Dali à L’oeuvre – Espace Dali – 10 Avril au 24 Juin 2009 – Paris

Dali à L'oeuvre - Espace Dali - 10 Avril au 24 Juin 2009 - Paris dans EXPOSITIONS affiche-dali-expo-page

 

Plus de 100 photographies prises à partir de 1950 par l’ami et spécialiste du Maître, Robert Descharnes, dévoilent Dalí en plein ouvrage et invitent le visiteur à entrer dans l’intimité de son univers créateur.

Les clichés présentés sont le témoignage de l’interactivité entre l’artiste, son photographe et son environnement. La relation unissant les deux hommes allait bien au-delà de la complicité du photographe et de son sujet : ils étaient de vrais amis.

 

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L’objectivité de cette technique met en exergue cette relation, puisqu’elle reflète les moments modestes de travail et d’intimité. Robert Descharnes a su capturer l’essence même de la manière de travailler de Dalí, dans ces élans d’invention et d’inspiration. L’exposition proposée par l’Espace Dalí dévoile dans ces images cette effusion créatrice.

 

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Biographie de Salvador Dalí

Nul ne peut mettre en doute l’estime générale accordée à Dalí : demandez à l’homme de la rue de vous indiquer un artiste moderne, et vous pouvez être sûr qu’il citera son nom. Mais tout le monde ne le connaît pas de la même façon : apprécié comme « showman » et comme un des plus grands artistes de ce siècle, Dalí sera loué pour son habilité technique par ceux qui connaissent ses œuvres les plus populaires et apprécient son imagination luxuriante. Tous semblent connaître les montres molles apparaissant dans ses peintures même si, souvent, le titre la Persistence de la mémoire, leur échappe – A. Fiel Dalí Sculpture Collection 2005.

Salvador Felipe Jacinto Dalí y Doménech naît le 11 mai 1904 à Figueras, au nord de la Catalogne. La région de son enfance aura toujours une place privilégiée dans son œuvre comme dans sa vie. Très tôt, il manifeste une attirance pour l’art figuratif et la peinture révélant déjà sa personnalité originale et inspirée. Il suit des cours particuliers de dessin.

Ses parents avaient perdu leur premier garçon également prénommé Salvador. L’amour surprotecteur dont ils gratifièrent leur deuxième enfant a encouragé le développement d’un tempérament instable et égoïste. Ses parents ne se sont jamais remis de la mort de leur premier fils, c’était un génie confiait la mère à son fils. Le jeune Salvador est d’ailleurs profondément troublé en apercevant son nom sur la sépulture. « Toutes mes excentricités, toutes mes incohérences sont la constante tragique de ma vie [.] Je veux prouver que je ne suis pas le frère mort, mais le vivant », écrira-t-il.

Alors qu’à Paris le dadaïsme est à son apogée, Dalí est admis à l’Institut San Fernando, l’École des beaux-arts de Madrid. Il y perfectionne sa connaissance de la sculpture, du dessin et de la peinture. Contestant violemment la capacité de ses professeurs, Dalí est expulsé des Beaux-Arts de Madrid. Il en sera exclu en 1922 pour incitation à la rébellion des élèves de l’école. C’est à cette époque qu’il rencontre Lorca et Buñuel, tandis qu’au cours de son premier voyage en 1926 à Paris il fera la connaissance de Picasso.

À Paris, Dalí fait la connaissance de Breton, Eluard, Magritte et Ernst. Il rejoint officiellement le groupe surréaliste. Durant l’été 1929, le poète Paul Eluard et sa femme Elena (Gala) rendent visite au peintre dans sa maison de Cadaqués. C’est le coup de foudre entre Dalí et cette femme. Elle sera sa « muse surréaliste », l’inspiratrice de sa vie et de son œuvre. Dalí expose à Paris pour la première fois (11 toiles).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Dalí et Gala s’installent aux Etats-Unis. Ils y resteront jusqu’en 1948. Ces années ont été très importantes pour lui. Le musée d’Art moderne de New York a donné à Dalí sa première exposition rétrospective en 1941. En 1942, Dalí publie son autobiographie : la Vie secrète.

Dalí est toujours plus prolifique : il écrit et illustre des livres, conçoit décors et costumes pour des opéras, tourne des films, élabore de nouvelles théories, sculpte, dessine, crée des bijoux et des meubles, mélange techniques artistiques, son génie n’a pas de limites dans l’art.

En 1974, Dalí inaugure le Teatro Museo Dalí à Figueras en Espagne. Cet événement a été suivi de rétrospectives à Paris et à Londres jusqu’à la fin de la décennie. Après la mort de son épouse, Gala, en 1982, la santé de Dalí commence alors à décliner. À la suite de l’incendie de sa maison en 1984, il fut brûlé et, dès lors, son état de santé se détériore. Deux ans après, on lui implante un stimulateur cardiaque. Dans cette partie de sa vie, Dalí s’est retiré d’abord à Pubol et plus tard dans ses appartements près du Teatro Museo. Il meurt le 23 janvier 1989.

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Dali à l’oeuvre – 11, rue Poulbot – Espace Montmartre – 75018 Paris – Tel: 01.42.64.40.10 – Métro Abbesses (Ligne 12) – Du 10 Avril au 24 Juin 2009 - Horaires : tous les jours de 10h à 19h – Tarifs : Plein 10€ & réduit 6€.

Une image peut en cacher une autre. Arcimboldo, Dali, Raetz – Grand-Palais – Paris

Une image peut en cacher une autre. Arcimboldo, Dali, Raetz - Grand-Palais - Paris dans EXPOSITIONS arton902

 

 

 

 

À l’entrée, les vases 1930 de ­Jasper Johns et ceux de Raoul Marek (1953) dessinent en creux des profils. À côté, dans une image d’Épinal, une jeune liseuse se transforme, si on se concentre un peu, en une hideuse grand-mère. Plus loin, en penchant la tête, les amas rocheux d’une Fuite en Égypte, de Cornelis Metsys (1510-1562), révèlent la face d’un géant. Et plus loin encore, la Côte escarpée, de Degas, n’est à bien y regarder qu’un buste féminin nu, hommage en filigrane à L’Origine du monde de Courbet. Des faits exprès ? Bien sûr : les bons artistes savent ce qu’ils font. Comme Vincenzo Campi (1536-1591) dont une tête grimaçante apparaît dans le fromage de ses joyeux ­Mangeurs de ricotta, comme un reproche à leur gourmandise et à leur insouciance.

 

 

 

 

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De prime abord, on pourrait croire que cette nouvelle exposition au Grand Palais intitulée « Une image peut en cacher une autre » se contente d’accumuler les calembours visuels. Une suite de purs jeux d’optique ou d’ombres pour étonner les petits et les grands. Certes, on s’émerveille devant ces tours de peintres prestidigitateurs, virtuoses truqueurs soucieux de plaire en déroutant notre œil.

 

 

 

 

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On rit de cette médaille de 1540 où la tête de l’Arétin est composée de phallus (attention, il faut parfois penser à ménager les cœurs chastes durant la visite). On s’enivre à suivre les escaliers sans fin de Piranèse et d’Escher. On succombe à la poésie des pierres morphogènes collectées par Roger Caillois, grand adepte du «démon de l’analogie». Et c’est tant mieux. Qui prétendrait ne pas s’amuser à dénicher la ­forme cachée dans l’apparente, dans ces quelque 250 peintures, sculptures allant du paléolithique supérieur à la période actuelle, objets d’art, cartes postales, estampes ou films, serait un ennuyeux.

 

 

 

 

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Mais surtout, comme le double fond d’une malle au trésor, ce cabinet de curiosités, si vaste qu’il a été divisé en vingt-deux sections, suscite une puissante réflexion sur ce que c’est que voir. Par les subterfuges qu’elles contiennent toutes, ces œuvres choisies par Jean­Hubert Martin (spécialiste du mouvement dada, ancien directeur du Musée des arts d’Afrique et d’Océanie et commissaire, il y a vingt ans, de la première exposition sur la création contemporaine non occidentale à Beaubourg) signifient qu’elles sont des dispositifs.

 

 

 

 

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 Tel portrait ­d’Arcim­boldo possède, par exemple, deux unités picturales : la ressemblance d’abord, les plantes, êtres ou objets qui définissent les caractéristiques physiques et psychologiques du personnage, ensuite. Telle grotte du pourtant très réaliste Gustave ­Courbet cache pareillement un visage fantastique. Ainsi que les nombreuses anamorphoses du XVIe siècle présentées, chacun de ces travaux met en pièces la scénographie théâtrale de la peinture. Indique la faillite de la mimesis.

 

 

 

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Dès sa naissance, la sacro-sainte perspective frontale consacrée par la Renaissance semble mise à mal par ce genre de procédé qui oblige à regarder autrement pour qu’apparaisse l’implicite. Cela rapproche de l’abstraction. Voilà au minimum les règles classiques de la profondeur reléguées à un banal code esthétique parmi d’autres. Elles n’ont plus l’apanage de la réalité. D’ailleurs, qu’est-ce que cette réalité qui inclut désormais l’irréalité ? Une vision incertaine, proliférante, parasitaire, monstrueuse. D’où ces grotesques dans ces campagnes néerlandaises, ce carnaval dans ces scènes bibliques toscanes.

 

 

 

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Nous avons là quitté la peinture pour rejoindre la métamorphose alchimique. Nous nous sommes éloignés du christianisme pour nous rapprocher de l’animisme. Ces vues anthropomorphes de paysages, comme ces miniatures mogholes où les animaux sont constitués d’autres animaux, soulignent le caractère unitaire de la nature, l’unicité de l’animé et de l’inanimé.

 

 

 

 

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En son temps déjà, Léonard de Vinci comparait nos vaisseaux sanguins aux ramifications d’un arbre, et n’avait pas attendu les tests de Rorschach pour voir une forme dans une tache. De son côté, comme tout le monde depuis toujours, Mantegna voyait des visages dans les nuages. Dans ce domaine, un de ses plus brillants élèves sera Dali, très présent dans l’exposition. Dans une de ses toiles il superpose jusqu’à sept représentations différentes ! Pour clore le parcours, l’artiste suisse contemporain Markus Raetz, enfant de Magritte, lui, se joue de nous avec ses sculptures changeant de forme quand on tourne autour.

 

 

 

 

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

 

«Une image peut en cacher une autre. Arcimboldo, Dali, Raetz» – jusqu’au 6 Juillet 2009 - Galeries nationales du Grand Palais – Tél: 01.44.13.17.30 – Tarif: Plein 11€ – tarif réduit: 8€

« Richter en France » – 7 Mars au 1 Juin 2009 – Musée de Grenoble

 

 

Le Musée de Grenoble consacre une exposition à l’artiste allemand Gerhard Richter.

 

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 Une de plus ? Certes, à 75 ans, il est considéré comme un des grands peintres de la seconde moitié du XXe siècle, mais on le voit bien souvent : sa dernière rétrospective a eu lieu en janvier 2008, au musée Frieder Burda de Baden-Baden, en Allemagne.

 

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 Alors, une telle exposition était-elle nécessaire ?

 

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 Oui, car elle est aussi un hommage à la sagacité de nos conservateurs de musée et de nos directeurs de FRAC, trop vite vilipendés pour leurs achats impulsifs.

 

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 Les quarante oeuvres réunies ici, soit l’ensemble des Richter des collections publiques françaises, témoignent au contraire de la justesse des choix effectués depuis trente ans.

 

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Saluons d’abord l’intuition de Daniel Abadie qui, lorsqu’il était conservateur au Centre Pompidou, a organisé la première exposition de Richter dans un musée français, en 1977.

 

 

 

 D’après Guy Tosatto, le directeur du Musée de Grenoble, il s’agissait toutefois d’un malentendu : « Abadie voyait en Richter un hyperréaliste. »

 

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 Rien d’étonnant de la part d’un peintre qui, formé dans les académies rigoureuses d’Allemagne de l’Est, fait ce qu’il veut de son pinceau.

 

 

 

 Tour à tour, voire simultanément, abstrait et figuratif, sa peinture déroute.

 

 

 

 « Mais cela me semble normal, confiait-il au Monde le 28 janvier 2008. Un homme ne se comporte pas toujours de la même façon, ne s’habille pas toujours de la même façon, tout en restant le même. C’est ce que je fais. Depuis Picasso et Picabia, c’est désormais un phénomène normal que d’employer des méthodes différentes… » Ce qui, si on ose dire, le rend apte à satisfaire tout le monde.

 

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« Quand ils se sont intéressés à Richter, Xavier Douroux (le directeur du Consortium de Dijon) voyait en lui un artiste conceptuel et Bernard Ceysson (l’ancien responsable du Musée d’art moderne de Saint-Etienne) un abstrait lyrique », explique Guy Tosatto.

 

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 Chacun trouve ainsi midi à sa porte. Une ambiguïté qui permet à cette exposition de retracer, en filigrane, une histoire du goût institutionnel français.

 

 

 

 On en a la démonstration dès les premières salles de l’exposition.

 

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 Un grand monochrome gris, pour les adeptes du minimalisme, jouxte un portrait de l’oncle Rudi, souriant dans son uniforme de la Wehrmacht.

 

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 Une oeuvre complexe puisque, par-delà son sujet autobiographique, elle est la photo d’un tableau lui-même peint d’après photo. L’art qui se mord la queue.

 

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 En vis-à-vis dans la même salle, Ubersicht (1998), sorte d’organigramme égrenant les grandes phases de l’histoire de l’art, des grottes de Lascaux à un certain Gerhard Richter, ravira les amateurs de conceptuel.

 

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Au fil de l’exposition, l’oeil saute ainsi d’un genre à l’autre, avec pourtant la sensation d’une surprenante unité.

 

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 Abstraits ou figuratifs, ce sont toujours des Richter. Lui-même, lorsqu’il quitte l’Allemagne de l’Est au début des années 1960, est tiraillé entre plusieurs influences. Nourri à la mamelle du réalisme socialiste, il passe à l’Ouest, persuadé que la modernité réside dans l’abstraction, l’art informel, et atterrit en plein pop art.

 

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On serait dérouté à moins. Sans privilégier une école, il les embrasse toutes, et en fait du Richter. C’est ainsi que lorsqu’il offre à Beaubourg en 1984 la grande toile 1024 Farben (1973), les conservateurs du Centre Pompidou pensent tenir une oeuvre conceptuelle. « Elle n’est plus perçue du tout comme cela aujourd’hui« , sourit Guy Tosatto.

 

 

Et le sourire du directeur du Musée de Grenoble de s’agrandir quand il parle, chose rare dans sa profession, de gros sous. Car Richter a été très généreux avec notre pays. Ainsi, parvenu au faîte de la gloire, il négocie lui-même avec son marchand pour que le Carré d’art de Nîmes puisse acquérir, en 1996, Blumen pour la somme de 300 000 francs alors que la galerie en réclamait 1,5 million.

 

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D’autre part, les institutions ont su acheter très tôt.

 

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 A petit prix. Ainsi, dit Tosatto Kerze, une bougie peinte en 1982, fut acquise environ 40 000 francs (plus près de 100 000 francs, d’après un ancien responsable des lieux) par le FRAC Rhône-Alpes en 1984, à la galerie Durand-Dessert, son premier marchand parisien.

 

 

 

40 ou 100 000 francs, cela n’a guère d’importance : en 2001, une toile équivalente a été vendue aux enchères à New York pour 5,3 millions de dollars (4,59 millions d’euros) et, une autre en février 2008 à Londres pour l’équivalent de 9,4 millions d’euros !

 

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 Chiffres dont devraient se souvenir ceux qui, vouant les « institutionnels » aux gémonies, bouffent du directeur de FRAC à chaque repas.

 

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Biographie de Gerhard Richter

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Après une formation initiale de peintre décorateur, il est admis à l’Académie des Beaux-arts de Dresde à sa seconde candidature où il obtient une maîtrise, diplôme qui lui permet de bénéficier d’un atelier pour trois ans. Son intérêt pour la peinture abstraite, Jackson Pollock et Lucio Fontana en particulier, motive son passage à l’Ouest. Finalement établi à Düsseldorf, il est l’élève de Karl-Otto Götz et rencontre Sigmar Polke, Blinky Palermo et le futur galeriste Konrad Fischer-Lueg.

Il peint la première œuvre de son catalogue en 1962 : Tisch (Table), une huile peinte d’après une photographie de presse. À la fois photographe du quotidien et peintre, il reproduit sur la toile les sujets de ses photos. Paysages, natures mortes et scènes intimes parsèment ainsi une œuvre par ailleurs essentiellement constituée d’œuvres abstraites qu’il nomme, invariablement, Abstraktes Bild (Toile abstraite). Les sources documentaires du travail de Gerhard Richter: les photos de presse, ses propres photos, les clichés d’amateur qu’il collectionne, ont été réunis pour former un atlas exposé pour la première fois en 1972.

Parallèlement à ses expositions personnelles, il exerce une activité de professeur dans plusieurs écoles d’Art, notamment à Hambourg, Düsseldorf ou Halifax (Nouvelle-Écosse, Canada) et reçoit de nombreuses récompenses dont le Junger Western Art à Recklinghausen en 1967, le prix Arnold Bode à la Documenta de Cassel en 1981, le prix Oskar Kokoschk à Vienne en 1985, le Prix Wolf des Arts en Israël en 1994/95 et le Praemium Imperiale au Japon en 1997.

En 1957, son premier mariage l’unit à Marianne Eufinger, la future Ema de son Akt auf einer Treppe (Nu dans l’escalier, référence au célèbre Nu descendant un escalier de Marcel Duchamp). Sa fille Betty, née en 1966, aura trois toiles à son prénom: deux peintes en 1977 (deux gros plans de visage) et une en 1988 (la tête tournée).

Deuxième mariage en 1982 avec le sculpteur Isa Genzken, sujet de deux portraits en 1990 (Isa).

Il se marie enfin en 1995 avec Sabine Moritz qui donnera naissance à leur fils Moritz, la même année ; tous deux seront les modèles de la série S. mit Kind (S. avec enfant). Enfin, il peindra son seul autoportrait connu en 1996, Selbstportrait.

Il vit et travaille désormais à Cologne

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

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« Richter en France » – Musée de Grenoble5, Place de Lavalette – Tél. : 04.76.63.44.44 – Du mercredi au lundi, de 10 heures à 18 h 30 – 7 Mars au 1er juin 2009 - Tarifs: Plein 5€, réduit 3€, étudiant 2€, Gratuité les premiers dimanche de chaque mois et pour les – de 18 ans.

 

Fernand Léger – Galerie Malingue – 21 Février au 30 Avril 2009 – Paris

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«Le rapport des volumes, des lignes et des couleurs demande une orchestration et un ordre absolus. Toutes ces valeurs-là sont indiscutablement en puissance et dispersées dans les objets modernes, comme aéroplanes, automobiles, machines agricoles», écrit Fernand Léger (1881- 1955) dans une Note sur la vie plastique actuelle publiée dans Das Kunstblatt, à Berlin, en 1923.

 

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 «J’oppose des courbes à des droites, des surfaces planes à des formes modelées, des tons locaux purs à des gris nuancés. (…)

 

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 La vie moderne est souvent en état de contrastes et facilite le travail» , analyse ce Normand venu à Paris pour être architecte et qui devint peintre sous le souffle révolutionnaire de Cézanne et du cubisme.

 

 

 

Démonstration éclatante en quinze tableaux, sortis, par la magie du marchand Daniel Malingue, des meilleures collections privées.

 

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«Paysage animé», 1921

 

Quinze élus choisis comme des princes pour leurs qualités intrinsèques et leur pedigree parfait et qui jalonnent en seulement trois petites salles le chemin artistique d’un peintre que tout le monde croit assez bien connaître.

 

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 Le choix des meilleures dates et des meilleurs sujets, la fraîcheur des couleurs qu’aucun vernis n’est revenu affadir, l’état de conservation étonnant de ces tableaux centenaires, dont certains sont encore dans leur cadre d’origine, tout cela crée un bouquet royal qui a enchanté les amateurs les plus exigeants, comme l’historienne de l’art Antoinette Léonardi, conseiller art à BNP Paribas, ou le collectionneur du dadaïsme et du surréalisme Paul Destribats.

 

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«Dès 1918, le peintre accélère la cadence : quarante-cinq tableaux en une année. (…) Il peint ce que lui suggèrent les rues, l’activité des hommes, la couleur des affiches et la puissance des machines.

 

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 Il s’intéresse au double mécanique du bras humain, labielle, ses articulations, la façon qu’elle a de transformer un mouvement irrégulier en un mouvement circulaire régulier ou inverse », analyse Pierre Descargues dans son essai, en 1995.

 

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 Arrêt obligatoire Dans l’usine, huile de 1918 où tout bouge, comme dans Les Temps modernes. À comparer avec une autre Composition, dans l’usine, de la même année, qui a été adjugée 4,90 M€ au marteau, lundi dernier, à la vente Yves Saint Laurent & Pierre Bergé.

 

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Pharaonne moderne de 1920, La Femme au miroir marque la relève des mécaniciens par le beau sexe, dans l’univers en couleurs de Léger. Elles sont plus rondes et plus puissantes, toutes à leur aise, en 1921, dans Le Grand Déjeuner, huile dont le plus grand format et le plus iconique est au MoMA (Museum of Modern Art), à New York.

 

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Biographie de Fernand Léger

 

 Fernand Léger (4 février 1881, Argentan – 17 août 1955, Gif-sur-Yvette) est un peintre français.

Dit « pionnier du cubisme », « paysan de l’avant-garde » ou « cubiste », il était l’un des premiers à montrer publiquement des travaux d’orientation cubiste, même s’il n’était pas lui-même un peintre cubiste – il avait trouvé son propre style. Ses premières œuvres datent de 1905 et sont d’inspiration impressionniste. Un musée lui est consacré à Biot dans les Alpes-Maritimes.

 

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Ses origines normandes, son physique de « brute magnifique » qu’il attribue à un père éleveur et son franc-parler ont souvent fait passer Fernand Léger pour le «paysan de l’avant-garde». À dix-neuf ans, il découvre le Paris de 1900. Léger n’y accomplira jamais la formation d’architecte qu’il est venu y poursuivre. Lentement, s’imprégnant patiemment du mouvement dynamique de la ville, il troquera son tire-ligne pour les pinceaux : l’assurance d’un métier stable contre la promesse d’une liberté risquée.

Dès 1903, Léger partage un atelier avec le peintre André Mare. Après son échec aux Beaux-Arts, il s’exerce dans diverses académies. Daniel-Henry Kahnweiler, qui deviendra son marchand, se souvient ainsi de Léger allant dessiner le nu presque tous les soirs à l’académie de la Grande Chaumière. Il reste difficile de savoir à quoi ressemblaient ces dessins. Léger dit effectivement avoir détruit entre 1902 et 1908 une grande partie de ses travaux au fur et à mesure de leur production. Peut-être contenaient-ils encore quelques traces du sentimentalisme du Jardin de ma mère, peint en 1905, ou de ces Gamins au soleil (1907) qu’Apollinaire qualifia de « baignades du soir postimpressionnistes ». Sans interprétation abusive, on peut assimiler la destruction des ces dessins à un acte proprement artistique : en s’attaquant à ses tentatives désuètes, Léger brutalisait déjà la tradition.

 

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En 1907, comme de nombreux peintres parisiens, il est très marqué par la rétrospective consacrée à Cézanne qui oriente définitivement sa peinture. La même année, il découvre le cubisme de Picasso et de Braque.

Léger défie Cézanne dans un impitoyable Compotier sur la table (1909), sans doute y inscrit-il déjà sa peur de la grande influence du peintre d’Aix sur lui. Le peintre se fond bientôt dans l’effervescence de la vie artistique parisienne et, dès 1908, travaille aux côtés de Modigliani, Laurens, et surtout Archipenko. Installé à la Ruche en 1908, il se lie avec Blaise Cendrars, Max Jacob et Guillaume Apollinaire et dialogue, notamment, avec le peintre Robert Delaunay.

Cette influence se ressent en 1910, dans ces Nus dans la forêt, qui feront dire à Guillaume Apollinaire « M. Fernand Léger a encore l’accent le plus inhumain de cette salle. Son art est difficile », il les achève après presque deux ans de lutte.

 

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Il peint en 1909 La Couseuse, qui ouvre sa période cubiste. Amas de lignes géométriques logé dans un espace court, la toile est proche des figures massives de Picasso peintes la même année. Pourtant, dès Nu dans la forêt (1909-1910), Léger propose un cubisme personnel, même s’il s’est certainement inspiré de l’œuvre de Picasso portant le même titre.

Le sujet est transformé en une chambre remplie d’artéfacts et de robots. Dans cette œuvre, Léger se détache de la doctrine de Cézanne qui consistait à peindre à partir des cylindres et des cônes. La sobriété des couleurs ainsi que l’activité frénétique des robots crée l’atmosphère symbolique d’un nouveau monde déshumanisé. Sous certains aspects, c’est une anticipation du futurisme italien.

Au début des années cinquante, il participe avec Jean Bazaine et Jean Le Moal à la décoration de l’Église du Sacré-Cœur d’Audincourt, construite dans un quartier ouvrier d’Audincourt (Doubs), pour laquelle il conçoit les dix-sept vitraux de la nef et du chœur et dessine les cartons de la tapisserie située derrière le maître-autel.

S’il partage le souci cubiste de créer un réalisme non-figuratif, il se distingue des Montmartrois en imposant un cubisme non pas intellectuel, mais visuel. Son souci n’est pas en effet de figurer la totalité de l’objet, mais de distinguer chaque objet en volume et en plan au sein d’un espace idéal.

 

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Il pratique, selon Louis Vauxcelles, le « tubisme ». Déboîtés, les volumes géométriques ne sont plus statiques et indissociables, mais autonomes, créant entre eux un antagonisme dynamique. L’intérêt qu’il voue au dynamisme, « reflet du monde moderne », le conduit en 1911 à fréquenter l’atelier de Puteaux et à participer à la Section d’Or. Il s’éloigne des thèmes intimistes et traditionnels de Braque et Picasso, et peint des sujets contemporains (Le Passage à niveau, 1912). Il entame une série de contrastes de formes (La Femme en bleu, 1912), dans laquelle il réintroduit vivement la couleur et expérimente brièvement l’abstraction. Apollinaire baptise alors l’art de Robert Delaunay et de Léger de cubisme orphique (voir orphisme). Pourtant, si Delaunay prône la suprématie de la couleur, Léger aspire à « un équilibre entre les lignes, les formes et les couleurs » (Léger).

Léger a dirigé plusieurs écoles de peinture à Montrouge d’abord puis boulevard de Clichy, à Montmartre. Il a formé de nombreux élèves qui ont diffusé ses idées dans tout l’art du XXe siècle en France (Pierre Faniest, Étienne Hadju, Tonia Cariffa, Abner, Carlos, René Margotton…) mais aussi en Scandinavie ( Eric Olson, Franciska Clausen, Otto G. Carland…)

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

 

Galerie Malingue – 26, Avenue Matignon – 75008 Paris – France – Tél: 01.42.66.60.33 – Du 21 Février au 30 Avril 2009 -  Ouvert de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30 du mardi au vendredi et de 14h30 à 18h30 le lundi et le samedi – entrée libre

 

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