Le mont Athos et l’Empire byzantin, trésors de la Sainte Montagne – Petit Palais – Paris

Le mont Athos et l'Empire byzantin, trésors de la Sainte Montagne - Petit Palais - Paris dans EXPOSITIONS mont_athos1

 

  

Pour visiter le mont Athos, cette péninsule qui s’avance dans la mer Égée, il faut être muni d’un visa de l’État grec et d’un second, décerné par les moines orthodoxes locaux. La frontière se trouve au port d’Ouranopolis, nom qui signifie «porte du ciel». Au-delà, seuls les pèlerins et les spécialistes d’art byzantin sont les bienvenus. Les femmes ne sont pas admises. Cette rigueur a traversé les âges. Toutefois, c’est à Raphaëlle Ziadé, une jeune et jolie commissaire, qu’a été confié le soin d’organiser au Petit Palais l’exposition relative aux trésors historiques du mont Athos, classé Patrimoine mondial de l’humanité par Unesco.

 

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Cent quatre-trois œuvres sont présentées, qui proviennent de neuf des vingt monastères de l’enclave. De précieux psautiers et archives, souvent enluminés, qui rappellent les règles et privilèges, les premiers remontant à la création du do­maine par l’empereur, en 883 après Jésus-Christ. Et ­surtout des icônes (dont deux Vierges à l’Enfant du XIVe siècle n’ayant rien à envier à la première Renaissance italienne), des iconostases incrustées d’ivoires d’Afrique et d’Asie, des architraves rappelant les douze fêtes orthodoxes, des vestiges de fresques aux couleurs suaves (notamment Pierre et Paul s’embrassant pour symboliser l’union des Églises d’Orient et d’Occident), d’étonnantes micromosaïques, d’exceptionnels lutrins en bois ciselé, des voiles de soie brodée représentant le Christ mort, des calices mêlant le jaspe antique aux montures vénitiennes d’argent et d’or, des croix d’or et des encensoirs qui sont autant de merveilles d’orfèvrerie.

 

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«Tous ces chefs-d’œuvre n’étaient jamais sortis de leurs réserves, explique Raphaëlle Ziadé. Le Petit Palais peut en bénéficier, car il conserve la plus grande collection d’icônes en France depuis un don de 1988. Outre que les pièces sont rarissimes, chacune est toujours “vivante” : elles peuvent du jour au lendemain être réintégrées dans le culte.»

 

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Autres preuves de la vivacité de l’art byzantin : du 3 au 6 juin, un moine peindra une icône devant le public du Petit Palais, et Sa Sainteté le Patriarche œcuménique, Bartholomée Ier, était présent, jeudi dernier, lors du vernissage. Il a sans doute prié pour Athanase. C’est cet aristocrate, enseignant à Constantinople et proche de l’empereur, qui, poussé par la crise iconoclaste, a fondé la Sainte Montagne. Il fut sanctifié pour cela. Sur place, il avait fédéré non sans mal les premiers ermites, prônant le mode de vie cénobitique. Dans l’exposition, on peut d’ailleurs repérer dans certaines peintures sur bois des sty­lites (solitaires vivant au sommet de colonnes) et autres dendrites (reclus dans les arbres).

 

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À l’intérieur des enceintes fortifiées des monastères, souvent haut perchés (le mont Athos culmine à 2 030 m), les anciens anachorètes avaient vite afflué. Ils rejoignaient le flot des autres ­moines, principalement venus de Géorgie et des pays slaves pour traduire les textes grecs et assurer la diffusion du Message par leurs copies. «La copie était alors une activité noble, un art de vivre. La soixantaine de manuscrits présentée ici ne donne qu’une petite idée de ce que pouvait être la production au Moyen Âge», précise Raphaëlle Ziadé.

 

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Certes, le mont Athos s’est trouvé maintes fois envahi, pillé, incendié. Cela dès les Croisés, en 1206, et jusqu’aux scientifiques européens du XIXe siècle. Paradoxalement, l’Empire ottoman s’est montré plutôt tolérant. Mais l’enclave s’est toujours régénérée. Aujourd’hui encore, 1 800 moines, de toutes nationalités, y demeurent.

 

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Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

«Le mont Athos et l’Empire byzantin, trésors de la Sainte Montagne» – Jusqu’au 5 juillet 2009 - Petit Palais ~ Musée des Beaux Arts de la Ville de Paris – Avenue Winston Churchill – 75008 Paris – Tel : 01.53.43.40.00 – www.petitpalais.paris.fr
Accessible aux personnes handicapées – Tarifs: Accès gratuit aux collections permanentes, Entrée payante pour les expositions temporaires : adulte 9€ ; réduit 7€ ; demi-tarif 4,50€, Billet couplé avec l’exposition Blake 13 € - Horaires
Ouvert tous les jours de 10h à 18h (sauf les lundis et jours fériés) Nocturne le jeudi jusqu’à 20 h, uniquement pendant les expositions temporaires – Transports : Métro : lignes 1 et 13, station Champs-Elysées Clémenceau / RER : ligne C, station Invalides ; ligne A, station Charles de Gaulle – Etoile / Bus : 28, 42, 72, 73,83, 93.

 


Icônes Russes – Partie 2

Icônes Russes - Partie 2

Icône russe :Trinité Rublëv , XV s.

Icône de la Sainte Face

Icône de la Pentecôte

Icône de la Crucifixion

Icône de la transfiguration

Mère de Dieu de Tendresse – Crédit icône: © Celine Magnan

Pour en savoir plus sur cette talentueuse iconographe: Céline Magnan

Vierge à l’enfant

 

Icônes

Le mot icône, du grec eikôn, veut dire image. L’icône est une image du Christ, de la Mère de Dieu ou d’un Saint, vouée à la vénération des fidèles.

Elle s’enracine dans les Écritures et participe, à sa manière, à la Révélation : sur les icônes, l’Église “montre” le Christ, non comme une homme ordinaire, mais comme le “Dieu-Homme” dans sa gloire. “Ecriture” – plus que peinture – elle est le signe d’une présence rayonnant vers les fidèles, elle les enseigne dans la contemplation.

Les premières icônes ont été peintes dès le début de l’ère chrétienne (ex. au Mont Sinaï, 4 ème siècle). Leur culte très prospère dans l’empire byzantin, s’est répandu dans tout le bassin méditerranéen. L’Histoire mentionne la crise iconoclaste ou querelle des Images ( de 726 à 843) qui a suscité beaucoup de violence et de persécutions au sein de l’Église byzantine et qui prit fin grâce au Concile œcuménique de 787, légitimant le culte des Images. Une expansion intense se produisit ensuite en Russie, avec des écoles de peinture d’icônes très célèbres (Novgorod, Kiev, Vladimir, …).

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

- Icônes Russes – Partie 1.

 Ainsi que:

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A lire aussi:

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Le célèbre spécialiste de l’art russe Viktor Lazarev décrit la naissance de la peinture sur bois en Russie, analyse la technique et l’esthétique de l’icône et présente l’art des grands maîtres et le style des différentes écoles, du XIe au XVIe siècle. Spécialiste incontesté de la peinture, en particulier de l’art byzantin et des maîtres italiens, Lazarev voit dans l’icône un art majeur, d’une portée universelle. Son texte est accompagné de plus de 300 illustrations en couleur, de notices iconographiques détaillées et d’une bibliographie quasi exhaustive. Cet ouvrage est l’instrument de travail indispensable à l’étude de l’art russe. Grâce aux notices explicatives situées en fin d’ouvrage, il est également accessible à un public non initié à l’histoire de l’art.

- Icônes, l’Art Russe par Viktor Nikitic Lazarev aux éditiosn Thalia – 403 pages - 59€

Icônes Russes – Partie 1

 Icônes Russes - Partie 1

Icône russe :Vierge du signe

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Icône russe Mére de Dieu « Igorevskaja »

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Icônes Russes -Saint Pierre et Saint Paul

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Nativité de Jésus

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Vierge de Vladimir ( XII s.)

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Mère de la Tendresse I

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Mère de la tendresse II

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Notre-dame de Vladimir ( XII s. )-détail

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Icône du Rédempteur

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icônes

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 Le mot icône, du grec eikôn, veut dire image. L’icône est une image du Christ, de la Mère de Dieu ou d’un Saint, vouée à la vénération des fidèles.

Elle s’enracine dans les Écritures et participe, à sa manière, à la Révélation : sur les icônes, l’Église “montre” le Christ, non comme une homme ordinaire, mais comme le “Dieu-Homme” dans sa gloire. “Ecriture” – plus que peinture – elle est le signe d’une présence rayonnant vers les fidèles, elle les enseigne dans la contemplation.

Les premières icônes ont été peintes dès le début de l’ère chrétienne (ex. au Mont Sinaï, 4 ème siècle). Leur culte très prospère dans l’empire byzantin, s’est répandu dans tout le bassin méditerranéen. L’Histoire mentionne la crise iconoclaste ou querelle des Images ( de 726 à 843) qui a suscité beaucoup de violence et de persécutions au sein de l’Église byzantine et qui prit fin grâce au Concile œcuménique de 787, légitimant le culte des Images. Une expansion intense se produisit ensuite en Russie, avec des écoles de peinture d’icônes très célèbres (Novgorod, Kiev, Vladimir, …).

 

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Voir aussi:

 -  Icônes Russes – Partie 2 ( Double-Cliquez sur le lien )

 

 Ainsi que:

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A lire aussi:

 

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- Icônes, l’Art Russe par Viktor Nikitic Lazarev aux éditiosn Thalia – 403 pages – 59€

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