Kenzo – Drouot-Montaigne – 16 et 17 Juin 2009 – Paris

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A 70 ans, le couturier vend sa collection d’art, chez Drouot-Montaigne , les 16 et 17 Juin 2009. Une visite privée de son intérieur Japonais, près de la Bastille, est organisée du 11 au 17 Mai 2009 de 11h à 19h.

coeur- dans EXPOSITIONSIl est l’anti-Yves Saint Laurent. «Lui était le pape de la haute couture, contrairement à Kenzo qui est une pop star», résume Jean-Luc Estournel, expert de la maison de ventes Claude Aguttes, qui mènera les enchères. Le grand couturier, plus connu sous le nom et la marque de «Kenzo», a convoqué la presse chez lui, rue Sedaine, à deux pas de la Bastille, à Paris, pour annoncer, un mois après la vente de la collection Yves Saint Laurent-Pierre Bergé, qu’il va se séparer de sa collection d’objets d’art.

 

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 Dans le petit salon, Kenzo a pris place à côté du commissaire pour dire ses raisons. Claude Aguttes présente celui que tout le monde semble déjà connaître : «Kenzo a mis son prénom en avant. Cela nous donne une idée d’un personnage très ouvert, très humaniste.»Le couturier, qui a vendu il y a une dizaine d’annéessa marque au groupe LVMH, s’est aussi séparé de cette maison où il nous reçoit. Elle a été vendue en février dernier pour près de 12 millions d’euros. L’acquéreur serait «un producteur de télévision français».

 

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C’est une maison japonaise. Trois étages, 1 300 m² de bois et de verre s’enroulent autour du patio en bambous. Un jardin japonais avec une rivière à carpes, dont les pierres ont été importées du Japon, ouvre sur le «grand salon» doté d’une piscine. «Cet appartement, peut-être un jour, sera un monument historique», glisse Claude Aguttes. C’est Kenzo lui-même qui l’a imaginé, dessiné, «meublé avec sa culture et ses collections», poursuit le commissaire. Le couturier a-t-il fait sa révolution intérieure pour n’avoir plus besoin de son univers clos où il s’est inventé un monde ?

 

 

 

Dans un français mal apprivoisé, dont il semble exagérer subtilement les imperfections, Kenzo justifie sa décision de partir. «Dès mon arrivée à Paris, dans les années 1960, j’ai voulu vivre dans cette ville, dans une maison japonaise avec un jardin japonais. Je l’ai fait construire en 1985. Je l’ai habitée plus de vingt ans. J’ai réalisé mon rêve. Maintenant, je veux vivre autrement.» Alibi plus poétique que d’avouer des dettes.

 

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 Parler d’argent serait une faute de goût. Le couturier va traverser la Seine, emménager rive gauche, dans un appartement qui sera «le contraire d’ici», 250 m² ouverts sur les toits de Paris. Ainsi ne sera-t-il plus obligé de sortir pour observer le soleil couchant sur la capitale, cette vision qui l’apaise tant. «En ce moment, c’est un peu dur de penser que je me sépare de tout cela», souffle-t-il, embrassant du regard ce lieu peuplé de trésors, comme autant de souvenir de voyages.

 

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 Les pièces les plus remarquables sont un cheval de bois de l’époque Han, vieux de 2 000 ans (estimé à 80 000-100 000 €), une statuette préangkorienne de 600 grammes d’or massif du VIIe-IXe siècle (60 000-100 000 €) dans la chambre du maître, des statuettes de dames de cour d’époque Tang (15 000-20 000 €), des sculptures khmères, ou encore une série de petits bronzes à faire pâlir d’envie le Musée Guimet pour exposition Dvâratî. Rarissimes aussi : des laques de type Negoro – la vaisselle de laque des moines zen – qui trônent dans le grand salon (15 000-20 000 euros pièce). Sans parler des kimonos, des parures en coquillages océaniennes, des statuettes kachinas d’Amérique dont certaines ont appartenu à l’écrivain André Breton, et du paravent que Kenzo a acheté chez Baccarat pour qui il l’avait conçu. Au total, 1 300 pièces estimées à un montant global de 1,5 à 1,8 million d’euros. Une bagatelle en comparaison des 373 millions d’euros de «la vente du siècle» Bergé-Saint Laurent.

 

 

 

J e ne suis pas collectionneur, précise Kenzo, mais, en habitant ici, j’ai commencé à rassembler des objets rapportés de Chine, de Thaïlande, d’Afrique, ou chinés le week-end chez des antiquaires.» L’univers métissé de cet infatigable voyageur oscille entre l’Orient et l’Occident, dans un esprit radicalement différent de celui d’Yves Saint Laurent, chez qui «ce qui venait d’Orient n’était que simple décoration», affirme l’expert Estournel. Dans l’atelier où s’entassent de nombreuses peintures, dont les siennes, une photo des deux couturiers traîne sur le bureau. Ils semblent poser pour un ami, décontractés, riants. Kenzo accompagne la visite des journalistes dans sa maison déjà presque étrangère. Dans quelques semaines, il entamera, à 70 ans, une nouvelle vie.

 

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 Combien de fois ce petit homme élégant, courtois, festif mais pas mondain a-t-il rebondi ? Quelle muse ce créateur n’a-t-il pas taquinée ? Il aura lancé une griffe devenue culte (Kenzo), une autre sous son patronyme (Takada), une ligne d’arts de la table, d’accessoires de mode, de linge de maison, un travail avec la maison Baccarat, qui lui consacre une collection «Lumières d’Asie»… « Tout ce que je fais, il faut que j’aie envie de le mettre chez moi», justifie simplement Kenzo Takada. Sa maison embaume le parfum des lys. En cuisine s’affaire un chef de son pays devant des coquilles Saint-Jacques. Allégorie d’un art de vivre, avec son temps.

 

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Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

L’exposition publique aura lieu à Drouot-Montaigne du samedi 13 au lundi 15 juin 2009 ( Samedi 13 juin de 14h30 à 18h – Dimanche 14 juin de 11h à 18h – Lundi 15 juin de 11h à 20h ). Le catalogue de la vente est la clé d’entrée chez Kenzo, de 11 heures à 18 heures, acheté sur place (80 ), ou à l’étude Aguttes, ou envoyé sur demande. Tel. : 01.47.45.55.55.

Chapeaux: une Anthologie – Victoria and Albert Museum – Londres

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Un miroir, une pile de chapeaux de toutes les tailles et un panneau Try me (essayez-moi) : ce n’est pas un épisode d’_Alice au pays des merveilles_ mais le coin essayage bondé de l’exposition Chapeaux : une anthologie, du Victoria & Albert Museum (V & A), à Londres. Dans ce mini-salon, les visiteurs font la queue, tournent et retournent les chapeaux sur leur tête.

 

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Première vraie rétrospective mondiale con sacrée au chapeau, l’exposition a été conçue par un des chapeliers les plus courus du moment, l’Anglais Stephen Jones. Érudit et passionné, il a réuni dans une présentation thématique trois cents pièces de tous les styles. Une plongée dans un monde fascinant qui souligne la riches se d’inspiration d’un accessoire qui a toujours sa place dans nos dressings.

 

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TÊTES COURONNÉES ET CHAPELIERS FOUS

L’exposition comporte un volet « clients », qui présente des pièces portées par des stars et des collectionneurs célèbres. Le béret de Marlene Dietrich ou un modèle Balmain porté par Ava Gardner voisinent ici avec des créations appartenant à Boy George, Dita Von Teese ou encore Anna Piaggi, célèbre rédactrice du Vogue Italie. Ces adeptes poussent l’attrait stylistique du chapeau à l’extrême et réveillent l’intérêt du spectateur pour cet accessoire. Mais pas de clients flamboyants sans créateurs à l’imagination fertile. Dans ce registre, l’Angle terre est en première ligne.

 

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Stephen Jones est le roi du genre et s’emploie de puis les années 80 à redonner au chapeau une place sur les têtes en utilisant des matériaux inattendus, pour créer des modèles quasi surréalistes : donnez-lui des bâtonnets d’Esquimau, il en fait un oiseau pour Galliano ! Aujourd’hui, il signe les couvre-chefs des collections Dior, Louis Vuitton, Giles ou Comme des Garçons, label japonais avec lequel il a imaginé un parfum, livré dans… une mini-boîte à chapeau. Il a passé deux ans avec Orio le Cullen, conservatrice du département mode et textile au V & A, à parcourir le monde pour nourrir son exposition.

 

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Une aventure qui l’a mené jus qu’aux archives de la Warner, à Los Angeles, où ils ont retrouvé les chapeaux de My Fair Lady imaginés par Cecil Beaton. L’exposition présente aussi des pièces d’un autre chapelier anglais célèbre, Philip Treacy. Sur les traces de ces ténors, une jeune génération talentueuse est aujourd’hui prête à prendre la relève. Elle compte des créateurs comme Nasir Mazhar, qui signe les chapeaux cubes de Gareth Pugh ou de Noel Stewart.

 

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FAUT-IL ÊTRE ANGLAIS ET EXCENTRIQUE POUR PORTER DES CHAPEAUX ?

Il est vrai que la culture britannique a gardé un lien plus étroit avec cet accessoire. « Ici, on s’habille beaucoup en fonction des événements, explique Orio le Cullen, alors qu’en France les gens ont une attitude plus détendue envers ces codes vestimentaires. »

Ajoutez à cela des icônes royales chapeautées en toute occasion, des événements hippiques ultra-habillés et des musiciens dandys à borsalino comme Pete Doherty, et on comprend pourquoi les Anglais sont plus accros aux chapeaux que les Français, même quand ils ne sont pas excentriques ; car il n’y pas que les pièces d’exception qui soient à la mode aujourd’hui.

 

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Le couvre-chef nouvelle génération dépasse désormais le cadre de l’anecdote et correspond aussi à une réalité artisanale. Sa fabrication suit des règles très particulières qui ajoutent à son pouvoir d’attraction. Derrière chaque chapelier anglais, il y a donc un atelier et, en France, la Maison Michel illustre, au cœur de Paris, la magie de la naissance d’un chapeau.

 

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DES MODISTES AUX MODEUSES

Fondée en 1936, la chapellerie Michel appartient depuis le milieu des années 90 à la maison Chanel, dont elle réa lisait les chapeaux. Elle représente désormais un des métiers d’art rattachés à la griffe, et produit aussi des pièces pour des créateurs comme Sonia Rykiel ou Kris Van Assche. Au fond d’une cour de la rue Sainte-Anne, la Maison Michel est dans sa bulle. Tout y est unique, des employés au matériel. En haut d’un escalier de guingois, on accède aux trois ateliers : celui des chapeliers, celui des modistes et celui dit des chapeaux mous. Ici, pas de créatures de mode glamour mais des artisans passionnés par un métier qui se perd puisqu’il ne reste que trois écoles en France qui préparent à un CAP de modiste. Les tâches sont précisément réparties en fonction des techniques.

 

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Dans l’officine des chapeliers, les artisans sont des hommes qui travaillent sur des formes en bois, tirées des archives de la mai son, qui en compte environ trois mille. Les pièces en feutre ou en paille sont patiemment façonnées sur ces formes, puis passées dans un four fabriqué pour la maison. Les finitions se feront chez les modistes, qui réalisent aussi des chapeaux, mais sans l’aide de formes. Une fois achevés, les chapeaux sont rangés dans des boîtes rondes à l’ancienne, de vrais délices rétro prêts à séduire les amatrices d’accessoires rares et d’artisanat de luxe. Mais le pouvoir d’attraction du chapeau ne se résume ni à un savoir-faire ni à un look. Il sait aussi s’adapter aux mutations sociales et touche souvent à la psychologie de chacun. Il ne se pose pas sur le crâne pour rien.

 

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EXERCICE DE STYLE

Quelle que soit l’époque, le chapeau n’a jamais quitté notre univers visuel. « Les créateurs, stylistes et photographes ont continué à exploiter ses qualités visuel les fortes », explique Oriole Cullen. Pourtant, il s’est fait plus rare dans la « vraie vie ». « Il est sorti de l’étiquette vestimentaire à la fin des années 50, explique Ludovic Kornetzky, responsable commercial et artistique de la Maison Michel. Après l’abandon du corset qui a liberé le corps, elle s’est libéré la tête en délaissant le chapeau. » Ni pièce utilitaire ni obligation sociale, le chapeau est devenu pur effet de style.

« Ils font partie du langage vestimentaire moderne, affirme Stephen Jones. Aujourd’hui, ils sont un divertissement plus qu’une nécessité. Je voudrais qu’ils soient compris comme un moyen de s’amuser et une forme d’expression personnelle. » Pour trouver et garder sa place il doit s’adapter aux exigences pratiques du moment. Ensuite seulement, il devient l’instrument d’un jeu de rôle

 

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Aujourd’hui, le chapeau a changé de proportions. « Désormais il est plus un accessoire de cheveux, explique Læticia Crahay, créatrice des accessoires Chanel d’une ligne de prêt-à-porter pointue pour la Maison Michel. Il est à la fois plus branché et plus facile à porter, et il finit une silhouette aussi efficacement qu’une paire de chaussures. » Elle invente donc des modèles pour jeunes femmes modernes : bandeaux métalliques pour retenir un chignon fouillis, canotier de paille, mini-béret de coton… Et comme le chapeau ne sert à rien, il peut servir à tout.

 

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« Je ne pense pas qu’il ait de fonction fixe, assure Orio le Cullen. » Jeu de mode, le chapeau est aussi un jeu de rôle. « Il peut refléter le caractère de celui qui le porte, analyse Stephen Jones, ou le dissimuler complètement. C’est un passeport pour un autre monde. » Quand, en pleine crise, on a envie de s’évader, on a là l’accessoire idéal. Et ce n’est pas une question de prix. Selon Stephen Jones, ce qui compte, c’est l’attitude : « Même un simple béret basque porté avec chic devient le plus élégant des chapeaux.

(1) Jusqu’au 31 mai.

 

Victoria  & Albert Museum  – Cromwell Road – UK1000 Londres – Tel. 00 44 20 7942 2000 -  Mardi 24 février au Dimanche 31 mai 2009 -
- Du samedi au jeudi de 10h00 à 17h30 – Vendredi de 10h00 à 21h30 – Tarifs:  Plein tarif : 5.9 £ Tarif réduit : 4 £

Carnet du Savoir-Vivre au Bureau – Laurence Caracalla

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Parce que l’on passe plus de temps à son travail qu’en famille, voici un manuel qui décrypte les codes régissants les rapports avec les collègues et les collaborateurs. Ci-dessous quelques extraits:

Bonjour!

Celui que l’on veut honorer aura toujours les informations le premier. On présente un homme à une femme, la personne la plus jeune à la plus âgée et un confrère à un client. Donnez le prénom puis le nom de la personne que vous voulez faire connaître, même s’il s’agit d’une femme. Celle-ci ne devrait pas être choquée de ne pas se faire appeler «Madame» puisqu’il s’agit ici de relations de travail. (…) Si vous ne vous souvenez plus du nom du confrère que vous voulez présenter aux autres, tâchez de vous renseigner discrètement. Si vous êtes coincé, ne paniquez pas. Dites tout ce que vous savez : son rôle dans la société, une anecdote, et priez pour que l’« anonyme » dise son nom de lui-même. Sinon, soyez honnête, confiez que vous avez un trou de mémoire, que vous avez passé une nuit blanche ou qu’Alzheimer vous guette. Débrouillez-vous pour tirer parti de cette « absence » et vous rendre encore plus sympathique et amusant. Les plus astucieux se souviendront de petites choses sur la vie personnelle de leur interlocuteur : depuis quand il ou elle travaille dans l’entreprise, ses passions, etc. Il est parfois utile de préciser : «Je vous présente Anne Dupont, qui travaille à la société Durand depuis quatre ans.» Non seulement Anne Dupont sera touchée que l’on se souvienne de son parcours, mais l’on aura montré qu’elle n’est pas née de la dernière pluie. »

Allo?

« Vous voulez joindre et être joint à toute heure du jour et de la nuit. C’est bien le problème : tout le monde n’est pas comme vous. Avez-vous le droit d’appeler un collaborateur avant 9 heures du matin ou après 20 heures sous prétexte qu’il faut boucler un dossier ? Les avis sont partagés. Il me semble que chaque individu a droit à son intimité. Et si, si, je vous le jure, il peut arriver que l’on oublie sa carrière en sortant de son bureau. Avant d’appeler un collaborateur à des heures indues, demandez-vous si le jeu en vaut la chandelle. Vous pourriez déprimer le plus rigoureux d’entre tous si vous le contactez alors qu’il dîne avec sa fiancée. Sans compter que, dans la panique, il pourrait répondre de travers à vos questions. Utilisez votre téléphone portable avec parcimonie et ne vous prenez pas, grâce à ce petit objet magique, pour le maître du monde.

Pensez à changer de temps en temps le message d’accueil que vous enregistrez sur votre portable à l’adresse de vos correspondants. En effet, entendre sans cesse, sur le même ton monocorde, que vous n’êtes pas disponible peut finir par les rendre fous. Soyez sobre mais gai (enregistrez le message en souriant, c’est imparable !), donnez votre nom pour que l’on soit sûr d’avoir composé le bon numéro et soyez bref : on ne veut pas savoir précisément pourquoi vous ne pouvez pas répondre. (…) Il faut savoir aussi qu’un portable s’éteint. »

Pardon…

« Savoir dire «pardon» devrait s’enseigner à l’école. (…) Vraiment, dire que l’on s’est trompé et en être contrit apparaît comme la preuve que l’on n’est pas Superman mais beaucoup mieux que ça : une personne loyale. Alors, pourquoi s’en priver ? (…) Demander pardon peut dissiper bien des malaises. Vous avez un jour parlé trop durement à votre assistant ? Vous vous rendez compte de l’injustice de vos propos ? Allez sans tarder lui dire que vous êtes désolé. Cela ne fera qu’améliorer vos rapports, et sachez que l’assistant en question vous sera d’autant plus dévoué. Vous ne concevez pas une telle situation ? C’est qu’en France les excuses aux subordonnés sont rares. Rien ne vous empêche de changer les mentalités ! (…) La grande différence entre la vie privée et la vie professionnelle, c’est que vos amis, en général, ne se font pas une fausse idée de vous. Ils savent que vous êtes honnête et respectueux. En revanche, vos interlocuteurs de travail n’ont pas forcément une opinion très nette de votre caractère. Ne vous faites pas, par inadvertance, une réputation de déplaisant et de léger, qui a mille autres choses à penser que s’excuser d’un retard ou d’une phrase maladroite. Un petit mot, un sourire, pourrait bien vous sortir de tas de situations embarrassantes. Pensez-y la prochaine fois que vous vous apercevrez que vous avez eu tort ! »

S’il vous plaît!

« Parler d’argent, en France du moins, est perçu comme une faute de goût. Il y a cependant des moments où ne pas le faire peut relever d’un manque de professionnalisme. Demander une augmentation est peut-être l’un des épisodes les plus désa-gréables de votre carrière. Celui où vous devez convaincre que vous méritez un meilleur salaire parce que vous êtes le meilleur !

Avant de songer à demander une augmentation, pesez le pour et le contre. Faites deux colonnes : les bonnes et les mauvaises raisons d’aller voir votre directeur. Avez-vous l’impression d’avoir évolué ces derniers temps ? Avez-vous fait vos preuves dans votre service ? Ne voulez-vous pas plus d’argent uniquement parce que vous avez un prêt à rembourser ? Ou parce que vous avez appris que Durand gagnait plus d’argent que vous pour le même travail ? Soyez honnête avec vous-même et, si vous êtes tout à fait sûr de mériter une augmentation, lancez-vous.

Ne vous faites pas un monde de cet entretien. (…) Soyez toujours courtois, souriant et poli, même si vous connaissez bien votre interlocuteur. (…) Ne minaudez pas et ne vous plaignez pas. Votre patron ne vous augmentera pas parce que vous êtes ravissante ou parce que vous habitez à une heure et demie en métro de la société. Bien au contraire, montrez comme vous êtes heureux dans l’entreprise, comme vous êtes prêt à évoluer et donnez des arguments solides sur votre compétence. Dans le cas où l’on vous demanderait combien vous espérez, ne soyez pas pris au dépourvu : vous avez préalablement étudié les salaires qui correspondent à votre poste. Donnez le chiffre qui vous paraît le mieux adapté, avec assurance. (…) Ne comparez pas votre feuille de paye avec celle de votre alter ego (ce n’est pas très élégant). Ne faites pas pitié je n’arrive plus à payer la cantine du petit»). Et, bien sûr, ne tapez pas du poing sur la table : votre manque de sang-froid pourrait bien calmer la générosité de votre employeur ! (…) Quoi qu’il en soit, ne partez pas sans lui serrer la main et n’oubliez pas de le remercier du temps qu’il vous a accordé. Soyez magnanime. On vous admirera pour votre fair-play et cela ne pourra que jouer en votre faveur. »

Au revoir…

« Organiser un pot de départ est loin d’être une obligation. Tout dépend de votre état d’esprit au moment de vos adieux à l’entreprise. Vous êtes soulagé de quitter les lieux ? Vous avez déjà trouvé un nouveau job ? Un petit verre serait une manière délicate de remercier vos collaborateurs pour leur bienveillance lors de cette période délicate. Vous êtes au fond du gouffre ? Vous vous êtes fait licencier de manière brutale ? Oubliez la réunion entre collègues, surtout s’ils ont été infects.

(…) Vous partez définitivement vendredi et vous vous demandez s’il faut organiser quelque chose. Avec un peu de chance, le chef de pub, avec qui vous entretenez des relations amicales, s’en est occupé. Il vous avertira de l’affaire et vous n’aurez rien à préparer. Mais c’est normalement à vous de mettre les petits plats dans les grands, d’acheter champagne et petits-fours. Et de lancer les invitations, ce qui sera de toute façon atrocement compliqué. Mme Martin vous a toujours battu froid ? Et curieusement, depuis qu’elle connaît votre situation, est redevenue gracieuse ? Oubliez-la. Quelle importance ? Vous ne la reverrez plus jamais. (…) Prévenez tous ceux qui ont été d’un grand soutien. Tous : de l’hôtesse d’accueil à votre collaborateur le plus proche. (…) Si l’ambiance est à couteaux tirés, proposez-leur de prendre un verre au café du coin, surtout si vous connaissez bien le patron. (…) Quoi qu’il en soit, et parce que c’est vous qui avez décidé d’organiser cette petite réunion, vous réglerez la note. C’est l’autre mauvaise nouvelle du jour.

 

Bonne lecture,

Saint-Sulpice

 

Carnet du savoir-vivre au bureau, par Laurence Caracalla, Flammarion – Le Figaro – 240 pages – 19,90€. En librairie depuis le 11 mars 2009.

 

 

Valadon ~ Utrillo – 6 Mars au 15 Septembre 2009 – Pinacothèque de paris

Valadon ~ Utrillo - 6 Mars au 15 Septembre 2009 - Pinacothèque de paris dans EXPOSITIONS utrillo-valadon-w

 

 Pour la première fois un ensemble complet de la période blanche (1910-1914) de Maurice Utrillo, est rassemblé pour cette exposition exceptionnelle.

 

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 Cette période artistique est caractéristique par l’utilisation de plâtre dans sa peinture.

 

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Celui-ci revendique ainsi son identité montmartroise, puisque c’est de la butte que l’on extrayait le gypse de Paris, depuis des générations.

 

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 Utrillo n’appartient à aucune école, à aucun mouvement, c’est un autodidacte ayant reçu les conseils avisés de sa mère Suzanne Valadon.

 

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 Artiste de talent mais aussi homme fragile, souffrant d’un problème d’alcoolisme dès son plus jeune âge et dont il a toujours eu du mal à se débarrasser. Il fut souvent vu écumant les cabarets de Montmartre et les cafés de Montparnasse avec ses amis Modigliani et Soutine.

 

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Cette exposition est aussi l’occasion de découvrir Suzanne Valadon, cette femme de caractère était un personnage marquant de la vie de bohème de la butte.

 

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 C’est surtout cet aspect romanesque de sa vie qui frappe notre esprit. D’abord acrobate de cirque puis modèle de Puvis de Chavanne, de Renoir et de Degas, elle fut aussi la maitresse de Toulouse-Lautrec, d’Eric Satie…

 

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Cette vie libérée ne doit pourtant pas occulter la talentueuse artiste reconnue et encouragée par ses pairs dès ses premiers pas d’artiste, et évoluant dans cet univers strictement masculin.

 

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En confrontant les œuvres de ces deux artistes nous évoquerons la relation passionnelle et compliquée d’une mère et son fils mais aussi le dialogue de deux artistes.

 

 

 

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Pinacothèque de Paris – Du Vendredi 6 Mars au Mardi 15 Septembre 2009 - Tous les jours de 10h30 à 18h.Vendredi 1er mai et mardi 14 juillet de 14h à 18h. Nocturnes tous les premiers mercredis du mois jusqu’à 21h + les mercredis 25 mars, 29 avril, 27 mai et 24 juin.
8, Place de la Madeleine – 75008 Paris – Tarifs: de 7 à 11.30€

 

Biographie Suzanne Valadon

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1865-1938

Marie-Clémentine Valade naît le 23 novembre 1865 à Bessines-sur-Gartempe de père inconnu. Sa mère, Madeleine Valade, 34 ans, est lingère. Elle avait été mariée à un certain Coulaud, condamné comme faussaire et envoyé au bagne, avec qui elle avait eu d’autres enfants.

En 1870 sa mère part avec elle à Paris dont elles vivront le siège lors de la guerre avec la Prusse puis les frayeurs de la Commune. Madeleine travaille le jour comme femme de ménage et le soir comme repasseuse. Il lui reste donc peu de temps pour s’occuper de sa fille, qu’elle confie d’abord à une concierge, puis à sa fille majeure et, pour finir, au monastère Saint-Jean à Montmartre. Marie-Clémentine suivra quand même des cours dans une école religieuse mais on supporte mal sa curiosité et son indiscipline. Dès 1877 elle quitte l’école et commence à travailler en occupant plusieurs petits emplois. Elle réalise son rêve d’enfant en devenant trapéziste au cirque ambulant «Molier». Mais à 15 ans, une chute malheureuse met fin à sa carrière. Il ne lui reste que le dessin comme passe-temps. Pour aider sa mère, elle porte le linge repassé chez les clients. C’est à cette occasion qu’elle fait la connaissance du peintre Puvis de Chavannes, dont elle devient le modèle. Elle pose également pour Renoir qui devient aussi son amant. A partir de 1881 elle fréquente le milieu artistique de Montmartre où elle a vite plusieurs admirateurs. D’abord un certain Boissy, chansonnier, puis Miguel Utrillo y Molins, un aristocrate espagnol, homme de lettres et critique d’art.

Quand, à 18 ans, elle attend un enfant, elle ne sait pas qui est le père. Son fils Maurice naît le 26 décembre 1883. Assez vite elle laisse sa mère s’occuper de l’enfant pendant qu’elle gagne sa vie comme modèle pour Renoir, puis pour Steinler, Henner et Zandomeneghi. A cette époque elle fait des dessins, surtout des portraits, à la mine de plomb, du fusain et du sanguin. Miguel Utrillo qui s’intéresse à l’enfant vient régulièrement en visite chez les Valade, mais Maurice le déteste. En 1886 Marie-Clémentine et sa mère déménagent rue de la Tourlaque, dans la maison où Henri de Toulouse-Lautrec loue un atelier. Très vite ils font connaissance. Sa petite taille (1,54 m), à peine plus grande que lui, plaît beaucoup à Toulouse-Lautrec et elle devient son modèle ainsi que sa maîtresse. Elle l’accompagne partout pendant ses escapades nocturnes et c’est Toulouse-Lautrec qui lui donne le prénom de Suzanne parce qu‘elle pose nue pour des peintres âgés. Après avoir découvert par hasard quelques dessins faits par Suzanne, il lui conseille de les montrer à Degas. Celui-ci est enthousiaste et Suzanne devient son élève et sa protégée. Comme lui, elle sera toute sa vie portraitiste. Quand, en 1888, Toulouse-Lautrec apprend que Susanne veut l’épouser il rompt avec elle. Suite à cette rupture elle tente de se suicider.

En 1892 Suzanne devient d’abord la maîtresse du compositeur Eric Satie puis de son ami Paul Mousis. A la même époque elle commence la peinture à l’huile. Miguel Utrillo reconnaît Maurice comme son fils malgré que ce dernier le déteste. En 1896 Suzanne épouse Paul Mousis et ils s’installent au 12 de la rue Cortot en haut de la butte Montmartre. La situation financière confortable de son mari lui permet de se consacrer entièrement à la peinture et sa carrière d’artiste connaît un essor : en plus de la peinture, Degas lui enseigne la gravure et elle expose régulièrement. Maurice vit toujours avec sa grand-mère mais à treize ans il boit déjà, il est insupportable, maussade et se sent rejeté par sa mère.

Suzanne a une vie rangée à côté de son mari, tout en s’occupant de la peinture. A seize ans Maurice doit être interné à Sainte Anne suite à ses problèmes avec la boisson. Quand il revient, Suzanne l’oblige à peindre pour l’occuper, mais il continue à boire, ce qui lui apporte régulièrement des problèmes. Finalement il est mis à la porte par son beau-père. Suzanne demande à André Utter, un ami de son fils, électricien et peintre amateur de 28 ans de poser pour son tableau  Adam et Ève où elle se représente elle-même en tant qu’ Eve. Peu de temps après, Suzanne, âgée de 44 ans, quitte son mari après 13 ans de mariage pour aller vivre avec André Utter. Suzanne Valadon, Maurice Utrillo et André Utter forment la fameuse « trinité maudite » connue pour ses excentricités autodestructrices qui choquent l’entourage.

Bien que les critiques soient favorables à l’œuvre de Suzanne et qu’elle fasse des expositions, elle ne vend pas beaucoup. Les peintures de Maurice Utrillo sont plus en demande, mais généralement il les échange contre de la boisson. En 1912 il est de nouveau dans un institut pour désintoxication. La guerre éclate et André Utter, soldat, est envoyé dans l’Ain.
Après la mort de sa mère, Suzanne se retrouve seule et privée de ressources. Elle fait les moissons en Beauce où les femmes remplacent les paysans mobilisés ou vend des gouaches en échange de nourriture. En 1914 elle épouse André Utter. Quand la guerre est finie Suzanne reprend ses activités picturales. Elle expose, entre autre, chez Berthe Weill mais ne vend pas beaucoup, au contraire de son fils. Maurice fait encore un séjour dans un asile, dont finalement il s’évade. Suzanne et André décident de le faire vivre de nouveau chez eux, sous leur surveillance. Ils ne réussissent pas de l’empêcher de boire, mais depuis qu’Utter gère les affaires d’Utrillo, ils ont de nouveau de l’argent.

Suzanne est sollicitée de tous les côtés pour exposer et le trio vit une vie de luxe grâce à la vente des tableaux d’Utrillo qui atteint des chiffres jamais vus. Ils achètent même un château dans l’Ain. Utrillo est laissé dans le château sous la surveillance du concierge, tandis que Suzanne et André retournent à Paris. Vu le succès de l’oeuvre de Suzanne, une rétrospective est organisée, puis en 1932 une importante exposition avec un catalogue préfacé par Edouard Herriot. Mais les ventes sont quasiment nulles.
Maurice vit de nouveau à Paris sous la surveillance de sa mère et de son beau-père. Mais le mariage de Suzanne va mal et Utter l’abandonne pour s’installer dans un grenier rue Cortot. En 1935 elle est hospitalisée suite à une crise aiguë d’urémie qui la laisse dans un état d’exténuation. C’est pendant cette période que la veuve d’un banquier belge, Lucie Valore, vient lui tenir compagnie.
Devant les inquiétudes de Suzanne qui se demande qui s’occupera de son fils après sa mort, Lucie dit qu’elle est prête à l’épouser. L’idée amuse d’abord Suzanne, puis elle commence à se rendre compte qu’elle perdrait tout le confort auquel elle s’est habituée. Utter en apprenant la nouvelle proteste violemment mais sans résultat : Maurice Utrillo, devenu catholique en 1933, épouse Lucie deux ans après.

Suzanne se retrouve seule et recommence à visiter des bistrots. C’est là qu’elle rencontrera son dernier grand ami, le peintre Gazi. Suzanne vieillit, sa production diminue et elle meurt d’une congestion cérébrale le 17 avril 1938. Utrillo, pris d’une crise nerveuse, n’assistera pas aux obsèques qui sont menées par André Utter.

 

Peniches_Maurice_Utrillo_Seine_Paris_1905

 

Biographie Maurice Utrillo

Maurice_Utrillo

 

Né un jour de Noël , rue du Poteau à Montmartre, un quartier de Paris, Utrillo est un des rares peintres célèbres de Montmartre qui y soit né. C’est le fils de Marie-Clémentine Valadon, qui troqua son prénom contre celui de « Suzanne », qu’elle jugeait plus élégant, et d’un père inconnu. Elle devint le modèle de Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir (qui l’appelait Maria), de Toulouse-Lautrec et de bien d’autres peintres Montmartrois. C’est en les observant qu’elle apprit à peindre et se lança dans ses premiers dessins (son fils était un de ses modèles préférés quand il acceptait de tenir la pose). On lui présenta le maître Edgar Degas qui lui apprit quelques techniques, l’encouragea à peindre et fut son premier acheteur.

L’enfance de Maurice se déroula auprès de sa grand-mère, à qui sa mère l’avait confié. Ses sentiments d’abandon et de solitude le firent sombrer progressivement dans l’alcool, qui provoqua chez lui de nombreux troubles (violence, démence). Ses études en furent affectées. À partir de l’âge de 18 ans, il fit plusieurs séjours à l’asile. Cependant, ses occupations thérapeutiques le sauvèrent et contribuèrent peut-être à révéler son génie. En tout cas, il reçut les encouragements de sa mère lorsqu’elle pensa découvrir en lui un nouveau talent. Maurice Utrillo fit alors la rencontre du peintre Alphonse Quizet et commença à peindre régulièrement à partir de 1910 et parvint à vivre de sa peinture. Il produisit des centaines de toiles en plusieurs décennies et fut beaucoup plagié (il existe une multitude de faux et d’œuvres douteuses).

Dès les années 1920, il devint un peintre célèbre et le gouvernement français le décora de la croix de la Légion d’honneur en 1929.

Il épousa en 1935 Lucie Valore avec laquelle il s’installa au Vésinet. Elle joua un rôle dans la gestion des finances du couple et surveilla Maurice afin d’éviter sa rechute dans l’alcoolisme.

 

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Il mourut le 5 novembre 1955 à Dax où il était en cure avec son épouse et fut enterré au cimetière Saint-Vincent à Montmartre, Paris, face au Lapin Agile.

 

 

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