Paris – La commune de 1871

 

Porte-Maillot – Juin 1871

 Paris - La commune de 1871 dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui porte-maillot2

Le 18 mars 1871, une émeute éclate à Paris, sur la butte Montmartre. Adolphe Thiers, chef du gouvernement provisoire de la République, renonce à la réprimer et s’enfuit à Versailles avec tous les corps constitués.

C’est l’amorce de la «Commune». Maîtres malgré eux de la capitale, les révolutionnaires et militants socialistes vont se découvrir et offrir à la bourgeoisie républicaine l’occasion de se débarrasser une fois pour toutes de la «question sociale». Il en coûtera 20.000 victimes.

 

 

Saint-Cloud, le café d’Elcombe – Février 1871

cafe-d-elcombre dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui

 

Après avoir battu et fait prisonnier l’empereur Napoléon III à Sedan, les Prussiens ont assiégé la capitale et battu les armées que Léon Gambetta, le jeune ministre de l’Intérieur, avait réunies en province. Le gouvernement de la Défense nationale est contraint de signer un armistice le 28 janvier 1871 et de préparer des élections générales.

Le nouveau «chef du pouvoir exécutif de la République française», Adolphe Thiers (73 ans), obtient de l’Assemblée nationale réunie à Bordeaux qu’elle ratifie les préliminaires de paix dès le 2 mars. La veille, conformément à la convention d »armistice, les troupes allemandes ont commencé à défiler dans une capitale en deuil, devant des statues recouvertes d’un voile noir.

Les Parisiens ruminent leur humiliation. Soulagés par la fin du siège et des pénuries alimentaires, ils se sentent néanmoins trahis par les gouvernants réfugiés à Bordeaux. À Montmartre, le maire du XVIIIe arrondissement, un certain Georges Clemenceau (31 ans), attise les ressentiments de la population en affichant une proclamation où l’on peut lire : «On vous a livrés sans merci. Toute résistance a été rendue impossible».

 

Ruines du château de Saint-Cloud en Mai 1871

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L’Assemblée nationale attise les tensions. Après l’arrêt des combats contre les Prussiens, elle renonce à revenir à Paris, par peur de la capitale et de ses deux millions d’habitants aux sentiments majoritairement républicains, voire socialistes. Le gouvernement décide donc le 10 mars de s’installer à Versailles.

Dès le 11 mars, parmi ses premières mesures, il lève sans préavis le moratoire sur le remboursement des effets de commerce et des loyers qui avait été instauré au début de la guerre. Il supprime aussi l’indemnité due à la garde nationale (30 sous par jour). Or, à Paris, la garde nationale rassemble pas moins de 180.000 hommes issus de la petite bourgeoisie et du monde ouvrier qui se sont portés volontaires pour défendre la capitale contre l’ennemi et se sont habitués à vivre sous les armes.

 

Place vendôme/Rue de la paix – Barricade en Mars/Avril 1871

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L’atmosphère s’échauffe. Là-dessus, Thiers décide de récupérer 227 canons qui avaient été financés par une souscription des Parisiens en vue de la défense de la capitale. La garde nationale de Paris a disposé ces canons sur les buttes de Montmartre et de Belleville pour les mettre hors d’atteinte des Prussiens lors de leur entrée dans la capitale.

Le samedi 18 mars, coupant court aux négociations avec les habitants de Montmartre, Thiers envoie une colonne de 4.000 soldats avec l’ordre de récupérer les canons. Mais l’affaire est mal préparée et les soldats perdent du temps à chercher des attelages. On sonne le tocsin. La foule s’assemble. Les soldats se débandent ou se rallient au petit peuple.

Le général Lecomte, qui commande l’une des brigades, est fait prisonnier. Un autre général, Clément-Thomas, qui se promène sur les boulevards, est arrêté à son tour par les émeutiers. À 17 heures, les deux hommes sont exécutés dans une orgie de sang, sous les yeux horrifiés du jeune Georges Clemenceau, impuissant à calmer la foule.

Quelques émeutes se produisent au même moment en d’autres quartiers de Paris et des soldats fraternisent avec les insurgés. Les bataillons de la garde nationale se groupent en fédération d’où le nom de «fédérés» que l’on donnera aux insurgés.

 

 

Le 23 mai 1871, les Communards incendient le palais des Tuileries.

tuileries

 

Adolphe Thiers renonce à réprimer l’émeute. Peut-être juge-t-il l’entreprise trop risquée avec 30.000 soldats à la fidélité incertaine face aux 150.000 hommes de la garde nationale ?… Il ordonne donc à l’armée et aux corps constitués d’évacuer sur le champ la capitale. L’évacuation commence avant même le meurtre des généraux Lecomte et Clément-Thomas. Elle est achevée le soir même.

Abandonné par la République, Paris s’en remet à des militants jacobins nostalgiques de Robespierre (comme l’avocat Charles Delescluze), blanquistes (partisans du théoricien de la révolution Auguste Blanqui, en prison le 18 mars), proudhoniens (héritiers de l’utopiste Proudhon, mort en 1865), socialistes, anarchistes… Pris de court par le vide du pouvoir, ces militants au nombre d’une trentaine se constituent en Comité central et se réunissent dans la plus grande confusion à l’Hôtel de ville.

 

 

Le 24 mai 1871, à 17h, la Préfecture de police prend feu!

incendies

 

Les élections municipales, organisées le 26 mars, traduisent le désintérêt des Parisiens pour la révolution municipale en cours, avec en général moins d’une moitié de votants. La Commune est néanmoins proclamée le 28 mars. Elle est représentée par une assemblée de 79 élus et son nom fait référence à la Commune insurrectionnelle qui mit bas la royauté le 10 août 1792.

Dans une «Déclaration au peuple français», Paris suggère aux autres communes de France une association fédérale, assez confuse au demeurant. Quelques émeutes se produisent à Lyon, Marseille, Toulouse, Saint-Étienne, Le Creusot, mais elles sont vite réprimées et la France, dans son ensemble se tient coite. Les Parisiens ne contiennent plus leur vindicte contre les «cul-terreux» de la province. Le mépris est réciproque.

La capitale doit dès lors supporter un deuxième siège, non par les Prussiens mais par l’armée française. Elle se protège derrière les fortifications massives (les «fortifs») qui enserrent la capitale depuis qu’Adolphe Thiers lui-même en a ordonné la construction trente ans plus tôt, par la loi des Bastilles. Les premières escarmouches commencent le 2 avril près du mont Valérien avec l’occupation de Courbevoie par les «Versaillais».

Entre temps, la Commune met en place une dizaine de commissions (Guerre, Relations extérieures….) pour tenter de gouverner la capitale, cependant que les quartiers et les arrondissements se gèrent comme ils peuvent.

 

 

Cour d’honneur de l’Arsenal – Mai 1871

arsenal

 

On n’en finirait pas de citer les mesures édictées par ces commissions et le plus souvent restées lettre morte: saisie des biens de l’Église, plafonnement du salaire des fonctionnaires et interdiction du cumul des fonctions (les postes se multiplient néanmoins, avec uniformes et galonnettes), interdiction du travail de nuit pour les ouvriers boulangers (à la grande déception du peuple qui tient au pain frais du matin), interdiction des jeux de hasard et fermeture des bordels, arrestation des ivrognes, destruction de la colonne Vendôme à l’initiative du peintre Gustave Courbet qui dénonce ce «monument de barbarie» et devra plus tard en payer la reconstruction pour 300.000 francs-or….

 

 

Barricade de Charonne – 1871

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La Commune, sous l’impulsion d’un blanquiste dénommé Raoul Rigaud, étend les prérogatives de la police et de la censure. Le 3 avril, elle publie le «décret des otages» du 2 prairial An 79 ! C’est ainsi que l’archevêque de Paris, Monseigneur Darboy, arrêté le 31 mars précédent, sera fusillé sans jugement avec quatre autres ecclésiastiques… et un badaud. Les Communards fusilleront au total 480 otages… Beaucoup moins, soulignons-le, que les Versaillais ne massacreront de gens pendant la Semaine Sanglante qui mettra fin à la Commune.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

André Zucca – Les Parisiens sous l’occupation…

 

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 Signalisation allemande au marché aux puces de St-Ouen  – Crédit photo: © André Zucca

 

 «Les Parisiens sous l'Occupation»: l'exposition polémique

 

 Les Halles. Paris, juillet 1942 – Crédit photo: © André Zucca

 

 «Les Parisiens sous l'Occupation»: l'exposition polémique

 

 Cinéma «Lux Bastille» et gare de la Bastille. «Haut le vent», film de J. de Baroncelli – Crédit photo: © André Zucca

 

«Les Parisiens sous l'Occupation»: l'exposition polémique

 

Esplanade du Palais de Chaillot – Trocadéro – Crédit photo: © André Zucca

 

«Les Parisiens sous l'Occupation»: l'exposition polémique

 

 Rue de Belleville – 1944 – Crédit photo: © André Zucca

 

«Les Parisiens sous l'Occupation»: l'exposition polémique

 

Jardins du Luxembourg – Mai 1942 – Crédit photo: © André Zucca

 

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 Place de la Concorde – Juillet 1943 – Crédit photo: © André Zucca

 

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Pont de la Tournelle. Habitant de Noisy-le-Sec sinistré à la suite du bombardement du 19 avril 1944 – Crédit photo: © André Zucca

 

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Place Pigalle – 16 Mai 1944 – Crédit photo: © André Zucca

 

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 Ménilmontant – 1944 – Crédit photo: © André Zucca

 

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Dans le Marais, rue des Rosiers – Crédit photo: © André Zucca

 

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 Photo du Maréchal Pétain en vitrine – Crédit photo: © André Zucca

 

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Relève de la garde. Paris, 1941 – Crédit photo: © André Zucca
 

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 Rue de Rivoli – Mai 1942 – Crédit photo: © André Zucca

 

 

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Un tandem-taxi se rend à Longchamp en août 1943 – Crédit photo: © André Zucca

 

 

 | André Zucca/Le Monde 2

 

 Le 28 mai 1942, une ordonnance astreint les juifs à porter l’étoile jaune – ici, rue de Rivoli – Crédit photo: © André Zucca

 

  | André Zucca/Le Monde 2

 

 Les chapeaux foisonnent sur l’hippodrome de Longchamp, en août 1943 – Crédit photo: © André Zucca

 

 

 | André Zucca/Le Monde 2

 

 Une jeune cycliste cours de Vincennes, en 1941 – Crédit photo: © André Zucca

 

 

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 Devant les guichets du Louvre, en 1942 – Crédit photo: © André Zucca
 

 

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 Lieu de sortie, le zoo de Vincennes reste ouvert sous l’Occupation – Crédit photo: © André Zucca
 

 

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Des soldats allemands profitent d’une permission aux puces de Saint-Ouen en septembre 1941 – Crédit photo: © André Zucca

 

 

 | André Zucca/Le Monde 2

 

 La station Marbeuf-Champs-Elysées, en 1943, aujourd’hui Franklin-Roosevelt. Les Champs-Elysées sont alors le principal lieu de divertissement de Paris – Crédit photo: © André Zucca

 
 | André Zucca/Le Monde 2

 

 

Des enfants s’amusent au bassin du Luxembourg – Crédit photo: © André Zucca
 

 | André Zucca/Le Monde 2

 

Le rationnement atteint la mode : les chaussures se parent de semelles de bois  - Crédit photo: © André Zucca

 | André Zucca/Le Monde 2

 

 

 Biographie d’André Zucca

André Zucca est né à Paris en 1897. Il est le fils unique d’une couturière piémontaise, Erminia Zucca et d’un père brodeur qui ne l’a pas reconnu. Entre 14 et 17 ans, il vit à New-York en compagnie de sa mère.

Il commence sa carrière de photographe dans les années 20 au journal de théâtre et cinéma Comoedia. Il épouse en 1933 la jeune comédienne Irène Dié (1909-1963). Le couple vit à Montmartre, au Bateau-Lavoir, puis rue Saint-Vincent.

Épris d’aventure, il réalise son premier grand reportage en 1935-36 à travers l’Italie, la Yougoslavie et la Grèce. En 1937, il part six mois sur le vieux cargo Min de la Compagnie des Messageries Maritimes, pour un voyage du Havre au Japon, via le canal de Suez. Il revient via la Chine, l’Inde, puis se rend au Sahara marocain. Il vend ses photos à différents journaux comme Paris-Soir, Match, Life, Picture Post.

En 1939, il devient attaché au 2e Bureau (services de renseignement). L’hiver 1939-1940, il est envoyé comme correspondant de guerre sur le front de Carélie, pour couvrir les combats de l’armée finlandaise contre l’armée soviétique. Début 1940, il travaille en France avec Joseph Kessel sur la drôle de guerre, pour le quotidien Paris-Soir.

En juin 1940, les Allemands occupent Paris. En septembre 1940, les autorités d’occupation décrètent l’interdiction de photographier à l’extérieur.

En août 1941, il devient correspondant du journal allemand Signal. Il obtient ainsi une carte de presse, un laissez-passer, des rouleaux de pellicules noir et blanc et couleurs.

Après la Libération, il est arrêté en octobre 1944 pour atteinte à la sûreté extérieure de l’État. Il est relâché sur intervention du colonel Antoine Moyen, adjoint du général Lattre de Tassigny. André Zucca quitte alors Paris en mai 1945 pour vivre à Garnay, près de Dreux. Les éléments à charge étant jugés insuffisants, les poursuites sont abandonnées en octobre 1945.

Sous le pseudonyme de “Piernic”, il ouvre une boutique de photographie à Dreux en 1952. Il fait des photographies de mariage, des portraits, etc. en Eure-et-Loir. Après la faillite de son commerce en 1965, il retourne à Paris, à Montmartre, où il meurt en 1973

 

Bien à vous 

Saint-Sulpice

 

Mes chers Vichystes….

Le Maréchal Pétain

                      Je sais la nostalgie qui s’éprend de vous. Quel acharnement s’est abattu sur vos frêles épaules, vous qui pensiez en toute bonne foi oeuvrer pour la renaissance de la France! Mais suis-je bête!…. Les plus jeunes de vous sont octogénaires, j’oubliais!…. alors permettez moi de répéter mes propos un tantinet plus fort;

                    JE SAIS LA NOSTALGIE QUI S’ÉPREND DE VOUS. QUEL ACHARNEMENT….quoi?…..non mais tendez l’oreille mon vieux! Concentrez-vous que diable! ( à leur âge….) ACHARNEMENT disais-je S’EST ABATTU SUR VOUS…….Monsieur, oui vous avec le berêt et la francisque…oui vous au fond….je répète une dernière fois un peu plus fort;

                   JE SAIS LA NOSTALGIE QUI S’EPREND DE VOUS. QUEL ACHARNEMENT S’EST ABATTU SUR VOS FRÊLES EPAULES, VOUS QUI PENSIEZ EN TOUTE BONNE FOIS OEUVRER POUR LA RENAISSANCE DE LA FRANCE!    »Travail, Famille, patrie »….C’est vrai que sorti de son contexte historique il faut reconnaître que cela sonne bien!

                     Bref mes chers Vichystes je vous souhaite la bienvenue dans notre modeste maison de repos « Les Lavalières ». Non monsieur Baudoin je vous rassure personne n’écoute la BBC ici, juste NRJ!….non Mr Baudoin NRJ ne signifie pas « Nouvelle Juiverie révolutionnaire » mais « nouvelle radio pour les jeunes »! ce qui de loin ne vous concerne plus!

                    - »Mr Weygand ce n’est pas bien de dénoncer vos camarades qui s’endorment!!! Ce n’est pas faute de vous le répéter, on ne pratique plus la délation! Non ce n’est pas un acte civique….Ne me répondez-pas, il suffit!! Mais vous êtes atteint mon pauvre vieux!!!!! »

francisque

                    –  » Je vous écoute Mr Pujo. Comment?….ah!….Non ce n’est pas la peine d’aller à la « Kommandantur » pour vous faire délivrer un laissez-passer pour rendre visite à votre fille (la pauvre!!!) à Paris. Il suffit d’aller au guichet SNCF avec votre carte vermeil.

                   - » D’autres questions? »………. Mr Frémicourt vous posez votre stylo et vous vous levez et vous prie de m’apporter immédiatement le papier que vous cachez derrière votre dos!…..Bon je reprends calmement. Vous poussez votre chaise roulante et m’apportez le papier….voilà qui est mieux! »…. » Mr Frémicourt je suis fortement déçu par votre comportement….que lis-je!

- Monsieur le « Hauptsturmführer »( capitaine). Je suis un bon citoyen Français actuellement retenu en détention et je vous écris ce petit mot pour vous signifier que mon geôlier, le directeur de la maison de repos « Les lavalières » est un sale bolchévique au service de l’infâme Staline qui égorge nos femmes et nos ouailles! Bien entendu je préfère rester dans l’anonymat pour éviter toute représailles et vous prie de bien vouloir transmettre mes plus affectueuses salutations à votre épouse Frau Barbie. Signé Alphonse F, patriote du Reich.

                   – Je vous signale que de nos jours, Mr Frémicourt, c’est un commissaire et non pas un « Hauptsturmführer » et…..Quoi?…Mais non les Soviétiques ne nous ont pas envahis…non ce n’est pas un commissaire du peuple mais de POLICE Mr Frémicourt….donc je continue et même si j’étais communiste, ce qui d’ailleurs ne manqueras pas de vous faire plaisir, sachez que c’est une « espèce » en voie de disparition que l’on sera bientôt obligé de classer au patrimoine National pour pouvoir au même titre que vous messieurs s’en souvenir plus tard lorsque vous ne serez plus!!!! Désolé je me lâche….Et que la dernière fois que j’ai pratiqué un égorgement remonte à il y a trente ans lorsque je tuais le cochon à la ferme avec mon père…….Comment?….Oui Mr Pomaret tout est bon dans le cochon! bien passons….

                   – Je suis heureux,ou plutôt conscient donc de vous accueillir dans cette maison de repos qui sera je l’espère….Oui Mr Pujo…Non je n’ai pas dis « je l’espère » mais….mais TAISEZ-VOUS!  Qui sera le dernier maillon de votre parcours de réhabilitation dans notre bonne société Française bien que je m’inquiètes un peu des résultats de votre thérapie de groupe!!! Mais enfin!!! Vous voici pour la plupart au terme de votre vie et Dieu merci….Comment Mr Frossard?….Non je ne disais pas « et Dieu merci » mais « et c’est ainsi…. » et donc c’est ainsi que je me dois de vous épauler malgré, votre lourd passé, dans votre dernière demeure terrestre, la maison des « Lavalières ». Dans cette tâche des plus ardues m’aidera …..Non Mr Alibert le  » Monsieur en noir » n’est pas un milicien qui vient vous délivrer mais notre bon curé que je tentais de vous présenter, l’Abbé Moulin!

- Mr Frémicourt je vous sens un brin blême!! ça va??? Non ce n’est pas le même que vous avez dénoncé et qui revient vous hanter, c’est juste notre bon Abbé!!!! Allez reprennez vos esprits!

- Mr Pujo, cessez immédiatement de clamer « Maréchal nous voilà » car en effet vous n’allez pas tarder à le rejoindre « outre-tombe »!!!!!

- Messieurs Vichy c’est fini sauf pour les cures qui vous seront d’ailleurs bénéfiques et si vous êtes sages à défaut de cyanure et ce n’est pourtant pas l’envie qui m’en manque, vous aurez une petite pastille à la menthe…… vous pouvez retourner dans vos cellules…euh….vos chambres!! Merci

- Mr Frémicourt, que je ne vous reprennes pas à noyer les chats dans l’évier de votre salle de bains, compris!!!!

Ah sacrés Vichystes……..jusqu’au bout ils vont nous emmerder!!!!!

 

Mais au-delà de ce sarcastique dialogue, n’oublions jamais ce qu’était le Régime de Vichy; 

PuceLa collaboration d’Etat
Le régime de Vichy se caractérise enfin par la mise en place d’une collaboration d’Etat (collaboration sans doute tactique pour la plupart des Vichystes qui pensent obtenir des compensations de la part du régime nazi).

Le début officiel de cette collaboration d’Etat est marquée par l’entrevue de Montoire entre Hitler et le maréchal Pétain, le 24 octobre 1940 . Elle se déroule sous l’impulsion de Pierre Laval, qui est alors vice-président du Conseil (en fait chef du gouvernement, alors que Pétain est chef de l’Etat). Cette rencontre est conforme aux idées collaborationnistes de Laval.

Au nom de la collaboration d’Etat et par idéologie, des lois racistes sont votées à l’image de la loi d’octobre 1940 qui interdit de nombreux métiers aux Juifs.

De même, un commissariat aux affaires juives est créé. Ce commissariat est dirigé par un collaborationniste, antisémite, Xavier Vallat. Ce dernier fait voter, en juillet 1941, une loi portant « Statut des Juifs » qui aggrave les restrictions concernant les Juifs et ordonne un recensement national des « Israélites ». Cela conduit donc le régime de Vichy à participer à la « Solution finale » : 76.000 juifs des 300.000 vivant en France sont déportés, 2.500 reviendront.

Pétain n’est pas d’accord avec ces mesures extrêmes ni avec le colaborationnisme le plus violent (Robert Brasillach, journaliste : « Ce que nous voulons, autant que cela dépend de nous, ce n’est pas la collaboration, c’est l’Alliance« ). En désaccord avec Pétain, Laval est renvoyé dès décembre 1940. Il est remplacé par l’Amiral Darlan.

Après décembre 1940, la politique de collaboration ne change pas vraiment d’orientation, par contre la pression allemande va être de plus en plus forte.

En juin 1942, après le retour de Laval sous la pression des Allemands, la politique de collaboration s’accentue avec l’instauration de la Relève (envoi d’ouvriers français en Allemagne en échange du retour de prisonniers de guerre) puis en février 194, du STO (Service du Travail Obligatoire), qui conduit 700.000 Français en déportation de travail.

En novembre 1942, avec l’occupation de la zone sud par l’Allemagne et l’Italie, la collaboration va franchir un nouveau pas. Cela se traduit par l’arrivée au pouvoir des « ultras » de la collaboration, des collaborationnistes les plus déterminés :

  • Philipe Henriot qui devient secrétaire d’Etat à l’information.
  • Joseph Darnand, un des dirigeants de la LVF (Légion des Volontaires Français) est nommé secrétaire d’Etat au maintien de l’ordre.
  • Marcel Déat devient secrétaire d’Etat au travail et à la solidarité nationale.

PuceConclusion
La vie quotidienne des Français dans ce contexte est évidemment très difficile.
Outre la privation des libertés fondamentales (presse, opinion), le Service du Travail Obligatoire, le présence de troupes d’occupation, les Français doivent subir en plus des fréquentes délations les rationnements : la ration alimentaire, définie selon les besoins minimums de chacun est souvent insuffisante, surtout dans les villes. La population a donc parfois recours au marché noir pour se procurer des aliments.

Les Français s’en sortent souvent par le système D (les astuces, la débrouille) ou en utilisant des produits de substitution ou Ersatz (ex. : les semelles en bois pour les chaussures).
Bien à vous

Le trublion Vicomte de Saint-Sulpice

Mes chers Vichystes.... dans chronique satirique croix_lorraine

Résistant dans l’âme…..

 

Post-Scriptum: « toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. « 

Les bobos

Bobos en ballade               

 

 

 

                    Se tirer une balle dans le pied fait généralement mal et pourtant je m’apprêtes à le faire. Le bobo fleurit dans notre capitale plus rapidement que les pigeons se reproduisent. Le bobo (Bourgeois Bohème) aime notre Capitale, il s’y sent bien. Mais le Bobo refuse d’intégrer certains quartiers trop conventionnels. C’est pour cela qu’il évite inexorablement le riche et clinquant XVI ième arrondissement et le trop traditionnel VII ième. Le bobo préfère les quartiers dits « populaires » qu’il investit à grand coup de pédales de vélib tout en prêchant la bonne parole. C’est donc au coeur des masses populistes qu’il érige son nid. Le bobo renie ses origines mais pas son pouvoir d’achat. Tel un bon missionnaire jésuite blanc aux poches emplies de bons et gros billets pour le Paradis,  les poches elles pleines d’euro il s’établit dans de grands entrepôts, ateliers, et appartements désaffectés les rachetant au meilleur prix pour les transformer en havres de paix. Le bobo aime alors s’encanailler dans les petits restaurants de son quartier, goûtant à toutes les saveurs exotiques et digérant ensuite ces mets lointains affalé aux terrasses de cafés. Le bobo pourtant en son for intérieur est de droite mais se doit de voter à gauche pour se donner bonne conscience. C’est tendance!On peut noter qu’il rencontre un problème évident d’acceptation mais évitons de nous plonger dans une trop sérieuse étude psychologique complexe!Le bobo ne rate pas une occasion de défiler auprès des sans-papiers et autres bonnes causes car le bobo à besoin de s’imprégner dans son nouvel environnement qu’il affectionne tant et de tenter d’être accepté par celui-ci.

                        Tous ces braves gens venant de multiples horizons sont pour le bobo une source d’enrichissement continue. Pendant que les familles qu’il soutien s’entassent dans des meublés de 20m2, le bobo arrose ses plants de chanvre dans son loft aux grandes baies vitrées. le bobo est naïf. Il s’indigne que ces pauvres gens ne puissent plus avoir les moyens de se loger mais ne comprends pas qu’à force de polluer par sa présence ces quartiers il participe pleinement à cette flambée. Le bobo aime clamer sa grande tolérance. Il aime dénicher les meilleurs prix pour ses poireaux et carottes au marché voisin mais n’hésites pas à dépenser sans compter dans ses boutiques de vêtement préférées. Le bobo est insouciant mais se veut de donner l’impression d’être investi. Le bobo n’aime pas la police, les institutions et l’autorité. il se croit rebelle, ca fait bien…..  A Paris il affectionne particulièrement les Xième, XIXième et XXième arrondissements qu’il à conquit tel un conquistador à coup d’étincellants billets. Le bobo vit comme un expatrié sans jamais quitter son quartier. Non content de coloniser Paris, les cohortes de bobos s’attaquent désormais à la Seine Saint-Denis. Si nous avons du vivre la période tragique de l’occupation allemande, nos derniers pauvres de la Capitale risquent bien à leur tour d’en vivre une nouvelle, économique cette fois!

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