Mireille Loup

Mireille Loup dans Photographie: Grands Photographes archive_3692_MagdaDanysz-1

M. – Mem - 2008~2009 – Crédit photo: © Mireille Loup & Galerie Magda Danysz

n

 12_prairie dans Photographie: Grands Photographes

Prairie – Esquives - 2003~2005 – Crédit photo: © Mireille Loup

 N

archive_3692_MagdaDanysz-2

Sans Titre #1 – Nocturnes ou les Garçons Perdus - 2006~2007 – Crédit photo: © Mireille Loup & Galerie Magda Danysz

N

06

Il Lago – Mem - 2008~2009 – Crédit photo: © Mireille Loup

N

archive_1048_LesfillesducalvaireParis-1

Sans Titre #13 – Nocturnes ou les Garçons Perdus - 2006~2007 – Crédit photo: © Mireille Loup & Galerie les Filles du Calvaire

N

 0_obione

Obione – Esquives - 2003~2005 – Crédit photo: © Mireille Loup

N

Sans Titre #3 – Nocturnes ou les Garçons Perdus - 2006~2007 – Crédit photo: © Mireille Loup

N

8_thalles

Thalles – Esquives - 2003~2005 – Crédit photo: © Mireille Loup

N

 4_sansTitre5

Sans Titre #5 – Nocturnes ou les Garçons Perdus - 2006~2007 – Crédit photo: © Mireille Loup

N

14_sansTitre17

Sans Titre #17 – Nocturnes ou les Garçons Perdus - 2006~2007 – Crédit photo: © Mireille Loup

N

Biographie de Mireille Loup

N

 

Mireille Loup, née en 1969 à Lausanne en Suisse est photographe, vidéaste et écrivain. Elle étudie la photographie à l’Institut Saint Luc (École de Recherche Graphique) à Bruxelles, puis fait l’École Nationale Supérieure de la Photographie à Arles (France).

Depuis une quinzaine d’années, sa recherche artistique s’inspire de la psychanalyse et des sciences cognitives. Elle aborde les questions de résilience, de schémas de langage. Elle se réapproprie ces recherches scientifiques en travaillant sur le stéréotype, le contre mode d’emploi, ou au contraire la sublimation. Artiste pluridisciplinaire, la manipulation de ses différents supports d’expression, tels que la photographie, la vidéo et la littérature, sert des formes discursives et esthétiques qui établissent une communication transversale. Son travail invite à de possibles représentations de la condition humaine, principalement celles de la femme et de l’enfant sur un contenu toujours social : maternité, fragilité de l’enfance, démission familiale. Ses photographies proposent une esthétique poétique et une pudeur contrebalancées par des vidéos qui offrent une économie de moyens et de langage qu’on qualifierait aisément de brutales. Quant à ses écrits qui varient du roman au conte pour enfant, ils s’insurgent, soulagent et défendent des causes.

Mireille Loup réside et travaille à Arles. Elle enseigne l’Esthétique à l’Institut Universitaire de Technologie de Provence, département Imagerie Numérique, ainsi que l’audiovisuel à la formation continue de l’École Nationale Supérieure de la Photographie. Son travail artistique est représenté par la galerie Magda Danysz à Paris et à Shanghai.

n

Pour en savoir plus sur ce photographe: Mireille Loup.

N

Bien à vous,

Saint-Sulpice

Bernard Plossu

Bernard Plossu dans Photographie: Grands Photographes

 Route – Oklahoma – 1983 - Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

plossu dans Photographie: Grands Photographes

Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

jaisalmer

Jaisalmer, Inde - 1989 - Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

agades

Agadès , Niger - 1975 - Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

Bernard_Plossu

Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

Plossu-2

Villa Noaïlles, Hyères – 1997 - Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

Plossu+img217

Saint-Nizier, Dauphiné – 1971 - Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

Bernard-Plossu.Montagne-basque

Montagne Basque - Crédit photo:  © Bernard Plossu

N

Hirondelles Andalouses - Crédit photo:  © Bernard Plossu

.

.

Biographie de Bernard Plossu

.

Bernard Plossu (né le 26 février 1945 à Đà Lạt, sud du Viêt Nam) est un photographe français. La plus grande partie de son travail est constituée de reportages de voyages.

De 1951 à 1962, il étudie à Paris. Il commence la photographie très tôt : en 1958, il voyage au Sahara avec son père, muni d’un Kodak Brownie Flash, et en 1965, part pour le Mexique dans le cadre d’une expédition anglaise pour photographier la jungle du Chiapas. S’ensuivent de nombreux reportages en couleurs chez les indiens Mayas, en Californie, dans l’ouest américain, le Nevada, le Middle West.

En 1970, il réalise un travail sur l’Inde, où naît l’idée de séquences « surbanalistes » : séquences banales qui sont en fait surréalistes.

Il continue à voyager énormément, réalisant de nombreux reportages couleurs, et en 1975, part pour son premier voyage au Niger. Dès lors, il ne fait plus que des photos noir et blanc prises avec une focale de 50 mm pour se placer en marge de la photographie commerciale. Il participe à l’aventure de Contrejour avec Claude Nori qu’il retrouve à la fondation des Cahiers de la Photographie avec Gilles Mora, Jean-Claude Lemagny et Denis Roche.

En 1978 naît son fils Shane, qu’il photographie aussi régulièrement. En 1983, il commence à peindre et à travailler avec l’agence Fotowest. Son deuxième fils, Joaquim naît en 1986.

En 1987, grâce à l’institut français de Naples, il effectue un séjour photographique dans l’île Stromboli (Îles Éoliennes). L’année suivante, il s’installe dans l’ île Lipari avec Françoise Nunez, rejoint ensuite par d’autres photographes.Auparavant, il a réalisé une série d’images de l’archipel éditée par Arte. Naissance de sa fille, Manuela, en 1988.

.

Bien à vous,

Saint-Sulpice

.

A lire:

.

41nfbbTOWoL._SL500_AA240_

 .

À travers les photographies de ce livre, Bernard Plossu nous plonge au coeur d un calme irréel, une nouvelle harmonie surprenante d où se dégage un charme presque oriental. Paysages, scènes champêtres, des images qui nous renvoient au grand romantisme du XIXe siècle. Véritable «état des lieux» sensible des sites situés sur les rivages des lacs d Annecy, du Bourget et du Léman, cet ouvrage reflète l atmosphère si particulière des lacs de Savoie et de Haute-Savoie. Les photographies ont été réalisées pour le Conservatoire du Littoral, organisme qui a pour mission de conduire une politique foncière permettant d assurer la conservation des sites naturels et de valoriser son patrimoine paysager.

.

- Littoral des lacs par Bernard Plossu aux éditions Images en Manoeuvres – 98 pages – 16€

 .

51506CM93NL._SL500_AA240_

.

Lorsque Paul Martin part sur les chemins de Haute Provence le 16 juillet 1872, il succombe comme beaucoup d’artistes de son époque à la mode du voyage pittoresque qui se multiplie depuis la fin du XVIIIe siècle. Il s’agit pour ces artistes de familiariser le public avec la richesse du patrimoine rural, dans la tradition du félibrige. Paul Martin est un ami de Mistral. L’aquarelle, procédé rapide, permet de saisir dans l’instant les lueurs du crépuscule et convient à l’idée romantique de l’artiste vagabond qui tire sa force du contact avec la nature. En 15 jours, l’aquarelliste Paul Martin gagne les confins du territoire bas-alpin, la lisière italienne et revient. Il nous a laissé 56 instantanés, impressions fugitives et nostalgiques d’un voyage lent vers l’Italie. En 2002, le voyage photographique de Bernard Plossu sur les mêmes terres de Haute Provence, propose une expérience vivante et contemporaine de la traversée des Alpes. Ici le voyage vers l’Italie s’effectue en voiture et l’expérience du paysage est vécue à travers les vitres du véhicule dont on ne descend qu’à de brèves et rapides reprises. La traversée du paysage n’est plus qu’une ode à la lenteur mais construit une esthétique de la rupture : aux courbes douces des prairies alpines succèdent les angles droits des constructions industrielles de la vallée du Pô. A travers l’objectif photographique de Bernard Plossu, le parcours vers l’Italie devient net, épuré de toute émotion. Le photographe nous permet de partager son expérience : il nous livre ses planches-contacts intégralement signifiant son souhait de montrer les lignes de forces de son voyage.

.

- Voyages vers l’Italie par Bernard Plossu, Paul Martin, Marc Ceccaldi, Nadine Gomez-Passamar & Andrea Busto aux éditions Images en Manoeuvres – 127 pages – 25€

.

41gtwnw7PFL._SL500_AA240_

 .

Le livre En photographie, on croit aller très vite, en tout cas dans ce style de photo « snapshots », faits à l’instinct, très rapidement, dès qu’on les « voit », et même quelquefois plus vite qu’on ne l’a cru !… Les hirondelles : toujours fascinantes surtout par leur incroyable agilité à se diriger pourtant à toute vitesse, sans se cogner entre elles… Je photographie la plupart du temps au millième de seconde, me moquant éperdument de la sacro-sainte profondeur de champ : je m’en moque ! et même je l’évite sciemment sans doute ! Millième de seconde, incroyable vitesse ! Alors avec les hirondelles andalouses, quand je reste quelques jours à me reposer là-bas, s’établit cette sorte de jeu, comme « qui est le plus rapide » ! ? (elles, surement !) Voila, le challenge ultime : la vraie épreuve du millième de seconde, la rencontre entre nos deux agilités, quelle passionnante aventure.

.

- Hirondelles Andalouses par Bernard Plossu aux éditions Filigranes – 54 pages – 20€

.

51kpqlAwkUL._SL500_AA240_

.

À la fin des années 60, Bernard Plossu découvre les États-Unis depuis le Mexique où ses grands-parents ont émigré. Bill Coleman, qui deviendra ensuite un de ses plus fidèles amis, sera son passeur et son guide. Alors qu’il est déjà un photographe reconnu en France, il s’y installe en 1977 et y fonde sa famille. Et c’est durant toutes ces années dans l’Ouest américain que sa pratique photographique va prendre toute son ampleur face à l’immensité et la diversité des paysages qui s’offrent au regard de l’artiste qu’il est en train de devenir. Ce livre en traduit à sa façon les parcours successifs jusqu’à son retour définitif en France en 1985. Sans lieu, ni date, près de trois cents images se succèdent ainsi librement selon quinze chapitres qui se présentent comme autant de road-movies sans début ni fin où le réel américain se confond avec sa propre mythologie. Mais s’y dévoile surtout cette écriture du sensible et de la rencontre qui va devenir la signature de Bernard Plossu, référence incontestée aujourd’hui de la photographie française contemporaine.

.

- So long par Bernard Plossu & Lewis Baltz aux éditions Yellow Now – 320 pages – 20€

Art de la Calligraphie ~ Liu Zuoxiu – Centre Culturel de la Chine – Paris – 5 Juillet au 10 Juillet 2010

Art de la Calligraphie ~ Liu Zuoxiu - Centre Culturel de la Chine - Paris - 5 Juillet au 10 Juillet 2010 dans EXPOSITIONS Expo_Liu%20Zuoxiu_3

Crédit Calligraphie : © Liu Zuoxiu & Cccparis

N

C’est la quintescence du travail de plus d’une dizaine d’années du célèbre calligraphe chinois, Liu Zuoxiu, que vous allez admirer. Une quarantaine de calligraphies représentant particulièrement deux styles:

- Le Lishu ( écriture des clercs et des scribes )

- Le Xingshu ( style semi-cursif ou style manuscrit courant )

Liu Zuoxiu utilise plus particulièrement le Lishu. C’est après beaucoup d’années de travail et de recherche qu’il a développé un style calligraphique personnel mélant élégance, vigueur des traits et puissance.

N

 Expo_Liu%20Zuoxiu_4 dans EXPOSITIONS

Crédit Calligraphie : © Liu Zuoxiu & Cccparis

N

N

Biographie de Liu Zuoxiu

N

Liu Zuoxiu, né en 1934 dans la province de Shanxi, est professeur de philosophie et a été Président d’une Université chinoise avant sa retraite en 1995. Son talent pour l’art de la calligraphie s’est révélé lorsqu’il était encore à l’école primaire, alors qu’à l’âge de 9 ans, il calligraphiait des duilian pour tout le village. La calligraphie est progressivement devenue la passion de sa vie, et depuis sa retraite, il peut enfin y consacrer tout son temps et toute son énergie. Il a eu comme maître notamment Huang Qi, l’un des plus célèbres calligraphes chinois, et outre sa pratique quotidienne, il a participé à de nombreux séminaires organisés par l’Association nationale chinoise des calligraphes. Erudit dans la discipline, il a pu s’inspirer de différentes écoles et ainsi développer son propre style lishu (l’une des quatre formes de l’écriture calligraphique chinoise) en traduisant surtout puissance et impétuosité. Depuis quelques années, ses œuvres ont fait l’objet de nombreuses expositions aux niveaux national et régional et ont été récompensées de prix. Une grande partie a fait l’objet de publications : citons les recueils de calligraphie « Anthologie des Meilleures Œuvres Calligraphiques depuis 100 Ans » et « Anthologie des plus célèbres Calligraphies Chinoises du XXème siècle». Certaines œuvres ont été acquises par des musées. En 2003, Liu Zuoxiu a été nommé « artiste calligraphe lettré ». Actuellement, il est vice-président de l’Institut des recherches calligraphiques des retraités de la province du Hebei, membre de l’Association des calligraphes du Hebei et membre de l’Association chinoise de calligraphie à la plume. Deux albums ont présenté ses œuvres, publiés en mai 2008 et en avril 2009. Depuis une dizaine d’années, il passe ses vacances estivales en France. Il a pu constater que la calligraphie chinoise, millénaire et très populaire en Chine, demeure peu connue à l’étranger. Dès lors, son plus grand désir s’est porté vers l’introduction à ce grand art auprès du public français. En juillet 2008, il a exposé à la Tour-Saint-Aubin à Angers. Le succès de cette manifestation l’a incité à poursuivre sa démarche. Il expose désormais au Centre culturel de Chine à Paris – lieu idéal pour un artiste chinois qui aspire à présenter un aspect fondamental de la culture de son pays.

N

Source Biographie: Centre Culturel de Chine.

N

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

N

- Centre Culturel de Chine – 1, Boulevard de La Tour Maubourg – 75007 Paris – Tél: 01.53.59.59.20 – Métro: Lignes 8 & 13 – RER C: Invalides - Du 5 au 10 Juillet 2010 - Du Lundi au Samedi de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00 – Entrée libre.

La Canebière des années 30 – Marseille – France

La Canebière des années 30 - Marseille - France dans Photographies de la France d'autrefois belges-old 

Le début de la Canebière du côté du vieux port – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

X-entree-1930 dans Photographies de la France d'autrefois

La Canebière dans les années 1920 – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

X-Byrrh

La Canebière dans les années 1920 – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

can4-old

Angle rue Saint-Férréol et la Canebière  – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

Bourse-old

Le « Grand café glacier » datant de 1866 ( remplacé par Air France en 1962 ) – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

Canebiere1-old

Palais de la Bourse – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

X-Bourse1

Palais de la Bourse – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

X-bourse3-1914

Palais de la Bourse – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

la-bourse-old

Le square du Palais de la Bourse (rebaptisé Alexandre 1er, assassiné à cet endroit, puis Charles de Gaulle) a été inauguré en 1860 Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

X-cafe-riche

« Le café Riche » – La Canebière – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

X-cafe-riche-1918

C’est au niveau du « Café Riche » que se terminait la Canebière en 1928 – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

X-cafe-riche3

La Canebière en 1928 – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

X-Commerce

Le Café du Commerce (Agence Havas à partir de 1931) et le Café Glacier, à l’angle de la rue Canebière et de la rue Paradis – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

X-cannebire-ht

Vue plongeante sur la Canebière -  Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

X-canneb

A gauche, le Phocéac, cinéma apparu en 1940, et futur magasin « Baze » en 1961 -  Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

can3-old

La rue Noailles constituait à l’époque la deuxième actuelle partie de la Canebière -  Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

Canebiere2-old

Rue Noailles – Magasin « les nouvelles galeries » inauguré en 1901 et détruit par un incendie en 1938  – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

X-nlle-galeries

Les Nouvelles Galeries face au Grand Hôtel, dans les années 30 – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

X-nx-bureaux

Les Nouvelles Galeries  – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

can2-old

Les allées de Meilhan forment la troisième partie de l’actuelle Canebière – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

le-francais-old

Cinéma « Le Français » – Allées de Meilhan  – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

mobiles2-old

Perspective sur le monument « des mobiles » – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

mobiles1-old

Le monument des Mobiles, édifié en 1894 en l’honneur des soldats morts pour la Patrie en 1870 – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

Reformes%201%20old

L’église Saint-Vincent de Paul, dite des Réformés a été consacrée en 1888 – Crédit photo: Vieuxmarseille.com

N

N

Historique de la Canebière

N

La Canebière ou anciennement Cannebière (en occitan provençal : la Canebiera selon la norme classique ou la Canebiero selon la norme mistralienne) est une rue du centre de Marseille mesurant 1 000 mètres, qui va des Réformés au Vieux Port et englobe, depuis 1927, la rue Noailles et les allées de Meilhan.

A l’origine, un talweg y collecte les eaux des sources Saint-Bauzile, de Reynier, du Loisir et de la Poussaraque ainsi que les eaux de pluie descendant du plateau Longchamp et de la plaine Saint-Michel. Les eaux se perdent dans les marais qui occupent le bas de la Canebière, entre l’actuel quai des Belges et la place Charles-de-Gaulle.
Dés le Xe siècle, le lieu prend le nom de plan Fourmiguier.

En 1296, le comte de Provence, Charles II obtient de la ville une concession afin d’y installer des chantiers navals. Au XVIIe siècle, le roi Louis XIV ordonne l’extension de la ville, ainsi que l’installation de l’Arsenal des galères. Celui-ci s’installe sur le plan Fourmiguier, les constructeurs déménagent alors sur la rive sud-est du port, les cordiers s’installent sur la rue Corderie.

En 1666,  les remparts sont détruits et la commercialisation des terrains des nouveaux quartiers commence. Nommée initialement rue Saint-Louis par le promoteur du projet, la première mention du nom de Canebière apparaît, le 23 avril 1672, dans une délibération du Conseil tenu par le Bureau des Affaires de l’Agrandissement chargé de vendre les terrains, de dresser et faire exécuter les plans d’urbanisation.

A l’origine, la rue est comprise entre le cours Saint-Louis et l’arsenal des Galères. D’une longueur de 250 mètres pour 11 mètres de large, elle est bordée au sud par le petit Jeu de Mail, version ancienne du jeu de croquet.
Les premières maisons (aujourd’hui détruites) s’élèvent dès 1671 à l’angle de la Canebière et du cours Belsunce.
En 1727, des rangées d’arbres sont plantées transformant la rue en promenade. C’est là que se tiennent les marchés aux fruits et légumes, mais c’est également là qu’est installé le pilori qui sert à exécuter les hautes et basses oeuvres.
Entre 1743 et 1751 sont construits les immeubles compris entre la rue Saint-Ferréol et le cours Saint-Louis. Des commerces de luxe s’installent (parfumeur, librairie, confiseur, etc.)
Des trottoirs sont aménagés en tiercenaux, briques pleines posées sur chant.
En 1785, l’arsenal des galères est désaffecté permettant le prolongement de la Canebière jusqu’au Vieux-Port.
Pendant la révolution, la guillotine est installée à hauteur de la place Charles-de-Gaulle. En 1853, certains des immeubles sont détruits, frappés d’alignement.
En 1854, commence la construction du Palais de la Bourse qui héberge la Chambre de Commerce. Celle-ci, créée en 1599 par les marchands, siégeait jusqu’alors à l’Hôtel de Ville.
En 1857, le Conseil municipal décide que la Canebière aura 30 mètres de large. Les maisons sont démolies et on en reconstruit d’autres dont la majorité subsiste encore aujourd’hui.
De 1857 à 1927, la rue s’appelle Cannebière

La rue de Noailles s’est créée en même temps que la Canebière, en 1666. Située entre le cours Saint-Louis et la porte des remparts, elle est habitée par des grandes familles qui lui donnent ainsi son premier nom, rue des Nobles
Le constructeur de galères, Jean-Baptiste Chabert, y construit un hôtel particulier qu’il loue à Jacques de Noaille, lieutenant des galères. Son nom reste attaché à la rue, à la place qui la prolonge et à la porte des remparts.
En 1859, le conseil municipal vote l’élargissement de la rue qui passe de 8 mètres à 30 mètres. Pour le permettre, les belles demeures des nobles ayant donnés son premier nom à la rue, sont détruites. Néanmoins, la maison sise à l’angle du cours Saint-Louis n’est pas détruite mais seule sa façade est refaite pour être dans l’alignement.
En 1863 sont construits l’hôtel du Louvre et de la Paix, le Grand Hôtel de Noailles et le Grand Hôtel.
Hôtel du Louvre et de la Paix : Ce palace abrite 179 chambres et des salons privés. Il accueille, en autre, Mark Twain en 1867, Camille Flammarion ou l’empereur du Brésil Pedro II. Cet immeuble est occupé, de 1941 à 1977, par la Marine nationale. La façade est ornée de 4 statues qui tiennent chacune dans la main les symboles d’un des quatre continents. Les étages portent les blasons des nations européennes, celui de l’Autriche-Hongrie est détruit pendant la guerre de 1914-1918. La façade, la toiture, l’escalier et au rez-de-chaussée, deux salons : le mess des officiers et la salle de conférence sont classées monuments historiques depuis le 8 juin 1982.
Le Grand Hôtel. Construit sur une partie de l’hôtel particulier que Jean-Baptiste Chabert avait construit et qu’il louait au lieutenant des galères Jacques de Noailles, il est situé à l’angle de la cours Garibaldi. Il accueille nombres de célébrités dont Gandhi en 1931. Charles Trenet y fait ses débuts dans le cabaret de l’hôtel. Fermé dans les années 1990, il est transformé en commissariat central.
le Grand Hôtel de Noailles construit lui aussi sur l’emplacement de l’ancien hôtel de Jean-Baptiste Chabert est devenu le siège d’une banque.

Hors les murs de la ville, les plans d’agrandissement de la ville prévoit une promenade nommée les allées de Meilhan, créée en 1733, elle longe le couvent des religieuses de la pénitence du tiers ordre de Saint-François ou Lyonnaises qui donne son premier nom à la promenade. Avec l’aide de Gabriel Sénac de Meilhan, intendant de Provence, les allées sont terminées an 1775. Elles prennent alors son nom en remerciement.
Lieu de promenade, un kiosque à musique et des guinguettes y sont installés permettant les banquets et réunions politiques.

De nombreuses foires s’y déroulent :

  • de 1839 à 1860, la foire Saint-Lazare, transférée sur la place Saint-Michel (auj. place Jean-Jaurès, dite la Plaine).
  • à partir de 1850, la foire aux herbes et plantes aromatiques, devenue depuis, la foire à l’ail et aux tarraïettes.
  • en 1883, la foire aux santons qui se tenait depuis 1803 sur le cours Saint-Louis se tient pour la première fois sur les allées de Meilhan à l’occasion de Noël.

Dans les allées, se trouve la source de la Poussaraque. Lors de la construction du parking des allées Léon-Gambetta, une chambre de récupération datant du XVIIIe siècle a été mise au jour. Celle-ci recueillait toutes les eaux des sources environnantes (Saint-Bauzile, Reynier, Loisir, Poussaraque) ainsi que les eaux de pluie descendant du plateau Longchamp. Elles étaient conduites à travers un collecteur jusqu’au Grand Puits situé à proximité du Cours Belsunce.

Les Augustins réformés, installés à Marseille depuis 1605, construisent leur couvent dans le quartier Saint-Bauzille en 1611. La chapelle est détruite le 30 novembre 1869, après la construction de l’église Saint-Vincent-de-Paul, dite des Réformés.

Face à l’Église, depuis 1894, se trouve le monument des Mobiles, œuvre du sculpteur Constant Roux et qui commémore les soldats de la garde mobile, corps de réservistes mobilisé par le gouvernement pendant la guerre franco-allemande de 1870.

Les allées de Meilhan seront nommées successivement :

  • Cours des Lyonnaises
  • Allées de Meilhan
  • Champ du Dix-Août, sous la Révolution française
  • Allées de Meilhan, début XIXe siècle
  • Canebière depuis 1927

En 1927, le conseil municipal décide de réunir les trois rues et de leur donner le nom unique de Canebière. Il décide également supprimer le mot rue. La numérotation est modifiée partant désormais du quai des Belges.
Le 9 octobre 1934, face au palais de la Bourse, le roi Alexandre Ier de Yougoslavie et le ministre français des Affaires Etrangères, Louis Barthou, sont victimes d’un attentat commis par un nationaliste macédonien.
Le 28 octobre 1938, l’incendie du magasin Nouvelles Galeries entraîne la mort de 73 personnes. Suite à cet incendie, le maire, Henri Tasso, est destitué ; Marseille est mise sous tutelle et dotée d’un administrateur extraordinaire. Le Corps municipal des sapeurs-pompiers de la ville de Marseille qui n’a pas su maitriser le sinistre est dissout et le bataillon de marins-pompiers est créé, le 29 juillet 1939, pour le remplacer et protéger la ville.

L’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM), la faculté des Sciences économiques et de gestion et la faculté de Droit sont installés sur la Canebière.

Le 30 juin 2007 voit le retour du tramway.

À l’angle de la Canebière, du cours Saint-Louis et du cours Belsunce se trouve le point zéro de Marseille permettant le calcul de la distance de Marseille à Paris, ainsi que le numérotage des immeubles.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

12345...11

Photos Passion |
stella-x-hudgens |
laeticia972et77 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Captures d'écrans de la gui...
| harleyquinn
| Snow et rando en montagne