Yousuf Karsh

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Peter Lorre – Crédit photo: © Yousuf Karsh

 

Peter Lorre, de son vrai nom Laszlo Loewenstein, né à Rózsahegy en Autriche-Hongrie (aujourd’hui Ružomberok en Slovaquie) le 26 juin 1904 et décédé à Los Angeles le 23 mars 1964, est un acteur, scénariste et réalisateur de cinéma américain d’origine austro-hongroise.

 

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Joan Crawford  – Crédit photo: © Yousuf Karsh

 

Joan Crawford, de son vrai nom Lucille Fay LeSueur, est une actrice et une productrice américaine née le 23 mars 1905 à San Antonio au Texas et décédée le 10 mai 1977 à New York.

Joan Crawford est l’une des stars les plus symboliques de l’âge d’or d’Hollywood. Sa carrière couvre, sur plus de quarante ans, les différentes époques des grands studios américains. Elle joua les filles délurées (les « flappers ») des années folles, les jeunes femmes arrivistes dans les années 1930, les femmes victimes dans des mélodrames des années 1940 et 50.

Elle obtient un Oscar en 1945 pour Le Roman de Mildred Pierce.

Elle a été l’une des actrices américaines dont l’étoile a brillé le plus longtemps et la seule vedette du muet qui soit demeurée encore une grande star au cours des années 1960.

 

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 Humphrey Bogart  – Crédit photo: © Yousuf Karsh

 

Humphrey DeForest Bogart (né le 25 décembre 1899 à New York et décédé le 14 janvier 1957 à Los Angeles) est un acteur américain.

Surnommé « Bogey » ou « Bogie » par son public, il demeure aujourd’hui l’un des mythes les plus incontestables de l’histoire du cinéma. En 1951, il fut lauréat de l’oscar du meilleur acteur pour son rôle dans L’Odyssée de l’African Queen. En 1999, il a été classé Greatest Male Star of All Time (littéralement Plus grande star masculine de tous les temps) par le American Film Institute. Et Casablanca, dans lequel il joue le rôle principal, est régulièrement cité parmi les cinq meilleurs films de l’histoire du cinéma.

 

 

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Robert Frost  – Crédit photo: © Yousuf Karsh

Robert Frost (26 mars 1874, San Francisco-29 janvier 1963, Boston) est un poète américain.

 Face aux étonnements et aux bouleversements du modernisme américain, Robert Frost prit un parti radicalement opposé. Inspiré par la campagne des États Unis à la fois pour les thèmes et les images, il incarna une forme de scepticisme et l’ironie bienveillante qui contribuèrent à faire de lui un trait d’union entre la poésie du XIXe et du XXe siècle. Cela rappelle par exemple la vision de Thomas Jefferson du paysan heureux. À travers une écriture épurée, et en choisissant des sujets à l’apparence concrète, presque simpliste, Robert Frost tente, dans une perspective sereine et optimiste de faire surgir la complexité et la mystique du monde. Ainsi ses poèmes Dust of Snow ou Birches sont ils représentatifs de cette écriture qui s’apparente par bien des aspects aux haïkus et poèmes bouddhistes.

À cet égard, Robert Frost se présente comme étant aux antipodes des poètes de son temps, qui exaltent le modernisme, la fraternité, l’engagement à travers différents courants. À la différence des poètes qui souhaitent chanter le monde en changement, et participer à cet élan qui caractérise le vingtième siècle, au travers de ses victoires et ses vicissitudes, Frost est un poète de l’intimité, un poète de la solitude, un chantre inépuisable de la nature. Chaque poème est une invitation à un changement de point de vue sur un sujet en apparence simple, qui acquiert grâce à l’impressionnante maîtrise de style de cet auteur une complexité infinie, pouvant être lu et interprété à des degrés différents. Il se rapproche de ce fait d’une mystique bouddhiste, ainsi que d’autres poètes tels que Fernando Pessoa, Pablo Nerud ou même Francis Ponge.

La vie rurale est présentée à travers une pléthore d’émotions, toutes découlant de sujets simples et ordinaires, où se mêlent humour et tragédie. L’arrière-plan favorise aussi les questions se rapportant à l’homme et son milieu, avec la Nature dans le dualisme du Beau et du Dangereux.

Il célébra l’élection de John Fitzgerald Kennedy à la présidence.

Il est enterré au cimetière de Bennington (Vermont) et a fait graver l’épitaphe : « I had a lover’s quarrel with the world »

 

 

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 Albert Schweitzer  – Crédit photo: © Yousuf Karsh

Albert Schweitzer (14 janvier 1875 – 4 septembre 1965) était un théologien protestant, musicien, philosophe et médecin, alsacien né citoyen allemand et devenu français. Connu pour son éthique du respect de la vie, pour son hôpital fondé à Lambaréné, au Gabon, ainsi que pour ses travaux sur Bach et ses interprétations à l’orgue, caractéristiques du mouvement de la réforme alsacienne, Albert Schweitzer fut lauréat du prix Goethe en 1928 et du prix Nobel de la paix en 1952.

 

 

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 Sir Laurence Olivier  – Crédit photo: © Yousuf Karsh

Laurence Kerr Olivier naît le 22 mai 1907 à Dorking dans le comté de Surrey de Gerard Kerr Olivier, prêtre anglican, et Agnes. Il est inscrit à la St Edward’s School d’Oxford, et à l’occasion il joue de petits rôles dans les pièces de théâtre de l’école. Il entre à la Central School of Dramatic Art à l’âge de 17 ans, puis rejoint la Birmingham Repertory Company en 1926. Il commence par faire de la figuration dans cette compagnie de théâtre puis obtient des rôles de plus en plus importants. Il évolue ainsi au théatre, interprète Private Lives de Noel Coward (1930), Hamlet et Macbeth en 1937, ou encore Roméo et Juliette, alternant les rôles de Roméo et de Mercutio. Mais il commence aussi à se tourner vers le cinéma.

 

 

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Bertrand Russell  – Crédit photo: © Yousuf Karsh

 

Bertrand Arthur William Russell (18 mai 1872, Tellek, Monmouthshire – 2 février 1970, près de Penrhyndeudraeth, Pays de Galles), 3e comte Russell, est un mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique. Considéré comme l’un des plus importants philosophes du XXe siècle, avec une pensée qui peut être présentée selon trois grands axes.

La logique et le fondement des mathématiques : Russell est, avec Frege, l’un des fondateurs de la logique contemporaine. Son ouvrage majeur, écrit avec Alfred North Whitehead, est Principia Mathematica. À la suite des travaux d’axiomatisation de l’arithmétique de Peano, Russell a tenté d’appliquer ses propres travaux de logique à la question du fondement des mathématiques.

Il soutint l’idée d’une philosophie scientifique et a proposé d’appliquer l’analyse logique aux problèmes traditionnels, tels que l’analyse de l’esprit, de la matière (problème corps-esprit), de la connaissance, ou encore de l’existence du monde extérieur. Il est ainsi le père de la philosophie analytique. Jules Vuillemin le fera connaître en France.

L’engagement social et moral : il écrivit des ouvrages philosophiques dans une langue simple et accessible, en vue de faire partager sa conception d’une philosophie rationaliste œuvrant pour la paix et l’amour. Il s’est engagé dans de nombreuses polémiques qui le firent qualifier de Voltaire anglais, défendit des idées proches du socialisme de tendance libertaire et milita également contre toutes les formes de religions, considérant qu’elles sont des systèmes de cruauté inspirés par la peur et l’ignorance. Il organisa le tribunal Sartre-Russell contre les crimes survenus pendant la guerre du Viêt Nam.

Son œuvre, qui comprend également des romans et des nouvelles, fut couronnée par le prix Nobel de littérature en 1950, en particulier pour son engagement humaniste et comme libre penseur. Enfin, il devint membre du Parlement britannique.

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George Bernard Shaw  – Crédit photo: © Yousuf Karsh

 

George Bernard Shaw (26 juillet 1856 à Dublin - 2 novembre 1950 à Ayot Saint Lawrence) fut un critique musical et dramatique irlandais, essayiste, scénariste, et auteur célèbre de pièces de théâtre. Irlandais acerbe et provocateur, pacifiste et anticonformiste, il obtint le prix Nobel de littérature en 1925.

 

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Helen Keller  – Crédit photo: © Yousuf Karsh

 

Helen Adams Keller (27 juin 1880 à Tuscumbia, Alabama – 1er juin 1968) était une écrivaine, activiste et conférencière américaine. Bien qu’elle fût sourde, aveugle et muette, elle parvint à obtenir un diplôme universitaire. Sa détermination a suscité l’admiration, principalement aux États-Unis.

Helen Keller est devenue un auteur prolifique, parlant sans détour contre la guerre. Elle a fait campagne pour le droit de vote des femmes, le droit des ouvriers, le socialisme, aussi bien que plusieurs d’autres causes progressistes.

 

 

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Muhammed Ali  – Crédit photo: © Yousuf Karsh

 

Cassius Marcellus Clay Jr, né le 17 janvier 1942, devenu Mohamed Ali ou en anglais Muhammad Ali, est un boxeur des États-Unis évoluant en catégorie poids lourd. Il fut nommé sportif du XXe siècle par une assemblée de journalistes internationaux, précédant Pelé. Il doit sa célébrité mondiale autant par ses performances sportives que par son verbe haut, sa conduite extrasportive et son activisme politique. Il est atteint de la maladie de Parkinson.

Le 17 décembre 2005, il reçoit à Berlin la médaille de la Paix Otto Hahn , décernée tous les deux ans par la société allemande, au nom de l’Organisation des Nations unies.

 

 

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Winston Churchill  – Crédit photo: © Yousuf Karsh

 

Sir Winston Leonard Spencer-Churchill, (Can), né le 30 novembre 1874 et mort le 24 janvier 1965 à Londres, est un homme politique britannique, surtout connu pour avoir dirigé le Royaume-Uni pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est premier ministre du Royaume-Uni de 1940 à 1945 et de nouveau de 1951 à 1955. En plus d’être un homme d’État et orateur, Churchill est un officier de l’armée britannique, un historien, un écrivain lauréat du prix Nobel et un artiste.

Durant sa carrière militaire, Churchill combat en Inde, au Soudan et lors de la Seconde Guerre des Boers. Il acquiert la célébrité et la notoriété en tant que correspondant de guerre et aussi grâce aux livres contemporains qu’il a écrits décrivant les campagnes. Il sert aussi brièvement sur le front occidental pendant la Première Guerre mondiale, en tant que commandant du 6e Bataillon du Royal Scots Fusiliers.

Au premier plan de la vie politique pendant près de soixante ans, il occupe de nombreux postes politiques et ministériels. Avant la Première Guerre mondiale, il est ministre du commerce, secrétaire du département de l’intérieur et premier lord de l’Amirauté dans le cadre du gouvernement libéral d’Asquith. Au cours de la guerre, il continue à exercer les fonctions de premier lord de l’Amirauté jusqu’à la désastreuse bataille des Dardanelles qui causa son départ du gouvernement. Il retourne en tant que ministre des munitions, secrétaire d’État à la Guerre et le secrétaire d’État de l’air. Durant l’entre-deux-guerres, il sert en tant que chancelier de l’Échiquier dans le gouvernement conservateur.

Après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, Churchill est de nouveau nommé premier lord de l’Amirauté. À la suite de la démission de Neville Chamberlain, le 10 mai 1940, il devient premier ministre du Royaume-Uni et conduit la Grande-Bretagne à la victoire contre les puissances de l’Axe. Churchill est remarqué pour ses discours, qui sont devenus une grande source d’inspiration pour le peuple britannique et les forces alliées.

Après avoir perdu les élections législatives de 1945, il devient chef de l’opposition. En 1951, il redevient premier ministre avant de prendre sa retraite en 1955. À sa mort, la Reine lui accorde l’honneur d’avoir des obsèques nationales, qui a vu l’un des plus importants rassemblements d’hommes d’État dans le monde.

 

 

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Georgia O’Keeffe  – Crédit photo: © Yousuf Karsh

 

Georgia O’Keeffe, née le 15 novembre 1887 à Sun Prairie, Wisconsin et morte le 6 mars 1986 à Santa Fe, Nouveau-Mexique, était un peintre américaine considérée comme une des peintres modernistes majeures du XXe siècle.

Mariée au photographe Alfred Stieglitz, ce dernier exposa leurs tableaux qui les rendirent célèbres.

 

Biographie de Yousuf Karsh

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La famille Karsh émigra en Syrie en 1922 pour échapper aux persécutions, et le jeune Yousuf fut envoyé au Canada en 1924, auprès de son oncle Georges Nakash, un photographe portraitiste renommé de Sherbrooke (Québec).

C’est là qu’il fit son premier apprentissage en photographie. Par la suite il se perfectionna auprès de H. Garo, à Boston (Massachusetts, États-Unis) qui était alors le photographe en vue de l’aristocratie et des personnes en vue de l’époque.

Il s’installa à Ottawa en 1932 où il fit ses débuts dans la photographie de théâtre. Il devint rapidement le photographe de la haute société et sa renommée s’étendit largement au-delà des limites de sa ville. Il fut donc choisi assez naturellement pour faire le portrait de Winston Churchill lorsque ce dernier se rendit au Canada en 1941. La photo de Karsh immortalisa l’image d’un Winston Churchill volontaire et déterminé face aux défis de la guerre, et rendit d’emblée son auteur célèbre de par le monde. Pour la petite histoire, l’air taciturne arboré par Churchill sur ce portrait serait dû au fait que ce dernier ne se séparait jamais de son cigare et entendait le conserver durant la séance. Yousuf Karsh le lui a pris et l’a jeté avant de faire sa photo.

Il devint alors le photographe des personnalités marquantes de son époque, et fit ainsi le portrait d’environ 11 000 vedettes dans tous les domaines, politique, artistique, scientifique et autres jusqu’à sa retraite en 1992.

Yousuf Karsh mourut le 13 juillet 2002 à Boston.

Il est considéré comme l’un des plus importants photographes portraitistes du XXe siècle.

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Exposition Jacques Tati, La Villa Arpel – Le Cent-Quatre – Paris

Exposition Jacques Tati, La Villa Arpel - Le Cent-Quatre - Paris dans EXPOSITIONS

 

 

En écho à l’exposition « Jacques Tati, deux temps, trois mouvements » à la Cinémathèque française, le CENTQUATRE nous propose la visite de la Villa Arpel, célèbre décor du film désormais culte Mon Oncle. A découvrir en entrée libre, du 10 avril au 3 mai 2009.

 

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A une époque où triomphent les arts ménagers et le confort moderne, où l’on assiste aux débuts de la domotique, Jacques Tati imagine, invente avec son complice Lagrange, l’inoubliable Villa Arpel.

 

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Décor du film Mon Oncle, elle fut montée en 1956 aux Studios de La Victorine, près de Nice, avant d’être détruite à la fin du tournage. Recréée pour la 1e fois à l’échelle réelle au salon Futur Intérieur en janvier 2007, la voilà installée en grandeur nature et accessoirisée dans la Halle Curial du CENTQUATRE. Et éclairée comme au cinéma ! Rien n’y manque…La Villa Arpel est la représentation de la Modernité selon Tati, l’objet de toutes les interrogations, toutes les maladresses de monsieur Hulot l’inadapté.

 

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Passé le jardin rectiligne rose et bleu, façon Villa Noailles, le plan d’eau et ses nénuphars de plastique, le garage et la Chevrolet bel Air 1956 de monsieur Arpel, on découvrira la cuisine robotisée high tech, immaculée de Madame, la chambre très fonctionnelle du petit Gérard, le vaste salon et son canapé haricot, ses fauteuils coquetiers…
On entendrait presque madame Arpel : « C’est si pratique. Tout communique! » Tel un chemin de ronde visuelle (extraits de Mon Oncle, et d’archives publicitaires de l’époque) et sonore (bande-son du film et extraits musicaux), le parcours amusera autant les enfants que les adultes.

 

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Biographie de Jacques Tati

Une carrière cinématographique commencée en 1932 avec Oscar, champion de tennis, court-métrage dont Tati a écrit le scénario, qu’il interprète, mais dont la mise en images a été confiée à Jack Forrester. L’année précédente, Jacques Tati, né Tatischeff, a débuté sur les planches avec un spectacle de pantomimes sportives. Car le sport, en particulier le rugby, est son loisir favori depuis l’adolescence ; dans les vestiaires, après les matches, il en mimait devant ses coéquipiers pliés de rire, les diverses phases de jeu, les interventions de l’arbitre, les réactions du public.

Dans les années 30, il trouve l’occasion de reprendre, devant la caméra, quelques-unes de ses pantomimes : sur le tennis dans l’Oscar déjà cité, la lutte dans On demande une brute de Charles Barrois (1934), ou la boxe dans Soigne ton gauche de René Clément (1936), le plus connu des courts-métrages – il y en a eu cinq avec Gai dimanche de Jacques Berr (1935) et Retour à la terre, le premier signé Tati en 1938 – qu’il interpréta avant la guerre. Mais l’essentiel, en ce début de carrière, demeure le music-hall où Tati s’est taillé une solide réputation. Avec son numéro, ‘Impressions sportives », il a fait le tour des scénes françaises et européennes ; il fallait le présenter au Radio City Music Hall de New York lorsqu’en septembre 1939, il doit revêtir l’uniforme…

Après la guerre, Tati apparaît dans Sylvie et le fantôme (1945) – il est le fantôme – et dans Le Diable au corps (1947) d’Autant-Lara. Il investit ses cachets dans L’Ecole des facteurs (1947), ultime brouillon du film auquel il pense depuis son Retour à la terre où sévissait déjà un impayable facteur rural. Ce film, c’est Jour de fête que Tati réalise et interprète en 1949 et que les distributeurs, maîtres de la sortie en salles, ne trouveront pas drôle… Heureusement, une projection surprise, à Neuilly, connaît un triomphe grâce auquel Jour de fête peut enfin rencontrer un immense public, surpris et ravi de rire autant.

« C’est alors que j’ai eu l’idée de présenter M. Hulot, personnage d’une indépendance complète, d’un désintéressement absolu et dont l’étourderie, qui est son principal défaut, en fait, à notre époque fonctionnelle, un inadapté ». Avec son « visage à la Prévert sur le corps de De Gaulle » (Michèle Manceaux), M. Hulot, alias Jacques Tati, va promener sa silouhette dégingandée sur la plage des Vacances de M. Hulot (1953) ; arbitrer dans Mon oncle (1953) l’éternel conflit de l’ancien et du nouveau ; plonger avec le courage de l’inconscience dans l’univers cybernétique de Playtime (1968) et affronter dans Trafic (1970) l’hydre automobile aux cent gueules de chauffards.

 

Tati avait coutume de dire aux apprentis cinéastes : « Le cinéma, c’est un stylo, du papier et des heures à observer le monde et les gens ». Pour écrire ses films, du premier au dernier gag et en prévoir tous les rouages ; pour imaginer, sur la bande-son, le moindre bruit, sa modulation, son intensité, son rythme ; pour faire exister, avec un visage, des vêtements, une silouhette et des signes particuliers, le plus humble des personnages, à peine entrevu sur l’écran, Tati avait besoin de temps et le prenait. Quatre ans entre Jour de fête et Les Vacances…, cinq entre Les Vacances… et Mon oncle, dix entre Mon oncle et Playtime.

Il avait aussi besoin d’argent : il engloutit des millions dans l’édification du gigantesque décor futuriste de Playtime. Le tournage s’y prolongea des mois ; le légendaire perfectionnisme du cinéaste ne fut pas responsable de tous les retards, car il fallut souvent attendre l’arrivée d’argent frais ! Et lorsque apparurent enfin sur l’écran géant de l’Empire ces images bourrées de gags dans leurs moindres recoins, certains crièrent à la démesure, à la mégalomanie… Vaincu par l’incompréhension d’une critique pressée et par les mises en demeure de ses créanciers, Tati dut tailler dans le vif, couper des séquences entières. Rien n’y fit, car le public n’était plus au rendez-vous. Déjà gorgé de télévision et bombardé d’images choc montées au pas de charge, il avait perdu cette patience qui lui avait permis, dix ans auparavant, de s’introduire en douceur dans le monde nonchalant de M. Hulot.

Confronté à l’échec de son entreprise prométhéenne, Tati trouva quelque réconfort dans les louanges prodiguées par certains confrères, en particulier celles de François Truffaut qui lui écrivit : « C’est un film qui vient d’une autre planète où l’on tourne les films différemment. Playtime, c’est peut-être l’Europe de 1968 filmée par le premier cinéaste martien, « leur » Louis Lumière ! Alors il voit ce que l’on ne voit plus et il entend ce que l’on n’entend plus et filme autrement que nous ». 

Après Trafic qui ne lui permis pas de renouer avec le succès ni d’éponger ses dettes, Tati se voit offrir, par la télévision suédoise, l’opportunité de réaliser un film avec les moyens tehniques et financiers des productions télévisuelles. C’est Parade (1974) où Tati revient au cirque et au music-hall de ses débuts. En bon M. Loyal, il présente une succession d’attractions entre lesquelles il reprend ses pantomimes d’autrefois : le footballeur, le pêcheur à la ligne, le tennisman, la cavalier… Ce sera son dernier film.

Après Playtime, cette oeuvre titanesque, aura eu raison de celui qui avait cru possible de faire tenir le monde dans un écran, d’y faire entrer à sa suite des millions de spectateurs et de y les laisser retrouver leur chemin, armés d’intelligence, de sensibilité et de la certitude qu’au terme du voyage, un éclat de rire les délivrerait de l’angoisse.

 

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

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Le CENT QUATRE – 104, Rue d’Aubervilliers & 5, Rue Curial – 75019 Paris – Tél: 01.53.35.50.00 -  Du 10 Avril au 3 Mai 2009 - Du mardi au samedi de 11h à 23h – Les dimanches et lundis de 11h à 20h – Fermeture des ateliers le lundi - RER lignes B et D – Métro lignes 2, 5, 7 – station Stalingrad (bd de la Villette, sortie n°2), ligne 7 – stations Crimée ou Riquet – Bus ligne 54 – station Riquet – lignes 54, 60 – stations Crimée/Curial – navette “la Traverse” – stations Riquet ou Curial/Archereau -Tarifs: Accès gratuit

Berenice Abbott

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Manhattan Skyline II, from Weehawken, New-Jersey - Crédit Photo: © Berenice Abbott

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Pike and Henry Streets, Manhattan - Crédit Photo: © Berenice Abbott

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 Daily News Building, 42nd Street between Second and Third Avenue, Manhattan - Crédit Photo: © Berenice Abbott

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Seventh Avenue, looking south from 35th street, Manhattan - Crédit Photo: © Berenice Abbott

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Financial District Rooftops, Looking Southwest from roof of 60 Wall Tower, Manhattan – Crédit Photo: © Berenice Abbott

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40th Street between Sixth and Seventh Avenues, Manhattan – Crédit Photo: © Berenice Abbott

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Fifth Avenue House -1938 - Crédit Photo: © Berenice Abbott

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Flatiron Building -1938 - Crédit Photo: © Berenice Abbott

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 Abrahan de Peyster Statue -1939 - Crédit Photo: © Berenice Abbott

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Manhattan skyline, South street and jones lane, East River - Crédit Photo: © Berenice Abbott

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Canyon, Stone & William - 1936 - Crédit Photo: © Berenice Abbott

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Canyon, Broadway & Exchanging place - 1936 - Crédit Photo: © Berenice Abbott

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Looking Toward, Wall Street - 1936 - Crédit Photo: © Berenice Abbott

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Crédit Photo: © Berenice Abbott

 

 

Biographie de Berenice Abbott

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À dix-neuf ans, Berenice Abbott fuit une enfance malheureuse dans une famille décomposée en rejoignant l’université de l’Ohio et rapidement les Beaux Arts de la ville de New York où elle fréquente Greenwich Village et ses cercles d’artistes et d’intellectuels. Elle y rencontre Man Ray, la baronne Elsa von Freytag-Loringhoven ou encore Marcel Duchamp. Après quelques essais en sculpture et en peinture, elle se lance dans l’aventure du voyage en embarquant vers Paris en mars 1921. Là, elle travaille dans l’atelier d’Emile Bourdelle, puis dans l’atelier de Constantin Brancusi.

Elle est bientôt rejointe par d’autres Américains mais elle reste sans revenu et sans vocation. Elle tente sa chance dans la sculpture et la danse à Berlin, sans réussite, et étudie à la Kunstschule avant de revenir à Paris. Man Ray lui propose de devenir son assistante. Il lui apprend les techniques du tirage en laboratoire pour lesquelles elle se montre douée puis celle de la prise de vue. Les portraits qu’elle fait de ses amis plaisent et elle réussit à en tirer quelques revenus. La concurrence avec Man Ray l’oblige à le quitter rapidement.

Le studio qu’elle ouvre alors avec l’aide de Peggy Guggenheim connaît le succès. André Gide, Jean Cocteau, James Joyce, Marie Laurencin, Pierre de Massot, André Maurois, Djuna Barnes, la baronne Murat y sont photographiés.

Après avoir découvert Eugène Atget en 1925 grâce à Man Ray, elle lui achète quelques tirages. En 1927, elle se décide à lui demander de poser pour elle. Quand elle vient lui présenter ses photos, il est trop tard. Le photographe dont elle admirait tant l’œuvre était mort peu après la séance. Elle profite de sa bonne situation financière pour acheter toutes les archives négligées d’Atget. Elle ne cessera de défendre son œuvre par des livres et des expositions, ce sera un déchirement quand, plus tard, elle devra vendre 50% des droits. De par les articles et les livres qu’elle a publié sur le travail d’Atget, Berenice Abbott a contribué à faire connaître son œuvre.

 

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En 1929, au cours d’un passage à New York, elle est surprise par les changements : la ville qu’elle habitait huit ans auparavant est en train de disparaître. Cet étonnement sera à l’origine de son premier projet photographique d’envergure : Changing New York qui aboutira en 1937 avec une exposition au Museum of Modern Art de New York. Mais la vie à New York n’est pas aussi aisée qu’elle le pensait et sa renommée parisienne ne lui sert à rien en Amérique où la concurrence entre photographes est plus rude qu’ailleurs. Berenice Abbott n’appartient pas au cercle des admirateurs d’Alfred Stieglitz qui domine alors le microcosme photographique imposant le modèle pictorialiste.

La crise de 1929 et la Grande Dépression qui suit réduisent considérablement ses revenus. Les financements, pourtant modestes, qu’elle sollicite pour Changing New York lui sont partout refusés, malgré les expositions intermédiaires qui lui apportent une reconnaissance limitée.

En 1935, un poste d’enseignement de la photographie lui assure un revenu fixe et son projet est enfin reconnu par le Federal Art Project. Elle peut alors s’y engager pleinement et le projet débouche en 1937 sur une exposition au Museum of the City of New York, suivi d’un portfolio dans le magazine Life et d’un livre en 1939. Forte de ce succès elle continue à valoriser l’œuvre d’Atget et découvre celle d’un autre photographe dédaigné des pictoralistes : Lewis Hine.

Son refus d’appartenir aux cénacles, la jalousie des autres photographes, les restrictions budgétaires et son esprit d’indépendance la poussent à démissionner en 1939 quand son programme est interrompu.

Elle s’intéresse désormais à la photographie scientifique estimant que, alors que la majorité en ignore tout, la science domine le monde contemporain. Elle fait le pari que la photographie doit contribuer à la culture scientifique des Américains, mais elle sera bien seule à défendre cette conviction. Déjà oubliée de la mode photographique, elle repart en quête de financements, vivant dans l’intervalle de maigres commandes. C’est le lancement de Spoutnik par l’URSS en 1957 qui lui donnera raison. Les États-Unis, craignant d’être dépassés par les Soviétiques, décident de financer davantage de projets scientifiques. Berenice Abbott obtient de collaborer avec le Massachusetts Institute of Technology et peut en quelques années réaliser les photos auxquelles elle pense depuis vingt ans.

Sa santé fragile l’oblige à quitter New York pour s’établir dans le Maine, elle y réduit peu à peu ses activités photographiques pour se consacrer à l’écriture : The World of Atget est publié en 1964, suivi d’ouvrages techniques. Elle tombe à peu près dans l’oubli qu’elle a tenté d’éviter à Atget puis Hine, quand, dans les années 1970, son œuvre bénéficie du regain d’intérêt général pour la photographie. Elle reçoit de nombreux prix et honneurs. C’est avec une part d’amertume qu’elle apprécie ce succès tardif.

L’œuvre de Berenice Abbott illustre une conception de la photographie qu’elle résume en défendant Changing New York pour lequel elle expliquait : « Le rythme de la ville n’est ni celui de l’éternité ni celui du temps qui passe mais de l’instant qui disparaît. C’est ce qui confère à son enregistrement une valeur documentaire autant qu’artistique. »

L’essence de la photographie repose sur ce rapport au temps. Le rôle de la photographie est d’enregistrer cet instant qui disparaît que Roland Barthes appellera le ça a été. La photographie dans son rapport au temps fonctionne toujours au passé, comme représentation d’un temps devenu passé. Pourtant les images d’Abbott, comme celles de Lewis Hine et d’Eugène Atget ne sont pas seulement nostalgiques : le passé, en arrière, fixé sur photographie, est à sa place.

C’est pourquoi aussi la photographie requiert de l’« authenticité »: le ça a été se perd dans la photographie manipulée ou à prétention artistique telle que la pratiquent les pictorialistes. La photographie telle que la conçoit Berenice Abbott doit marcher d’elle-même. Débutante elle disait les photos viennent bien. En 1951, elle continue à déranger les photographes intellectualistes en déclarant It has to walk alone. Selon Abott, la photographie ne doit pas chercher à imiter la peinture par des compositions ou des manipulations savantes, elle doit continuer à chercher son essence dans ce rapport à l’instant.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

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Berenice Abbott s’est d’abord lancée comme portraitiste à Paris et plus tard à New York. Elle nous a ensuite offert un travail magistral sur la ville de New-York mais aussi sur la Route n°1 et le Maine. Abbott fut novatrice également dans le domaine de l’équipement photographique, pionnière dans l’enseignement des techniques photographiques et la première à découvrir et révéler le fabuleux et précurseur de la photographie, Eugène Atget.

 - Berenice Abbott par Ron Kurtz et Hank O’Neal aux éditions Steidl Verlag ( En langue Anglaise ) - 548 pages – 115€

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- Changing New-York, une ville en mouvement 1935~1939 par Berenice Abbott aux éditions Hazan eds – 176 pages - Prix non indiqué

Le France – Fleuron des mers!

 Le France - Fleuron des mers! dans Photographies de la France d'autrefois

Arrivée du « France » à New-York

  dans Photographies de la France d'autrefois

 

 Voici un document « exceptionnel retraçant du début jusqu’à la fin l’histoire fabuleuse, l’épopée d’un « monstre des mers », d’une partie de l’âme de la France et des Français, d’un fleuron de la technologie « moderne », du plus beau, plus majestueux, plus noble, plus luxueux des navires de l’époque, Le France.

 

Vous serez transporté dans l’histoire de ce navire mythique, guidés par une chronologie complète et agrémentée de plus de 130 photos du « transatlantique France » et de sa triste reconversion en « Norway ». Vous vivrez comme si vous y étiez son inauguration, ses différentes transformations en passant par sa relégation sur le quai de l’oubli.

 

Allez jusqu’au bout même si cela peut vous sembler long car les photos ne sont pas toujours ( volontairement ) dans un ordre chronologique. Enfin pour terminer vous aurez droit au « France » en chiffre!

 

Bonne visite,

Saint-Sulpice

 

 

France – Le grand-salon

France – La piscine des premières classes

France – Le bar

France – Cabine de première classe

France – Les cuisines

France – Pont-promenade intérieur

Chronologie du France:

25 Juillet 1956
Signature de la commande du paquebot « G 19″ pour les Chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire (44).

7 Octobre 1957
Pose de la première tôle de la quille.

11 Mai 1960
Le Lancement et baptême du navire par le général de Gaulle et Mme de Gaulle,
la marraine du paquebot.

19 Novembre 1961
Départ de Saint-Nazaire pour les essais au large de Belle-Ile.

23 Novembre 1961
Arrivée du paquebot au Havre, son port d’attache, Quai Johannès Couvert.

7 Janvier 1962
Première traversée de la Manche et essais d’accostage à Southampton.

11 Janvier 1962
Inauguration officielle par le premier Ministre Michel Debré.

13 Janvier 1962
Bal des Petits Lits Blancs à bord au profit d’oeuvres charitables

19 au 27 Janvier 1962
Croisière inaugurale aux Canaries avec sa marraine Mme de Gaulle

3 Février 1962
Départ du premier voyage transatlantique Le Havre – New York.

8 Février 1962
Arrivée triomphale à New York, accostage au Pier 88.

13 Février 1962
Premier départ de New York.

8 Février 1962
Arrivée triomphale à New York, accostage au Pier 88.

28/07 au 10 Août 1962
Travaux techniques au Havre : Changement de 2 hélices, modification du bulbe et agrandissement de la salle à manger 1re classe.

12 Septembre 1962
Présentation à bord du film « Two tickets to Paris ».

28 Septembre 1962
50 000 passagers.

14 Décembre 1962
Voyage de Mona Lisa « la Joconde » pour New York.

21 Décembre 1962 au 2 Janvier 1963
« Croisière de Noël et du Jour de l’An » aux Antilles.

14 Janvier 1963
Travaux d’entretien et peinture de la carène au Havre.

8 Février 1963
Départ pour la « Croisière de Rio » via New-York.

10 Avril 1963
Première visite public au Havre.

20 Décembre 1963
Départ de la « Croisière de Noël » de New-York.

9 Janvier 1964
Travaux d’entretien et peinture de la carène et coque au Havre.

4 Février 1964
Départ du Havre pour la croisière « Plein Soleil et Joie de Vivre » à Dakar.

26 Février 1964
Départ croisière « Leap Year Cruise 1964″ aux Antilles de New-York.

12 Mars 1964
Départ pour la « Croisière du Printemps » de New-York.

5 Juin 1964
Départ du Voyage du Centenaire de la ligne « Le Havre – New-York ».

16 Juillet 1964
50e voyage Transatlantique Aller/Retour.

23 Décembre 1964
Départ de la « Croisière de Noël » de New-York.

Janvier 1965
Arrêt technique au Havre.

Gastronomie

9 Février 1965
Départ de la Croisière « Lincoln Birthday » de New-York.

Detente

20 Février 1965
Départ de la Croisière « Washington » de New-York.

6 Mars 1965
Départ de la Croisière « Méditérranée » de New-York.

20 Mars 1965
Visite du paquebot en escale au Pirée par le Roi et la Reine de Grèce.

31 Mars 1965
Départ du « Week-end en Mer » de Cannes au Havre.

24 Juin 1965
200 000e Passagers.

4 Novembre 1965
Départ du Havre du tableau de Monet « Portrait de Mallarmé »

11 Novembre 1965
Départ de la Croisière « Joie de Vivre » de New-York.

21 Décembre 1965
Départ de la « Croisière de Noël » du Havre.

Tahiti

28 Janvier 1966
Départ de la Croisière « Opération Sunshine » de New-York.

Canaries

14 Février 1966
Départ de la Croisière « Carnaval de Trinitad » de New-York.

Caraibes

5 Mars 1966
Départ de New-York pour Cannes.

Paques

13 Mars 1966
Visite du paquebot en rade de Monaco par les souverains monégasques.

Mediteranee

14 Mars 1966
Départ de la Croisière « Méditérranée » de Cannes.

31 Mars 1966
Départ du « Week-end en Mer » de Cannes au Havre.

26 Avril 1966
Débarquement de 125 tableaux américains au Havre.

DiapoV1

30 Septembre 1966
1re escale à Boston.

DiapoV2

10 Novembre 1966
Départ de la Croisière « November to remember » de New-York.

DiapoV3

30/11 au 20/12/1966
Arrêt technique au Havre.

DiapoV4

20 Décembre 1966
Départ de la Croisière « Noël et Jour de l’An » du Havre.

DiapoV5

12 Janvier 1967
Départ de la Croisière « Clair de Lune » de New-York.

DiapoV6

27 Janvier 1967
Départ de la Croisière « Toujours Fête » de New-York.

DiapoV8

8 Février 1967
Départ de la Croisière « Calypso in Trinitad » de New-York.

DiapoV7

25 Février 1967
Départ de la Croisière « Mer et Soleil » de New-York.

DiapoV9

17 au 20 Mars 1967
« Week-end en Mer » du Havre à Cannes.

DiapoV10

1er Avril 1967
Départ de la Croisière « Avril en Méditerranée » de Cannes.

14 au 17 Avril 1967
« Week-end en Mer » de Cannes au Havre.

N80-Vue

4 Mai 1967
Premier départ sur le Canada et Québec avec à bord l’expo « France/Canada ».

N80-NomG

13 au 26 Juillet 1967
Voyage à l’occasion de l’Exposition Internationale de Montréal.

N80-MatRadar

7 au 12 Août 1967
Arrêt technique au Havre.

N80-Arriere

30/10 au 13/11 1967
« Gaïté Parisienne », départ de New-York.

N80-Arriere2

20/11 au 12/12/1967
Arrêt technique au Havre.

N80-Arriere3

21/12/1967 au 3/01/1968
« Noël Caraïbe », départ de New-York.

N80-PiscineArriere

5 au 12 Janvier 1968
Croisière « Michelin ».

N80-PiscineCentre

13 au 24 Janvier 1968
Croisière « Joie de vivre tropicale », départ de New-York.

N80-Avant

26/01 au 7 Février 1968
Croisière « Sourire Créole », départ de New-York.

9 au 23 Février 1968
Croisière « Sortilège des Iles », départ de New-York.

24/02 au 12/03/1968
Croisière « C’est Magnifique », départ de New-York.

23 au 29 Mars 1968
« Mini Croisière » de le Havre/Cannes.

30/03 au 12 Avril 1968
Départ de Cannes de la Croisière « Méditerranée ».

13 au 16 Avril 1968
« Week-end en Mer » de Cannes au Havre.

9 au 20 Août 1968
Tournage du film « Le Cerveau » entre le Havre et Southampton puis à New-York.
Scène célèbre de « France » entrant à New-York avec la statue de la liberté dréssée sur la cale N° 1.

12 au 26 Octobre 1968
Départ de la Croisière « Gaïté Parisienne » de New-York.

26/10 au 5/11 1968
Départ de la Croisière « Gaïté Parisienne » de New-York.

12/11 au 6/12/1968
Arrêt technique au Havre.

20 Décembre 1968 au 2 Janvier 1969
Croisière « Noël aux Caraïbes », départ de New-York.

3 au 10 Janvier 1969
Croisière « Toujours la Fête », départ de New-York.

11 au 23 Janvier 1969
Croisière « Joie de vivre tropicale », départ de New-York.

PiscineArriere

24/01 au 7 Février 1969
Croisière « Sourire Créole », départ de New-York.

GreatOutDoor

8 au 24 Février 1969
Croisière « Carnaval à Trinidad », départ de New-York.

SalonInternational2

23/02 au 5 Mars 1969
Croisière « Mer et Soleil », départ de New-York.

SalonInternational

6 au 17 Mars 1969
Croisière « C’est Magnifique », départ de New-York.

SportsCafe

24 Mars au 1er Avril 1969
« Mini Croisière N°1″ de le Havre/Cannes.

SalonWindjammer

2 au 8 Avril 1969
« Mini Croisière N°2″ en Méditerranée.

SagaTheatre

9 au 29 Avril 1969
« Croisière Impériale »
à l’occasion du 200e anniversaire de la naissance de Napoléon.

LeCasino

30 Avril au 6 Mai 1969
« Mini Croisière N°3″ de Cannes au Havre.

SalonNorthCape

10 au 21 Octobre 1969
« Mini Croisière » du Havre/Bremerhaven.

LeBistro

30/10 au 12/11 1969
Croisière « Caraïbes », départ de New-York.

Dazzles

18/12/1969 au 2/01/1970
Croisière « Noël Caraïbes », départ de New-York

Leeward

3 au 14 Janvier 1970
Croisière « Michelin » départ de Nassau.

Windward

15 au 28 Janvier 1970
Croisière « Rayon de Soleil ».

RomanSpa

29/01 au 13 Février 1970
Croisière « Vie en Rose », départ de New-York.

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14/02 au 19 Mars 1970
Croisière « Trois continents », départ de New-York.

LaPasserelle

20 au 27 Mars 1970
Transatlantique New-York/Cannes via Naples.

PiscineCentrale

28/03 au 7 Avril 1970
« Croisière des Iles » départ de Cannes.

Jaccuzis

8 au 24 Avril 1970
« Croisière Ottomane »

25 au 29 Avril 1970
« Mini Croisière » de Cannes au Havre via Lisbonne.

26 Mai 1970
Inauguration du service sur Bremerhaven.

30/10 au 23/11 1970
« Croisière de la Francophonie » départ du Havre.

23/11 au 15/12/1970
Arrêt technique au Havre.

20/12/1970 au 5/01/1971
« Croisière de Noël » départ de New-York.

6/01 au 15/02/1971
Croisière « Croisière Impériale Africaine », départ de New-York.

16/02 au 3/03 1971
Croisière « Carnaval à Trinidad », départ de New-York.

4 au 16 Mars 1971
Croisière « Midi Cruise », départ de New-York.

17 au 25 Mars 1971
« Croisière Saint-Patrick », départ de New-York.

26/03 au 2/04/1971
New-York-Cannes.

3 au 7 Avril 1971
Croisière « Les deux Siciles », départ de Cannes.

8 au 22 Avril 1971
Croisière « Sur les routes Vénitiennes », départ de Cannes.

20/10 au 1/11/1971
Croisière « Vive la différence ».

2 au 5 Novembre 1971
« Mini Croisière » entre Québec et New-York.

France1

6 au 15 Novembre 1971
Croisière « Automne Caraïbe », départ de New-York.

France2

22/11 au 21/12/1971
Arrêt technique au Havre.

France3

22/12/1971 au 3/01/1972
« Croisière de Noël », départ du Havre.

France4

5/01 au 10/04/1972
« Croisière autour du monde » sur le thème de Jules Verne, départ du Havre.

21 au 27 Avril 1972
« Croisière F.N.T.R. », départ du Havre.

28/04 au 2 Mai 1972
Croisière « Ballade écossaise », départ du Havre.

26/10 au 7/11/1972
« Croisière de la Beauté » Départ New-York.

8 au 18 Novembre 1972
« Croisière de la Nostalgie », départ de New-York.

21/12/1972 au 5/01/1973
« Croisière de Noël », départ du Havre.

6 au 17 Janvier 1973
« Croisière de Boston », départ de New-York.

18/01 au 1/02/1973
Croisière « Financial Cruise », départ de Boston.

2 au 9 Février 1973
Croisière « Two Saints Cruise », départ de New-York.

10/02 au 15/03/1973
Croisière « Fantastic Voyage », départ de New-York.

16 au 30 Mars 1973
Croisière « Southern Hospitality », départ de New-York.

31/03 au 7/04/1973
Croisière « 7 Days Cruise », départ de New-York.

7 au 13 Avril 1973
Transatlantique New-York/Cannes.

14 au 28 Avril 1973
« Croisière de Pâques », départ de Cannes.

29/04 au 12/05/1973
Croisière « Méditérranée Orientale », départ de Cannes.

13 au 21 Mai 1973
Croisière « Ballade Portugaise Ecossaise », départ de Cannes.

1 au 13 Novembre 1973
Croisière « Culinary Cruise », départ de New-York.

19/11 au 21/12/1973
Arrêt technique au Havre.

21/12/1973 au 2/01/74
« Croisière de Noël », départ du Havre.

4/01 au 11/04/74
« Croisière autour du Monde », départ du Havre.

11 au 21 Avril 1974
« Croisière de Pâques », départ de New-York.

22 au 29 Avril 1974
« Croisière du Film », de Boston à Cannes.

30/04 au 8/05/1974
« Croisière des Cyclades », départ de Cannes.

9 au 14 Mai 1974
Croisière « F.N.T.R. », départ de Cannes.

15 au 20 Mai 1974
« Croisière Ibérique », Cannes/le Havre.

19 Juin 1974
Première escale à Cherbourg.

9 Juillet 1974
Annonce de l’arrêt de la subvention du paquebot par l’état.

30 Août 1974
Dernier voyage pour New York.

11 Septembre 1974
Les marins du « France » se mettent en grève et occupent le navire en rade du Havre.

12 Septembre 1974
Annonce de la décision de désarmer le « France » par le gouvernement.

24 Septembre 1974
« France »quitte la rade du Havre pour la rade de St Vasst La Hougue en raison du mauvais temps.

9 Octobre 1974
Le « France » lève l’ancre de la Rade de St Vaast et accoste quai Johannès Couvert
au Havre. L’occupation est terminée mais la grève continue.

30 Octobre 1974
« France » est désarmé !

8 Décembre 1974
Fin de la grève (88 jours).

19 Décembre 1974
« France » quitte le quai Johannès Couvert pour le canal maritime « Quai de l’Oubli ».

29 Avril 1975
« France » est alimenté par branchement électrique à terre et le gardiennage est effectué par équipe de 6 personnes.

23 Novembre 1976
« France » rentre forme VII pour carénage.

24 Octobre 1977
« France » est vendu au milliardaire saoudien Akkram Ojjeh.

21 Septembre 1978
« France » est toujours au Havre, le travaux de transformation devront être effectués sur place.

26 Juin 1979
Le paquebot est revendu à l’armement norvégien Kloster d’Oslo.

31 Juillet 1979
« France » devient « Norway ».

18 Août 1979
« France » quitte le Havre pour les chantiers Hapag Lloyd de Bremerhaven.

 

Le France en chiffre:

NOM : FRANCE


Paquebot Transatlantique DE LA COMPAGNIE GENERALE TRANSATLANTIQUE (CGT)

NE LE : 11 MAI 1960

 A : SAINT-NAZAIRE (Penhoët) 44

DOMICILE : Quai Jouannes Couvert LE HAVRE 76

SIGNES PARTICULIERS : LONGUEUR : 315,66 m

LARGEUR : 33,70 m

TIRANT D’EAU : 10,50 m

JAUGE BRUTE : 66 348 tonneaux

JAUGE NETTE : 37 063 tonneaux

PUISSANCE : 160 000 chevaux

NOMBRE D’HELICES : 4

 CAPACITE SOUTES : 9 000 tonnes de fuel

VITESSE : 30 noeuds

NOMBRE DE PONTS : 12 (8 hectares de surface)

PRIX : 404 millions de francs (en 60)

 

Bonne croisière de rêve

Saint-Sulpice

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