Charles Marville – Paris photographié au temps d’Haussmann, Portrait d’une ville en mutation – Du 1er au 27 Septembre 2009 – Louvre des Antiquaires – Paris

Charles Marville - Paris photographié au temps d'Haussmann, Portrait d'une ville en mutation - Du 1er au 27 Septembre 2009 - Louvre des Antiquaires - Paris dans EXPOSITIONS 3745040175_4682c14520_o

 

Nous connaissons tous le Paris Haussmannien, mais les images d’avant sa transformation sont beaucoup plus rares. Charles Malville a été « le photographe de la Ville de Paris » à partir de 1862.

 

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Rue des Marmousets par la rue Saint-Landry Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville

 

C’est grâce à lui que nous pouvons voir la ville d’avant, le percement de l’avenue de l’Opéra, la Bièvre, la petite rivière qui traversait la ville… Des images à revoir pendant cette exposition.

 

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Rue du Cygne, Rue Mondatour, Paris – 1865 – Crédit Photo: © Charles Marville

 

Paris, au milieu du 19ème siècle. Sous l’impulsion de Napoléon III et de son préfet le baron Haussmann, 120.000 logements vétustes sont détruits, remplacés par 320.000 appartements neufs représentant 34.000 immeubles qui bordent 300 kilomètres de voies nouvelles.

 

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Rue Basse des Ursins Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville

 

 C’est alors que nait le bâtiment de Hôtel du Louvre qui abrite aujourd’hui le Louvre des Antiquaires… et cette exposition !

 

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Crédit Photo: © Charles Marville

A travers une trentaine de clichés de Charles Marville, l’exposition nous plonge au cœur du Second Empire, dans un Paris bouleversé par les gigantesques travaux d’urbanisation entrepris par le baron Haussmann en vue de moderniser la capitale.

 

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 Rue des Bourdonnais Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville
 

 

 Engagé par l’Administration des Travaux Historiques, Charles Marville est chargé d’immortaliser les rues appelées à disparaître pour le compte de la Ville.

 

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Rue Vieille-du-Temple Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville
 

 

 Entre 1854 et 1878, il prend des centaines de clichés qui révèlent le tracé sinueux de la voie et l’état d’insalubrité des quartiers à démolir.

 

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Rue Maitre Albert Paris -1858 – Crédit Photo: © Charles Marville

 

Des Halles centrales de Baltard en passant par le nouveau tracé de l’avenue de l’Opéra et la construction de la place du Carrousel, les photographies sélectionnées par Patrice de Moncan témoignent de ce que fut l’ancien visage du quartier du Louvre des Antiquaires.

 

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Rue Descartes par la Rue Mouffetard Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville

 

La technique photographique de cette époque ne permettant pas encore de capturer le mouvement, les clichés de Charles Marville montrent un Paris fantomatique et désert.

 

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Immeuble, Avenue de l’Opéra Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville
 

 Mais en y regardant de plus près, on devine pourtant de mystérieuses traînées blanchâtres, sorte d’ectoplasmes…

 

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Rivière la Bièvre, au fond la rue des Gobelins Paris -1858 – Crédit Photo: © Charles Marville
 

 Ces ombres blanchâtres et étirées sont en réalité la trace des voitures et des passants dans les rues alors  effervescentes de Paris!

 

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Rue des Bourdonnais Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville
 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

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 Rue Fresnel vu de l’impasse de Versailles Paris – 1858 – Crédit Photo: © Charles Marville
 

- Paris photographié au temps d’Haussmann » – Portrait d’une ville en mutation – Du 1er au 27 Septembre 2009 - Louvre des Antiquaires – 2, Place Palais Royal – 75001 Paris - Tél: 01.42.97.27.27‎ – Tous les jours sauf le Lundi de 11h à 19h – Entrée Libre

Lire aussi:

 

 

Le Paris du Baron Haussmann

 

Au milieu du XIXe siècle, Paris se présente à peu près sous le même aspect qu’au Moyen Âge : les rues y sont encore sombres, étroites et insalubres. Lors de son séjour en Angleterre (1846-1848), Napoléon III avait été fortement impressionné par Londres : il est vrai que la reconstruction de la capitale anglaise suite à l’incendie de 1666 avait fait de cette ville une référence en matière d’hygiène et d’urbanisme ; et l’empereur voulait faire de Paris une ville aussi prestigieuse que Londres ; ce sera le point de départ de l’action du nouveau préfet.

L’idée maîtresse des travaux est une meilleure circulation de l’air et des hommes, en adéquation avec les théories hygiénistes, héritées des « Lumières » et qui sont alors en plein essor, mais aussi en réaction à l’épidémie de choléra de 1832. Un autre objectif, moins avoué, est de maîtriser d’éventuels soulèvements populaires, en souvenir de ceux de 1830 et 1848. Cette campagne sera intitulée « Paris embellie, Paris agrandie, Paris assainie ».

Haussmann a l’obsession de la ligne droite, ce que l’on a appelé le « culte de l’axe » au XVIIe siècle. Pour cela, il est prêt à amputer des espaces structurants comme le jardin du Luxembourg mais aussi à démolir certains bâtiments comme le marché des Innocents ou l’église Saint-Benoit. Des boulevards et avenues sont percés de la place du Trône à la place de l’Étoile, de la gare de l’Est à l’Observatoire. Haussmann donne également aux Champs-Élysées leur visage d’aujourd’hui.

Dans le but d’améliorer l’hygiène, par une meilleure qualité de l’air, suivant les recommandations de son prédécesseur le préfet Rambuteau, il aménage un certain nombre de parcs et jardins : ainsi sont créés, outre de nombreux squares, le parc Montsouris ou encore le parc des Buttes-Chaumont. D’autres espaces déjà existants sont transformés et passent du statut d’espaces verts à celui de hauts lieux voués à la promenade (c’est le cas des bois de Vincennes et Boulogne).

Des règlements imposent des normes très strictes quant à la hauteur et au style architectural des édifices. L’immeuble de rapport et l’hôtel particulier s’imposent comme modèles de référence. Les immeubles se ressemblent tous : c’est l’esthétique du rationnel.

Afin de mettre en valeur les monuments nouveaux ou anciens, il met en scène de vastes perspectives sous forme d’avenues ou de vastes places. L’exemple le plus représentatif est la place de l’Étoile d’où partent douze avenues dont la plus célèbre de toutes : l’avenue des Champs-Élysées. Il souhaite aussi créer des églises, afin d’influencer la population sur les progrès de l’industrialisation. Car à cette époque l’église et l’État sont très liés.

Il crée en parallèle, avec l’ingénieur Belgrand, des circuits d’adduction d’eau et un réseau moderne d’égouts, puis lance la construction de théâtres (Théâtre de la Ville et Théâtre du Châtelet), ainsi que deux gares (Gare de Lyon et Gare de l’Est).

Des communes limitrophes de Paris, comme La Chapelle, Montmartre, Auteuil ou encore Passy, seront annexées à la capitale.

Cette transformation a un coût très élevé, puisque Napoléon III souscrit un prêt de 250 millions de francs en 1865, et un autre de 260 millions de francs en 1869.

Au total, on estime que les travaux du baron Haussmann ont modifié Paris à 60 %…

Haussmann a su aussi propager son savoir-faire dans les différentes régions françaises sous le Second Empire et le début de la Troisième République. Les villes les plus influencées sont Rouen qui, avec sa transformation va perdre plus de 500 maisons et deux églises, mais aussi Bordeaux, Toulouse, Avignon, Toulon, Lyon et Marseille qui est l’une des villes dont la physionomie a le plus changé.

 

A regarder aussi:

 

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A lire aussi:

 

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La biographie du baron Haussmann, né en 1809 et mort 1891, appelé à Paris en 1853 pour être limogé en 1870. Pur produit de son temps, il se campe solidement au point de rencontre du capitalisme industriel alors en plein essor et de l’autocratie dont, en France, le Second Empire fut l’ultime avatar.

Haussmann (1809-1891), c’est Paris. Haussmanniser, c’est percer, aérer, éclairer, désengorger… Mais, au fond, que sait-on du « grand homme » du Second Empire?Ce livre analyse l’oeuvre du « préfet éventreur », quitte, du reste, à lui en contester, preuves à l’appui, la paternité. Il sonde encore l’âme de cet ambitieux qui semble n’avoir vécu pleinement que les dix-sept années de sa magistrature parisienne, et qui, pour le reste, se conduisit en parfait décalage avec l’image qu’il a laissée de lui-même. Fort d’un minutieux travail d’enquête, il met enfin en lumière les rapports orageux qu’Haussmann a entretenus avec l’entourage de l’Empereur, et le cruel processus d’isolement qui en a découlé. En définitive, la question n’est plus de discerner en lui un bienfaiteur ou un fléau, un visionnaire ou un technocrate, mais bien celle-ci : Haussmann ou un autre, cela aurait-il changé quelque chose ?
- Haussmann, Georges-Eugène, préfet-baron de la Seine (essai) par Nicolas Chaudun aux éditions Actes Sud – 279 pages – 25€

EXPOSITIONS

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Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Les petites chroniques de Saint-Sulpice ( suite)

Expositions

 

 

Art brut Japonais – Halle Saint-Pierre – Paris 24 Mars 2010 au 2 Janvier 2011.

EXPOSITIONS  expo_0

Cadeaux des Tsars, La Diplomatie Navale dans l’Alliance Franco-Russe, 1891~1914 – Musée National de la Marine – Palais de Chaillot – Paris – 28 Mai au 3 Octobre 2010.  ( Clos)

 Tous les Bateaux du Monde – Musée de la Marine – Palais de Chaillot – 10 Mars au 1 Novembre 2010.  ( Clos)

Irving Penn, “Les Petits Métiers” – Fondation Henri Cartier-Bresson – Paris – 5 Mai au 25 Juillet 2010. ( Clos)

Willy Ronis, une poétique de l’engagement – Monnaie de Paris – 16 Avril au 22 Août 2010. ( Clos )

Nicolas Sénégas – Evolution Anthropomécanique – Le Cube – Issy les Moulineaux – 2 Février au 24 Juillet 2010. ( Clos)

Edvard Munch ou l’anti-cri – Pinacothèque de Paris – Paris – 19 Février au 18 Juillet 2010.  ( Clos )

Art de la Calligraphie ~ Liu Zuoxiu – Centre Culturel de la Chine – Paris – 5 Juillet au 10 Juillet 2010. ( Clos )

L’impossible Photographie, Prisons Parisiennes ( 1851~2010) – Musée Carnavalet – Paris – 10 Février au 4 Juillet 2010.  (Clos)

Bretagne, Voyager en Couleurs (Autochromes 1907~1929) – Musée Albert Kahn -Boulogne-Billancourt – 20 0ctobre 2009 au 4 Juillet 2010. (Clos)

La Voie du Tao, un autre chemin de l’être – Galeries Nationales, Grand Palais – Paris – 31 Mars au 5 Juillet 2010.  (Clos)

Crimes et châtiments, de Goya à Picasso – Musée d’Orsay – Paris – 16 Mars au 27 Juin 2010. ( Clos )

 A la Vie – Mairie du 12ème – Paris – 4 Juin au 23 juin 2010. ( Clos )

Meijer de Haan, le maître caché – Musée d’Orsay – Paris – 16 Mars au 20 Juin 2010. ( Clos )

Photography Not Art, le Naturalisme selon Peter Henry Emerson 1886~1895 – Musée d’Orsay – Paris – 16 Mars au 20 Juin 2010. ( Clos )

Le Piéton du 11ème – Gérard Lavalette – Mairie du 11ème – Paris – 31 Mai au 11 Juin 2010. ( Clos )

Mathilde Rosier – “Find circumstances in the antechamber” – Musée du jeu de Paume – Paris – 9 Février au 6 Juin 2010.

Robert Doisneau sous le soleil de la Californie – Galerie Claude Bernard – Paris – 1 Avril au 1 Juin 2010. ( Clos )

 Izis, Paris des rêves – Hôtel de Ville de Paris – 20 Janvier au 29 Mai 2010.   (Clos)

Paris ville rayonnante (Architecture et sculpture des églises parisiennes au XIIIe siècle ) – Musée National du Moyen-Âge – Paris – 10 Février au 24 Mai 2010. (Clos)

Sainte Russie, L’art russe, des origines à Pierre le Grand – Musée du Louvre – Paris – 5 Mars au 24 Mai 2010. (Clos)

Ivan Loubennikov – Galerie Alain Blondel – Paris – 20 Mars au 19 Mai 2010. (Clos)

Les derniers Maharajas ~ Costumes du Grand Durbar à l’indépendance 1911~1947 – Fondation Pierre Bergé & Yves Saint-Laurent – Paris – 10 Février au 9 Mai 2010.   (Clos)

Eloge du négatif, le calotype en Italie, les années pionnières – Petit-Palais – 18 Février au 2 Mai 2010.  (Clos)

De Watteau à Degas – Institut Néerlandais – Paris – 11 Février au 11 Avril 2010. (Clos)

Robert Doisneau, Du Métier à l’Oeuvre – Fondation Henri Cartier-Bresson – Paris – 13 Janvier au 18 Avril 2010.   (Clos)

Elliott Erwitt “Personal Best” – Maison Européenne de la Photographie – Paris – 3 Février au 4 Avril 2010. (Clos)

Maurice Renoma, Mythologies – Galerie Sparts – Paris – 11 Mars au 3 Avril 2010.  (Clos)

Johann Soussi – Exposition “Retour” – Café Rouge – Paris – 1er au 31 Mars 2010.  (Clos)

Paris inondé en 1910 – Galerie des Bibliothèques – Paris – 8 Janvier au 28 Mars 2010.  (Clos)

Breteuil 1900 – Mairie du 7ème – Paris -11 au 25 Mars 2010. (Clos)   

Pierre Soulages – Centre Georges Pompidou – Paris – Du 14 Octobre 2009 au 8 Mars 2010.   (Clos)   

La révolution à la poursuite du crime “Le justiciable devant les tribunaux criminels à Paris 1790 – 1792″ – Centre Historique des Archives Nationales, Hôtel de Soubise – Paris – 18 Novembre 2009 au 15 Février 2010.   (Clos)   

Louis XIV, l’homme et le Roi – Château de Versailles – 20 Octobre 2009 au 7 Février 2010.  (Clos)   

Les grands monuments de Lutèce – Paris.  (Clos)

Alain Ornicar Petit – Atelier Louis Barillet – Paris – Du 21 Octobre 2009 au 30 Janvier 2010.  (Clos)

Teotihuacán Cité des Dieux – Musée du Quai Branly – Paris – Du 6 octobre 2009 au 24 Janvier 2010.  (Clos)

Michael Kenna, Rétrospective – BNF – Paris – 13 Octobre 2009 au 24 Janvier 2010.  (Clos)

Fernand Pelez “la Parade des Humbles” – Petit Palais – Paris – 24 Septembre 2009 au 17 Janvier 2010. (Clos)

Souvenirs d’Italie (1600~1850) Chefs d’oeuvres du Petit-Palais – Musée de la Vie Romantique – Paris – 29 Septembre 2009 au 17 Janvier 2010.  (Clos)

Jim Hodges – Centre Pompidou – Paris – 14 octobre 2009 au 18 janvier 2010.  (Clos)

Louis Comfort Tiffany ~ Couleurs & Lumières – Musée du Luxembourg – Paris – 16 Septembre 2009 au 17 Janvier 2010   (Clos)

Les Passages Parisiens de Robert Doisneau – Monnaie de Paris – Paris – 12 Décembre 2009 au 15 Janvier 2010.  (Clos)

Or des Amériques – Muséum d’Histoire Naturelle – Paris.  (Clos)

Les Buddhas du Shandong – Musée Cernuschi – Paris – Du 18 Septembre 2009 au 3 Janvier 2010. (Clos)

La Grande Aventure des Chrétiens d’Orient – Eglise Saint-Roch – Paris – 28 Novembre 2009 au 3 Janvier 2010.   (Clos)

Les Cathédrales en héritage – Domaine National du Palais-Royal – Paris – 18 Septembre au 31 Décembre 2009.  (Clos)

Janol Alpin – Exposition Métropolisson – Mairie du 19ème – Paris – 2 au 8 Décembre 2009. (Clos)

Marguerite Gérard, Artiste en 1789 dans l’atelier de Fragonard – 10 Septembre au 6 Décembre 2009 – Musée Cognacq-Jay – Paris. (Clos)

Fanny Giustiniani, ”De la Matière à la Lumière” – Mairie du 6e – Paris – Du 3 au 24 Novembre 2009.(Clos)

Pierre Piget – Mairie du 6e – Paris – 5 au 24 Novembre 2009.(Clos)

Ketty Kupfer – Mairie du 16e – Paris – 21 au 24 Octobre 2009.(Clos)

Henri Zuber – Mairie du 6ème – Paris – 5 au 28 Octobre 2009.(Clos)

Itinérances de Michèle Mazzacurati – Mairie du 6ème – Paris – 6 au 27 Octobre 2009.(Clos)

Ara Güler – Lost Istanbul – Maison Européenne de la Photographie – Paris – 9 Septembre au 11 Octobre 2009.(Clos)

La petite robe noire – Domaine du Palais-Royal – Paris – 1 au 17 Octobre 2009.(Clos)

Sarah Caron – Galerie Chambre avec Vues – Paris – 10 Septembre au 31 Octobre 2009.(Clos)

Missak Manouchian, les Arméniens dans la Résistance en France – Mairie du 4e – Paris – Du 14 au 26 Septembre 2009. (Clos)

Charles Marville – Paris photographié au temps d’Haussmann, Portrait d’une ville en mutation – Du 1er au 27 Septembre 2009 – Louvre des Antiquaires – Paris. (Clos)

Edward O. Brooks – Screen-play – Mairie du 6e – Paris – Du 8 au 26 Septembre 2009. (Clos)

Photoquai 2009 – Musée du Quai Branly – Paris – Du 22 Septembre au 22 Novembre 2009. (Clos)

Ferdinando Scianna – La géométrie et la passion – MEP – Paris. (Clos)

Dans les pas de Charles Darwin – Exposition-promenade à Bagatelle – Paris. (Clos)

Joseph Roth “L’exil à Paris 1933 ~ 1939″ – Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme – Paris.  (Clos)

Anselme Boix-Vives – Halle Saint-Pierre – Paris. (Clos)

Les Grands Ducs de Bourgogne – Tour Jean sans peur – Paris.(Clos)

Temples du Savoir – Ahmet Ertug – BNF ( site François Mitterrand ) – Paris. (Clos)

Les trésors des Icônes Bulgares – Sainte-Chapelle du Château de Vincennes.  (Clos)

Art Urbain – Le pavillon Carré Baudouin – Paris.  (Clos)

“Our Fellow Man” – Laurent Van der Stockt – Maison européenne de la photographie (MEP) – Paris. (Clos)

Habiter écologique , quelles architectures pour une ville durable? – Palais de Chaillot – Paris.(Clos)

Le Louvre pendant la Guerre – Regards Photographiques 1938 ~ 1947 – Musée du Louvre – Paris. (Clos)

Un ciel, un monde – L’univers des cerfs-Volants – Bibliothèque Forney – Paris. (Clos)

Willy Ronis – Hôtel de ville – Joinville-le-Pont.  (Clos)

Le Bestiaire d’André Masson – Musée de la Poste – Paris.  (Clos)

Henri Cartier-Bresson à vue d’oeil – Maison Européenne de la Photographie – Paris. (Clos)

Voir l’Italie et mourir… – Musée D’Orsay – Paris. (Clos)

Kenzo – Drouot-Montaigne – 16 & 17 Juin 2009 – Paris. (Clos)

Dali à L’oeuvre – Espace Dali – 10 Avril au 24 Juin 2009 – Paris. (Clos)

Des Américains à Paris – Jardin d’Acclimatation – Paris.  (Clos)

Bâtir pour le Roi, Jules Hardouin-Mansart (1646-1708) – Musée carnavalet. (Clos)

Kandisky – Centre Georges Pompidou – Paris.   (Clos)

Gilles Aillaud – Musée de la Chasse et de la Nature – Paris. (Clos)

Une image peut en cacher une autre. Arcimboldo, Dali, Raetz – Grand-Palais – Paris. (Clos)

Le mont Athos et l’Empire byzantin, trésors de la Sainte Montagne – Petit Palais – Paris. (Clos)

Hypnos – Images et inconscients en Europe (1900-1949) – Musée de l’Hospice Comtesse – Lille.  (Clos)

Jacques Tati – Deux temps, Trois mouvements – Cinémathèque de Paris – 8 Avril au 2 Août 2009. (Clos)

William Blake – Petit Palais – 2 Avril au 28 Juin 2009 -Paris.  (Clos)

Sortilèges – Château d’Aventhon – Fondation Claudine et Jean-Marc Salomon – Alex – Haute-Savoie. (Clos)

William Eggleston – Fondation Cartier – Paris.  (Clos)

Exposition Jacques Tati, la Villa Arpel – Le Cent-Quatre – Paris.  (Clos)

Fastes de Cour et Cérémonies Royales – 31 Mars au 28 Juin 2009 – Château de Versailles. (Clos)

Costumes Populaires Russes des XIX et XX siècles – Fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent – Paris. (Clos)

Filippo et Filippino Lippi – La Renaissance à Prato – Musée du Luxembourg – Paris. (Clos)

T.A.G – Grand Palais – Paris. (Clos)

Ralph Samuel Grossman – Le Monde Voilé – Musée des Beaux-Arts de Rouen. (Clos)

Zadkine sur papier – Musée Zadkine – Paris.(Clos)

Chapeaux: une Anthologie – Victoria and Albert Museum – Londres. (Clos)

Permis de Croquer - Bibliothèque Historique de la Ville de Paris. (Clos)

Ecritures Silencieuses – Espace Louis Vuitton – Paris. (Clos)

Jean-Baptiste Camille Corot – Musée des beaux-Arts de Reims.(Clos)

Les portes du ciel, visions du monde dans l’Égypte ancienne – Le Louvre – Paris.(Clos)

Le Siècle du Jazz – Musée du Quai Branly – 17 Mars au 28 Juin 2009 – Paris. (Clos)

 “Jo’burg et Avenue Patrice Lumumba” – Guy Tillim – Fondation Henri Cartier Bresson – Paris.(Clos)

“Richter en France” – 7 Mars au 1 Juin 2009 – Musée de Grenoble.(Clos)

Oublier Rodin? – 10 Mars au 31 Mai 2009 – Musée d’Orsay – Paris.(Clos)

Terriblement beau ~ Terriblement faux – Galerie Esther Woerdehoff – Paris.(Clos)

Londres ~ Calcutta – Galerie Camera Obscura – Paris.(Clos)

Alexandre Calder – Les Années Parisiennes 1926 ~ 1933 – Centre Georges Pompidou – Paris. (Clos)

Marc Riboud – Musée de la vie Romantique – 3 Mars au 26 Juillet 2009 – Paris.  (Clos)

Exposition Méliès – Cinémathèque Française – Paris. (Clos)

Controverses – 3 Mars au 24 Mai 2009 – BNF Richelieu – Paris.(Clos)

Valadon ~ Utrillo – 6 Mars au 15 Septembre 2009 – Pinacothèque de Paris.(Clos)

Paris capitale photographique 1920-1940 – Jeu de Paume Hôtel de Sully – 10 Février au 24 Mai 2009 – Paris.(Clos)

Fernand Léger – galerie Malingue – du 21 Février au 30 Avril 2009 – Paris. (Clos)

Une Chine peut en cacher une autre – Galerie Anne de Villepoix – Paris. (Clos)

Giorgia Fioro – Le Don 2000 – 2009 – MEP – Paris. (Clos)

Les Primitifs Italiens – 11 Mars au 21 Juin 2009 – Musée Jacquemart-André – Paris .(Clos)

François Rousseau – Du 4 Février au 5 Avril 2009 – MEP – Paris. (Clos)

Sophie Ristelhueber – Musée du Jeu de Paume – Paris.(Clos)

Saul Leiter – Dancing in the street – Musée Nicéphore-Niépce – Chalon-sur-Saône.(Clos)

Hans Erni – Fondation Pierre Gianadda – Jusqu’au 1 Mars 2009 – Martigny – Suisse.(clos)

“L’ombre, Le reflet” – Gilbert Gormezano et Pierre Minot – MEP – Paris.(Clos)

Le petit Nicolas – Hôtel de Ville – 6 Mars au 14 Juillet 2009 – Paris.  (Clos)

Andy Warhol – Maison Rouge – Du 18 Février au 3 Mai 2009 – Paris. (Clos)

American Dream – Cartes Postales 1900~1930 – MEP – Paris. (Clos)

Ray Caesar – Galerie Magda Danysz – 7 Février au 4 Mars 2009 – Paris.(clos)

Quartier Juif du Marais – Bogdan Borkowski – Bibliothèque Marguerite Audoux – Paris.(Clos)

Giorgio de Chirico 1888-1978, la fabrique des rêves – Moma – Paris.(Clos)

Our Body ( A corps ouverts) – Espace 12 Madeleine – Paris.(Clos)

Les Funérailles de Monna Lisa – Yan Pei-Ming – Musée du Louvre – Paris.  (Clos)

Dvâravatî, aux sources du bouddhisme en Thaïlande – Musée Guimet – Paris.(Clos) ( Lien défectueux, veuillez m’en excuser)

Instants d’Architecture – Maison du Danemark – Paris. (Clos)

Robert Franck – Un regard étranger – Musée du Jeu de Paume – Paris. (Clos)

Les Vélins deRedouté – Jardin de Plantes – Paris. (Clos)

Voyage en couleur, Photochromie (1876-1914) – Marc Walter – Bibliothèque Forney – Paris. (Clos)

David LaChapelle – Hôtel de la Monnaie – Paris. (Clos)

Jackson Pollock et le Chamanisme – Pinacothèque de Paris. (clos)

Paris & ses expositions Universelles – 1855-1937 – Conciergerie. (Clos)

Terre Natale, Ailleurs commence ici - Fondation Cartier – Paris. (Clos)

New-York – Galerie Dima- Paris. (clos)

« 6 milliard d’autres » – Yann Arthus-Bertrand au Grand Palais. (clos)

Vers de nouveaux rivages – L’avant-garde Russe dans la collection Costakis.  (Clos)

Abildgaard – Louvre.(clos)

Sarah Moon – Galerie camera obscura. (clos)

Raoul Dufy – Musée d’Art Moderne. (clos)

Akira Kurasawa – Petit Palais. (clos)

« Le métro Parisien vu par Akemi Noguchi » – Musée Carnavalet.(clos)

Couleurs sur corps. (clos)

Jacques Prévert – Paris la belle – Mairie de Paris. (clos)

Upside down, les Arctiques – Musée du Quai-Branly. (clos)

Albert Marquet – Musée de la Marine. (clos)

Bonaparte et l’Egypte – Jusqu’au 29 Mars 2009 – Institut du Monde Arabe – Paris. (Clos)

Emil Nolde – Grand Palais. (clos)

Van Dyck – Musée Jacquemart. (clos)

L’art de Lee Miller – Jeu de Paume – Concorde. (clos)

100 ans d’industrie aérospatiale Française. (clos)

Patrick Demarchelier au Petit Palais. (clos)

Louvre – Exposition Mantegna. (clos)

Moscou – Dasha Zhukova – Centre d’Art  » The Garage ». 

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Jardins de Cristal. (clos)

Musée du Quai Branly – L’esprit mingei au Japon – De l’artisanat populaire au Design.  (clos)

Musée Cernuschi et Petit Palais – Splendeurs de courtisanes – Peintures Ukyio-é. (clos)

Jeff Koons à Versailles.  (Clos)

William Daniels – Le mauvais air… ( Clos)

Walker Evans – Photographier l’Amérique 1929- 1947. (clos)

Les nouveaux musées. 

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Napoléon – Symboles des pouvoirs sous l’Empire. (clos)

A l’air libre – Claire Xuan. (clos)

Expo-vente d’Enluminures chez Buridan. ( Clos)

Richard Avedon au Jeu de Paume. (Clos)

Construire à Lutèce. (clos)

Les soldats de l’éternité – Guerrier Xi’an.   (clos)

1931 – Les étrangers au temps de l’exposition coloniale. (clos)

Dans la ville Chinoise – Regards sur la mutation d’un empire. (Clos)

Annie Leibovitz. (clos)

Valentino – L’hommage des Arts-Décoratifs.  (clos)

Saul Steinberg – Illuminations. (Clos)

Caricature du fumeur du XVIIème siècle à nos jours. (Clos)

Les contes d’Hoffmann.  (Clos)

La chasse aux trésors de Paris. (Clos)

Parc Floral – Paris Jazz Festival. (Clos)

Promenons-nous dans le bois… (Clos)

La Chine à marche forcée – L’oeil de Samuel Bollendorff.  (Clos)

Les Parisiennes de Kiraz. (Clos)

Les années Grace Kelly – Princesse de Monaco. (Clos)

Hôtel de ville de Paris – Jardin éphémère! (Clos)

Hokusai – L’affolé de son art. (Clos)

Kimonos à Bagatelle. (Clos)

2cv – Nostalgie, nostalgie. (Clos)

Pierre Mignard. (Clos)

Musée d’Orsay - L’image révélée. (Clos)

Jean-Michel Berts, un photographe d’exception.(Clos)

Saint-Sulpice – Partie 4

 Saint-Sulpice - Partie 4 dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui 13310-3

 La place et l’église Saint-Sulpice. Gravure de Jules Noël (XIXème siècle). B.N.F.

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Panorama vers la Conciergerie et Saint-Sulpice, vers 1865.

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Bénitier de Saint-Sulpice. La coquille a été donnée par la république de Venise à François Ier. Le pied est l’oeuvre de Chalgrin. Carte postale. Paris, vers 1900.

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La fontaine des Quatre Evêques (1844), sur la place Saint-Sulpice. Vers 1870.

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Panorama vers la Conciergerie et l’Eglise Saint-Sulpice en arrière plan. Vers 1860.

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Le jardin et le palais du Luxembourg avec Saint-Sulpice à gauche. Gravure (1840).

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Panorama de la Barrière d’Enfer vers le Panthéon, vers 1880.

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La rue Soufflot, vers 1900. Saint-Sulpice en haut à droite!

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Tramway électrique « Auteuil-Saint-Sulpice ». Paris, 1913

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La fontaine Saint-Sulpice, vers 1870-1880.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Vauban, La reconnaissance de l’humanité!

Vauban, La reconnaissance de l'humanité! Vauban_Portrait_Small

 

Le réseau des sites majeurs de l’architecte militaire français Vauban vient d’être ajouté par l’Unesco à la liste du Patrimoine mondial de l’humanité.

La décision a été adoptée lors de la réunion annuelle 21 des Etats membres du comité du Patrimoine mondial de l’Unesco qui se tient à huis clos, jusqu’au 10 juillet, à Québec.

14 des 151 fortifications construites par Vauban (1633-1707) étaient candidates cette année à l’inscription au patrimoine de l’Unesco. Un projet défendu dès 2005 par Jean-Louis Fousseret, le maire socialiste de Besançon et président de l’association Réseau des sites majeurs de Vauban.

Quant aux 14 sites du réseau Vauban, ce sont : la citadelle pentagonale d’Arras (Pas-de-Calais), le château de Bazoches (Nièvre), la citadelle, l’enceinte urbaine et le fort Griffon de Besançon (Doubs), les forts de Blaye/Cussac-Fort-Médoc (Gironde), l’enceinte urbaine, les forts et le pont d’Asfeld à Briançon (Hautes-Alpes), la Tour dorée de Camaret-sur-Mer (Finistère), la citadelle du Palais à Belle-Ile-en-mer (Morbihan), la ville neuve de Longwy (Meurthe-et-Moselle), le fort de Mont-Dauphin (Hautes-Alpes), la citadelle de Mont-Louis (Pyrénées-Orientales), la place forte de Neuf-Brisach (Haut-Rhin), la citadelle de Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime), les tours côtières de Tatihou/Saint-Vast-la-Hougue (Manche), l’enceinte et les forts de Villefranche-de-Conflent (Pyrénées-Orientales).
 

Les remparts de la cité de Villefranche-de-Conflent font désormais partie, comme onze autres sites français conçus par Vauban, du Patrimoine mondial de l'humanité.

Qui était Vauban?

 

Né en mai 1633 à Saint-Léger-de-Foucherets, Vauban est le plus connu de tous les ingénieurs militaires français et peut-être le plus connu de tous en Europe et même dans le monde entier tant ses disciples construisirent selon ses méthodes et parfois à partir de ses propres plans fortifications bastionnées dites «à la Vauban». Il commença paradoxalement sa longue carrière en affrontant les armées du roi Louis XIV qu’il allait si bien servir plus de cinquante années durant. Engagé dans le camp des «frondeurs» avec les armées du prince de Condé alors en rébellion contre son souverain. Il est bien vite remarqué par le cardinal de Mazarin qui le convainc de se mettre au service du roi. Il a alors vingt ans. De 1653 à 1659, Vauban participe à quatorze sièges au cours desquels il est blessé plusieurs fois. Il reçoit son brevet d’ingénieur du roi en 1655 à l’âge de 22 ans.

 

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Besançon, la citadelle

 

Nourri de cette expérience Vauban va réfléchir aux procédés de l’attaque des places qui lui semblent trop coûteux en hommes et notamment privilégier le rôle du canon par rapport à la mine. De même en théoricien de la fortification, il va en améliorer les règles préconisant l’adaptation du tracé bastionné au terrain et l’échelonnement de la défense en profondeur.

 

 

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Saint-Malo, la citadelle

 

En 1667, les sièges de Tournai, de Douai et de Lille, pris en seulement 9 jours de tranchées sous les yeux du roi confirment sa notoriété. Désormais sa réputation de preneur de villes est établie. Le roi lui confie l’édification de la citadelle de Lille qu’on appellera plus tard la «Reine des citadelles».

 

 

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Salses-le-Château, la forteresse

 

A partir de 1668, Vauban exercera de fait les fonctions de commissaire général des Fortifications, même si le chevalier de Clerville en restera le titulaire jusqu’à sa mort en 1677. Il exercera sa mission sur les frontières terrestres qui dépendent de Louvois, les frontières maritimes et les ports dépendant de Colbert demeureront encore dix ans sous la responsabilité de Clerville, même si Colbert demande de plus en plus pour elles les conseils de Vauban.

 

 

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Neuf-Brisach, la fortification

 

Avec la guerre de Hollande en 1673, Vauban s’efforce d’exhorter le roi et Louvois à faire ce qu’il appelle «son pré carré», c’est-à-dire à réduire le nombre de ses places pour ne conserver que les plus fortes qui ne sont pas isolées en territoire ennemi. Il recommandera pour ce faire une double ligne de places fortes, barrant la plaine des Flandres pour protéger efficacement le royaume. La première ligne se compose des places de Dunkerque, Bergues, Furnes, fort de Knokke, Ypres, Menin, Lille, Tournai, fort de la montagne, Condé, Valenciennes, Le Quesnoy, Maubeuge, Philippeville et Dinan.

 

 

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 Le fort de Socoa

 

La seconde ligne se composait des places de Gravelines, Saint-Omer, Aire, Béthune, Arras, Douai, Bouchain, Cambrai, Landrecies, Avesnes, Mariembourg, Rocroi et Charleville. Le siège victorieux de Maastricht en juin 1673 lui donne l’occasion d’illustrer sa nouvelle méthode d’attaque des places telle qu’il l’a développée pour le roi dans un Mémoire sur la «conduite des sièges» avec notamment l’emploi du tir à ricochet et des parallèles. Cette méthode économise la vie des soldats et des ingénieurs et amène la place ennemie à se rendre après seulement 13 jours de tranchée ouverte. Vauban dénonce le travers des soldats de l’époque à s’exposer inutilement par bravade. Le célèbre d’Artagnan trouvera d’ailleurs la mort à ce siège en attaquant à découvert un bastion ennemi.

 

 

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 Fort Libéria

 

Louis XIV conquiert la Franche-Comté, Vauban met le siège devant Besançon qu’il prend en six jours, la citadelle se rendant quelque jours après, Dole est prise quelques jours plus tard, et la Franche-Comté deviendra française au traité de Nimègue en 1678.

 

 

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 Fort Chapus

 

De 1679 à 1688, Vauban parcourt la France en tous sens, et se consacrant aux fortifications côtières et également à celles du Sud de la France, tout en surveillant les travaux des places du Nord et de l’Est récemment conquises par les armées du roi. En 1684, il prend en moins d’un mois la formidable forteresse de Luxembourg. En 1687, il inaugurera à Besançon ce que l’on appelle son «deuxième système» fortifié, où la configuration particulière de la ville l’obligera à dissocier la défense de la ville de l’action lointaine contre l’assaillant avec une seconde ligne de défense pourvue de tours à canons qu’il adoptera également pour l’enceinte de Belfort. Cette seconde ligne de défense dite de sûreté est destinée à protéger la ville, la première enceinte pourvue de demi-lunes et de bastions détachés étant destinée à l’action lointaine.

 

 

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 La citadelle du Palais

 

Nommé lieutenant général en 1688, il parcourt l’équivalent de 4000 km par ans soit pour conduire des sièges, soit pour réparer ou construire des fortifications. Archétype de «l’honnête homme du XVIIè siècle» il rédigera durant toute sa vie de nombreux traités touchant à des domaines divers des sciences, de l’économie, de l’agriculture et de la stratégie. En 1689 il rédige son mémoire sur le «rappel des huguenots» exhortant Louis XIV à revenir sur la révocation de l’édit de Nantes au nom de la liberté de conscience, et aussi de considérations économiques qui témoignent d’une très grande élévation d’esprit.

 

 

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 La fortification de Toul

 

En 1691 et 1692 il s’illustrera encore avec les sièges de Mons et de Namur, perdant dix à vingt fois moins d’hommes pour s’emparer de ces villes et de leurs citadelles que leurs défenseurs. Il parcours ensuite les Alpes où il renforce les villes fortifiées et en crée de nouvelles comme à Montdauphin. Appelé en 1694 sur les côtes de Bretagne, il y organise avec succès la défense contre le débarquement anglais et y construit de nombreux forts.

 

 

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 La cité de Rocroi

 

Appelé après la paix de Ryswick à fortifier l’Alsace, il crée à Neuf-Brisach ce que l’on considère généralement comme son troisième système fortifié améliorant encore le système précédent créé à Besançon et à Belfort et échelonnant la défense sur plusieurs centaines de mètres avec une succession d’ouvrages en profondeur. Poursuivant ses réflexions, il rédige un traité prévoyant la création d’un nouvel impôt plus équitable qui remplacerait tous ceux existant jusqu’alors: la «dîme royale» Cela lui vaudra de voir s’organiser contre lui une cabale et en 1707 son livre sera condamné et saisi lors de sa publication.

 

 

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 Ville-citadelle de Château-Queyras

 

Elevé à la dignité de maréchal de France le 14 janvier 1703, cette distinction vient couronner une carrière tout entière passée au service de son pays et de son roi. Vauban parcourera encore la France effectuant chaque année des milliers de kilomètres qui le mèneront de nouveau sur les côtes de la Manche, dans les Alpes et en Provence, et très régulièrement sur les frontières du Nord et de l’Est de la France. Au total, Vauban aura durant sa vie entière dont 53 ans au service du roi, parcouru environ 180 000 km ce qui, sur les routes de l’époque et avec les moyens de locomotion d’alors, représente une remarquable performance et surtout en fait un exceptionnel témoin de son époque et de la situation dans lequel se trouve le royaume au «siècle de Louis XIV» finissant, d’où ses propositions de réformes notamment fiscale.

 

 

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 La cité de Collioure

 

Vauban participera encore à quelques sièges et à la défense de l’Alsace et de cette frontière du Nord à laquelle sa vie durant il a consacré tant d’efforts, puis épuisé par cette bronchite chronique qui l’a incommodé la plus grande partie de sa vie et par la fatigue d’une carrière passée le plus souvent sur de mauvaises routes et dans le fracas des combats il s’éteint le 30 mars 1707 à 10 heures du matin dans sa maison de Paris près du jardin des Tuileries. Les obsèques ont lieu dans sa paroisse toute proche de Saint-Roch. Son corps sera enterré dans l’église paroissiale de Bazoches près de son château à 15 km au Sud de Vézelay. Son cœur sera transporté le 28 mai 1808 dans l’église du Dôme aux Invalides à Paris où il repose sous un monument, parmi les plus grands maréchaux de France.

 

 

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 La cité de Brouage

 

Les descriptions économiques et géographiques, qu’il a faites des régions qu’il fortifiait, constituent des témoignages précieux et d’un exceptionnel intérêt sur la France de cette époque. Membre de l’Académie des sciences, Vauban nous a laissé de nombreux travaux et mémoires sur des sujets très divers. Sa «Description de l’élection de Vézelay» comporte un travail de recensement statistique très moderne dans ses méthodes. Il l’appliquera à la population du Canada français et fera des projections jusqu’à la fin du XXè siècle avec une marge d’erreur très faible. Ses propositions sur un système de canalisation reliant toutes les rivières navigables de France atteste d’une véritable vision «d’aménageur» du territoire avant la lettre. Les travaux qu’il propose seront réalisés deux siècles plus tard par le ministre Freycinet.

 

 

 3826

 Village de Colmars-les-Alpes

 

Vauban travaillera d’ailleurs aux ouvrages d’art du canal du Midi. Curieux de stratégie, ses vues en matière diplomatique sont très intéressantes et prospectives, allant jusqu’à proposer une monnaie européenne unique, trois siècles avant que celle-ci ne se mette en place. L’ensemble de cet exceptionnel travail de réflexion sera regroupé dans les «Oisivetés», ensemble de douze volumes publiés après sa mort. A la fin de sa vie le roi lui demandera de rédiger un «traité de l’attaque des places» qui fera encore autorité plus d’un siècle après sa mort. Soucieux de la vie de ses hommes, comme de la gloire du roi, Vauban a apporté successivement trois perfectionnements décisifs aux techniques de l’attaque des places: les parallèles, les cavaliers de tranchées et le tir à ricochet.

 

 

 3830

 Le fort de Charlemont

 

Vauban codifie l’approche rationnelle du siège, décomposé en une suite logique de douze phases; un siège selon lui nécessite au plus 48 jours de travaux au terme desquels le gouverneur n’a d’autre choix que de capituler. S’inscrivant dans la révolution scientifique qui s’était opérée sous l’égide de Descartes et de Pascal, Vauban conçoit l’attaque d’une place comme une œuvre rationnelle. Son traité traduit en 15 langues dont le turc et le russe fut un classique de l’instruction des ingénieurs militaires jusqu’à la fin du XIXè siècle.

 

 

 3832

 Fort-la-Latte

 

En revanche Vauban ne codifia jamais l’art de la fortification, car il considérait qu’avant tout le terrain commande et que la seule loi valable est l’adaptation des méthodes au terrain, ce qu’il a durant sa vie entière constamment et brillamment démontré comme il est encore possible de le constater dans la centaine de places fortes qu’il nous a laissées. Vauban demeure l’un des plus grands ingénieurs militaires que la France ait jamais connus. Laissons à Saint Simon le célèbre mémorialiste qui n’avait pas la réputation d’être indulgent, le dernier mot de cet article:

 

 

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«Vauban s’appelait Le Prestre, petit gentilhomme de Bourgogne tout au plus, mais peut-être le plus honnête et le plus vertueux de ce siècle, et avec la grande réputation du plus savant homme dans l’art des sièges et de la fortification, le plus simple, le plus vrai et le plus modeste. C’était un homme de médiocre taille, assez trapu, qui avait fort l’air de guerre, mais en même temps un extérieur rustre et grossier, pour ne pas dire brutal et féroce. Il n’était rien moins: jamais homme plus doux, plus compatissant, plus obligeant, mais respectueux sans nulle politesse, et le plus avare ménager de la vie des hommes, avec une valeur qui prenait tout sur soi, et donnait tout aux autres…»
 

Bien à vous,

Saint-Sulpice 

 

 

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