Alexandre Rodtchenko

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Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

 dans Photographie: Grands Photographes

 Vue d’une Colonnade – Musée de la Révolution, Moscou – 1926~1927 – Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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La Femme au Leica – 1934 – Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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Escalier de secours – 1925 – Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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Escaliers - 1930 – Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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Lily Brik – 1924 - Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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Manifestation dans la cour du VCHUTEMAS – 1928 – Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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Ma Mère - 1924 – Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

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Crédit Photo: © Alexandre Rodtchenko

 

 

Biographie d’Alexandre Rodtchenko

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Rodtchenko et sa femme, l’artiste Stepanova

 

Alexandre Mikhaïlovitch Rodtchenko (23 novembre 1891, Saint-Pétersbourg – 3 décembre 1956, Moscou) est un artiste russe à la fois peintre, sculpteur, photographe et designer.

Il est l’un des fondateur du constructivisme russe et a beaucoup influencé le design russe et la photographie par ses travaux.

Son père est accessoiriste et décorateur d’un petit théâtre et sa mère blanchisseuse. À la mort de son père, en 1907, sa famille s’installe à Kazan.

Entre 1910 et 1914, il y étudie à l’Ecole des Beaux-Arts, où il rencontre sa future femme Varvara Stepanova. À la fin de ses études, il s’installe à Moscou où il s’inscrit à l’école d’arts appliqués Stroganoff, qu’il quitte rapidement. Il travaille seul et réalise en 1915 ses premières compositions géométriques en noir et blanc, dessinées au compas et à la règle. Par l’intermédiaire de l’architecte Viktor Vesnine, il rencontre Tatline et expose ses œuvres dans l’exposition collective « Magasin » en 1916, aux côtés, notamment, des peintres Lioubov Popova, Alexandra Exter et Ivan Klioune. Il poursuit ses recherches autour de la peinture abstraite et se rapproche des peintres les plus novateurs de l’époque.

En 1917, il dessine pour le Café pittoresque des projets de lampes, l’occasion pour lui d’appliquer ses recherches à des objets du quotidien. Il commence à créer des constructions spatiales et des projets d’architecture (kiosque à journaux, édifices, etc.).

À partir de cette époque, où il fonde avec d’autres le « Syndicat des artistes peintres » dans la fédération la plus avant-gardiste, dite « de gauche », il fera partie de nombreux instituts officiels et enseignera, comme la plupart des artistes d’avant-garde russe, dans les nouvelles d’écoles d’art créées à la Révolution (Prolietkoult, Vkhoutémas puis Vkhoutéïne), jusqu’à leur suppression par le pouvoir politique inquiet des innovations de l’enseignement en 1930.

Il présente en 1919 ses toiles Noir sur Noir pour répondre à la série des Blanc sur Blanc de Malevitch. Il commence à réaliser des collages puis des photo-montages.

En 1921 il participe à plusieurs expositions. Lors de l’une d’elle, intitulée « 5×5=25″, il présente un triptyque comportant chacun une couleur primaire : Couleur rouge pure, Couleur jaune pure, Couleur bleue pure. À la suite de cette manifestation, il signe le manifeste productiviste dans lequel il s’engage à abandonner la peinture de chevalet au profit de la production d’objets usuels. En mars de la même année, le constructivisme naît formellement comme nouveau courant artistique, pour « faire des expériences concrètes dans la vie réelle », avec la création du « Groupe des constructivistes » au sein de l’Inkhoukh, association particulière d’artistes, de critiques et de théoriciens.

Dès 1922, il réalise de nombreuses affiches politiques, affiches de films, affiches et objets publicitaires influencés par le constructivisme. Pour lui, il y a une « absolue nécessité à lier toute création à la production et à l’organisation même de la vie ».

En 1923, il commence à collaborer avec de nombreuses maisons d’édition pour des travaux de mise en page, il réalise aussi les couvertures de la revue futuriste et constructiviste LEF jusqu’en 1925 puis plus tard celles de Novy LEF dirigées par Vladimir Maïakovski. C’est d’ailleurs l’année où débute sa collaboration avec le poète, pour lequel il illustrera son recueil Pro Eto, l’une de ses œuvres les plus connues.

À partir de 1924, il se consacre à la photographie où il poursuit ses expériences picturales, notamment en « découvrant de nouveaux points de vue et de nouveaux angles de cadrage » (communication parue dans la revue Novy LEF en 1927). Il fait également de nombreux portraits.

En 1925, il monte le pavillon soviétique à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris et présente son projet de « club ouvrier ». Il travaille ensuite pour le cinéma et le théâtre en dessinant des meubles, des décors et des costumes.

En 1933, Rodchentko est chargé d’aller photographier la construction du canal de la mer Blanche à la Baltique pour le magazine SSSR na Stroïké (l’URSS en construction) et l’album Belomorstroï. De 1934 à 1939, Rodchentko et Stepanova réalisent des albums photographiques tels que Quinze ans de cinéma soviétique, Aviation soviétique, les Dix Ans de l’Ouzbékistan.

Pendant la seconde guerre mondiale, sa femme et lui quittent Moscou quelques années pour se réfugier dans la région de Perm, en compagnie d’autres artistes. Il travaille à des affiches sur le thème de la grande guerre patriotique.

Après guerre, Rodtchenko continue à publier des albums à la gloire de l’Union soviétique avec sa femme puis sa fille. Il expérimenta la photographie en couleurs. Il meurt à Moscou le 3 décembre 1956.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

A regarder:

 

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A lire:

 

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Peintre, graphiste, homme de théâtre et cinéaste, A. M. Rodtchenko est entré dans l’histoire du XXème siècle en tant qu’artiste révolutionnaire dans l’art de la photographie. Il sera également un des initiateurs du design soviétique et du mouvement constructiviste. Le style de Rodtchenko a influencé l’art de vivre au XXème siècle et son design retentit encore au XXIème siècle.

- Rodtchenko, La Révolution dans l’Oeil - Catalogue de l’exposition au MAM de Paris – Editions Parenthèses, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 2007 – 45 €

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Alexandre Rodtchenko était le principal initiateur de la création du « Groupe d’Octobre » qui rassemblait les meilleurs photographes, poètes et écrivains de l’époque. Leur idée fondamentale est de changer la vision de la photographie et représenter le nouveau monde soviétique avec des plans coupés, des prises de vue verticales ou en plongée…

- Rodtchenko et le Groupe Octobre par Alexandre Lavrov aux Editions Hazan – 2006 - 40€

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Rodchenko est ici présenté non seulement par le biais ses photographies et autres œuvres mais aussi par un large choix de ses notes autobiographiques et de ses lettres. Les différentes périodes de la vie de Rodchenko exposées dans cet ouvrage mettent en évidence l’évolution artistique de l’homme qui s’intéressa et se consacra à la photographie, au graphisme, aux illustrations de livres…

- «Rodtchenko. Experiments for the future : diaries, essays, letters, and other writings» par Alexandre lavrentiev aux éditions The Museum Of Modern Art ( En langue Anglaise)- 2005 – 36€

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Cet ouvrage, publié à l’occasion de l’exposition des graphismes et photographies d’Alexandre Rodchenko au musée national Fernand Léger (Biot) en 2000 présente une partie de l’œuvre de Rodchenko. Les commentaires de Brigitte Hedel-Samson et Marisa Vescovo ainsi que la biographie du photographe-graphiste en fin d’ouvrage donnent au lecteur les éléments nécessaires à la compréhension de l’œuvre.

- Reconnaître Alexandre Rodtchenko par les éditions du Musée National Fernand Léger Biot – 2000 – 12€

Paris inondé en 1910 – Galerie des Bibliothèques – Paris – 8 Janvier au 28 Mars 2010

Paris inondé en 1910 - Galerie des Bibliothèques - Paris - 8 Janvier au 28 Mars 2010 dans EXPOSITIONS 368783244_8810fa1597

Avenue Montaigne – Paris - Crédit Carte Postale: © Inconnu

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L’exposition présente plus de 200 documents, pour la plupart inédits, provenant majoritairement des collections de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, qui, dès les premiers jours de l’inondation, s’était attachée à collecter les témoignages écrits ou iconographiques de l’événement.

 

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Inondation de la Rue Félicien-David, Auteuil – Paris - Crédit Photo: © Inconnu

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Photographies originales, cartes postales, affiches, presse illustrée, plans, peintures et dessins, publicités, manuscrits et archives, films d’actualités, nous restituent, exactement cent ans après,la métamorphose de Paris et les bouleversements de la vie des Parisiens, du dérèglement de la ville moderne aux réactions des pouvoirs publics, pendant l’inondation spectaculaire de 1910.

 

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Inondation du Métro à la Gare Saint-Lazare – Paris - Crédit Carte Postale: © Inconnu

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Les cartes postales de cette époque, source iconographique irremplaçable, seront consultables depuis une borne interactive présentant le territoire parisien indexé en plus de 300 rues inondées en 1910.

 

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inondation de la Station Contrescarpe – Paris - Crédit Carte Postale: © Inconnu

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 Le public pourra ainsi visiter virtuellement son propre Paris transformé par la crue.

 

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Paris inondé en 1910 – A l’angle de la rue de Surcouf et du quai d’Orsay, le café de l’Aquarium - Crédit Photo: © Editions de Lodi 

 

 La mémoire de l’inondation de 1910 ne s’est jamais éteinte, certes à cause de son ampleur, mais aussi en raison de la médiatisation sans précédent dont elle a été l’objet : elle est la première catastrophe de cette envergure dont les nouveaux médias ont pu s’emparer : la photographie d’actualité, servie par des agences de presse structurées, la carte postale illustrée, la presse à grand tirage illustrée de photographies, le cinématographe.

 

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Paris inondé en 1910 – Crédit Photo: © Roger Viollet

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Servie par son aspect spectaculaire – esthétique ou pittoresque -, l’inondation de 1910 nous a été transmise par des milliers d’images, déclinées en albums souvenirs ou en séries prolifiques de cartes postales photographiques, devenus rapidement objets de collection.

 

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Paris inondé en 1910 – Pont Alexandre III - Crédit Photo: © Editions de Lodi 

 

 Ces images et ces documents nous dressent le portrait étonnant d’un Paris éphèmère, tour à tour esthétique et pittoresque, drôle et dramatique.

 

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Paris inondé en 1910 - Quartier Latin - Crédit Photo: © Editions de Lodi 

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Paris inondé en 1910 - Quai des Grands Augustins - Crédit Photo: © Editions de Lodi 

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

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Paris inondé en 1910 - Gare d’Orsay - Crédit Photo: © Editions de Lodi 

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- Paris Inondé en 1910 – Galerie des Bibliothèques – 22, Rue Malher – 75004 Paris – Métro Saint-Paul – Du 8 Janvier au 28 Mars 2010 - Du Mardi au Dimanche de 13h à 19h ( Nocturne les Jeudis jusqu’à 21h ) - Tarifs: Plein 4€, Réduit 2€.

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 Voir aussi:

- Paris 1910 sous les eaux!

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A regarder:

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http://www.dailymotion.com/video/x8cyii

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A lire:

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 » En janvier 1910, une crue, comme il ne s’en produit pas deux par sicle, a quadruplé la portée de la Seine. Les tunnels envahis, les égouts mis sous une pression qui les a rompus par places, les ponts battus par les eaux, les tranchées changées en canaux, les îles submergées, les quais changés en rues de Venise, des places lointaine crevées et submergées, des fragments de chaussée effondrés, des quartiers ravitaillés par des bachots, tel a été le spectacle singulier et terrible dont nous avons été témoins « . Un mois plus tard l’album « Paris inondé » est publié par le journal des débats qui avait aussitôt envoyé reporters et photographes saisir  » sur Le vif  » cette crue historique… Précieux et irremplaçable témoignage, aujourd’hui réédité. L’histoire nous apprend que les crues de la Seine ont été fréquentes à Paris… Et qu’une crue, semblable à celle de 1910, est toujours à redouter !

- Paris inondé, la grande crue de 1910 par Patrice de Moncan aux éditions du Mécène – 14.90€

Bretagne, Voyager en Couleurs (Autochromes 1907~1929) – Musée Albert Kahn -Boulogne-Billancourt – 20 0ctobre 2009 au 4 Juillet 2010

 Bretagne, Voyager en Couleurs (Autochromes 1907~1929) - Musée Albert Kahn -Boulogne-Billancourt - 20 0ctobre 2009 au 4 Juillet 2010  dans EXPOSITIONS 4025295795_5d659a802b_o

 

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Une rencontre avec une Bretagne familière et pourtant inédite. Un voyage dans le temps, au début du vingtième siècle, en 140 autochromes et plusieurs films.

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 Bigouden en costume de jeune marié. Penmarc’h (Finistère), 29 février 1920. Autochrome de Georges Chevalier, Inv. A 20287 – Crédit Autochrome: © Musée Albert Khan ~ Département des Hauts de Seine

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Au début du XXe siècle, la Bretagne est une région au caractère authentique. Les premiers autochromistes parisiens là découvrent en suivant les guides touristiques.

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Pêcheurs de Douarnenez (Finistère), vers 1911. Autochrome de Jules Gervais-Courtellemont, Inv. A 734 - Crédit Autochrome: ©  Cinémathèque Robert Lynen ~ Ville de Paris

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 Photographes amateurs, professionnels ou opérateurs des Archives de la Planète, ils vont y expérimenter le procédé autochrome inventé en 1907.

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Le départ pour la pêche de Mr Masson fils avec son équipe de marins pêcheurs. Roscoff (Finistère), 6 avril 1920. Autochrome de Georges Chevalier, Inv. A 20840 - Crédit Autochrome: © Musée Albert Khan ~ Département des Hauts de Seine

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 Les photographies en couleurs véritables qu’ils rapportent illustrent des sites célèbres, des paysages maritimes, des scènes de la vie rurale ou des cérémonies religieuses. L’exposition regroupera 135 photographies et des films, issus des collections du musée Albert-Kahn ainsi que d’autres fonds pour un voyage inédit sur les terres de Bretagne.

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La Grande Troménie – Reposoir Ecce Homo. Locronan (Finistère), 14-21 juillet 1929. Autochrome de Roger Dumas, Inv. A 60370 - Crédit Autochrome: © Musée Albert Khan ~ Département des Hauts de Seine

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Outre des autochromes issues des collections du musée Albert-Kahn, l’exposition contient aussi des autochromes des fonds de la Société Française de Photographie, de la Cinémathèque Robert-Lynen, du musée de Bretagne et du fonds privé Gustave Gain.

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 Concarneau (Finistère), vers 1911. Autochrome de Jules Gervais-Courtellemont, Inv. A 708 – Crédit Autochrome: © Cinémathèque Robert Lynen ~ Ville de Paris

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La visite commence par une introduction technique. Elle met en accès des d’objets pédagogiques qui permettent de comprendre les procédés de l’autochrome et de la photographie des couleurs. Différents autochromistes sont présentés.
Le parcours devient ensuite thématique :

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- Par les champs met en avant le caractère représentatif ou pittoresque des villages et de leurs habitants.

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- Puis Par les grèves, signale combien la côte était un passage obligé et plein d’attraits pour les photographes qui suivaient souvent le parcours des guides touristiques.

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- Dans une partie spécifique, Couleurs du temps présent, la valeur de témoignages sur la société de ces images des années 1910-1920 est soulignée.
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- La grande Troménie de Locronan en 1929, procession religieuse ancestrale, constitue une partie à part entière puisqu’elle a été photographiée mais aussi filmée en noir et blanc et en couleurs.


- Le voyage se termine par une projection d’autochromes de vues de ports et de couchers de soleil, qui révèlent la beauté de la nature et favorisent l’imaginaire.

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

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 Pêcheur sur un rocher regardant la mer. Vers 1909-1912. Autochrome de Gustave Gain, Inv. 89.464- Crédit Autochrome: © MIMDI

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- Bretagne, voyager en couleurs – Autochromes 1907~1929 – Musée Albert Kahn – 14, Rue du Port – 92100 Boulogne-Billancourt – Tél: 01.55.19.28.00 - www.albert-kahn.fr - 20 0ctobre 2009 au 4 Juillet 2010 - Ouvert du mardi au dimanche de 11h00 à 18h00 (19h00 de Mai à Juillet) – Tarifs: 1,50 €, Gratuité moins de 12 ans et pour tous les visiteurs le 1er Dimanche de chaque mois.  

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A lire:

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En 1907, la commercialisation de l’autochrome Lumière provoque une révolution dans la pratique photographique : elle ouvre la voie de la photographie couleur. Parcourant la Bretagne, les photographes saisissent alors les lumières et atmosphères changeantes des paysages, les voiles et coques colorées dans les ports, les motifs des costumes traditionnels comme autant de prétextes à explorer les qualités de leur nouveau moyen d’expression. Amateur, professionnel, ou opérateur au service du projet des Archives de la planète, chacun se lance dans l’aventure où l’attrait du pittoresque croise l’approche documentaire et ethnographique sans négliger la recherche d’une esthétique parfois inspirée de la peinture. Pour la première fois, la Bretagne se révèle dans ses couleurs  » naturelles « .

- Voyager en couleurs ( Autochromes 1907~1929) par Nathalie Boulouch, Pascal Aumasson, Gilles Baud-Berthier et Jean-Pierre Gestin aux éditions Apogée – 142 pages - 29€

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Une métamorphose ferme et tranquille : tel est le sentiment que suscitent ces images prises, au fil du vingtième siècle par des amoureux et des curieux de la Bretagne. Dans cette véritable archéologie visuelle, des points communs inattendus apparaissent entre les cartes postales représentant des mendiants, les autochromes de la Fondation Kahn, les photographies prises par Jacques-Henri Lartigue durant ses vacances, celles du groupe Sellit dans le chapelet des îles du Ponant, celles enfin de deux photographes venus de Chine. Les techniques diffèrent, les regards changent, la vie quotidienne aussi; mais ces images, souvent inédites, toujours originales, parfois exceptionnelles, convergent pour esquisser un même voyage imaginaire qui renouvelle avec force la commune vision de l’identité bretonne.

- Voyages en Bretagne par Jean-Pierre Montier, James Eveillard et Gilles Baud-Berthier aux éditions Ouest-France – 174 pages – 35€

 

Michael Kenna, Rétrospective – BNF – Paris – 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010

 Michael Kenna, Rétrospective - BNF - Paris - 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010 dans EXPOSITIONS preview_gd2_kenna

 

Grand voyageur, Michael Kenna est né en 1953 à Widnes, petite ville industrielle du Lancashire. A l’écart des modes, il bâtit, depuis plus de trente ans, un corpus consacré à la représentation du paysage. Du paysage romantique de ses débuts aux épures graphiques de ses récentes séries, il explore un paysage enclos dans la délicatesse du petit format, un paysage désert.

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Tilted Poles ~ Poteaux inclinés Rhyl, Clwyd, Wales – 1984 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Ses paysages invitent à une relation intime avec l’image. Ils sont, comme ceux d’Atget, dépourvus de toute présence humaine. L’homme ne s’y inscrit qu’ »en creux », d’une manière allusive, par les traces que son activité imprime sur le monde. Sous l’objectif du photographe, les lignes géométriques des jardins formels du XVIIIe siècle français ou russe rappellent que le paysage ne se confond pas avec la nature, mais qu’il est avant tout le fruit d’une construction culturelle que la photographie bouscule avec humour.

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 Wilshire Park Tree ~ Arbre, Wilshire Park Portland, Oregon, U.S.A – 2004 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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La rhétorique du clair et du sombre, savante et raffinée, qui gouverne cette œuvre, révèle une vision du monde étrange et personnelle. Kenna a toujours privilégié le noir et blanc. Épaisseur nocturne ponctuée de rares éclairages, brumes, fumées des usines, caractérisent les œuvres de jeunesse d’où émane un romantisme sombre lié à l’ère industrielle.

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Night Walk ~ Promenade nocturne Richmond, Surrey, England – 1983  - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le « pays noir » issu du XIXe siècle industriel, au ciel charbonneux, parcouru de voies ferrées, surplombé de hauts fourneaux, les structures massives des centrales électriques, voisinent avec les brumes mystérieuses de la campagne anglaise.

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The Rouge, Study 100 ~ The Rouge, étude 100 Dearborn, Michigan, U.S.A – 1995 - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna, qui a passé sa jeunesse dans une ville vouée à l’industrie chimique, saisit l’univers de la classe ouvrière au moment du déclin de l’industrie. Il explore la ville sombre immortalisée par les récits de Jack London, ses vastes bâtiments utilisant la brique, le verre et la fonte et ses fabriques désaffectées en voie de démolition.

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Mill Demolition ~ Fabrique en cours de démolition – Huddersfield, Yorkshire, England – 1984 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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La série The Rouge est consacrée à l’usine automobile Ford de Dearborn (Michigan), un univers fermé sur lui-même, fonctionnant à plein régime 24h/24. Ce site fut l’un des plus importants du début du XXe siècle, tant par ses dimensions que par ses techniques de production.

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The Rouge, Study 17 ~ The Rouge, étude 17 – Dearborn, Michigan, U.S.A – 1993 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna fait appel aux prises de vues nocturnes et poses longues qui « gomment » la présence humaine. L’activité incessante de l’usine reste perceptible grâce à la construction serrée de l’image, la mise en valeur de détails ou de larges perspectives.

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Ratcliffe Power Station, Study 31 ~ Centrale électrique de Ratcliffe, étude 31 – Nottinghamshire, England – 1987 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 La série consacrée à la centrale électrique de Ratcliffe met l’accent sur les tours de refroidissement monumentales, leur qualité sculpturale et le rythme de leur agencement tout en laissant planer un doute sur leur menace potentielle. Dans sa série sur la fabrique de dentelles de Calais, Kenna s’attache, fait rare, aux intérieurs en se concentrant sur les instruments et les détails des machines outils qu’il perçoit comme des sculptures et des natures mortes.

Enclin à rechercher la quiétude des campagnes et des îles, Kenna ne dédaigne aucunement la ville moderne.
Il a consacré de nombreuses photographies aux mégapoles des États-Unis, d’Amérique du sud ou aux cités proliférantes de pays en pleine croissance, en Chine ou dans les Emirats.

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 Chrysler Building, Study 2 ~ Chrysler Building, étude 2 – New York, U.S.A – 2006- Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le tissu urbain des grandes mégapoles, leur architecture ascensionnelle à la plastique surprenante et futuriste, leur débauche d’éclairage électrique offrent d’infinies possibilités de recherche graphique.

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 Empire State Building, Study 4 ~ Empire State Building, étude 4 – New York, U.S.A – 2007 - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Les photographies de New York, Rio de Janeiro ou Shanghai s’appuient sur une ligne imaginaire : l’horizon n’appartient ni au ciel ni à la terre, mais est ici brutalement matérialisé. Le ciel butte contre la barre crénelée des architectures et des gratte-ciels.

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Manhattan Skyline, Study 1 ~ L’Horizon de Manhattan, étude 1 – New York, U.S.A – 2006 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna accorde un grand intérêt à la présence des ponts, aux jeux de reflets avec les fleuves qu’ils surplombent. Ce thème revient à maintes reprises, le pont étant perçu comme axe de la ville et symbole de la valeur unifiante de l’occupation humaine.

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Golden Gate Bridge, Study 5 / Golden Gate Bridge, étude 5 – San Francisco, California, U.S.A – 1989 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Le génie des lieux: Dans le travail de Kenna, la mémoire est un thème sous-jacent, celle du temps, des atmosphères. Aussi hante-t-il des lieux où atmosphère, forme et substance des éléments, éclat ou fluidité de la lumière entrent en résonance avec le récit du passé et la puissance du sacré.

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 One Hundred and Four Birds ~ Cent quatre oiseaux – Prague, Czechoslovakia – 1992 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Kenna restitue la valeur sacrée originelle du Mont-Saint-Michel, des pyramides de Gizeh ou de l’Île de Pâques. Les rivages et les îles inspirent à ce contemplatif solitaire des marines où le pittoresque s’efface devant la puissance des éléments naturels… La mer, les rivages de tous continents, jouent un rôle de premier plan dans l’œuvre de Kenna. Cet éloge du ciel et de l’eau trouve ses éléments fondateurs dans la tradition esthétique anglaise : études de ciel de Constable, mers et naufrages de Turner, théorie du paysage de Ruskin. Kenna photographie digues, rivages, îles, rochers, et bords de mer de tous les continents. Sous l’objectif du photographe se dévoile la puissance universelle de la nature et des éléments : les mouvements des astres surplombent la surface calme ou tourmentée de l’océan, la force du vent pousse les nuages ou déchaîne les vagues.

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 Red Morning ~ Matin rouge – Hanga Nui, Easter Island, Chile – 2001 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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L’approche de Kenna rend perceptible ce qui demeure de la puissance originelle du cosmos avant qu’il n’ait été domestiqué par l’homme.

Regards sur les jardins: Le paysage est une construction culturelle, une découpe dans la continuité du visible et la création sépare les notions de paysage et de nature. Le paysage est autant le fruit du projet de son concepteur que du spectateur.

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 Homage to Atget ~ Hommage à Atget - Parc de Sceaux, France – 1988 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le surplus de trouble, l’étrange impression de décalage qu’engendrent les photographies de Kenna naîssent du même vide de représentation humaine qui caractérise l’univers d’Atget. Pour le jardinier, comme pour le photographe, le paysage est une construction dont la nature est le matériau brut. La tâche du jardinier consiste à ordonner, agencer, rendre lisible le chaos végétal et minéral, à en faire un objet de délectation. Les jardins « formels » classiques de France, de Russie (Tsarskoie Selo) ou d’Angleterre (Bowood) sont perçus comme des milieux apprivoisés, géométriquement élaborés, émanations d’une volonté humaine.

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 Allée d’Honneur ~ Allée d’honneur Courances, France – 1995 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna, avec son humour coutumier, joue des symétries impeccables, des sculptures végétales. La taille impeccable des végétaux prend un aspect hirsute, les labyrinthes n’ont plus d’issues. Le romantisme nervalien s’accorde au non-sens de Lewis Carroll.

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  Above the Abreuvoir ~ Au-dessus de l’abreuvoir Marly, France – 1996 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le désert de Retz, permet au photographe d’aborder le thème des fausses ruines, motif de prédilection des jardiniers du XVIIIe siècle. Il réalise sur ce sujet une de ses séries les plus mélancoliques.

Voyages en Asie: Ses œuvres les plus récentes, fruits de ses voyages au Japon, en Corée, en Chine, tendent à la stylisation et à l’épure. Le graphique s’y substitue subtilement au figuratif.

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 Huangshan Mountains, Study 1 ~ Monts Huang Shan, étude 1 Anhui, China – 2008 - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Dans sa recherche de l’épure, sa dialectique du vide et du plein, de l’apparaître et du disparaître, Kenna s’inscrit dans la continuité de l’art chinois de la peinture de paysage. Ses images sont plus allusives que descriptives. Son modèle revendiqué est littéraire : « En photographie, je suis plus proche du haïku de Bashô que de Joyce ».

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 Last Light ~ Crépuscule Tai-O, Lantau Island, Hong Kong, China – 2007 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Des temps de pose de plusieurs minutes à plusieurs heures, des prises de vues nocturnes ou à la lumière de l’aube ou du crépuscule engendrent des contrastes de texture et de matière qui, autant que la qualité et le raffinement de ses tirages aux sels d’argent, constituent la marque de son style. Il en naît une qualité intemporelle et une parfaite homogénéité visuelle qui permettent à ses œuvres anciennes et récentes de voisiner harmonieusement. Une narration paysagère s’offre ainsi à la libre imagination des spectateurs. Kenna n’impose aucun message, sa vision est avant tout personnelle et s’enracine dans la liberté du voyageur solitaire. « Source texte: BNF »

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 Toya Lake Boulder ~ Rocher, lac ToyaSobetsu, Hokkaido, Japan – 2004 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Pour en savoir plus sur cet extraodinaire photographe: Michael Kenna.

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

- Michael Kenna, Rétrospective – Bibliothèque nationale de France, site Richelieu, Galerie de photographie – 58, Rue de Richelieu – 75002 Paris - Métro : Bourse, Pyramides – Du 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010 - Du Mardi au Samedi 10h-19h, Dimanche 12h-19h, fermé Lundi et jours fériés – Tarifs : Plein 7 € – Réduit:  5 € – réservations FNAC, tél. : 0892 684 694 (0,34 euros TTC/mn), www.fnac.com

 

A regarder:

 

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A lire:

 

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Anne Biroleau est conservateur général au département des Estampes et de la Photographie de la BNF, où elle est chargée de la photographie du XXIe siècle. Elle a été commissaire associé et a participé aux catalogues des expositions Le corps du visible (Rencontres internationales de la photographie, Arles, 1999) et  » Eloge de l’ombre  » (musée de Kawasaki, 2000 ; musée de Yamaguchi, janvier-février 2001, avec catalogue). Elle a assuré le commissariat des expositions  » Minot – Gormezano. Le chaos et la lumière. 1983-2001  » (en collaboration avec Sylvie Aubenas, BNF, 2003, avec catalogue BNF / Gallimard),  » Portraits / Visages. 1853-2003  » (en collaboration avec Sylvie Aubenas, BNF, 2003, avec catalogue BNF / Gallimard),  » Stéphane Couturier. Mutations  » (BNF, 2004, avec catalogue),  » Mario Giacomelli. Métamorphoses  » (BNF, 2005),  » Jean-Louis Garnell  » (BNF, 2005),  » Sebastiao Salgado. Territoires et vies  » (en collaboration avec Dominique Versavel, BNF, 2005, avec catalogue),  » Roger Ballen, dans la chambre d’ombres  » (BNF, 2006),  » Cari de Keyzer, Trinity  » (BNF, 2008),  » 70′s. Le choc de la photographie américaine  » (BNF, 2008, avec catalogue).

- Michael Kenna – Rétrospective par Anne Biroleau aux éditions de la BNF – 231 pages – 49€

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- Retrospective Two par Michael Kenna aux éditions Nazraeli Press ( En Langue Anglaise ) – 172 pages – 70€

 

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- Michael Kenna, A Tweny Year Retrospective par Peter C.Bunnell & Ruth Bernhard aux éditions Nazraeli Press ( En langue Anglaise ) – 168 pages – 53€

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