Teotihuacán Cité des Dieux – Musée du Quai Branly – Paris – Du 6 octobre 2009 au 24 Janvier 2010

Teotihuacán Cité des Dieux - Musée du Quai Branly - Paris - Du 6 octobre 2009 au 24 Janvier 2010 dans EXPOSITIONS 91e7c1de8c

 

L’exposition rassemble environ 450 pièces exceptionnelles de la culture de Teotihuacan, grande cité de l’Ancien Mexique que de récentes découvertes ont permis de mieux connaître.

 

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Les objets sont présentés par thématiques successives permettant aux visiteurs de découvrir cette cité antique, et de comprendre son fonctionnement, le rôle et l’influence qu’elle a eue dans le monde méso-américain.

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Cette exposition unique présente des pièces qui, pour la plupart, n’ont jamais été présentées en Europe, et dont certaines étaient encore inédites au Mexique jusqu’à leur présentation à Monterrey de septembre 2008 à janvier 2009. Les objets sont issus à 95% des collections mexicaines et à 5% des collections européennes (collections des musées ethnographiques allemands et du musée du quai Branly à Paris).

 

 A propos de Teotihuacán

 

 

Teotihuacán signifie la « cité des dieux ». Les fouilles de cette cité, située au Mexique, ont commencé au 19e siècle et continuent toujours aujourd’hui. Les chercheurs n’ont pas encore toutes les réponses à propos de la naissance, de l’apogée et de la chute de Teotihuacán.
Ce sont les Aztèques qui ont baptisé cette cité mais elle était déjà en ruine au moment de leur domination. Au XVIe siècle, quand H.Cortès et ses troupes passèrent à proximité, ils ne virent que des monticules de terre car le site s’était écroulé.
On suppose que Teotihuacán serait née au IIIe siècle avant notre ère de la réunion de plusieurs petites communautés agricoles. Jalonnée de temples, une vaste avenue rectiligne de 45 mètres de large court au centre de Teotihuacán. C’est l’allée des Morts, rigoureusement orientée nord-sud. D’ailleurs, toutes les constructions du site ont des positions géographiques qui les relient à l’ordre cosmique, et plus particulièrement, au Soleil. Les bâtiments sont tous disposés selon l’axe de la pyramide du Soleil, elle-même coïncidant avec la position de l’astre lors du solstice d’été.

Haute de 63 mètres, la pyramide du Soleil a été érigée sur une gigantesque plate-forme pavée, et reposant sur une base rectangulaire de 222 mètres sur 225. Moins élevée que la pyramide égyptienne de Kheops, elle est presque aussi large que cette dernière. On estime qu’environ 2,5 millions de tonnes de pierres ont été nécessaires à sa construction.

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La pyramide actuelle est une reconstruction qui n’est pas fidèle à l’original. L’archéologue Leopoldo Batres, en 1908, qui recherchait des trésors, a démoli sans scrupules l’édifice.

On pense qu’elle a été édifiée au Ier siècle avant notre ère et elle comptait alors quatre étages. Au sommet, se trouvait un temple, probablement réservé aux prêtres.

La pyramide de la Lune, haute de 43 mètres, a été érigée plus tardivement ainsi que la citadelle. Cette dernière est une sorte de forteresse de 400 mètres de large dont les murs sont de vastes plates-formes. Elle est dédiée aux dieux de la Pluie et de la Végétation. Les quinze bâtiments sont  disposés autour d’une pyramide à six niveaux en escalier, ornée de magnifiques sculptures.Des masques à crocs alternent avec des serpents à plumes (Quetzalcóatl), tous recouverts de stuc peint.

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En 1999, l’archéologue Saburo Sugiyama a découvert une sépulture dans une chambre souterraine située près de la pyramide de la Lune. Il s’agit du squelette d’un homme adulte entouré d’environ 150 offrandes ainsi que des restes de huit aigles et deux jaguars, sans doute enterrés vivants. Il s’agit peut-être de la tombe d’un roi. 1200 autres sépultures, avec des offrandes beaucoup moins riches, ont été découvertes dans la ville.

Parmi les nombreux motifs décoratifs de Teotihuacán, la fleur et le jaguar semblent avoir bénéficié d’une faveur particulière. La fleur à quatre pétales a pu symboliser les quatre parties du monde disposées autour d’un centre, point de passage vers l’au-delà. Il existe même une grotte sous la pyramide du Soleil ayant la forme de cette fleur. Creusée par l’homme, la cavité a peut-être été un centre de culte et déterminer la construction ultérieure du monument.

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Le jaguar est fréquemment représenté sur les fresques. Les taches de sa robe ont nettement la forme des fleurs. Pendant la période postclassique, ce félin, Tepeyolotl, incarnait le cœur de la montagne. La fleur et le jaguar pourraient évoquer la puissance de la terre, d’où sortent et où retournent les hommes.

Aucune fortification n’a été exhumée à Teotihuacán. Les scènes qui ornent les murs ne représentent aucune scène de sacrifice et aucun combat.
Il semblerait que cette cité était la métropole théocratique d’une civilisation pacifique et agricole. Leur religion honorait les forces naturelles : l’eau, la terre et la végétation. On n’a retrouvé aucune trace de rituels sanglants habituels des civilisations amérindiennes.

Cette civilisation était par contre très attentive aux mouvements des étoiles, repères précieux des sociétés agricoles. Le site ne recèle aucune trace d’une écriture proprement dite mais on a identifié en revanche des signes correspondant à des nombres marquant le temps astral ou à des calculs chronologiques.

Surgie au milieu de temples en ruine, une sculpture monumentale contemple les hommes du haut de ses quatre mètres. On a exhumé cette sculpture en déblayant le patio de la pyramide de la Lune. C’est un énorme bloc de basalte représentant un temple rectangulaire, précédé d’une figure féminine. La statue possède une cavité dans la poitrine qui symbolisait peut-être le cœur. Le prêtre y déposait peut-être un objet de culte. Les archéologues ont identifié la déesse de l’eau car les Aztèques vénéraient la même déesse.

L’allée des Morts est coupée par d’autres voies qui conduisaient aux quartiers résidentiels. Le fleuve, San Juan, qui coule au centre de la ville, avait été canalisé pour ne pas perturber l’ordre parfait du plan urbanistique. A l’une des extrémités de l’allée des Morts, se trouve la Ciudadela, le centre administratif de la ville. Il s’agit d’une place sur laquelle donne le temple de Quetzalcóatl qui était sans doute la résidence des prêtres. A gauche de la pyramide de la Lune, se trouve le palais de Quetzalpapálotl, sans doute la résidence du souverain.

 

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Plus du tiers des 400 ateliers d’artisans identifiés dans la cité travaillaient l’argile. Leurs productions étaient exportées jusqu’au Guatemala, où on en a retrouvé dans de nombreux sites archéologiques. Parmi les sculptures caractéristiques, on trouve principalement les masques, taillés dans la pierre dure. Ils étaient trop lourds pour être portés mais ils sont évidés et percés pour pouvoir être suspendus. Les yeux sont ornés de fragments de coquille ou d’obsidienne. Ces masques avaient probablement un usage funéraire.

La cité a disparu vers le VIIe siècle de notre ère. La ville, à moitié détruite par un incendie, a été abandonnée. A son apogée, la cité comptait jusqu’à 200 000 habitants.  On a retrouvé les ruines d’au moins 2 000 édifices. La ville s’étendait sur au moins 150 km². Après environ six siècles d’oubli, elle a été redécouverte par les Aztèques qui la baptisèrent « la cité des dieux ».

Pourquoi la cité a-t-elle été abandonnée ? A-t-elle été victime d’envahisseurs ? Une épidémie a-t-elle décimée la population ? Ou alors, a-t-elle été simplement abandonnée à cause de l’érosion des sols alentour rendant l’agriculture impossible ?

D’autres civilisations de l’époque classique ont connu plus tard un sort identique. On n’a pas encore élucidé les raisons de leur extinction.

Source texte: Véronique Battaglia (21.12.2008)

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

-  Teotihuacán Cité des Dieux – Musée du Quai Branly – 37, quai Branly – 75007 Paris – Tél : 01.56.61.70.00 – Du 6 octobre 2009 au 24 Janvier 2010 - Mardi, Mercredi, Dimanche : de 11h à 19h et Jeudi, Vendredi et Samedi : de 11h à 21h  - Tarifs: Plein: 7€, Réduit 5€ – Gratuité d’accès aux collections et expositions temporaires de la Galerie Jardin Le premier dimanche de chaque mois pour tous.

 

A lire aussi:

 

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Berceau d’une culture qui a influencé l’ensemble du Mexique précolombien, Teotihuacan fut, entre le 1er et le VIIIe siècle, la première métropole de l’Amérique. Présentation de ses vestiges et de sa civilisation : la citadelle, les pyramides, l’urbanisation et l’architecture, les peintures, la religion, etc…

 

- Teotihuacán, la Cité des Dieux par Henri Stierlin aux éditions Gallimard – 9€

Un Soleil à Kaboul – Projection gratuite le Samedi 5 Septembre 2009 à 16h – Mairie du 12e – Paris

Un Soleil à Kaboul - Projection gratuite le Samedi 5 Septembre 2009 à 16h - Mairie du 12e - Paris dans Evenementiel 3760115300279

 

 

La mairie du 12e et le Théâtre du Soleil, vous proposent une rencontre exceptionnelle avec le Théâtre Aftaab, venu d’Afghanistan, dans le cadre du rendez-vous culturel « les samedis de la Mairie » : projection suivie d’un débat avec les comédiens, le Samedi 5 septembre à 16h à la mairie du 12e arrondissement.

- 16h : « Un Soleil à Kaboul » Projection du film de Duccio Bellugi, Philippe Chevalier et Sergio Canto. Invités en Afghanistan, Ariane Mnouchkine et le Théâtre du Soleil, s’embarquent pour donner un stage à Kaboul. Cette petite mission donne naissance au milieu des ruines et des roses d’un jardin, à une toute jeune troupe de théâtre afghane, mixte et courageuse, le Théâtre Aftaab, un petit Théâtre du Soleil d’Asie Centrale.

- 17h : Discussion Avec des comédiens du Théâtre Aftaab et Hélène Cinque, metteur en scène du spectacle. Les comédiens du Théâtre Aftaab (deux femmes et treize hommes) ont entre 20 et 30 ans. Venez les rencontrer et parlons de ce que veut dire grandir à Kaboul et avoir la passion du théâtre.

 

En juin 2005, Ariane Mnouchkine et le Théâtre du Soleil sont invités à animer un stage à Kaboul. Cette mission donne naissance, au milieu des ruines et des roses d’un jardin, à une toute jeune troupe de théâtre afghane, mixte et courageuse, le Théâtre Aftab, un petit Théâtre du Soleil d’Asie centrale. Après vingt ans de communisme soviétique et six ans de régime taliban, la barbarie et l’obscurantisme ont presque éradiqué toute forme artistique. Le peuple afghan est une mosaïque ethnique dont la richesse relève de la diversité de ses cultures. Aujourd’hui nous ne savons rien de cette richesse culturelle. Qui sont ces comédiens ? Comment résistent-ils ? Quel est leur théâtre ? Le Théâtre du Soleil a toujours puisé ses racines dans le théâtre oriental. Sa directrice, Ariane Mnouchkine, a acquis une réputation qui transcende les frontières. Suivre son travail, c’est voir comment elle et sa troupe, à l’aide des masques balinais, japonais et ceux de la Commedia dell’arte, font tomber les barrières culturelles et religieuses. C’est aussi être témoin du parcours de ces femmes et de ces hommes qui ont encore le courage de tenter d’exprimer par le théâtre les passions, les peurs et les amours qui les habitent. Un soleil à Kaboul… ou plutôt deux suit ce processus créatif partagé entre les comédiens afghans et ceux du Théâtre du Soleil, et sonde l’intimité d’un peuple traumatisé par une trentaine d’années de guerre.

Biographie
Duccio Bellugi-Vannuccini a une formation de mime, d’acteur, d’acrobate et de danseur. Il fait partie de la troupe du Théâtre du Soleil depuis 20 ans. Un soleil à Kaboul… ou plutôt deux est sa première réalisation. Après avoir été membre du Théâtre du Soleil de 1991 à 2005, Sergio Canto Sabido est aujourd’hui réalisateur. Après des études de géographie et d’histoire à l’Université Paris X, Philippe Chevallier a reçu une formation complète en montage. Il est chef-opérateur, monteur et réalisateur.

Filmographie
Sergio Canto Sabido : Le masque (2003). Philippe Chevallier : Un repas de quartier (2003) ; Regards sur carrières (2004) ; Le dernier caravansérail — Making-of (2005) ; Butterfly Days (2005) ; Mini Tiger Lee, mission sur Pékin (2005).

 

Bon film,

Saint-Sulpice

 

- Un Soleil à Kaboul – Samedi 5 Septembre 2009 à 16h suivi d’un débat à 17h - Mairie du 12e – 130, Avenue Daumesnil – 75012 Paris – Tél: 01.44.68.12.12 – Entrée libre

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