Louis XIV, l’homme et le Roi – Château de Versailles – 20 Octobre 2009 au 7 Février 2010

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L’exposition Louis XIV, l’homme et le roi rassemble plus de 300 oeuvres exceptionnelles provenant de collections du monde entier, et jamais réunies jusqu’à aujourd’hui. Peintures, sculptures, objets d’art, mobilier seront ainsi exposés. Ces chefs-d’oeuvre, pour certains jamais présentés en France depuis l’Ancien Régime, permettront au public de mieux connaître le célèbre monarque tant par ses goûts personnels que par son image publique.

 

 

 

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Louis XIV par Charles Lebrun

 

La richesse de l’image de Louis XIV est sans précédent dans l’histoire : Louis XIV est le Roi Soleil, c’est-à-dire Apollon en tant que divinité solaire. Façonnée par le souverain lui-même et ses conseillers, cette image évolue sans cesse pour épouser des figures obligées : le roi de guerre menant ses troupes, le roi mécène protecteur des arts, le roi très chrétien défenseur de l’Eglise, le roi de gloire, image const ruite pour la postérité. Cette gloire visible, allant jusqu’au mythe, qui se construit de son vivant, s’est fondée sur l’excellence des artistes, tels que Le Bernin, Girardon, Rigaud, Cucci, Gole, Van der Meulen, Coysevox qui s’appliquent à sublimer le portrait royal, et que l’exposition permettra de redécouvrir.
 

 

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Louis XIV – Anonyme

 

Roi protecteur des arts et roi collectionneur, il rivalisait avec les autres souverains d’Europe qui étaient de véritables connaisseurs. Bénéficiant de l’héritage de Mazarin, Louis XIV forme son goût au contact direct des artistes, et grâce aux relations personnelles qu’il établit aveceux : Le Brun et Mignard pour la peinture, Le Vau et Hardouin-Mansart pour l’architecture, Le Nôtre pour l’art des jardins, Lully pour la musique, Molière pour le théâtre. En rassemblant les oeuvres appréciées du Roi, un véritable portrait d’un amateur d’art passionné et d’un véritable homme de goût se dessine à travers joyaux, camées, médailles, miniatures, objets d’art, mais aussi tableaux et sculptures dont il aime s’entourer dans le Petit Appartement à Versailles.

 

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Louis XIV – 1666 – par Charles Lebrun

 

 

 

Biographie de Louis XIV

 

Louis XIV (1638-1715) – Hyacinthe Rigaud y Ros

Né à Saint-Germain-en-Laye en 1638, mort à Versailles en 1715, Louis XIV, dit Louis le Grand, est roi de France de 1643 à sa mort. Fils de Louis XIII et d’Anne d’Autriche, il a cinq ans à la mort de son père. Sa mère, devenue régente, confie la direction des affaires au cardinal Mazarin. De 1643 à 1648, il vit au Palais-Royal, puis, après avoir été obligé de fuir avec sa famille à Saint-Germain, en 1649, il mène la vie errante de la cour pendant la Fronde. Mazarin surveille son éducation et le fait entrer très tôt au Conseil royal. Sacré à Reims le 7 juin 1754, il épouse en 1660 Marie-Thérèse d’Autriche, fille de Philippe IV d’Espagne, et se met à gouverner seul à partir de 1661, après la mort de Mazarin.

 

 

 

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Louis XIV par Pierre Mignard

Homme équilibré, réfléchi, maître de lui, Louis XIV est prudent et travaille de façon assidue ; mais il est orgueilleux, imbu de la nature divine de son pouvoir, persuadé d’être infaillible et ne craint pas d’afficher ses maîtresses attitrées, qui sont nombreuses, sans compter celles qui ne sont qu’occasionnelles ; devenu veuf en 1683, il épouse en secrètes noces Madame de Maintenon. Son premier acte d’autorité, en 1661, est le renvoi du ministre Fouquet ; par la suite, il sait s’entourer d’hommes capables : Colbert, par exemple, met de l’ordre dans les finances, développe le commerce ainsi que l’industrie, et Vauban consolide les frontières du nord.

 

 

 

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Louis XIV, Roi de France et de Navarre (1638-1715) – Charles Lebrun

En 1682, il quitte Saint-Germain et s’installe à Versailles, symbole de sa vanité et de son désir de grandeur, qui le pousse à s’opposer à la papauté, à révoquer l’Édit de Nantes qui accordait la liberté du culte aux protestants, à revendiquer le Palatinat, et à concurrencer commercialement l’Angleterre et la Hollande sans craindre de déclencher une guerre avec ces deux puissances. À partir de 1697, qui marque la fin de la guerre citée précédemment, les difficultés financières, politiques, militaires et religieuses s’accumulent sur le pays, d’autant plus qu’il l’engage dans la guerre de succession d’Espagne, qui achève de ruiner le royaume, dont la situation est catastrophique quand il meurt, en 1715.

 

 

 

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 Louis XIV, roi de France et de Navarre (1638-1715) – Ecole de Pierre Mignard
 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

- Louis XIV, l’homme et le Roi – Château de Versailles – Place d’Armes – 78000 Versailles – RER C depuis Paris, arrivée en gare de Versailles rive gauche – Trains SNCF, Arrivée en gare de Versailles Chantiers depuis Paris Montparnasse, Arrivée en gare de Versailles Rive droite depuis Paris Saint Lazare – Horaires sur www.transilien.com - En voiture, Autoroute A13 sortie Versailles Château, Stationnement des voitures (stationnement payant) Cartes de la place d’armes, allée de Bailly, Grand Trianon et Petit Trianon – Du 20 Octobre 2009 au 7 Février 2010 - Château: Tous les jours sauf le lundi de 9h00 à 17h30 dernière admission : 17h00 – Châteaux de Trianon et Domaine de Marie-Antoinette: Tous les jours sauf le lundi de 12h00 à 17h30, dernière admission : 17h00. Fermeture des caisses 16h50 – Jardin et Parc: Tous les jours de 8h00-18h00
- Tarifs: Plein: 15€, Réduit: 11.50€ ( Sur Place à partir de 15h00).

A regarder:

 

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A lire:

 

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L’image du roi, façonnée par le souverain et son entourage, devint plus que jamais sous Louis XIV un enjeu d’importance. Matière vivante sans cesse transformée, elle précisa peu à peu les contours subtils d’un portrait symbolique. Et tous les arts furent mis à contribution. Non content de favoriser leur développement à l’instar des autres souverains d’Europe, Louis XIV fut un collectionneur averti. Son propre goût se forma au contact d’artistes de grand talent et rivalisant d’excellence, qu’il s’agisse de Charles Le Brun, Jules Hardouin-Mansart, André Le Nôtre ou Jean-Baptiste Lully. De cette époque de faste et de magnificence restent aujourd’hui des chefs-d’oeuvre que cet ouvrage permet de réunir. Joyaux, camées, médailles, tableaux, sculptures, objets d’art, ce sont les fleurons des collections royales qui témoignent du goût personnel du monarque. Louis XIV fut animé du souci de porter les arts à leur plus haut degré de perfection. Son image n’en ressort à quelques siècles de là qu’avec plus d’éclat.

- Louis XIV, l’homme et le Roi par de Nicolas Milovanovic et Alexandre Maral aux éditions Flammarion – 431 pages - 49€

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Ce livre est autre chose qu’une biographie classique. C’est tout le règne qu’il embrasse dans une vision générale de la société du Grand Siècle, renouvelant le sujet, mettant à mal bien des clichés et des vieilles lunes grâce à une documentation considérable, dont de nombreuses études étrangères peu accessibles, grâce tout autant à une analyse remarquable, originale, juste, du pouvoir, de ses serviteurs, de ses moyens d’action et de propagande, de sa grandeur, mais aussi de ses limites et de ses contradictions. Alliant la recherche, la vie, l’intelligence de la réflexion, la clarté, la qualité de l’expression et du style, Jean-Christian Petitfils a écrit un riche et grand Louis XIV, que l’Académie française a couronné de son Grand Prix de la biographie (histoire).

- Louis XIV par Jean-Christian Petitfils aux éditions Librairie Académique Perrin – 775 pages – 12€

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Voici l’ouvrage qui vous propose de suivre le Roi-Soleil, au jour le jour, de sa naissance à sa mort. Christophe Levantal a dépouillé les quatre-vingt mille pages de la Gazette de Théophraste Renaudot entre le début de 1638 et la fin de 1715, en a extrait tout ce qui se rapportait au Roi, à ses initiatives, décisions et actions, déplacements, entrevues et rencontres. Il présente le résultat de sa collecte dans des notices chronologiques concises, accompagnées de références précises et enrichies de plus de huit mille notes, tirées non seulement des principaux mémoires de l’époque, mais aussi de sources manuscrites inédites. L’ensemble est complété par un index de près de vingt mille entrées. Cette somme sans précédent est et restera l’instrument de travail indispensable aux historiens de la Cour et du règne de Louis XIV. Aux amateurs, aux passionnés du Grand Siècle, aux curieux, aux poètes, elle offre un très précieux guide à travers Versailles, ses acteurs et ses fastes.

- Louis XIV, Chronologie d’un règne par Christophe Levantal aux éditions Infolio – 1054 pages ( Coffret de deux volumes) – 65€

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Connaît-on vraiment Louis XIV, l’homme Louis XIV ? Derrière les fastes versaillais et les portraits immortalisant la majesté du Roi-Soleil, se cache une réalité bien différente. Louis Dieudonné de Bourbon était un homme comme les autres, notamment au niveau physique. Si une tradition immémoriale lui attribue une santé exceptionnelle, c’est oublier la longue chronologie des maux qui l’ont indisposé dès son enfance et ce jusqu’à une vieillesse passée en chaise roulante dans les jardins de Versailles. Grâce à l’exceptionnel Journal de santé qu’ont tenu ses médecins et aux témoignages de nombreux courtisans, on a pu reconstituer l’histoire vivante de la santé du souverain qui a eu le règne le plus long et sans doute le plus marqué par la maladie. Goutte, fistule anale, furoncle, indigestions, migraines et bien d’autres pathologies ont ponctué la vie de ce client de choix pour les médecins de la cour. Garants de la santé de Louis XIV, les spécialistes de la saignée et du clystère ont accompagné leur patient dans une aventure scientifique et humaine hors du commun. Au quotidien, la vie du monarque était partagée entre le souci de l’Etat et celui de sa propre préservation : d’où un équilibre instable entre banquets gargantuesques et menus allégés, entre affaires sérieuses et escapades horticoles, entre prouesses physiques et repos forcés. Quand l’équilibre était rompu, quand le corps reprenait ses droits sur l’étiquette, l’information ne tardait pas à parcourir le royaume et même à franchir les frontières. De là, la monarchie s’est évertuée à célébrer avec trompettes et feux d’artifices les guérisons du roi. Voilà sans doute de quoi faire taire les rumeurs. De ces fêtes somptueuses s’est dégagée l’image d’un prince stoïque que rien ou presque ne pouvait atteindre : en 1686, à peine opéré de sa fistule à l’anus, Louis tient conseil dans son lit de souffrance. Artistes et poètes s’en souviendront longtemps. Mais l’image est peut-être trop belle pour être vraie… A mi-chemin entre microhistoire, médecine et anthropologie, cette biohistoire de Louis XIV raconte la simple vie d’un homme dont le destin fut aussi exceptionnel que banal.

- La Santé de Louis XIV, une Biohistoire du Roi-Soleil par Stanis Perez aux éditions Editions Champ Vallon – 406 pages – 26€

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Longtemps, lorsque les historiens se sont penchés sur ce que Voltaire a nommé le Siècle de Louis XIV, ils n’ont accordé d’intérêt qu’au Roi-Soleil, à sa cour, à sa politique. Pierre Goubert a été de ceux qui, dès les années cinquante, ont au contraire voulu connaître les humbles, les anonymes, cette population qu’il a étudiée dans Louis XIV et vingt millions de Français, sans pour autant ignorer leurs rapports avec les classes dominantes. Les études qui composent ce recueil, très souvent inédites, ont été rédigées au fil de plus d’un demi-siècle de recherches. Rassemblées, elles offrent un panorama complet de la société française du XVIIe siècle. La première partie résume et complète la thèse fondamentale de l’auteur consacrée au Beauvaisis. On y rencontre les paysans, bien sûr, mais aussi les marchands, les riches, les nobles. La seconde partie est consacrée à Louis XIV, son rôle, son règne, son image. Dans un style clair, cet ouvrage offre une vue globale et originale du Grand Siècle, dans toute sa profondeur, mais aussi une synthèse des travaux d’un des plus grands représentants de l’École des annales. –Thomas Ferrier –Ce texte fait référence à l’édition Broché .

Le Siècle de Louis XIV : créée par Voltaire qui y saluait une excellence culturelle, l’expression a connu une certaine fortune. D’autres écrivains, après lui, ont préféré louer la gloire militaire, les succès économiques ou l’impressionnant triomphe de l’absolutisme. Cet ouvrage de Pierre Goubert met en lumière le siècle de Louis XIV dans son épaisseur, ses diversités, ses contradictions et ses évolutions. Tout d’abord les  » vingt millions de Français « , le plus souvent paysans ou vivant de la terre (80% de la population), tout proches du  » petit peuple  » de la ville, avec qui ils subissent sans joie une tutelle envahissante. Puis la société des  » dominants  » – hommes d’Eglise et nobles, gens de justice, d’armes, d’argent – qui agissent, s’enrichissent, se pavanent et s’illustrent au nom du roi. Enfin Louis XIV et son  » gouvernement « , ses choix stratégiques, ses alliances politiques et financières, son rôle et, surtout, son image. Par-delà les siècles qui nous séparent de lui, le Grand Roi ne cesse de séduire, de surprendre ou d’irriter… Tel un puzzle, cet ouvrage est constitué d’un ensemble de textes, certains anciens, d’autres tout récents, le plus souvent inconnus. Ils construisent ensemble le tableau vivant et mouvant d’une société qu’ils ressuscitent et qui n’a peut-être pas complètement disparu.

- Le Siècle de Louis XIV par Pierre Goubert aux éditions Livre de Poche – 441 pages – 7.60€

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Saint-Simon, qui les détestait, comparait les valets de Louis XIV à  » ces puissants affranchis des empereurs romains, à qui le sénat et les grands de l’empire faisaient leur cour « . A la fin du XVIIe siècle, on compte quatre Premiers valets de chambre et trente-deux valets de chambre ordinaires. Les historiens ne se sont guère intéressés à ces serviteurs royaux qui, seuls pourtant, ont le privilège d’entrer à tout moment dans les appartements du roi, de coucher dans la chambre même du maître, d’être auprès de lui dans toutes les circonstances de l’existence. Qui connaît les noms de Bontemps, Nyert, Blouin, La Porte, que même Colbert, Louvois et autres traitent avec ménagement ? La plupart d’entre eux ont servi quotidiennement le roi pendant plus de vingt ans, et leur fils après eux. Mathieu Da Vinha, à force de lecture de mémoires et d’archives, a reconstitué l’origine, l’itinéraire, l’ascension, l’enrichissement des valets de chambre. Il les décrit dans l’exercice de leurs fonctions, démonte leurs stratégies familiales, analyse la nature de leurs relations, très étroites, avec le roi. Voici la découverte d’un sous-continent inconnu du palais et de la cour de Versailles au Grand Siècle.

- Les Valets de chambre de Louis XIV par Mathieu Da Vinha aux éditions Librairie Académique Perrin – 515 pages – 24.50€

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Amies, amantes ou alliées, la liste est longue des femmes qui traversèrent la vie du Roi-Soleil. Anne d’Autriche, sa mère, lui apprit le métier de roi. Marie-Thérèse, son épouse, lui donna un dauphin. Ses maîtresses, nombreuses, participèrent à sa gloire ; Mme de Maintenon et la duchesse de Bourgogne illuminèrent et soutinrent sa vieillesse. Raconter la vie de Louis XIV sous un angle inédit, celui des femmes qui le côtoyèrent : telle est l’ambition d’Antonia Fraser. À la frontière de la sphère publique et de la sphère privée, elle révèle une petite histoire parallèle à la grande : les amours brisées de Louis et de Marie Mancini, les rivalités entre les favorites Louise et Athénaïs, la complicité qui lia le monarque à sa belle- soeur Henriette d’Angleterre se déroulent sur le fond des grands événements du siècle. De la Fronde à la construction de Versailles, de la mort de Mazarin aux guerres contre l’Espagne, l’Angleterre et l’Autriche, le récit des soixante-douze années de règne du Roi-Soleil prend, sous la plume alerte de l’historienne anglaise, une coloration nouvelle.

- Les Femmes dans la vie de Louis XIV par Antonia Fraser aux éditions Flammarion ( Collection Champs Histoire ) – 552 pages – 12€

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Versailles, prodigieux décor de pierre, d’or, d’eau et de verdure, domaine enchanté d’harmonie et de majesté, est l’œuvre personnelle d’un seul homme, à la fois grand artiste et grand décorateur : Louis XIV. C’est le fruit de sa volonté, de sa constance, de sa patience. Résistant aux critiques des sceptiques, c’est lui, en effet, qui a transformé le modeste château de son père Louis XIII en l’un des plus merveilleux palais du monde, lui qui a tout décidé, tout organisé, veillant attentivement à chaque détail, même s’il a été assisté d’illustres architectes. En 1682, sans attendre la fin des travaux, il s’y fixe à demeure, entraînant avec lui, dans ce qui devient alors une gigantesque ruche de pierre, le gouvernement de l’Etat et la société de cour. A travers cinquante Belles Histoires, Jean-Christian Petitfils nous ouvre les portes de cette éclatante réussite architecturale au Grand Siècle. Des somptueuses fêtes de la Cour aux heures sombres du règne, sans oublier les détails pittoresques de la vie quotidienne, c’est le Versailles du Roi-Soleil dans son ensemble – chef-d’œuvre de l’art classique et gloire immortelle de la France – qui se trouve ici évoqué d’une plume vivante et agréable.

- Versailles, la passion de Louis XIV par Jean-Christian Petitfils aux éditions Timée-Editions – 141 pages – 13.50€

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Avec une introduction et des commentaires de Pierre Arizzoli-Clémentel, Directeur honoraire du musée du Château de Versailles et des Trianons, cet ouvrage permet de découvrir les jardins de Versailles tels qu’ils avaient été conçus par André Le Nôtre, et avant les modifications qui altérèrent ultérieurement leur dessin. Il présente ainsi, l’ensemble des plans levés en 1720) par Jean Chaulourier (1679-1757) pour le duc d’Antin, surintendant des Bâtiments du roi, et convie le lecteur à découvrir le château et les jardins dans l’état où Louis XIV les avait quittés. On y retrouve les parterres et les bosquets, les jardins potagers et fruitiers, les fontaines et le parcours du Labyrinthe, la grande pièce d’eau de l’Ile royale, la Bassin d’Apollon et le bosquet de l’Arc de Triomphe dans leur état premier, avant les modifications apportées sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI. Complétées par des gravures de la fin du XVIe siècle, d’Adam Pérelle, ces illustrations représentent le témoignage le plus complet sur l’incomparable chef-d’oeuvre du Roi Soleil, oeuvre emblématique du génie classique français, miraculeusement préservé. Universellement admirés et imités, les jardins du château de Louis XIV illustrent fidèlement l’ampleur du génie d’André Le Nôtre. La création du parc de Versailles lui permet de laisser libre cours à son talent avec une richesse et un faste qui s’accordent parfaitement au dessein de Louis XIV. L’agencement des éléments traditionnels s’y trouve repensé avec une science et une harmonie nouvelles, et cela pour le but de provoquer l’émerveillement ou de forcer l’admiration. Cet album élégant permet au lecteur de redécouvrir la création de Le Nôtre et de Louis XIV à Versailles, et plus largement l’un des plus fascinants jardins à la française.

- Les Jardins de Louis XIV à Versailles par Pierre Arizzoli-Clémentel aux éditions Gourcuff Gradenigo – 157 pages – 19€

Une éducation libertine – Jean-Baptiste Del Amo

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Les soixante premières pages sont hallucinantes : une description, vers 1760, d’un petit peuple parisien suant, puant, grotesque, difforme,  peinant à survivre dans des rues crasseuses et bondées.

Pour gagner sa vie, le héros, Gaspard, venu de Quimper à la capitale sans un sou, accepte de travailler comme nageur dans la Seine, à conduire des trains de bois. Il voit arriver à la surface du fleuve « un petit masque céladon. La chose avançait avec indolence, semblable à une limace marine…Puis, sans qu’il eut conscience d’avoir tendu sa main fripée par l’eau, rayée par l’écharde, cela vint se poser au creux de la paume. C’était la tête d’un nourrisson ».

Crue, violente et détaillée, la description happe le lecteur. Le coeur au bord des lèvres. il ne lâchera plus Gaspard, de la Seine à son apprentissage chez un perruquier, et de l’apprentissage à une éducation particulière dispensée par un grand seigneur sans morale : « un homme sans vertu, sans conscience… Il se moque de tout, n’a que faire des conventions, rit de la morale. Ses moeurs sont, dit-on,  tout à fait inconvenantes, ses habitudes frivoles, ses inclinations pour les plaisirs n’ont pas de limites ». Un don juan « tourné vers les deux sexes », tout droit sorti du XVIIIème siècle transmis par la littérature, manipulateur de sentiments et peu soucieux d’une morale destiné aux bourgeois. Un impie libertin qui annonce les orages révolutionnaires : une dernière fête avant la prise de la Bastille ?

 L’« éducation libertine » amène Gaspard au bordel, puis lui ouvre -par quel chemin indirect ! -les portes de l’aristocratie. De la réussite, qui sait ?  Ne dévoilons pas la chute de ce livre très noir, qui fait peu de place au bonheur, à la mièvrerie, et à la possibilité même d’échapper à son destin. Roman étouffant et abouti, « Une éducation libertine » témoigne, pour une première oeuvre, d’une étonnante maîtrise. Si le style emprunte parfois aux tournures du  siècle des Lumières, il existe par lui-même, avec un souffle et des images d’une crudité rares.

 

Bonne lecture,

Saint-Sulpice

 

Une éducation libertine de Jean-Baptiste Del Amo – Editions Gallimard – 19€

Salon du Livre (29ième édition) – 13 au 18 Mars 2009 – Paris

Salon du Livre (29ième édition) - 13 au 18 Mars 2009 - Paris dans Evenementiel

 

Pour sa 29ème édition, le Salon du Livre met à l’honneur le Mexique. Son pavillon, dessiné par l’architecte Bernardo Gomez-Pimienta, sera dédié à la littérature mexicaine en langues française et espagnole. Une quarantaine d’auteurs, dont le célèbre écrivain Carlos Fuentes, sont conviés. Les dessins d’une vingtaine d illustrateurs mexicains habilleront les murs du club jeunesse. Pour la 2ème année, un espace est dédié aux enjeux et aux évolutions numériques. Le salon du Livre c’est aussi des débats, des cycles de rencontres, des ateliers…

Paris au Salon du livre

Sur son stand, la mairie de Paris présente les différentes facettes de son action en faveur du livre et de la lecture pour petits et grands.

Découvrir les nouveaux services mis à disposition des lecteurs dans les bibliothèques municipales : réservations, prolongements des prêts, vérification de disponibilité, mise à disposition de plus de 800 postes informatiques d’ici à fin 2009, prêt de livres en libre service…

Apprendre les métiers du livre avec l’école Estienne qui expose le savoir faire de ses étudiants en reliure, gravure, illustration et typographisme et présente une de leurs créations en vitrine.

Faire connaître, mettre en valeur et éditer le patrimoine des bibliothèques avec l’association Paris Bibliothèques : des expositions, des catalogues, des ouvrages de références.

Faire aimer la lecture aux enfants parisiens des écoles maternelles, primaires ou des centres de loisirs,

Partager la magie des mots avec les bébés et les jeunes enfants avec l’association LIRE à Paris,

Partir à la découverte des collections photographiques des bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris avec la Parisienne de photographie qui a reçu pour mission de numériser ce patrimoine iconographique

Confronter les goûts littéraires des jeunes générations et des seniors avec la remise du prix Chronos: la Fondation nationale de gérontologie remettra le vendredi 13 mars, entre 11h00 et 12h30, le 14e prix Chronos, avec plus de 40 000 jurés de 4 à 94 ans dont un nombre important de classes de la Ville de Paris.

Opération Premiers Romans

Organisés en un comité de lecture, les bibliothécaires de la Ville de Paris ont lu près de 180 premiers romans parus en 2008.
Une sélection de 30 ouvrages a été rassemblée dans une bibliographie comprenant biographies des auteurs et commentaires de lecture. Et pour la première fois, les lecteurs n’ont pas manqué de donner eux aussi leur avis ! Découvrez sans attendre leur sélection, et réservez l’ouvrage de votre choix dans le catalogue des bibliothèques !

 

 

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Samedi 14 mars à 15h30 : Les Premiers romans se retrouvent pour leur premier Salon

Depuis 1998, plusieurs bibliothèques de la Ville de Paris (Baudoyer, Buffon, Charlotte Delbo, Marguerite Audoux, Saint-Eloi et Vaugirard) mettent en avant les premiers romans français de l’année. Cette initiative a offert l’occasion aux lecteurs des bibliothèques de découvrir et de rencontrer de nouveaux talents, comme Philippe Grimberg, Robert Alexis, FaÏza Guene, Fatou Diome Philippe Villet-Pollard…

A l’occasion du salon du Livre, huit nouveaux auteurs de roman sont heureux de vous présenter leur première œuvre sur le stand de la Ville de Paris :

- Alice Dekker, Les glorieuses résurrections (Arléa)

 

 

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- Jean-Baptiste Del Amo, Une éducation libertine  (Gallimard)

 

 

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- Patrick Errard, Les enfants de la tuilerie  (Séguier)
- Jean Le Gall, Requiem pour les trouillards (Séguier)
- Jean Mattern, Les bains de Kiraly  (Sabine Wespieser)

 

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- Paul Vacca, La petite cloche au son de grêle  (Philippe Rey)

 

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- Skander Kali, Abreuvons nos sillons (éditions du Rouergue)

 

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- Sarah Chiche, L’inachevée (Grasset)

 

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Rencontre animée par Catherine Fruchon-Toussaint, journaliste littéraire et organisée par Paris bibliothèques.

 

- Salon du Livre 2009 – Paris Expo – Hall 1
Du 13 au 18 mars
Tous les jours de 9h30-20h00
Journée professionnelle le lundi de 9h30 à 18h30
Nocturne le mardi jusqu’à 22h
Fermeture le mercredi à 17h00
Collégiens, lycéens, étudiants, entrée gratuite pour les moins de 26 ans

 

 

A la rencontre d’auteurs mexicains dans les bibliothèques municipales.

Invitation au voyage, sur les rivages littéraires et les territoires imaginaires des écrivains mexicains. L’occasion de découvrir des écrivains célèbres et de jeunes talents.

-  Bilipo – Paris 5e


Samedi 14 mars – 17h30
Rencontre avec Paco Ignacio Taibo II,  menée par Sébastien Rutés, universitaire.
Romancier, nouvelliste et essayiste né à Gijón (Espagne) en 1949.
En 1976, il publie son premier polar Dias de combate, où il met en scène pour la première fois son héros, le détective Hector Belascoaran Shayne. Il a écrit une quarantaine de livres, ainsi qu’une biographie de Che Guevara. Son œuvre a été récompensée par de nombreuses distinctions, dont le Prix du roman Grijalbo 1982, le Prix international Dashiell Hamett AIEP 1989 pour le meilleur roman policier et le Prix du roman Colima 2007. Il est président de « l’association internationale du roman noir ».

Parmi ses œuvres : Des morts qui dérangent, co-auteur Sous-commandant Marcos , éd. Payot-Rivages, 2006 ; Nous revenons comme des ombres, éd. Rivages, 2002 ; Ces foutus tropiques, éditions Métailié  2003 ; Ernesto Guevara dit le Che, éd. Métailié-Payot, tomes 1 et 2, 2001 ; A quatre mains, éd. Rivages, 1995.

- Bibliothèque Plaisance – Paris 14e

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Samedi 14 mars – 15h30
Rencontre avec Mario Gonzales Suarez
Né à Mexico en 1964. Romancier et nouvelliste, journaliste et photographe. Collaborateur du journal Milenio. Il a remporté de nombreux prix dont le Prix international du récit en 2002 pour Emecé/Zoetrope. Son œuvre explore un monde sordide, en marge des lois et des règles morales, caractérisée par la violence et la corruption.

Les chiens de l’obscurité (De la infancia), éd. Les Allusifs, 2008 est un roman d’apprentissage teinté de fantastique, qui raconte l’enfance de Francisco Neblia, délinquant malgré lui, enrôlé par son père dans une bande de malfrats pitoyables (le livre sera bientôt adapté au cinéma par Carlos Carrera, réalisateur de : Le crime du padre Amaro) ; Les chiens de l’obscurité, éd. Les Allusifs, 2008 (avec le soutien du Cnl) ; Des nouvelles du Mexique, anthologie dir. par François Gaudry, éd. Métailié, 2009.

- Bibliothèque Trocadéro – Paris 16e

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Mardi 17 mars – 18h30
Rencontre avec Enrique Serna

Romancier, nouvelliste et essayiste né à Mexico en 1959. il connaît un vif succès au Mexique, son œuvre est traduite en plusieurs langues et a été saluée par García Márquez. Enrique Serna vit à Barcelone. Il a reçu le Prix de littérature Mazatlán 2000 pour El seductor de la patria et le Prix national du roman Colima 2004 pour Ángeles del abismo.  Il explore les thèmes du désir, de la frustation, de l’accomplissement de soi et du polar. Quand je serai roi, éd. Metailie, 2009, La Peur des bêtes, éd. Phébus, 2006
Amours d’occasion, éd. Atelier du Gué, 2004.

- Bibliothèque Vaugirard – Paris 15e

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Mercredi 18 mars – 18 h 30
Rencontre avec Alberto Ruy Sanchez.
Romancier, nouvelliste et essayiste né à Mexico en 1951.
Elève de Roland Barthes, Gilles Deleuze  et Jacques Rancière, il dirige depuis 1988 la revue Artes de México, qui a reçu au cours de ses quinze premières années plus de cent prix nationaux et internationaux d’arts de l’édition. En 1987, son premier roman, Les Visages de l’air (Los nombres del aire), reçut le prix littéraire le plus important du Mexique, le Xavier Villaurrutia, et devint un livre culte qui n’a pas cessé, depuis, d’être réédité chaque année. En 2000, il a été fait officier de l’Ordre des Arts et des Lettres de la République française. Par ailleurs, le roi du Maroc l’a décoré en 2004 pour son oeuvre dédiée à Mogador. Neuf fois neuf choses que l’on dit de Mogador, éd. Les Allusifs, 2006, La peau de la terre, éditions Du Rocher, 2002, Comment la mélancolie est arrivée à Mogador, Editions Du Rocher, 1999.

 

Bon salon,

Saint-Sulpice

 

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