Gustave le Gray

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Flotte française en rade de Brest – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

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Remorque au large  – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

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Marine  sans ciel, un bateau  – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

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Marine – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

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Le Brick au clair de lune – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

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le vapeur – Le Havre – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

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Marine, la Grande Vague, Sète – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

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La Vague brisée, Sète - Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

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Marine. « le Soleil couronné », soleil couchant – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

 

 

Biographie de Gustave le Gray

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Gustave Le Gray (30 août 1820 – 29 juillet 1884) est un photographe français. Inventeur et artiste, il se distingue par sa maîtrise de la technique photographique, au niveau de la composition comme au niveau de la lumière.

D’abord destiné à devenir clerc de notaire, Gustave Le Gray réussit à convaincre sa famille que son avenir est dans la peinture. En 1842, il suit l’enseignement de Paul Delaroche à l’École des beaux-arts, il y rencontre ses amis Henri Le Secq, Charles Nègre et Jean-Léon Gérôme. Dès 1843 Paul Delaroche est contraint de fermer son atelier, sa décision de partir en Italie influence ses élèves. Le Gray, puis Gérôme et Le Secq s’y retrouvent.

Bien que Le Gray ait continué à peindre (il expose aux salons de 1848 et 1853), ses tableaux n’ont pas retenu l’attention. C’est en effet dans la photographie que sa réputation s’établit et qu’il reçoit ses premières commandes.

En 1850, il met au point le négatif sur verre au collodion humide (qui sera perfectionné par Frederick Scott Archer), puis, l’année suivante, le négatif sur papier ciré sec.

1851 est une date charnière pour la photographie et pour Gustave Le Gray. Il est membre fondateur de la Société héliographique (qui deviendra ensuite la Société française de photographie). Il est parallèlement un des cinq photographes sélectionnés par la commission des monuments historiques, pour accomplir ce qui sera nommée la Mission héliographique (Le Gray, Edouard Baldus, Mestral, Henri Le Secq, Hippolyte Bayard). Cette mission a pour but le recensement des monuments du territoire national, et lui offre l’occasion d’expérimenter à grande échelle ses nouveaux procédés et de prouver sa virtuosité en prenant jusqu’à 30 clichés en un seul jour. Le Gray, Mestral et Le Secq utiliseront le négatif papier ciré, Baldus le négatif papier gélatine et Bayard le négatif verre albuminé. Le Gray et Mestral, élève de ce dernier, effectueront d’ailleurs le voyage ensemble.

Ses œuvres les plus célèbres datent de 1856 à 1858. Sur les côtes normande, méditerranéenne et bretonne, il réalise une série de Marines d’une grande beauté. Il utilise la technique des ciels rapportés pour donner au paysage l’intensité dramatique qu’il souhaite. À cette époque, il était difficile, à cause des différences de luminosité, de reproduire simultanément ciel et paysage. Le Gray contourne ce problème en réalisant des tirages en deux temps, à l’aide de deux négatifs (l’un pour le paysage, l’autre ensuite pour le ciel, d’où le terme de ciel rapporté).

 cette époque, il est alors un portraitiste reconnu, et devient progressivement le photographe officiel de la famille impériale. Pour Napoléon III, la photographie devient un moyen rapide de diffuser l’image d’un souverain moderne. Gustave Le Gray est notamment invité au camp de Châlons-sur-Marne dont il tire un reportage dans lequel il parvient à concilier son sujet à une composition travaillée. L’un des 10 albums de photographies réalisés en 1857 a été vendu 696 730 euros en 2007.

Mais les créanciers de Le Gray s’impatientent des retombées financières attendues de ses succès et celui-ci doit fermer son atelier en 1860, victime de sa gestion approximative.
C’est le moment que choisit Alexandre Dumas pour réaliser son rêve de voyage en Orient. Gustave Le Gray saute sur l’occasion en embarquant avec l’écrivain. À peine le voyage commencé, la prise de Palerme par Giuseppe Garibaldi décide Dumas à rejoindre les révolutionnaires et offre à Le Gray l’occasion d’illustrer les désastres provoqués par les bombardements de l’armée sicilienne. Les photos montrent une ville sans vie, devenue silencieuse. La photo de Garibaldi en révolutionnaire romantique fera rapidement le tour de l’Europe.
Le voyage reprend mais à Malte, Dumas se débarrasse de ses compagnons de voyage dont Le Gray. Sans revenus, ils proposent leurs services au Monde illustré qui les envoie en Syrie pour suivre un détachement de l’armée française.
Le Gray, blessé, profite de sa convalescence pour s’installer un atelier.

En 1861, il rejoint Alexandrie (photographies d’Henri d’Artois ainsi que du futur Édouard VII du Royaume-Uni) d’où il écrit à Nadar et envoie encore des photos mais à Paris, ce sont surtout ses créanciers et une femme dont il est bien content d’être éloigné qui entretiennent son souvenir.

En 1864, il quitte un peu plus l’Europe en s’installant au Caire où il vit de cours de dessins et de la protection d’Ismaïl Pacha. Au cours des vingt dernières années de sa vie, il continue à photographier. En 1867, à l’occasion de l’exposition universelle, il envoie des photographies dans l’indifférence générale. À sa mort en 1884, ses œuvres sont dispersées par son fils ; de nombreuses photos n’ont pas encore été retrouvées.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

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Redécouvert par les spécialistes depuis une trentaine d’années, Le Gray demeurait encore ignoré du grand public jusqu’à la vente, en 1999, de la collection d’André et Marie-Thérèse Jammes, où sa marine Grande Vague (1857), atteignant une enchère record, fit de lui le photographe le plus coté sur le marché.
Cette reconstitution inédite et magistrale de son ?uvre, sur l’initiative de la BNF, est le fruit d’un travail de plusieurs années dans les collections publiques et privées du monde entier ; elle donne la mesure de la contribution capitale de cet artiste à l’histoire de la photographie et donc à l’histoire de l’art du XIXe siècle. Gustave Le Gray se forme d’abord à la peinture. Elève de Paul Delaroche, il le suit à Rome en 1843.
A peine arrivé, il épouse la fille de sa logeuse, Palmira Leonardi, une beauté classique qui lui donnera de nombreux enfants mais le rendra malheureux. Son retour à Paris en 1847 voit ses débuts dans la photographie, qui suscite alors la curiosité de l’élite intellectuelle et artistique. Passionné par la chimie, il expérimente et met au point le négatif sur verre au collodion en 1850 et le négatif sur papier ciré sec en 1851.
De nombreux élèves, savants, peintres, écrivains, se pressent bientôt dans son atelier-laboratoire de Montmartre. Les commandes affluent : portraits, dont celui du futur Napoléon III, reproductions de tableaux pour Ingres ou Ary Scheffer, inventaire des monuments en péril dans le cadre de la Mission héliographique, en 1851. Il sillonne aussi la forêt de Fontainebleau en compagnie des premiers peintres de Barbizon.
En 1855, Le Gray s’installe dans un luxueux atelier du boulevard des Capucines. Là, de 1856 à 1859, il réalise ses ?uvres les plus magistrales. Portraits, bien sûr : l’aristocratie et le monde politique défilent chez lui. Commandes pour l’empereur : Le Gray fixe notamment les images de l’inauguration du camp militaire de Châlons-sur-Marne. ?uvre personnelle également : vues de Fontainebleau, marines prises sur les côtes de Bretagne, Normandie, Méditerranée, nus, vues de Paris.
Les marines connaissent un succès retentissant en France et en Angleterre, le nom de Le Gray est partout. Brusque revirement de situation : à cause de sa mauvaise gestion financière, il doit abandonner son atelier. En mai 1860, Alexandre Dumas l’embarque avec lui en Méditerranée sur sa goélette l’Emma : à Palerme, où, en pleine insurrection, Dumas retrouve Garibaldi, Le Gray photographie ruines et barricades.
L’aventure se poursuit à Malte, Beyrouth, Baalbek… En 1861 on le retrouve à Alexandrie faisant le portrait des voyageurs de marque comme le comte de Chambord ou le prince de Galles. Bientôt installé au Caire dans une maison arabe du XVIIIe siècle, il reçoit des commandes du vice-roi et devient professeur de dessin à l’Ecole militaire. Il meurt en 1884 dans la pauvreté, avec à ses côtés une jeune Grecque de vingt ans qui vient de lui donner un fils.
Ses photographies sont éblouissantes de maîtrise technique, d’équilibre, de finesse du détail et de richesse chromatique. Nourries de références picturales, elles rappellent Paul Delaroche, Caspar David Friedrich, Raffer, Ingres, les lithographes romantiques, la peinture d’histoire, mais elles préfigurent également des thèmes nouveaux – qu’on retrouvera sous le pinceau de Monet ou Courbet.

- Gustave le Gray 1820-1884 par Sylvie Aubenas aux éditions Gallimard – 400 pages - 70€

Shiro Kasamatsu

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 Pine-Tree in Raining Season, Kinokunizaka, Tokyo – Crédit Estampe: © Shiro Kasamatsu~F&R, Fine Arts, Inc

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Rainy Evening at Shinobazu Pond, Tokyo  - Crédit Estampe: © Shiro Kasamatsu~F&R, Fine Arts, Inc

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 Shirahone Spa, Shinshu  - Crédit Estampe: © Shiro Kasamatsu~F&R, Fine Arts, Inc

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 Spring Night at Ginza  - Crédit Estampe: © Shiro Kasamatsu~F&R, Fine Arts, Inc

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 Misty Evening at Shinobazu Pond – Crédit Estampe: © Shiro Kasamatsu~F&R, Fine Arts, Inc

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Matsumoto Castle, Shinshu  - Crédit Estampe: © Shiro Kasamatsu~F&R, Fine Arts, Inc

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  Evening Glow at Suwa Shrine, Nippori – Crédit Estampe: © Shiro Kasamatsu~F&R, Fine Arts, Inc

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 Blooming Cherry at Toshigu Shrine, Ueno – Crédit Estampe: © Shiro Kasamatsu~F&R, Fine Arts, Inc

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 Big Lantern at Asakusa Temple, Tokyo – Crédit Estampe: © Shiro Kasamatsu~F&R, Fine Arts, Inc

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Biographie de Shiro Kasamatsu

 

Né dans le quartier d’Asakusa à Tokyo, Shiro Kasamatsu (1898-1992) commence ses études artistiques vers l’age de 13 ans. En 1911, il devient un élève de Kiyokata Kaburagi un peintre célèbre, maitre de Bijin-ga (estampes représentant de  » belles femmes « ) qui sera aussi le professeur d’Hasui Kawase. Avec son maître, Il étudie la peinture japonaise traditionnelle (Nihon-ga) mais, contrairement à lui, il travaille surtout le paysage. C’est Kiyokata qui lui choisit son nom d’artiste  » Shiro « . En fait, le prénom de naissance que porte Kasamatsu est également Shiro mais il s’écrit avec des caractères différents. Il s’agit donc d’une orthographe alternative pour la même prononciation.

 Les peintures du jeune Shiro sont présentées dans plusieurs expositions prestigieuses dont l’exposition de l’Académie Impériale. C’est dans l’une de ces expositions que l’éditeur Shozaburo Watanabe les remarque. Celui-ci lui propose en 1919 de dessiner des estampes pour lui. Sans doute Kiyokata favorise-t-il la rencontre avec Watanabe comme il avait fait pour Hasui Kawase et Ito Shinsui, un autre grand dessinateur du Shin-Hanga. Sa première estampe  » Jour de vent au début de l’été  » est publiée la même année (1919). Entre 1919 et 1923, Shiro dessine plusieurs estampes de paysage pour Watanabe mais tous les blocs de bois gravés pendant cette période brûlent dans l’incendie qui suit le tremblement de terre de 1923 qui détruit 70% de la ville de Tokyo. Ces estampes sont donc très rares et très chères.

La collaboration entre Shiro et Watanabe durera en fait de 1919 jusqu’aux années 40. Pendant cette période, Shiro dessine au total 50 estampes pour Watanabe. Ses paysages décrivant des vues romantiques traditionnelles du Japon sont très appréciés par les collectionneurs étrangers. Comme Hasui Kawase, Shiro Kasamatsu démontre sa virtuosité dans les scènes de pluie et de neige ainsi que dans les scènes nocturnes.

En 1939, Shiro dessine la série des huit vues de Tokyo mais seulement 4 estampes en sont tirées car sa collaboration avec Watanabe est proche de la fin. En effet, Watanabe ne donne pas à son artiste l’autonomie dans la création dont il a besoin. Par ailleurs, Shiro est de plus en plus attiré par l’indépendance dont les dessinateurs du mouvement Sosaku-hanga  » gravures créatives « , qui gravent, impriment et publient eux-même leurs estampes, bénéficient.

Après la deuxième guerre, il cesse donc de travailler avec Watanabe mais il s’écoule presque 10 ans avant qu’il ne commence à produire ses propres estampes. Dans l’intervalle, il collabore avec la maison d’édition Unsodo appartenant à la famille Yamada de Kyoto pour laquelle il va dessiner une centaine d’estampes du début des années 50 jusqu’en 1960. Elles représentent des oiseaux et des animaux, des Bijin-ga, des paysages et des  » vues célèbres « .
La plupart des estampes publiées par Unsodo sont très belles et soutiennent la comparaison avec celles réalisées avec Watanabe.
Quand Shiro quitte Unsodo vers 1960, les blocs de bois restent en possession de l’éditeur mais la date d’édition gravée dans la marge de gauche est grattée. Aussi les estampes qui possèdent une date dans la marge de gauche sont dites « Premières impressions » et toutes les éditions réalisées après le départ de Shiro, donc sans mention de la date, sont dites  » Impressions tardives « . La présence ou l’absence de date dans la marge donne donc un indice important pour dater l’estampe : soit entre 1950 et 1960, soit après 1960.

(NB : La date imprimée sur une estampe japonaise est soit celle de la réalisation du dessin, soit celle de la gravure des bois.)

A partir de 1955, Shiro est prêt à tester l’autonomie complète. Il commence à graver et à imprimer ses propres dessins en un nombre limité d’exemplaires numérotés. Il signe ses estampes en lettres romanes. La signature est le plus souvent sur le dessin (et plus dans la marge). Les sujets sont des paysages et beaucoup de kacho-e (images d’oiseaux et de fleurs)
Il crée à peu près 80 estampes gravées et imprimées par ses soins entre 1955 et 1965. Son style se rattache alors au mouvement Sosaku-Hanga ( » gravures créatives « ), un style moins raffiné, plus géométrisant et plus occidental. Mais avec parfois des fulgurances.

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Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

 

 

A lire:

 

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” Vivre uniquement le moment présent, se livrer tout entier à la contemplation de la lune, de la neige, de la fleur de cerisier et de la feuille d’érable… ne pas se laisser abattre par la pauvreté… mais dériver comme une calebasse sur la rivière, c’est ce qui s’appelle ukiyo. ” À cette définition du terme ukiyo, par l’écrivain Asai Ryôi (1612-1691), il a suffi d’ajouter le mot image, ” e ” en japonais, pour désigner un nouvel art qui bouleversa la conception de l’espace et du modelé, celui de l’estampe japonaise. C’est cet art apparu durant l’époque d’Edo (1603.1868) que le présent ouvrage révèle en puisant dans le fonds prodigieux de la Bibliothèque nationale de France. Issues de la nouvelle culture civile et populaire qui s’est développée autour de la ville d’Edo, capitale shogunale et ancienne Tôkyô, les estampes des XVIIIe et XIXe siècles illustrent avec une grande expressivité un large éventail de thèmes liés à l’écoulement de la vie terrestre éphémère : le théâtre et le sumo, la beauté féminine, la parodie, la faune, la flore, le paysage… Au fil de ces thèmes les Œuvres des grands maîtres, de Harunobu à Hiroshige, en passant par Utamaro et Hokusai, sont ici reproduites et commentées. Leur modernisme, l’audace de leurs compositions et de leurs formats étonnent À travers leur style d’un raffinement extrême, c’est la vision hédoniste d’une société qui s’exprime, son mode de vie, ses aspirations et jusqu’à ses fantasmes les plus intimes dans les estampes érotiques ou ” images de printemps “.

- Estampes Japonaises, Images d’un monde éphémère par Gisèle Lambert & Jocelyn Bouquillard aux éditions Bibliothèque Nationale de France – 279 pages – 19€

 

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La cloche du soir à Dôjôji, la vague au large de Tanagawa, pruniers dans la nuit sans lune, promenade parmi les iris, pêcheuses d’abalones, prélude au désir, la belle Kisegawa chez Matsubaya…, l’art de l’ukiyo-e – image du ” monde flottant ” – qui s’épanouit dans le Japon des XVIIIe et XIXe siècles, reflète le style de vie et la culture de la nouvelle bourgeoisie aisée des cités urbaines, à l’ère d’Edo (Tokyo), la capitale shogunale. Théâtre kabuki et acteurs, maisons vertes et courtisanes, maisons de thé et hôtesses, érotisme, paysages, faune, flore et natures mortes inspirent les artistes et les poètes. Les premières estampes monochromes apparaissent dès la fin du XVIIe siècle et cet art connaît son apogée au XVIIIe siècle avec les estampes polychromes ou ” images de brocart ” aux couleurs subtiles, aux fonds micacés, moirés, animés de poudre d’or et d’argent, aux formats audacieux. Une esthétique du plaisir qui engendre un art d’un raffinement extrême, que l’on découvre ici à travers une centaine d’œuvres des plus grands maîtres parmi lesquels Harunobu, Hiroshige, Hokusai, Sharaku, Toyokuni, Utamaro…

- Estampes Japonaises, Mémoires et merveilles de la Bibliothèque nationale de France par Gisèle Lambert aux éditions Bibliothèque Nationale de France - 175 pages – 18

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Ce livre est consacré à l’histoire de l’ukiyo-e: sa naissance, son évolution et ses chefs-d’œuvre. Les “images du Monde flottant” (ukiyo-e) sont l’expression esthétique d’une civilisation. L’imaginaire des estampes japonaises décrit avec raffinement et sincérité l’émergence d’une culture urbaine, essentiellement celle de la capitale, Edo – l’actuelle Tokyo -, dont les habitants recouraient aux plaisirs mondains afin d’échapper à la tristesse de la vie quotidienne. Après les artistes des premiers temps de l’ukiyo (Iwasa, Moronubul Andô…), cet ouvrage s’attache à étudier les œuvres d’Utamaro, Hokusai et Hiroshige. Ils sont en effet les artistes majeurs de ce genre graphique qui a marqué l’histoire de l’art du Japon du XVIIe au XIXe siècle.

- Ukiyo-e ou l’estampe japonaise par Francesco Morena aux éditions Citadelles et Mazenod – 239 pages - 52€

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La paix qui régna au japon à l’époque d’Edo engendra de profondes transformations économiques, sociales et culturelles. L’éducation prit une place primordiale, de même que le jeu, dans le développement harmonieux des enfants. Une nouvelle culture vit alors le jour, d’une diversité sans égale sur le plan littéraire et artistique. L’estampe japonaise qui naquit à cette époque et atteignit, dans les décennies qui suivirent, une virtuosité technique inégalée en dehors de l’archipel, retrace fort bien la vie quotidienne des enfants, de la naissance à l’âge adulte. Ludique, pédagogique, toujours attrayante, elle ne cessa d’enchanter le peuple d’Edo avant de conquérir l’Occident. Miroir de la vie quotidienne, elle enchanta petits et grands. Cet art de vivre aujourd’hui révolu, où les enfants occupaient pour la première fois une place de choix, revit sous nos yeux grâce aux estampes kodomo-e, terme désignant l’ensemble des images consacrées et destinées aux enfants. On y trouve aussi bien des représentations de mères avec leur progéniture que des enfants en train de jouer, de se disputer, d’étudier. Plus encore, l’une des étonnantes particularités de ce livre est de présenter des estampes destinées à servir de jouets sous forme de maquettes, de découpages, de jeux de société, etc. Autant d’occasions, pour le lecteur, quel que soit son âge, de faire revivre ces images du passé en jouant avec elles. Par là, c’est à un véritable bouleversement de nos habitudes de lecture que nous invite Brigitte Koyama-Richard, qui transforme le livre en objet ludique.

- Kodomo-e, l’estampe japonaise et l’univers des enfants par Brigitte Koyama-Richard aux éditions Hermann – 115 pages – 25€

Michael Kenna, Rétrospective – BNF – Paris – 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010

 Michael Kenna, Rétrospective - BNF - Paris - 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010 dans EXPOSITIONS preview_gd2_kenna

 

Grand voyageur, Michael Kenna est né en 1953 à Widnes, petite ville industrielle du Lancashire. A l’écart des modes, il bâtit, depuis plus de trente ans, un corpus consacré à la représentation du paysage. Du paysage romantique de ses débuts aux épures graphiques de ses récentes séries, il explore un paysage enclos dans la délicatesse du petit format, un paysage désert.

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Tilted Poles ~ Poteaux inclinés Rhyl, Clwyd, Wales – 1984 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Ses paysages invitent à une relation intime avec l’image. Ils sont, comme ceux d’Atget, dépourvus de toute présence humaine. L’homme ne s’y inscrit qu’ »en creux », d’une manière allusive, par les traces que son activité imprime sur le monde. Sous l’objectif du photographe, les lignes géométriques des jardins formels du XVIIIe siècle français ou russe rappellent que le paysage ne se confond pas avec la nature, mais qu’il est avant tout le fruit d’une construction culturelle que la photographie bouscule avec humour.

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 Wilshire Park Tree ~ Arbre, Wilshire Park Portland, Oregon, U.S.A – 2004 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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La rhétorique du clair et du sombre, savante et raffinée, qui gouverne cette œuvre, révèle une vision du monde étrange et personnelle. Kenna a toujours privilégié le noir et blanc. Épaisseur nocturne ponctuée de rares éclairages, brumes, fumées des usines, caractérisent les œuvres de jeunesse d’où émane un romantisme sombre lié à l’ère industrielle.

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Night Walk ~ Promenade nocturne Richmond, Surrey, England – 1983  - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le « pays noir » issu du XIXe siècle industriel, au ciel charbonneux, parcouru de voies ferrées, surplombé de hauts fourneaux, les structures massives des centrales électriques, voisinent avec les brumes mystérieuses de la campagne anglaise.

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The Rouge, Study 100 ~ The Rouge, étude 100 Dearborn, Michigan, U.S.A – 1995 - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna, qui a passé sa jeunesse dans une ville vouée à l’industrie chimique, saisit l’univers de la classe ouvrière au moment du déclin de l’industrie. Il explore la ville sombre immortalisée par les récits de Jack London, ses vastes bâtiments utilisant la brique, le verre et la fonte et ses fabriques désaffectées en voie de démolition.

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Mill Demolition ~ Fabrique en cours de démolition – Huddersfield, Yorkshire, England – 1984 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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La série The Rouge est consacrée à l’usine automobile Ford de Dearborn (Michigan), un univers fermé sur lui-même, fonctionnant à plein régime 24h/24. Ce site fut l’un des plus importants du début du XXe siècle, tant par ses dimensions que par ses techniques de production.

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The Rouge, Study 17 ~ The Rouge, étude 17 – Dearborn, Michigan, U.S.A – 1993 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna fait appel aux prises de vues nocturnes et poses longues qui « gomment » la présence humaine. L’activité incessante de l’usine reste perceptible grâce à la construction serrée de l’image, la mise en valeur de détails ou de larges perspectives.

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Ratcliffe Power Station, Study 31 ~ Centrale électrique de Ratcliffe, étude 31 – Nottinghamshire, England – 1987 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 La série consacrée à la centrale électrique de Ratcliffe met l’accent sur les tours de refroidissement monumentales, leur qualité sculpturale et le rythme de leur agencement tout en laissant planer un doute sur leur menace potentielle. Dans sa série sur la fabrique de dentelles de Calais, Kenna s’attache, fait rare, aux intérieurs en se concentrant sur les instruments et les détails des machines outils qu’il perçoit comme des sculptures et des natures mortes.

Enclin à rechercher la quiétude des campagnes et des îles, Kenna ne dédaigne aucunement la ville moderne.
Il a consacré de nombreuses photographies aux mégapoles des États-Unis, d’Amérique du sud ou aux cités proliférantes de pays en pleine croissance, en Chine ou dans les Emirats.

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 Chrysler Building, Study 2 ~ Chrysler Building, étude 2 – New York, U.S.A – 2006- Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le tissu urbain des grandes mégapoles, leur architecture ascensionnelle à la plastique surprenante et futuriste, leur débauche d’éclairage électrique offrent d’infinies possibilités de recherche graphique.

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 Empire State Building, Study 4 ~ Empire State Building, étude 4 – New York, U.S.A – 2007 - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Les photographies de New York, Rio de Janeiro ou Shanghai s’appuient sur une ligne imaginaire : l’horizon n’appartient ni au ciel ni à la terre, mais est ici brutalement matérialisé. Le ciel butte contre la barre crénelée des architectures et des gratte-ciels.

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Manhattan Skyline, Study 1 ~ L’Horizon de Manhattan, étude 1 – New York, U.S.A – 2006 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna accorde un grand intérêt à la présence des ponts, aux jeux de reflets avec les fleuves qu’ils surplombent. Ce thème revient à maintes reprises, le pont étant perçu comme axe de la ville et symbole de la valeur unifiante de l’occupation humaine.

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Golden Gate Bridge, Study 5 / Golden Gate Bridge, étude 5 – San Francisco, California, U.S.A – 1989 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Le génie des lieux: Dans le travail de Kenna, la mémoire est un thème sous-jacent, celle du temps, des atmosphères. Aussi hante-t-il des lieux où atmosphère, forme et substance des éléments, éclat ou fluidité de la lumière entrent en résonance avec le récit du passé et la puissance du sacré.

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 One Hundred and Four Birds ~ Cent quatre oiseaux – Prague, Czechoslovakia – 1992 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Kenna restitue la valeur sacrée originelle du Mont-Saint-Michel, des pyramides de Gizeh ou de l’Île de Pâques. Les rivages et les îles inspirent à ce contemplatif solitaire des marines où le pittoresque s’efface devant la puissance des éléments naturels… La mer, les rivages de tous continents, jouent un rôle de premier plan dans l’œuvre de Kenna. Cet éloge du ciel et de l’eau trouve ses éléments fondateurs dans la tradition esthétique anglaise : études de ciel de Constable, mers et naufrages de Turner, théorie du paysage de Ruskin. Kenna photographie digues, rivages, îles, rochers, et bords de mer de tous les continents. Sous l’objectif du photographe se dévoile la puissance universelle de la nature et des éléments : les mouvements des astres surplombent la surface calme ou tourmentée de l’océan, la force du vent pousse les nuages ou déchaîne les vagues.

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 Red Morning ~ Matin rouge – Hanga Nui, Easter Island, Chile – 2001 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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L’approche de Kenna rend perceptible ce qui demeure de la puissance originelle du cosmos avant qu’il n’ait été domestiqué par l’homme.

Regards sur les jardins: Le paysage est une construction culturelle, une découpe dans la continuité du visible et la création sépare les notions de paysage et de nature. Le paysage est autant le fruit du projet de son concepteur que du spectateur.

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 Homage to Atget ~ Hommage à Atget - Parc de Sceaux, France – 1988 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le surplus de trouble, l’étrange impression de décalage qu’engendrent les photographies de Kenna naîssent du même vide de représentation humaine qui caractérise l’univers d’Atget. Pour le jardinier, comme pour le photographe, le paysage est une construction dont la nature est le matériau brut. La tâche du jardinier consiste à ordonner, agencer, rendre lisible le chaos végétal et minéral, à en faire un objet de délectation. Les jardins « formels » classiques de France, de Russie (Tsarskoie Selo) ou d’Angleterre (Bowood) sont perçus comme des milieux apprivoisés, géométriquement élaborés, émanations d’une volonté humaine.

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 Allée d’Honneur ~ Allée d’honneur Courances, France – 1995 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Kenna, avec son humour coutumier, joue des symétries impeccables, des sculptures végétales. La taille impeccable des végétaux prend un aspect hirsute, les labyrinthes n’ont plus d’issues. Le romantisme nervalien s’accorde au non-sens de Lewis Carroll.

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  Above the Abreuvoir ~ Au-dessus de l’abreuvoir Marly, France – 1996 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Le désert de Retz, permet au photographe d’aborder le thème des fausses ruines, motif de prédilection des jardiniers du XVIIIe siècle. Il réalise sur ce sujet une de ses séries les plus mélancoliques.

Voyages en Asie: Ses œuvres les plus récentes, fruits de ses voyages au Japon, en Corée, en Chine, tendent à la stylisation et à l’épure. Le graphique s’y substitue subtilement au figuratif.

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 Huangshan Mountains, Study 1 ~ Monts Huang Shan, étude 1 Anhui, China – 2008 - Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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Dans sa recherche de l’épure, sa dialectique du vide et du plein, de l’apparaître et du disparaître, Kenna s’inscrit dans la continuité de l’art chinois de la peinture de paysage. Ses images sont plus allusives que descriptives. Son modèle revendiqué est littéraire : « En photographie, je suis plus proche du haïku de Bashô que de Joyce ».

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 Last Light ~ Crépuscule Tai-O, Lantau Island, Hong Kong, China – 2007 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Des temps de pose de plusieurs minutes à plusieurs heures, des prises de vues nocturnes ou à la lumière de l’aube ou du crépuscule engendrent des contrastes de texture et de matière qui, autant que la qualité et le raffinement de ses tirages aux sels d’argent, constituent la marque de son style. Il en naît une qualité intemporelle et une parfaite homogénéité visuelle qui permettent à ses œuvres anciennes et récentes de voisiner harmonieusement. Une narration paysagère s’offre ainsi à la libre imagination des spectateurs. Kenna n’impose aucun message, sa vision est avant tout personnelle et s’enracine dans la liberté du voyageur solitaire. « Source texte: BNF »

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 Toya Lake Boulder ~ Rocher, lac ToyaSobetsu, Hokkaido, Japan – 2004 – Crédit photo: © Michael Kenna~BNF

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 Pour en savoir plus sur cet extraodinaire photographe: Michael Kenna.

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

- Michael Kenna, Rétrospective – Bibliothèque nationale de France, site Richelieu, Galerie de photographie – 58, Rue de Richelieu – 75002 Paris - Métro : Bourse, Pyramides – Du 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010 - Du Mardi au Samedi 10h-19h, Dimanche 12h-19h, fermé Lundi et jours fériés – Tarifs : Plein 7 € – Réduit:  5 € – réservations FNAC, tél. : 0892 684 694 (0,34 euros TTC/mn), www.fnac.com

 

A regarder:

 

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A lire:

 

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Anne Biroleau est conservateur général au département des Estampes et de la Photographie de la BNF, où elle est chargée de la photographie du XXIe siècle. Elle a été commissaire associé et a participé aux catalogues des expositions Le corps du visible (Rencontres internationales de la photographie, Arles, 1999) et  » Eloge de l’ombre  » (musée de Kawasaki, 2000 ; musée de Yamaguchi, janvier-février 2001, avec catalogue). Elle a assuré le commissariat des expositions  » Minot – Gormezano. Le chaos et la lumière. 1983-2001  » (en collaboration avec Sylvie Aubenas, BNF, 2003, avec catalogue BNF / Gallimard),  » Portraits / Visages. 1853-2003  » (en collaboration avec Sylvie Aubenas, BNF, 2003, avec catalogue BNF / Gallimard),  » Stéphane Couturier. Mutations  » (BNF, 2004, avec catalogue),  » Mario Giacomelli. Métamorphoses  » (BNF, 2005),  » Jean-Louis Garnell  » (BNF, 2005),  » Sebastiao Salgado. Territoires et vies  » (en collaboration avec Dominique Versavel, BNF, 2005, avec catalogue),  » Roger Ballen, dans la chambre d’ombres  » (BNF, 2006),  » Cari de Keyzer, Trinity  » (BNF, 2008),  » 70′s. Le choc de la photographie américaine  » (BNF, 2008, avec catalogue).

- Michael Kenna – Rétrospective par Anne Biroleau aux éditions de la BNF – 231 pages – 49€

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- Retrospective Two par Michael Kenna aux éditions Nazraeli Press ( En Langue Anglaise ) – 172 pages – 70€

 

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- Michael Kenna, A Tweny Year Retrospective par Peter C.Bunnell & Ruth Bernhard aux éditions Nazraeli Press ( En langue Anglaise ) – 168 pages – 53€

Souvenirs d’Italie (1600~1850) Chefs d’oeuvres du Petit-Palais – Musée de la Vie Romantique – Paris – 29 Septembre 2009 au 17 Janvier 2010

Souvenirs d'Italie (1600~1850) Chefs d'oeuvres du Petit-Palais - Musée de la Vie Romantique - Paris - 29 Septembre 2009 au 17 Janvier 2010 dans EXPOSITIONS 438_vignette_26978-1

Henri Mauperche – Paysage – 1686 - Crédit Peinture © Petit Palais & Roger-Viollet

 

 

 

Le Petit Palais s’invite au musée de la Vie Romantique et propose une sélection d’oeuvres issues de ses collections et signées d’Artistes Français ayant visité l’Italie du 17e siècle. La péninsule Italienne, patrie de tous les arts, offre le parcours initiatique obligé des jeunes peintres en quête d’idéal, en particulier les lauréats du prix de Rome, rejoints par poètes, écrivains et jeunes aristocrates qui achèvent leur éducation par le fameux Grand Tour. Leurs thèmes de prédilection sont les vestiges et les ruines Romaines, l’iconographie mythologique, les monuments de la Renaissance, et naturellement les jeunes beautés Romaines ( Comme Marietta idéalisée par Corot ). Leur palette s’éclaire à la lumière transalpine, devant des paysages si éminemment « pittoresques ».

 

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Marietta – Corot – 1843 -  Crédit Peinture:  © Corot – Petit Palais

 

L’exposition présente une centaine d’oeuvres (peintures, dessins estampes et sculptures) tantôt exécutées sur le motif et reprises à l’atelier, tantôt recomposées au retour des artistes en France. Pour le XVIIe siècle, une large place est réservée au dessinateur et graveur d’exception Claude Gellée dit Le Lorrain. Le très spectaculaire décor mythologique de huit peintures monumentales par Hubert Robert, provenant de l’ancien Hôtel de Beaumarchais, sera recomposé pour la première fois depuis 1818. Six de ces peintures ornent aujourd’hui les salons de l’Hôtel de Ville, elles sortiront exceptionnellement pour être présentées avec celles provenant du Petit Palais.

  En regard, figureront des oeuvres signées Fragonard, Joseph Vernet, Vien… L’attrait romantique des français pour l’Italie au XIXe siècle se poursuit avec Granet, Prud’hon et Corot. Parmi les inédits seront présentées d’étonnantes aquarelles de Charles Garnier, l’architecte de l’Opéra de Paris, réalisées lors de son séjour à la Villa Médicis, ainsi que deux plâtres du jeune Carpeaux et deux peintures à l’huile de Charles Blanchard : son autoportrait et celui du jeune compositeur Charles Gounod. Une vingtaine de céramiques et bronzes antiques rapportés par les frères Dutuit complète l’ensemble.

 

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La Vénus de Médicis – Hubert Robert – Crédit Peinture © Petit Palais & Roger-Viollet

 

 

 Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Musée de la Vie romantique – Hôtel Scheffer-Renan – 16, Rue Chaptal – 75009 Paris – Tél. : 01.55.31.95.67 – Du 29 septembre 2009 au 17 Janvier 2010 - Ouvert tous les jours, de 10h à 18h sauf les lundis et jours fériés - Tarifs: Plein 7€, Réduit 5€, Jeunes 3.5€.

A lire aussi:

 

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Réunissant une soixantaine d’oeuvres – peintures, oeuvres sur papier, objets d’art et sculptures – appartenant aux collections du musée du Petit Palais, cet ouvrage propose un voyage en Italie à travers les siècles. Du Lorrain à Corot, en passant par Fragonard et Hubert Robert, une découverte magnifique d’oeuvres parfois peu connues, avec en point d’orgue six magnifiques panneaux d’Hubert Robert, Décors pour l’hôtel de Beaumarchais (1790), exceptionnellement décrochés des murs de l’Hôtel de Ville pour être présentés dans cette exposition.

- Souvenirs d’Italie par un Collectif ( sous la direction de Daniel Marchesseau et Gilles Chazal. Textes de Marilyne Assante di Panzillo, Paulette Hornby, Sophie-Charlotte Renouard de Bussière, Charles Villeneuve de Janti ) – 120 Illustrations – 240 pages – 30€

 

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