New-York vu par Alvin Langdon Coburn – Partie 2

 New-York vu par Alvin Langdon Coburn - Partie 2 dans Photographie: Grands Photographes m198121430002

 Station Roofs – 1910 – Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation

 

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 Times Square (The Christmas Tree) – 1950 – Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation
 

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Unfinished Building, New York – 1911 - Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation
 

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Broadway and Fifth Avenue  – 1912 - Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation
 

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New York from its Pinnacles – 1912 - Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation


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Trinity Church – 1912 - Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation
 

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The Tunnel Builders – 1912 - Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation


 

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New York Harbor, the Singer Building, steamship – 1912 - Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation
 

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The Flat Iron Building, Evening – 1912 - Crédit photo: © Alvin langdon Coburn - George Eastman House Foundation
 

 

Biographie d’Alvin Langdon Coburn

 

Alvin Langdon Coburn a créé dans une période relativement brève, du début du XXe siècle jusqu’au début des années 1920, une œuvre riche qui représente un apport important à la photographie artistique.

Il commença à photographier à l’âge de huit ans en 1890 et a exposé dès 1898. Dans le journal de Stieglitz, Camera Work, apparaissent pour la première fois en 1904 des photos de Coburn. Coburn photographie surtout des personnes de la vie publique, en particulier des écrivains (par exemple une série de portraits de George Bernard Shaw).

En 1912, il part en Angleterre et participe, sous l’influence de son ami Ezra Pound au vorticisme. À cette période, Alvin Langdon Coburn réalise des photographies abstraites, qu’il nomme « Vortographies ».

Dans les années 1960, il lègue ses quelque 20 000 photographies et négatifs à la George Eastman House, New York.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- New-York vu par Alvin Langdon Coburn – Partie 1.

- Edimbourg vu par Alvin Langdon Coburn – Partie 1.

- Edimbourg vu par Alvin Langdon Coburn – Partie 2.

- Edimbourg vu par Alvin Langdon Coburn – Partie 3.

L’Europe vu par Alvin Langdon Coburn.

 

A lire:

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Michel Frizot historien de la photographie dresse son portrait et son parcours en onze pages passionnantes. Il nous apprend qu’il devient orphelin dès l’age de 7 ans. Ses oncles lui offrent un appareil photo quand il a 8 ans. Il réalise sa première exposition à 15 ans. Il quitte définitivement les Etats Unis à 30 ans pour vivre à Londres avec sa femme. Il travaille avec une chambre noire de moyen format, les négatifs sont des plaques de verre de 20 x 25 cm. Il réalise des tirages « gum-platinium » sur du papier au platine par contact. Les tirages peuvent ensuite, être virés et recouverts de gomme bichromatée colorée (aquarelle brune légère) pour subir enfin une seconde insolation du même négatif. Ce genre de pratique donne des images qui n’ont jamais une couleur strictement identique. Il obtient des variations de ton dans la gamme des bruns et des orangés. Comme bon nombre de ses contemporains, il utilise un objectif « soft-focus » de la société Smith de Boston, qui donne comme résultat un léger flou sur toute l’image. Il se passionne pour la photogravure et publie six livres de photographies et une trentaine d’ouvrages illustrés. Coburn est un photographe des villes il fait le « portrait » de New York et de Londres. En 1913 il rentre dans un groupe d’artistes post-cubistes, futuristes et va réaliser des photographies abstraites, sous le nom de vortographs. Pour les réaliser, il prend en photo des morceaux de verre cassés en forme de triangle, dans lesquels sont disposés des morceaux de bois et de verre. A la façon d’un kaléidoscope les différents éléments se reflètent et se répliquent. Après la guerre il s’engage dans une quête spirituelle au sein des francs-maçons pour finir en 1960, Grand officier. Il meurt en 1966.

Ce livre de poche présente 64 photos, on s’attardera sur les portraits de Bernard Shaw (1904) et d’Auguste Rodin (1906), cadrés dans un coin de l’image. Alvin Langdon Coburn est parvenu à donner un rendu très personnel à ses images. Il dépasse largement le simple tirage d’un négatif en utilisant des méthodes de laboratoire très élaborées. Ces cadrages sont aussi très recherchés et pour l’époque révolutionnaire. Il n’hésite pas, par exemple, à couper le haut de la tête de ses modèles quand il réalise un portrait. On admirera également une photo remarquable, celle est intitulée flat Iron Bulding, le soir, New York (1912). Elle nous plonge dans une atmosphère mystérieuse avec au premier plan des branches d’arbres, au fond le flat Iron Bulding qui se dégage dans le ciel et au milieu dans une lumière incertaine, des hommes vêtus de noir qui avancent d’un pas décidé, comme si quelque chose de grave venait de se passer. Source texte: Photosapiens

- Alvin Langdon Coburn de Michel Frizot aux éditions Acte sud, collection photo poche – 130 pages – 13€

August Sander – Partie 2

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Bricklayer’s Mate - 1928 - Crédit photo: © August Sander & Moma  ~ Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn

 

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Farmer and Wife - 1912 - Crédit photo: © August Sander & Moma  ~ Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn

 

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 Bohemians - 1925 - Crédit photo: © August Sander & Moma  ~ Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn

 

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The Philosopher - 1913 - Crédit photo: © August Sander & Moma  ~ Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn

 

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 Young girl in Circus Caravan - 1926 - Crédit photo: © August Sander & Moma  ~ Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn

 

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Peasant Woman - 1913 - Crédit photo: © August Sander & Moma  ~ Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn

 

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 Sisters - 1927 - Crédit photo: © August Sander & Moma  ~ Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn

 

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 Peasant Woman - 1914 - Crédit photo: © August Sander & Moma  ~ Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn

 

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The Painter Heinrich Hörle - 1928 - Crédit photo: © August Sander & Moma  ~ Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn

 

 

 

Biographie d’August Sander

August Sander (17 novembre 1876, Herdorf, Rhénanie-Palatinat – 20 avril 1964, Cologne) était un photographe allemand.

Portraitiste scrupuleux de la République de Weimar, August Sander réunit photographie documentaire et pratique artistique, une démarche exemplaire aujourd’hui.
La démarche de ce photographe professionnel qui s’engagea dans une pratique artistique est une référence essentielle pour les artistes photographes des années 70 et 80. Les études sur la réception de son œuvre, inachevée à sa mort, puis reconstituée avec toutes les difficultés que cela comporte, ne font que commencer. Elles s’avèrent essentielles au moment où les pratiques documentaires se multiplient dans et hors le champ artistique, remettant celui-ci en question.

Sander, fils de mineur, travaille, dès la fin de l’école obligatoire, comme garçon de terril dans les installations minières des environs de son lieu de naissance, Herdorf. Il est pour la première fois en contact avec la photographie en assistant un photographe qui travaille pour la société d’exploitation minière . Avec l’aide financière d’un oncle, il peut s’acheter un équipement photo et s’installer un laboratoire.

Une autre étape sur la voie de sa professionnalisation est le service militaire (1897-1899), à Trèves (Allemagne), où, en tant qu’assistant d’un photographe, il peut acquérir d’autres expériences. Avec ses recommandations, il voyage pendant deux ans, et cela le conduit, entre autres, à Berlin, Magdeburg, Halle, Saale, Leipzig et Dresde, (à Dresde, bref suivi d’un enseignement artistique).

En 1901, il devient employé d’un studio de photo à Linz (Autriche) sur le Danube ; l’année suivante, il en devient copropriétaire et, en 1904, entièrement propriétaire. En 1902, il se marie; sa femme, Anna, lui donnera quatre enfants. En 1910, il quitte son affaire de Linz (Autriche) et s’établit à Cologne, où il fonde un nouveau studio. Au cours de la Première Guerre mondiale, il sert dans la Landsturm (formation militaire constituée de réservistes.
Au commencement des années 1920, Sander est en contact avec les artistes progressistes de Cologne et trouve dans ce cercle une forte résonance, entre autres, dans un échange étroit avec les artistes Franz Wilhelm Seiwert et Heinrich Hoerle mais aussi avec Gerd Arntz, Gottfried Brockman, Otto Freundlich, Raoul Hausmann et Stanislaw Kubicki (Berlin), Hans Schmitz, Augustin Tschinkel (Prague/Cologne) et Peter Alma (Amsterdam). En outre, Sander est proche des peintres Jankel Adler, Otto Dix, Heinrich Pilger et Anton Räderscheidt. Il est aussi en contact avec des musiciens, des écrivains, des architectes et des acteurs dont beaucoup font réaliser leur portrait par Sander et se trouvent dans son grand recueil Menschen des 20. Jahrhunderts (Les Hommes du XXe siècle).

En 1927, Sander entreprend un voyage d’environ trois mois en Sardaigne, avec l’auteur Ludwig Mathar; il fait environ 500 photos. La publication d’un livre sur ce voyage échoue.

En 1929, il publie un premier livre Antlitz der Zeit (Le Visage de ce temps), un choix de 60 portraits deMenschen des 20. Jahrhunderts (Les Hommes du XXe siècle).

Le nazisme affecte fortement son travail et sa vie personnelle : son fils Erich, membre du Sozialistischen Arbeiterpartei Deutschlands (SAP), (Parti socialiste ouvrier d’Allemagne), est arrêté en 1934 et condamné à la prison où il mourra en 1944 peut avant la fin de sa peine; en 1936, son livre Antlitz der Zeit est saisi et les exemplaires imprimés détruits.

Pendant la guerre, il déplace son Lebensmittelpunkt (lieu officiel d’habitation pour le rationnement alimentaire) à Kuchhausen dans le Westerwald, où il peut mettre en sécurité la plupart de ses négatifs et de ses photographies avant les bombardements. Son studio est détruit en 1944 par une attaque aérienne.

En 1946, Sander commence une vaste série d’images sur les destructions de la guerre à Cologne.

Sa tombe se trouve au Melaten-Friedhof (de), principal cimetière de Cologne.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- August Sander – Partie 1.

 

A regarder:

 

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A lire:

 

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Sur trois Allemagne, celle de Guillaume II, celle de Weimar, celle de Hitler. Il a été le premier à mettre la photographie au service d’une idéologie. Avec une admirable obstination, ce maître de la sociologie sans paroles a fait le portrait d’un pays convulsif et secret. Il a porté la même lucide attention aux ouvriers et aux banquiers, aux bourgeois et aux soldats. Il avait une seule ambition: dire la vérité sur les hommes.

- August Sander par Susanne Lange aux éditions Actes Sud – 124 pages – 12,80€

August Sander

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Painter (Anton Raderscheidt)  – 1926 - Crédit photo: © August Sander

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The mother in joy and grief – 1925 - Crédit photo: © August Sander & Moma  ~ Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn

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Enflants aveugles - 1930 - Crédit photo: © August Sander & Moma  ~ Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn

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Boxeurs - Crédit photo: © August Sander & Moma  ~ Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn

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Enfants de la classe moyenne – 1925 - Crédit photo: © August Sander & Moma  ~ Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn

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The Earthbound farmer- 1910 - Crédit photo: © August Sander & Moma  ~ Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn

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The militant of revolutionary – 1912 - Crédit photo: © August Sander & Moma ~ Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn

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Mother and Daughter - 1912 - Crédit photo: © August Sander & Moma  ~ Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn

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Peasant Woman - 1912 - Crédit photo: © August Sander & Moma  ~ Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn

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Peasant Couple - 1912 - Crédit photo: © August Sander & Moma  ~ Artists Rights Society (ARS), New York / VG Bild-Kunst, Bonn

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Biographie d’August Sander

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August Sander (17 novembre 1876, Herdorf, Rhénanie-Palatinat – 20 avril 1964, Cologne) était un photographe allemand.

Portraitiste scrupuleux de la République de Weimar, August Sander réunit photographie documentaire et pratique artistique, une démarche exemplaire aujourd’hui.
La démarche de ce photographe professionnel qui s’engagea dans une pratique artistique est une référence essentielle pour les artistes photographes des années 70 et 80. Les études sur la réception de son œuvre, inachevée à sa mort, puis reconstituée avec toutes les difficultés que cela comporte, ne font que commencer. Elles s’avèrent essentielles au moment où les pratiques documentaires se multiplient dans et hors le champ artistique, remettant celui-ci en question.

Sander, fils de mineur, travaille, dès la fin de l’école obligatoire, comme garçon de terril dans les installations minières des environs de son lieu de naissance, Herdorf. Il est pour la première fois en contact avec la photographie en assistant un photographe qui travaille pour la société d’exploitation minière . Avec l’aide financière d’un oncle, il peut s’acheter un équipement photo et s’installer un laboratoire.

Une autre étape sur la voie de sa professionnalisation est le service militaire (1897-1899), à Trèves (Allemagne), où, en tant qu’assistant d’un photographe, il peut acquérir d’autres expériences. Avec ses recommandations, il voyage pendant deux ans, et cela le conduit, entre autres, à Berlin, Magdeburg, Halle, Saale, Leipzig et Dresde, (à Dresde, bref suivi d’un enseignement artistique).

En 1901, il devient employé d’un studio de photo à Linz (Autriche) sur le Danube ; l’année suivante, il en devient copropriétaire et, en 1904, entièrement propriétaire. En 1902, il se marie; sa femme, Anna, lui donnera quatre enfants. En 1910, il quitte son affaire de Linz (Autriche) et s’établit à Cologne, où il fonde un nouveau studio. Au cours de la Première Guerre mondiale, il sert dans la Landsturm (formation militaire constituée de réservistes.
Au commencement des années 1920, Sander est en contact avec les artistes progressistes de Cologne et trouve dans ce cercle une forte résonance, entre autres, dans un échange étroit avec les artistes Franz Wilhelm Seiwert et Heinrich Hoerle mais aussi avec Gerd Arntz, Gottfried Brockman, Otto Freundlich, Raoul Hausmann et Stanislaw Kubicki (Berlin), Hans Schmitz, Augustin Tschinkel (Prague/Cologne) et Peter Alma (Amsterdam). En outre, Sander est proche des peintres Jankel Adler, Otto Dix, Heinrich Pilger et Anton Räderscheidt. Il est aussi en contact avec des musiciens, des écrivains, des architectes et des acteurs dont beaucoup font réaliser leur portrait par Sander et se trouvent dans son grand recueil Menschen des 20. Jahrhunderts (Les Hommes du XXe siècle).

En 1927, Sander entreprend un voyage d’environ trois mois en Sardaigne, avec l’auteur Ludwig Mathar; il fait environ 500 photos. La publication d’un livre sur ce voyage échoue.

En 1929, il publie un premier livre Antlitz der Zeit (Le Visage de ce temps), un choix de 60 portraits deMenschen des 20. Jahrhunderts (Les Hommes du XXe siècle).

Le nazisme affecte fortement son travail et sa vie personnelle : son fils Erich, membre du Sozialistischen Arbeiterpartei Deutschlands (SAP), (Parti socialiste ouvrier d’Allemagne), est arrêté en 1934 et condamné à la prison où il mourra en 1944 peut avant la fin de sa peine; en 1936, son livre Antlitz der Zeit est saisi et les exemplaires imprimés détruits.

Pendant la guerre, il déplace son Lebensmittelpunkt (lieu officiel d’habitation pour le rationnement alimentaire) à Kuchhausen dans le Westerwald, où il peut mettre en sécurité la plupart de ses négatifs et de ses photographies avant les bombardements. Son studio est détruit en 1944 par une attaque aérienne.

En 1946, Sander commence une vaste série d’images sur les destructions de la guerre à Cologne.

Sa tombe se trouve au Melaten-Friedhof (de), principal cimetière de Cologne.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

A regarder:

 

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A lire:

 

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Sur trois Allemagne, celle de Guillaume II, celle de Weimar, celle de Hitler. Il a été le premier à mettre la photographie au service d’une idéologie. Avec une admirable obstination, ce maître de la sociologie sans paroles a fait le portrait d’un pays convulsif et secret. Il a porté la même lucide attention aux ouvriers et aux banquiers, aux bourgeois et aux soldats. Il avait une seule ambition: dire la vérité sur les hommes.

- August Sander par Susanne Lange aux éditions Actes Sud – 124 pages – 12,80€

Takahashi Hiroaki Shotei

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  Snow at Asakusa- 1936 - Crédit Estampe: © Takahashi Hiroaki Shotei~F&R, Fine Arts, Inc

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Mount Fuji from Mizukubo, Evening Scene – Crédit Estampe: © Takahashi Hiroaki Shotei~F&R, Fine Arts, Inc

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  Fireworks, Shubin-Omatsu – 1936 - Crédit Estampe: © Takahashi Hiroaki Shotei~F&R, Fine Arts, Inc

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 Sacred Bridge, Nikko – 1936 - Crédit Estampe: © Takahashi Hiroaki Shotei~F&R, Fine Arts, Inc

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 Night Shower at Izumi Bridge- 1932 - Crédit Estampe: © Takahashi Hiroaki Shotei~F&R, Fine Arts, Inc

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Nishonmatsu – 1920~21- Crédit Estampe: © Takahashi Hiroaki Shotei~F&R, Fine Arts, Inc

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 Plum Blossom in Snow – 1936- Crédit Estampe: © Takahashi Hiroaki Shotei~F&R, Fine Arts, Inc

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 Saru Bridge in Snow- 6 Décembre 1931- Crédit Estampe: © Takahashi Hiroaki Shotei~F&R, Fine Arts, Inc

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Snow at Ayase River – 1915 – Crédit Estampe: © Takahashi Hiroaki Shotei~F&R, Fine Arts, Inc

 

 

 

 

Biographie de Takahashi Hiroaki Shotei

 

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Le destin de Takahashi Hiroaki Shotei est de plus tragique. Quand il avait 52 ans, après le grand tremblement de terre Kanto en 1923, le feu a détruit toutes les 500 estampes qu’il avait créées. A l’âge de 74 ans, à l’aube du 6 Août 1945, il rendit visite à sa fille à Hiroshima. Personne ne le revit. Takahashi Hiroaki Shotei est né à Tokyo le 2 Janvier 1871 sous le nom de Takahashi Katsutaro. Il a été formé dans le Nihonga – la peinture japonaise traditionnelle – par son oncle Matsumoto Fuko. Selon la tradition, Fuko lui a donné son nom d’Artiste « Shotei » une variante de son nom de famille propre « Matsumoto ». Le premier caractère japonais de leurs noms est prononcé « Sho » ou « Matsu ». À l’âge de 16 ans, il est allé travailler au Département Impérial des Affaires étrangères, où son travail était de copier les originaux de médailles étrangères, de vêtements et d’autres objets cérémoniaux. En 1889, avec Terazaki Kogyo, il a fondé la Société de Peinture de la Jeunesse du Japon (Nihon Seinen Kaiga Kyokai). Pendant ses premières années, il a produit et a exposé des peintures originales et a aussi travaillé comme illustrateur de manuels scientifiques, des magazines et des journaux. 
En 1892, il a conçu des copies de woodblock pour un magazine publié par Okura Shoten. En 1896, il a conçu des lithographies pour l’éditeur Hokunkai. Pendant ce temps, il a été fortement exposé à la concurrence. Plus tard, il a travaillé pour l’éditeur Maeba Shoten (aussi connu comme Maehane Shoten) où il a fait le dessin au trait et coloré des séparations pour les reproductions de copies d’Ukiyo-e. En 1907, il a été recruté comme premier artiste à Watanabe Shozaburo. Il a produit beaucoup d’estampes dans le style des paysages d’Edo-ère. En 1921, il a commencé à utiliser le gô « Hiroaki », cependant, beaucoup de ses nouvelles copies ont continué à afficher le cachet de « Shôtei » pendant les années 1930. Jusqu’au grand tremblement de terre Kanto, en septembre 1923, il a produit bien 500 Estampes pour Watanabe. Malheureusement, l’opération de publication entière de Watanabe a été détruite dans l’incendie qui à suivi à la suite du tremblement de terre. Après le désastre, il a produit encore 250 copies pour Watanabe dont certaines étaient les reproductions d’anciennes estampes perdues dans l’incendie. Dans les années 1930, en travaillant toujours pour Watanabe, il a aussi conçu un oban des copies pour l’éditeur Fusui Gabo. Il semble qu’il avait une grande liberté artistique en travaillant pour Fusui et cela lui a permis d’explorer les secteurs qui lui avaient été interdits sous Watanabe. Chez Fusui, il a aussi travaillé comme rédacteur pour leurs reproductions Ukiyo-e. De plus, dans les années 1930, il a produit presque 200 estampes pour l’éditeur Shôbidô Tanaka. La date et les causes de son décés sont l’objet de discordes. Laurance P. Robert un Dictionnaire d’Artistes japonais indique sa mort en 1944. Le catalogue de Watanabe 1951 dit qu’il est mort en avril 1945, à Hiroshima. Toujours une autre source suggère qu’il soit mort le 6 août 1945, victime de l’attaque nucléaire sur Hiroshima, où il visitait avec sa fille. Selon les dires de ses descendants, il est mort le 11 février 1945 d’une pneumonie. 

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice 

 

lire:

 

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 » Vivre uniquement le moment présent, se livrer tout entier à la contemplation de la lune, de la neige, de la fleur de cerisier et de la feuille d’érable… ne pas se laisser abattre par la pauvreté… mais dériver comme une calebasse sur la rivière, c’est ce qui s’appelle ukiyo.  » À cette définition du terme ukiyo, par l’écrivain Asai Ryôi (1612-1691), il a suffi d’ajouter le mot image,  » e  » en japonais, pour désigner un nouvel art qui bouleversa la conception de l’espace et du modelé, celui de l’estampe japonaise. C’est cet art apparu durant l’époque d’Edo (1603.1868) que le présent ouvrage révèle en puisant dans le fonds prodigieux de la Bibliothèque nationale de France. Issues de la nouvelle culture civile et populaire qui s’est développée autour de la ville d’Edo, capitale shogunale et ancienne Tôkyô, les estampes des XVIIIe et XIXe siècles illustrent avec une grande expressivité un large éventail de thèmes liés à l’écoulement de la vie terrestre éphémère : le théâtre et le sumo, la beauté féminine, la parodie, la faune, la flore, le paysage… Au fil de ces thèmes les Œuvres des grands maîtres, de Harunobu à Hiroshige, en passant par Utamaro et Hokusai, sont ici reproduites et commentées. Leur modernisme, l’audace de leurs compositions et de leurs formats étonnent À travers leur style d’un raffinement extrême, c’est la vision hédoniste d’une société qui s’exprime, son mode de vie, ses aspirations et jusqu’à ses fantasmes les plus intimes dans les estampes érotiques ou  » images de printemps « .

- Estampes Japonaises, Images d’un monde éphémère par Gisèle Lambert & Jocelyn Bouquillard aux éditions Bibliothèque Nationale de France – 279 pages – 19€

 

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La cloche du soir à Dôjôji, la vague au large de Tanagawa, pruniers dans la nuit sans lune, promenade parmi les iris, pêcheuses d’abalones, prélude au désir, la belle Kisegawa chez Matsubaya…, l’art de l’ukiyo-e – image du  » monde flottant  » – qui s’épanouit dans le Japon des XVIIIe et XIXe siècles, reflète le style de vie et la culture de la nouvelle bourgeoisie aisée des cités urbaines, à l’ère d’Edo (Tokyo), la capitale shogunale. Théâtre kabuki et acteurs, maisons vertes et courtisanes, maisons de thé et hôtesses, érotisme, paysages, faune, flore et natures mortes inspirent les artistes et les poètes. Les premières estampes monochromes apparaissent dès la fin du XVIIe siècle et cet art connaît son apogée au XVIIIe siècle avec les estampes polychromes ou  » images de brocart  » aux couleurs subtiles, aux fonds micacés, moirés, animés de poudre d’or et d’argent, aux formats audacieux. Une esthétique du plaisir qui engendre un art d’un raffinement extrême, que l’on découvre ici à travers une centaine d’œuvres des plus grands maîtres parmi lesquels Harunobu, Hiroshige, Hokusai, Sharaku, Toyokuni, Utamaro…

- Estampes Japonaises, Mémoires et merveilles de la Bibliothèque nationale de France par Gisèle Lambert aux éditions Bibliothèque Nationale de France - 175 pages – 18

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Ce livre est consacré à l’histoire de l’ukiyo-e: sa naissance, son évolution et ses chefs-d’œuvre. Les « images du Monde flottant » (ukiyo-e) sont l’expression esthétique d’une civilisation. L’imaginaire des estampes japonaises décrit avec raffinement et sincérité l’émergence d’une culture urbaine, essentiellement celle de la capitale, Edo – l’actuelle Tokyo -, dont les habitants recouraient aux plaisirs mondains afin d’échapper à la tristesse de la vie quotidienne. Après les artistes des premiers temps de l’ukiyo (Iwasa, Moronubul Andô…), cet ouvrage s’attache à étudier les œuvres d’Utamaro, Hokusai et Hiroshige. Ils sont en effet les artistes majeurs de ce genre graphique qui a marqué l’histoire de l’art du Japon du XVIIe au XIXe siècle.

- Ukiyo-e ou l’estampe japonaise par Francesco Morena aux éditions Citadelles et Mazenod – 239 pages - 52€

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La paix qui régna au japon à l’époque d’Edo engendra de profondes transformations économiques, sociales et culturelles. L’éducation prit une place primordiale, de même que le jeu, dans le développement harmonieux des enfants. Une nouvelle culture vit alors le jour, d’une diversité sans égale sur le plan littéraire et artistique. L’estampe japonaise qui naquit à cette époque et atteignit, dans les décennies qui suivirent, une virtuosité technique inégalée en dehors de l’archipel, retrace fort bien la vie quotidienne des enfants, de la naissance à l’âge adulte. Ludique, pédagogique, toujours attrayante, elle ne cessa d’enchanter le peuple d’Edo avant de conquérir l’Occident. Miroir de la vie quotidienne, elle enchanta petits et grands. Cet art de vivre aujourd’hui révolu, où les enfants occupaient pour la première fois une place de choix, revit sous nos yeux grâce aux estampes kodomo-e, terme désignant l’ensemble des images consacrées et destinées aux enfants. On y trouve aussi bien des représentations de mères avec leur progéniture que des enfants en train de jouer, de se disputer, d’étudier. Plus encore, l’une des étonnantes particularités de ce livre est de présenter des estampes destinées à servir de jouets sous forme de maquettes, de découpages, de jeux de société, etc. Autant d’occasions, pour le lecteur, quel que soit son âge, de faire revivre ces images du passé en jouant avec elles. Par là, c’est à un véritable bouleversement de nos habitudes de lecture que nous invite Brigitte Koyama-Richard, qui transforme le livre en objet ludique.

- Kodomo-e, l’estampe japonaise et l’univers des enfants par Brigitte Koyama-Richard aux éditions Hermann – 115 pages – 25€

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