Jacques Prévert – Paris la belle – Mairie de Paris

Jacques Prévert - Paris la belle - Mairie de Paris dans EXPOSITIONS

 

L’exposition « Jacques Prévert, Paris la belle »  fait état du lien étroit entre Prévert et Paris, depuis sa petite enfance dans le quartier du jardin du Luxembourg jusqu’à son statut d’icône de Saint-Germain-des-Prés.

Fondamentalement populaire et singulière, l’oeuvre de Jacques Prévert est à redécouvrir dans son intégralité.

De sa jeunesse contestataire à son amitié avec Joan Miró, Alexander Calder ou Pablo Picasso, de son métier de scénariste à la complicité qu’il tisse avec de nombreux photographes.

Cette exposition, bâtie sur les archives personnelles du poète, révèle un homme dont l’esprit, plus de trente ans après sa disparition, reste d’une fraîcheur et d’une actualité sans conteste.

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Hôtel de Ville – Salle St-Jean – 5, rue Lobau – 75004 Paris – M° Hôtel de Ville – Du 24 octobre 2008 au 28 février 2009, tous les jours sauf dim et jours fériés de 10h à 19h – Entrée libre.

 

 

 Biographie de Jacques Prévert


 

Né le 4 février 1900 à Neuilly-sur-Seine, Jacques est le second fils de Suzanne et André Prévert. Son frère aîné, Jean, décède à 17 ans, de la fièvre typhoïde. Son second frère, Pierre, né en 1906, sera son complice artistique tout au long de sa vie. Sa mère, d’un naturel joyeux, lui apprend à lire dans des livres de contes. Son père, plus sombre, fait de la critique littéraire, dramatique et cinématographique et l’emmène au cinéma et au théâtre. C’est ainsi qu’il découvre les premiers comiques de l’écran, et surtout les feuilletons de Louis Feuillade. C’était, comme l’écrira plus tard Prévert, « la plus fastueuse des misères ». Après un passage d’un an par Toulon, toute la famille revient s’installer en 1907 à Paris, rue de Vaugirard, puis en 1908, rue Férou. Prévert est inscrit dans un établissement catholique, rue d’Assas, jusqu’en 1914. Mais au catéchisme, il préfère la mythologie grecque qui stimule son imaginaire et dès 1909, il commence à faire l’école buissonnière. À 15 ans, certificat d’études en poche, Prévert abandonne définitivement l’école et vit de petits boulots. Incorporé en 1920, il rejoint son régiment à Lunéville.

Pendant son service militaire, Jacques Prévert se lie avec Marcel Duhamel, traducteur, éditeur et futur créateur, en 1945, chez Gallimard, de La Série noire (dont Jacques Prévert a trouvé le nom). À la même époque, il devient également l’ami du peintre Yves Tanguy. Toute une communauté de peintres, de poètes et de bons copains se retrouve au début des années 1920 sous le toit de Duhamel, 54, rue du Château, à Montparnasse : Raymond Queneau, Pablo Picasso, Alberto Giacometti… L’adresse devient le repaire du groupe surréaliste. Le jeune Prévert est séduit par l’esprit contestataire et le souffle d’insoumission qui s’y expriment, avec pour cibles favorites le clergé, l’armée, la police, ou l’institution scolaire qui « brime l’enfance ». Mais en 1930, ne supportant pas les attitudes souvent autoritaires d’André Breton, Prévert s’éloigne du groupe. Il publie alors, dans un tract collectif intitulé « Un cadavre », un texte qui fait date : Mort d’un Monsieur, pamphlet aux jeux de mots habiles et vifs, adressé au « pape du surréalisme. Jacques Prévert et André Breton n’en resteront pas moins amis.C’est à Jacques Prévert que l’on doit l’invention du « cadavre exquis », ce jeu collectif qui consiste à composer une phrase ou un dessin sans tenir compte de ce que les autres ont fait, sur la même feuille. Témoins rares et exceptionnels de cette période clé de l’histoire de l’art, les quelques « cadavres exquis » présentés dans l’exposition sont une plongée dans l’univers surréaliste.

Au début des années 1930, Jacques Prévert écrit des sketches et des pièces contestataires d’agit-prop pour le groupe Octobre, troupe de théâtre créée en référence à la révolution soviétique de 1917. Le plus célèbre de ces textes, La Bataille de Fontenoy (présenté en 1933 aux Olympiades internationales du théâtre ouvrier à Moscou), moque les hommes politiques de l’époque. De 1932 à 1936, le groupe est très actif et se produit dans des usines en grève (Citroën), des manifestations, en pleine rue, ou encore dans des bars. Prévert est l’auteur principal, et Lou Bonin le metteur en scène. Les textes, en prise directe avec l’actualité nationale ou internationale, sont écrits à chaud et les représentations données après à peine une nuit de répétition. Aux côtés de Jacques Prévert et de son frère Pierre, on trouve Raymond Bussières, Marcel Mouloudji, Maurice Baquet, Margot Capelier, ou encore des futurs cinéastes Paul Grimault, Yves Allégret et Jean-Paul Le Chanois. Une équipe d’amis et de fidèles avec lesquels Prévert continuera de travailler par la suite. Le groupe se sépare le 1er juillet 1936, à la suite d’une dernière représentation de leur spectacle, Tableau des merveilles. Prévert se consacre alors pleinement au cinéma.

Jacques Prévert se fait connaître dans les années 1930 comme scénariste et dialoguiste de cinéma. Son premier scénario, écrit pour le film de son frère Pierre,  » L’affaire est dans le sac  » (1932), est une variation sur le burlesque. En 1933, il travaille avec Claude Autant-Lara (Ciboulette) puis, en 1935, il écrit les dialogues du film réalisé par Jean Renoir,  » Le Crime de M. Lange « . L’engagement politique et social de Prévert se fait sentir dans cette histoire d’imprimerie reprise en main par les ouvriers à la suite de la mort présumée de leur patron. C’est lors d’une représentation de  » La Bataille de Fontenoy  » par le groupe Octobre, que Jacques Prévert fait la connaissance du jeune réalisateur Marcel Carné, puis de son décorateur, Alexandre Trauner. Carné, séduit par l’humour de Prévert, lui demande d’écrire les dialogues de son prochain film,  » Jenny « . Nous sommes en 1936. Pendant plus de dix ans, le trio fonctionne à merveille. Il donne naissance à un nouveau style cinématographique, le « réalisme poétique », auquel Carné préfère l’appellation de « fantastique social », et enchaîne les chefs-d’oeuvre jusqu’à l’immédiate après-guerre :  » Drôle de drame « ,  » Le Quai des brumes « ,  » Le jour se lève « ,  » Les Visiteurs du soir « ,  » Les Enfants du paradis «  et  » Les Portes de la nuit « . Le style de Prévert se retrouve aussi dans des films de Christian-Jaque, Jean Grémillon, Paul Grimault ou Pierre Prévert. Il suffit souvent d’une réplique pour qu’il se révèle, mélange de poésie des faubourgs, de jeux de mots tendres et corrosifs. Aux succès reconnus viennent s’ajouter les films auxquels il a collaboré sans que son nom soit mentionné au générique  » Une femme dans la nuit  » d’Edmond T.Gréville en 1941, ou  » La Marie du port « , de Marcel Carné en 1949 , et des dizaines de projets jamais tournés.

Les Enfants du paradis

Réalisé par Marcel Carné pendant l’Occupation, et 1945, c’est à la fois un hymne à l’amour fou, le plus bel hommage qui soit au monde du spectacle et une preuve éclatante de pérennité de la création artistique par-delà les tourments de l’Histoire. Film de plus de trois heures, divisé en deux époques, porté par une distribution exceptionnelle (Arletty, l’actrice préférée de Carné et de Prévert, entourée de Jean-Louis Barrault, Pierre Brasseur, Marcel Herrand, Maria Casarès, etc.), Prévert signe le scénario, Alexandre Trauner dessine les décors, Joseph Kosma compose la musique (ces deux derniers dans la clandestinité, car ils sont juifs), et Marcel Carné fait le lien entre tous. Un film qui, lors de sa sortie en 1945 restera plus d’un an à l’affiche à Paris, et sera élu en 1979 par l’académie des César « meilleur film français de tous les temps », puis en 1990, par un jury de 500 professionnels du cinéma « plus grand film français de tous les temps ».

Principaux films écrits ou coécrits par Jacques Prévert


- 1932 :  » L’Affaire est dans le sac  « (Pierre Prévert).
- 1933 :  » Ciboulette «  (Claude Autant-Lara).
- 1935 :  » Le Crime de M. Lange «  (Jean Renoir).
- 1936 :  » Jenny (Marcel «  Carné).
- 1937 :  » Drôle de drame « (Marcel Carné).
- 1938 :  » Le Quai des brumes «  (Marcel Carné).
- 1939 :  » Le jour se lève  » (Marcel Carné).
- 1939-1941 :  » Remorques « (Jean Grémillon).
- 1942 :  » Les Visiteurs du soir  » (Marcel Carné).
- 1943 :  » Lumière d’été  » (Jean Grémillon).
- 1943 :  » Adieu… Léonard ! « (Pierre Prévert).
- 1943-1945 :  » Les Enfants du paradis  » (Marcel Carné).
- 1945 :  » Sortilèges  » (Christian-Jaque).
- 1946 :  » Les Portes de la nuit  » (Marcel Carné).
- 1947 :  » Voyage surprise  » (Pierre Prévert).
- 1948-1953 :  » La Bergère et le Ramoneur  » (Paul Grimault), version inachevée du Roi et l’Oiseau (1979).
- 1949 :  » Les Amants de Vérone «  (André Cayatte).
- 1956 :  » Notre-Dame de Paris  » (Jean Delannoy).


Au lendemain de la guerre, l’éditeur René Bertelé obtient de Prévert l’autorisation de rassembler en un recueil ses nombreux textes et poèmes parus depuis les années 1930 dans des revues littéraires. Sorti en mai 1946, Paroles est le premier livre signé Prévert. Il en a lui-même créé le graphisme, à partir d’une photo de graffiti de son ami Brassaï. Le succès est foudroyant. Le style joyeusement iconoclaste de Prévert et ses thèmes de prédilection, les bonheurs simples, la révolte et l’amour, séduisent autant le cercle de Saint-Germain-des-Prés que le grand public. En quelques semaines, les 5 000 exemplaires du premier tirage s’envolent. Une nouvelle édition enrichie est vite publiée, et ses poèmes sont traduits en anglais, en italien, en japonais… D’autres recueils suivront (Spectacle, Histoires, La pluie et le beau temps, Choses et Autres, Fatras…), dans lesquels aphorismes, dessins, collages, sketches voisinent avec les poèmes. Parallèlement à ses propres recueils, Prévert cosigne des ouvrages avec des photographes, des peintres ou des illustrateurs pour enfants (Jacqueline Duhême, Elsa Henriquez, Ylla…). Alors que le style de Prévert apparaît d’une grande simplicité, ses textes sont très écrits, très travaillés. En témoignent ses brouillons aux ratures multiples, qui disent sa recherche du mot le plus juste. Auteur populaire qui magnifie la rue, poète rebelle aux étiquettes, il signe, sur les sujets les plus graves ou les plus quotidiens, une poésie gaie qui s’adresse à tous et fera le tour du monde. C’est aussi une poésie engagée et satirique, en phase avec l’actualité, comme le montrent, dans ses dernières années, les textes qu’il rédige sur mai 68 ou pour dénoncer la guerre au Vietnam.

Avec le succès de Paroles, Jacques Prévert se confirme, avec Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir ou Boris Vian, comme l’une des figures majeures de Saint-Germain-des-Prés. Beaucoup de ses « poèmes » les plus connus sont aussi des chansons à succès, dont la musique est signée de compositeurs talentueux, par exemple Christiane Verger, son amie d’enfance, Henri Crolla et, bien sûr, Joseph Kosma. Elles sont interprétées en France par de grands artistes comme Yves Montand, Cora Vaucaire, Juliette Gréco, Marianne Oswald, Germaine Montero, Mouloudji, les Frères Jacques ou Édith Piaf.Les Feuilles mortes Écrite à l’origine par Prévert pour le film « Les Portes de la nuit «  de Marcel Carné (1946),  » Les Feuilles mortes «  est interprétée par plusieurs personnages, dont celui joué par Yves Montand. Traduite en anglais (Autumn Leaves), elle est reprise par Miles Davis, Keith Jarrett ou Nat King Cole. Chanson indémodable, à la fois grave, tendre et sensuelle, Les Feuilles mortes a fait l’objet de plus de600 interprétations différentes.

Les chansons de Jacques Prévert ont fait l’objet d’interprétations multiples. Les noms cités sont ceux des versions les plus connues.

 

-  » Barbara  » (Marcel Mouloudji).
-  » Chanson dans le sang  » (Jacques Prévert).
-  » La Chasse à l’enfant  » (Marianne Oswald).
-  » Cri du coeur  » (Édith Piaf).
-  » Deux escargots s’en vont à l’enterrement «  (Les Frères Jacques).
-  » En sortant de l’école  » (Yves Montand).
-  » Et puis après je suis comme je suis « (Juliette Gréco).
-  » Les Enfants qui s’aiment  » (Juliette Gréco).
-  » Les Feuilles mortes  » (Yves Montand).
-  » Page d’écriture «  (Les Frères Jacques).
-  » La Pêche à la baleine  » (Agnès Capri).
-  » Le tendre et dangereux visage de l’amour  » (Cora Vaucaire).


Tout au long de sa vie, Prévert se lie d’amitié avec de nombreux photographes installés à Paris : Brassaï (qui a signé la photo de la couverture originale de Paroles), Eli Lotar, Dora Maar ou Man Ray dans les années 1920, puis, après la guerre, Édouard Boubat, Peter Cornelius, Robert Doisneau, Izis ou Willy Ronis. Avec certains de ces artistes, Prévert arpente Paris. De nombreux clichés témoignent de ces balades entre amis, sources d’oeuvres à quatre mains où se dévoile un amour partagé de la capitale. Entre l’écriture et la photographie, Prévert et ses amis photographes multiplient les jeux de correspondance. Le plus remarquable de ces ouvrages reste certainement Grand Bal du printemps, qui signe une collaboration exceptionnelle avec Izis. Avec tendresse et poésie, les deux artistes immortalisent le Paris des années 1950. Un visage triste, un couple heureux, une fenêtre ouverte, un chien perdu, une affiche collée sur un arbre, suscitent chez l’un un texte, chez l’autre une photo. Une complicité qu’ils renouvelleront avec bonheur avec Charme de Londres, en 1952. En 1954, Prévert travaille avec le photographe André Villers, de trente ans son cadet, à un ouvrage étonnant qui mêle les photos de Villers et les découpages de Picasso. Les textes sont de Prévert, tout comme le titre : le livre s’intitule Diurnes « parce qu’il y en a marre des nocturnes ».
En 1957, Jacques Prévert expose pour la première fois à la galerie Maeght une série de collages. Ces collages sont drôles et inventifs : une gravure ancienne voisine avec une photo de presse, une carte postale avec un cliché de Brassaï, Robert Doisneau ou Willy Ronis.  Prévert se plaît à y inclure les personnes de son entourage, sa propre photo, ou des personnalités célèbres de l’histoire ou de l’actualité (Napoléon, le pape Pie XII). Outre son rejet de l’Église et de l’armée qui reste un sujet de prédilection, le regard qu’il porte sur la réalité passe du tendre au sombre, de l’onirisme au monstrueux. Inspirés de la tradition surréaliste et d’une grande liberté formelle, les collages jouent sur le détournement d’aphorismes ou d’expressions populaires, la relecture ou la réappropriation d’images existantes. Genre artistique insolite et inclassable, le collage pratiqué par Prévert est un prolongement direct de son écriture imagée. Citations, proverbes et associations d’idées font corps avec le texte. Cette pratique qui, chez lui, donne des résultats saisissants, est sans doute l’aspect le moins connu de son oeuvre que cette exposition se propose de faire découvrir. Proche de Picasso, mais également ami de nombreux peintres célèbres ou moins connus, Prévert a écrit des dizaines de textes sur les artistes les plus divers. Il a aussi cosigné des livres d’art avec notamment Picasso, Miró, Calder, Chagall ou Max Ernst.Ouvrages

-  » Paroles  » , Éditions Le Point du Jour, 1945. Couverture de Brassaï
-  » Spectacle « , Gallimard (Point du Jour), 1951
- –  » La pluie et le beau temps « , Gallimard (Point du Jour), 1955
-  » Histoires et Autres Histoires « , Gallimard (Point du Jour), 1963
-  » Fatras « , avec 57 images composées par l’auteur, Gallimard (Point du Jour), 1966
-  » Imaginaires « , avec des reproductions en couleurs des collages de Prévert, Éditions Albert Skira, 1970
-  » Choses et Autres « , Gallimard (Point du Jour), 1972

Ouvrages collectifs-  » Contes pour enfants pas sages  » , illustré par Elsa Henriquez, Le Pré aux Clercs, 1947
-  » Des Bêtes « , avec des photos d’Ylla, Gallimard (Point du Jour), 1950
-  » Guignol « , avec des dessins d’Elsa Henriquez, La Guilde du livre, Lausanne, 1952
- –  » Grand Bal du printemps « , avec des photos d’Izis, La Guilde du livre, Lausanne, 1951
-  » Lettre des îles Baladar « , avec des dessins d’André François, Gallimard (Point du Jour), 1952
-  » L’Opéra de la Lune « , avec des dessins de Jacqueline Duhême et une musique de Christiane Verger, La Guilde du livre, Lausanne, 1953
-  » Couleur de Paris « , avec des photos de Peter Cornelius, Edita S. A., Lausanne, 1961
-  » Diurnes « , avec des découpages de Pablo Picasso et des interprétations photographiques d’André Villers, Berggruen, 1962
-  » Les chiens ont soif « , avec des lithographies et des eaux-fortes de Max Ernst, Au pont des Arts, 1964
-  » Fêtes « , avec des reproductions en couleurs d’oeuvres d’Alexander Calder, Maeght, 1971
-  » Hebdromadaires « , entretiens avec André Pozner, Guy Authier, 1972
-  » Adonides « , avec gravures en couleurs et gaufrages de Miró, Maeght, 1978Recueils posthumes

-  » Soleil de nuit, «  sous la direction d’Arnaud Laster, Gallimard, 1980
-  » La Cinquième Saison  » , sous la direction d’Arnaud Laster et Danièle Gasiglia-Laster, avec la contribution de Janine Prévert, Gallimard, 1984
-  » Octobre  » – sketches et choeurs parlés pour le groupe Octobre (1932-1936), textes réunis et commentés par André Heinrich, Gallimard, 2007Chronologie de Jacques Prévert 1900 : naissance de Jacques Prévert le 4 février à Neuilly-sur-Seine.
1915 : Prévert quitte l’école et exerce divers petits métiers.
1924 : installation à Montparnasse dans la maison louée par Marcel Duhamel, 54, rue du Château. L’adresse devient le rendez-vous des surréalistes.
1930 : parution dans des revues des premiers textes de Prévert et rupture avec le mouvement surréaliste.
1932 : Prévert rejoint le groupe Octobre, troupe théâtrale d’agit-prop avec divers amis, dont Raymond Bussières, Jean-Louis Barrault et Maurice Baquet.
1935 : scénariste et dialoguiste du film de Jean Renoir,  » Le Crime de M. Lange  »
1937 :  » Drôle de drame «  de Marcel Carné.
1938 :  » Le Quai des brumes «  de Marcel Carné.
1939 :  » Le jour se lève  » de Marcel Carné.
1941 :  » Les Visiteurs du soir  » de Marcel Carné.
1944 :  » Les Enfants du paradis  » de Marcel Carné.
1945 : dernier film du duo Prévert-Carné,  » Les Portes de la nuit « .
1946 : publication de  » Paroles « .
1946 :  » Les Feuilles mortes  » (texte mis en musique par Joseph Kosma).
1950 :  » La Bergère et le Ramoneur « , dessin animé coécrit avec Paul Grimault. Celui-ci reprendra ce travail en 1979 pour  » Le Roi et l’Oiseau « .
1951 : publication de l’ouvrage  » Grand Bal du printemps «  en collaboration avec Izis.
1957 : exposition de soixante collages de Prévert à la galerie Maeght à Paris.
1966 : publication de  » Fatras «  accompagné de collages de l’auteur.
1972 : publication de son dernier recueil,  » Choses et autres « .
1977 : Jacques Prévert s’éteint le 11 avril.

Saul Steinberg – Illuminations

Saul Steinberg - Illuminations dans EXPOSITIONS parisart-14-FHCB-Steinberg-G-860

 

Pendant 60 ans, Saul Steinberg (1914-1999), artiste américain d’origine roumaine, a illustré de
son talent les pages et couvertures du New Yorker. En plus de son travail de dessinateur, Saul
Steinberg fut également un immense propagandiste, caricaturiste, illustrateur, graphiste,
muraliste, dessinateur de mode et de publicité, scénographe, créateur infatigable de livres
d’images, et artiste de galerie. Steinberg fait aujourd’hui l’objet d’une rétrospective majeure
dont la tournée américaine s’est achevée l’an passé. La Fondation HCB est la première étape
de sa tournée européenne. L’exposition est organisée par le Frances Lehman Loeb Art
Center, Vassar College, conçue par Joel Smith, aujourd’hui conservateur du département de
photographie à l’université de Princeton. L’exposition sera présentée dans plusieurs villes
d’Europe sous la direction de la Saul Steinberg Foundation de New York, avec le généreux
soutien de la Terra Foundation for American Art et un financement supplémentaire de la
PaceWildenstein Gallery.

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Cette rétrospective est le premier regard porté sur l’extraordinaire contribution de Saul
Steinberg à l’art du XXe siècle, et sur son rôle de calligraphe des temps modernes, combinant
le mot et l’image pour exalter le regard et l’esprit de son public. 
 
Steinberg et Cartier-Bresson
 
Henri Cartier-Bresson, dont la passion première était la peinture, disait souvent « dessiner est
un dur plaisir ». Dans l’ouvrage Ombres et reflets, son ami Steinberg prolongeait ainsi sa
réflexion : « Il est difficile de reproduire la nature dans toute sa réalité substantielle, d’en saisir
la vérité intrinsèque ; cela exige beaucoup d’effort, un engagement auquel on se soustrait par
paresse – il est tellement plus commode, moins fatiguant, d’inventer ». Cartier-Bresson et
Steinberg s’étaient rencontrés en 1947. À la mort de Steinberg, en 1999, Cartier-Bresson
écrivait : « We had an invisible link ». Cartier-Bresson se réjouissait du projet, porté par Agnès
Sire, directrice de la Fondation HCB, de montrer le travail de Steinberg qu’il admirait et tenait
pour l’un des grands créateurs du siècle. Cette exposition rend hommage, l’année du
centenaire d’Henri Cartier-Bresson, à leur mutuelle admiration et à une œuvre extraordinaire. 
 
Le génie pluriel de Steinberg
 
Saul Steinberg: Illuminations présente une centaine de dessins, collages et assemblages
réalisés des années 1930 aux années 1990.  Esprit de génie, Steinberg est également connu
comme l’un des plus grands dessinateurs de l’époque moderne. Le dramaturge Ionesco disait
de lui : « Je crois qu’aucun autre artiste n’a su comme lui ou n’a réussi comme lui à faire de la
caricature un langage et une critique métaphysiques ». Sont dévoilés pour la première fois
tous les éléments de sa carrière – de ses dessins méconnus des années 1930 aux créations
des dix dernières années de sa vie. L’activité riche et variée de Steinberg débuta dans les
années 1930, à Milan, pendant ses études d’architecture, quand il publia des caricatures dans
un journal italien antifasciste. Son premier dessin fut publié dans le New Yorker en 1941, avant
même son arrivée aux Etats-Unis, alors qu’il attendait son visa à Saint Domingue. Il deviendra
dans les décennies suivantes l’un des artistes les plus populaires aux Etats-Unis. 
 Son trait élégant, incisif et inventif a été vu et imité dans les journaux intellectuels autant que
dans les cartes de vœux, apprécié par un vaste public – sensible à son style moderne et à son
esprit inclassable – entre humour, caricature et fable politique. 

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Un écrivain qui dessine
 
Steinberg disait de lui-même qu’il était « un écrivain qui dessine ». Il ajoutait : « plus qu’un
peintre peignant, je me sens chef d’orchestre », décrivant ses dessins comme des « leurres
fascinants ». Né en 1914 à Râmnicul Sărat, en Roumanie, élevé dans la petite bourgeoisie
juive de la Bucarest de l’entre-deux-guerres, Steinberg suit pendant un an les cours de lettres
et philosophie à l’université de Bucarest avant de s’installer à Milan en 1933 pour étudier
l’architecture. En 1941 il quitte l’Italie fasciste, devient citoyen américain en 1943, participe à la
Seconde Guerre Mondiale en tant qu’officier de marine.

Il connaît  rapidement le succès comme dessinateur satirique en collaborant à d’importantes publications (New Yorker, Life), puis acquiert une renommée internationale grâce aux expositions organisées dans le monde
entier et aux recueils de dessins. Jusqu’à sa mort en 1999, il partageait sa vie entre New York
et Springs. Dans l’analyse qu’il fait de l’œuvre de Steinberg, Joel Smith montre en quoi ses
études d’architecture et son ascension rapide vers le succès en tant que caricaturiste dans
l’ère fasciste milanaise lui ont permis de subtiles inventions graphiques. L’introduction au
catalogue de l’exposition (publié en anglais uniquement aux éditions Yale University Press)
par le poète et critique Charles Simic, fait remonter les origines de la sensibilité tragi-comique
de Steinberg dans le “Balkan bazaar” de sa Roumanie natale. Les archives Saul Steinberg
sont aujourd’hui conservées à l’université de Yale. 


 
Dès les années 1950 et pendant plus de 40 ans, le travail de Steinberg a été largement
exposé dans les musées et les galeries en Europe. Steinberg: Illuminations permettra au
public Parisien de reprendre contact avec la diversité et le génie de son art.

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Fondation Henri Cartier-Bresson

2, impasse Lebouis
75014 Paris

T. 33 1 56 80 27 00
F. 33 1 56 80 27 01
 

Horaires
Mardi-dimanche. 13h00-18h30. Dernière entrée 30 mn avant la fermeture
Samedi. 11h00-18h45
Nocturne mercredi jusqu’à 20h30
Fermé lundi

 

 Métro
Gaité, ligne 13, sortie n°1, vers la rue de l’Ouest
Edgard Quinet, ligne 6

Tarifs
6 € plein tarif
3 € tarif réduit : chômeurs, moins de 26 ans, plus de soixante ans
Gratuit pour les Amis de la Fondation et en nocturne le mercredi (18h30-20h30)

L’exposition se termine le 27 Juillet 2008.

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

Hokusai – l’affolé de son art!

Hokusai - l'affolé de son art! dans EXPOSITIONS hokusai-15_74

 

                       Le musée Guimet organise une exposition sur le maître, Hokusai, des estampes Japonaises et créateur du « manga » sous le pseudonyme de Taito en 1811.

 

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                      Katsushika Hokusai (1760—1849)

                      Hokusai est indiscutablement l’artiste japonais le plus connu de notre côté de la muraille de Chine, de l’autre côté aussi d’ailleurs. Les rares personnes qui ne connaissent pas l’artiste ont sans doute déjà eu l’occasion de contempler sa grande vague.

                     Né à Edo sous le nom de Tokitar?, il serait le fils de Nakajima Ise, un fabriquant de miroirs pour le shogunat. Il fait son apprentissage de graveur sur bois de 14 à 18 ans, âge de son entrée dans le studio de Katsukawa Shunsho. Il travaille durant 19 ans dans l’école de Katsukawa.

 

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                      A sa sortie du studio de Katsukawa, Hokusai change de nom pour Shunro dans un premier temps, puis choisit de s’appeler Tawaraya Sori lorsqu’il s’associe avec l’école de… Tawaraya. Il produit durant cette période de nombreuses peintures, surimonos et illustrations. En 1798, Hokusai se libère de tout lien avec des écoles pour devenir un artiste indépendant. Il passe son nom à un de ses disciples et se renomme lui-même Hokusai Tomisa.

 

Manga d’Hokusai

 

                      A l’âge de 51 ans, il prend le nom de Taito, pseudonyme sous lequel il crée le Manga. En 1820, il change à nouveau de nom pour Itsu. Il crée à cette époque ses travaux les plus connus, comme par exemple les “36 vues du Mont Fuji”. Il est alors un artiste célèbre dans tout le Japon.

                      En 1834, Hokusai change de nom pour Gaky? R?jin Manji: le vieux fou de dessin. Il produit alors les “100 vues du Mont Fuji”. Il s’éteint en avril 1849, à l’âge de 89 ans. On attribue à cet infatigable perfectionniste les derniers mots suivants: “Si j’avais eu 5 ans de plus, j’aurais pu devenir un véritable peintre”. Sa renommée ne s’étendra à l’occident qu’après sa mort.

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Musée national des Arts asiatiques Guimet
6, place d’Iéna, 75116 Paris
Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h00 à 18h00
ACCES GRATUIT AUX COLLECTIONS PERMANENTES

Exposition jusqu’au 4 Août 2008

estampe de carpe par hokusai

 

L’Art d’emplir le néant….

L'Art d'emplir le néant.... dans chronique satirique zzz746

 

 

                      Qui n’est pas un jour, par hasard, tombé sur l’une de ces « oeuvres » Ectoplasmiste bien en vue au sein d’une des nombreuses galeries dites « d’Art » de notre Capitale ou de Navarre!

                       Cela m’est arrivé il y a peu. Dans un quartier renommé que je ne citerai pas au sein d’une non moins respectable galerie qu’elle aussi je tairai , je me retrouva planté (il n’y a pas d’autre mot) devant le néant! Un tableau entièrement blanc. Le préposé tout sourire s’approcha de moi flairant la bonne aubaine!

- Ah cher monsieur, vos yeux ne trahissent pas tout l’intêret que vous portez à cette oeuvre majeure de l’art contemporain, ectoplasmiste oserais-je même…..

- Mais….

                      Et le bellâtre continua de plus belle!

 

- car je vous observe depuis maintenant trois bonnes minutes et mon expérience me fais dire que vous n’êtes pas indifférent au message de l’artiste!

                       C’est cela pensais-je en moi! Je ne suis pas indifférent au  »talent » d’un fieffé margoulin qui ose vendre à prix d’or un tableau empli de rien! Blanc, immaculé, lisse sans aspérité tel une page blanche!!!

                        Le bellâtre lui continua de plus belle et comme j’avais du temps à tuer avant une séance de cinéma, que le climat n’était pas des plus réjouissant, eh bien ma foi cela serait l’occasion d’attendre au sec que cette averse se soit éloignée!

-  Cette oeuvre est emplie de magnificence. Seul un oeil avertit comme le vôtre ( il me prend vraiment pour un con, celui là!) peut distinguer tout le travail magnifiquement réalisé qui d’ailleurs demanda à « tututututuutt » ( Nom masqué car je ne veux pas de procès ni lui faire de publicité) de nombreuses heures de travail. C’est avec un troisième oeil qu’il faut apprécier cette toile! ( Même avec 200 cela n’y changerait rien car il n’y a rien à voir!!!).

-Les recherches « tutututtzoïstes » fondamentales et radicales de sublimation par l’art, de transgression de ce monde et ses limites apparentes ont mené  »tututttt » à dépasser ces ultimes frontières. ( Il ne s’est pas foulé le coco, un coup de rouleau et puis dodo!!!!)

- Ces recherches l’ont aussi mené aux plus grandes excentricités « Tutututzoïstes » dans le domaine de l’inexprimable exprimé et d’une esthétique nouvelle. Vous avez devant vous monsieur l’entière et majestueuse intemporalité, l’univers recomposé. ( la connerie dans toute sa splendeur, oui!!!).

-Si vous saviez comme l’artiste a du réfléchir pour concevoir cet oeuvre monumentale, fruit d’années de réflexion! ( Il doit être crevé le pauvre!!!!) C’est toute sa vie qu’il résume là et cette concentration d’évènements au sein d’un unique tableau est une première unique dans le domaine de la peinture (rrroooooonnnn, je m’endors). Qu’en pensez-vous monsieur?

                        Ah le con!

- Ce que j’en pense, comment vous dire?

- Oui dites-moi, c’est important de connaître l’autre côté du tableau, l’avis de l’acheteur (Il me prend pour un pigeon en phase terminale ou quoi?) devant l’oeuvre de l’artiste. Un oeil neuf posé sur cette peinture permet à celle-ci de se pérenniser, de naviguer dans un futur lointain et à terme d’inonder de sa magnificence l’humanité entière! ( eh beh!! Mazette! Si j’avais su je serai devenu peintre!!!).

- Cela m’a vidé. Je sens comme un sentiment de néant! Voyez-vous?

- Mais bien sûr! Mr « tututttuttt » a voulu cela car non seulement cette oeuvre regroupe l’ensemble de son passé, de sa vie, de ses expériences mais en même temps elle indique le néant de l’avenir, les doutes sur un futur incertain ( je vais l’embaucher comme commercial le coco, avec lui c’est la crise cardiaque ou le Jack-pot assuré!!!). Incroyable non!

- Assurèment j’en suis totalement hébété!

- Moi aussi ( c’est sûr il fume ce gars là et pas que de la marlboro!!!!)

- Cette oeuvre (reprend-t’il) est le nec-plus-ultra à posséder, elle obéit à des critères de qualités artistiques exceptionnels et offre une garantie d’authenticité insurpassable dans le marché de l’art. En plus d’être une oeuvre à haut potentiel, cette oeuvre originale est l’apanage identifiable et réservé à un très haut niveau financier, social et culturel comme vous cher monsieur! ( Ah il me flatte le nigaud mais il ne m’aura pas, foi de Saint-Sulpice!!!). Alors?

- Alors quoi?

- Vous êtes sur le point de craquer ( c’est clair je craque, mes oreilles fument et mon ventre crie famine!!!!), n’est-ce pas?

- Vous êtes fin analyste!

- Il est vrai ( répond le maraud gaussé devant le compliment) mais cela est inérant à mon activité, inné dirais-je même!

- C’est cela!

- Ah cher monsieur le prix! Je vois dans votre regard une unique et ultime question! Combien coûte cette oeuvre unique? Même si pour vous l’argent n’est que futilité devant pareille magnificence! ( Il est vraiment con!!!!)

- Exactement!

- Cette oeuvre n’a pas de prix ( Cela tombe bien je n’aurai pas filé un kopeck pour cette croûte!!!!) mais l’artiste aussi talentueux est-il reste encore fort heureusement accessible!

- Merveilleux!

- Oui c’est important car cher Monsieur ( il va le lâcher son prix ou merde!!!!) cette oeuvre ne pourra que se bonifier tel un bon vin avec le temps ( et moi je vais me saouler de désespoir immédiatement!!!!). Allez !vous allez être agréablement étonné. Sa côte est actuellement de 187.654$ seulement!

- Seulement! peccadille!

- Vous voyez les grands esprits se rencontrent! ( Il est culotté le crétin!!!!)

- Certes je suis vivement intéressé par cette pièce unique et inestimable mais je dois dans l’immédiat prendre un peu de recul devant tant d’émotion et je repasserai demain vous voir!

- Ah cher monsieur, c’est tout là, l’attitude de la sagesse et de la maturité que je retrouve en vous comme d’ailleurs l’artiste qui lors……

- Je dois y aller, veuillez excuser ce prompt départ!

- C’est normal, à demain cher ami!

- A demain cher ami…..

                        Bilan c’est quand même talentueux de remplir le néant! mais moi c’est l’estomac que je pars combler puisque de toute façon cette séance de ciné, je l’ai loupée!!!!

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice
 

 

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