Icônes – Partie 6

Icônes - Partie 6 miguel-icono

 

Les Ecritures appellent saint Michel : « un des Premiers Princes » (Dn.10:13) et le chef des armées célestes qui combattirent les puissances infernales (Ap.12:7).
Il est à la tête des choeurs angéliques dans la vigilance, la concorde et l’unité.
Saint Michel arrêta le bras d’Abraham pour sauver Isaac, il guidait le peuple d’Israël lorsqu’il sortit d’Egypte. C’est lui qui était dans la fournaise ardente à Babylone, qui ferma la gueule des lions dans la fosse de Daniel, qui délivra les Apôtres de prison et qui tiendra la balance lors du Jugement Dernier.

christ-sauveur

 

Par son inscription et sa bénédiction l’icône est liée au prototype dont elle est la représentation. Cette inscription est faite dans une des langues liturgiques de l’Eglise : latin, grec, slavon, arabe etc… Dans les icônes du Christ on conserve les abréviations grecques IC XC, Jésus-Christ. Sur l’auréole où est dessinée une croix, on trouve toujours les trois lettres “own”, c’est-à-dire : “Celui qui est”, le nom de Dieu révélé à Moïse devant le buisson ardent.

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Née en Egypte au Ve siècle, elle arrive à Alexandrie vers 12 ans. Elle vit une vie de débauche jusqu’à l’âge de 29 ans. A ce moment-là elle suit des pélerins jusqu’à Jérusalem. Ils la guident vers la basilique de la Résurrection, le jour de l’Exaltation de la Sainte Croix. Mais une force invisible et surnaturelle l’empêche d’entrer. Elle comprend que c’est l’impureté de sa vie qui lui fait obstacle. Elle se tourne alors vers la Mère de Dieu, représentée par une icône, lui demande d’intercéder pour elle et peut enfin entrer dans la basilique et vénérer avec ferveur la Sainte Croix. Une voix lui dit : “Si tu passes le Jourdain, tu y trouveras le repos.”
Elle communie, passe le Jourdain et s’enfonce dans le désert où elle reste 47 ans sans rencontrer ni homme ni animal. Elle fait pénitence. Ensuite elle rencontre saint Zosime, lui raconte sa vie et lui demande de revenir l’année suivante, le Jeudi Saint, avec la sainte Communion sur les bords du Jourdain.
Ayant communié avec larmes, sainte Marie l’Egyptienne lui donne rendez-vous l’année suivante à l’endroit de leur première rencontre. Saint Zosime revint, et trouva le corps de la sainte étendu à terre, les bras croisés et le visage tourné vers l’orient. Sur le sol une inscription des mains de la sainte lui demande de l’enterrer là. Mais il ne peut le faire car le sol est trop dur. Alors un lion s’approche, lèche les pieds de la sainte et creuse une fosse.

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L’archange Raphael, dont le nom signifie « Aide, Guérison de Dieu » est l’un des sept archanges qui siègent devant le trône de Dieu.Le livre de Tobie nous raconte que Raphael a été envoyé par Dieu en réponse aux prières de Tobit, juif pieux déporté à Ninive, qui a été frappé de cécité et réduit à la misère. Son fils Tobie part alors pour un long voyage sous la protection de Raphael afin de recouvrer une créance de son père. En chemin Raphael incite Tobie à pêcher un poisson dont le fiel, le coeur et le foie serviront à préparer un remède pour guérir son père au retour et aussi à chasser le démon de Sarah, la future épouse de Tobie rencontrée lors du voyage.
Patron et conseiller des fiancés, Saint Raphaël fut aussi (en Allemagne au Moyen Age) le patron des pharmaciens dont les devantures s’ornaient toutes d’un Ange d’or. On l’invoqua aussi pour protéger les mineurs et les personnes exerçant des métiers dangereux. Les marins de Venise lui demandaient de les protéger des tempêtes et à Florence, chaque adolescent partant en voyage se mettait sous sa protection.

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Le thème central de l’icône: l’Archange Michel confie le troupeau aux saints Flor (Florus) et Laur (Laurus) en leur tendant les rênes d’un cheval blanc et d’un cheval noir. Dans le registre inférieur sont figurés trois saints gardiens des chevaux. Leur noms sont: Spevsyp, Elevsyp et Melevsyp, ce qui équivaudrait à peu près en français à: « celui qui guette les chevaux » (ou qui les garde et les protège), « celui qui dresse les chevaux » (ou qui les harnache, les prépare), « celui qui capture les fiers coursiers ». Leur culte, débordant la Géorgie et la Cappadoce, se répandit non seulement en Russie, mais encore en France et en Espagne. Le récit de leur martyre les présente comme particulièrement adroits à dresser les poulains et à capturer les chevaux. Ils apparaissent toujours ensemble comme des tri-jumeaux. Lorsque le Grand Prince Vladimir Monomaque (mort en 1125) se vante d’avoir, de ses propres mains, capturé des chevaux sauvages, on peut en déduire que les « tri-jumeaux cappadociens » étaient déjà vénérés en Russie à cette époque.

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Déjà présente à Byzance au VIII ème siècle, l’icône de la Mère de Dieu allaitant signifie que le Fils de Dieu incarné communie par le lait de sa Mère à toute l’humanité.

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Voici les nombreux miracles d’Elie le Thesbite,
Il fut d’abord nourri par les corbeaux,
puis il a nourri copieusement une veuve de Sarepta
avec de maigres restes d’huile et de farine.
Il a relevé aussi son fils d’entre les morts par son souffle.
De par Dieu, il a retenu la pluie et l’a ensuite laissée tomber.
Il a purifié un sacrifice par le moyen d’un feu insolite.
Puis il a survécu pendant de nombreux jours sans nourriture.
Il a consumé entièrement par le feu deux chefs de cinquantaine.
Il a traversé le Jourdain après l’avoir fendu avec sa peau de mouton.
Il est monté dans son char de feu.
Il a laissé à Elisée sa peau de bête et son ministère.

 

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anastasis

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi

1/- Icônes – Partie 1.

2/- Icônes – Partie 2.

3/- Icônes – Partie 3.

4/- Icônes – Partie 4.

5/- Icônes – Partie 5.

6/- Icônes Russes – Partie 1.

7/- Icônes Russes – Partie 2.

8/- Les Icônes de Nicole Lasselain.

Contre la Barbarie – Klaus Mann

 Contre la Barbarie - Klaus Mann mann_1

 

Klaus Mann, fils de Thomas et neveu de Heinrich, n’a pas attendu que les nazis soient au pouvoir pour éprouver un dégoût absolu envers eux. Il s’exprime dès le début des années 30 avec un naturel sarcastique et blessé, comme un souffle de l’esprit au cœur, et ses articles de combat rappellent d’abord ceci : avoir raison tout de suite, c’est-à-dire trop tôt, comprendre ce qui se joue quand trop peu de monde veut le voir ou le croire, est une étrange épreuve, pleine de solitude et de masochisme.

Mann sait qu’il est un exilé, un homme qui doit «faire ses preuves face à notre peuple et aussi face au monde» (et encore, ajoutera-t-on, face à son père et à son oncle). Il ne cesse donc de rabâcher la vérité tantôt sur des sourds, tantôt sur des lâches. Puis, quand elle finit par l’emporter, la guerre froide s’installe et pour d’autres raisons il se tue. La vérité aide peut-être à vivre, mais, comme l’écrivain, c’est un animal hors du terrier, fragile et instinctif, palpitant la chamade, une bête non pas cachée, mais isolée. Il n’y a qu’au début, en 1925, que Mann se trompe par optimisme désespéré, lorsqu’il exprime sa «conviction sacrée» que l’Allemagne est «le sol où, après bien des peines et des luttes, l’avenir a enfin le droit de naître», puisque «c’est le pays qui fait le plus d’efforts». Pour une fois, son espoir le trompe sur la vérité. Ensuite, ils s’unissent.

Ces articles furent pour la plupart écrits en exil (après 1933), par un homme déchu de sa nationalité allemande (en 1934) jusqu’à son suicide cannois en 1949. Entre-temps, il était devenu américain. Ils sont publiés dans les journaux ou prononcés en conférence, d’abord en Europe, ensuite aux Etats-Unis, enfin en tant qu’engagé dans les troupes américaines. C’est le dernier versant de la montagne très peu magique de l’auteur, qu’on pouvait déjà aborder par le versant autobiographique (le Tournant), romanesque (le Volcan, Mephisto) ou quotidien (son Journal). On y retrouve d’ailleurs des phrases, des idées, des thèmes qu’on avait lus, d’une manière ou d’une autre, sur les autres versants. Ainsi peut-on vérifier la cohérence et les vertus, immédiates et non retouchées, de son combat contre les nazis et la «révolution nihiliste», pour la tolérance et la démocratie. A une époque où rien de tout cela n’allait de soi.

L’engagement de l’intellectuel et de l’artiste paraissent à Mann plus qu’une nécessité, un état : «Plus une œuvre est passionnante, engagée, « artistique », plus sa faculté d’amender le monde sera grande.» Il n’est pas certain qu’amender soit le mot juste, élargir ou approfondir conviendraient mieux, mais en 1930, quand il écrit ça, le monde va devenir assez coupable pour mériter – ou pour exiger – cet amendement. Les lettres, ouvertes ou non, que Mann écrit aux intellectuels allemands méritent là-dessus d’être méditées. De combien d’hommes allant à la soupe nous répète-t-on toujours ce que Mann en exil doit entendre à propos des artistes s’accommodant du nazisme : «Oui, en apparence il collabore un peu avec eux. Mais il est resté quelqu’un de fondamentalement correct.» Les sociétés corrompues sont comme ça, elles nous expliquent sans cesse que ceux qu’elles avilissent sont des gens formidables, courageux, qui gagnent à être connus. Et le nazisme est avant tout une corruption de l’esprit. C’est pourquoi Mann l’éprouve et le dénonce aussiphysiquement.

On ne peut oublier comment, dans le Tournant, il décrit Hitler, en 1932, dévorant des tartelettes à la fraise dans un salon de thé munichois tout en défendant la pureté de sang d’une actrice qu’il aime : «Il n’était certainement pas réjouissant d’être assis près d’une pareille créature ; et cependant je ne pouvais me rassasier de la vue de cette gueule répugnante.» C’est que le dégoût de Mann n’est pas un caprice plastique, mais une nausée face à des hommes qui, dans tout ce qu’ils sont et font, dégradent l’homme par absence de vérité : «Même quand il serait plus simple de recourir à la vérité, un nazi préfère d’instinct recourir au mensonge […]. On dirait que ces gens sont affligés d’une sorte de répugnance physique face à la vérité. Nous savons d’ailleurs qui donne l’exemple. Il y a quelqu’un qui ne cesse de rabâcher le mot « paix », mais qu’entend-il exactement par là ? Eh bien, comme chaque fois qu’ils ouvrent la bouche : le contraire de ce qu’ils disent.» En 1934, c’est bien vu.

 

Bonne lecture,

Saint-Sulpice

 

Klaus Mann –  Contre la barbarie (1925-1948) – Préface de Michel Crépu – traduit de l’allemand par Dominique-Laure Miermont et Corinna Gepner Phébus, 368 pages – 23€.

 

 

 

 

 

Librairie Buridan – Dédicace de Jean-Marc Moriceau

 Librairie Buridan - Dédicace de Jean-Marc Moriceau dans Evenementiel Petit_papillon_Loup

 

Mercredi 9 juillet à 18h30,


la librairie Buridan reçoit Jean-Marc Moriceau, l’un des plus grands historiens ruraliste français pour
une conférence-dédicace autour de ses deux derniers livres :
Histoire du méchant loup chez Fayard (seconde édition revue et augmentée)
et La bête du Gévaudan chez Larousse.
Jean-Marc Moriceau présentera son travail d’historien et de recherche
sur les traces du loup et de sa relation avec l’homme en France sur les
5 derniers siècles.

 

 Moriceau dans Evenementiel

 

 

Ancien élève de l’École normale supérieure, Jean-Marc Moriceau est professeur d’histoire moderne à l’université de Caen et président de l’Association d’histoire des sociétés rurales. Directeur-fondateur depuis 1994 de la revue internationale Histoire et Sociétés Rurales, il dirige la collection “Bibliothèque d’Histoire Rurale” à la Maison de la recherche en sciences humaines de l’université de Caen. Avec le géographe Philippe Madeline, il anime le séminaire du Pôle rural de cette même Maison de la recherche et dirige la collection “Bibliothèque du Pôle rural”.


 

 

 MechantLoup

 

 

 

Histoire du méchant loup : 3000 attaques sur l’homme en France, XVe-XXe siècle, 2e édition complétée et corrigée, 634 pages, 50 cartes et illustrations en couleur, 30 euros Le mot de l’éditeurLe changement de conception de la place de l’homme dans l’univers et le souci revendiqué de défendre la biodiversité ont revalorisé l’image du loup. Avec son retour dans les Alpes, le renversement de perspective crée un fossé au sein de l’opinion publique et accroît les tensions entre les acteurs des espaces pastoraux et les gestionnaires de l’environnement. Dans ce débat souvent passionné, les attaques de loups qui, des siècles durant, l’ont fait classer parmi les prédateurs les plus nuisibles sont remises en cause. Comme l’agression connotée la plus négativement, celle du loup considéré comme « mangeur d’hommes ».
Pour circonscrire les enjeux d’une question si sensible, il importait d’y voir plus clair. De quels témoignages dispose-t-on et quelle en est la validité ? Comment distinguer les attaques d’animaux anthropophages des cas de rage ? Pour quelle évolution chronologique et quelle répartition géographique ? Comment identifier les agresseurs et quelle en fut la perception culturelle ? Quelles techniques de prédation étaient-elles mises en oeuvre ? Quel fut l’impact démographique et sociologique des attaques ? Quel risque effectif le loup fit-il peser sur l’homme ?
Pour répondre à ces questions, l’ouvrage a mobilisé les témoignages et les travaux publiés sur plus de cinq siècles d’observation – de la guerre de Cent Ans à celle de 1914 – et rassemblé un corpus statistique de plus de 3000 actes de décès, de 1580 à 1830. Aucune synthèse historique n’avait engagé jusqu’ici une enquête aussi large sur l’ensemble du territoire français. Le travail est loin d’être terminé : l’ouvrage convie à élargir la recherche et à envisager les autres aspects du rapport entre le loup et l’homme. Car finalement, au-delà de l’explication donnée à un fait qui ne va plus de soi, l’étude réalisée renseigne davantage sur l’organisation spatiale des activités humaines que sur l’évolution biologique de l’animal. Le loup est un révélateur des choix de société.


  Gevaudan

 

 

   La Bête du Gévaudan, chez Larousse, 18 eurosLe mot de l’éditeurAu printemps 1764, une femme est attaquée près de Langogne, en Gévaudan, par une « bête » que ses bœufs parviennent à mettre en fuite. C’est le début de trois années de terreur pour la population de cette région de Lozère. Malgré la venue du lieutenant des chasses royales, et de nombreuses battues, plus d’une centaine de personnes sont victimes de la bête, la plupart atrocement mutilées… Depuis lors de nombreuses hypothèses ont été avancées, faisant de la bête du Gévaudan un loup, un molosse, un homme… Reprenant l’enquête, Jean-Marc Moriceau, retrace toute l’histoire de la traque et analyse tous les témoignages dans un récit extrêmement vivant! 

 

 

Allez y les yeux fermés! Les propriétaires de la Librairie sont des amis très sympathiques et ils vous recevront avec le sourire! Foi de Saint-Sulpice! Peut-être même y verrez-vous votre serviteur si mon emploi du temps me le permet! ( C’est à dire en retard!!!)  

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

La librairie Buridan ~ le fou d’histoire – 12, rue St Julien le pauvre – 75005 Paris – Tel: 01.46.33.74.95

ecrire@buridan.fr

Métro-RER : St Michel-Notre Dame (sortie Notre-Dame)

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