Hajime Namiki

Hajime Namiki  dans Artistes: Peintres & sculpteurs, etc... NamikiNightScene

   Night Scene - 2005 - Crédit Estampe: © Hajime Namiki~F&R, Fine Arts, Inc

n

NamikiRedTreeCharity dans Artistes: Peintres & sculpteurs, etc...

 Red Tree – 2005 - Crédit Estampe: © Hajime Namiki~F&R, Fine Arts, Inc

n

NamikiTS113

 Tree Scene 113 – 2003 - Crédit Estampe: © Hajime Namiki~F&R, Fine Arts, Inc

n

NamikiDogwood2S

Shirahone Spa, Shinshu – 2001 - Crédit Estampe: © Hajime Namiki~F&R, Fine Arts, Inc

n

NamikiTS116

 Tree Scene 116 – 2004- Crédit Estampe: © Hajime Namiki~F&R, Fine Arts, Inc

n

Namiki%20TS%2098

Tree Scene 98 – 1999 - Crédit Estampe: © Hajime Namiki~F&R, Fine Arts, Inc

n

NamikiTS99Large

Tree Scene 99 – 1999 - Crédit Estampe: © Hajime Namiki~F&R, Fine Arts, Inc 

n

NamikiTS101

Tree Scene 101 - 2000 - Crédit Estampe: © Hajime Namiki~F&R, Fine Arts, Inc

n

 NamikiTS118Large

Tree Scene 118 - 2005 – Crédit Estampe: © Hajime Namiki~F&R, Fine Arts, Inc 

n

NamikiTS21

Tree Scene 21 - 1993 – Crédit Estampe: © Hajime Namiki~F&R, Fine Arts, Inc 

n

n

 .

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

 

 

A lire:

 

5106oL0-s0L._SL500_AA240_

 

” Vivre uniquement le moment présent, se livrer tout entier à la contemplation de la lune, de la neige, de la fleur de cerisier et de la feuille d’érable… ne pas se laisser abattre par la pauvreté… mais dériver comme une calebasse sur la rivière, c’est ce qui s’appelle ukiyo. ” À cette définition du terme ukiyo, par l’écrivain Asai Ryôi (1612-1691), il a suffi d’ajouter le mot image, ” e ” en japonais, pour désigner un nouvel art qui bouleversa la conception de l’espace et du modelé, celui de l’estampe japonaise. C’est cet art apparu durant l’époque d’Edo (1603.1868) que le présent ouvrage révèle en puisant dans le fonds prodigieux de la Bibliothèque nationale de France. Issues de la nouvelle culture civile et populaire qui s’est développée autour de la ville d’Edo, capitale shogunale et ancienne Tôkyô, les estampes des XVIIIe et XIXe siècles illustrent avec une grande expressivité un large éventail de thèmes liés à l’écoulement de la vie terrestre éphémère : le théâtre et le sumo, la beauté féminine, la parodie, la faune, la flore, le paysage… Au fil de ces thèmes les Œuvres des grands maîtres, de Harunobu à Hiroshige, en passant par Utamaro et Hokusai, sont ici reproduites et commentées. Leur modernisme, l’audace de leurs compositions et de leurs formats étonnent À travers leur style d’un raffinement extrême, c’est la vision hédoniste d’une société qui s’exprime, son mode de vie, ses aspirations et jusqu’à ses fantasmes les plus intimes dans les estampes érotiques ou ” images de printemps “.

- Estampes Japonaises, Images d’un monde éphémère par Gisèle Lambert & Jocelyn Bouquillard aux éditions Bibliothèque Nationale de France – 279 pages – 19€

 

 —-

 

51oH-ZaVi5L._SL500_AA240_

 

La cloche du soir à Dôjôji, la vague au large de Tanagawa, pruniers dans la nuit sans lune, promenade parmi les iris, pêcheuses d’abalones, prélude au désir, la belle Kisegawa chez Matsubaya…, l’art de l’ukiyo-e – image du ” monde flottant ” – qui s’épanouit dans le Japon des XVIIIe et XIXe siècles, reflète le style de vie et la culture de la nouvelle bourgeoisie aisée des cités urbaines, à l’ère d’Edo (Tokyo), la capitale shogunale. Théâtre kabuki et acteurs, maisons vertes et courtisanes, maisons de thé et hôtesses, érotisme, paysages, faune, flore et natures mortes inspirent les artistes et les poètes. Les premières estampes monochromes apparaissent dès la fin du XVIIe siècle et cet art connaît son apogée au XVIIIe siècle avec les estampes polychromes ou ” images de brocart ” aux couleurs subtiles, aux fonds micacés, moirés, animés de poudre d’or et d’argent, aux formats audacieux. Une esthétique du plaisir qui engendre un art d’un raffinement extrême, que l’on découvre ici à travers une centaine d’œuvres des plus grands maîtres parmi lesquels Harunobu, Hiroshige, Hokusai, Sharaku, Toyokuni, Utamaro…

- Estampes Japonaises, Mémoires et merveilles de la Bibliothèque nationale de France par Gisèle Lambert aux éditions Bibliothèque Nationale de France - 175 pages – 18

—-

51qeI8tU%2BAL._SL500_AA240_

 

Ce livre est consacré à l’histoire de l’ukiyo-e: sa naissance, son évolution et ses chefs-d’œuvre. Les “images du Monde flottant” (ukiyo-e) sont l’expression esthétique d’une civilisation. L’imaginaire des estampes japonaises décrit avec raffinement et sincérité l’émergence d’une culture urbaine, essentiellement celle de la capitale, Edo – l’actuelle Tokyo -, dont les habitants recouraient aux plaisirs mondains afin d’échapper à la tristesse de la vie quotidienne. Après les artistes des premiers temps de l’ukiyo (Iwasa, Moronubul Andô…), cet ouvrage s’attache à étudier les œuvres d’Utamaro, Hokusai et Hiroshige. Ils sont en effet les artistes majeurs de ce genre graphique qui a marqué l’histoire de l’art du Japon du XVIIe au XIXe siècle.

- Ukiyo-e ou l’estampe japonaise par Francesco Morena aux éditions Citadelles et Mazenod – 239 pages - 52€

—-

61NRYGPSZEL._SL500_AA240_

 

La paix qui régna au japon à l’époque d’Edo engendra de profondes transformations économiques, sociales et culturelles. L’éducation prit une place primordiale, de même que le jeu, dans le développement harmonieux des enfants. Une nouvelle culture vit alors le jour, d’une diversité sans égale sur le plan littéraire et artistique. L’estampe japonaise qui naquit à cette époque et atteignit, dans les décennies qui suivirent, une virtuosité technique inégalée en dehors de l’archipel, retrace fort bien la vie quotidienne des enfants, de la naissance à l’âge adulte. Ludique, pédagogique, toujours attrayante, elle ne cessa d’enchanter le peuple d’Edo avant de conquérir l’Occident. Miroir de la vie quotidienne, elle enchanta petits et grands. Cet art de vivre aujourd’hui révolu, où les enfants occupaient pour la première fois une place de choix, revit sous nos yeux grâce aux estampes kodomo-e, terme désignant l’ensemble des images consacrées et destinées aux enfants. On y trouve aussi bien des représentations de mères avec leur progéniture que des enfants en train de jouer, de se disputer, d’étudier. Plus encore, l’une des étonnantes particularités de ce livre est de présenter des estampes destinées à servir de jouets sous forme de maquettes, de découpages, de jeux de société, etc. Autant d’occasions, pour le lecteur, quel que soit son âge, de faire revivre ces images du passé en jouant avec elles. Par là, c’est à un véritable bouleversement de nos habitudes de lecture que nous invite Brigitte Koyama-Richard, qui transforme le livre en objet ludique.

- Kodomo-e, l’estampe japonaise et l’univers des enfants par Brigitte Koyama-Richard aux éditions Hermann – 115 pages – 25€

Norman Rockwell – Partie 4

Norman Rockwell - Partie 4 dans Artistes: Peintres & sculpteurs, etc... 60800-10

 

Law Student – Crédit Dessin: © Norman Rockwell 

61033-10 dans Artistes: Peintres & sculpteurs, etc...

Marriage License – Crédit Dessin: © Norman Rockwell 

60967-10

On Leave - Crédit Dessin: © Norman Rockwell 

60968-10

Homecoming Marine – Crédit Dessin: © Norman Rockwell 

60965-10

Homecoming G.I – Crédit Dessin: © Norman Rockwell 

60928-10

Willie Gillis at the USO – Crédit Dessin: © Norman Rockwell 

N

009_575-011

First Love – Crédit Dessin: © Norman Rockwell 

N

4691

Sweet Serenade – Crédit Dessin: © Norman Rockwell 

N

10231111A

Pride of Parenthood – Crédit Dessin: © Norman Rockwell 

10231106A

A Boy and his Dog – Crédit Dessin: © Norman Rockwell 

 .

Biographie de Norman Rockwell

N

 180px-Rockwell-Norman-LOC

 

Norman Rockwell, né à New York le 3 février 1894 et mort à Stockbridge (Massachusetts) le 8 novembre 1978, est un peintre et illustrateur américain.

Peintre de la vie américaine, dans un style naturaliste, il est célèbre pour ses couvertures de magazines réalisées pour le Saturday Evening Post.

Enfant, il présente des prédispositions naturelles pour le dessin et entre en 1908 à la Chase School of Fine and Applied Arts. En 1910, il abandonne ses études et entre à l’Art Students League of New York, où il perfectionne sa technique auprès de George Bridgeman et Thomas Fogarty. À seize ans, il illustre son premier livre, Tell me why, Stories, et commence une longue collaboration avec le mouvement des boy-scouts des États-Unis en illustrant la revue Boy’s life.

C’est en 1916 qu’il propose sa première couverture pour le magazine The Saturday Evening Post. Il devient dès lors le peintre de l’Américain moyen et son nom est à jamais identifié à cette revue dont il réalise les plus célèbres illustrations et couvertures jusqu’en 1960. En 1935, il illustre les romans de Mark Twain, Tom Sawyer et Huckleberry Finn. En 1943, il participe à l’effort de guerre en publiant l’affiche The Four Freedoms distribuée dans le monde entier. Dans les année 1950, il est considéré comme le plus populaire des artistes américains et fait les portraits d’Eisenhower, de Kennedy et de Nasser. Il peint son Triple Autoportrait : par une mise en abyme, le peintre se peint en train de se peindre en se regardant dans un miroir. En 1958, il peint The Runaway.

 

 

 009_575-010

Norman Rockwell – Triple Self-Portrait

 

 

Les années 1960 voient le déclin de l’illustration au profit de la photographie et le changement de directeur artistique amène Rockwell à quitter le Saturday Evening Post. À la fin des années 1960, il travaille pour la revue Look et illustre des thèmes plus en relation avec les convulsions politiques du temps. Sa plus célèbre illustration pour Look représente une petite fille noire américaine se rendant à l’école, escortée par des agents fédéraux, en pleine période ségrégationniste. Vers la fin de sa vie, il fera encore des affiches publicitaires et le calendrier des boy-scouts jusqu’en 1976.

L’art de Norman Rockwell se situe dans une période charnière de l’histoire de l’illustration. Il est l’héritier de la tradition américaine du XIXe siècle et tout particulièrement de Howard Pyle, qui en fut l’un des plus importants représentants par ses livres d’aventures et qui l’influenca très profondément. À la suite de Joseph Christian Leyendecker, sa peinture sera représentative d’une nouvelle manière qui s’imposera avec l’essor des magazines illustrés entre les années 1920 et 1950. Il fait la synthèse entre ces deux courants et, par son style précis et méticuleux, il annonce l’hyperréalisme.

Outre Pyle et Leyendecker, Norman Rockwell fut influencé par des maîtres de l’art occidental. Vermeer, Frans Hals, Chardin, pour leurs scènes d’intérieurs, le Meissonier des peintures de genre, le portraitiste John Singer Sargent. On trouve aussi des réminiscences de Winslow Homer dans ses illustrations de Tom Sawyer. Les illustrateurs anglais de l’époque victorienne ont eu aussi une grande influence, tels ceux des ouvrages de Charles Dickens ou de Lewis Carroll, Hablot Knight Browne, Arthur Rackham et John Tenniel.

À son tour, Norman Rockwell influencera nombre d’illustrateurs à travers le monde.

Norman Rockwell a expliqué son travail technique dans deux ouvrages, My Adventures as an Illustrator et Rockwell on Rockwell : how I make a picture. Il commençait par choisir son sujet, dont il faisait plusieurs esquisses et croquis pour élaborer l’idée de départ, puis il réalisait un dessin au fusain très précis au format identique à celui de la toile définitive. Il reportait ce dessin sur la toile et commençait la peinture proprement dite. Il peignait à la peinture à l’huile très diluée à l’essence, chaque couche était recouverte de vernis à retoucher, ce qui aura des conséquences néfastes pour la conservation de certaines de ses toiles, le vernis jaunissant de manière irrémédiable.

À partir des années 1930, Rockwell ajoute un nouvel auxiliaire à son travail, la photographie, ce qui lui permet de travailler avec ses modèles sans leur imposer des temps de pose trop longs. Le procédé aura une influence sur son œuvre en orientant sa peinture vers le photoréalisme.

Le style de Norman Rockwell a été qualifié de storyteller (narratif). Comme illustrateur, il faisait en sorte que ses œuvres soient en parfaite correspondance avec les textes qu’il illustrait (c’est le cas de Tom Sawyer). Pour ses couvertures de magazines, chaque détail avait un rôle dans la narration de la scène. Son travail a évolué d’un naturalisme hérité du XIXe siècle à une peinture plus réaliste et précise dans sa période la plus prolifique. Il use aussi de la caricature pour accentuer le caractère comique de certaines situations.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

 

Voir aussi:

- Norman Rockwell – Partie 1.

- Norman Rockwell – Partie 2.

- Norman Rockwell – Partie 3.

 

A regarder:

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Image de prévisualisation YouTube

 

A lire:

 

517W2VC9RNL._BO2,204,203,200_PIsitb-sticker-arrow-click,TopRight,35,-76_AA240_SH20_OU08_

 

Le Normand Rockwell était un artiste autant prolifique que doué. En plus de beaucoup de ses peintures, il a créé plus de 500 couvertures de magazine et des milliers d’illustrations commerciales. Dans ce volume, un des fils de Rockwell a soigneusement passé en revue l’énormecollection de son père et a choisi ses représentations préférées pour chaque décennie. Beaucoup de pièces viennent de la collection privée familiale et sont publiées ici pour la première fois; cependant, quelques bests-sellers sont représentés, comme le triple auto-portrait… Beaucoup d’images ont été reproduites à partie des originaux donc les détails et la texture sont de grande qualité.

- The Best Of Norman Rockwell par Tom Rockwell ( En tant que compilateur) aux éditions Courage Books,U.S ( En Langue Anglaise ) – 176 pages – 18€

—-

51lJ4E11wkL._SL500_AA240_

N

Cet album grandeur nature de couvertures du Saturday Evening Post capture les événements quotidiens et les moments historiques de l’histoire américaine.

- Norman Rockwell: 332 Magazine Covers par Christopher Finch aux éditions Abbeville Press Inc.,U.S ( En langue Anglaise ) – 376 pages – 8€

—-

51TK5X0CC9L._SL500_AA240_

N

- Norman Rockwell: 1894-1978 America’s Most Beloved Painter par Karal Ann Marling aux éditions Taschen – 96 pages – 7€

Gustave le Gray

Gustave le Gray dans Photographie: Grands Photographes 2fc4dce6a3044731-grand-flotte-francaise-rade-brest-gray-gustave

Flotte française en rade de Brest – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

N

b533475bc1b5c0b6-grand-remorque-large-gray-gustave dans Photographie: Grands Photographes

Remorque au large  – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

N

08be31b92b67d446-grand-marine-gray-gustave

Marine  sans ciel, un bateau  – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

N

f797dad1126dd2de-grand-marine-gray-gustave

Marine – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

N

dce02fb95f0cbbae-grand-brick-clair-lune-gray-gustave

Le Brick au clair de lune – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

N

245b6a841a36cd71-grand-vapeur-gray-gustave

le vapeur – Le Havre – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

N

09cc2fb07bd28dc1-grand-marine-grande-vague-sete-gray-gustave

Marine, la Grande Vague, Sète – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

N

3c912a314655ed22-grand-vague-brisee-sete-gray-gustave

La Vague brisée, Sète - Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

N

f06059c27e7442a5-grand-marine-soleil-couronne-soleil-couchant-gray-gustave

Marine. « le Soleil couronné », soleil couchant – Crédit photo: © Gustave le Gray – Statut Domaine Public

 

 

Biographie de Gustave le Gray

N

Gustave Le Gray (30 août 1820 – 29 juillet 1884) est un photographe français. Inventeur et artiste, il se distingue par sa maîtrise de la technique photographique, au niveau de la composition comme au niveau de la lumière.

D’abord destiné à devenir clerc de notaire, Gustave Le Gray réussit à convaincre sa famille que son avenir est dans la peinture. En 1842, il suit l’enseignement de Paul Delaroche à l’École des beaux-arts, il y rencontre ses amis Henri Le Secq, Charles Nègre et Jean-Léon Gérôme. Dès 1843 Paul Delaroche est contraint de fermer son atelier, sa décision de partir en Italie influence ses élèves. Le Gray, puis Gérôme et Le Secq s’y retrouvent.

Bien que Le Gray ait continué à peindre (il expose aux salons de 1848 et 1853), ses tableaux n’ont pas retenu l’attention. C’est en effet dans la photographie que sa réputation s’établit et qu’il reçoit ses premières commandes.

En 1850, il met au point le négatif sur verre au collodion humide (qui sera perfectionné par Frederick Scott Archer), puis, l’année suivante, le négatif sur papier ciré sec.

1851 est une date charnière pour la photographie et pour Gustave Le Gray. Il est membre fondateur de la Société héliographique (qui deviendra ensuite la Société française de photographie). Il est parallèlement un des cinq photographes sélectionnés par la commission des monuments historiques, pour accomplir ce qui sera nommée la Mission héliographique (Le Gray, Edouard Baldus, Mestral, Henri Le Secq, Hippolyte Bayard). Cette mission a pour but le recensement des monuments du territoire national, et lui offre l’occasion d’expérimenter à grande échelle ses nouveaux procédés et de prouver sa virtuosité en prenant jusqu’à 30 clichés en un seul jour. Le Gray, Mestral et Le Secq utiliseront le négatif papier ciré, Baldus le négatif papier gélatine et Bayard le négatif verre albuminé. Le Gray et Mestral, élève de ce dernier, effectueront d’ailleurs le voyage ensemble.

Ses œuvres les plus célèbres datent de 1856 à 1858. Sur les côtes normande, méditerranéenne et bretonne, il réalise une série de Marines d’une grande beauté. Il utilise la technique des ciels rapportés pour donner au paysage l’intensité dramatique qu’il souhaite. À cette époque, il était difficile, à cause des différences de luminosité, de reproduire simultanément ciel et paysage. Le Gray contourne ce problème en réalisant des tirages en deux temps, à l’aide de deux négatifs (l’un pour le paysage, l’autre ensuite pour le ciel, d’où le terme de ciel rapporté).

 cette époque, il est alors un portraitiste reconnu, et devient progressivement le photographe officiel de la famille impériale. Pour Napoléon III, la photographie devient un moyen rapide de diffuser l’image d’un souverain moderne. Gustave Le Gray est notamment invité au camp de Châlons-sur-Marne dont il tire un reportage dans lequel il parvient à concilier son sujet à une composition travaillée. L’un des 10 albums de photographies réalisés en 1857 a été vendu 696 730 euros en 2007.

Mais les créanciers de Le Gray s’impatientent des retombées financières attendues de ses succès et celui-ci doit fermer son atelier en 1860, victime de sa gestion approximative.
C’est le moment que choisit Alexandre Dumas pour réaliser son rêve de voyage en Orient. Gustave Le Gray saute sur l’occasion en embarquant avec l’écrivain. À peine le voyage commencé, la prise de Palerme par Giuseppe Garibaldi décide Dumas à rejoindre les révolutionnaires et offre à Le Gray l’occasion d’illustrer les désastres provoqués par les bombardements de l’armée sicilienne. Les photos montrent une ville sans vie, devenue silencieuse. La photo de Garibaldi en révolutionnaire romantique fera rapidement le tour de l’Europe.
Le voyage reprend mais à Malte, Dumas se débarrasse de ses compagnons de voyage dont Le Gray. Sans revenus, ils proposent leurs services au Monde illustré qui les envoie en Syrie pour suivre un détachement de l’armée française.
Le Gray, blessé, profite de sa convalescence pour s’installer un atelier.

En 1861, il rejoint Alexandrie (photographies d’Henri d’Artois ainsi que du futur Édouard VII du Royaume-Uni) d’où il écrit à Nadar et envoie encore des photos mais à Paris, ce sont surtout ses créanciers et une femme dont il est bien content d’être éloigné qui entretiennent son souvenir.

En 1864, il quitte un peu plus l’Europe en s’installant au Caire où il vit de cours de dessins et de la protection d’Ismaïl Pacha. Au cours des vingt dernières années de sa vie, il continue à photographier. En 1867, à l’occasion de l’exposition universelle, il envoie des photographies dans l’indifférence générale. À sa mort en 1884, ses œuvres sont dispersées par son fils ; de nombreuses photos n’ont pas encore été retrouvées.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

A lire aussi:

 51B7QPTYVRL._SL500_AA240_

Redécouvert par les spécialistes depuis une trentaine d’années, Le Gray demeurait encore ignoré du grand public jusqu’à la vente, en 1999, de la collection d’André et Marie-Thérèse Jammes, où sa marine Grande Vague (1857), atteignant une enchère record, fit de lui le photographe le plus coté sur le marché.
Cette reconstitution inédite et magistrale de son ?uvre, sur l’initiative de la BNF, est le fruit d’un travail de plusieurs années dans les collections publiques et privées du monde entier ; elle donne la mesure de la contribution capitale de cet artiste à l’histoire de la photographie et donc à l’histoire de l’art du XIXe siècle. Gustave Le Gray se forme d’abord à la peinture. Elève de Paul Delaroche, il le suit à Rome en 1843.
A peine arrivé, il épouse la fille de sa logeuse, Palmira Leonardi, une beauté classique qui lui donnera de nombreux enfants mais le rendra malheureux. Son retour à Paris en 1847 voit ses débuts dans la photographie, qui suscite alors la curiosité de l’élite intellectuelle et artistique. Passionné par la chimie, il expérimente et met au point le négatif sur verre au collodion en 1850 et le négatif sur papier ciré sec en 1851.
De nombreux élèves, savants, peintres, écrivains, se pressent bientôt dans son atelier-laboratoire de Montmartre. Les commandes affluent : portraits, dont celui du futur Napoléon III, reproductions de tableaux pour Ingres ou Ary Scheffer, inventaire des monuments en péril dans le cadre de la Mission héliographique, en 1851. Il sillonne aussi la forêt de Fontainebleau en compagnie des premiers peintres de Barbizon.
En 1855, Le Gray s’installe dans un luxueux atelier du boulevard des Capucines. Là, de 1856 à 1859, il réalise ses ?uvres les plus magistrales. Portraits, bien sûr : l’aristocratie et le monde politique défilent chez lui. Commandes pour l’empereur : Le Gray fixe notamment les images de l’inauguration du camp militaire de Châlons-sur-Marne. ?uvre personnelle également : vues de Fontainebleau, marines prises sur les côtes de Bretagne, Normandie, Méditerranée, nus, vues de Paris.
Les marines connaissent un succès retentissant en France et en Angleterre, le nom de Le Gray est partout. Brusque revirement de situation : à cause de sa mauvaise gestion financière, il doit abandonner son atelier. En mai 1860, Alexandre Dumas l’embarque avec lui en Méditerranée sur sa goélette l’Emma : à Palerme, où, en pleine insurrection, Dumas retrouve Garibaldi, Le Gray photographie ruines et barricades.
L’aventure se poursuit à Malte, Beyrouth, Baalbek… En 1861 on le retrouve à Alexandrie faisant le portrait des voyageurs de marque comme le comte de Chambord ou le prince de Galles. Bientôt installé au Caire dans une maison arabe du XVIIIe siècle, il reçoit des commandes du vice-roi et devient professeur de dessin à l’Ecole militaire. Il meurt en 1884 dans la pauvreté, avec à ses côtés une jeune Grecque de vingt ans qui vient de lui donner un fils.
Ses photographies sont éblouissantes de maîtrise technique, d’équilibre, de finesse du détail et de richesse chromatique. Nourries de références picturales, elles rappellent Paul Delaroche, Caspar David Friedrich, Raffer, Ingres, les lithographes romantiques, la peinture d’histoire, mais elles préfigurent également des thèmes nouveaux – qu’on retrouvera sous le pinceau de Monet ou Courbet.

- Gustave le Gray 1820-1884 par Sylvie Aubenas aux éditions Gallimard – 400 pages - 70€

Izis – Partie 2

Izis - Partie 2 dans Photographie: Grands Photographes pigeons_izis.1218578901 

Sans titre - Crédit photo: © Izis

N

izis dans Photographie: Grands Photographes

Port de Passy, Paris - Crédit photo: © Izis

N

izis-israel-bidermanas-the-rabbit-seller1

 Le vendeur de Lapins - Crédit photo: © Izis  

N

7

 Parade pour la femme crocodile, Foire du trône, Paris – 1959 - Crédit photo: © Izis  

N

izistambour

 Sans titre - Crédit photo: © Izis

N

autotampon-Izis

 Auto-Tamponneuses - Crédit photo: © Izis

N

chien.grelot

 Chien au grelot, Boulevard Poissonnière, Paris – 1957 - Crédit photo: © Izis

N

fen%eatre

 Sans titre - Crédit photo: © Izis

N

neige

 Paris sous la Neige - Crédit photo: © Izis

N

feudartifice

 Feu d’artifice - Crédit photo: © Izis

 

 

 

Biographie d’Izis

.

Né à Marijampole en Lituanie en 1911, Izis, de son vrai nom, Israëlis Bidermanas est un photographe français. Il est mort à Paris en 1980.
Immigré à Paris en 1930, dans le but de fuir les persécutions antisémites et avec le désir de devenir peintre, il est à partir de 1933, responsable d’un studio de photographie traditionnelle dans le 13e arrondissement. Réfugié à Ambazac dans le Limousin pendant la guerre, arrêté et torturé par les nazis, libéré par la Résistance, il prend les armes et photographie ses compagnons du maquis, dont le colonel Georges Guingouin. Le poète résistant et journaliste Robert Giraud sera le premier a parler d’Izis dans l’hebdomadaire Unir, issu de la Résistance.

Après la guerre, revenu à Paris, il se lie d’amitié avec Jacques Prévert et les artistes de son époque, peintres ou poètes. Pigiste pour “Regards” hebdomadaire du Parti communiste, il devient reporter pour Paris Match, il donne à cet hebdomadaire de nombreuses images, de Grace Kelly aux mineurs de Montceau-les-Mines, de Roland Petit à la Casbah d’Alger, mais aussi Jean Cocteau, Colette, Gina Lollobrigida, Édith Piaf, Orson Welles, Arman… Il a fait des reportages en Israël, en Angleterre, au Portugal et en Algérie…

Izis fréquentait Jacques Prévert qui l’a décrit comme un “colporteur d’images”, Aragon, Vercors, et de nombreux artistes. Comme Marc Chagall. Ses photographies ont fait l’objet d’expositions : au Museum of Modern Art (Musée d’Art moderne de New-York), le MOMA en 1951 par exemple.

.

Bien à Vous,

Saint-Sulpice

.

Voir aussi:

.

- Izis – Partie 1.

.

A Lire:

.

9782850189302

N

À travers 100 photographies sélectionnées dans les archives de Paris Match, ce livre rend hommage à un photographe aussi discret que talentueux. Né en 1911 en Lituanie, Izis, de son vrai nom Israël Bidermanas, est l’une des figures éminentes de la photographie des années 1950 et 1960. Entré en 1949 comme reporter à Paris Match, il y restera près de 20 ans. Le photographe réalisa pour le magazine de célèbres portraits d’artistes (Colette, Marcel Aymé, Cocteau, Orson Welles, Gina Lollobrigida, Arman…) mais aussi de nombreux reportages marquants (La casbah d’Alger en 1953, l’inondation de la mine de l’Etançon, la semaine sainte à Séville…) restés pour la plupart inédits jusqu’à aujourd’hui.
À l’occasion de son 10e anniversaire, la Maison de la photographie Robert Doisneau propose donc de découvrir ou de redécouvrir les plus belles photographies de cet artiste ami de Doisneau, Brassaï et Cartier-Bresson.

- Izis par un “collectif” aux éditions Filipacchi - 22€

N
 

9782081228252

 

Hommage à ce photographe méconnu qui donne une image poétique du Paris populaire : les rues et les quais de la Seine, les enfants et les amoureux, les fêtes foraines et les gens du cirque, les ouvriers et les vendeurs de muguet, etc. Membre éminent du mouvement « humaniste », Izis est en 1951 l’un des « Five French Photographers » exposés au Museum of Modern Art de New York avec Brassaï, Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau et Willy Ronis.Izis, Paris des rêves présente toute la palette de celui qui fut à la fois artiste et reporter, grand portraitiste et flâneur aux aguets. De la série fondatrice des Maquisards à ses rencontres avec Colette ou Chagall, de son oeuvre parisienne - qui fait l’éloge du rêve et de la lenteur au coeur de sa ville d’adoption - à ses voyages à Londres ou en Israël, cet ouvrage révèle la diversité, l’originalité et la modernité de son travail.- Izis, Paris des Rêves aux éditions Flammarion – 200 pages - 35€

N

41XeTeqK2AL._SL500_AA240_

La puissance des photos sur Londres d’Izis pour Paris Match et le Choc des commentaires de la plume de Jacques Prévert.
 

- Charmes de Londres par Izis & Jacques prévert aux éditions du Cherche Midi – 143 pages – 30€

N

51kAIPSymeL._SL500_AA240_

 

- Grand bal du printemps par Izis & Jacques prévert aux éditions du Cherche Midi – 153 pages – 30€

1...45678...46

Photos Passion |
stella-x-hudgens |
laeticia972et77 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Captures d'écrans de la gui...
| harleyquinn
| Snow et rando en montagne