Bernard Plossu

Bernard Plossu dans Photographie: Grands Photographes

 Route – Oklahoma – 1983 - Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

plossu dans Photographie: Grands Photographes

Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

jaisalmer

Jaisalmer, Inde - 1989 - Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

agades

Agadès , Niger - 1975 - Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

Bernard_Plossu

Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

Plossu-2

Villa Noaïlles, Hyères – 1997 - Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

Plossu+img217

Saint-Nizier, Dauphiné – 1971 - Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

Bernard-Plossu.Montagne-basque

Montagne Basque - Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

Hirondelles Andalouses - Crédit photo:  © Bernard Plossu

.

.

Biographie de Bernard Plossu

.

Bernard Plossu (né le 26 février 1945 à Đà Lạt, sud du Viêt Nam) est un photographe français. La plus grande partie de son travail est constituée de reportages de voyages.

De 1951 à 1962, il étudie à Paris. Il commence la photographie très tôt : en 1958, il voyage au Sahara avec son père, muni d’un Kodak Brownie Flash, et en 1965, part pour le Mexique dans le cadre d’une expédition anglaise pour photographier la jungle du Chiapas. S’ensuivent de nombreux reportages en couleurs chez les indiens Mayas, en Californie, dans l’ouest américain, le Nevada, le Middle West.

En 1970, il réalise un travail sur l’Inde, où naît l’idée de séquences « surbanalistes » : séquences banales qui sont en fait surréalistes.

Il continue à voyager énormément, réalisant de nombreux reportages couleurs, et en 1975, part pour son premier voyage au Niger. Dès lors, il ne fait plus que des photos noir et blanc prises avec une focale de 50 mm pour se placer en marge de la photographie commerciale. Il participe à l’aventure de Contrejour avec Claude Nori qu’il retrouve à la fondation des Cahiers de la Photographie avec Gilles Mora, Jean-Claude Lemagny et Denis Roche.

En 1978 naît son fils Shane, qu’il photographie aussi régulièrement. En 1983, il commence à peindre et à travailler avec l’agence Fotowest. Son deuxième fils, Joaquim naît en 1986.

En 1987, grâce à l’institut français de Naples, il effectue un séjour photographique dans l’île Stromboli (Îles Éoliennes). L’année suivante, il s’installe dans l’ île Lipari avec Françoise Nunez, rejoint ensuite par d’autres photographes.Auparavant, il a réalisé une série d’images de l’archipel éditée par Arte. Naissance de sa fille, Manuela, en 1988.

.

Bien à vous,

Saint-Sulpice

.

A lire:

.

41nfbbTOWoL._SL500_AA240_

 .

À travers les photographies de ce livre, Bernard Plossu nous plonge au coeur d un calme irréel, une nouvelle harmonie surprenante d où se dégage un charme presque oriental. Paysages, scènes champêtres, des images qui nous renvoient au grand romantisme du XIXe siècle. Véritable «état des lieux» sensible des sites situés sur les rivages des lacs d Annecy, du Bourget et du Léman, cet ouvrage reflète l atmosphère si particulière des lacs de Savoie et de Haute-Savoie. Les photographies ont été réalisées pour le Conservatoire du Littoral, organisme qui a pour mission de conduire une politique foncière permettant d assurer la conservation des sites naturels et de valoriser son patrimoine paysager.

.

- Littoral des lacs par Bernard Plossu aux éditions Images en Manoeuvres – 98 pages – 16€

 .

51506CM93NL._SL500_AA240_

.

Lorsque Paul Martin part sur les chemins de Haute Provence le 16 juillet 1872, il succombe comme beaucoup d’artistes de son époque à la mode du voyage pittoresque qui se multiplie depuis la fin du XVIIIe siècle. Il s’agit pour ces artistes de familiariser le public avec la richesse du patrimoine rural, dans la tradition du félibrige. Paul Martin est un ami de Mistral. L’aquarelle, procédé rapide, permet de saisir dans l’instant les lueurs du crépuscule et convient à l’idée romantique de l’artiste vagabond qui tire sa force du contact avec la nature. En 15 jours, l’aquarelliste Paul Martin gagne les confins du territoire bas-alpin, la lisière italienne et revient. Il nous a laissé 56 instantanés, impressions fugitives et nostalgiques d’un voyage lent vers l’Italie. En 2002, le voyage photographique de Bernard Plossu sur les mêmes terres de Haute Provence, propose une expérience vivante et contemporaine de la traversée des Alpes. Ici le voyage vers l’Italie s’effectue en voiture et l’expérience du paysage est vécue à travers les vitres du véhicule dont on ne descend qu’à de brèves et rapides reprises. La traversée du paysage n’est plus qu’une ode à la lenteur mais construit une esthétique de la rupture : aux courbes douces des prairies alpines succèdent les angles droits des constructions industrielles de la vallée du Pô. A travers l’objectif photographique de Bernard Plossu, le parcours vers l’Italie devient net, épuré de toute émotion. Le photographe nous permet de partager son expérience : il nous livre ses planches-contacts intégralement signifiant son souhait de montrer les lignes de forces de son voyage.

.

- Voyages vers l’Italie par Bernard Plossu, Paul Martin, Marc Ceccaldi, Nadine Gomez-Passamar & Andrea Busto aux éditions Images en Manoeuvres – 127 pages – 25€

.

41gtwnw7PFL._SL500_AA240_

 .

Le livre En photographie, on croit aller très vite, en tout cas dans ce style de photo « snapshots », faits à l’instinct, très rapidement, dès qu’on les « voit », et même quelquefois plus vite qu’on ne l’a cru !… Les hirondelles : toujours fascinantes surtout par leur incroyable agilité à se diriger pourtant à toute vitesse, sans se cogner entre elles… Je photographie la plupart du temps au millième de seconde, me moquant éperdument de la sacro-sainte profondeur de champ : je m’en moque ! et même je l’évite sciemment sans doute ! Millième de seconde, incroyable vitesse ! Alors avec les hirondelles andalouses, quand je reste quelques jours à me reposer là-bas, s’établit cette sorte de jeu, comme « qui est le plus rapide » ! ? (elles, surement !) Voila, le challenge ultime : la vraie épreuve du millième de seconde, la rencontre entre nos deux agilités, quelle passionnante aventure.

.

- Hirondelles Andalouses par Bernard Plossu aux éditions Filigranes – 54 pages – 20€

.

51kpqlAwkUL._SL500_AA240_

.

À la fin des années 60, Bernard Plossu découvre les États-Unis depuis le Mexique où ses grands-parents ont émigré. Bill Coleman, qui deviendra ensuite un de ses plus fidèles amis, sera son passeur et son guide. Alors qu’il est déjà un photographe reconnu en France, il s’y installe en 1977 et y fonde sa famille. Et c’est durant toutes ces années dans l’Ouest américain que sa pratique photographique va prendre toute son ampleur face à l’immensité et la diversité des paysages qui s’offrent au regard de l’artiste qu’il est en train de devenir. Ce livre en traduit à sa façon les parcours successifs jusqu’à son retour définitif en France en 1985. Sans lieu, ni date, près de trois cents images se succèdent ainsi librement selon quinze chapitres qui se présentent comme autant de road-movies sans début ni fin où le réel américain se confond avec sa propre mythologie. Mais s’y dévoile surtout cette écriture du sensible et de la rencontre qui va devenir la signature de Bernard Plossu, référence incontestée aujourd’hui de la photographie française contemporaine.

.

- So long par Bernard Plossu & Lewis Baltz aux éditions Yellow Now – 320 pages – 20€

Gustave le Gray

Gustave le Gray dans Photographie: Grands Photographes 2fc4dce6a3044731-grand-flotte-francaise-rade-brest-gray-gustave

Flotte française en rade de Brest – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

N

b533475bc1b5c0b6-grand-remorque-large-gray-gustave dans Photographie: Grands Photographes

Remorque au large  – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

N

08be31b92b67d446-grand-marine-gray-gustave

Marine  sans ciel, un bateau  – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

N

f797dad1126dd2de-grand-marine-gray-gustave

Marine – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

N

dce02fb95f0cbbae-grand-brick-clair-lune-gray-gustave

Le Brick au clair de lune – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

N

245b6a841a36cd71-grand-vapeur-gray-gustave

le vapeur – Le Havre – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

N

09cc2fb07bd28dc1-grand-marine-grande-vague-sete-gray-gustave

Marine, la Grande Vague, Sète – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

N

3c912a314655ed22-grand-vague-brisee-sete-gray-gustave

La Vague brisée, Sète - Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

N

f06059c27e7442a5-grand-marine-soleil-couronne-soleil-couchant-gray-gustave

Marine. « le Soleil couronné », soleil couchant – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

 

 

Biographie de Gustave le Gray

N

Gustave Le Gray (30 août 1820 – 29 juillet 1884) est un photographe français. Inventeur et artiste, il se distingue par sa maîtrise de la technique photographique, au niveau de la composition comme au niveau de la lumière.

D’abord destiné à devenir clerc de notaire, Gustave Le Gray réussit à convaincre sa famille que son avenir est dans la peinture. En 1842, il suit l’enseignement de Paul Delaroche à l’École des beaux-arts, il y rencontre ses amis Henri Le Secq, Charles Nègre et Jean-Léon Gérôme. Dès 1843 Paul Delaroche est contraint de fermer son atelier, sa décision de partir en Italie influence ses élèves. Le Gray, puis Gérôme et Le Secq s’y retrouvent.

Bien que Le Gray ait continué à peindre (il expose aux salons de 1848 et 1853), ses tableaux n’ont pas retenu l’attention. C’est en effet dans la photographie que sa réputation s’établit et qu’il reçoit ses premières commandes.

En 1850, il met au point le négatif sur verre au collodion humide (qui sera perfectionné par Frederick Scott Archer), puis, l’année suivante, le négatif sur papier ciré sec.

1851 est une date charnière pour la photographie et pour Gustave Le Gray. Il est membre fondateur de la Société héliographique (qui deviendra ensuite la Société française de photographie). Il est parallèlement un des cinq photographes sélectionnés par la commission des monuments historiques, pour accomplir ce qui sera nommée la Mission héliographique (Le Gray, Edouard Baldus, Mestral, Henri Le Secq, Hippolyte Bayard). Cette mission a pour but le recensement des monuments du territoire national, et lui offre l’occasion d’expérimenter à grande échelle ses nouveaux procédés et de prouver sa virtuosité en prenant jusqu’à 30 clichés en un seul jour. Le Gray, Mestral et Le Secq utiliseront le négatif papier ciré, Baldus le négatif papier gélatine et Bayard le négatif verre albuminé. Le Gray et Mestral, élève de ce dernier, effectueront d’ailleurs le voyage ensemble.

Ses œuvres les plus célèbres datent de 1856 à 1858. Sur les côtes normande, méditerranéenne et bretonne, il réalise une série de Marines d’une grande beauté. Il utilise la technique des ciels rapportés pour donner au paysage l’intensité dramatique qu’il souhaite. À cette époque, il était difficile, à cause des différences de luminosité, de reproduire simultanément ciel et paysage. Le Gray contourne ce problème en réalisant des tirages en deux temps, à l’aide de deux négatifs (l’un pour le paysage, l’autre ensuite pour le ciel, d’où le terme de ciel rapporté).

 cette époque, il est alors un portraitiste reconnu, et devient progressivement le photographe officiel de la famille impériale. Pour Napoléon III, la photographie devient un moyen rapide de diffuser l’image d’un souverain moderne. Gustave Le Gray est notamment invité au camp de Châlons-sur-Marne dont il tire un reportage dans lequel il parvient à concilier son sujet à une composition travaillée. L’un des 10 albums de photographies réalisés en 1857 a été vendu 696 730 euros en 2007.

Mais les créanciers de Le Gray s’impatientent des retombées financières attendues de ses succès et celui-ci doit fermer son atelier en 1860, victime de sa gestion approximative.
C’est le moment que choisit Alexandre Dumas pour réaliser son rêve de voyage en Orient. Gustave Le Gray saute sur l’occasion en embarquant avec l’écrivain. À peine le voyage commencé, la prise de Palerme par Giuseppe Garibaldi décide Dumas à rejoindre les révolutionnaires et offre à Le Gray l’occasion d’illustrer les désastres provoqués par les bombardements de l’armée sicilienne. Les photos montrent une ville sans vie, devenue silencieuse. La photo de Garibaldi en révolutionnaire romantique fera rapidement le tour de l’Europe.
Le voyage reprend mais à Malte, Dumas se débarrasse de ses compagnons de voyage dont Le Gray. Sans revenus, ils proposent leurs services au Monde illustré qui les envoie en Syrie pour suivre un détachement de l’armée française.
Le Gray, blessé, profite de sa convalescence pour s’installer un atelier.

En 1861, il rejoint Alexandrie (photographies d’Henri d’Artois ainsi que du futur Édouard VII du Royaume-Uni) d’où il écrit à Nadar et envoie encore des photos mais à Paris, ce sont surtout ses créanciers et une femme dont il est bien content d’être éloigné qui entretiennent son souvenir.

En 1864, il quitte un peu plus l’Europe en s’installant au Caire où il vit de cours de dessins et de la protection d’Ismaïl Pacha. Au cours des vingt dernières années de sa vie, il continue à photographier. En 1867, à l’occasion de l’exposition universelle, il envoie des photographies dans l’indifférence générale. À sa mort en 1884, ses œuvres sont dispersées par son fils ; de nombreuses photos n’ont pas encore été retrouvées.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

A lire aussi:

 51B7QPTYVRL._SL500_AA240_

Redécouvert par les spécialistes depuis une trentaine d’années, Le Gray demeurait encore ignoré du grand public jusqu’à la vente, en 1999, de la collection d’André et Marie-Thérèse Jammes, où sa marine Grande Vague (1857), atteignant une enchère record, fit de lui le photographe le plus coté sur le marché.
Cette reconstitution inédite et magistrale de son ?uvre, sur l’initiative de la BNF, est le fruit d’un travail de plusieurs années dans les collections publiques et privées du monde entier ; elle donne la mesure de la contribution capitale de cet artiste à l’histoire de la photographie et donc à l’histoire de l’art du XIXe siècle. Gustave Le Gray se forme d’abord à la peinture. Elève de Paul Delaroche, il le suit à Rome en 1843.
A peine arrivé, il épouse la fille de sa logeuse, Palmira Leonardi, une beauté classique qui lui donnera de nombreux enfants mais le rendra malheureux. Son retour à Paris en 1847 voit ses débuts dans la photographie, qui suscite alors la curiosité de l’élite intellectuelle et artistique. Passionné par la chimie, il expérimente et met au point le négatif sur verre au collodion en 1850 et le négatif sur papier ciré sec en 1851.
De nombreux élèves, savants, peintres, écrivains, se pressent bientôt dans son atelier-laboratoire de Montmartre. Les commandes affluent : portraits, dont celui du futur Napoléon III, reproductions de tableaux pour Ingres ou Ary Scheffer, inventaire des monuments en péril dans le cadre de la Mission héliographique, en 1851. Il sillonne aussi la forêt de Fontainebleau en compagnie des premiers peintres de Barbizon.
En 1855, Le Gray s’installe dans un luxueux atelier du boulevard des Capucines. Là, de 1856 à 1859, il réalise ses ?uvres les plus magistrales. Portraits, bien sûr : l’aristocratie et le monde politique défilent chez lui. Commandes pour l’empereur : Le Gray fixe notamment les images de l’inauguration du camp militaire de Châlons-sur-Marne. ?uvre personnelle également : vues de Fontainebleau, marines prises sur les côtes de Bretagne, Normandie, Méditerranée, nus, vues de Paris.
Les marines connaissent un succès retentissant en France et en Angleterre, le nom de Le Gray est partout. Brusque revirement de situation : à cause de sa mauvaise gestion financière, il doit abandonner son atelier. En mai 1860, Alexandre Dumas l’embarque avec lui en Méditerranée sur sa goélette l’Emma : à Palerme, où, en pleine insurrection, Dumas retrouve Garibaldi, Le Gray photographie ruines et barricades.
L’aventure se poursuit à Malte, Beyrouth, Baalbek… En 1861 on le retrouve à Alexandrie faisant le portrait des voyageurs de marque comme le comte de Chambord ou le prince de Galles. Bientôt installé au Caire dans une maison arabe du XVIIIe siècle, il reçoit des commandes du vice-roi et devient professeur de dessin à l’Ecole militaire. Il meurt en 1884 dans la pauvreté, avec à ses côtés une jeune Grecque de vingt ans qui vient de lui donner un fils.
Ses photographies sont éblouissantes de maîtrise technique, d’équilibre, de finesse du détail et de richesse chromatique. Nourries de références picturales, elles rappellent Paul Delaroche, Caspar David Friedrich, Raffer, Ingres, les lithographes romantiques, la peinture d’histoire, mais elles préfigurent également des thèmes nouveaux – qu’on retrouvera sous le pinceau de Monet ou Courbet.

- Gustave le Gray 1820-1884 par Sylvie Aubenas aux éditions Gallimard – 400 pages - 70€

Shiro Kasamatsu

Shiro Kasamatsu  dans Artistes: Peintres & sculpteurs, etc... PineTreeKinokunizaka

 Pine-Tree in Raining Season, Kinokunizaka, Tokyo – Crédit Estampe: © Shiro Kasamatsu~F&R, Fine Arts, Inc

n

RainEveShinobazuPond dans Artistes: Peintres & sculpteurs, etc...

Rainy Evening at Shinobazu Pond, Tokyo  - Crédit Estampe: © Shiro Kasamatsu~F&R, Fine Arts, Inc

n

ShirahoneSpa

 Shirahone Spa, Shinshu  - Crédit Estampe: © Shiro Kasamatsu~F&R, Fine Arts, Inc

n

SpringNightGinza

 Spring Night at Ginza  - Crédit Estampe: © Shiro Kasamatsu~F&R, Fine Arts, Inc

n

MistyEveShinobazuPond

 Misty Evening at Shinobazu Pond – Crédit Estampe: © Shiro Kasamatsu~F&R, Fine Arts, Inc

n

MatsumotoCastle

Matsumoto Castle, Shinshu  - Crédit Estampe: © Shiro Kasamatsu~F&R, Fine Arts, Inc

n

EveGlowSuwaShrine

  Evening Glow at Suwa Shrine, Nippori – Crédit Estampe: © Shiro Kasamatsu~F&R, Fine Arts, Inc

n

Bloom%20Cherry%20Toshogu%20Shrine

 Blooming Cherry at Toshigu Shrine, Ueno – Crédit Estampe: © Shiro Kasamatsu~F&R, Fine Arts, Inc

n

BigLanternAsakusaTemple

 Big Lantern at Asakusa Temple, Tokyo – Crédit Estampe: © Shiro Kasamatsu~F&R, Fine Arts, Inc

.

.

Biographie de Shiro Kasamatsu

 

Né dans le quartier d’Asakusa à Tokyo, Shiro Kasamatsu (1898-1992) commence ses études artistiques vers l’age de 13 ans. En 1911, il devient un élève de Kiyokata Kaburagi un peintre célèbre, maitre de Bijin-ga (estampes représentant de  » belles femmes « ) qui sera aussi le professeur d’Hasui Kawase. Avec son maître, Il étudie la peinture japonaise traditionnelle (Nihon-ga) mais, contrairement à lui, il travaille surtout le paysage. C’est Kiyokata qui lui choisit son nom d’artiste  » Shiro « . En fait, le prénom de naissance que porte Kasamatsu est également Shiro mais il s’écrit avec des caractères différents. Il s’agit donc d’une orthographe alternative pour la même prononciation.

 Les peintures du jeune Shiro sont présentées dans plusieurs expositions prestigieuses dont l’exposition de l’Académie Impériale. C’est dans l’une de ces expositions que l’éditeur Shozaburo Watanabe les remarque. Celui-ci lui propose en 1919 de dessiner des estampes pour lui. Sans doute Kiyokata favorise-t-il la rencontre avec Watanabe comme il avait fait pour Hasui Kawase et Ito Shinsui, un autre grand dessinateur du Shin-Hanga. Sa première estampe  » Jour de vent au début de l’été  » est publiée la même année (1919). Entre 1919 et 1923, Shiro dessine plusieurs estampes de paysage pour Watanabe mais tous les blocs de bois gravés pendant cette période brûlent dans l’incendie qui suit le tremblement de terre de 1923 qui détruit 70% de la ville de Tokyo. Ces estampes sont donc très rares et très chères.

La collaboration entre Shiro et Watanabe durera en fait de 1919 jusqu’aux années 40. Pendant cette période, Shiro dessine au total 50 estampes pour Watanabe. Ses paysages décrivant des vues romantiques traditionnelles du Japon sont très appréciés par les collectionneurs étrangers. Comme Hasui Kawase, Shiro Kasamatsu démontre sa virtuosité dans les scènes de pluie et de neige ainsi que dans les scènes nocturnes.

En 1939, Shiro dessine la série des huit vues de Tokyo mais seulement 4 estampes en sont tirées car sa collaboration avec Watanabe est proche de la fin. En effet, Watanabe ne donne pas à son artiste l’autonomie dans la création dont il a besoin. Par ailleurs, Shiro est de plus en plus attiré par l’indépendance dont les dessinateurs du mouvement Sosaku-hanga  » gravures créatives « , qui gravent, impriment et publient eux-même leurs estampes, bénéficient.

Après la deuxième guerre, il cesse donc de travailler avec Watanabe mais il s’écoule presque 10 ans avant qu’il ne commence à produire ses propres estampes. Dans l’intervalle, il collabore avec la maison d’édition Unsodo appartenant à la famille Yamada de Kyoto pour laquelle il va dessiner une centaine d’estampes du début des années 50 jusqu’en 1960. Elles représentent des oiseaux et des animaux, des Bijin-ga, des paysages et des  » vues célèbres « .
La plupart des estampes publiées par Unsodo sont très belles et soutiennent la comparaison avec celles réalisées avec Watanabe.
Quand Shiro quitte Unsodo vers 1960, les blocs de bois restent en possession de l’éditeur mais la date d’édition gravée dans la marge de gauche est grattée. Aussi les estampes qui possèdent une date dans la marge de gauche sont dites « Premières impressions » et toutes les éditions réalisées après le départ de Shiro, donc sans mention de la date, sont dites  » Impressions tardives « . La présence ou l’absence de date dans la marge donne donc un indice important pour dater l’estampe : soit entre 1950 et 1960, soit après 1960.

(NB : La date imprimée sur une estampe japonaise est soit celle de la réalisation du dessin, soit celle de la gravure des bois.)

A partir de 1955, Shiro est prêt à tester l’autonomie complète. Il commence à graver et à imprimer ses propres dessins en un nombre limité d’exemplaires numérotés. Il signe ses estampes en lettres romanes. La signature est le plus souvent sur le dessin (et plus dans la marge). Les sujets sont des paysages et beaucoup de kacho-e (images d’oiseaux et de fleurs)
Il crée à peu près 80 estampes gravées et imprimées par ses soins entre 1955 et 1965. Son style se rattache alors au mouvement Sosaku-Hanga ( » gravures créatives « ), un style moins raffiné, plus géométrisant et plus occidental. Mais avec parfois des fulgurances.

 .

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

 

 

A lire:

 

5106oL0-s0L._SL500_AA240_

 

” Vivre uniquement le moment présent, se livrer tout entier à la contemplation de la lune, de la neige, de la fleur de cerisier et de la feuille d’érable… ne pas se laisser abattre par la pauvreté… mais dériver comme une calebasse sur la rivière, c’est ce qui s’appelle ukiyo. ” À cette définition du terme ukiyo, par l’écrivain Asai Ryôi (1612-1691), il a suffi d’ajouter le mot image, ” e ” en japonais, pour désigner un nouvel art qui bouleversa la conception de l’espace et du modelé, celui de l’estampe japonaise. C’est cet art apparu durant l’époque d’Edo (1603.1868) que le présent ouvrage révèle en puisant dans le fonds prodigieux de la Bibliothèque nationale de France. Issues de la nouvelle culture civile et populaire qui s’est développée autour de la ville d’Edo, capitale shogunale et ancienne Tôkyô, les estampes des XVIIIe et XIXe siècles illustrent avec une grande expressivité un large éventail de thèmes liés à l’écoulement de la vie terrestre éphémère : le théâtre et le sumo, la beauté féminine, la parodie, la faune, la flore, le paysage… Au fil de ces thèmes les Œuvres des grands maîtres, de Harunobu à Hiroshige, en passant par Utamaro et Hokusai, sont ici reproduites et commentées. Leur modernisme, l’audace de leurs compositions et de leurs formats étonnent À travers leur style d’un raffinement extrême, c’est la vision hédoniste d’une société qui s’exprime, son mode de vie, ses aspirations et jusqu’à ses fantasmes les plus intimes dans les estampes érotiques ou ” images de printemps “.

- Estampes Japonaises, Images d’un monde éphémère par Gisèle Lambert & Jocelyn Bouquillard aux éditions Bibliothèque Nationale de France – 279 pages – 19€

 

 —-

 

51oH-ZaVi5L._SL500_AA240_

 

La cloche du soir à Dôjôji, la vague au large de Tanagawa, pruniers dans la nuit sans lune, promenade parmi les iris, pêcheuses d’abalones, prélude au désir, la belle Kisegawa chez Matsubaya…, l’art de l’ukiyo-e – image du ” monde flottant ” – qui s’épanouit dans le Japon des XVIIIe et XIXe siècles, reflète le style de vie et la culture de la nouvelle bourgeoisie aisée des cités urbaines, à l’ère d’Edo (Tokyo), la capitale shogunale. Théâtre kabuki et acteurs, maisons vertes et courtisanes, maisons de thé et hôtesses, érotisme, paysages, faune, flore et natures mortes inspirent les artistes et les poètes. Les premières estampes monochromes apparaissent dès la fin du XVIIe siècle et cet art connaît son apogée au XVIIIe siècle avec les estampes polychromes ou ” images de brocart ” aux couleurs subtiles, aux fonds micacés, moirés, animés de poudre d’or et d’argent, aux formats audacieux. Une esthétique du plaisir qui engendre un art d’un raffinement extrême, que l’on découvre ici à travers une centaine d’œuvres des plus grands maîtres parmi lesquels Harunobu, Hiroshige, Hokusai, Sharaku, Toyokuni, Utamaro…

- Estampes Japonaises, Mémoires et merveilles de la Bibliothèque nationale de France par Gisèle Lambert aux éditions Bibliothèque Nationale de France - 175 pages – 18

—-

51qeI8tU%2BAL._SL500_AA240_

 

Ce livre est consacré à l’histoire de l’ukiyo-e: sa naissance, son évolution et ses chefs-d’œuvre. Les “images du Monde flottant” (ukiyo-e) sont l’expression esthétique d’une civilisation. L’imaginaire des estampes japonaises décrit avec raffinement et sincérité l’émergence d’une culture urbaine, essentiellement celle de la capitale, Edo – l’actuelle Tokyo -, dont les habitants recouraient aux plaisirs mondains afin d’échapper à la tristesse de la vie quotidienne. Après les artistes des premiers temps de l’ukiyo (Iwasa, Moronubul Andô…), cet ouvrage s’attache à étudier les œuvres d’Utamaro, Hokusai et Hiroshige. Ils sont en effet les artistes majeurs de ce genre graphique qui a marqué l’histoire de l’art du Japon du XVIIe au XIXe siècle.

- Ukiyo-e ou l’estampe japonaise par Francesco Morena aux éditions Citadelles et Mazenod – 239 pages - 52€

—-

61NRYGPSZEL._SL500_AA240_

 

La paix qui régna au japon à l’époque d’Edo engendra de profondes transformations économiques, sociales et culturelles. L’éducation prit une place primordiale, de même que le jeu, dans le développement harmonieux des enfants. Une nouvelle culture vit alors le jour, d’une diversité sans égale sur le plan littéraire et artistique. L’estampe japonaise qui naquit à cette époque et atteignit, dans les décennies qui suivirent, une virtuosité technique inégalée en dehors de l’archipel, retrace fort bien la vie quotidienne des enfants, de la naissance à l’âge adulte. Ludique, pédagogique, toujours attrayante, elle ne cessa d’enchanter le peuple d’Edo avant de conquérir l’Occident. Miroir de la vie quotidienne, elle enchanta petits et grands. Cet art de vivre aujourd’hui révolu, où les enfants occupaient pour la première fois une place de choix, revit sous nos yeux grâce aux estampes kodomo-e, terme désignant l’ensemble des images consacrées et destinées aux enfants. On y trouve aussi bien des représentations de mères avec leur progéniture que des enfants en train de jouer, de se disputer, d’étudier. Plus encore, l’une des étonnantes particularités de ce livre est de présenter des estampes destinées à servir de jouets sous forme de maquettes, de découpages, de jeux de société, etc. Autant d’occasions, pour le lecteur, quel que soit son âge, de faire revivre ces images du passé en jouant avec elles. Par là, c’est à un véritable bouleversement de nos habitudes de lecture que nous invite Brigitte Koyama-Richard, qui transforme le livre en objet ludique.

- Kodomo-e, l’estampe japonaise et l’univers des enfants par Brigitte Koyama-Richard aux éditions Hermann – 115 pages – 25€

Eloge du négatif, le calotype en Italie, les années pionnières – Petit-Palais – 18 Février au 2 Mai 2010

Eloge du négatif, le calotype en Italie, les années pionnières - Petit-Palais - 18 Février au 2 Mai 2010 dans EXPOSITIONS 9782759601165

 N

N

Utilisé au XIXe par les photographes professionnels, les amateurs et les artistes, le négatif papier a permis à la photographie naissante de s’intégrer pleinement au monde de l’art. Au cours des années 1840, le négatif papier devient un outil novateur et fascinant : il inaugure « l’ère de la reproductibilité » tout en créant un nouvel univers visuel. L’exposition explore ce temps fort méconnu de l’histoire de la photographie.

N

http://www.dailymotion.com/video/xcg7lz

N

Provenant de prestigieuses collections italiennes et françaises, 140 oeuvres, négatifs ou tirages d’époque, sont pour la première fois présentées. Cette exposition propose une réévaluation du rôle et des usages du négatif sur papier en Italie, pays où pionniers et amateurs de tous bords se rencontrent et mettent au point une nouvelle façon de percevoir et d’utiliser les images.

 N

 dans EXPOSITIONS

 La maison de Salluste, Pompéi - 1846 - Crédit Calotype : © Calvert Richard Jones 

N

Du paysage romantique à l’édition touristique en passant par le recueil pour artistes, le négatif papier permet la professionnalisation des photographes et la naissance de grandes entreprises édiotriales modernes. Dans cette aventure, photographes italiens (Giacomo Caneva, Vero Veraci, Luigi Sacchi ect), français (Eugène Piot, Frédéric Flacheron, Edouard Delessert etc) et anglais (George Wilson Bridges, Calvert Jones, James Grahan) collaborent étroitement.

N

Calvert_Colosseum_Rome_1846_Calotype

Le Colisée de Rome – 1846 - Crédit Calotype : © Calvert Richard Jones 

N

 Bien loin  de la précision ou du réalisme photographique auxquels est habituellement associée la photographie, ces oeuvres sont des témoignages subjectifs et intimes de la sensibilité d’une époque. Elles exigent de nous une véritable conversion du regard.

N

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

N

- Petit-Palais – Avenue Winston Churchill – 75008 Paris – Tél: 01.53.43.40.00 – Métro : Champs-Elysées-Clémenceau (ligne 1 ou 13) ou Concorde (ligne 1, 8 ou 12) ~ RER : ligne C, station Invalides ~ ligne A, Station Charles-de-Gaulle-Etoile – Bus : 42, 72, 73, 80, 93 - Du 18 Février au 2 Mai 2010 - Ouvert tous les jours de 10h à 18h sauf lundi et jours fériés (Nocturne le jeudi jusqu’à 20h pour les expositions temporaires.) - Tarifs: Plein 6€, Réduit 4.50€ ( A partir de 60 ans, Chômeur, Documentalistes des établissements scolaires en activité, Enseignants en activité, Famille nombreuse, Paris-Famille, Sauvegarde de l’Art Français, Société de l’Histoire de l’Art Français, Société francaise ‘archéologie, Société nationale des Antiquaires de France, Titulaire de la carte Améthyste, Titulaire de la carte Emeraude ), Demi-Tarif 3€ ( Jeunes de 14 ans à 26 ans inclus, RMI, Allocation parents isolés, allocation personnalisée d’autonomie, aide sociale de l’Etat pour les réfugiés ), Gratuité jusqu’à 13 ans inclus.
 

12345...8

Photos Passion |
stella-x-hudgens |
laeticia972et77 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Captures d'écrans de la gui...
| harleyquinn
| Snow et rando en montagne