Nos vieux

Nos vieux...

 

                             Ils sont sympa nos vieux. On a tendance à les ignorer mais sans eux nous ne serions pas là. Certes ils nous emmerdent parfois, pas plus que d’autres d’ailleurs, lorsque pressés on tente de les dépasser dans un couloir étriqué du Métropolitain parisien, mais rien de grave. Les entreprises n’en veulent plus leur préférant de jeunes aux dents longues, l’estomac vide et la rage au ventre, mais tout cela n’a qu’un temps. On méprise le troisième âge de peur de se voir vieillir brutalement. On se dit « être dynamique » alors qu’eux nous font penser à des eaux stagnantes. Nos vieux sont pleins d’expérience, ils sont notre mémoire vivante. certes leurs pauvres corps sont endoloris mais leur vivacité intérieure rayonne. Qui n’a pas préféré rejoindre des amis que d’aller rendre visite à une vieille tante au moins une fois dans sa vie, moi le premier d’ailleurs.

                              Ne négligeons pas nos aînés. Certes nous avons notre vie à construire mais elle ne peut être équilibrée sans y intégrer tous les maillons de notre chaîne humaine. Vieux est souvent synonyme de désuet,ancien de lointain et tout cela nous rapproche d’une inéluctable mort qui de toute façon surviendra. Les enfants sont moins ingrats que nous et savent mieux que quiconque l’importance à donner à notre troisième âge. Nos parents sont passés par là aussi mais l’esprit de famille à l’époque était plus développé. La société dans laquelle nous évoluons est devenue fondamentalement individualiste et parmi les premières victimes, les premiers relégués figurent nos vieux, livrés à eux-même, sans reconnaissance et pourtant emplis de connaissances. La solitude est leur seule récompense pour une vie passée à oeuvrer, souvent durement. Quelle misère. Alors puisque le terme est à la mode « réhabilitons nos vieux » et n’oubliez pas que l’on est toujours le vieux d’un autre…..

Nos chers enfants

Nos chers enfants....                                              

 

 

                     Chères mères de famille, je vous délivre la « palme d’or du courage ». Non ne croyez-pas que j’ironise! Je suis sincèrement épaté par l’énergie gargantuesque que vous déployez pour vous occupez de vos tendres enfants. Personnellement j’ai jusqu’à ce jour préféré me « sacrifier » et encourager mes soeurs à procréer. bien m’en pris! Les enfants? J’aime bien mais c’est un peu comme les chiens, c’est mieux chez les autres et cela demande beaucoup trop d’entretien à mon goût.J’évite les contraintes….D’ailleurs je trouve beaucoup de similitudes entre ces deux êtres fort sympathiques au demeurant. C’est vrai un gamin c’est « nature » comme un « canidé ». Cela à envie d’uriner et votre parquet se transforme immédiatement en rivière. Vous dormez paisiblement (euphorisme après 4 réveils en 3h de sommeil pour rassurer votre progéniture qui a cru dans son sommeil être attaquée par un casimir à tête de rottweiler) et joyeusement ils viennent à 6h pétantes vous réveillez! Cela part d’une bonne intention et ne dit-t’on pas « L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt ». Eh bien je préfère me lever un peu plus tard et en particulier depuis que je suis sans emploi! Quel plaisir de voir nos petites ouailles grandir mois après mois, si tendres et gentilles lorsqu’elles sont encore toutes petites, se lovant contre leur maman et pleurant dès que celle-ci les quittent au pied de l’école. Que penser de ces braves parents qui, les yeux écarquillés, le regard tendre s’extasient devant un petit amas de matières fécales aux relents de « carottes & poireaux » en s’écriant comme s’ils avaient vu le Saint-Esprit « Mais c’est bien, il a fait popo, il a fait son petit caca, c’est bien mon petit amour » devant le bébé au regard hagard qui lui même se demande si ses géniteurs ne sont pas un brin sénile. Quel beau tableau que d’apercevoir ces petits êtres vomir leurs petits pots ou les pauvres à moitié s’étouffer par de biberons mal dosés. Quelle joie d’enfanter!  Qu’ils sont mignons ces petits chérubins……..mais cela ne dure pas!!!!! Après la sempiternelle et usante période des questions/réponses du genre « Papa, Maman pourquoi n’a t’on pas trois bras? » ou « Pourquoi le lait est blanc » et ce répétées mille fois si la réponse se fait tarder survient l’adolescence où les jeunes boutonneux se rendent-compte subitement (du à un mélange complexe de neurones dans leur faible cervelet) que leurs parents les exploitent honteusement. La guerre est déclarée, elle est en général longue et se termine rarement sans dommages collatéraux. 

                                     Les braves parents ayant oeuvrés toutes ces longues années à coup de sacrifices et dépressions multiples n’en sont qu’aux balbutiements de leur calvaire. L’ado est rebelle. Il ne supporte pas l’autorité. il rejette instinctivement tout ce qui vient du monde adulte. Sa voix tels les pires monstres de notre enfance se mu subitement le laissant coi et désemparé! Le pauvre est perdu!  Il cherche ses limites tout en les refusant en même temps.

                                    J’aime l’intelligence d’esprit de ces ados, leur verve douce et chantante « Ouhhaiiiis, mort de rire, eh t’as pas vu l’épisode du Transtueur de l’espace temps lorsqu’il s’approche d’Etripeur22 et qu’il l’atomise avec son percuteur à transportation extra-sensorielle. Trop cool » Quel plaisir de voir avec quelle assiduité ils ont soif d’apprendre et qu’après une longue et harassante journée vous retrouvez votre progéniture plongée dans un silence quasi-religieux sur votre ordinateur et découvrez avec effroi qu’il est sur un site « Prends moi comme une chienne » et qu’en guise d’explication il vous relate qu’il se renseigne sur « la complexité des rapports humains » ou lorsque vous vous apprêtez à servir une bonne blanquette de veau concoctée par votre charmante fille dont vous êtes fier,à ce moment précis, comme d’Artabant vous découvrez que les champignons qui l’accompagne ne sont pas de Paris mais d’Amsterdam. Ah qu’ils sont plaisants nos futurs adultes et que je suis heureux d’avoir si intelligemment oublié au plus profond de moi ces douces et tendres périodes de mon enfance!!!!! Certes se pose le problème de nos vieux jours. Ne pas avoir d’enfant est le risque de terminer bien seul mais fort heureusement le secteur « de l’aide à domicile » est en plein développement et me conforte dans mon choix égoïste actuel. Donc mesdames et messieurs les parents, les enfants c’est bien mais trop peu pour moi.  Sujet à approfondir, j’y reviendrai…..  

Saint-Sulpice vous souhaite la bienvenue

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                                Chers lectrices et lecteurs. Merci d’être venu à moi. Vous avez désormais à votre disposition de quoi satisfaire vos goûts du moins je l’espère.

                                Comme le disait fort justement notre regretté Pierre Desproges  » On peut rire de tout mais pas avec tout le monde ».

                               J’ai conscience que mon humour n’est pas forcément « grand public » mais ne désespère pas de rallier celui-ci à ma cause….. Bonne lecture et n’hésitez pas à laisser vos commentaires. Merci par avance.

 

 La liste complète des articles est à votre disposition dans l’Index Général

 

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A bientôt,

Saint-Sulpice

 

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Le culte de la divine bouteille

 Le culte de la divine bouteille dans chronique satirique bistrot              

      

                   Qui n’a pas poussé un jour la porte d’un vieux bistrot de quartier. L’un de ceux devant lesquels habituellement on presse le pas, l’un de ceux qui n’attirent pas l’oeil ni l’envie. C’est dans l’un de ceux-là qu’un après-midi  j’ai atterri. « L’espoir » c’est le nom du bistrot, voilà qui ne s’invente pas. Un petit comptoir, quelques tables aux chaises dépareillées, de vieux cendriers Ricard. ( c’était avant la loi douce et tolérante de janvier dernier!!!!) Attablé, un express devant moi je l’ai vu entrer « Gilbert » ( ça non plus cela ne s’invente pas) Gilbert a tout pour plaire! Il est érémiste, gras et petit. Son visage est buriné, empli de ces crevasses qui trahissent leurs origines. Sa peau est rosée, sa truffe écarlate. Il est à mi-chemin entre la quarantaine et la cinquantaine mais en paraît au moins soixante. Gilbert est vieux garçon mais surtout sa spécificité c’est d’être « 1er pilier de bar » de l’Espoir. Un titre qu’il s’est évertué à décrocher à coup de canons et sans compter ni sa peine ni sa sueur. 25 ans qu’il est pilier de bar, un quart de siècle. Un vrai pilier d’antan comme on en fait plus. Gilbert sa religion c’est la boisson et son église, c’est le bar de « l’Espoir » où il y célèbre journalièrement le culte de la divine bouteille. De l’espoir il lui en a fallu pour parvenir à ce grade. Sa place en bout de comptoir au même titre que certaines grandes tables parisiennes lui ai réservée et personne hormis un quidam de passage écervelé n’oserait un instant lui emprunter.

                    Il n’est pas le seul! D’autres fidèles viennent aussi le rejoindre à « la grand messe du sacro-saint litron » ancienne et vénérable cérémonie ayant pour effet de communier ensemble jusqu’à la liesse absolue. Toutes les âmes en peines sont les bienvenues et la quête est permanente. Le curé de l’Espoir en chemise blanche, pantalon et gilet noir officie avec tact, délivrant de temps à autre à ses plus fidèles éméchés un sermon mais jamais long! C’est un brave homme se souciant de son prochain et ne supportant pas qu’une ou plusieurs de ses ouailles puisse rencontrer quelques tracas pour avoir adoré un peu trop longtemps la sainte bouteille. Tout le monde est le bienvenu même le païen que je suis qui officie avec un simple café.

                     Parmi les fidèles certains se distinguent. ce sont les moines du sang de la vigne vénérant ladite boisson. Si pratiquants qu’aprés chaque adulation ils partent à confess. Ce lieu de confession au bout du comptoir au fond d’un petit couloir ne désemplit jamais. Si à l’aller ils semblent tracassés et soucieux, au sortir je les sens soulagés, sereins prêts plus que jamais à de nouveau prier. Au pied de l’autel (le comptoir) gît d’hideux charniers mégotés ayant le temps de leur combustion encensés l’ensemble de l’édifice de leurs volutes de fumée. Quelle atmosphère endiablée s’est donc emparée de cette chapelle babelisée! C’est donc dans cette ambiance empreinte de religiosité vinesque que notre ami Gilbert évolue tel un bon bigot entourée de vieilles grenouilles de bénitiers, sacristains, disciples et autres servants.  Jamais il ne rate une procession, présent à chaque occasion.

                       Les rois mages, il les connaît bien. Souvent ils les voient arriver dans de beaux camions bigarrés  »Tafanel » « Richard » et « Ricard » les mains chargées de pleins de présents offerts à notre petit curé par milliers. Si « l’Espoir » n’est qu’une modeste chapelle sachez que dans de belles et majestueuses cathédrales officient la fine fleur, les cardinaux du litron; les sommeliers, véritables bibles vivantes de ce merveilleux liquide aux vertus euphorisantes….

                       Hiver comme été, qu’il neige ou qu’il vente on peut croiser les ambassadeurs de ce culte enivrant gisants sur bancs et trottoirs tel des prophètes, propageant à qui veut bien l’entendre les vertus de la divine boisson et brandissant fièrement leurs croix, de splendides litrons aux emballages de verre ou de plastique, centre de leur vie, chaleur de leurs âmes pour lesquels ils ont tout abandonné. Tel des moines bouddhistes de l’ancien royaume du Siam, ils vont de portes en portes quêter, mendier leur litre quotidien….

                     Les temps changent et ces fidèles apôtres comme à l’image des premiers chrétiens désormaient sont pourchassés, montrés du doigt. De plus en plus on célèbre dans l’ombre, on cache la substance interdite comme le divin enfant. Sacré bouteille…….

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