Hans Erni – Fondation Pierre Gianadda – Jusqu’au 1 Mars 2009 – Martigny – Suisse

Hans Erni - Fondation Pierre Gianadda - Jusqu'au 1 Mars 2009 - Martigny - Suisse dans EXPOSITIONS HansErni_Paceminterris

Pacem in terris, 1967


Toujours plein d’élan créatif, Hans Erni fêtera samedi ses 100 ans. Peu d’artistes sont aussi populaires, comme le montre une nouvelle fois le succès de l’actuelle exposition de Martigny, en passe de se terminer.

 

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Ich denke – Ich Liebe III – 1988

 

Celle-ci attire en moyenne 450 visiteurs par jour, a indiqué la Fondation Gianadda. Une «très bonne fréquentation» pour ce musée en cette saison.

 

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 Zusammenleben von mensch und delphin – 2007

 

Hans Erni naît le 21 février 1909 à Lucerne. Son père est mécanicien sur les bateaux à vapeur qui circulent sur le Lac des Quatre-Cantons. Il grandit au milieu de sept frères et soeurs et dessine déjà beaucoup, sur des horaires de bateaux périmés.

 

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Dans les années vingt, Hans Erni fait un apprentissage de géomètre et devient dessinateur en bâtiment. Après avoir fréquenté l’école des arts appliqués, il part pour Paris, afin de parfaire sa formation. Il y fait la connaissance de Picasso, Braque, Arp et Calder. En 1932, il contribue à la fondation du groupe «Abstraction- Création».

 

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 Ich denke – Ich Liebe V – 1988

En 1937, l’artiste devient membre de l’»Allianz», un groupe qui voulait promouvoir l’art abstrait en Suisse. A cette époque Hans Erni découvre l’art de l’antiquité, dont des traces de plus en plus claires apparaîtront dans son oeuvre.

 

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Flug der drei tauben – 2000

 

L’expérience du national-socialisme et de la Deuxième Guerre mondiale ont conduit Hans Erni au marxisme. Seule la justice sociale apportera la paix dans le monde, croit-il alors.

 

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L’artiste – qui crée encore l’immense peinture murale «La Suisse, pays de vacances des peuples» pour l’exposition nationale de 1939 – devient ainsi un «traître à la patrie».

 

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Quell des seins – 2002

 

Les autorités le boycottent jusqu’à ce que le peintre se détourne du communisme, dégouté par le régime de terreur mis en place par Staline.

 

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Verantwortung – 1985

Le Lucernois reçoit dès lors commande sur commande: de l’UNESCO, de l’OMS, de l’industrie chimique, de la SSR, des PTT ou encore de la Croix-Rouge.

 

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 Erfüllungim tag- und nachtgestirn – 2004

 Il produit des tableaux et des tapis muraux, des mosaïques, des affiches, des illustrations de livres, des médailles ou encore des timbres.

 

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Gegenwärtigeskommunizierren – 2004

 

Ses travaux sont marqués par la mythologie grecque, la philosophie, la foi en la technique, les sciences, le sport. La communication et – surtout ces dernières années – la protection de l’environnement sont des thèmes récurrents.

 

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Flötenspiel im raum – 2000

Ses détracteurs lui reprochent un art placatif et uniquement décoratif. Depuis qu’Hans Erni s’est détourné de l’abstraction avant-gardiste de ses débuts, la critique et les musées publics l’ont aussi boudé.

 

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Taube begegnet Pegasus – 2005

 

Il réussit toutefois – une rareté pour un artiste vivant – à ouvrir en 1979 un propre musée dans le Musée des transports de Lucerne. Quelque 300 oeuvres y sont hébergées ainsi que les archives de l’ensemble de sa création graphique.

 

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Vernetzt denken 2005 – 2005

 

Le créateur a reçu de nombreux prix. Il est devenu en 2004 citoyen d’honneur de la ville de Lucerne. En 2005, il reçoit à Saint-Paul-de-Vence (F), où il possède une seconde résidence, une médaille d’honneur pour l’ensemble de son oeuvre. Le 10 janvier dernier, il est récompensé par un «LifetimeAward» dans le cadre des SwissAward.

 

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Schritt in die vielfalt – 2005

 

A 100 ans, Hans Erni continue à créer presque chaque jour dans son nouvel atelier sur les hauts de Lucerne. Il termine toujours sa journée de travail en allant nager durant une heure. Les mandats ne manquent toujours pas. Il y a peu, il a encore reçu une commande de l’ONU: un nouveau tableau mural pour le siège genevois de l’organisation.

 

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Interdisciplinary Thinking / Vernetzt Denken, 1993


 Le Kunstmuseum de Lucerne consacrera une grande rétrospective à Hans Erni dès le mois de mai. 

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Pferdereigen – 1985

 

La dernière exposition de l’artiste dans un musée public remonte à 1972.

 

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Zwei enten – 1986

 

 L’objectif du directeur du musée est de faire redécouvrir une oeuvre fascinante.

 

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Schimmel – 1986

 

Il est grand temps de réévaluer sans préjugé l’oeuvre d’Hans Erni, a indiqué Peter Fischer.

 

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Schimmel und rappe Liegend im stall – 1992

 

 Au moyen de 250 oeuvres s’étalant sur 80 ans, le commissaire d’exposition souhaite rendre perceptibles les racines de son travail et le processus par lequel l’artiste a trouvé son style.

 

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Der Philatelist – 1995

 

A la fin des années 30, Hans Erni a complété son art abstrait avec des éléments concrets, provenant parfois de l’iconographie traditionnelle.

 

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Erfüllung – 1991

 

Cette synthèse constituait une grande innovation qui reste intéressante aujourd’hui, juge Peter Fischer.

 

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Mädchen mit schimmel – 1972

 

Le directeur du Kunstmuseum de Lucerne explique le succès d’Hans Erni par le fait que son art est affirmatif, beau, décoratif et virtuose.

 

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Hahn und henne – Braun – 1984

 

 Ainsi l’artiste répond aux attentes du grand public.

 

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Ich denke – Ich lieve IV -1988

 

Il passe par ailleurs pour un homme bon, un humaniste, ce qui en fait un modèle pour de nombreuses personnes.

 

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Mädchen im grünen kleid – 1974

 

Si la critique l’a longtemps dédaigné, c’est d’une part à cause de son adhésion au communisme, estime M. Fischer.

 

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Mélodie – 1984

 

 D’autre part, Hans Erni n’a pas continué à développer son art. Il a trouvé son style et s’y est tenu, ce que n’aime pas la critique moderne.   

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Sonne und mond – 1990

 

L’exposition «Hans Erni» au Kunstmuseum de Lucerne ouvre le 24 mai et dure jusqu’au 4 octobre 2009.

 

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Hans Herni

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Fondation Pierre Gianadda – Rue du Forum 59 – 1920 Martigny (Suisse) – Tél. n°: (+41) 27 722 39 78 - Jusqu’au 1 Mars 2009Tarifs: Adultes 10€ (15CHF), Séniors 8.50€ (13CHF), Etudiants 5.50€ (8CHF), Famille 23.50€ (35CHF)

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Friede I – 1985

« L’ombre, Le reflet » – Gilbert Gormezano et Pierre Minot – MEP – Paris

 

 

Depuis plus de vingt-cinq ans Gilbert Gormezano et Pierre Minot empruntent les gorges des torrents et les chemins de crête, les rivages et les plateaux qui unissent les sentiers du réel aux voies imaginaires. Longue marche solitaire au gré de la vie, ponctuée de stations rêveuses où s’entrevoit, par l’épreuve photographique et l’expérience physique, cette énigmatique présence aussi fugitive qu’une ombre, vibrant reflet au cœur du monde, animant la danse silencieuse et infiniment chatoyante de la matière et de la lumière. Qu’elles soient ou non préméditées, les images de cette exploration commune restent imprévisibles et constituent au fil du temps une œuvre singulière.

 

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Leur rencontre avec Robert Misrahi, philosophe éclaireur de l’être, a mis en lumière la libre orientation de cette réflexion photographique, pensée en images, sur les aurores de l’existence, quand la présence à soi se révèle dans le regard du monde.

 

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L’Ombre, le Reflet, projet produit spécialement pour la Maison Européenne de la Photographie, retrace en partie l’itinéraire photographique accompli entre 2002 et 2007 en dialogue avec le philosophe. L’ensemble des œuvres de l’exposition fait partie de la collection de la MEP.

 

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[…] À l’ordinaire, les photos mêlent leurs formes dans le surgissement d’une description du réel dans tous ses accidents significatifs. Mais la signification n’est plus rien lorsqu’on a compris combien la fondamentale rencontre est entre cette double réalité sous-jacente, et qu’elle dépasse de très loin notre échelle humaine. Certes, Minot et Gormezano gardent une présence humaine face aux présences cosmologiques. Mais l’humain est ici, de part en part, communion et accueil. Réalité visuelle de ce “retour à la chose même” dont nous parle un philosophe comme Edmund Husserl. Minot et Gormezano sortent d’eux-mêmes pour faire leurs œuvres. Ils s’y projettent comme s’y projettent aussi matière et lumière. L’impalpable lumière, sa transparence, s’y révèle soudain habitée de formes. L’opacité profonde de la matière s’y révèle contenir en puissance des images qui ne peuvent se manifester que par l’intrusion de la lumière. […]

 

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Jean-Claude Lemagny
(Extrait de “La Photographie est à la rencontre de la Terre et du ciel”, in L’Ombre, le Reflet, Skira – Flammarion, 2009)

[…] Minot et Gormezano ont renoncé, peut-être momentanément, à la nudité du corps qui caractérisait jusque-là leur travail.[...] Aujourd’hui, la figure vêtue semble paradoxalement avoir dépouillé davantage encore son identité. Plus au demeurant que de façon intermittente. Dans Les demeures indéterminée, plus lointaine, tout détail anatomique aboli, uniformément sombre et réduite au dessin de ses contours, silhouette désormais plutôt que figure, elle semble parfois à peine plus dense que son ombre. Elle n’apparaît elle est floue et comme tremblante, au cœur de l’architecture dont elle semble donner l’échelle. Dans Les voies, on l’aperçoit par instant, minuscule et perdue sous les futaies ou sur la neige (mais focalisant le regard, comme si c’était la présence qui soudainement donnait sens au lieu). En total contre-jour, elle se réduit à une tête (Les étincelles), ou un bras levé émergeant de la vague (Les miroirs).

 

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Mais dans Le haut-pays, elle occupe le premier plan ou le second plan, et se détache avec netteté sur le paysage grandiose, ciel, montagnes, lacs (la série est entièrement consacrée à des lieux où les artistes ont fait des séjours prolongés, vécu, dormi, dont ils se sont profondément imprégnés). Placée en position de médiateur entre le spectateur et le paysage, la silhouette vue de dos rappellerait alors immanquablement certaines peintures de Friedrich – en particulier Le voyageur devant la mer de nuage – n’était sa petitesse extrême, qui exclut toute exaltation romantique de la figure humaine solitaire et surplombante. Immobile, précise, anonyme, tache noire aux détails indiscernables, elle n’en dégage pas moins une étrange impression de stabilité, de sérénité. Partout ailleurs, la figure n’est présente que par son ombre ou son reflet. Et si on croit l’apercevoir sur une muraille rocheuse criblée d’alvéoles dans la série des Citadelles, il s’agit d’un artefact comme il arrive très exceptionnellement aux artistes d’en introduire dans le paysage, jouant de cette présence illusoire, sur la frontière entre le réel et l’imaginaire, semant l’incertitude et le doute.[…]

 

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Colette Garreaud
(Extrait de “Miroirs de la présence”, in L’Ombre, le Reflet, Skira – Flammarion, 2009)

www.minot-gormezano.com

Conférence : La MEP propose conférence-débat avec Pierre Minot et Gilbert Gormezano, en présence de Robert Misrahi, philosohe et Thierry Grillet, délégué culturel à la Bibliothèque nationale de France, le mercredi 18 mars à 18 heures, au sein de l’auditorium. Pour plus d’informations, reportez-vous à la rubrique « Les rencontres/Les conférences données par le Service Culturel de la MEP« .

Visites : Des visites commentées de l’exposition sont proposées pour les abonnés, les groupes, les enseignants et les scolaires. Pour plus d’informations, reportez-vous à la rubrique « Les rencontres/Les visites commentées des expositions« .

 

 9782081224223FS

 

Catalogue : Un livre est publié aux éditions Skira-Flammarion. Pour plus d’informations, reportez-vous à la rubrique « Des livres et des films/Les éditions« . Signature: le mercredi 18 mars de 16 heures à 18 heures.

 

Maison Européenne de la Photographie ( MEP ) – 5~7, Rue de Fourcy – 75004 Paris – Tel: 01.44.78.75.00 - Du 4 Février au 5 Avril 2009 - Métro Saint-Paul ou Pont-Marie – Bus: 67, 69, 96 ou 76 – Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés. Accès à la billetterie jusqu’à 19h30 – Tarifs: Plein 6,50€ & Réduit 3.50€  Plus de 60 ans, famille nombreuse, étudiant, enseignant, demandeur d’emploi, bénéficiaire de l’aide sociale et du RMI, Maison des artistes, les abonnés des lieux partenaires. Gratuité aux moins de 8 ans en individuel, personne handicapée , accompagnateur de groupe, personnel de la Ville de Paris, carte presse et tous les mercredis dans la tranche horaire 17 à 20 heures

Les Funérailles de Monna Lisa – Yan Pei-Ming – Musée du Louvre – Paris

 Les Funérailles de Monna Lisa - Yan Pei-Ming - Musée du Louvre - Paris dans EXPOSITIONS pei-19_337

 

Le musée du Louvre ouvre régulièrement ses portes aux artistes contemporains. En leur donnant un objectif : se confronter, en toute liberté et selon leur inspiration, aux maîtres du passé. Invité du moment, Yan Pei-Ming. Défi, orgueil ou provocation ? Le peintre franco-chinois a choisi de s’attaquer à La Joconde. « Une référence absolue, explique-t-il, à la fois heureux et angoissé. Elle a inspiré des générations d’artistes, y compris ceux du xxe siècle, comme Duchamp ou Warhol. Lorsque j’étais en Chine, tous mes amis peintres la copiaient. »

Enfant de la Révolution culturelle, Yan Pei-Ming est familier de la fréquentation des icônes. Avant son exil en France, ce peintre de propagande originaire de Shanghai réalise des affiches officielles et des effigies du Grand Timonier dans le style réaliste de rigueur. Installé dans l’Hexagone, son diplôme des Beaux-Arts de Dijon en poche, il continue sur sa lancée, exécutant des portraits aux dimensions inhabituelles. Ceux de Mao le font connaître. Plus tard, il y aura Bouddha, Bruce Lee, Jean-Paul II, ou encore, durant la campagne présidentielle américaine, McCain et Obama. Des visages en gros plan, à l’allure tourmentée, saturés de noir, de gris, parfois de rouge, couleur sang, et comme taillés à la hache, à la manière de portraits-robots. Rien d’étonnant, au bout du compte, que Yan Pei-Ming ait décidé de se confronter à La Joconde, l’un des tableaux les plus célèbres du monde.

Quitte à défier un mythe, l’artiste a fait les choses en grand. Dans son atelier d’Ivry-sur-Seine, il a imaginé une oeuvre en format XXL – à l’échelle des tableaux de Géricault et de Delacroix, accrochés dans une salle voisine du Louvre. Cinq toiles monumentales la composent. Il les a réalisées, comme à son habitude, à larges coups de brosse, appliquant la peinture en couches plus ou moins épaisses. De loin, les panneaux, comme perdus dans le brouillard, apparaissent presque abstraits. Mais, lorsqu’on s’approche, les formes se précisent, les visages émergent de la matière et les contours se dessinent.

Au centre de cette oeuvre singulière trône donc une Joconde assez conforme à l’original, flanquée, de part et d’autre, d’un paysage inspiré de l’arrière-plan du tableau de Léonard de Vinci. Mais les vallées de Pei-Ming sont parsemées de crânes. Des vanités ? « Des autoportraits, exécutés à partir de mon propre scanner », précise l’artiste. A l’extrême gauche, le portrait d’un vieillard couché, la tête reposant sur un oreiller : « J’ai représenté mon père à l’hôpital, avant qu’il ne meure. En entrant au Louvre, il devient éternel. » Son vis-à-vis montre le visage d’un homme jeune, lui aussi alité : « C’est moi, mort ou faisant semblant. Tous les artistes exposés au Louvre ont disparu, n’est-ce pas ? » L’ensemble, intitulé Les Funérailles de Monna Lisa, constitue un pied de nez à l’angoisse qui ne cesse de l’assaillir. Car La Joconde est toujours vivante. Yan Pei-Ming aussi.

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

Musée du Louvre - 75001 Paris – Jusqu’au 18 mai 2009 - Aile Denon – 1er étage – Accès avec le billet d’entrée au musée : 9 euros ; 6 euros après 18h les mercredi et vendredi.
 

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 Né à Shanghai en 1960, Yan Pei-Ming s’exile en France à l’âge de 19 ans. Il s’installe à Dijon, où il vit toujours. Sa première exposition d’importance a lieu en 1988, au musée d’Art moderne de la ville de Paris. « Le plus français des Chinois » mène aujourd’hui une carrière internationale. La cote de ses tableaux atteint plusieurs centaines de milliers d’euros. L’année 2009 le conduira de San Francisco à Pékin, de Londres à New York.

Les Vélins de Redouté – Jardin des Plantes – Paris

 Les Vélins de Redouté - Jardin des Plantes - Paris dans EXPOSITIONS redoute_361

 

On le surnomme « le Raphaël des fleurs », mais la renommée de Pierre Joseph Redouté ne dépasse guère le cercle restreint des passionnés de botanique. Dommage, car les peintures de cet artiste franco-belge, né sous l’Ancien Régime et mort en 1840, sont un modèle de délicatesse et d’élégance. Protégé de Marie-Antoinette puis de Joséphine de Beauharnais, avant d’enseigner son art à l’impératrice Marie-Louise, Redouté a mis son talent et sa virtuosité au service des fleurs, qu’il a dessinées, peintes et gravées sur des centaines de supports, oeuvrant aux côtés des plus grands naturalistes de son temps. Ses roses et ses jacinthes, peintes à l’aquarelle sur vélins (des parchemins réalisés à partir de la peau de veaux mort-nés, à la finesse et à la blancheur incomparables), ont traversé les siècles pour déployer leurs couleurs subtiles et chatoyantes, leurs tiges graciles, le frémissement d’une brise dans leurs pétales. A découvrir dans l’écrin délicieux du Cabinet d’histoire du Jardin des Plantes, au rez-de-chaussée de l’hôtel de Magny fraîchement restauré.

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Les vélins de Redouté - Cabinet d’histoire du Jardin des Plantes – 75005 Paris – Jusqu’au 27 Avril 2009.

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