Festival d’Automne Paris 2008 – Programmation d’Octobre

Festival d'Automne Paris 2008 - Programmation d'Octobre dans Evenementiel Affiche-Fap-286

 

Pluridisciplinaire, international et nomade, le Festival d’automne à Paris, depuis 1972, invite des artistes et produit leurs oeuvres. Ses missions : passer commande à des créateurs, aménager des structures de travail entre professionnels français et étrangers, présenter et susciter des démarches d’ordre expérimental, accueillir en France des oeuvres significatives inédites, témoigner des cultures non occidentales.

PROGRAMME OCTOBRE 2008:

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Le Laboratoire
4, rue du Bouloi

75001 Paris
11 OCTOBRE au 12 JANVIER

Métro : Louvre-Rivoli, Palais-Royal-Musée du Louvre
11 octobre au 12 janvier 2009
vendredi au lundi de 12h à 19h
6 € et 4,50 € (abonnés du Festival d’Automne, étudiants, seniors)
Réservations : 01 78 09 49 50

Le Laboratoire, producteur de ce projet, basé sur la recherche artscience, est à l’initiative de la rencontre entre le compositeur et Benedict Gross,
chercheur à l’université d’ Harvard.

Ryoji Ikeda, pionnier de la scène électronique minimale, développe une démarche rigoureusement synesthésique.
Il explore les méandres d’un univers digital mêlant diffusion sonore et projections vidéo lors de concerts ou spectacles conçus avec le collectif Dumbtype, plusieurs fois invité au Festival d’Automne, ou plus récemment avec Carsten Nicolai.
« En tant qu’artiste et compositeur mon travail s’est toujours polarisé sur les concepts du beau et du sublime. Pour moi, la beauté est cristal ; rationalité, précision, simplicité, élégance, subtilité.  Le sublime est infini ;  infinitésimal, immense, indescriptible, indicible.
Les mathématiques relèvent de la plus pure beauté. Nombres, valeurs et formes dans leur parfait assemblage nous résistent. Aborder l’esthétique du sublime dans les mathématiques constitue une expérience impressionnante, comparable à celle éprouvée quand nous considérons l’immensité et l’ampleur de l’univers ; nous laissant bouche bée.
Ce projet, par l’amorce d’un dialogue avec le mathématicien Benedict Gross et d’autres théoriciens, tente de définir un langage esthétique commun ».

Ryoji Ikeda
V≠L bénéficie du soutien de Nomura, de la Fondation Franco-Japonaise Sasakawa et de la Fondation pour l’étude de la langue et de la civilisation japonaises  agissant sous l’égide de la Fondation de France
Dans le cadre du 150e anniversaire des relations franco-japonaises


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Théâtre des Bouffes du Nord
37bis, boulevard de la Chapelle

75010 Paris
13 OCTOBRE
Métro : La Chapelle13 octobre 20h30
12 € et 22 €,
abonnement 12 €
Places numérotées, attribuées dans l’ordre d’arrivée des réservations
Durée : 1h20 plus pauseAu Studio-Théâtre de Vitry, le 15 octobre, à 20h , oeuvres de Gérard Pesson par l’Ensemble l’Instant Donné, en présence du compositeur Gérard Pesson
Quatuor I (Respirez ne respirez plus)
Vignette I, quatuor à cordes et timbales *
Fureur contre informe, trio à cordes
Bitume, quatuor II *
Instant Tonné, pour ensemble
La Lumière n’a pas de bras pour nous porter,
pour piano seul, puis pour ensemble, version instrumentée par Frédéric Pattar
Cassation, pour trio à cordes, clarinette, piano
Cinq chansons, pour voix et ensemble
Vignette II, pour ensemble *
Quatuor Diotima
Melody Louledjian, soprano
Ensemble L’Instant Donné* Créations
Commandes du Festival d’Automne à Paris


Une surprenante familiarité avec le silence :  ce troisième événement  du cycle consacré à Gérard Pesson aborde, avec sa musique de chambre, un aspect plus intime de son œuvre. À cette œuvre du « presque rien », qui manie dans un même mouvement et avec un égal raffinement « l’imprononcé et le têtu », comme elle excelle à articuler l’éloquence et le silence, les œuvres de ce programme tracent un portrait du compositeur tel qu’en lui-même.
Du premier Quatuor à cordes, sous-titré Respirez ne respirez plus (1993), au second commandé par le Festival d’Automne, en passant par les Cinq Chansons composées sur des textes de Marie Redonnet, ce concert parcourt quinze années de création. Ces textures sonores qui se pulvérisent comme l’écume, ce travail de recherche sur la technique instrumentale forment une manière de précipité, laissant entrevoir l’essoufflement du geste, l’effacement du souffle. La musique de Gérard Pesson peut être décrite comme un processus de condensation ; elle est aussi un rébus de la mémoire, s’abreuvant à l’œuvre des grands aînés comme à de nombreuses sources extra-musicales, essentiellement littéraires et picturales.
En coréalisation avec Instant Pluriel
Avec le soutien de Mécénat Musical Société Générale, de la Sacem, de la Fondation Ernst von Siemens pour la musique


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Opéra National de Paris Bastille /Amphithéâtre
Place de la Bastille

75012 Paris
21 OCTOBRE
Métro: Bastille21 octobre 20h
10 € et 14 € , 
abonnement 10 €
Durée : 1h15
Brice Pauset, Vita nova pour violon et ensemble
Misato Mochizuki, Silent Circle  pour flûte, koto et ensemble
Chikage Imai, Vectorial Projection IV- Fireworks pour violon et ensemble
Création. Commande de la Fondation Rohm
Toshio Hosokawa, In Ajimano pour koto/voix, violoncelle et ensemble
Gérard Pesson, Branle du Poitou pour ensemble

Irvine Arditti, violon 
Harrie Starreveld, flûte
Kyoko Kawamura, koto/voix
Makiko Goto, koto
Jeroen den Herder, violoncelle
Nieuw Ensemble
Yoichi Sugiyama, direction musicale
À la confluence de deux des grands axes de ce Festival d’Automne 2008 – un regard sur la création au Japon d’une part, un « portrait musical » de Gérard Pesson de l’autre –, ce programme tisse de multiples réseaux de correspondances.Ainsi de la résonance des cordes pincées qui instaure un dialogue avec la tradition – du trio (mandoline, guitare et harpe) qui est au centre de Vita nova (2006) de Brice Pauset  au koto, cet instrument traditionnel que l’on retrouve dans Silent Circle (2006) de Misato Mochizuki et In Ajimano (2002) de Toshio Hosokawa.
Ainsi, quoique avec des moyens radicalement autres, de la réappropriation par Gérard Pesson dans son Branle du Poitou (1997), d’une danse populaire ancienne.
Envisageant les traditions musicales – folkloriques et savantes – comme des moyens de dépasser la modernité (Brice Pauset), ces œuvres déploient un temps en spirale. Elles apparaissent comme autant de labyrinthes, d’entreprises de diffraction et de projection du son comme de la mémoire. C’est aussi le propos de Chikage Imai avec Fireworks (2008), quatrième volet de son cycle Vectorial Projection, à travers lequel elle envisage les propriétés multi-directionnelles du son en le rapprochant de phénomènes physiques (en l’occurrence, les feux d’artifices) : la compositrice dit s’être inspirée  de « ce moment où le vent commence de s’accélérer – de la vitesse, de l’accélération et de la distorsion de l’espace dans l’instant ».
Coréalisation Opéra national de Paris ; Festival d’Automne à ParisAvec le soutien de Mécénat Musical Société Générale, de la Sacem et de la Fondation Ernst von Siemens pour la musique
Avec le soutien de Nomura, de la Fondation Franco-Japonaise Sasakawa et de la Fondation pour l’étude de la langue et de la civilisation japonaises agissant sous l’égide de la Fondation de France
Dans le cadre du 150e anniversaire des relations franco-japonaises


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Centre Pompidou
Place Georges Pompidou

75004 Paris
08 au 11 OCTOBRE
Métro : Rambuteau, Hôtel de Ville
RER : Châtelet-Les Halles
8 au 11 octobre 20h30
10 € à 14 €, abonnement 10 €
Durée : 1h25
Les AssistantesConception chorégraphique, Jennifer Lacey
Conception visuelle, Nadia Lauro
En collaboration avec Jonathan Bepler
Chorégraphie et performance, Alice Chauchat, DD Dorvillier, Audrey Gaisan, Jennifer Lacey, Barbara Manzetti, Sofia Neves
Conception musicale, Jonathan Bepler
Lumière, Yannick Fouassier, Nadia Lauro
Régie, Sylvain Labrosse
Administration de production, Carole Bodin

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Développant ses propres travaux – solos et pièces de groupe – depuis 1989, la New-Yorkaise Jennifer Lacey évolue à l’intérieur d’un espace flottant, au confluent de la danse et de la performance. Dans un stimulant souci de partage et d’épanouissement, elle éprouve les limites et la nature de sa pratique chorégraphique à la faveur de multiples expériences interdisciplinaires. Ainsi entretient-elle depuis 2000 une relation artistique particulièrement féconde avec Nadia Lauro, plasticienne et scénographe intervenant dans des contextes très divers (danse contemporaine, architecture du paysage, défilés de mode).
Après mhmmmm, créé lors de Montpellier Danse 2005, Jennifer Lacey et Nadia Lauro présentent une nouvelle pièce. Les Assistantes se construit en détournant des recettes utopiques vers les corps individuels. Charles Fourier, les grandes communautés des années 70, les shakers ou encore les situationnistes fournissent le champ d’étude dans lequel les assistantes s’ébattent. Offrant un Lieu plus qu’un Spectacle, Les Assistantes traquent le désir utopique d’être ensemble sans rien céder de leur liberté individuelle. Lacey & Lauro y retrouvent le compositeur Jonathan Bepler ainsi qu’Alice Chauchat, Audrey Gaisan, Barbara Manzetti, Sofia Neves, DD Dorvillier et Yannick Fouassier pour un fantasme collectif ou bien un collectif fantasmé

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 Production Megagloss.
Coproduction Festival Montpellier Danse 2008
Les Spectacles vivants – Centre Pompidou ;  Arcadi (Action régionale pour la création artistique et la diffusion en Île-de-France) ; Le Consortium – Département Nouvelles Scènes/Dijon en association avec l’atheneum-Centre culturel de l’Université de Bourgogne ; Centre chorégraphique national de Caen Basse-Normandie ; Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne ; Centre national de danse contemporaine/Angers ; Kaaitheater/Bruxelles
Festival d’Automne à Paris
Avec le concours du Ministère de la culture et de la communication – DRAC Centre
Avec le soutien d’ImPulsTanz/Vienne
En compagnie de l’Adami

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Centre Pompidou
Place Georges Pompidou

75004 Paris
15 au 26 OCTOBRE

Métro : Rambuteau, Hôtel de Ville
RER: Châtelet-Les Halles
15 au 26 octobre  20h30, dimanche 17h
Relâche Lundi et Mardi
10 € à 14 €,
abonnement 10 €
Durée : 1h
Gustavia
de et avec Mathilde Monnier et La Ribot
Lumière, Éric Wurtz
Costumes, Dominique Fabrègue
assistée de Laurence Alquier
Réalisation sonore, Olivier Renouf
Collaboration scénique, Annie Tolleter


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Qui est Gustavia ? Qui est cette femme si intrigante ? Cette femme qui, dans un même mouvement, se montre et se cache ? Cette femme dont le corps n’est fait que de mystère(s) ? Est-elle au bord de la crise de larmes ou de la crise de fou rire ? Combien de visages peut-elle prendre ? Et combien de postures adopter ?
Avec l’impertinente exigence qui les caractérise, Mathilde Monnier et La Ribot se livrent à un vertigineux face à face, en prenant le parti de « s’appuyer sur les objets classiques utilisés au théâtre : les entrées, les rideaux, le bord de la scène, la salle, les chaises, la profondeur de champ mais aussi le comique comme forme de relation, comme regard ironique et distancié sur le monde ».
Mathilde Monnier et La Ribot comptent parmi les plus fortes personnalités de la sphère chorégraphique contemporaine. De Pudique Acide (1984) au tout récent Surrogate cities, créé à Berlin en février dernier, la première s’est peu à peu affirmée comme l’une des figures de proue de la scène française, mue par une inébranlable volonté d’expérimentation.
Originaire de Madrid, la seconde, mettant souvent son propre corps en jeu, élabore depuis le début des années 90 des pièces – dont la fameuse série des Pièces distinguées – qui oscillent très librement entre arts scéniques, performance et installation.
Production Centre chorégraphique national de Montpellier Languedoc-Roussillon
La Ribot Association
Coproduction Festival Montpellier Danse 2008 ; Centre de développement chorégraphique/Toulouse, Midi-Pyrénées ; Les Spectacles vivants-Centre Pompidou Théâtre de la Ville / Paris ; Culturgest Lisbonne Comédie de Genève ; Mercat de les Flors / Barcelone ; Festival d’Automne à Paris
Manifestation présentée dans le cadre de la Saison culturelle européenne en France (1er juillet – 31 décembre 2008)


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 Théâtre de la Bastille
76 rue de la Roquette

75011 Paris
15 SEPTEMBRE au 17 OCTOBRE

Métro : Bastille, Voltaire, Bréguet-Sabin15 septembre au 17 octobre 21h
dimanche 17h
Relâche lundi (sauf le 15) et 18 septembre
13 € à 20 €
, abonnement 13 €
durée : 1h30

Kiss Me Quick
Mise en scène, Bruno Geslin
Dramaturgie et texte, Ishem Bailey
à partir d’entretiens réalisés par Susan Meiselas
Assistante mise en scène
et collaboration artistique, Émilie Beauvais
Scénographie, Marc Lainé
Vidéo, Bruno Geslin et Romain Tanguy
Composition et son, Teddy Degouys
et Matthieu Desbordes
Lumière, Laurent Bénard
Chorégraphie, Sophia Balma
Régie générale, Patrick Le Joncourt
 
avec Évelyne Didi-Huberman, Lila Redouane, Delphine Rudasigwa et Matthieu Desbordes


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Kiss Me Quick entrelace les destinées de trois femmes de générations différentes faisant métier de (montrer) leur corps dans l’Amérique des sixties. Apparus à la fin du XIXe siècle, les spectacles de strip-tease ont fait florès durant les années folles mais doivent désormais faire face à un danger autrement menaçant que les ligues de vertu : l’industrie du sexe.
Bientôt, ces spectacles seront emportés par le raz-de-marée pornographique et relégués au rang d’aimables divertissements coquins, réservés à un public d’incurables nostalgiques. Par le biais de ces trois créatures, Kiss Me Quick fait revivre un monde condamné à disparaître et met à nu toutes les contradictions d’une période de profonde mutation.
Travaillant sur l’opposition entre espaces privé et public, Bruno Geslin crée une mise en scène très suggestive, évoluant sans cesse entre ce que l’on voit et ce que l’on imagine. Après Mes jambes, si vous saviez quelle fumée, inspiré de la vie et de l’œuvre sulfureuses de Pierre Molinier, et Je porte malheur aux femmes mais je ne porte pas bonheur aux chiens, adapté des écrits de Joë Bousquet, il continue de creuser l’infinie question du désir – vibrant moteur autant que puissant révélateur de la vie des hommes.
Coproduction (en cours) Théâtre de Nimes ; Théâtre de la Bastille/Théâtre de l’Agora – Scène nationale d’Evry et de l’Essonne dans le cadre du projet développement culturel de la Région Ile-de-France ; Comédie de Valence – Centre dramatique national Drôme Ardèche ; CDN Orléans-Centre-Loiret ; Théâtre Garonne/Toulouse ; L’Estive – Scène nationale de Foix et de l’Ariège ; Le Bateau Feu/Scène nationale de Dunkerque, Dieppe Scène nationale
Avec l’aide à la création de la Drac Île-de-France
Production déléguée La Grande Mélée

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Théâtre de la Ville
2, place du Châtelet

75004 Paris
06 au 10 OCTOBRE
Metro : Châtelet - RER : Châtelet-Les Halles
20h30
12 € et 23 €
, abonnement 12 €
Spectacle en néerlandais surtitré en français

Atropa
La Vengeance de la paix

De Tom Lanoye
Création
Mise en scène, Guy Cassiers
Texte, Tom Lanoye
D’après Euripide, Eschyle, George W. Bush, Donald Rumsfeld, Curzio Malaparte
Dramaturgie, Erwin Jans
Concept esthétique et scénographie, Enrico Bagnoli, Diederik de Cock, Arjen Klerkx
Costumes, Tim Van Steebergen
Contribution vocale, Marianne Pousseur
Avec Katlijne Damen, Gilda de Bal, Vic de Wachter, Abke Haring
Marlies Heur, Ariane Van Vliet

Le titre Atropa fait référence non seulement à la belladonne (Atropa Belladonna, ou « Wolfskers » en néerlandais), mais aussi et surtout à l’aînée des Parques, celle-là même à laquelle échoit la tâche de couper le fil de la vie. Guy Cassiers prolonge la veine hallucinatoire de Wolfskers en entremêlant les trames des différentes tragédies ayant pour cadre la guerre de Troie : à l’article de la mort, Agamemnon se retrouve face aux spectres des femmes – Clytemnestre, Iphigénie, Andromaque, Cassandre, Hécube… – dont il a causé le malheur.
Ce conflit matriciel permet au metteur en scène de dresser un état des lieux au vitriol du monde contemporain et de poursuivre sa réflexion sur un pouvoir dont il montre l’agonie et la ruine. Avec ce dernier acte d’un « Triptyque du pouvoir » faisant feu de tous les supports, il souligne puissamment la capacité du théâtre à réfléchir la « colère » – au sens où l’entend le philosophe Peter Sloterdijk – de notre temps.
Production Toneelhuis
Coproduction Théâtre de la Ville-Paris ; MC2 Grenoble ; Linz 09 Cultural Capital  Festival d’Avignon ; Grand Théâtre du Luxembourg ; deSingel/Anvers ; Maison de la Culture d’Amiens, Festival d’Automne à Paris
Manifestation présentée dans le cadre de la Saison culturelle européenne en France (1er juillet – 31 décembre 2008


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Odéon-Théâtre de l’Europe-Ateliers Berthier
Angle de la rue André Suarès et du boulevard Berthier

75017 Paris
23 SEPTEMBRE au 19 OCTOBRE
Métro : Porte de Clichy23 septembre au 19 octobre 20h
samedi 15h et 20h, dimanche 15h, relâche lundi
13 € à 26 €,
abonnement 13 € et 22 €
durée : 1h30

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Ricercar
Mise en scène, scénographie et lumière, François Tanguy
Élaboration sonore, François Tanguy et Marek Havlicek
Régie générale, François Fauvel/Johanna Moaligou
Régie son, Marek Havlicek
Régie lumière, Julienne Rochereau
Reconstruction espace, Jean Cruchet, Fabienne et Bertrand Killy
François Tanguy, Frode BjØrnstad
Avec Frode BjØrnstad, Laurence Chable, Fosco Corliano, Claudie Douet
Katia Grange, Jean Rochereau, Boris Sirdey


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Cela fait déjà plus de vingt-cinq ans que François Tanguy a pris le large, à bord de son Théâtre du Radeau, et s’en est allé naviguer à vingt milles lieues (au moins…) de la dramaturgie ordinaire. Inlassablement, au gré de prototypes scéniques tels que Mystère Bouffe (1986), Chant du bouc (1991), Les Cantates (2001) ou Coda (2004), le Théâtre du Radeau s’attache à donner de notre monde des formes de représentation inédites, souvent plus proches de l’opéra que du théâtre stricto sensu.
Dernier vaisseau sorti des chantiers poétiques de François Tanguy, Ricercar convie le public à une traversée (dés)enchantée, durant laquelle les lois de la narration s’effacent derrière les joies de la sensation – la raison raisonnante n’étant pas du voyage…
Minutieusement orchestrées, lumière et musique, paroles (glanées chez Lucrèce, Robert Walser ou Dante) et actions, se fondent dans un décor dont le désordre paraît obéir à une secrète logique. Le tout compose un ensemble aussi cohérent que vibrant.
Inspiré d’un mot ancien, relevant du vocabulaire musical et désignant, selon Littré, « un morceau instrumental libre », le titre du spectacle en indique parfaitement la teneur : oui, Ricercar est bien une pièce théâtrale libre, d’une fascinante singularité et d’une saisissante intensité.
Coproduction Théâtre du Radeau/Le Mans ; Théâtre National de Bretagne/Rennes ; Festival d’Avignon ; Odéon – Théâtre de l’Europe ; Centre Chorégraphique National Rilleux-la-Pape/Compagnie Maguy Marin ; Théâtre Garonne/Toulouse
Festival d’Automne à Paris
Le Théâtre du Radeau est subventionné par la D.R.A.C. Pays de la Loire, la Ville du Mans, le Conseil Régional des Pays de la Loire  et le Conseil Général de la Sarthe. Soutenu par l’ONDA pour les accueils en France et par CulturesFrance
pour les tournées internationales


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Théâtre de la Cité Internationale
17, boulevard Jourdan

75014 Paris
16 au 21 OCTOBRE
RER B : Cité Universitaire
Tramway 3 : Cité Universitaire  
16 au 21 octobre 20h30,
relâche le dimanche
17 octobre :
rencontre avec les artistes à l’issue de la représentation10 € à 21 €, abonnement 10 € et 12,50 €
Spectacle en hongrois surtitré en français
Durée : 1h10
L’Opéra Paysan
Texte et mise en scène, Béla Pintér
Assistante à la mise en scène, Krisztina Kovács
Décors, Péter Horgas
Costumes, Mari Benedek
Lumière,  Zoltán Vida
Musique, Benedek Darvas
Assistants, Szilvia Matók, Andrea Pass
Techniciens, János Rembeczki, Tamás Kulifay
Répétiteur, Bea BereczMusiciens, Benedek Darvas, László Nyíri, Gábor Pelva, György Póta, Bertalan Veér
Avec Béla Pintér, József Tóth, Szilvia Baranyi, Éva Enyedi, Sarolta Nagy-Abonyi
Sándor Bencze, Tünde Szalontay, Szabolcs Thuróczy, Tamás Deák

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Issu du champ de la danse et de la performance et formé au fameux théâtre Szkéné de Budapest, Béla Pintér est, avec Árpád Schilling, l’un des représentants de la nouvelle génération du théâtre hongrois. L’Opéra paysan est l’une de ses productions les plus emblématiques,  tissant traditions populaires et savantes, articulant le théâtre postmoderne à une dimension vernaculaire. Sur scène, un mariage se prépare à la hâte, mais l’harmonie va tout aussi rapidement se dérégler, à mesure que les péripéties du drame viennent mettre à jour secrets de famille ou d’alcôve. Le livret, librement inspiré de LOpéra des gueux de John Gay, voit alterner des récitatifs accompagnés au clavecin, et des arias qui sont en réalité des chants populaires hongrois : s’il respecte l’unité stylistique de l’opéra baroque, cet Opéra paysan y introduit de bruyants contrastes, comme aurait dit Béla Bartók, en célébrant le mariage passionnel entre la tradition et le folklore. Usant de moyens tout à fait contemporains, questionnant les notions d’authenticité et de pastiche, la nature même de l’art, Béla Pintér aborde  les thèmes fondateurs de la tragédie avec un talent aigu de portraitiste, mais surtout avec un grand sourire.Production Compagnie Béla Pintér 


Première représentation en France Festival Passages 07/Nancy
Avec le Szkene Theatre. Avec le soutien de l’Onda
Coréalisation Théâtre de la Cité internationale, Festival d’Automne à Paris
Manifestation organisée dans le cadre de la Saison culturelle européenne en France (1er juillet – 31 décembre 2008)

 
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Théâtre de la Bastille
76 rue de la Roquette

75011 Paris
20 au 26 OCTOBRE
Métro : Bastille, Voltaire, Bréguet-Sabin 20 au 26  octobre 19h, dimanche 15h 
Relâche le jeudi 
13 € et 20 €, abonnement 13 €
Spectacle en bulgare surtitré en français
Durée : 1h30

Julie, Jean et Kristine
D’August Strindberg
Mise en scène, Margarita Mladenova
Scénographie et costumes, Daniela Oleg Liakhova
Musique, Assen Avramov
Avec Albena Georgieva, Hristo Petkov, Miroslava Gogovska


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Fondé à Sofia par Margarita Mladenova et Ivan Dobchev, le Teatro Sfumato se conçoit depuis 1989 comme un « laboratoire artistique d’innovation théâtrale ».
La trilogie Strindberg qu’ils proposent  est typique de leur volonté d’aborder le répertoire par un travail approfondi sur un corpus de textes ou sur un auteur. Comme ils l’avaient fait notamment avec l’œuvre de Tchékhov, Margarita Mladenova et Ivan Dobchev creusent aujourd’hui l’univers de Strindberg, révélant son œuvre en l’excavant, l’envisageant comme annonciatrice d’une humanité contemporaine en passe de saper ses propres fondations. Pour Sfumato, le théâtre de Strindberg, puissant révélateur de ce qui est occulté ou oublié, est une mise en garde contre l’amnésie.

Derrière le naturalisme de Mademoiselle Julie (1888), ici renommée
Julie, Jean et Kristine, premier volet de ce triptyque, se joue une danse entre Eros et Thanatos : c’est une plongée du côté obscur de la force d’attraction amoureuse, une quête aussi désespérée que destructrice dont l’unique issue est la mort. En revisitant ce texte devenu classique, implacable récit du jeu de la séduction qui rapproche, l’espace d’une soirée, une jeune comtesse et son domestique, Sfumato sonde l’ambigu et l’inéluctable, nous renvoie au visage nos complexes et nos paradoxes.

Avec La Danse de mort (1900), de douze ans postérieur à Mademoiselle Julie, Strindberg passe du naturalisme au symbolisme pour envisager de nouveau l’incompatibilité fondamentale entre les sexes, l’incommunicabilité entre les êtres. Sur une île perdue, le Capitaine et Alice, une ancienne actrice qu’il a épousée voici vingt-cinq ans, se déchirent sous les yeux de leur ami Kurt… Réquisitoire désabusé contre la vanité du couple,
La Danse de mort constitue la deuxième étape du travail du Teatro Sfumato sur l’œuvre de Strindberg : un travail sur les textes canoniques qui obéit moins à un souci de didactisme qu’à une volonté de percer à jour la poétique et l’esthétique du langage théâtral pour repenser les relations hommes- femmes, l’ordre social et politique. Cette démarche, propre à la compagnie bulgare depuis sa création, s’appuie, en particulier, sur une manière singulière et saisissante d’envisager le jeu d’acteur « en tant que processus ». Sur scène, les comédiens exaltent dans toute sa crudité la violenceLe Chemin de Damas, entamé en 1898, forme dans l’œuvre de Strindberg une manière de parenthèse « mysticonirique ». En trois parties, cette « fiction ayant en arrière-plan une terrible demi-réalité » (Strindberg) raconte comment un écrivain célèbre égaré dans une ville étrange va, au prix de maintes épreuves et visions, atteindre une forme d’illumination.
À partir de ce matériau, Ivan Dobchev et Georgi Tenev ont voulu proposer « une pièce d’aujourd’hui », et à travers elle un portrait de l’artiste en visionnaire. Envisageant Damas comme un point de non-retour imaginaire, métaphore de l’inachevable et de l’inaccessible,
donnant aux « peurs » et aux « cauchemars » de Strindberg une résonance extra-lucide, terriblement contemporaine, ils font de cette quête de l’absolu un voyage sans retour dans la psyché de notre civilisation. Ce spectacle constitue la conclusion d’une trilogie consacrée à Strindberg que le Teatro Sfumato a abordée comme une « expédition spirituelle dans un territoire rempli de mystères ». Leur intrusion dans le monde de Strindberg possède, en fin de compte, des vertus révélatrices, dans tous les sens du terme : elle incarne l’idée d’un théâtre qui, comme l’a écrit le philosophe Boyan Mantchev à propos de la démarche de Margarita Mladenova et Ivan Dobchev, « serait un lieu du risque et du
danger ».
Production Teatro Sfumato – Sofia
Coréalisation Theâtre de la Bastille, Festival d’Automne à Paris
La trilogie Strindberg reçoit le soutien de l’Onda
 
Manifestation présentée dans le cadre de la Saison culturelle européenne en France
(1er juillet – 31 décembre 2008)


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 Théâtre de la Bastille (salle du bas)
76 rue de la Roquette

75011 Paris
20 au 22 OCTOBRE
Métro : Bastille, Voltaire, Bréguet-Sabin20 au 22 octobre 21h
13 € et 20 €,
abonnement 13 €
Spectacles en bulgare surtitré en français
Durée : 1h30
Danse de mort
D’August Strindberg
Adaptation et mise en scène, Margarita Mladenova
Scénographie et costumes, Daniela Oleg Liakhova
Avec Svetlana Yancheva, Vladimir Penev, Tzvetan Alexiev
Fondé à Sofia par Margarita Mladenova et Ivan Dobchev, le Teatro Sfumato se conçoit depuis 1989 comme un « laboratoire artistique d’innovation théâtrale ». La trilogie Strindberg qu’ils proposent  est typique de leur volonté d’aborder le répertoire par un travail approfondi sur un corpus de textes ou sur un auteur. Comme ils l’avaient fait notamment avec l’œuvre de Tchékhov, Margarita Mladenova et Ivan Dobchev creusent aujourd’hui l’univers de Strindberg, révélant son œuvre en l’excavant, l’envisageant comme annonciatrice d’une humanité contemporaine en passe de saper ses propres fondations. Pour Sfumato, le théâtre de Strindberg, puissant révélateur de ce qui est occulté ou oublié, est une mise en garde contre l’amnésie.
Derrière le naturalisme de Mademoiselle Julie (1888), ici renommée Julie, Jean et Kristine, premier volet de ce triptyque, se joue une danse entre Eros et Thanatos : c’est une plongée du côté obscur de la force d’attraction amoureuse, une quête aussi désespérée que destructrice dont l’unique issue est la mort. En revisitant ce texte devenu classique, implacable récit du jeu de la séduction qui rapproche, l’espace d’une soirée, une jeune comtesse et son domestique, Sfumato sonde l’ambigu et l’inéluctable, nous renvoie au visage nos complexes et nos paradoxes.

Avec La Danse de mort (1900), de douze ans postérieur à Mademoiselle Julie, Strindberg passe du naturalisme au symbolisme pour envisager de nouveau l’incompatibilité fondamentale entre les sexes, l’incommunicabilité entre les êtres. Sur une île perdue, le Capitaine et Alice, une ancienne actrice qu’il a épousée voici vingt-cinq ans, se déchirent sous les yeux de leur ami Kurt… Réquisitoire désabusé contre la vanité du couple,
La Danse de mort constitue la deuxième étape du travail du Teatro Sfumato sur l’œuvre de Strindberg : un travail sur les textes canoniques qui obéit moins à un souci de didactisme qu’à une volonté de percer à jour la poétique et l’esthétique du langage théâtral pour repenser les relations hommes- femmes, l’ordre social et politique. Cette démarche, propre à la compagnie bulgare depuis sa création, s’appuie, en particulier, sur une manière singulière et saisissante d’envisager le jeu d’acteur « en tant que processus ». Sur scène, les comédiens exaltent dans toute sa crudité la violence Le Chemin de Damas, entamé en 1898, forme dans l’œuvre de Strindberg une manière de parenthèse « mysticonirique ». En trois parties, cette « fiction ayant en arrière-plan une terrible demi-réalité » (Strindberg) raconte comment un écrivain célèbre égaré dans une ville étrange va, au prix de maintes épreuves et visions, atteindre une forme d’illumination. À partir de ce matériau, Ivan Dobchev et Georgi Tenev ont voulu proposer « une pièce d’aujourd’hui », et à travers elle un portrait de l’artiste en visionnaire. Envisageant Damas comme un point de non-retour imaginaire, métaphore de l’inachevable et de l’inaccessible, donnant aux
« peurs » et aux « cauchemars » de Strindberg une résonance extra-lucide, terriblement contemporaine, ils font de cette quête de l’absolu un voyage sans retour dans la psyché de notre civilisation. Ce spectacle constitue la conclusion d’une trilogie consacrée à Strindberg que le Teatro Sfumato a abordée comme une « expédition spirituelle dans un territoire rempli de mystères ». Leur intrusion dans le monde de Strindberg possède, en fin de compte, des vertus révélatrices, dans tous les sens du terme : elle incarne l’idée d’un théâtre qui, comme l’a écrit le philosophe Boyan Mantchev à propos de la démarche de Margarita Mladenova et Ivan Dobchev, « serait un lieu du risque et du danger ».
Production Teatro Sfumato – Sofia
Coréalisation Theâtre de la Bastille, Festival d’Automne à Paris
La trilogie Strindberg reçoit le soutien de l’Onda
Manifestation présentée dans le cadre de la Saison culturelle européenne en France
(1er juillet – 31 décembre 2008)


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Théâtre de la Bastille
76 rue de la Roquette

75011 Paris
24 au 26 OCTOBRE
Métro : Bastille, Voltaire, Bréguet-Sabin24 au 25 octobre 21h, dimanche 26 octobre 17h
13 € et 20 €,
abonnement 13 €
Spectacle en bulgare surtitré en français
Durée : 1h40

Strindberg à Damas
De Georgi Tenev et Ivan Dobchev
D’après August Strindberg
Mise en scène, Ivan Dobchev
Scénographie, Ivan Dobchev et Daniela Oleg Liakhova
Costumes, Daniela Oleg Liakhova
Musique, Assen Avramov
Video , Lubomir Mladenov
Avec Rumen Traikov, Snezhina Petrova, Hristo Petkov, Malin Krastev, Elena Dimitrova


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Fondé à Sofia par Margarita Mladenova et Ivan Dobchev, le Teatro Sfumato se conçoit depuis 1989 comme un « laboratoire artistique d’innovation théâtrale ». La trilogie Strindberg qu’ils proposent  est typique de leur volonté d’aborder le répertoire par un travail approfondi sur un corpus de textes ou sur un auteur. Comme ils l’avaient fait notamment avec l’œuvre de Tchékhov, Margarita Mladenova et Ivan Dobchev creusent aujourd’hui l’univers de Strindberg, révélant son œuvre en l’excavant, l’envisageant comme annonciatrice d’une humanité contemporaine en passe de saper ses propres fondations. Pour Sfumato, le théâtre de Strindberg, puissant révélateur de ce qui est occulté ou oublié, est une mise en garde contre l’amnésie.
Derrière le naturalisme de Mademoiselle Julie (1888), ici renommée Julie, Jean et Kristine, premier volet de ce triptyque, se joue une danse entre Eros et Thanatos : c’est une plongée du côté obscur de la force d’attraction amoureuse, une quête aussi désespérée que destructrice dont l’unique issue est la mort. En revisitant ce texte devenu classique, implacable récit du jeu de la séduction qui rapproche, l’espace d’une soirée, une jeune comtesse et son domestique, Sfumato sonde l’ambigu et l’inéluctable, nous renvoie au visage nos complexes et nos paradoxes.

Avec La Danse de mort (1900), de douze ans postérieur à Mademoiselle Julie, Strindberg passe du naturalisme au symbolisme pour envisager de nouveau l’incompatibilité fondamentale entre les sexes, l’incommunicabilité entre les êtres. Sur une île perdue, le Capitaine et Alice, une ancienne actrice qu’il a épousée voici vingt-cinq ans, se déchirent sous les yeux de leur ami Kurt… Réquisitoire désabusé contre la vanité du couple,
La Danse de mort constitue la deuxième étape du travail du Teatro Sfumato sur l’œuvre de Strindberg : un travail sur les textes canoniques qui obéit moins à un souci de didactisme qu’à une volonté de percer à jour la poétique et l’esthétique du langage théâtral pour repenser les relations hommes- femmes, l’ordre social et politique. Cette démarche, propre à la compagnie bulgare depuis sa création, s’appuie, en particulier, sur une manière singulière et saisissante d’envisager le jeu d’acteur « en tant que processus ». Sur scène, les comédiens exaltent dans toute sa crudité la violencesourde de cette Danse de mort, pour nous entraîner, à corps et à cris, dans une plongée en apnée, sous haute tension, dans l’univers de Strindberg.
Le Chemin de Damas, entamé en 1898, forme dans l’œuvre de Strindberg une manière de parenthèse « mysticonirique ». En trois parties, cette « fiction ayant en arrière-plan une terrible demi-réalité » (Strindberg) raconte comment un écrivain célèbre égaré dans une ville étrange va, au prix de maintes épreuves et visions, atteindre une forme d’illumination. À partir de ce matériau, Ivan Dobchev et Georgi Tenev ont voulu proposer « une pièce d’aujourd’hui », et à travers elle un portrait de l’artiste en visionnaire. Envisageant Damas comme un point de non-retour imaginaire, métaphore de l’inachevable et de l’inaccessible, donnant aux « peurs » et aux « cauchemars » de Strindberg une résonance extra-lucide, terriblement contemporaine, ils font de cette quête de l’absolu un voyage sans retour dans la psyché de notre civilisation. Ce spectacle constitue la conclusion d’une trilogie consacrée à Strindberg que le Teatro Sfumato a abordée comme une « expédition spirituelle dans un territoire rempli de mystères ». Leur intrusion dans le monde de Strindberg possède, en fin de compte, des vertus révélatrices, dans tous les sens du terme : elle incarne l’idée d’un théâtre qui, comme l’a écrit le philosophe Boyan Mantchev à propos de la démarche de Margarita Mladenova et Ivan Dobchev, « serait un lieu du risque et du danger ».Coréalisation Theâtre de la Bastille,
Festival d’Automne à Paris
La trilogie Strindberg reçoit le soutien de l’Onda
Manifestation organisée dans le cadre de la Saison culturelle européenne en France (1er juillet – 31 décembre 2008)


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Maison de l’Architecture (Salle de la Chapelle)
148, rue du Faubourg Saint-Martin

75010 Paris
24 OCTOBRE
Métro : Gare de l’Est24 octobre de 14h à 19h
Entrée libre sur inscription 01 53 45 17 17
En 2006 et 2007, Lieux de Musique a fait se rencontrer architectes et compositeurs à propos de ces philharmonies érigées en icônes
architecturales, hier à Los Angeles, Rome, Kyoto, Singapour ou Saint-Sébastien, demain à Hambourg, après-demain à Paris…
En 2008, nous questionnons l’écoute et son dispositif : quelle relation le lieu instruit-il entre tel ou tel répertoire musical, telle ou telle performance et l’écoute ?
À l’ère de l’iPod et du Dolby surround, on parvient à reconstituer chez soi et dans des pavillons auriculaires une qualité de son
approchant celle d’une salle de concert.
Comment alors expliquer que l’on s’obstine à construire de nouveaux auditoriums, que l’on organise des concerts, que l’on programme des festivals ?
Les sociologues ont leur réponse : l’écoute personnalisée, nomadisée par l’offre technologique, ne s’oppose pas à la participation des individus à des événements publics. Le caractère « omnivore » (Richard Peterson) des consommations culturelles s’accompagne d’une démultiplication de soi qui permet d’additionner des comportements que l’on pourrait croire incompatibles.
Un “lieu de musique” ne saurait se réduire à un espace que l’on pratiquerait pour cumuler des activités ou se démultiplier.
Nous proposons de déplacer la question : dans un monde saturé par l’image, n’y aurait-il pas quelque chose comme une mystique de l’écoute qui élit son lieu dans le concert ?
Est-ce seulement notre oreille accueillant quelques vibrations sonores, ou n’est-ce pas plutôt nous qui
entendons ensemble, en ce lieu qui détermine notre écoute, une fugue de Bach, une symphonie de Beethoven,
un dispositif de Stockhausen ou de Nono ?
La programmation, l’attente, l’entrée dans ce monde du silence, la place où l’on vient s’asseoir, l’attention que l’on porte au surgissement de musique sont autant de balises familières qui confèrent au concert sa part de rituel : la condition de possibilité d’une vie intérieure en même temps qu’un moment de socialisation. Comment nous engageons-nous dans ce moment de recueillement qui fait le temps du concert ?
Compositeurs, architectes, neurologues, historiens, philosophes et musicologues dialoguent sur ce thème cardinal de la vie de la musique, de nos propres vies. Partenaires : Festival d’Automne à Paris
Maison de l’architecture
Cité Européenne des Récollets
École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), CNRS
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Bon festival,

Saint-Sulpice

 

Dictionnaire historique des rues de Paris.

Dictionnaire historique des rues de Paris, en 2 volumes

Dictionnaire historique des rues de Paris de Jacques Hillairet.
Nouvelle édition mise à jour, avec le Supplément rédigé en collaboration avec Pascal Payen-Appenzeller inséré à la fin de chaque volume

Constamment mis à jour depuis 1963, le Dictionnaire historique des rues de Paris comprend : une histoire de la croissance de Paris, une série d’étude sur les particularités de la ville, une nomenclature complète des 5 334 voies, une histoire des rues, une histoire des maisons intéressantes et des personnages célèbres qui y ont vécu, une vaste iconographie : 2 200 gravures et photos, trois plans généraux : celui de Truschet et Hoyau (1551), le plan de Maire (1808) en vingt planches, le plan de Lecomte représentant le Paris actuel, un important appareil d’appoint.

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« Curieux personnage, que Jacques Hillairet. Il est l’auteur du fameux Dictionnaire historique des Rues de Paris édité en 1963 par les éditions de Minuit et sans cesse réédité depuis. Il a 86 ans, en janvier 1972, quand Jean Daumas, de La Croix, vient l’interviewer. Le journaliste le décrit comme “ un petit homme aux yeux très vifs et au caractère enjoué ”, qu’il trouve attablé à la lecture des Aventures de M. Pickwick. “ À la retraite, les militaires jouent au bridge ou taillent des rosiers. Moi, j’ai écrit ”, lui explique le lexicographe avec ingénuité. Jacques Hillairet, de son vrai nom Auguste Coussillan, est né le 31 juillet 1886 à Commentry, dans l’Allier, où son père était receveur des Postes. Il a sept ans quand sa famille s’installe à Paris, rue Erard (Sébastien Erard – 1752-1831 – fut facteur de harpes et pianos).

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“ Toute mon enfance s’est déroulée dans le Xlle arrondissement, explique-t-il à Jean Daumas. Mon père m’a promené dans la capitale (la rue Saint-Louis-en-l’Île paraissait bien longue à mes petites jambes !) en me racontant de passionnantes histoires. ” Tandis qu’Auguste découvre les rues du vieux Paris, un nouveau siècle débute. La ville se métamorphose. Boulevard Diderot, on abat les murs épais de la prison Mazas. Plus loin, on éventre la chaussée pour faire place au métropolitain. Sur la colline de Montmartre, surgissent les coupoles blêmes du Sacré-Cœur. En 1910, Auguste a vingt-quatre ans. Le voici employé au central télégraphique de la rue de Grenelle. En 1914, enrôlé dans les Transmissions, il est affecté à l’état-major de Gallieni. Il participe à l’organisation des taxis de la Marne et installe le téléphone dans les tranchées. Après la démobilisation, il reste dans l’armée. De 1924 à 1926, il enseigne les sciences appliquées et les transmissions à l’école de Cavalerie de Saumur. Il est ensuite affecté au ministère de la Guerre et installe le téléphone au Louvre. De 1930 à 1938, il est détaché comme “ ministre des Téléphones ” au Liban, qui est sous mandat français.
Mobilisé comme colonel en 1939, Auguste est fait prisonnier à Bohin (Nord) et passe l’hiver 1940 en Silésie. Libéré en 1941, il est mis à la retraite de l’armée et s’installe à Marseille.

 

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À la Libération, il regagne Paris et se loge au pied de Montmartre, dans l’appartement de l’ex-épouse de Maurice Chevalier. C’est alors qu’il trouve sa voie. Touché par la grâce de l’histoire anecdotique, il organise des conférences-promenades sur le vieux Paris. Et, “ pour que ses petits camarades de l’armée ne se paient pas sa tête ”, il rentre dans la clandestinité : le colonel Coussillan devient Jacques Hillairet (c’était le nom de jeune fille de sa mère). Pendant plusieurs années, l’ancien militaire promène les badauds de l’enceinte de Charles V au Mur des Fermiers généraux. Un jour, dans la maison de Marat, quelqu’un le prend à part et lui demande s’il ne veut pas écrire des livres sur le vieux Paris : c’est Jérôme Lindon, le directeur des Éditions de Minuit. En 1954, paraît Évocation du vieux Paris, qui sera suivi de Gibets, Piloris et Vieux Cachots et de Deux cents cimetières parisiens, autrement nommé par son auteur : « le Bottin mondain des morts ».

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 Enfin, en 1963, c’est la publication du Dictionnaire historique des Rues de Paris. L’entreprise n’est pas nouvelle. En 1816, est paru le Dictionnaire topographique, historique et étymologique, de J. de la Tynna ; en 1844, le Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, par les frères Lazare ; de 1858 à 1867, Charles Lefeuve a rédigé L’Histoire de Paris, rue par rue, maison par maison, sous forme de notices ; mais c’est le marquis de Rochegude, dont les Promenades dans toutes les rues de Paris sont publiées en 1910, qui est le véritable précurseur de notre colonel.
Le dictionnaire d’Hillairet se présente sous l’aspect de deux forts volumes in-4°, soit quinze cents pages de deux colonnes avec nombreux plans et photographies. La matière en est inépuisable. Il ravit promeneurs et poètes. On y apprend, parmi tant d’autres choses, que Mme de Pompadour repose sous la chaussée de la rue de la Paix, que la voie la plus  longue de Paris est la rue de Vaugirard (4 360 mètres) ; la plus courte, la rue des Degrés (5,75 m.) ; la plus large, l’avenue Foch (120 mètres) ; les plus étroites,     l’allée des Faucheurs et le passage de la Duée (0,60 m.). En 1963, Hillairet a soixante dix-sept ans quand Thérèse de Saint-Phalle vient l’interviewer pour Le Monde. Il la reçoit “ parmi les narguilés et les vocalises de sa fontaine, dans un salon mauresque tendu de tapis d’Orient ”, reliques des   années passées à Beyrouth. Si le “ petit homme aux yeux très vifs ” aime les ailleurs, c’est que le temps présent ne lui dit plus rien qui vaille. “ Le présent ne m’intéresse pas, explique-t-il à la journaliste. Le béton n’a pas d’histoire. Dans de nombreuses années, pensez-vous qu’on écrira l’histoire de la Défense ? Le passé est passionnant (…) Mais je constate, au hasard de mes promenades, que le Paris de mon enfance se fait de plus en plus rare. ”

 En 1975, un autre journaliste du Monde rend visite à Jacques Hillairet, qui n’a rien perdu de sa ferveur pour les vieilles pierres. Le cœur de Paris vient d’être arraché : les halles sont un trou béant. Hillairet propose de les remplacer par un bois à la Lenôtre, avec bosquets, fourrés, charmilles, surtout “ pas un terrain presque nu, où l’on voit les pauvres amoureux à cinquante mètres ! ” Le colonel aura bientôt quatre-vingt-dix ans. Il vit à nouveau dans le quartier Bel-Air, qui fut celui de son enfance, et son dernier livre aura précisément pour sujet ce XIIe arrondissement où tout a commencé, il y a si longtemps. N’y voyons aucune coïncidence. Penché sur ses manuscrits, Jacques Hillairet revivait le bonheur lointain des années 1900, les premières promenades dans Paris, main dans la main avec son père. Ligne après ligne, c’est aussi le petit garçon de ce temps-là qu’il a secrètement sauvé de la destruction. Tel est peut-être le sens secret de toute une œuvre. » 

1 600 pages, 2 343 illustrations. Deux volumes reliés pleine toile, sous jaquette illustrée en quadrichromie, avec étui relieur pleine toile – 1963 - 151,69 €

 

Bonne lecture,

Saint-Sulpice

Les ponts de Paris

Voici l’histoire de nos ponts Parisiens. Bonne visite,

 

PASSERELLE de Simone de Beauvoir

La nouvelle passerelle longue de 270 mètres lie d’une manière indissociable architecture et technique. Elle franchit le fleuve, ses berges et les voies à grandes circulations qui la bordent d’une seule traite, sans pile intermédiaire. Elle a été inaugurée en 2006.

Passerelle Simone de Beauvoir  (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT AMONT DU BOULEVARD PERIPHERIQUE
Ce pont en béton précontraint a été construit de 1967 à 1969 en vue du franchissement de la Seine par le boulevard Périphérique.

PONT AMONT DU BOULEVARD PERIPHERIQUE (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT NATIONAL
C’est le premier pont édifié à Paris sous le second empire. Ce pont a été construit en 1852 par les ingénieurs Couchet et Petit. A l’origine, ce pont devait permettre le passage des voies du chemin de fer de la petite ceinture et d’une chaussée. Il comportait alors 5 arches en maçonnerie de 34,5 m d’ouverture, de largeur 15,40 m, fondées sur pieux. Il avait une longueur totale de 188,50 m.

Devenu insuffisant à la suite de la suppression des fortifications et de l’aménagement des Boulevards des Maréchaux, sa largeur a été augmentée à 34,50 m pendant la dernière guerre, entre 1941 et 1944, (sur un projet conçu par les ingénieurs Netter et Gaspard). L’élargissement est constitué de 3 arcs en béton armé de 2,50 m de large et garde à la structure une apparence identique.

PONT NATIONAL (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT DE TOLBIAC
Ce pont a été construit de 1879 à 1882 par les ingénieurs Bernard et Pérouse. Gustave Eiffel avait proposé pour ce pont un projet beaucoup plus audacieux, mais refusé.Il a une longueur de 168 m et une largeur de 20 m. Ce pont à arches surbaissées est constitué de cinq arches elliptiques en maçonnerie de 29-32-35-32-32-29 m d’ouverture.

Aucun événement n’a marqué la vie de ce pont, à l’exception d’un avion anglais qui s’est écrasé sur lui pendant la seconde guerre mondiale.

PONT DE TOLBIAC (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT DE BERCY

Le pont actuel remplace un pont suspendu inauguré par Louis-Philippe en 1832. Il a été construit de 1863 à 1864 par l’ingénieur Féline-Romany avec une largeur de 19 m, puis a été élargi de 5,50 m en 1904.

Il avait une longueur totale de 175 m, et était composé de cinq arches elliptiques de 29 m en maçonnerie. Le viaduc du métropolitain qui lui a été superposé en 1904 est constitué de 41 arcades en plein cintre de 4,5 m.

Il a été élargi une nouvelle fois côté amont en 1991 ; il a été doublé par une structure constituée d’arches en béton armé, totalement indépendante, simplement accolée au viaduc préexistant pour éviter tout report de charge, et dont les piles ont été fondées sur béton immergé. Les faces vues ont été revêtues de pierres de parement qui respectent parfaitement le calepinage de l’ouvrage ancien.

PONT DE BERCY (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

VIADUC D’AUSTERLITZ
Cet ouvrage métallique très élégant a été construit en 1904 par Louis Biette pour le franchissement de la Seine par le métropolitain. Avec une distance de 140 m entre appuis, il détient le record de portée des ouvrages parisiens sur la Seine.

Ce pont ne devait avoir aucun appui en rivière pour ne pas gêner la navigation. La solution a été apportée par un tablier suspendu à deux arcs métalliques à 3 articulations et de flèche 20 m. Une abondante décoration en fonte moulée y est rapportée.

Il a fait l’objet d’un renforcement en 1937 afin de supporter des charges plus importantes. On remarque sur la rive droite un viaduc hélicoïdal à 2 travées de 34 et 40 m.

VIADUC D'AUSTERLITZ (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT CHARLES DE GAULLE
Ce pont a été construit de 1993 à 1996 selon les dessins des architectes Louis Arretche et Roman Karasinski. Il a une longueur de 207,75 m et une largeur de 31,60 m.

C’est un pont métallique continu à trois travées de 68 m, 84 m et 55 m. Le tablier a été mis en place par poussage et est composé de deux caissons porteurs latéraux reliés par une tôle porteuse. La dalle supérieure est en béton et est précontrainte transversalement. La surface inférieure est composée de tôles courbes en forme d’aile d’avion

PONT CHARLES DE GAULLE (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

Le premier pont d’Austerlitz, construit par l’ingénieur Becquey de Beaupré, comportait à l’origine 5 arches en fonte de 32 m d’ouverture s’appuyant sur 4 piles et 2 culées en maçonnerie. Chaque arche possédait 7 fermes de 21 voussoirs chacune. Afin d’éviter les effets des vibrations dus à la circulation, les arches reposaient sur des coussinets métalliques. Il avait été mis en service en 1805 et avait reçu le nom d’Austerlitz pour commémorer la victoire remportée par Napoléon le 2 décembre 1805.

Cinquante ans plus tard (en 1854), étant en très mauvais état, il fut remplacé par un pont en maçonnerie de 18 m de large comprenant cinq voûtes en maçonnerie de 32 m de portée, surbaissées au 1/8 ; il fut construit par les ingénieurs Michal et Savarin qui réutilisèrent et renforcèrent les piles existantes.Il a une longueur de 173,80 m de long et une largeur actuelle de 30,6 m ; il fut en effet élargi en 1884 par de nouvelles voûtes ajoutées symétriquement aux anciennes par l’ingénieur Guiard.

Ce pont est traversé par un nombre impressionnant de canalisations et réseaux divers occupant la quasi totalité des emplacements disponibles sous chaussée et trottoirs.
PONT D'AUSTERLITZ

Les ponts de Paris dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui vide_ext

PONT SULLY
Ce pont a été construit de 1875 à 1876 par les ingénieurs Vaudrey et Brosselin. Il est en réalité constitué de deux ponts, l’un sur la rive droite, l’autre sur la rive gauche de l’île Saint Louis, qui sont respectivement longs de 72 m et de 141 m, pour une largeur de 20 m.Il comporte pour le pont du grand bras 3 arches de 46-49-46 m en fonte et pour le pont du petit bras 1 arche centrale de 42m en fonte encadrée par 2 arches de rive de 15m en maçonnerie. Les fondations sont constituées de maçonnerie réalisée à l’abris de batardeaux.

PONT SULLY  (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT DE LA TOURNELLE
Le pont actuel est à l’emplacement de nombreux ouvrages qui se sont succédés au cours de l’histoire ; dès 1371 il est fait mention d’un pont en bois qui fut de très nombreuses fois emporté par les crues ou par les glaces. En 1654, il fut remplacé par un pont en pierre de 6 arches en plein cintre qui dura jusqu’en 1918.

Ce pont a été construit de 1924  à 1928 par Pierre et Louis Guidetti. Il est long de 122 m et large de 23 m. Il comporte 3 arches en béton armé : une de 12,5 m (en anse de panier), une de 74 m ( avec une flèche de 7 m) et une de 11 m(en plein cintre). La statue de Sainte Geneviève, patronne de Paris, domine cet ouvrage.
PONT DE LA TOURNELLE (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT MARIE
La première pierre de ce pont fut posée par le jeune Roi Louis XIII en 1614. Il fut achevé en 1635, après plus de 20 ans de travaux. Ce pont, construit par Christophe Marie, était surmonté d’une double rangée de maisons à trois étages, avec boutiques au rez-de-chaussée, qui ont été démolies en 1788. En 1658, une crue a provoqué la chute des arches attenantes à l’île , ces arches n’étant reconstruites qu’en 1684.

Classé monument historique depuis 1887, il est long de 92 m et large de 22,60 m. Il comporte 5 arches en maçonnerie, sensiblement en plein cintre, et d’ouvertures diverses comprises entre 14 et 18m. Les piles et culées sont en maçonnerie, fondées sur pieux en bois, et les avant et arrière becs sont en forme de dièdre. Les avants becs sont surmontés de niches, toujours restées vides de statues.

PONT MARIE (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Michelle TOUJERON, LCPC)

PONT DE L’ARCHEVECHE
Ce pont, le plus étroit de Paris, a été construit en 1828, par l’ingénieur Plouard, pour la société du pont des Invalides après la démolition du pont suspendu des Invalides. Le péage a été racheté au concessionnaire par la ville de Paris en 1850.

Long de 68 m et large de 11 m, il comporte trois arches en maçonnerie de 15, 17 et 15 m d’ouverture. Les arches faiblement ouvertes gênent le trafic fluvial, mais malgré une décision prise en 1910, le pont ne sera jamais remplacé.vide_ext dans Photographies du Paris d'hier et d'aujourd'hui

Photo Hugues Delahousse (LCPC)

PONT SAINT-LOUIS
C’est le septième pont construit à cet emplacement pour relier l’île Saint Louis à la Cité. Depuis le XVIIème siècle, plusieurs passerelles en bois, un pont constitué d’arches en bois et en fer revêtus de cuivre rouge, un pont suspendu, un pont en fonte ont été édifiés.

Le pont actuel, construit en 1969-1970 par J.F Coste et Long-Depaquit, a une longueur de 67 m et une largeur de 16 m. Il est constitué par une travée métallique indépendante à 2 poutres-caissons de portée biaise, surmontées d’une dalle participante en béton armé.

Il est actuellement interdit à la circulation automobile.

Photo Hugues Delahousse (LCPC)

PONT LOUIS-PHILIPPE
Ce pont a été construit en 1862 par Féline-Romany et Vaudrey. Il remplace un pont suspendu construit en 1833 par les frères Seguin.

Il a une longueur de 100 m et une largeur de 15 m. Il comporte 3 arches de forme elliptique en maçonnerie de 30, 32, et 30m de portée. Les fondations sont sur béton immergé dans des caissons sans fond échoués dans des fouilles draguées.

Photo Hugues Delahousse (LCPC)

PONT AU DOUBLE
Dès 1625 existait un pont en maçonnerie à son emplacement. Comme tous les ponts de cet époque, il était à péage. Il doit son nom au droit de péage fixé à « un double denier pour les hommes de pied et 6 deniers pour chaque homme de cheval qui passera sur ledit pont ». Ce pont fut reconstruit en 1737, puis en 1847.Le pont actuel a été construit en 1882. Il a pour dimensions 31m de long et 20m de large. Il est constitué d’une arche unique composée de 11 arcs en fonte avec des entretoises en fer.Les parements de ses faces amont et aval ont été revêtus de cuivre, ainsi que les garde-corps.
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PONT AU DOUBLE (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT D’ARCOLE
Ce pont a été construit en 1854 par Alphonse Oudry pour remplacer une ancienne passerelle suspendue à deux travées dite de « la grève ». Il a une longueur de 80 m et une largeur de 20 m.

L’ouvrage comporte une arche unique de 80 m d’ouverture, de 6,12 m de flèche, constituée de 14 arcs parallèles en fer dont la hauteur n’est que de 38 cm. Le tablier est solidarisé à ces arcs par des barres de triangulation formant des tympans légers et élégants. Ce pont est assez original de par son fonctionnement mécanique puisque les arcs, les tirants et les longerons supportant la dalle sont encastrés dans les culées.

Le 16 février 1884, le pont s’affaisse brusquement de 20cm, à cause de la faible épaisseur des arcs à leur clef. Il faut alors le renforcer par l’ajout de deux fermes supplémentaires, la suppression des ancrages des longerons dans les culées et un allégement du tablier.

Lors de la construction de la voie Georges Pompidou, la culée rive droite est évidée pour en permettre le passage.vide_ext

PONT D'ARCOLE (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Michelle TOUJERON, LCPC)

PETIT PONT
Ce pont est à l’endroit de Paris où le lit de la Seine est le plus étroit, et correspond probablement à la plus ancienne traversée. Un « petit pont de bois » fut incendié lors de la conquête de la Gaule par les Romains. Il fut reconstruit maintes fois en bois, et ce n’est qu’en 1186 qu’il fut édifié en pierre. Depuis il fut rétablit 11 fois jusqu’à sa dernière reconstruction en 1853.

Commencé en mars 1852, ce pont conçu par l’ingénieur Michal et construit par l’entrepreneur Gariel, a été mis en service fin 1853. Il a une longueur de 32 m et une largeur de 20 m. Il a une arche unique de 32 m d’ouverture (surbaissée au 1/10) en maçonnerie de meulière

Photo Hugues Delahousse (LCPC)

PONT NOTRE DAME Il est situé à l’emplacement d’un des plus anciens franchissements historiques de la Seine. Après que de nombreux ponts en bois aient été détruits, c’est en 1512 que fut édifié par le frère dominicain Joconde un magnifique pont en maçonnerie avec 68 maisons. Celui-ci fut remplacé dans le cadre des travaux entrepris par le baron Haussmann par un pont large de 20 m, composé de 5 arches en maçonnerie de 19 m d’ouverture. De cet ouvrage ne subsiste de nos jours que les 2 arches de rive.

Le pont actuel est long de 106 m et large de 20 m. Il comporte une arche centrale métallique datant de 1912 et remplaçant les 3 anciennes arches en maçonnerie pour améliorer l’écoulement de la Seine et donner satisfaction aux mariniers.

Photo Hugues Delahousse (LCPC)

PONT SAINT-MICHEL
Ce pont conçu par Vaudrery et De Lagalisserie a été construit pendant l’année 1857. Il est le dernier d’une longue série d’ouvrages qui furent édifiés dès 1407 au même emplacement.

Il a une longueur de 62 m et une largeur de 30 m. Il se compose de 3 arches elliptiques en maçonnerie de 17 m d’ouverture.

Il a conservé des habitations jusque en 1808. Construit sous le second Empire, il est décoré sur ses tympans de « N » placés dans des médaillons.
PONT SAINT-MICHEL (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT AU CHANGE
Ce pont conçu par Vaudrery et de Lagalisserie a été construit de 1858 à 1860. Son nom vient des boutiques de change installées sur l’ancien ouvrage au XV° siècle après que Louis VII ait ordonné, en 1441, que son change et tous les changes de Paris s’y installent.

Long de 103 m et large de 30 m, il est constitué de 3 arches elliptiques de 31m en maçonnerie.

Photo Hugues Delahousse (LCPC)

PONT NEUF
Sa première pierre a été posée le 31 mai 1578 par Catherine de Médicis, mais il ne fut achevé qu’en 1607; c’est le plus vieux et le plus célèbre des ponts de Paris.

Classé monument historique depuis 1889, il a une longueur de 238 m, une largeur de 20 m et est séparé en deux parties : il comporte sur le grand bras 7 arches en plein cintre d’ouverture variant de 15 à 19m, et sur le petit bras 5 arches en plein cintre d’ouverture variant de 10 à 16m. Toutes ces arches sont en maçonnerie.

Photo Hugues Delahousse (LCPC)

Le pont a subsisté dans son état d’origine jusqu’en 1848, date à laquelle six voûtes du grand bras furent reconstruites en conservant celle attenant à l’île. En 1885, trois arches s’affaissèrent et furent reconstruites.

Sur le terre-plein central séparant les deux parties du pont, est érigée la statue de Henri IV, sous le règne duquel le pont fut achevé.

Il a accueilli de nombreuses manifestations originales : emballage du pont en 1985 par CHRISTO, décoration florale en 1994 par KENZO, tournage de films.

PONT NEUF (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PASSERELLE DES ARTS
La première passerelle des arts construite en 1803 fut le premier pont de Paris où la fonte fut utilisée ; conçue par Louis-Alexandre de Cessart assisté de son élève Jacques Dillon, sa largeur était de 10 m et elle comportait 9 arches de 17 m d’ouverture. Vétuste, ses piles souvent heurtées par des péniches, elle a été démolie en 1981.

La passerelle actuelle a été construite de 1982 à 1984 par Louis Arretche dans un style proche de l’ancienne passerelle. Longue de 155 m et large de 11 m, elle se compose de sept arches en acier de forme circulaire de 22m d’ouverture qui supportent un platelage en bois. Les piles et les culées sont en béton armé.

Quelques arches de l’ancienne passerelle ont été sauvegardées puis remontées au port de Nogent-sur-Marne.

PASSERELLE DES ARTS (Cliquer pour ouvrir)

PONT DU CARROUSEL
Le premier ouvrage construit en 1834 par Polonceau était un pont à 3 arches en fonte. Le pont actuel a été construit de juillet 1935 à juillet 1939 par les ingénieurs Mallet et Lang.

Long de 168 m et large de 35 m, il est constitué de 3 arches de portées inégales : 36-42-36m ; les voûtes sont en béton armé habillé de pierre de taille pour s’harmoniser avec le Musée du Louvre. L’ouvrage est prolongé à chaque extrémité par 2 petits passages sur berge de 7,5 m de portée.

L’éclairage nocturne est assuré par 4 candélabres télescopiques permettant de porter les lampes de 13m le jour à 20m la nuit ; mais ce mécanisme est hélas actuellement hors service. Les quatre statues représentant la Seine, la Ville de Paris, l’Abondance et l’Industrie proviennent de l’ancien pont.

Du fait de la proximité de la rue du même nom, il faillit être baptisé « pont des Saints Pères ».
PONT DU CARROUSEL (Cliquer pour ouvrir)

PONT ROYAL
Le pont Royal appelé pendant longtemps pont des Tuileries succède à un pont dit « pont Rouge ». Le pont actuel a été édifié de 1685  à 1689 par le célèbre architecte Jules Hardouin-Mansart et par Jacques Gariel.

Classé monument historique depuis 1939, ses dimensions sont de 107 m en longueur et de 16 m en largeur. Il comporte cinq arches en maçonnerie en plein cintre de 20, 22, 23, 22, et 20 m de portée. Les fondations sont sur pilotis battus à l’intérieur de batardeaux.

PONT ROYAL

C’est l’un des trois plus anciens ponts de Paris, avec le Pont Neuf et le Pont-Marie. Il a été le lieu de grandes fêtes et réjouissances et est le pont de Paris qui a le mieux conservé son aspect d’origine : son remaniement le plus notable est une réduction du dos d’âne de la chaussée en 1852.

PONT ROYAL (Cliquer pour ouvrir)

PASSERELLE DE SOLFERINO
Il y avait à l’emplacement de cette passerelle un pont en maçonnerie construit en 1859 qui avait pour dimensions 145 m de long et 20 m de large. Il fut détruit en 1961 en raison de sa vétusté et remplacé par une passerelle provisoire qui fut démolie pour la même raison en 1993.

Elle fut remplacée en 2000 par une passerelle métallique conçue par Marc Mimram. Elle a une longueur de 140 m et une largeur variable de 11 à 15 m. Sa structure est formée d’une arche en acier de 106 m de portée, constituée de deux arcs reliés par des entretoises transversales, ces arcs étant eux-mêmes composés de deux poutres-échelles cintrées dont leur écartement en plan est variable. Les arcs ont une flèche de 7 m et sont encastrés dans les culées.

Elle permet de desservir, sans escalier, à la fois les quais haut et les quais bas de chaque rive. A sa mise en service, les vibrations furent telles que des amortisseurs dynamiques accordés durent être ajoutés pour filtrer certaines fréquences de vibration.

PASSERELLE DE SOLFERINO (Cliquer pour ouvrir)

PONT DE LA CONCORDE
Ce pont fut appelé successivement Pont Louis XV, Pont Louis XVI, Pont de la Révolution, Pont de la Concorde, de nouveau Pont Louis XVI pendant la restauration et finalement Pont de la Concorde en 1830.

Construit par Jean-Rodolphe Perronet, il a été mis en service en 1791. Il avait une longueur de 137 m et une largeur de 14 m qui fut portée à 35 m à partir de1931.

Il se compose de 5 arches en maçonnerie très surbaissées de 25, 28, 31, 28, et 25 m de portée. Chose rarissime, il fut construit avec une partie des pierres de taille provenant de la démolition de la Bastille.
PONT DE LA CONCORDE (Cliquer pour ouvrir)

PONT ALEXANDRE III
Achevé en 1900 pour l’Exposition Universelle, ce pont a été construit en seulement deux ans par les ingénieurs Résal et Alby.

Avec une longueur de 107 m et une largeur de 40 m, il comporte une seule arche métallique composée de 15 arcs parallèles à 3 articulations composés de voussoirs en acier moulé assemblés par des boulons. Il est prolongé sur chaque rive par 2 viaducs en maçonnerie.

Le surbaissement considérable des arcs (1/17) a nécessité des fondations de culées de dimensions très importantes ( 33.5m x 44m), construites à l’aide de caissons à air comprimé.

Classé monument historique, ce pont est très décoré et constitue un grand monument de Paris.

PONT ALEXANDRE III (Cliquer pour ouvrir)

PONT DES INVALIDES
Ce pont fut d’abord un pont suspendu très audacieux, construit par Navier en 1826 pour répondre au désir de l’administration de faire un essai de pont suspendu à Paris. Mais des désordres apparurent au niveau des massifs d’ancrage ce qui condamna le pont avant sa mise en service…

Le pont actuel a été construit de 1854 à 1856 par les ingénieurs La Galisserie et Savarin. Il a une longueur de152 m et une largeur de18 m.

Il est constitué de 4 arches en maçonnerie en arc de cercle de 34, 36, 36, et 34 m de portée. A noter qu’en 1878, suite à des mouvements des piles et de désordres consécutifs à une débâcle de glaces, la voûte de l’arche n°4 s’affaissa et dut être reconstruite.
PONT DES INVALIDES  (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT DE L’ALMA
Le pont d’origine construit en maçonnerie en 1856 fut remplacé en raison du tassement d’une de ses piles de près de 90 cm.

Le pont actuel a été construit de 1974 à 1976 par les ingénieurs Jean François Coste et Ch Blanc, assistés des architectes A. Arsac et M. Dougnac.

Long de 142,5 m et large de 42 m, il se compose de 2 travées continues de 110 m et 31,5 m de portée. Le tablier est constitué de 2 demi-ponts accolés, mécaniquement indépendants, et constitués de deux caissons métalliques supportant une dalle orthotrope. Afin d’éviter les problèmes de tassement qui ont affecté les précédents ponts construits à cet endroit, les fondations ont été descendues jusqu’à 40m de profondeur et les culées ont été établies sur des pieux en béton armé.

Cet ouvrage est orné par la célèbre statue du zouave, de Georges DIEBOLT, sur l’avant-bec amont de la pile unique. Cette statue, très chère au cœur des Parisiens sert de repère pour les crues de la Seine.
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PONT DE L'ALMA  (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PASSERELLE DEBILLY
Initialement provisoire afin de permettre la circulation des visiteurs de l’Exposition Universelle de 1900, elle est devenue un ouvrage permanent en 1906, après avoir été déplacée au droit de la rue de la Manutention.

Cette passerelle conçue par les ingénieurs Resal, Alby et Lion a été mise en service en 1900. Elle a une longueur de 120 m et une largeur de 8 m. C’est un ouvrage métallique à 3 travées, la travée centrale mesurant 74 m de long et 8 m de large. La travée centrale est constituée par des arcs à 2 articulations sur piles, tandis que les travées de rive sont formés de demi arcs articulés sur pile et sur l’ extrémité du tablier.

Elle est inscrite à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques.vide_ext

PASSERELLE DEBILLY  (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT D’IENA
TCe pont conçu par Lamende a été mis en service en 1814. Long de 155 m et large de 19 m, élargi à 35 m en 1937, il est constitué de 5 arches en maçonnerie en arc de cercle de 28 m de portée ; initialement prévu en fonte, cette autre solution plus solide et moins coûteuse en entretien fut finalement retenue. Il a été élargi par l’établissement, en amont et en aval, de 2 éléments de ponts semblables au pont primitif, mais constitués de voûtes en béton armé.Il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.
PONT D'IENA (Cliquer pour ouvrir)

PONT DE BIR-HAKEIM
Ce pont, longtemps appelé viaduc de Passy, a été construit en 1904 sous la direction de Louis Biette. Il a une longueur de 237 m et une largeur de 25 m.

Il se compose d’un pont métallique à 2 étages. L’étage inférieur est constitué de 2 groupes de 3 travées de type « Cantilever » reliés par un portique monumental en maçonnerie implanté sur la pointe amont de l’île des Cygnes. Les portées des travées sont 30, 54, 30 m sur le grand bras, et 24, 42, 24 m sur le petit bras. L’étage supérieur réservé au métropolitain est constitué d’un viaduc métallique sur de fines colonnes espacées de 6 mètres.

Il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

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PONT DE BIR-HAKEIM (Cliquer pour ouvrir)

PONT DE PASSY SNCF
Ce pont a été mis en service en 1900  pour relier le Champs-de-Mars à une station de la rive droite de la Seine et ainsi permettre l’acheminement des voyageurs provenant des gares du Nord, de l’Est et de Saint Lazare à la station du Champs de Mars et ce , en raison de l’Exposition Universelle de 1900. Il a une longueur totale de 370m.

Le grand bras de la Seine est franchi par une arche métallique de 85 m de portée ; le petit bras est franchi par trois travées de 33, 43 et 29 m disposées en plan selon un tracé polygonal pour s’adapter à la courbe de la voie ferrée.

PONT DE PASSY SNCF (Cliquer pour ouvrir)

PONT DE GRENELLE
Ce pont a été construit de 1966 à 1968 sous la direction des ingénieurs Thenault, Grattesat et Lion. Il remplace un ancien pont de fonte construit en 1827 et démoli en 1961.

Long de 220 m et large de 30 m, il est composé de 2 travées métalliques principales de 84,26m de portée enjambant les deux bras de la Seine, d’une travée de 20,72m au-dessus de l’île des Cygnes et de 2 travées de 15m de portée en béton qui permettent le franchissement des quais rive-droite et rive-gauche.

La pointe avale de l’île des Cygnes a été aménagée pour recevoir une statue de bronze, réduction de l’œuvre d’Auguste Bartholdi « la Liberté éclairant le monde » qui domine le port de New York.
PONT DE GRENELLE (Cliquer pour ouvrir)

PONT MIRABEAU
Ce pont construit par Resal a été mis en service en 1893.

Classé monument historique depuis 1975, sa longueur est de 154 m et sa largeur est de 20 m. Il comprend 3 travées de 32, 93, et 32 m de portée.

Ce pont a été rendu célèbre par ces vers de Guillaume APOLLINAIRE : « Sous le pont Mirabeau coule la Seine ».

PONT MIRABEAU (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

Sa structure est du type cantilever avec des consoles latérales volontairement surchargées par des voûtes en briques pour équilibrer le poids des consoles centrales ; elle est composée suivant la largeur de 7 fermes longitudinales en acier laminé et comporte trois articulations : deux sur piles et une à la clé de la travée centrale.

Les becs de piles sont décorés de quatre statues dues au sculpteur Injalbert et qui représentent la Ville de Paris, la navigation, le génie du commerce et l’abondance.
PONT MIRABEAU (Cliquer pour ouvrir ; crédit photo : Hugues DELAHOUSSE, LCPC)

PONT DU GARIGLIANO
Le pont actuel remplace le pont viaduc d’Auteuil appelé aussi « point du jour » qui avait été construit en 1866 pour le passage du chemin de fer de petite ceinture, et qui gênait la navigation car le tirant d’air de ses arches était trop faible.

Ce pont conçu par les ingénieurs Pilon, Coste et Muzas a été mis en service en 1966 après 3 ans de travaux. Ses dimensions sont de 209 m de long et de 25m de large.

Il comporte 3 travées de 58, 93 et 58 m de longueur, et est constitué de 6 poutres métalliques sous chaussée à âme pleine avec dalle de couverture en béton armé.

PONT DU GARIGLIANO (Cliquer pour ouvrir)

PONT AVAL DU BOULEVARD PERIPHERIQUE
Ce pont a été construit de 1966 à 1968 par J.F. Coste, J. Mathivat et L. Arsène-Henry. Il permet au boulevard périphérique de franchir la Seine.

Long de 312,5 m et large de 34,60 m, sa structure est un pont biais en béton précontraint composé de 2 ponts juxtaposés à 4 travées de longueur 71,5 - 81,5 - 92  – 67,5 m. Chaque pont est constitué de deux poutres-caissons de hauteur constante, reliées par un hourdis formant dalle de chaussée, et uniquement entretoisées au droit des appuis d’extrémité. Il a été construit par encorbellements successifs avec voussoirs préfabriqués.vide_ext

Photo Hugues Delahousse (LCPC)

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

André Zucca – Les Parisiens sous l’occupation…

 

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 Signalisation allemande au marché aux puces de St-Ouen  – Crédit photo: © André Zucca

 

 «Les Parisiens sous l'Occupation»: l'exposition polémique

 

 Les Halles. Paris, juillet 1942 – Crédit photo: © André Zucca

 

 «Les Parisiens sous l'Occupation»: l'exposition polémique

 

 Cinéma «Lux Bastille» et gare de la Bastille. «Haut le vent», film de J. de Baroncelli – Crédit photo: © André Zucca

 

«Les Parisiens sous l'Occupation»: l'exposition polémique

 

Esplanade du Palais de Chaillot – Trocadéro – Crédit photo: © André Zucca

 

«Les Parisiens sous l'Occupation»: l'exposition polémique

 

 Rue de Belleville – 1944 – Crédit photo: © André Zucca

 

«Les Parisiens sous l'Occupation»: l'exposition polémique

 

Jardins du Luxembourg – Mai 1942 – Crédit photo: © André Zucca

 

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 Place de la Concorde – Juillet 1943 – Crédit photo: © André Zucca

 

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Pont de la Tournelle. Habitant de Noisy-le-Sec sinistré à la suite du bombardement du 19 avril 1944 – Crédit photo: © André Zucca

 

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Place Pigalle – 16 Mai 1944 – Crédit photo: © André Zucca

 

André Zucca - Les Parisiens sous l'occupation... dans Photographie: Grands Photographes 2384033258_70f3bc3c25_o

 

 Ménilmontant – 1944 – Crédit photo: © André Zucca

 

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Dans le Marais, rue des Rosiers – Crédit photo: © André Zucca

 

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 Photo du Maréchal Pétain en vitrine – Crédit photo: © André Zucca

 

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Relève de la garde. Paris, 1941 – Crédit photo: © André Zucca
 

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 Rue de Rivoli – Mai 1942 – Crédit photo: © André Zucca

 

 

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Un tandem-taxi se rend à Longchamp en août 1943 – Crédit photo: © André Zucca

 

 

 | André Zucca/Le Monde 2

 

 Le 28 mai 1942, une ordonnance astreint les juifs à porter l’étoile jaune – ici, rue de Rivoli – Crédit photo: © André Zucca

 

  | André Zucca/Le Monde 2

 

 Les chapeaux foisonnent sur l’hippodrome de Longchamp, en août 1943 – Crédit photo: © André Zucca

 

 

 | André Zucca/Le Monde 2

 

 Une jeune cycliste cours de Vincennes, en 1941 – Crédit photo: © André Zucca

 

 

 | André Zucca/Le Monde 2

 

 Devant les guichets du Louvre, en 1942 – Crédit photo: © André Zucca
 

 

 | André Zucca/Le Monde 2

 

 Lieu de sortie, le zoo de Vincennes reste ouvert sous l’Occupation – Crédit photo: © André Zucca
 

 

 | André Zucca/Le Monde 2

 

 

Des soldats allemands profitent d’une permission aux puces de Saint-Ouen en septembre 1941 – Crédit photo: © André Zucca

 

 

 | André Zucca/Le Monde 2

 

 La station Marbeuf-Champs-Elysées, en 1943, aujourd’hui Franklin-Roosevelt. Les Champs-Elysées sont alors le principal lieu de divertissement de Paris – Crédit photo: © André Zucca

 
 | André Zucca/Le Monde 2

 

 

Des enfants s’amusent au bassin du Luxembourg – Crédit photo: © André Zucca
 

 | André Zucca/Le Monde 2

 

Le rationnement atteint la mode : les chaussures se parent de semelles de bois  - Crédit photo: © André Zucca

 | André Zucca/Le Monde 2

 

 

 Biographie d’André Zucca

André Zucca est né à Paris en 1897. Il est le fils unique d’une couturière piémontaise, Erminia Zucca et d’un père brodeur qui ne l’a pas reconnu. Entre 14 et 17 ans, il vit à New-York en compagnie de sa mère.

Il commence sa carrière de photographe dans les années 20 au journal de théâtre et cinéma Comoedia. Il épouse en 1933 la jeune comédienne Irène Dié (1909-1963). Le couple vit à Montmartre, au Bateau-Lavoir, puis rue Saint-Vincent.

Épris d’aventure, il réalise son premier grand reportage en 1935-36 à travers l’Italie, la Yougoslavie et la Grèce. En 1937, il part six mois sur le vieux cargo Min de la Compagnie des Messageries Maritimes, pour un voyage du Havre au Japon, via le canal de Suez. Il revient via la Chine, l’Inde, puis se rend au Sahara marocain. Il vend ses photos à différents journaux comme Paris-Soir, Match, Life, Picture Post.

En 1939, il devient attaché au 2e Bureau (services de renseignement). L’hiver 1939-1940, il est envoyé comme correspondant de guerre sur le front de Carélie, pour couvrir les combats de l’armée finlandaise contre l’armée soviétique. Début 1940, il travaille en France avec Joseph Kessel sur la drôle de guerre, pour le quotidien Paris-Soir.

En juin 1940, les Allemands occupent Paris. En septembre 1940, les autorités d’occupation décrètent l’interdiction de photographier à l’extérieur.

En août 1941, il devient correspondant du journal allemand Signal. Il obtient ainsi une carte de presse, un laissez-passer, des rouleaux de pellicules noir et blanc et couleurs.

Après la Libération, il est arrêté en octobre 1944 pour atteinte à la sûreté extérieure de l’État. Il est relâché sur intervention du colonel Antoine Moyen, adjoint du général Lattre de Tassigny. André Zucca quitte alors Paris en mai 1945 pour vivre à Garnay, près de Dreux. Les éléments à charge étant jugés insuffisants, les poursuites sont abandonnées en octobre 1945.

Sous le pseudonyme de “Piernic”, il ouvre une boutique de photographie à Dreux en 1952. Il fait des photographies de mariage, des portraits, etc. en Eure-et-Loir. Après la faillite de son commerce en 1965, il retourne à Paris, à Montmartre, où il meurt en 1973

 

Bien à vous 

Saint-Sulpice

 

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