Exposition Méliès – Cinémathèque Française – Paris

Exposition Méliès - Cinémathèque Française - Paris dans EXPOSITIONS 8448

 

Sur 300m3, l’exposition Méliès est un parcours qui s’articule autour de trois étapes. La première intitulée « Magie est cinématographe » est consacrée au monde magique de l’illusionniste Robert Houdin et à la découverte du cinématographe. Sont exposés des accessoires, costumes, automates, premiers appareils photographiques et premiers films. Dans un deuxième espace, le Studio Méliès de Montreuil révèle ses mystères. Grâce à une reconstitution 3D interactive , il est possible d’explorer virtuellement la maquette du Studio qui avait été réalisé spécifiquement pour la prise de vues cinématographique.

 

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La troisième partie de l’exposition s’intéresse au monde fantastique de Méliès. Affiches de films, programmes, pièces d’archives, dessins, costumes et projections pour se plonger dans l’univers du magicien du cinéma.

 

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L’Homme Orchestre,  Titre d’un de ses films, L’Homme-Orchestre définit parfaitement celui qui maîtrisait la production de son œuvre cinématographique, de la conception du film jusqu’à la vente des copies. Né en 1861, Georges Méliès fut d’abord dessinateur, caricaturiste, peintre puis propriétaire du théâtre Robert-Houdin à Paris. Une salle spécialisée dans la prestidigitation.

 

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Lorsque les frères Lumière présentent leurs premiers travaux, il s’enthousiasme, achète un projecteur, fait construire une caméra et installe dans sa propriété de Montreuil le premier studio vitré conçu pour le cinéma. Producteur, scénariste, décorateur, metteur en scène et acteur, Georges Méliès est également un technicien de génie. Il invente tous les trucages : caches, fondus enchaînés, accélérés, surimpression, substitution.

 

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Après le succès de son film « Voyage dans la lune » en 1902, il crée des succursales un peu partout. Alors que les frères Lumière proposent un « cinéma-vérité », Méliès ouvre les portes du rêve et de la magie.

 

 

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Malheureusement, sa maison de production (Star-Film) ne peut lutter contre Pathé, Eclair et Gaumont. Il fait faillite en 1914.

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Cinémathèque Française – 51, Rue de Bercy – 75012 Paris - Jusqu’au 30 Juin 2009 - Métro Bercy ( Lignes 6 & 14 ), Bus 26 – 64 & 87 – Tarifs: Plein 5€, Réduit 4€, -12 ans 2.50€ ( Entrée libre le Dimanche de 10 à 13h00)
 

Portraits d’antan

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« La Reine de Mohély » – 1863 – Désiré Charnay

La mission française s’achève en octobre 1863 dans l’île de Mohéli. La jeune reine Jumbe-Souli, de confession musulmane, reçoit la délégation dans ses appartements. Elle se présente à ses hôtes en compagnie de sa vieille nourrice et d’une confidente ; derrière elle, un simple voile tendu masque sa chambre à coucher. Charnay immortalise par cette admirable composition l’entrevue avec la reine, dont le regard dégage un « doux éclat mélancolique ».

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Nouvelle Calédonie. « Canaque de St-Vincent. Côte Sud-Ouest » – 1871 – Ernest Robin

En 1866, Ernest Robin débarque à Nouméa dans l’intention de créer un studio photographique. Dès les premiers mois de son arrivée, il manifeste de l’intérêt pour les populations autochtones et réalise bientôt ses premiers reportages photographiques. Il embarque sur des navires qui font le cabotage de port en port et peut ainsi en peu de temps connaître les principales tribus côtières.

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Nouvelle Calédonie. « Indigènes de la tribu de Néfoué. Canala. Côte Est » – 1874 – Ernest Robin

Ernest Robin n’hésite pas à s’aventurer dans des villages à l’écart, rarement visités par les Blancs ; il s’y fait le familier de ces populations, qui acceptent assez volontiers de poser pour la photographie. Comme le souligne un légendage géographique précis, Robin tient à montrer les différentes tribus canaques qu’il a visitées du Nord au Sud de l’île. Des quinze années passées en Nouvelle-Calédonie, il rapporte un ensemble de clichés qui constitue un reportage ethnologique d’un grand intérêt.

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« Le Khalifa de la tribu des Chaanba Mouadhi » – 1888-1889 – Victor Deporter

Deporter décrit avec précision l’organisation et la vie de la tribu des Chaanba, fière mais isolée au milieu d’un territoire immense et exposée à l’hostilité des tribus environnantes parmi lesquelles les Touareg. Dans la conviction qu’il a de la nécessité de créer un poste militaire permanent à El Goléa, préalable au renforcement de la présence française dans cette région, il considère les contacts avec les chefs chaanba comme primordiaux.

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« Cavalier du Makhzen d’El Goléa » – 1888-1889 – Victor Deporter

Propriétaires des jardins et du ksar d’El Goléa, les Chaanba Mouadhi passent les mois les plus chauds de l’année dans l’oasis avant de reprendre le reste du temps leur vie nomade, qu’ils n’abandonneraient pour rien au monde. Cavaliers endurants, rompus à la vie rude du désert, chasseurs de gazelles et de mouflons, ces fins connaisseurs du Sahara sont les guides indispensables pour la connaissance de l’Extrême Sud algérien.

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« Griot de Sénoudébou » – 1882 – Pierre Delanneau

Le capitaine de cavalerie Pierre-Léon Delanneau (1846-1913) participe aux trois missions menées par le lieutenant-colonel Borgnis-Desbordes au Soudan entre 1880 et 1883. Cet officier, chargé en 1882 du relevé cartographique de plusieurs itinéraires suivis dans le haut bassin du Sénégal, pratique par ailleurs fort bien la photographie et rapporte un ensemble de clichés pour le ministère de la Marine et des Colonies, qui les transmet en 1883 à la Société de géographie.

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« Indigènes du Bambouk » – 1882 – Pierre Delanneau

Dans leur avancée vers le fleuve Niger, les expéditions françaises sont confrontées à la diversité ethnique de ces régions, sur laquelle ils vont bientôt s’appuyer pour assurer leur pénétration au Soudan. Delanneau réalise plusieurs portraits d’ambassadeurs ou de chefs locaux mais il photographie aussi les habitants des villages. Souvent sont indiqués le « type ethnique » ou la région d’origine et parfois la profession, griot, pasteur, guerrier, chasseur.

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 « Olphu Séga interprète toucouleur et ses sœurs » – 1882 – Pierre Delanneau

La nécessité de disposer d’interprètes est vitale et se retrouve dans les photographies prises par Delanneau : Mamadou Alpha, interprète maure, Abdoulaye Diack, interprète peul. Olphu Séga, l’interprète du poste de Bakel, un temps au service des Français, participera à la résistance toucouleur et sera fusillé en 1886.

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« Femmes de Sénoudébou » – 1882 – Pierre Delanneau

Sénoudébou, localité du Bondou, un petit pays au sud du fleuve Sénégal, est choisi par les Français pour l’édification d’un fort dans la vallée de la Falémé. Delanneau, qui a cartographié la route de Khayes à Bakel par Sénoudébou, connaît bien cette région. Ses photographies des habitants témoignent d’un réel soin dans les prises de vues. Plusieurs, réinterprétées en gravure, ont été reproduites dans l’ouvrage Les Pionniers du Soudan, de Jacques Méniaud, en 1931.

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Mirza et son batcha – 1882 – Henri Moser

Grâce à la bienveillance du gouverneur russe du Turkestan, le général Tchernaieff, Henri Moser peut se rendre en 1882 à Tachkent puis à Boukhara. Discrètement surveillé par l’espion officiel de l’émir de Boukhara, Mirza-Ichane-Hakim, Moser est convié à des spectacles organisés pour délasser les voyageurs, orchestres, ballets, clowns et batcha. Tout homme de condition se doit d’avoir un batcha : « C’est généralement un garçon de neuf à dix-huit ans, efféminé, parfois vraiment beau, caractérisé par deux longues mèches de cheveux qui s’échappent de dessous son bonnet ; il chante, il improvise même et avant tout il danse. »

Bien à vous,

Saint-Sulpice

François Rousseau – Du 4 Février au 5 Avril 2009 – MEP – Paris

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Photographe de mode et de publicité, François Rousseau s’est inspiré du roman de Patrick Grainville, L’Atelier du peintre, pour mener à bien ce projet photographique. Découvert à sa sortie en 1998, ce roman illustre parfaitement, à ses yeux, un mythe de Los Angeles qui va l’habiter, l’aimanter pendant des années.

 

 

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 Se destinant d’abord à la peinture, François Rousseau est frappé par le rapport du peintre et de ses modèles qui, de tous les milieux, viennent poser dans l’atelier.

 

 

 

Comme si les modèles attendaient du maître leur naissance même, leur vraie nomination.

 

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Aujourd’hui, vingt ans après, le photographe qu’il est devenu, lui aussi aux prises avec ses modèles, a renoué avec le roman des commencements.

 

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 Il l’a incarné et en a réinventé visuellement les personnages, les épisodes-clés. Tout un théâtre où Los Angeles est mis en scène, dans la diversité de ses corps déchus et glorieux.

 

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“L’Atelier du peintre de Patick Grainville raconte l’histoire passionnée et tragique d’un peintre européen, d’un Maître ayant quitté son pays pour s’installer et fonder un atelier de peinture à Venice Beach (Los Angeles). Cet atelier a ceci de particulier qu’il a pour étudiants d’anciens délinquants des quartiers défavorisés.

 

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Une communauté vit dans l’Atelier : les femmes sont avec les femmes, les hommes avec les hommes, l’hétérosexualité au centre est totalement fantasmée car elle n’est présente qu’au travers de la fameuse toile de Jan Van Eyke, Les époux Arnolfini, que le maître cherche à reproduire en faisant poser ses élèves mais sans succès…

 

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 Je me suis emparé de ce récit et l’ai utilisé comme structure à mon projet :

 

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 une série d’environ 100 photographies, des compositions, des mises en scène de nus.

 

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Le processus de narration appliqué à mes séries photographiques permet de collaborer avec mes modèles sur de longues périodes et en profondeur.

 

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J’ai appréhendé la composition de mes images comme un peintre, en prenant le temps nécessaire.”
François Rousseau

 

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Ce projet est accompagné d’un triptyque vidéo de Luc Maes intitulé L’Atelier photographique et d’une musique, Life Class, composée par Mikael Karlsson.

 

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Cette composition musicale pour orchestre de chambre, qui constitue une pièce majeure du projet, est diffusée tous les jours à 17 heures.

 

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Ce projet a reçu le soutien de IMPACT DIGITAL et IC LAB (New York), du Ministère de la Culture, de Profoto, Yoonik, Relais Graphique, Epson et de la galerie Pierre-Alain Challier.

 

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Parallèlement à l’exposition de la Maison Européenne de la Photographie, la galerie Pierre-Alain Challier présente la suite du projet, l’Atelier, du 3 février au 7 mars 2009.

 

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

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Maison Européenne de la Photographie ( MEP ) – 5~7, Rue de Fourcy – 75004 Paris – Tel: 01.44.78.75.00 - Du 4 Février au 5 Avril 2009 - Métro Saint-Paul ou Pont-Marie – Bus: 67, 69, 96 ou 76 – Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés. Accès à la billetterie jusqu’à 19h30 – Tarifs: Plein 6,50€ & Réduit 3.50€  Plus de 60 ans, famille nombreuse, étudiant, enseignant, demandeur d’emploi, bénéficiaire de l’aide sociale et du RMI, Maison des artistes, les abonnés des lieux partenaires. Gratuité aux moins de 8 ans en individuel, personne handicapée , accompagnateur de groupe, personnel de la Ville de Paris, carte presse et tous les mercredis dans la tranche horaire 17 à 20 heures.

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Le Suicidé – Théâtre 13

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C’est une pièce épatante et d’une réjouissante férocité. Elle est méchante, terrible. Elle est écrite d’une encre acide, corrosive par Nikolaï Erdmann, un auteur qu’avait révélé Meyerhold en montant, en 1925, Le Mandat. Le grand metteur en scène lui commanda une oeuvre nouvelle, ce fut Le Suicidé.

Entre la critique que peuvent exercer les bolcheviques contre les petits bourgeois et la farce pamphlétaire à allure antirévolutionnaire, se tient cette comédie dévastatrice. Erdmann prenait des risques, il fut banni de Moscou, sa pièce interdite ne fut publiée dans son pays que dans les années quatre-vingt…

Sémione (Alexandre Steiger, exceptionnel) tente d’échapper à la sollicitude d’un entourage persuadé qu’il veut se suicider et qui a de nombreuses « intentions », comme on le dit pour les prières, à lui proposer. Sa vie est un cauchemar. La pièce est une comédie grinçante où, à peine le « héros » s’imagine-t-il sauvé, il est à nouveau pris dans les rets de volontés qui le mettent en danger !

Les péripéties sont nombreuses. Sur la scène du Théâtre 13 où Colette Nucci organise un concours de jeunes metteurs en scène d’où est sorti, en 2006, Volodia Serre, la pièce se déploie à vive allure et avec un sens du spectacle remarquable. Volodia Serre dirige bien ses camarades et sert le propos, dans la traduction nerveuse d’André Markowicz, avec une intelligence profonde. Jean-Marie Sénia, homme- orchestre, accompagne la représentation avivée par l’engagement des douze interprètes, tous formidables. Chacun mérite une mention spéciale. Saluons particulièrement Catherine Salviat, étonnante, Laure Calamy, irrésistible, et, magnifique, cocasse et merveilleux, Olivier Balazuc.

L’un des meilleurs spectacles que l’on puisse voir actuellement. Courez-y !

Théâtre 13 -Accès par le mail au 103 A boulevard Auguste Blanqui ou par la dalle piétonne face au 100 rue de la Glacière -
Métro ligne 6, station Glacière – Bus 21 ( arrêt Glacière-Daviel) – Bus 62 (rue Tolbiac, arrêt Vergniaud)
 mardi, mercredi, vendredi à 20 h 30, jeudi, samedi à 19 h 30, dim. à 15 h 30. Jusqu’au 14 décembre 2008 (tél. : 01.45.88.62.22). Texte publié aux Solitaires Intempestifs (10€).

Bien à vous,

Saint-Sulpice
 

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