Etienne Dumont fête ses soixante ans…

Etienne Dumont fête ses soixante ans... dans Evenementiel etiennedumontphsteeveiuncker 

 

Il fait partie des personnes les plus “modifiées” au monde : pour fêter ses 60 ans, Etienne Dumont —célèbre critique d’art à Genève— s’est fait exposer dans une galerie d’art, afin que tous puissent enfin voir son corps, enfin dévoilé.

 

 

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On l’appelle le «Papou genévois» mais, paradoxalement, ce phénomène ambulant cultive l’ombre. Coiffé d’un bonnet, emmitouflé dans des mitaines, il refuse longtemps d’accorder le moindre interview au sujet de ses étonnantes transformations… Jusqu’à ce que – il y a un mois environ – la galerie Krisal de Genève parvienne à le convaincre d’exposer des images de son corps nu ou presque… Pour fêter ses 60 ans, Etienne Dumont a décidé de se faire prendre en photo par 12 photographes. L’expo dure deux jours et attire une foule de curieux. “J’étais très surpris, avoue Francis Trauning, un des photographes. J’ai vendu un grand portrait d’Etienne, celui dans lequel on le voit enfant, puis adulte, puis transformé… Je n’aurais jamais pensé que des gens puissent avoir envie de posséder une photo aussi frappante chez eux.” La mention “frappante” n’est pas exagérée.

 

 

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Journaliste spécialisé art et culture de la Tribune de Genève, Etienne Dumont porte un tatouage quasi-intégral. Il est recouvert d’encre de la tête au pied, à la seule exception des paupières, des parties génitales, de l’anus et de la paume des mains et des pieds. Etienne Dumont porte en outre, sous la lèvre, une sorte de hublot qui montre la racine de ses dents et ses gencives. Ses oreilles sont ornées de gigantesques disques, pareilles à des décorations primitives. Il s’est fait implanter deux gros anneaux de métal qui apparaissent en relief sur le dos de ses mains. Au-dessus du front, un pédoncule semblable à un oeil globuleux d’extra-terrestre pointe comme une antenne. A l’origine, il avait deux “cornes” sur la tête. Une nécrose foudroyante l’a obligé à se débarrasser de celle de droite. Ce qui l’énerve : il aurait voulu être symétrique. Mais les lois du corps n’ont rien à voir avec l’ordre et la raison.

J’ai appris avec ces modifications qu’il ne fallait pas avoir de plan pré-établi, dit Etienne. C’est peut-être la principale leçon qu’il y a à retirer d’une telle démarche. Il faut accepter d’avoir la partie droite du corps moins bien irriguée (c’est le cas pour la majorité des gens), donc moins apte à subir des modifications extrêmes. Dans le lobe de mon oreille gauche, je porte un disque de 7 cm de diamètre. Le disque de droite fait seulement 4 cm. Sur le visage, je porte un tatouage qu’il a fallu rendre dissymétrique pour qu’il ait l’air symétrique : il y a plus de lignes d’un côté que de l’autre, mais ça ne se voit pas justement. Il faut donc tricher avec les parties droites et gauches du corps. Mettre au point des illusions d’optique. J’ai l’impression d’avoir passé des années à assembler un puzzle.”

Pour lui, tout commence en 1974. A l’époque, il n’y a pas de convention, pas de salon de tatouage, et les seuls motifs disponibles sont d’une pauvreté affligeante : des elfes et des ancres marines. Etienne Dumont se fait tatouer un aigle “avec une vague chose dessous. J’ai porté cette croix pendant 6 ans ! C’était tellement moche…”. Il n’aime pas le résultat, mais il aime l’acte et c’est pourquoi, quelques années après cette première tentative, Etienne Dumont retourne dans un studio pour se faire recouvrir l’aigle. Deux ans passent, Etienne brusquement se dit qu’il aimerait avoir un autre tatouage. “C’était en 1983, je suis tombé sur Dominique Lang et à l’époque on découvrait les tatouages dans le dos. Alors je me suis fait faire quelque chose dans le dos, ce qui m’a ensuite donné l’envie de faire un jumeau sur l’autre partie du dos, puis l’épaule, puis la cuisse…”. Etienne procède par à-coups, en faisant sauter des “verrous” successifs. “A chaque fois, je disais “On en reste là”. Puis, je revenais avec de nouvelles envies. Ça ne s’est arrêté qu’en 2005. Chaque fois, je disais à Dominique : “On ne va pas plus loin que l’épaule”, “pas plus loin que le coude”, pas plus loin que le poignet”. Puis, c’est allé jusqu’aux ongles, jusqu’aux pieds, jusqu’en haut du cou… Et là j’ai dit : “C’est terminé, c’est vraiment terminé”. On était en 1999.

Dans une une revue allemande, j’ai vu un tatouage blanc sur un visage. J’ai voulu le même, une sorte de barbe tribale recouvrant le menton, les mâchoires et le contour des lèvres. On l’a fait en blanc. Mais je trouvais que ça ne vieillissait pas très bien, ça virait jaune… Mon tatouage tournait comme un vulgaire yaourt. L’année suivante je l’ai fait faire en noir… Entre-temps j’avais vu au Musée d’Orsay, lors de l’exposition sur les moulages, le buste en plâtre d’un Néo-Zélandais, au visage couvert d’incisions soulignées d’encre. Longtemps, j’ai pensé à cette chose, sur ma table de nuit imaginaire, puis j’ai téléphoné à Dominique Lang : “On le fait.” Il n’était pas chaud. On l’a fait, en couleur. Ça m’embêtait d’avoir de la couleur sur le corps et la tête en noir et blanc, c’est comme si j’étais deux personnes. Alors on a tout refait en couleur. Ça a pris 10 mois, en tâtonnant. Il se passait toutes sortes de choses bizarres pendant les séances. Quand il plantait son aiguille dans les ailes de mon nez, par exemple, ça déclenchait des éternuements. Il fallait s’interrompre toutes les 10 secondes.

Etienne Dumont et son tatoueur expérimentent. Pour le visage, Dominique bidouille des aiguilles spéciales adaptées à l’épaisseur de la peau. Quand la peau est trop fine, elle fait buvard. L’encre se répand par capillarité et le dessin se transforme en tache… Il faut donc jouer sur le nombre d’aiguilles, enfoncer l’instrument plus ou moins loin dans le derme (au dixième de millimètre) et traiter, avec soin, les croutes de sang qui se forment ensuite… “Quand je me suis fait tatouer le genoux, je me suis retrouvé avec la jambe raide comme Frankenstein, avec une croute énorme… Sur les pieds aussi ça saigne beaucoup. La cicatrisation prend une semaine. Dans le dos, le lendemain d’une séance, je me réveillais avec les draps du lit incrustés dans la peau. Il fallait que je décolle le tissu à l’eau chaude… La douleur, je n’aime pas ça particulièrement. Il y a vraiment des moments où elle devient insupportable, surtout quand on est fatigué. Pendant la séance, il faut se concentrer. Le plus dur, c’est quand la tatoueur fait le dos, parce qu’on ne sait jamais à quel endroit il va piquer… La tête, c’est pas très agréable parce qu’on a l’impression d’avoir un marteau piqueur sur le crâne, avec l’effet de résonance. Mais là où ça fait le plus mal c’est dans les zones chatouilleuses, qui sont très innervées : en dessous des côtes, en ce qui me concerne. Le pourtour des oreilles est aussi très pénible, ça saigne tellement qu’il faut éponger en permanence.

En 2005, Etienne Dumont pense en avoir fini avec ce martyre. C’est alors qu’il découvre le piercing, le stretching et les implants… De nouveaux horizons s’ouvrent devant lui. Quand je le rencontre, dans un bar gay d’Oberkampf, il affirme qu’il n’a plus de projets. Puis rajoute : “jusqu’à nouvel ordre.” C’est que cette corne en moins l’embête tout de même… “C’est trop bête d’avoir eu aussi mal pour aussi peu de résultat, soupire-t-il. Les cornes, il a fallu les faire en plusieurs fois. Pour que la peau se distende (3,8 cm de hauteur, plus 5 mm de peau), on a progressivement augmenté la taille de l’implant. J’ai donc eu 5 “générations” de cornes, jusqu’à ce qu’un jour, dans un hôtel à Venise, je sente mon doigt rentrer à l’intérieur de ma tête… Je touchais presque le crâne ! Il a fallu couper, recoudre, faire une chirurgie esthétique… Le médecin m’a dit : “On sait bien que vous allez recommencer, mais attendez un peu, n’est-ce pas ?”.

 

 

Philippepache

 

 

Bien que son corps ne corresponde pas à un projet artistique global ni prémédité, Etienne Dumont en est plutôt heureux. “Je l’ai fait comme quand on se promène dans un pâtisserie, explique-t-il. J’ai dit : “donnez-moi ça, et ça, et ça”. Il y a du tribal, du cyber, des estampes d’Hokusai (sur la cuisse droite, ça représente un viol, un monsieur agresse une dame, mais je l’ai choisi juste pour l’harmonie des couleurs et des volumes). Il y a aussi des crânes inspirés par des natures mortes hollandaises, des pivoines et des chrysanthèmes… On a essayé d’harmoniser le tout. Je n’attache aucun sens particulier à ces images. Il n’y a pas de symbolisme. Je n’ai fait tout ça que pour le plaisir. Et je ne me croyais pas capable d’aller jusqu’au bout. Vous savez, quand on dit aux gens : “Ce corps, c’est 450 heures de tatouages répartis sur 15 ans”, ils reculent devant ce que cela représente. Moi aussi, j’aurais reculé.

Bien qu’il se défende d’accorder à son corps une autre valeur que celle de simple support à des expériences, Etienne Dumont avoue qu’il y a quelque chose de la parade amoureuse dans ce déploiement de couleurs et de formes outrancières. “Quand on est dans mon état, on n’entre plus quelque part, dit-il. On fait une entrée. Je ne peux plus la jouer modeste maintenant. Alors j’y vais. Et j’essaye d’avoir le bon mot. Un jour, une Anglaise en me voyant s’exclame “Oh my goodness, what a tattoo !” (Bonté divine, quel tatouage). Je lui ai répondu : “Goodness has nothing to do with it” (La bonté n’a rien à voir avec ça !). Parfois, quand des hommes me regardent, je me demande s’ils ne sont pas intéressés par moi. Il y a une ambiguité. Mais souvent, non, ils ne me draguent pas. Ils sont juste curieux. Parfois, j’oublie mon apparence. Je n’y pense pas vraiment. Je vis avec. Parfois, j’ai l’impression d’être dédoublé. Il y a mon corps et moi derrière. C’est comme un jeu de cache-cache.” Dans la rue, ceux qui réagissent mal sont généralement des immigrés, des gens qui essayent de s’intégrer et qui trouvent choquant de vouloir sortir de la norme.

En revanche, les vieilles personnes sont toujours complices. Elles approuvent. “Comme les vieux se sentent exclus, ils font preuve d’empathie avec ceux qu’ils pensent dans les marges, explique Etienne. Une fois, en Italie, une petite dame de 80 ans me félicite : “Signore, vous n’avez pas de bagage, pas de famille, pas d’enfant. Vous êtes un homme libre !”. A Paris, au Carrousel du Louvre, un gamin répète à voix haute : “Maman je veux voir le clown.” Et dans une exposition, alors que j’étais immobile devant une oeuvre d’art, une dame dit à son mari : “Mon dieu, j’ai cru qu’il était vivant !”. Elle me prenait pour une pièce de l’exposition. Le plus drôle, ce sont ces gens qui me disent bonjour dans la rue, à Genève, persuadés que je sais qui ils sont. Quand je leur dis que je ne les reconnais pas, ils s’exclament: “Ah bon ? Pourtant, moi je vous ai reconnu !”.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

Parmi les personnes les plus modifiées au monde on trouve : Michael Jackson, Katzen (cat woman), Tom Leppard, Eric Sprague (Lizardman), Lucky Diamond Rich (en interview sur LaSpirale), Lolo Ferrari, Enigma, etc.

Etienne Dumont apparaitra dans « Tatoués, percés…. ceci est mon corps », documentaire de Olivier Delacroix, diffusé le 31 mars 2009 à 20h35 sur France 4.

Musée Cernuschi et Petit Palais – Splendeurs des courtisanes – peintures Ukiyo-e

 Musée Cernuschi et Petit Palais  - Splendeurs des courtisanes - peintures Ukiyo-e dans EXPOSITIONS dojoujib

 

Le Musée Cernuschi présentera, à l’occasion de la célébration des relations franco-japonaises, une exposition consacrée aux peintures Ukiyo-e de l’époque d’Edo, du musée Idemitsu de Tokyo.

- 1ère partie du 19 septembre  au 9 novembre 2008

-2ème partie du 18 novembre au 4 janvier 2008.

 

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Musée Cernuschi
Musée des Arts de l’Asie de la Ville de Paris

 

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Splendeurs des courtisanes
Japon, peintures ukiyo-e du musée Idemitsu
du 19 septembre au 9 novembre 2008 et du 18 novembre au 4 janvier 2009

Le Musée Idemitsu, à Tôkyô, possède l’une des collections les plus riches et les plus belles du Japon au niveau de la peinture ukiyo-e. L’exposition qui se tiendra au musée Cernuschi du 19/9/2008 au 4/01/2009, présentera un choix de 112 peintures (rouleaux suspendus »kakemono », paravents, et rouleaux en longueur ou e-maki) réalisées par les plus grands artistes de cette école. Elle retracera en particulier l’histoire de cette peinture depuis la peinture de moeurs ou fuzokuga au 17e siècle, jusqu’aux grands maîtres des 18e et 19e siècle. Pour des raisons de conservation les oeuvres seront présentées par roulement en deux temps sur une durée de trois mois. Apparue à la fin du 17e siècle, l’école de l’Ukiyo-e ou « peinture du monde flottant » s’est épanouie, développée jusqu’au milieu du 19e siècle. Cette école est liée au développement des grandes métropoles japonaises telles que Kyôto, Osaka et surtout Edo (Tôkyô), capitale shogunale. Elle a connu à partir de la fin du 19e siècle une gloire internationale, en raison notamment de la vogue et de la diffusion des estampes Japonaises en Occident, ou encore des livres illustrés. Mais les peintures de ces artistes sont souvent
beaucoup moins connues.

L’école Ukiyo-e a compté quelques uns des plus grands artistes de la peinture japonaise, au nombre
desquels:

- Kaigetsudô Ando (?-1743)

- Suzuki Harunobu (1724 – 1770)

- Kitagawa Utamaro(1753-1806)

-Katsushika Hokusai (1760-1849)

- Andô Hiroshige(1797-1858)

 Leurs thèmes tournent autour de la vie moderne, Edo, ses théâtres kabuki et ses quartiers de plaisir où se côtoient nobles et bourgeois riches & fortunés. L’Ukiyo-e prend pour sujet de prédilection les jolies femmes, notamment les courtisanes de
Shin-Yoshiwara, le quartier des plaisirs à Edo. Présentées sous un jour idéalisé, les « beautés »  des maisons vertes incarnent le goût du luxe et de l’apparat qui caractérise la population urbaine aisée, fortunée de la période d’Edo (1615-1867).

Sens du jeu et goût de la poésie, hédonisme mêlé de distanciation, les valeurs de l’Ukiyo-e sont présentent et imprègnent encore le Japon urbain moderne.Deux expositions seront également présentées dans le cadre de la célébration du cent cinquantième anniversaire des relations franco-japonaises au Petit Palais, musée des beaux-arts de la Ville de Paris.

 

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Tarifs de L’exposition: 7,50€ Plein Tarif – 5€ Tarif Réduit - 3,50€ Tarif Jeune
ACTIVITES PEDAGOGIQUES ET CULTURELLES

Des visites conférences peuvent être organisées à la demande, en appelant le service des publics au 01.53.96.21.72

Pour découvrir individuellement l’exposition, des visites conférences ont lieu les mardis et samedis à 14h30 (sauf mardi 11 novembre et samedi 15 novembre)
Durée : 1h30
Groupe de 20 personnes maximum
Tarif plein : 91€ + entrée de l’exposition
Tarif senior : 68,50€ + entrée de l’exposition

 

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CONFERENCES DE L’INALCO (LANGUES O’) AU MUSEE CERNUSCHI

L’Inalco (Langues O’) et le musée Cernuschi initient un partenariat qui débute par une série de conférences autour du Japon et de l’exposition.

 

La femme dans la peinture ukiyo-e
par Brigitte Koyama-Richard, professeur à l’Université Musashi
Jeudi 25 septembre à 16h entrée libre

 

L’ukiyo-e et le monde des acteurs itinérants dans le Japon d’aujourd’hui
par Pascal Griolet, maître de conférences à l’Inalco
jeudi 2 octobre à 16h entrée libre     

 

Le rôle de l’empereur à l’époque d’Edo
par François Macé, professeur à l’Inalco
Jeudi 16 octobre à 16h- entrée libre     

Le livre illustré japonais de l’époque d’Edo et ses rapports avec l’ukiyo-e
par Christophe Marquet, professeur à l’Inalco
Jeudi 23 octobre à 16h entrée libre

 

Festins et banquets dans l’ukiyo-e
par Michel Maucuer, commissaire de l’exposition et conservateur en chef au musée Cernuschi
Jeudi 30 octobre à 16h - entrée libre

 

L’ukiyo-e vue depuis le vingtième siècle
par Michael Lucken, professeur à l’Inalco
Jeudi 6 novembre à 16h entrée libre
Mori Ôgai et les « nouvelles femmes » d’Edo
par Emmanuel Lozerand, professeur à l’Inalco
Jeudi 20 novembre à 16h entrée libre

 

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AUTRES CONFERENCES

Le shogunat Tokugawa
L’époque dite d’Edo est aussi connue sous le nom des Shogun Tokugawa. Leur capitale attira toutes sortes de négoces qui promettaient un enrichissement rapide. Ces fortunes étaient dépensées dans la cité d’Edo. Mais, outre ces plaisirs si habilement décrits par les estampes et les peintures, cette période a connu de nombreux bouleversements.
les mardis 30 septembre, 14 octobre, 18 novembre, 2 décembre à 12h30
Durée : 1h, sans réservation
Tarif : 4,50€

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Japon-Occident, un long face à face :

L’apport de l’Occident au Japon
par Nelly Delay, historienne d’art
samedi 4 octobre à 16h entrée libre

 

L’apport du Japon à l’Occident
par Dominique Rivolier-Ruspoli, philosophe et photographe
dimanche 5 octobre à 16h entrée libre

 

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DEMONSTRATION D’IKEBANA

L’ikebana, art floral japonais, est un art millénaire dans lequel la disposition des éléments du bouquet est réglée par une symbolique héritée des offrandes de fleurs faites à Buddha depuis le VIIè siècle. Un bouquet d’ikebana associe végétaux de la nature et fleurs cultivées; l’harmonie qui se dégagera de la composition, naîtra du respect des principes de base mais aussi du dialogue que le pratiquant aura établi avec les végétaux.
Dimanche 28 septembre, 9 novembre à 15h entrée libre Samedi 18 octobre à 15h entrée libre

 

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De nombreuses activités pour les enfants sont organisées autour de la culture japonaise.

Petit Palais
Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris

 

Shokoku Ji, Pavillon d’or, Pavillon d’argent Le Zen et l’art à Kyoto.
Du 16 octobre au 14 décembre 2008
Replongez dans l’essence du Zen, au-delà des images réductrices véhiculées en Occident. Des peintures,
des calligraphies et des objets d’art présentés pour la première fois, en France dans le cadre
d’une exposition permettent de manifester la vie spirituelle en trois temples Zen parmi les plus célèbres
de Kyoto (dont deux sont inscrits au patrimoine mondial de l’humanité).

 

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Du 16 octobre 2008 au 11 janvier 2009 Redécouvrez Akira Kurosawa, universellement reconnu comme un des cinéastes les plus éminents de la seconde moitié du XXème siècle. La centaine de dessins exposée ambitionne de révéler au public une facette méconnue de cet artiste, dessinateur exceptionnel, mettant le trait et la couleur au service
d’une force émotionnelle rare.

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ACTIVITES PEDAGOGIQUES ET CULTURELLES

 

Cycle intermusées

Mardi 21 octobre, 25 novembre, 9 décembre à 10h30 et à 14h30

D’un musée à l’autre, deux aspects de l’art et de la culture japonaise
Le musée Cernuschi, Musée des Arts de l’Asie et le Petit Palais, Musée des Beaux–Arts s’associent pour vous proposer une journée  autour de l’art japonais.
Le matin de 10h30 à 12h, visite guidée de l’exposition Shokoku Ji, Pavillon d’or, Pavillon d’argent, au Petit Palais (descriptif ci-dessus).
L’après midi de 14h30 à 16h, visite guidée de l’exposition Splendeurs des courtisanes. Japon, peintures ukiyo-e du musée Idemistsu à Cernuschi. Un ensemble incomparable de rouleaux et de paravents présentera les courtisanes et les jolies femmes qui fréquentent les quartiers de plaisir où se côtoient nobles et bourgeois fortunés, d’Edo (Tokyo) – la capitale shogunale – de Kyoto et d’Osaka.

Tarif : (2×3,80) 7,60 € + entrée dans chaque exposition.  Réservation obligatoire au 01.53.96.21.72 ou au 01.53.43.40.36. Achat des tickets avant le début de chaque visite, auprès des caisses du musée où elle se déroule.

Les deux musées sont situés à une vingtaine de minutes à pied. Pour la pause déjeuner, le musée Cernuschi jouxte le Parc Monceau et le Petit Palais dispose d’un restaurant.

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Cycle intermusées enfants

Une journée Zen : 28, 29 octobre, 4, 5 novembre

Pour les 7–12 ans

Parents, vous rêvez d’enfants éveillés et zen !

Du Buddha géant du musée Cernuschi aux peintures présentées au Petit Palais dans le cadre de l’exposition Shokoku Ji, Pavillon d’or, Pavillon d’argent, vos enfants seront surpris et émerveillés par cette journée originale de découverte, de jeu et d’atelier dans l’univers zen.
Au programme :
- Le matin au musée Cernuschi, de 10h30 à 12h, animation Dans les pas de Buddha, au cours de laquelle les enfants découvrent l’histoire de Buddha et les significations des différents mudra (postures de mains) qu’ils miment à l’aide d’un livret.
- L’après midi, au Petit Palais, de 13h30 à 15h30, atelier Fudé saki (au bout du pinceau). Après une visite de l’exposition, les enfants exécuteront, à la manière des artistes zen, une peinture à l’encre colorée sur papier japonais.
 
Réservation obligatoire au 01.53.96.21.72 ou au 01.53.43.40.36. Tarif (3,80 + 6,50) 10,30 €. Achat des tickets avant le début de chaque visite, auprès des caisses du musée où elle se déroule.

Les deux musées sont situés à une vingtaine de minutes à pied. Pour la pause déjeuner, le musée Cernuschi jouxte le Parc Monceau et le Petit Palais dispose d’un restaurant.

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Adresses expositions: Musée Cernuschi – 7 avenue Vélasquez – 75008 Paris – Tél: 01.53.96.21.50

                                       Petit Palais – Avenue Winston Churchill – 75008 Paris – Tél: 01.53.43.40.00

 

Bonnes expositions,

Saint-Sulpice

                                  

Hokusai – l’affolé de son art!

Hokusai - l'affolé de son art! dans EXPOSITIONS hokusai-15_74

 

                       Le musée Guimet organise une exposition sur le maître, Hokusai, des estampes Japonaises et créateur du « manga » sous le pseudonyme de Taito en 1811.

 

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                      Katsushika Hokusai (1760—1849)

                      Hokusai est indiscutablement l’artiste japonais le plus connu de notre côté de la muraille de Chine, de l’autre côté aussi d’ailleurs. Les rares personnes qui ne connaissent pas l’artiste ont sans doute déjà eu l’occasion de contempler sa grande vague.

                     Né à Edo sous le nom de Tokitar?, il serait le fils de Nakajima Ise, un fabriquant de miroirs pour le shogunat. Il fait son apprentissage de graveur sur bois de 14 à 18 ans, âge de son entrée dans le studio de Katsukawa Shunsho. Il travaille durant 19 ans dans l’école de Katsukawa.

 

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                      A sa sortie du studio de Katsukawa, Hokusai change de nom pour Shunro dans un premier temps, puis choisit de s’appeler Tawaraya Sori lorsqu’il s’associe avec l’école de… Tawaraya. Il produit durant cette période de nombreuses peintures, surimonos et illustrations. En 1798, Hokusai se libère de tout lien avec des écoles pour devenir un artiste indépendant. Il passe son nom à un de ses disciples et se renomme lui-même Hokusai Tomisa.

 

Manga d’Hokusai

 

                      A l’âge de 51 ans, il prend le nom de Taito, pseudonyme sous lequel il crée le Manga. En 1820, il change à nouveau de nom pour Itsu. Il crée à cette époque ses travaux les plus connus, comme par exemple les “36 vues du Mont Fuji”. Il est alors un artiste célèbre dans tout le Japon.

                      En 1834, Hokusai change de nom pour Gaky? R?jin Manji: le vieux fou de dessin. Il produit alors les “100 vues du Mont Fuji”. Il s’éteint en avril 1849, à l’âge de 89 ans. On attribue à cet infatigable perfectionniste les derniers mots suivants: “Si j’avais eu 5 ans de plus, j’aurais pu devenir un véritable peintre”. Sa renommée ne s’étendra à l’occident qu’après sa mort.

Bonne exposition,

Saint-Sulpice

 

Musée national des Arts asiatiques Guimet
6, place d’Iéna, 75116 Paris
Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h00 à 18h00
ACCES GRATUIT AUX COLLECTIONS PERMANENTES

Exposition jusqu’au 4 Août 2008

estampe de carpe par hokusai

 

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