Yousuf Karsh

 Yousuf Karsh dans Photographie: Grands Photographes PeterLorre

Peter Lorre – Crédit photo: © Yousuf Karsh

 

Peter Lorre, de son vrai nom Laszlo Loewenstein, né à Rózsahegy en Autriche-Hongrie (aujourd’hui Ružomberok en Slovaquie) le 26 juin 1904 et décédé à Los Angeles le 23 mars 1964, est un acteur, scénariste et réalisateur de cinéma américain d’origine austro-hongroise.

 

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Joan Crawford  – Crédit photo: © Yousuf Karsh

 

Joan Crawford, de son vrai nom Lucille Fay LeSueur, est une actrice et une productrice américaine née le 23 mars 1905 à San Antonio au Texas et décédée le 10 mai 1977 à New York.

Joan Crawford est l’une des stars les plus symboliques de l’âge d’or d’Hollywood. Sa carrière couvre, sur plus de quarante ans, les différentes époques des grands studios américains. Elle joua les filles délurées (les « flappers ») des années folles, les jeunes femmes arrivistes dans les années 1930, les femmes victimes dans des mélodrames des années 1940 et 50.

Elle obtient un Oscar en 1945 pour Le Roman de Mildred Pierce.

Elle a été l’une des actrices américaines dont l’étoile a brillé le plus longtemps et la seule vedette du muet qui soit demeurée encore une grande star au cours des années 1960.

 

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 Humphrey Bogart  – Crédit photo: © Yousuf Karsh

 

Humphrey DeForest Bogart (né le 25 décembre 1899 à New York et décédé le 14 janvier 1957 à Los Angeles) est un acteur américain.

Surnommé « Bogey » ou « Bogie » par son public, il demeure aujourd’hui l’un des mythes les plus incontestables de l’histoire du cinéma. En 1951, il fut lauréat de l’oscar du meilleur acteur pour son rôle dans L’Odyssée de l’African Queen. En 1999, il a été classé Greatest Male Star of All Time (littéralement Plus grande star masculine de tous les temps) par le American Film Institute. Et Casablanca, dans lequel il joue le rôle principal, est régulièrement cité parmi les cinq meilleurs films de l’histoire du cinéma.

 

 

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Robert Frost  – Crédit photo: © Yousuf Karsh

Robert Frost (26 mars 1874, San Francisco-29 janvier 1963, Boston) est un poète américain.

 Face aux étonnements et aux bouleversements du modernisme américain, Robert Frost prit un parti radicalement opposé. Inspiré par la campagne des États Unis à la fois pour les thèmes et les images, il incarna une forme de scepticisme et l’ironie bienveillante qui contribuèrent à faire de lui un trait d’union entre la poésie du XIXe et du XXe siècle. Cela rappelle par exemple la vision de Thomas Jefferson du paysan heureux. À travers une écriture épurée, et en choisissant des sujets à l’apparence concrète, presque simpliste, Robert Frost tente, dans une perspective sereine et optimiste de faire surgir la complexité et la mystique du monde. Ainsi ses poèmes Dust of Snow ou Birches sont ils représentatifs de cette écriture qui s’apparente par bien des aspects aux haïkus et poèmes bouddhistes.

À cet égard, Robert Frost se présente comme étant aux antipodes des poètes de son temps, qui exaltent le modernisme, la fraternité, l’engagement à travers différents courants. À la différence des poètes qui souhaitent chanter le monde en changement, et participer à cet élan qui caractérise le vingtième siècle, au travers de ses victoires et ses vicissitudes, Frost est un poète de l’intimité, un poète de la solitude, un chantre inépuisable de la nature. Chaque poème est une invitation à un changement de point de vue sur un sujet en apparence simple, qui acquiert grâce à l’impressionnante maîtrise de style de cet auteur une complexité infinie, pouvant être lu et interprété à des degrés différents. Il se rapproche de ce fait d’une mystique bouddhiste, ainsi que d’autres poètes tels que Fernando Pessoa, Pablo Nerud ou même Francis Ponge.

La vie rurale est présentée à travers une pléthore d’émotions, toutes découlant de sujets simples et ordinaires, où se mêlent humour et tragédie. L’arrière-plan favorise aussi les questions se rapportant à l’homme et son milieu, avec la Nature dans le dualisme du Beau et du Dangereux.

Il célébra l’élection de John Fitzgerald Kennedy à la présidence.

Il est enterré au cimetière de Bennington (Vermont) et a fait graver l’épitaphe : « I had a lover’s quarrel with the world »

 

 

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 Albert Schweitzer  – Crédit photo: © Yousuf Karsh

Albert Schweitzer (14 janvier 1875 – 4 septembre 1965) était un théologien protestant, musicien, philosophe et médecin, alsacien né citoyen allemand et devenu français. Connu pour son éthique du respect de la vie, pour son hôpital fondé à Lambaréné, au Gabon, ainsi que pour ses travaux sur Bach et ses interprétations à l’orgue, caractéristiques du mouvement de la réforme alsacienne, Albert Schweitzer fut lauréat du prix Goethe en 1928 et du prix Nobel de la paix en 1952.

 

 

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 Sir Laurence Olivier  – Crédit photo: © Yousuf Karsh

Laurence Kerr Olivier naît le 22 mai 1907 à Dorking dans le comté de Surrey de Gerard Kerr Olivier, prêtre anglican, et Agnes. Il est inscrit à la St Edward’s School d’Oxford, et à l’occasion il joue de petits rôles dans les pièces de théâtre de l’école. Il entre à la Central School of Dramatic Art à l’âge de 17 ans, puis rejoint la Birmingham Repertory Company en 1926. Il commence par faire de la figuration dans cette compagnie de théâtre puis obtient des rôles de plus en plus importants. Il évolue ainsi au théatre, interprète Private Lives de Noel Coward (1930), Hamlet et Macbeth en 1937, ou encore Roméo et Juliette, alternant les rôles de Roméo et de Mercutio. Mais il commence aussi à se tourner vers le cinéma.

 

 

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Bertrand Russell  – Crédit photo: © Yousuf Karsh

 

Bertrand Arthur William Russell (18 mai 1872, Tellek, Monmouthshire – 2 février 1970, près de Penrhyndeudraeth, Pays de Galles), 3e comte Russell, est un mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique. Considéré comme l’un des plus importants philosophes du XXe siècle, avec une pensée qui peut être présentée selon trois grands axes.

La logique et le fondement des mathématiques : Russell est, avec Frege, l’un des fondateurs de la logique contemporaine. Son ouvrage majeur, écrit avec Alfred North Whitehead, est Principia Mathematica. À la suite des travaux d’axiomatisation de l’arithmétique de Peano, Russell a tenté d’appliquer ses propres travaux de logique à la question du fondement des mathématiques.

Il soutint l’idée d’une philosophie scientifique et a proposé d’appliquer l’analyse logique aux problèmes traditionnels, tels que l’analyse de l’esprit, de la matière (problème corps-esprit), de la connaissance, ou encore de l’existence du monde extérieur. Il est ainsi le père de la philosophie analytique. Jules Vuillemin le fera connaître en France.

L’engagement social et moral : il écrivit des ouvrages philosophiques dans une langue simple et accessible, en vue de faire partager sa conception d’une philosophie rationaliste œuvrant pour la paix et l’amour. Il s’est engagé dans de nombreuses polémiques qui le firent qualifier de Voltaire anglais, défendit des idées proches du socialisme de tendance libertaire et milita également contre toutes les formes de religions, considérant qu’elles sont des systèmes de cruauté inspirés par la peur et l’ignorance. Il organisa le tribunal Sartre-Russell contre les crimes survenus pendant la guerre du Viêt Nam.

Son œuvre, qui comprend également des romans et des nouvelles, fut couronnée par le prix Nobel de littérature en 1950, en particulier pour son engagement humaniste et comme libre penseur. Enfin, il devint membre du Parlement britannique.

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George Bernard Shaw  – Crédit photo: © Yousuf Karsh

 

George Bernard Shaw (26 juillet 1856 à Dublin - 2 novembre 1950 à Ayot Saint Lawrence) fut un critique musical et dramatique irlandais, essayiste, scénariste, et auteur célèbre de pièces de théâtre. Irlandais acerbe et provocateur, pacifiste et anticonformiste, il obtint le prix Nobel de littérature en 1925.

 

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Helen Keller  – Crédit photo: © Yousuf Karsh

 

Helen Adams Keller (27 juin 1880 à Tuscumbia, Alabama – 1er juin 1968) était une écrivaine, activiste et conférencière américaine. Bien qu’elle fût sourde, aveugle et muette, elle parvint à obtenir un diplôme universitaire. Sa détermination a suscité l’admiration, principalement aux États-Unis.

Helen Keller est devenue un auteur prolifique, parlant sans détour contre la guerre. Elle a fait campagne pour le droit de vote des femmes, le droit des ouvriers, le socialisme, aussi bien que plusieurs d’autres causes progressistes.

 

 

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Muhammed Ali  – Crédit photo: © Yousuf Karsh

 

Cassius Marcellus Clay Jr, né le 17 janvier 1942, devenu Mohamed Ali ou en anglais Muhammad Ali, est un boxeur des États-Unis évoluant en catégorie poids lourd. Il fut nommé sportif du XXe siècle par une assemblée de journalistes internationaux, précédant Pelé. Il doit sa célébrité mondiale autant par ses performances sportives que par son verbe haut, sa conduite extrasportive et son activisme politique. Il est atteint de la maladie de Parkinson.

Le 17 décembre 2005, il reçoit à Berlin la médaille de la Paix Otto Hahn , décernée tous les deux ans par la société allemande, au nom de l’Organisation des Nations unies.

 

 

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Winston Churchill  – Crédit photo: © Yousuf Karsh

 

Sir Winston Leonard Spencer-Churchill, (Can), né le 30 novembre 1874 et mort le 24 janvier 1965 à Londres, est un homme politique britannique, surtout connu pour avoir dirigé le Royaume-Uni pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est premier ministre du Royaume-Uni de 1940 à 1945 et de nouveau de 1951 à 1955. En plus d’être un homme d’État et orateur, Churchill est un officier de l’armée britannique, un historien, un écrivain lauréat du prix Nobel et un artiste.

Durant sa carrière militaire, Churchill combat en Inde, au Soudan et lors de la Seconde Guerre des Boers. Il acquiert la célébrité et la notoriété en tant que correspondant de guerre et aussi grâce aux livres contemporains qu’il a écrits décrivant les campagnes. Il sert aussi brièvement sur le front occidental pendant la Première Guerre mondiale, en tant que commandant du 6e Bataillon du Royal Scots Fusiliers.

Au premier plan de la vie politique pendant près de soixante ans, il occupe de nombreux postes politiques et ministériels. Avant la Première Guerre mondiale, il est ministre du commerce, secrétaire du département de l’intérieur et premier lord de l’Amirauté dans le cadre du gouvernement libéral d’Asquith. Au cours de la guerre, il continue à exercer les fonctions de premier lord de l’Amirauté jusqu’à la désastreuse bataille des Dardanelles qui causa son départ du gouvernement. Il retourne en tant que ministre des munitions, secrétaire d’État à la Guerre et le secrétaire d’État de l’air. Durant l’entre-deux-guerres, il sert en tant que chancelier de l’Échiquier dans le gouvernement conservateur.

Après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, Churchill est de nouveau nommé premier lord de l’Amirauté. À la suite de la démission de Neville Chamberlain, le 10 mai 1940, il devient premier ministre du Royaume-Uni et conduit la Grande-Bretagne à la victoire contre les puissances de l’Axe. Churchill est remarqué pour ses discours, qui sont devenus une grande source d’inspiration pour le peuple britannique et les forces alliées.

Après avoir perdu les élections législatives de 1945, il devient chef de l’opposition. En 1951, il redevient premier ministre avant de prendre sa retraite en 1955. À sa mort, la Reine lui accorde l’honneur d’avoir des obsèques nationales, qui a vu l’un des plus importants rassemblements d’hommes d’État dans le monde.

 

 

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Georgia O’Keeffe  – Crédit photo: © Yousuf Karsh

 

Georgia O’Keeffe, née le 15 novembre 1887 à Sun Prairie, Wisconsin et morte le 6 mars 1986 à Santa Fe, Nouveau-Mexique, était un peintre américaine considérée comme une des peintres modernistes majeures du XXe siècle.

Mariée au photographe Alfred Stieglitz, ce dernier exposa leurs tableaux qui les rendirent célèbres.

 

Biographie de Yousuf Karsh

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La famille Karsh émigra en Syrie en 1922 pour échapper aux persécutions, et le jeune Yousuf fut envoyé au Canada en 1924, auprès de son oncle Georges Nakash, un photographe portraitiste renommé de Sherbrooke (Québec).

C’est là qu’il fit son premier apprentissage en photographie. Par la suite il se perfectionna auprès de H. Garo, à Boston (Massachusetts, États-Unis) qui était alors le photographe en vue de l’aristocratie et des personnes en vue de l’époque.

Il s’installa à Ottawa en 1932 où il fit ses débuts dans la photographie de théâtre. Il devint rapidement le photographe de la haute société et sa renommée s’étendit largement au-delà des limites de sa ville. Il fut donc choisi assez naturellement pour faire le portrait de Winston Churchill lorsque ce dernier se rendit au Canada en 1941. La photo de Karsh immortalisa l’image d’un Winston Churchill volontaire et déterminé face aux défis de la guerre, et rendit d’emblée son auteur célèbre de par le monde. Pour la petite histoire, l’air taciturne arboré par Churchill sur ce portrait serait dû au fait que ce dernier ne se séparait jamais de son cigare et entendait le conserver durant la séance. Yousuf Karsh le lui a pris et l’a jeté avant de faire sa photo.

Il devint alors le photographe des personnalités marquantes de son époque, et fit ainsi le portrait d’environ 11 000 vedettes dans tous les domaines, politique, artistique, scientifique et autres jusqu’à sa retraite en 1992.

Yousuf Karsh mourut le 13 juillet 2002 à Boston.

Il est considéré comme l’un des plus importants photographes portraitistes du XXe siècle.

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Valadon ~ Utrillo – 6 Mars au 15 Septembre 2009 – Pinacothèque de paris

Valadon ~ Utrillo - 6 Mars au 15 Septembre 2009 - Pinacothèque de paris dans EXPOSITIONS utrillo-valadon-w

 

 Pour la première fois un ensemble complet de la période blanche (1910-1914) de Maurice Utrillo, est rassemblé pour cette exposition exceptionnelle.

 

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 Cette période artistique est caractéristique par l’utilisation de plâtre dans sa peinture.

 

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Celui-ci revendique ainsi son identité montmartroise, puisque c’est de la butte que l’on extrayait le gypse de Paris, depuis des générations.

 

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 Utrillo n’appartient à aucune école, à aucun mouvement, c’est un autodidacte ayant reçu les conseils avisés de sa mère Suzanne Valadon.

 

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 Artiste de talent mais aussi homme fragile, souffrant d’un problème d’alcoolisme dès son plus jeune âge et dont il a toujours eu du mal à se débarrasser. Il fut souvent vu écumant les cabarets de Montmartre et les cafés de Montparnasse avec ses amis Modigliani et Soutine.

 

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Cette exposition est aussi l’occasion de découvrir Suzanne Valadon, cette femme de caractère était un personnage marquant de la vie de bohème de la butte.

 

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 C’est surtout cet aspect romanesque de sa vie qui frappe notre esprit. D’abord acrobate de cirque puis modèle de Puvis de Chavanne, de Renoir et de Degas, elle fut aussi la maitresse de Toulouse-Lautrec, d’Eric Satie…

 

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Cette vie libérée ne doit pourtant pas occulter la talentueuse artiste reconnue et encouragée par ses pairs dès ses premiers pas d’artiste, et évoluant dans cet univers strictement masculin.

 

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En confrontant les œuvres de ces deux artistes nous évoquerons la relation passionnelle et compliquée d’une mère et son fils mais aussi le dialogue de deux artistes.

 

 

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Pinacothèque de Paris – Du Vendredi 6 Mars au Mardi 15 Septembre 2009 - Tous les jours de 10h30 à 18h.Vendredi 1er mai et mardi 14 juillet de 14h à 18h. Nocturnes tous les premiers mercredis du mois jusqu’à 21h + les mercredis 25 mars, 29 avril, 27 mai et 24 juin.
8, Place de la Madeleine – 75008 Paris – Tarifs: de 7 à 11.30€

 

Biographie Suzanne Valadon

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1865-1938

Marie-Clémentine Valade naît le 23 novembre 1865 à Bessines-sur-Gartempe de père inconnu. Sa mère, Madeleine Valade, 34 ans, est lingère. Elle avait été mariée à un certain Coulaud, condamné comme faussaire et envoyé au bagne, avec qui elle avait eu d’autres enfants.

En 1870 sa mère part avec elle à Paris dont elles vivront le siège lors de la guerre avec la Prusse puis les frayeurs de la Commune. Madeleine travaille le jour comme femme de ménage et le soir comme repasseuse. Il lui reste donc peu de temps pour s’occuper de sa fille, qu’elle confie d’abord à une concierge, puis à sa fille majeure et, pour finir, au monastère Saint-Jean à Montmartre. Marie-Clémentine suivra quand même des cours dans une école religieuse mais on supporte mal sa curiosité et son indiscipline. Dès 1877 elle quitte l’école et commence à travailler en occupant plusieurs petits emplois. Elle réalise son rêve d’enfant en devenant trapéziste au cirque ambulant «Molier». Mais à 15 ans, une chute malheureuse met fin à sa carrière. Il ne lui reste que le dessin comme passe-temps. Pour aider sa mère, elle porte le linge repassé chez les clients. C’est à cette occasion qu’elle fait la connaissance du peintre Puvis de Chavannes, dont elle devient le modèle. Elle pose également pour Renoir qui devient aussi son amant. A partir de 1881 elle fréquente le milieu artistique de Montmartre où elle a vite plusieurs admirateurs. D’abord un certain Boissy, chansonnier, puis Miguel Utrillo y Molins, un aristocrate espagnol, homme de lettres et critique d’art.

Quand, à 18 ans, elle attend un enfant, elle ne sait pas qui est le père. Son fils Maurice naît le 26 décembre 1883. Assez vite elle laisse sa mère s’occuper de l’enfant pendant qu’elle gagne sa vie comme modèle pour Renoir, puis pour Steinler, Henner et Zandomeneghi. A cette époque elle fait des dessins, surtout des portraits, à la mine de plomb, du fusain et du sanguin. Miguel Utrillo qui s’intéresse à l’enfant vient régulièrement en visite chez les Valade, mais Maurice le déteste. En 1886 Marie-Clémentine et sa mère déménagent rue de la Tourlaque, dans la maison où Henri de Toulouse-Lautrec loue un atelier. Très vite ils font connaissance. Sa petite taille (1,54 m), à peine plus grande que lui, plaît beaucoup à Toulouse-Lautrec et elle devient son modèle ainsi que sa maîtresse. Elle l’accompagne partout pendant ses escapades nocturnes et c’est Toulouse-Lautrec qui lui donne le prénom de Suzanne parce qu‘elle pose nue pour des peintres âgés. Après avoir découvert par hasard quelques dessins faits par Suzanne, il lui conseille de les montrer à Degas. Celui-ci est enthousiaste et Suzanne devient son élève et sa protégée. Comme lui, elle sera toute sa vie portraitiste. Quand, en 1888, Toulouse-Lautrec apprend que Susanne veut l’épouser il rompt avec elle. Suite à cette rupture elle tente de se suicider.

En 1892 Suzanne devient d’abord la maîtresse du compositeur Eric Satie puis de son ami Paul Mousis. A la même époque elle commence la peinture à l’huile. Miguel Utrillo reconnaît Maurice comme son fils malgré que ce dernier le déteste. En 1896 Suzanne épouse Paul Mousis et ils s’installent au 12 de la rue Cortot en haut de la butte Montmartre. La situation financière confortable de son mari lui permet de se consacrer entièrement à la peinture et sa carrière d’artiste connaît un essor : en plus de la peinture, Degas lui enseigne la gravure et elle expose régulièrement. Maurice vit toujours avec sa grand-mère mais à treize ans il boit déjà, il est insupportable, maussade et se sent rejeté par sa mère.

Suzanne a une vie rangée à côté de son mari, tout en s’occupant de la peinture. A seize ans Maurice doit être interné à Sainte Anne suite à ses problèmes avec la boisson. Quand il revient, Suzanne l’oblige à peindre pour l’occuper, mais il continue à boire, ce qui lui apporte régulièrement des problèmes. Finalement il est mis à la porte par son beau-père. Suzanne demande à André Utter, un ami de son fils, électricien et peintre amateur de 28 ans de poser pour son tableau  Adam et Ève où elle se représente elle-même en tant qu’ Eve. Peu de temps après, Suzanne, âgée de 44 ans, quitte son mari après 13 ans de mariage pour aller vivre avec André Utter. Suzanne Valadon, Maurice Utrillo et André Utter forment la fameuse « trinité maudite » connue pour ses excentricités autodestructrices qui choquent l’entourage.

Bien que les critiques soient favorables à l’œuvre de Suzanne et qu’elle fasse des expositions, elle ne vend pas beaucoup. Les peintures de Maurice Utrillo sont plus en demande, mais généralement il les échange contre de la boisson. En 1912 il est de nouveau dans un institut pour désintoxication. La guerre éclate et André Utter, soldat, est envoyé dans l’Ain.
Après la mort de sa mère, Suzanne se retrouve seule et privée de ressources. Elle fait les moissons en Beauce où les femmes remplacent les paysans mobilisés ou vend des gouaches en échange de nourriture. En 1914 elle épouse André Utter. Quand la guerre est finie Suzanne reprend ses activités picturales. Elle expose, entre autre, chez Berthe Weill mais ne vend pas beaucoup, au contraire de son fils. Maurice fait encore un séjour dans un asile, dont finalement il s’évade. Suzanne et André décident de le faire vivre de nouveau chez eux, sous leur surveillance. Ils ne réussissent pas de l’empêcher de boire, mais depuis qu’Utter gère les affaires d’Utrillo, ils ont de nouveau de l’argent.

Suzanne est sollicitée de tous les côtés pour exposer et le trio vit une vie de luxe grâce à la vente des tableaux d’Utrillo qui atteint des chiffres jamais vus. Ils achètent même un château dans l’Ain. Utrillo est laissé dans le château sous la surveillance du concierge, tandis que Suzanne et André retournent à Paris. Vu le succès de l’oeuvre de Suzanne, une rétrospective est organisée, puis en 1932 une importante exposition avec un catalogue préfacé par Edouard Herriot. Mais les ventes sont quasiment nulles.
Maurice vit de nouveau à Paris sous la surveillance de sa mère et de son beau-père. Mais le mariage de Suzanne va mal et Utter l’abandonne pour s’installer dans un grenier rue Cortot. En 1935 elle est hospitalisée suite à une crise aiguë d’urémie qui la laisse dans un état d’exténuation. C’est pendant cette période que la veuve d’un banquier belge, Lucie Valore, vient lui tenir compagnie.
Devant les inquiétudes de Suzanne qui se demande qui s’occupera de son fils après sa mort, Lucie dit qu’elle est prête à l’épouser. L’idée amuse d’abord Suzanne, puis elle commence à se rendre compte qu’elle perdrait tout le confort auquel elle s’est habituée. Utter en apprenant la nouvelle proteste violemment mais sans résultat : Maurice Utrillo, devenu catholique en 1933, épouse Lucie deux ans après.

Suzanne se retrouve seule et recommence à visiter des bistrots. C’est là qu’elle rencontrera son dernier grand ami, le peintre Gazi. Suzanne vieillit, sa production diminue et elle meurt d’une congestion cérébrale le 17 avril 1938. Utrillo, pris d’une crise nerveuse, n’assistera pas aux obsèques qui sont menées par André Utter.

 

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Biographie Maurice Utrillo

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Né un jour de Noël , rue du Poteau à Montmartre, un quartier de Paris, Utrillo est un des rares peintres célèbres de Montmartre qui y soit né. C’est le fils de Marie-Clémentine Valadon, qui troqua son prénom contre celui de « Suzanne », qu’elle jugeait plus élégant, et d’un père inconnu. Elle devint le modèle de Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir (qui l’appelait Maria), de Toulouse-Lautrec et de bien d’autres peintres Montmartrois. C’est en les observant qu’elle apprit à peindre et se lança dans ses premiers dessins (son fils était un de ses modèles préférés quand il acceptait de tenir la pose). On lui présenta le maître Edgar Degas qui lui apprit quelques techniques, l’encouragea à peindre et fut son premier acheteur.

L’enfance de Maurice se déroula auprès de sa grand-mère, à qui sa mère l’avait confié. Ses sentiments d’abandon et de solitude le firent sombrer progressivement dans l’alcool, qui provoqua chez lui de nombreux troubles (violence, démence). Ses études en furent affectées. À partir de l’âge de 18 ans, il fit plusieurs séjours à l’asile. Cependant, ses occupations thérapeutiques le sauvèrent et contribuèrent peut-être à révéler son génie. En tout cas, il reçut les encouragements de sa mère lorsqu’elle pensa découvrir en lui un nouveau talent. Maurice Utrillo fit alors la rencontre du peintre Alphonse Quizet et commença à peindre régulièrement à partir de 1910 et parvint à vivre de sa peinture. Il produisit des centaines de toiles en plusieurs décennies et fut beaucoup plagié (il existe une multitude de faux et d’œuvres douteuses).

Dès les années 1920, il devint un peintre célèbre et le gouvernement français le décora de la croix de la Légion d’honneur en 1929.

Il épousa en 1935 Lucie Valore avec laquelle il s’installa au Vésinet. Elle joua un rôle dans la gestion des finances du couple et surveilla Maurice afin d’éviter sa rechute dans l’alcoolisme.

 

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Il mourut le 5 novembre 1955 à Dax où il était en cure avec son épouse et fut enterré au cimetière Saint-Vincent à Montmartre, Paris, face au Lapin Agile.

 

 

« L’ombre, Le reflet » – Gilbert Gormezano et Pierre Minot – MEP – Paris

 

 

Depuis plus de vingt-cinq ans Gilbert Gormezano et Pierre Minot empruntent les gorges des torrents et les chemins de crête, les rivages et les plateaux qui unissent les sentiers du réel aux voies imaginaires. Longue marche solitaire au gré de la vie, ponctuée de stations rêveuses où s’entrevoit, par l’épreuve photographique et l’expérience physique, cette énigmatique présence aussi fugitive qu’une ombre, vibrant reflet au cœur du monde, animant la danse silencieuse et infiniment chatoyante de la matière et de la lumière. Qu’elles soient ou non préméditées, les images de cette exploration commune restent imprévisibles et constituent au fil du temps une œuvre singulière.

 

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Leur rencontre avec Robert Misrahi, philosophe éclaireur de l’être, a mis en lumière la libre orientation de cette réflexion photographique, pensée en images, sur les aurores de l’existence, quand la présence à soi se révèle dans le regard du monde.

 

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L’Ombre, le Reflet, projet produit spécialement pour la Maison Européenne de la Photographie, retrace en partie l’itinéraire photographique accompli entre 2002 et 2007 en dialogue avec le philosophe. L’ensemble des œuvres de l’exposition fait partie de la collection de la MEP.

 

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[…] À l’ordinaire, les photos mêlent leurs formes dans le surgissement d’une description du réel dans tous ses accidents significatifs. Mais la signification n’est plus rien lorsqu’on a compris combien la fondamentale rencontre est entre cette double réalité sous-jacente, et qu’elle dépasse de très loin notre échelle humaine. Certes, Minot et Gormezano gardent une présence humaine face aux présences cosmologiques. Mais l’humain est ici, de part en part, communion et accueil. Réalité visuelle de ce “retour à la chose même” dont nous parle un philosophe comme Edmund Husserl. Minot et Gormezano sortent d’eux-mêmes pour faire leurs œuvres. Ils s’y projettent comme s’y projettent aussi matière et lumière. L’impalpable lumière, sa transparence, s’y révèle soudain habitée de formes. L’opacité profonde de la matière s’y révèle contenir en puissance des images qui ne peuvent se manifester que par l’intrusion de la lumière. […]

 

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Jean-Claude Lemagny
(Extrait de “La Photographie est à la rencontre de la Terre et du ciel”, in L’Ombre, le Reflet, Skira – Flammarion, 2009)

[…] Minot et Gormezano ont renoncé, peut-être momentanément, à la nudité du corps qui caractérisait jusque-là leur travail.[...] Aujourd’hui, la figure vêtue semble paradoxalement avoir dépouillé davantage encore son identité. Plus au demeurant que de façon intermittente. Dans Les demeures indéterminée, plus lointaine, tout détail anatomique aboli, uniformément sombre et réduite au dessin de ses contours, silhouette désormais plutôt que figure, elle semble parfois à peine plus dense que son ombre. Elle n’apparaît elle est floue et comme tremblante, au cœur de l’architecture dont elle semble donner l’échelle. Dans Les voies, on l’aperçoit par instant, minuscule et perdue sous les futaies ou sur la neige (mais focalisant le regard, comme si c’était la présence qui soudainement donnait sens au lieu). En total contre-jour, elle se réduit à une tête (Les étincelles), ou un bras levé émergeant de la vague (Les miroirs).

 

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Mais dans Le haut-pays, elle occupe le premier plan ou le second plan, et se détache avec netteté sur le paysage grandiose, ciel, montagnes, lacs (la série est entièrement consacrée à des lieux où les artistes ont fait des séjours prolongés, vécu, dormi, dont ils se sont profondément imprégnés). Placée en position de médiateur entre le spectateur et le paysage, la silhouette vue de dos rappellerait alors immanquablement certaines peintures de Friedrich – en particulier Le voyageur devant la mer de nuage – n’était sa petitesse extrême, qui exclut toute exaltation romantique de la figure humaine solitaire et surplombante. Immobile, précise, anonyme, tache noire aux détails indiscernables, elle n’en dégage pas moins une étrange impression de stabilité, de sérénité. Partout ailleurs, la figure n’est présente que par son ombre ou son reflet. Et si on croit l’apercevoir sur une muraille rocheuse criblée d’alvéoles dans la série des Citadelles, il s’agit d’un artefact comme il arrive très exceptionnellement aux artistes d’en introduire dans le paysage, jouant de cette présence illusoire, sur la frontière entre le réel et l’imaginaire, semant l’incertitude et le doute.[…]

 

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Colette Garreaud
(Extrait de “Miroirs de la présence”, in L’Ombre, le Reflet, Skira – Flammarion, 2009)

www.minot-gormezano.com

Conférence : La MEP propose conférence-débat avec Pierre Minot et Gilbert Gormezano, en présence de Robert Misrahi, philosohe et Thierry Grillet, délégué culturel à la Bibliothèque nationale de France, le mercredi 18 mars à 18 heures, au sein de l’auditorium. Pour plus d’informations, reportez-vous à la rubrique « Les rencontres/Les conférences données par le Service Culturel de la MEP« .

Visites : Des visites commentées de l’exposition sont proposées pour les abonnés, les groupes, les enseignants et les scolaires. Pour plus d’informations, reportez-vous à la rubrique « Les rencontres/Les visites commentées des expositions« .

 

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Catalogue : Un livre est publié aux éditions Skira-Flammarion. Pour plus d’informations, reportez-vous à la rubrique « Des livres et des films/Les éditions« . Signature: le mercredi 18 mars de 16 heures à 18 heures.

 

Maison Européenne de la Photographie ( MEP ) – 5~7, Rue de Fourcy – 75004 Paris – Tel: 01.44.78.75.00 - Du 4 Février au 5 Avril 2009 - Métro Saint-Paul ou Pont-Marie – Bus: 67, 69, 96 ou 76 – Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés. Accès à la billetterie jusqu’à 19h30 – Tarifs: Plein 6,50€ & Réduit 3.50€  Plus de 60 ans, famille nombreuse, étudiant, enseignant, demandeur d’emploi, bénéficiaire de l’aide sociale et du RMI, Maison des artistes, les abonnés des lieux partenaires. Gratuité aux moins de 8 ans en individuel, personne handicapée , accompagnateur de groupe, personnel de la Ville de Paris, carte presse et tous les mercredis dans la tranche horaire 17 à 20 heures

Je t’ai épousée par allégresse – Théâtre de la Madeleine – Paris

 Je t'ai épousée par allégresse - Théâtre de la Madeleine - Paris epousee_allegresse

 

 

Ils se sont rencontrés par hasard, ils se sont mariés sur un coup de tête. Et maintenant ? Pietro (Stéphane Freiss) vient d’un milieu bourgeois, catholique, ­rigide, urbain. Giuliana (Valeria Bruni-Tedeschi), d’une famille pauvre, disloquée, paysanne. Il est avocat et très occupé. Elle a rêvé d’être danseuse et traîne au lit en se confiant à la petite bonne. Elle s’ennuie. Elle doute. Elle a peur que Pietro ne se réveille et ne la ­largue… Elle sait qu’il l’a épousée dans l’allégresse… et comme par inadvertance. Elle, par intérêt et pour être rassurée.

 

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Mais soyez tranquilles, ils s’aiment. On sait que cela ne peut finir mal… et l’on ne prend que plus de plaisir à écouter les impénitentes bavardes que sont les femmes dans cette pièce délicieuse de l’Italienne Natalia Ginzburg (1916-1991), qui la composa un peu par hasard. Si la comédie date de 1964, elle conserve toute sa pertinence dans les rapports de classes, de générations, elle est subtilement politique et possède une indéniable poésie par la grâce de personnages à fort tempérament et dotés d’une inépuisable fantaisie, imaginés par l’écrivain de Tous nos hiers.

 

 

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 Marie-Louise Bischofberger a réuni une excellente distribution, cotraduit le texte et bien mis en valeur chacun dans le décor, dur pour les voix mais beau, d’Arthur Aillaud. La mère de Pietro vient en inspection. Édith Scob, raide, aigre, mais fofolle, est parfaite. Armelle Bérengier compose une vieille fille allumée très ressemblante. ­Vittoria, la petite bonne, possède l’esprit de la magnifique Marie Vialle, double heureux de Giuliana, la belle, fine, précise, sourdement mélancolique Valeria Bruni-­ Tedeschi. Stéphane Freiss, acteur passionnant, est comme Pietro : il s’en tire très bien. Bref, un régal !

Bonne pièce,

Saint-Sulpice

 

Théâtre de la Madeleine – 19, Rue de Surène – 75008 Paris – Métro Madeleine ( Lignes 1,8,12) – Tél. : 01.42.65.07.09. Durée : 1 h 35 – du mardi au samedi à 21 heures, matinées le samedi à 18 h 30 et le dimanche à 15 heures – Du 20 janvier 2009 au 1 Mars 2009 - Tarifs : 42,5 € tarif plein ou 32-42,5 € tarif adhérent

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