Eloge du négatif, le calotype en Italie, les années pionnières – Petit-Palais – 18 Février au 2 Mai 2010

Eloge du négatif, le calotype en Italie, les années pionnières - Petit-Palais - 18 Février au 2 Mai 2010 dans EXPOSITIONS 9782759601165

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Utilisé au XIXe par les photographes professionnels, les amateurs et les artistes, le négatif papier a permis à la photographie naissante de s’intégrer pleinement au monde de l’art. Au cours des années 1840, le négatif papier devient un outil novateur et fascinant : il inaugure « l’ère de la reproductibilité » tout en créant un nouvel univers visuel. L’exposition explore ce temps fort méconnu de l’histoire de la photographie.

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http://www.dailymotion.com/video/xcg7lz

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Provenant de prestigieuses collections italiennes et françaises, 140 oeuvres, négatifs ou tirages d’époque, sont pour la première fois présentées. Cette exposition propose une réévaluation du rôle et des usages du négatif sur papier en Italie, pays où pionniers et amateurs de tous bords se rencontrent et mettent au point une nouvelle façon de percevoir et d’utiliser les images.

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 dans EXPOSITIONS

 La maison de Salluste, Pompéi - 1846 - Crédit Calotype : © Calvert Richard Jones 

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Du paysage romantique à l’édition touristique en passant par le recueil pour artistes, le négatif papier permet la professionnalisation des photographes et la naissance de grandes entreprises édiotriales modernes. Dans cette aventure, photographes italiens (Giacomo Caneva, Vero Veraci, Luigi Sacchi ect), français (Eugène Piot, Frédéric Flacheron, Edouard Delessert etc) et anglais (George Wilson Bridges, Calvert Jones, James Grahan) collaborent étroitement.

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Le Colisée de Rome – 1846 - Crédit Calotype : © Calvert Richard Jones 

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 Bien loin  de la précision ou du réalisme photographique auxquels est habituellement associée la photographie, ces oeuvres sont des témoignages subjectifs et intimes de la sensibilité d’une époque. Elles exigent de nous une véritable conversion du regard.

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

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- Petit-Palais – Avenue Winston Churchill – 75008 Paris – Tél: 01.53.43.40.00 – Métro : Champs-Elysées-Clémenceau (ligne 1 ou 13) ou Concorde (ligne 1, 8 ou 12) ~ RER : ligne C, station Invalides ~ ligne A, Station Charles-de-Gaulle-Etoile – Bus : 42, 72, 73, 80, 93 - Du 18 Février au 2 Mai 2010 - Ouvert tous les jours de 10h à 18h sauf lundi et jours fériés (Nocturne le jeudi jusqu’à 20h pour les expositions temporaires.) - Tarifs: Plein 6€, Réduit 4.50€ ( A partir de 60 ans, Chômeur, Documentalistes des établissements scolaires en activité, Enseignants en activité, Famille nombreuse, Paris-Famille, Sauvegarde de l’Art Français, Société de l’Histoire de l’Art Français, Société francaise ‘archéologie, Société nationale des Antiquaires de France, Titulaire de la carte Améthyste, Titulaire de la carte Emeraude ), Demi-Tarif 3€ ( Jeunes de 14 ans à 26 ans inclus, RMI, Allocation parents isolés, allocation personnalisée d’autonomie, aide sociale de l’Etat pour les réfugiés ), Gratuité jusqu’à 13 ans inclus.
 

Le Quatorzième arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 4

Le Quatorzième arrondissement de Paris d'autrefois - Partie 4 dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui 7969-2

Paris XIVème arr.. Le boulevard Edgar-Quinet et l’entrée de la station de métro. 1938.

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Paris (XIVème arr.). La prison de la Santé, rue de la Santé. Janvier 1946.

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Paris XIVème arr.. La prison de la Santé, rue de la Santé.

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Paris XIVème arr.. Enfants au parc Montsouris. Vers 1890.

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Paris, le boulevard du Montparnasse, vers 1900. Photographie Neurdein.

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Paris, XIVème siècle. Le boulevard du Montparnasse.

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L’entrée du Club des Socialistes révolutionnaires russes (S.R.). Paris, boulevard Arago (XIVème arr.), vers 1925.

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Paris (XIVème arrondissement). Rue Montsouris, vers 1907.

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Paris XIVème arr.. L’avenue d’Orléans et l’église Saint-Pierre-du-Petit-Montrouge (Emile Vaudremer architecte, fin du XIXème siècle). Vers 1890.

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Paris XIVème arr.. Kiosque à musique du parc Montsouris. Vers 1890.

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Paris. Parc Montsouris, vers 1925.

 

Histoire du Quatorzième arrondissement de Paris 

 

Le “Quatorzième” s’étend sur 562.1 hectares (9ème arrondissement de la capitale par sa superficie).

C’est un arrondissement modérément peuplé avec 132 822 habitants. Découle de ces données une densité brute moyenne de 23 554 habitants au km (l1ème densité de la capitale) située légèrement en dessous de la moyenne parisienne (24 430 habitants au km hors bois de Boulogne et de Vincennes).

Le relief est peu marqué et n’influe pas sur la physionomie de l’arrondissement. Il est constitué par un plateau qui descend progressivement vers la Seine tandis que la Vallée de la Bièvre et les coteaux de Vaugirard le limitent à l’Est et à l’Ouest.

Longtemps, le territoire de l’actuel 14ème arrondissement est resté peu urbanisé. C’était un lieu de transit, surtout emprunté par des hommes et des biens suivant le passage de l’axe historique Nord-Sud. Celui-ci épouse la voie romaine qui poursuivait le cardo maximus de la Lutèce romaine et reliait Paris à Orléans (actuelle rue du Faubourg Saint-Jacques prolongée par la rue de la Tombe-Issoire). La voie était également sillonnée par de nombreux fidèles partant en pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, ce qui explique l’implantation de plusieurs congrégations religieuses (Capucins, Bénédictins, Frères de la Charité) sur de vastes emprises.

Au XVIIIème siècle, le noyau urbain du Petit-Montrouge se forme autour de l’église Saint-Pierre de Montrouge située au croisement de la route d’Orléans (qui deviendra l’actuelle avenue du Général Leclerc) et de la chaussée du Maine. A la fin du siècle, la Place Denfert-Rochereau est recomposée et monumentalisée.
Jusqu’à la Révolution, le territoire est encore peu urbanisé malgré le lotissement des abords de la route d’Orléans. Au début du XIXème siècle,

les emprises occupées par les ordres religieux mutent en établissements hospitaliers (Cochin et Port-Royal sur les terrains des Capucins et des Bénédictins) ou en cimetière (Montparnasse en lieu et place des Frères de la Charité). Par la suite, le Sud de l’arrondissement se lotit autour du Nouveau Village d’Orléans, du lotissement de Plaisance, du Village des Thermopyles et du Nouveau Village de la Chaussée du Maine.
 

L’actuel l4ème arrondissement naît en 1860 de l’annexion par la commune de territoires des communes comprises entre l’enceinte des Fermiers Généraux et les fortifications de Thiers (que longent les boulevards des Maréchaux et le Périphérique). Les Grands Travaux du Second Empire vont entraîner le. prolongement du boulevard de Montparnasse par celui de Port-Royal jusqu’aux Gobelins, ainsi que l’éclatement de la Place Denfert-Rochereau en boulevard Arago et en avenue du Parc Montsouris (actuelle avenue René Coty). Dans le même temps est livré le Parc Montsouris. l’Ouest.

La fin du XIXème siècle et la première moitié du XXème siècle seront une période de lente urbanisation s’appuyant sur le réseau viaire constitué. Le Sud connaît les plus importantes mutations avec la construction des hôpitaux Saint-Joseph, Broussais et Notre-Dame de Bon-Secours, tandis que la destruction de l’enceinte de Thiers permet de libérer des emprises vierges utilisées pour bâtir la ceinture d’immeubles HBM et la Cité Universitaire. La seconde moitié du XXème siècle voit s’implanter le boulevard périphérique, infrastructure routière qui établit une césure profonde et toujours vivace entre le l4ème et ses communes périphériques.

A cette époque se développent des barres HLM le long des voies SNCF du réseau Montparnasse (secteur Porte de Vanves et Raymond Losserand). Les années 1970 sont marquées par la percée du secteur Maine-Montparnasse (Gare, tour de bureaux et centre commercial). La décennie suivante voit débuter les travaux de rénovation du quartier Plaisance avec la création de la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) Guilleminot-Vercingérorix. Aujourd’hui, le l4ème apparaît densément urbanisé et les emprises exploitables pour des opérations de construction sont désormais peu nombreuses. On citera les perspectives que peut offrir le site de l’hôpital Broussais, ainsi que les ZAC (Zones d’Aménagement concerté) Didot et Alésia-Montsouris.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris – Partie 1.

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 2.

- Le Quatorzième Arrondissement de Paris d’autrefois – Partie 3.

Cinéma au clair de lune – Du 5 au 23 Août 2009 – Paris

Cinéma au clair de lune - Du 5 au 23 Août 2009 - Paris

 

Pour son rendez-vous estival, et trois semaines durant, Cinéma au Clair de Lune parcourt les quartiers et installe écran géant, chaises et projecteur en différents lieux de Paris, pour une séance à la belle étoile… Cette 9e édition s’autorise, comme elle change chaque soir de quartier, à passer, de film en film, d’une époque à une autre, conjuguant ainsi, sous le ciel étoilé, déplacements géographiques et projections… dans le temps.
 

Mercredi 05 Août 2009 - 21h30

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Casque d’or de Jacques Becker

Ce dimanche d’automne 1898, les hommes de la «bande à Leca» sont descendus de Belleville, avec leurs femmes, pour prendre l’air sur les bords de la Marne. Après un tour en barque, ils envahissent bruyamment une guinguette peuplée de petits bourgeois. Ceux-ci observent avec inquiétude et déplaisir l’arrivée des «barbeaux» et de leurs «poules». L’une d’elles, Marie, fait sensation : sa chevelure flamboyante, coiffée «en casque» à la mode de l’époque, brille au soleil comme de l’or. Marie semble ce jour là en très mauvais termes avec Roland, son amant.

Butte Montmartre, square Louise Michel (entrée place Saint-Pierre) – M° Anvers – 75018 Paris

 

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Jeudi 06 Août 2009 – 21h30

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Le Cinéma de papa de Claude Berri

Claude Langmann est un petit juif élevé par de modestes artisans fourreurs du Faubourg Poissonnière. Son père, un brave homme coléreux et chimérique, espère qu’il prendra sa suite, mais Claude ne rêve que d’être acteur. Le père se sacrifie pour que son fils obtienne le certificat d’études mais Claude, qui préfère le billard à l’arithmétique, n’ose avouer son échec à l’examen. Quelques mois d’apprentissage ne font que renforcer son désir d’être comédien et Claude commence par faire de la figuration. Il va d’échec en échec au grand dam de son père qui fait croire aux voisins que son fils est une véritable vedette. Claude découvre alors un auteur inconnu.

Jardin des Champs-Élysées (derrière le théâtre Marigny) – M° Champs-Élysées Clemenceau – 75008 Paris

 

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Vendredi 07 Août 2009 - 21h30

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Ariane de Billy Wilder

Claude Chavasse, détective privé, a pris en filature une femme soupçonnée par son mari d’être la maîtresse de Frank Flannagan, milliardaire américain qui collectionne les succès féminins dans le monde entier. Ariane, fille de Chavasse, entend le mari jaloux menacer de tuer Flannagan. Elle se précipite au Ritz, prévient le don Juan, sans toutefois révéler son identité. Malgré elle, Ariane se sent devenir amoureuse de Flannagan et, quand il l’invite à revenir le jour suivant, elle accepte.

Parc Montsouris (entrée à l’angle de la rue Nansouty et de l’avenue Reille) – RER Cité-Universitaire – 75013 Paris

 

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Samedi 08 Août 2009 - 21h30

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Le Rayon vert d’ Éric Rohmer

Paris en juillet. Les projets de vacances de Delphine tombent à l’eau. Delphine est seule. De bons conseils en projets-bidon, ses amies n’arrivent à lui renvoyer à la face que sa solitude qu’elle a de plus en plus de mal à assumer.

Parc André Citroën (sur le parvis entre les deux grandes serres) – M° Balard – 75015 Paris

 

 

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Dimanche 09 Août 2009 - 21h30

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Pierrot le fou de Jean-Luc Godard

Délaissant la réception où l’a entraîné sa femme, Ferdinand s’en va au bras de Marianne, une jeune étudiante qu’il a jadis aimée, et qu’il vient de retrouver avec bonheur. Ils passent la nuit ensemble. Gentiment, Marianne l’appelle «Pierrot». Au petit matin début un tour de France mouvementé, car Marianne est compromise dans une sombre histoire de gangsters. Les amants gagnent la Côte d’Azur pour y retrouver un soi-disant «frère» de la jeune femme.

Jardins du Trocadéro (face aux fontaines) – M° Trocadéro – 75016 Paris

 

 

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Jeudi 13 Août 2009 - 21h30

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Les Trois Mousquetaires d’André Hunebelle

Trois jeunes gens totalement dévoués à sauver l’honneur d’une femme… A peine est-il arrivé à Paris, pour devenir Mousquetaire du roi, que d’Artagnan est déjà confronté à plusieurs duels : contre Athos, Porthos et Aramis… Il est loin de se douter que les hommes contre lesquels il va combattre vont finir par devenir ses meilleurs amis. D’ailleurs, ils vont essayer de déjouer ensemble les plans machiavéliques mis au point par l’infâme Richelieu, qui souhaite à tout prix compromettre la ravissante Anne d’Autriche.

Place des Vosges, square Louis XIII – M° Chemin-Vert ou Saint-Paul – 75004 Paris

 

 

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Vendreid 14 Août 2009 - 21h30

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Tchao Pantin de Claude Berri

Suivi à bonne distance par une voiture de police qui roule tous feux éteints, le jeune Bensoussan avance péniblement sur une mobylette qui n’en peut plus. En point de mire, une station-service ouverte encore à cette heure, havre qui lui permettra sans doute d’échapper pour un temps à cette filature. Dans la station, Lambert, un pompiste trentenaire qui noie chaque nuit sa solitude dans le rhum. Immédiatement et sans dire un seul mot, quelque chose passe entre les deux hommes… Plus tard, au fil des rencontres nocturnes, Lambert commence à s’attacher. Pour la première fois depuis cinq ans, il se laisse aller à donner des conseils au jeune homme.

Parc de Choisy (entrée principale avenue de Choisy) – M° Tolbiac ou Place d’Italie – 75013 Paris

 

 

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Samedi 15 Août 2009 - 21h30

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Renaissance de Christian Volckman

2054. Dans un Paris labyrinthique où chaque fait et geste est contrôlé et filmé, Ilona Tasuiev, une jeune scientifique jalousée par tous pour sa beauté et son intelligence, est kidnappée. Avalon, l’entreprise qui emploie Ilona, fait pression sur Karas, un policier controversé, spécialisé dans les affaires d’enlèvement, pour retrouver au plus vite la disparue. Karas sent rapidement une présence dans son sillage. Il n’est pas seul sur les traces d’Ilona et ses poursuivants semblent prêts à tout pour le devancer. Retrouver Ilona devient vital : la jeune femme est l’enjeu d’une guerre occulte qui la dépasse. Elle est la clef d’un protocole mettant en cause le futur.

Parc Montsouris (entrée à l’angle de la rue Nansouty et de l’avenue Reille) – RER Cité-Universitaire – 75013 Paris

 

 

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Dimanche 16 Août 2009 - 21h30

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Goupi mains rouges de Jacques Becker

 

Quatre générations de Goupi vivent ensemble, s’épiant, se jalousant, se haïssant, mais unis par l’orgueil du nom. Il y a l’aïeul contenaire, son fils, gendarme à la retraite, ses petits-fils, un paysan, un ex-colonial, un braconnier, l’arrière-petit-fils enfin, employé de commerce à Paris.

Terrain de Sport Ménilmontant (49, boulevard de Ménilmontant) – M° Père Lachaise – 75011 Paris

 

 

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Jeudi 20 Août 2009 - 21h30

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Boudu sauvé des eaux de Jean Renoir

Boudu, clochard Parisien, se jette à la Seine. Repêché par un libraire aux idées libérales, il se met alors à semer l’anarchie la plus totale au sein de la famille du malheureux…

Avenue de Breteuil, Place Henri-Queuille – M° Sèvres-Lecourbe – 75015 Paris

 

Bonne séance en plein air,

Saint-Sulpice

Portraits d’antan – Partie 2

Portraits d'antan - Partie 2 dans Photographies du monde d'autrefois 042

Groupe de Khivains – 1882 – Henri Moser

Moser séjourne à Khiva où il est très bien reçu par le ministre et conseiller du khan, Mat Mourat. Ce séjour est l’occasion de nombreuses observations sur la vie quotidienne et les coutumes des Khivains, ponctuées de quelques plaisanteries cocasses. Chaque homme porte ici le tchouguermah, ce bonnet en peau de mouton noire ou blanche qui donne un aspect sauvage mais déforme considérablement les oreilles : « L’ombre de la tête d’un Khivain décoiffé ressemble à celle d’une grosse chauve-souris. »

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Cavalier turcoman – 1882-1883 – Henri Moser

De Khiva à la frontière perse, Henri Moser doit traverser les sables noirs du désert de Kara-Koum. Les préparatifs sont longs et minutieux pour trouver les guides, l’escorte, mais plus encore pour choisir les chevaux. Le cavalier turcoman monte les rênes flottantes et, selon l’expression, « les chevaux volent ainsi par-dessus les obstacles ». Moser admire cette relation forte entre ce robuste cheval et son fier cavalier, « qui pour le prisonnier persan ne connaît pas de pitié, [mais] partagera sa dernière goutte d’eau avec sa monture ».

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« Danakiles de la tribu de Bita. Erer » – Vers 1888 – Édouard Joseph Bidault de Glatigné

Bien que situé en territoire danakil, le village d’Érer est le point de contact entre populations issa, oromo (galla) et afar (danakil). Les conflits armés, querelles de territoires, droits de passage demandés aux voyageurs, sont fréquents et rendent cette région très dangereuse. Il est nécessaire de voyager armé et accompagné de guides, même si, comme le souligne Jules Borelli, certains sont aussi terrifiants que les tribus les plus hostiles : « Tous sont des guerriers qui ont tué plusieurs hommes ; en outre des ornements ordinaires, ils portent, autour du cou et sur la poitrine des lanières de graisse de bœuf ou de mouton qui exhalent une odeur nauséabonde. »

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« Harar. Coiffure et habillement des femmes mariées » – Vers 1888 – Édouard Joseph Bidault de Glatigné

Les habitants de Harrar sont d’origines diverses. Galla, Arabes, Somali, se côtoient dans cette ville commerçante où les femmes tiennent une place importante dans l’approvisionnement des marchés de la ville. Malgré le zèle religieux des hommes, elles sortent le visage découvert, pour le plus grand bonheur du photographe. À la différence des jeunes filles, qui tressent leurs cheveux en une multitude de petites nattes autour de la tête, les femmes mariées les roulent en deux grosses boules enveloppées d’une résille, de chaque côté de la nuque. Nombreux sont les voyageurs qui ont été fascinés par la beauté des femmes abyssines. Rochet d’Héricourt affirme déjà en 1840 que « la race galla est la plus belle de l’Afrique ». Bidault de Glatigné signe ici une composition magistrale en trois figures, dignes de modèles antiques, qui associent l’élégance sculpturale des drapés, la grâce des gestes et la beauté plastique des visages.

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« Femme galla » – Vers 1888 – Édouard Joseph Bidault de Glatigné

Après un premier voyage à Harrar en 1880, Arthur Rimbaud nourrit le projet d’un ouvrage sur les pays galla à présenter à la Société de géographie. Afin de l’illustrer, il fait venir de France un appareil photographique. Le projet ne verra jamais le jour, mais d’autres voyageurs et amis de Rimbaud réaliseront les rêves du poète, Jules Borelli dans son ouvrage sur l’Éthiopie méridionale et Bidault de Glatigné à travers ce merveilleux ensemble de photographies.

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« À droite, jeune fille somali. À gauche, deux jeunes filles gallas » – Vers 1888 – Édouard Joseph Bidault de Glatigné

Les habitants de Harrar sont d’origines diverses. Galla, Arabes, Somali, se côtoient dans cette ville commerçante où les femmes tiennent une place importante dans l’approvisionnement des marchés de la ville. Malgré le zèle religieux des hommes, elles sortent le visage découvert, pour le plus grand bonheur du photographe. À la différence des jeunes filles, qui tressent leurs cheveux en une multitude de petites nattes autour de la tête, les femmes mariées les roulent en deux grosses boules enveloppées d’une résille, de chaque côté de la nuque. Nombreux sont les voyageurs qui ont été fascinés par la beauté des femmes abyssines. Rochet d’Héricourt affirme déjà en 1840 que « la race galla est la plus belle de l’Afrique ». Bidault de Glatigné signe ici une composition magistrale en trois figures, dignes de modèles antiques, qui associent l’élégance sculpturale des drapés, la grâce des gestes et la beauté plastique des visages.

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« Indiens Guahibos du Rio Meta. 23 septembre 1886 » – 1886 – Jean Chaffanjon

Pour le déchargement des bateaux lors du passage des chutes et le transport des bagages, la main-d’œuvre ne manque pas. Les Indiens guahibo de la rive gauche de l’Orénoque guettent les embarcations et viennent au-devant des voyageurs pour se faire engager contre salaire. Chaffanjon relate dans son récit : « Je remets à chacun un pantalon, une chemise, un coutelas, du tabac et une mesure de sel ; le chef exige de plus une hache. »

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Fuégiens, baie d’Ouftaténa, canal Lajarte – 1882 ou 1883 – Jean-Louis Doze (ou autre membre de la mission)

Au cours des sept voyages que réalise Louis-Ferdinand Martial entre octobre 1882 et août 1883 de Punta Arenas aux îles extrêmes du cap Horn, les contacts avec les Fuégiens sont fréquents et plusieurs d’entre eux acceptent même de monter à bord du navire, impressionnés mais fixant l’objectif du photographe. L’absence de toile de fond et la composition des trois hommes regroupés, comme perdus sur ce pont de navire qui leur est étranger, renforcent l’idée de l’immense décalage entre les cultures et font la force de cette photographie.

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Groupe de jeunes filles de la baie Orange – 1882 ou 1883 – Edmond Payen (ou autre membre de la mission)

Loin de l’image caricaturale et dévalorisante d’un Gustave Le Bon qui, à l’occasion d’une « exhibition ethnographique » au Jardin d’acclimatation de Paris en 1881, décrit les Fuégiens comme des sauvages « vivant dans un état qu’on ne peut guère comparer qu’à celui des bêtes féroces », la mission du cap Horn participera à la réhabilitation de ces peuples, grâce essentiellement aux travaux ethnographiques du Dr Hyades. Certaines photographies témoignent même d’une réelle admiration pour la beauté des Indiens yaghan. Au centre du groupe, Kamanakar Kipa, la jeune Fuégienne photographiée à plusieurs reprises, sera en 1885 emportée par la rougeole lors d’une visite à la mission protestante d’Ushuaïa.

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Ouçipiçi et Chamoutakara Kipa – 1882 ou 1883 – Edmond Payen (ou autre membre de la mission)

Ces deux enfants, fragiles représentants d’un monde en sursis, sont à l’image de tout un peuple. Les contacts avec les Européens se sont multipliés au cours des dernières décennies et ont fait augmenter les cas de mortalité par maladie infectieuse. Les membres de la mission ont conscience de recueillir les derniers témoignages de peuples voués à une disparition prochaine. Lors d’une visite à la mission protestante d’Ushuaïa, Hyades constate déjà la progression des cas de tuberculose.

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 Voir aussi: Portraits d’antan – Partie 1.

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