марк Осепян)

Trois journées de la vie d’un ouvrier Russe…

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« Soyez les bienvenus ou entrée interdite aux étrangers » (« Добро пожаловать или Посторонним вход воспрещен »), 1964
d’Elem Klimov (Элем Климов)

Un camp de pionniers. « Soyez les bienvenus » et « Entrée interdite aux étrangers » est la double inscription affichée à l’entrée du camp de vacances. Le directeur Dynine, apparemment chaleureux, est en fait un tempérament rigide et froid. Il incarne la contradiction contenue dans la double devise de la colonie. Il multiplie les interdictions dans un but prétendument éducatif. Bureaucrate « positif », il encourage la délation et censure Maïakovski. Mais l’ordre rigoureux instauré par le directeur est bientôt troublé par l’indépendance d’esprit dont fait preuve Kostia Inotchkine, qui viole le règlement. Il est renvoyé chez sa grand-mère, mais revient au camp pour la grande fête, dont il sera le héros, remportant le grand prix pour son costume de carnaval. La grand-mère est très fière, Dynine est tourné en ridicule et renvoyé.

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« L’Enfance d’Ivan » (« Иваново детство »), 1962
d’ Andreï Tarkovski (Андрей Тарковский)

Orphelin depuis l’assassinat de sa famille par les nazis, Ivan, 12 ans, est devenu éclaireur au sein de l’armée russe. Contre l’aval de ses supérieurs, il accepte une dernière mission délicate. ( Chef d’oeuvre!!! )

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« Quand les arbres étaient grands » (« Когда деревья были большими »), 1962
de Lev Koulidjanov (Лев Кулиджанов)

Kouzina Yordanov a été avant la guerre un excellent ajusteur, et, au cours des hostilités, il a été décoré. Le retour de la paix en a fait une épave, abandonné par sa femme, sans travail fixe et sans désir d’en trouver. Un jour, en quête d’argent, il propose à une dame âgée de transporter chez elle une machine à laver qu’elle vient d’acheter ; arrivé à la porte du logement, il laisse choir la machine par la cage de l’escalier et se blesse sérieusement en descendant la rechercher.

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« Le Rouleau compresseur et le violon » (« Каток и скрипка »), 1960
d’ Andreï Tarkovski (Андрей Тарковский)

Sacha est un jeune garçon qui reste un peu en marge. Il ne partage guère les jeux des enfants de son quartier, qui, d’ailleurs, ne le ménagent pas beaucoup. Un jour, Serge, un ouvrier, prend la défense de Sacha.

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« En gagnant mon pain » (« В людях »), 1938
de Mark Donskoï (Марк Донской)

Elevé par des parents de petite bourgeoisie qui le maltraitent, le jeune Alexis Pechkov fait son initiation littéraire dans les grands auteurs russes que lui prête une voisine.

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« L’Enfance de Gorki »(« Детство Горького »), 1938
de Mark Donskoï (Марк Донской)

Premier volet d’une trilogie évoquant avec fidélité la vie du grand écrivain russe.

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Le Classique de l’été :

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« Raspoutine, l’Agonie » (« Агония »), 1974
d’Elem Klimov (Элем Климов)

1916. La grande Russie est au plus mal. Le peuple meurt à la guerre, le peuple a faim. Toute velléité de révolte est écrasée. A la tête de l’Empire, le Tsar Nicolas II s’adonne à son passe-temps favori : la peinture. S’intéresse-t-il vraiment aux mises en garde de ses ministres, de ses conseillers qui le pressent d’agir ? Il semble plutôt attendre un geste de la Providence. Et puis, il y a Raspoutine.

Cinéma russe d’aujourd’hui :

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« L’Empire disparu » (« Исчезнувшая империя »), 2008
de Karen Chakhnazarov (Карен Шахназаров)

Moscou, 1973. Sergueï Narbekov est un étudiant peu studieux. Il préfère les fêtes bien arrosées avec ses amis d’école. Il habite avec sa mère, son frère cadet et son grand-père, célèbre archéologue. En classe, Sergueï fait la connaissance de Lyuda Beletskaya qui lui plaît beaucoup.

Bonne rétrospective,

Saint-Sulpice

 

Une Jeunesse Russe – Reflet Médicis – 3, Rue Champollion – 75005 Paris – Métro : Saint-Michel, Cluny – Tel: 01.43.54.42.34

Art Urbain – Le pavillon Carré Baudouin – Paris

Art Urbain - Le pavillon Carré Baudouin - Paris dans EXPOSITIONS

 

Depuis les premières interventions de rue d’Ernest Pignon-Ernest et de Gérard Zlotykamien à la fin des années 1960, l’art s’est mis à la portée de tous, ouvert sur la rue et la ville. Et cela fait presque trente ans que le corps blanc de Jérôme Mesnager, l’homme à l’imperméable noir de Nemo ou le bestiaire des Mosko’s courent sur les murs du 20e arrondissement, territoire de prédilection des trois artistes. L’exposition, organisée par la mairie du 20e, témoigne de ce formidable élan artistique. Sont exposées des oeuvres récentes des artistes, trois œuvres de grande dimension spécialement réalisées pour l’exposition, ainsi que des photographies de Gérard Faure.

 

Jérôme Mesnager
Diplômé de l’Ecole Boulle, l’artiste dessine son premier corps blanc sur les murs de la Petite Ceinture en 1983. Depuis lors, la silhouette dynamique du bonhomme blanc court sur les murs de Paris, New York, Shanghai, Tokyo, Moscou, grimpe la Muraille de Chine et les pyramides d’Egypte, s’accroche aux carcasses de voitures dans le désert mauritanien… En 25 ans, plus de 3 000 murs peints et de très nombreuses expositions ont fleuri à travers le monde. Parallèlement à ses interventions de rue, Jérôme Mesnager développe une oeuvre importante sur toile.

 

Moskos et associés
Typographes de métier, autodidactes, le duo d’artistes Mosko et associés commence à poser ses pochoirs d’animaux africains sur les immeubles murés du quartier de la Moskova (18e) à la fin des années 1980. Ils entendent ainsi entrer en résistance contre la destruction de leur quartier. Depuis 20 ans, les Mosko’s déploient avec humour tout un bestiaire multicolore débarqué directement
de Mombassa et ouvrent des fenêtres sur un monde enchanté, peuplé de tigres, panthères, zèbres, gazelles, éléphants et girafes.

 

Nemo
Autodidacte, scientifique de formation, Nemo réalise ses premiers pochoirs au début des années 1980. Ses peintures mettent alors en scène un petit garçon « Little Nemo », personnage d’une bande dessinée américaine de Winsor McCay. Nemo désire ainsi prolonger, sur les murs, l’univers de rêve dans lequel la lecture de l’histoire plonge son jeune fils. Les années passent. Au milieu des années 1990, Nemo reprend la peinture au pochoir avec un autre personnage, plus énigmatique, l’homme à l’imperméable noir, figure familière du 20e (l’arrondissement est le terrain de prédilection de l’artiste). Nemo n’hésite cependant pas à s’aventurer dans d’autres quartiers parisiens et en banlieue, jusqu’à s’expatrier quatre ans (1996-2000) en Colombie où il réalise de très nombreuses peintures murales à Bogota et Medellin. Il intervient aussi sur les murs de Tokyo et de Lisbonne… Poète de la rue avant tout, Nemo se fait avare d’expositions en galerie.

 

Gérard Faure
Vidéaste, infographiste, photographe, Gérard Faure photographie, depuis plus de 25 ans, les quartiers de Paris condamnés à disparaître, les immeubles voués à la démolition. Inévitablement, il rencontre, au début des années 1980, les artistes de rue qui, comme lui, arpentent les mêmes territoires. Témoin discret, il enregistre, avec un rare sens de la composition et de la lumière les traces de cet art éphémère par nature. Au fil des années, son travail photographique est devenu une véritable mémoire de l’art urbain parisien.

 

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En investissant la rue de leurs peintures et pochoirs, ces artistes ont transformé la ville en espace de rêverie et de surprise, c’est pourquoi la mairie du 20e a souhaité à l’occasion de cette exposition mettre en lumière la spécificité de cet art populaire qu’est l’art urbain en allant à la rencontre des habitants, à travers : 

- l’organisation d’un concours d’affiches organisé au mois d’avril avec l’association du Ratrait, en direction des habitants, des écoles, des centres culturels et des associations de l’arrondissement. L’ensemble des 32 affiches sélectionnées par le jury seront exposées au pavillon Carré de Baudouin et au salon d’honneur de la mairie du 20e du 22 mai au 8 juin 2009.

- la réalisation d’une peinture murale collective de trente mètres sur le mur extérieur du pavillon Carré de Baudouin, rue de Ménilmontant (les 11 et 12 mai) : les riverains et plusieurs écoles ont ainsi pu voir les artistes en pleine création et échanger avec eux.

- la réalisation d’un « parcours art urbain » : Jérôme Mesnager a réalisé plusieurs œuvres sur les vitrines des commerçants, rue des Pyrénées, entre le pavillon Carré de Baudouin et la mairie du 20e, proposant ainsi un parcours entre l’exposition au sein du pavillon Carré de Baudouin et l’exposition des affiches du concours au sein de la mairie du 20e. la réalisation d’un « circuit découverte » : une carte recense les œuvres existantes des artistes et invite le public à les (re)découvrir dans les rues du 20e.

le pavillon Carré de Baudouin: Maison de villégiature construite au XVIIIe siècle au milieu d’un magnifique jardin ombragé, le pavillon Carré de Baudouin ressemble à une villa palladienne : même fronton constitué d’un triangle aplati, même péristyle soutenu par des colonnes ioniques. Une demeure somptueuse dans l’écrin d’un quartier populaire… Ce bâtiment qui appartient à la Ville de Paris et que gère la mairie du 20e arrondissement est aujourd’hui un site historique, trace d’un XVIIIe siècle de fêtes et de plaisirs à l’écart des bruits de la ville. C’est aussi un lieu d’expositions, de conférences et de concerts : photographie, peinture, graphisme, sculpture, musique classique et contemporaine…

 

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Art Urbain – Le pavillon Carré Baudouin – 121, rue de Ménilmontant – 75020 Paris – M° Gambetta – Bus lignes 96 et 26, arrêt Pyrénées ~ Ménilmontant – Du 15 Mai au 29 Août 2009 - Ouvert du mardi au samedi de 11h à 18h – entrée libre
 

Dali à L’oeuvre – Espace Dali – 10 Avril au 24 Juin 2009 – Paris

Dali à L'oeuvre - Espace Dali - 10 Avril au 24 Juin 2009 - Paris dans EXPOSITIONS affiche-dali-expo-page

 

Plus de 100 photographies prises à partir de 1950 par l’ami et spécialiste du Maître, Robert Descharnes, dévoilent Dalí en plein ouvrage et invitent le visiteur à entrer dans l’intimité de son univers créateur.

Les clichés présentés sont le témoignage de l’interactivité entre l’artiste, son photographe et son environnement. La relation unissant les deux hommes allait bien au-delà de la complicité du photographe et de son sujet : ils étaient de vrais amis.

 

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L’objectivité de cette technique met en exergue cette relation, puisqu’elle reflète les moments modestes de travail et d’intimité. Robert Descharnes a su capturer l’essence même de la manière de travailler de Dalí, dans ces élans d’invention et d’inspiration. L’exposition proposée par l’Espace Dalí dévoile dans ces images cette effusion créatrice.

 

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Biographie de Salvador Dalí

Nul ne peut mettre en doute l’estime générale accordée à Dalí : demandez à l’homme de la rue de vous indiquer un artiste moderne, et vous pouvez être sûr qu’il citera son nom. Mais tout le monde ne le connaît pas de la même façon : apprécié comme « showman » et comme un des plus grands artistes de ce siècle, Dalí sera loué pour son habilité technique par ceux qui connaissent ses œuvres les plus populaires et apprécient son imagination luxuriante. Tous semblent connaître les montres molles apparaissant dans ses peintures même si, souvent, le titre la Persistence de la mémoire, leur échappe – A. Fiel Dalí Sculpture Collection 2005.

Salvador Felipe Jacinto Dalí y Doménech naît le 11 mai 1904 à Figueras, au nord de la Catalogne. La région de son enfance aura toujours une place privilégiée dans son œuvre comme dans sa vie. Très tôt, il manifeste une attirance pour l’art figuratif et la peinture révélant déjà sa personnalité originale et inspirée. Il suit des cours particuliers de dessin.

Ses parents avaient perdu leur premier garçon également prénommé Salvador. L’amour surprotecteur dont ils gratifièrent leur deuxième enfant a encouragé le développement d’un tempérament instable et égoïste. Ses parents ne se sont jamais remis de la mort de leur premier fils, c’était un génie confiait la mère à son fils. Le jeune Salvador est d’ailleurs profondément troublé en apercevant son nom sur la sépulture. « Toutes mes excentricités, toutes mes incohérences sont la constante tragique de ma vie [.] Je veux prouver que je ne suis pas le frère mort, mais le vivant », écrira-t-il.

Alors qu’à Paris le dadaïsme est à son apogée, Dalí est admis à l’Institut San Fernando, l’École des beaux-arts de Madrid. Il y perfectionne sa connaissance de la sculpture, du dessin et de la peinture. Contestant violemment la capacité de ses professeurs, Dalí est expulsé des Beaux-Arts de Madrid. Il en sera exclu en 1922 pour incitation à la rébellion des élèves de l’école. C’est à cette époque qu’il rencontre Lorca et Buñuel, tandis qu’au cours de son premier voyage en 1926 à Paris il fera la connaissance de Picasso.

À Paris, Dalí fait la connaissance de Breton, Eluard, Magritte et Ernst. Il rejoint officiellement le groupe surréaliste. Durant l’été 1929, le poète Paul Eluard et sa femme Elena (Gala) rendent visite au peintre dans sa maison de Cadaqués. C’est le coup de foudre entre Dalí et cette femme. Elle sera sa « muse surréaliste », l’inspiratrice de sa vie et de son œuvre. Dalí expose à Paris pour la première fois (11 toiles).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Dalí et Gala s’installent aux Etats-Unis. Ils y resteront jusqu’en 1948. Ces années ont été très importantes pour lui. Le musée d’Art moderne de New York a donné à Dalí sa première exposition rétrospective en 1941. En 1942, Dalí publie son autobiographie : la Vie secrète.

Dalí est toujours plus prolifique : il écrit et illustre des livres, conçoit décors et costumes pour des opéras, tourne des films, élabore de nouvelles théories, sculpte, dessine, crée des bijoux et des meubles, mélange techniques artistiques, son génie n’a pas de limites dans l’art.

En 1974, Dalí inaugure le Teatro Museo Dalí à Figueras en Espagne. Cet événement a été suivi de rétrospectives à Paris et à Londres jusqu’à la fin de la décennie. Après la mort de son épouse, Gala, en 1982, la santé de Dalí commence alors à décliner. À la suite de l’incendie de sa maison en 1984, il fut brûlé et, dès lors, son état de santé se détériore. Deux ans après, on lui implante un stimulateur cardiaque. Dans cette partie de sa vie, Dalí s’est retiré d’abord à Pubol et plus tard dans ses appartements près du Teatro Museo. Il meurt le 23 janvier 1989.

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Dali à l’oeuvre – 11, rue Poulbot – Espace Montmartre – 75018 Paris – Tel: 01.42.64.40.10 – Métro Abbesses (Ligne 12) – Du 10 Avril au 24 Juin 2009 - Horaires : tous les jours de 10h à 19h – Tarifs : Plein 10€ & réduit 6€.

Sortilèges – Château d’Aventhon – Fondation Claudine et Jean-Marc Salomon – Alex – Haute-Savoie

Sortilèges - Château d'Aventhon - Fondation Claudine et Jean-Marc Salomon - Alex - Haute-Savoie dans EXPOSITIONS 167

 

Dans un lieu étonnant, une exposition plus étonnante encore : cela se passe au château d’Aventhon, à Alex, village de montagne près d’Annecy, où Claudine et Jean-Marc Salomon ont créé la Fondation pour l’art contemporain qui porte leur nom. Ils l’ont confiée pour trois mois à une jeune commissaire indépendante, Anne Malherbe.

 

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 Sous un titre qui ne laisse guère deviner ses intentions, « Sortilège » réunit six artistes âgés de 30 à 40 ans : la Suédoise Klara Kristalova, la Kényane Wangechi Mutu, la Gabonaise Myriam Mihindou, les Françaises Vanessa Fanuele et Christine Guinamand et le Français Stéphane Pencréac’h, seul garçon de cette distribution féminine et internationale.

 

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Mutu est presque une star du marché, Kristalova et Pencréac’h sont bien connus, Fanuele n’a que peu exposé : ce n’est donc pas le niveau de célébrité qui fait la cohérence du choix.

 

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 Ce n’est pas non plus le mode de travail : dessins, vidéos, peintures, collages, grès émaillés, photos et installations se côtoient.

 

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Alors, quelle logique ? Le désir de démontrer que l’art actuel aime à s’enfoncer dans l’exploration des fantasmes, des peurs et des désirs enfantins, des superstitions publiques ou privées.

 

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 Mais aussi que le subjectif, l’onirique et le symbolique sont redevenus les ressorts de la création, après des décennies de discours théoriques ou pseudo-théoriques qui aspiraient à la généralité.

 

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 Et démontrer que naissent, ainsi, des oeuvres dont la puissance d’expression s’accorde à l’étrangeté formelle des oeuvres.

 

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L’affirmation est convaincante et l’étrangeté souvent paroxystique. Pénétrer dans la salle dévolue à Pencréac’h, c’est tomber dans son monde délirant de loups-garous, d’hydres et d’officiantes de cultes sataniques. Avec une efficacité féroce, en associant les ressources de la peinture à celles du masque de carnaval, de la toile découpée ou pliée, il fixe des cauchemars qui, comme les vrais, mélangent l’épouvantable et le grotesque, l’obscène et le funèbre. Ses oeuvres s’inscrivent, elles, profondément dans la mémoire.

 

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Autre monde troublant : dans la pénombre, Kristalova fait vivre ses figures polychromes, petite fille à jambes d’arbre ou à chevelure de papillons, animaux ployés, têtes grimaçantes ou vomissantes. Autant d’allusions à des souvenirs et des contes d’enfance, livrés bruts dans tout l’éclat de leurs couleurs brillantes. Passer de là dans la galerie des montages d’images de Mutu, c’est se trouver menacé par d’autres créatures, un peu femmes, un peu serpents, beaucoup plantes. D’où viennent-elles ? De la lecture de Lovecraft, du panthéon hindou, de cultes africains, du cinéma ? Autant que leurs anatomies, les origines de ces déesses sont hybrides.

 

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La remarque vaut pour les six : leurs oeuvres naissent de réminiscences, de réapparitions, de superpositions, de métamorphoses. Guinamand continue à travailler sur la toile jusqu’à ce que prenne une forme presque distincte un paysage, un corps, l’esquisse d’un récit. Fanuele fait se dissoudre visages et anatomies qui se liquéfient et s’écoulent en sinuosités. D’autres figures peuvent alors émerger du noir et du blanc.

 

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Ces dernières phrases pourraient s’appliquer aux photos de Mihindou, évocations spectrales de transes ou de danses. D’autres séries, en couleur, montrent des mains et des chevilles liées, des doigts piqués d’aiguilles. On les regarde avec stupeur en se demandant comment une création d’une si évidente puissance poétique a été jusqu’ici si peu montrée. Et on se plaît à imaginer ce que Bataille et Leiris auraient écrit à propos de ces oeuvres – et de cette exposition dans son ensemble. Car c’est avec leur volonté de pénétrer dans les obscurités humaines qu’elle renoue.

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

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« Sortilège » – Fondation Claudine et Jean-Marc Salomon – Alex (Haute-Savoie) – Tél. : 04.50.02.87.52 – Du mercredi au dimanche de 14 heures à 19 heures – Jusqu’au 14 juin 2009 - Tarif: 6 €. 

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