Bombay, autrefois…

  Bombay, autrefois... dans Photographies du monde d'autrefois Street+in+Bombay+1860

Rue de Bombay en 1860 - Crédit photo: ©Old Indian photos

N

Village+of+Walkeshwar,+Malabar+Point,+Bombay+1860s dans Photographies du monde d'autrefois

Village de Walkeshwar – Malabar Point – Bombay en 1860 – Crédit photo: ©Old Indian photos

N

%5BBombay+Harbour%5D+Docks+1870

Docks du port de Bombay en 1870 – Crédit photo: ©Old Indian photos

N

Bombay+Back+Bay+1870

Back Bay – Bombay en 1870 – Crédit photo: ©Old Indian photos

N

Elphinstone+Circle,+Bombay+1870+Photo+2

Elphinstone Circle- Bombay en 1870 – Crédit photo: ©Old Indian photos

N

Elphinstone+Circle,+Bombay+1870

Elphinstone Circle – Bombay en 1870 – Crédit photo: ©Old Indian photos

N

University+Hall+%5BBombay%5D+1870s

University Hall – Bombay en 1870 – Crédit photo: ©Old Indian photos

N

Bombay+University+buildings+1877

University Hall – Bombay en 1877 – Crédit photo: ©Old Indian photos

N

General+view+of+Bombay+1881

Vue générale de Bombay en 1881 – Crédit photo: ©Old Indian photos

N

The+Bombay+Yacht+Club,+February+1891.+Taken+from+The+Apollo+Bunder,+Bombay

Yacht Club de Bombay en 1891 – Crédit photo: ©Old Indian photos

N

Bombay+Green+of+1862

Bombay green en 1862 – Crédit photo: ©Old Indian photos

N

Elphinstone+College,+Bombay+1870

Elphinstone College – Bombay en 1870 – Crédit photo: ©Old Indian photos

N

Bombay+Cathedral

Churchgate – Bombay – ( Non daté ) -  Crédit photo: ©inconnu

N

PIC1

Marine drive – Bombay en 1930 - Crédit photo: ©Mumbaipropertydealers

N

bombaypydownie-476x302

Pydownie Street – Bombay ( Non daté ) -  Crédit photo: ©inconnu

N

bombaybandstand-476x302

Kiosque et bâtiments publics – Bombay ( Non daté ) -  Crédit photo: ©inconnu

N

bombay-476x302

Bureaux municipaux et Victoria Terminus – Bombay – ( Non daté ) -  Crédit photo: ©inconnu

N

188858050_aca9fe703a

Hôtel des monnaies – Bombay – ( Non daté ) – Crédit photo: ©bombman

N

188863592_74cf00fff6

Colaba station -Bombay – ( Non daté ) – Crédit photo: ©bombman

N

188863590_bebc7df406

Colaba – Front de mer – Bombay – ( Non daté ) – Crédit photo: ©bombman

N

188858884_435135b696

Passage à Niveau – Church Gate – Bombay – (Non daté ) – Crédit photo: ©bombman

N

188858583_f9ba3bba6b

Hôtel Taj Mahal – Bombay – ( Non daté ) – Crédit photo: ©bombman

N

bombaystation-476x302

Victoria Terminus – Bombay – ( Non daté ) - Crédit photo: ©bombman

N

h2_1985.1168.11

Victoria Terminus, désormais Chhatrapati Shivaji Terminus – Bombay en 1878 – Crédit photo: ©inconnu

N

ind4923

Bunuman Street – Bombay – ( Non daté ) – Crédit photo: ©inconnu

N

 mumbadevist1880

Temple de Mumbadevi – Bombay en 1880 – Crédit photo: ©Muzammil M.Attar

N

hughes%20road

Hughes Road – Bombay - Crédit photo: ©Mumbaipropertydealers

N

Pydhonie%20new

Pydhonie ( Vue prise des jardins Victoria )- Bombay  – Crédit photo: ©Mumbaipropertydealers

N

N

Histoire de Bombay

N

La ville a été connue sous différents noms suivant les langues et les époques. Le nom Mumbai provient de la contraction de Mumba ou Maha-Amba, nom de la déesse hindoue Mumbadevi,qu’auraient jadis vénérés les habitants des lieux et de Aai, « mère » en Marâthî, la langue régionale dominante. Lorsque les Portugais s’approprièrent les îles de Bahâdûr Shâh en 1534, le premier gouverneur aurait utilisé le terme de Bom Bahia (« la bonne baie ») pour décrire la péninsule et la sécurité qu’apporte le port. Ce nom a évolué en Bombaim qui est utilisé aujourd’hui en portugais moderne.

D’autres sources, notamment le lexicographe portugais Jose Pedro Machado, rejettent l’hypothèse de Bom Bahia au profit d’une corruption progressive du nom marâthî de Maiambu (comparable à l’actuel Mumbai) en Mombaim, puis Bombaim, au cours du XVIe siècle, l’étymologie couramment admise n’étant qu’une reconstruction postérieure.

Lors de la colonisation par les Britanniques, ce nom a été anglicisé en Bombay bien que Mumbai ou Mambai soient resté en usage en en marâthî et en gujarâtî, et Bambai en hindî et en ourdou.

En 1995, sous l’impulsion du Shiv Sena, parti régionaliste Marâthî, parvenu à la tête de la municipalité, les autorités locales (Municipal Corporation of Greater Mumbai, à l’époque Bombay Municipal Corporation) décident de renommer Bombay en Mumbai  afin de démarquer la ville de son passé colonial. Ce changement de nom a, conformément à la loi indienne, été avalisé par le Gouvernement, alors dominé par le parti du Congrès, mais menacé de défaite aux élections toutes proches. Le nouveau nom semble toutefois ne pas être utilisé partout (notamment par la bourse et la cour de justice), ce qui provoque des tensions avec les partisans du Shiv Sena.

Des objets découverts dans le faubourg nord de Kandivali indiquent que le site de Bombay était occupé dès l’Âge de pierre. Les preuves formelles d’une occupation humaine permanente remontent à -250. Ptolémée mentionne Heptanesia, « les sept îles », et le petit port de Thana commerçait avec l’Arabie et l’Égypte. Les îles appartenaient alors à l’Empire Maurya, dirigé par le bouddhiste Ashoka.

Durant les siècles suivants, les Kshatrapas occidentaux indo-scythes et l’Empire Satavahana se disputèrent le contrôle de Bombay. Entre le IXe siècle et 1343, la région fut dominée par la dynastie des Silhara, qui succombèrent finalement aux conquêtes des sultans musulmans du Gujarat. Les plus anciens monuments de l’archipel, telle l’île d’Éléphanta ou les temples de Walkeshwar remontent à l’époque des Silhara.

En 1534, Bahadur Shah du Gujarat fut forcé de céder les îles aux Portugais, qui nommèrent la zone Bom Bahia, la bonne baie. Ils en restèrent maîtres jusqu’en 1661, lorsqu’elle passa sous contrôle anglais comme partie de la dot de l’Infante Catherine de Bragance, donnée en mariage à Charles II d’Angleterre. Enfin, en 1668, ce dernier accorda la location des îles, pour £10 par an, à la Compagnie anglaise des Indes orientales, qui obtenait ainsi un excellent port sur la côte ouest de l’Inde. La population augmenta rapidement, de 10 000 habitants en 1661 à 60 000 en 1675, et en 1687, la Compagnie y transféra son quartier général, depuis Surat, pour profiter du meilleur mouillage. La ville allait enfin accueillir le siège de la Présidence de Bombay, l’une des trois subdivisions du Raj britannique. La Compagnie en conserva le contrôle jusqu’en 1857 : après la révolte des Cipayes (ou première guerre d’indépendance), la couronne britannique prit en charge l’administration de toutes ses dépendances indiennes.

À partir de 1817, la ville est remodelée par de grands projets de génie civil. L’objectif de fusionner les sept îles (projet Hornby Vellard) en un ensemble d’environ 435 km² est atteint vers 1845. En 1853, la première liaison ferroviaire de l’Inde est mise en service entre Bombay et Thane. La Guerre de Sécession américaine (1861-1865 fait de Bombay le premier marché cotonnier du monde : un boom économique s’ensuit, qui renchérit l’importance nationale de la ville. Enfin, l’ouverture du canal de Suez, en 1869, permet à Bombay de devenir l’un des plus importants ports de l’Asie.

En trois décennies, la ville se transforma considérablement : la jeune métropole se dota de nouvelles infrastructures, les principales institutions reçurent de nouveaux bâtiments. En 1906, la population atteint le million, faisant de Bombay la deuxième ville d’Inde, derrière Calcutta. Siège de Présidence coloniale, Bombay fut aussi l’un des grands centres du mouvement pour l’indépendance. C’est de là qu’en 1942, Gandhi lança le mouvement Quit India.

Lors de l’indépendance, en 1947, Bombay devint la capitale de l’État de Bombay. Les limites de la ville furent élargies pour la dernière fois en 1950 par incorporation d’une part importante de l’île de Salsette. À partir de 1955, suite au choix politique de la partition de l’État de Bombay entre Gujarat et Maharashtra, une polémique éclata quant au statut de Bombay. L’élite économique, issue majoritairement du Gujarat, plaidait pour un statut de cité-État autonome, distinct de l’État marathe. Les partisans de ce dernier, rassemblés dans le Mouvement Samyukta Maharashtra, exigeaient que Bombay soit leur capitale. Après des émeutes où 105 personnes trouvèrent la mort sous les balles de la police, Bombay devint finalement, le 1er mai 1960, la capitale du Maharashtra.

En 1986, la ville dépassait Calcutta en nombre d’habitants. Bombay a toujours été une ville d’immigration, sa culture unique résulte de la cohabitation de nombreuses communautés originaires de toutes les régions de l’Inde, sans oublier de nombreux étrangers. Ce caractère fut mis à mal par les émeutes de 1992-1993 entre groupes religieux. Le 12 mars 1993, c’est la mafia locale qui s’attaqua à la population, par l’explosion simultanée de 13 bombes, qui firent plus de 250 morts. En 2006 encore, une série d’attentats faisait plus de 200 victimes. Les relations entre hindous et musulmans restent depuis lors tendues, s’ajoutant aux anciennes tensions entre Marathes et locuteurs de l’hindî, originaires d’Inde du Nord.

Le 26 novembre 2008, une série d’attaques faisait, suivant les informations disponibles au 30 novembre 2008, au moins 195 morts et des centaines de blessés. Plusieurs hôtels de luxe accueillant des Occidentaux, la gare centrale, un restaurant de luxe et le centre communautaire juif Loubavitch furent les cibles simultanées des assaillants, munis d’armes automatiques et de grenades. Source Wikipédia

Bien à vous,

Saint-Sulpcie

 

Grand Central Station – New-York

Grand Central Station - New-York dans Photographies du monde d'autrefois 5169ece81ffa6c87-grand-grand-central-station-hulton-collection

 Grand Central Station – 1934 – Crédit photo: © Hutton Collection

N

 dans Photographies du monde d'autrefois

Passagers in Grand Central Station - 1941 – Crédit photo: © Photographs Of Old America

N

Grand%2BCentral%2BStation,%2BN.Y.%2B1920

Grand Central Station - 1920 – Crédit photo: © Anonyme

N

1940s

Exteriors of Grand Central Station - 1940 - Crédit photo: © Anonyme

N

8c33205u.preview

Grand Central Station ,Mid-day (Pic courtesy of Shorpy’s) - 1941 - Crédit photo: © Anonyme

N

Grand_Central_Terminal_Exterior_42nd_St_at_Park_Ave_New_York_City

Grand Central Station - 1911 - Crédit photo: © Anonyme

N

grandcentral

Grand Central Station - 1920 - Crédit photo: © Anonyme

N

2764619137_86314fc923

Grand Central Station - 1910~1915 - Crédit photo: © Anonyme

N

grand_central

Grand Central Station - 1919 - Crédit photo: © Anonyme

N

Grand%20Central%20Postcard

Grand Central Station - n.d - Crédit photo: © Anonyme

N

42ndBweb

Grand Central Station - 1890 - Crédit photo: © Murray Hill

N

42ndD

Grand Central Station - 1890 - Crédit photo: © Murray Hill

N

ParkAveHweb

Grand Central Station - 1918 - Crédit photo: © Murray Hill

N

ParkAveQweb

Grand Central Station - 1920 - Crédit photo: © Murray Hill

N

42ndNweb

Grand Central Station - 1921 - Crédit photo: © Murray Hill

N

42ndLweb

Grand Central Station - 1870 - Crédit photo: © Murray Hill

N

42ndMweb

Chantier contre Grand Central Station - n.d - Crédit photo: © Murray Hill

 

N

Histoire de Grand Central Station

N

Grand Central Terminal (souvent appelé Grand Central Station) est une gare New-Yorkaise, située au centre de Manhattan, dans le quartier de Midtown (entre la 42e rue et Park Avenue). De nos jours, c’est un terminal de trains de banlieue appartenant à la Metro-North Commuter Railroad Company, qui exploite plusieurs lignes desservant les comtés de Westchester, Putnam, and Dutchess dans l’État de New York, ainsi que ceux de Fairfield et New Haven dans le Connecticut.

Trois différents bâtiments ont successivement occupé le même emplacement:

1/ Grand Central Depot

Achevé de construire en 1871, il était destiné accueillir les trains de trois différentes compagnies :

  • New York Central and Hudson River Railroad
  • Harlem River Railroad
  • New Haven Railroad

Ce bâtiment avait une forme de « L », et s’étendait le long de la 42e rue et de Vanderbilt Avenue. Pour la première fois aux États-Unis, on y avait construit des quais surélevés au niveau des voitures voyageurs.

 2/ Grand Central Station

Entre 1899 et 1900, le bâtiment fut démoli, on l’agrandit de 3 à 6 étages et il reçut une nouvelle façade, mais on conserva la verrière qui abritait les voies. La ligne de chemin de fer qui continuait au sud de la 42e rue fut déposée et la configuration des voies fut revue pour s’adapter à un trafic croissant.

3/ Grand Central Terminal

Entre 1903 et 1913, le bâtiment a été redémoli et reconstruit par phases successives, pour obtenir ce qui est aujourd’hui Grand Central Terminal. L’architecture est l’œuvre des cabinets Warren & Wetmore et Reed & Stern. En parallèle à ces travaux, les lignes des trois compagnies furent électrifiées, et on enterra les voies à l’approche de la gare avec la construction du tunnel de Park Avenue.

Pendant les années 1990, la gare a été entièrement rénovée, les travaux ont duré jusqu’en 1998. Le plus étonnant a été la redécouverte du plafond du hall principal, orné d’un ciel étoilé parsemé de constellations, qui était caché sous une couche de saleté et de suie. Source Wikipédia

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

 

A lire aussi:

1441947

 

Ce livre raconte l’histoire de Grand Terminal Central (Grand Central Station ) à New York. Kurt C. Schlichting détaille les personnalités colorées, conflits amers et exploits herculéens d’ingénierie qui ont émaillé sa construction. Il nous explique aussi quel a été l’impact économique et culturel du terminal sur Manhattan.

Grand Central Terminal: Railroads, Engineering, and Architecture in New York City par Kurt C.Schlichting aux éditions The Johns Hopkins University Press – 208 pages (Uniquement en langue anglaise) – 25$

Berenice Abbott – Partie 2

Berenice Abbott - Partie 2 dans Photographie: Grands Photographes CS4349

 Traveling Tin Shop, Brooklyn - Mai 1936 - Crédit Photo: © Berenice Abbott

N

GunsmithandPoliceStat_sm dans Photographie: Grands Photographes

Gun Smith & Police Station - 1937 - Crédit Photo: © Berenice Abbott

N

 CS3229

 Tri-Boro Barber School, 206 Bowery - Octobre 1935 - Crédit Photo: © Berenice Abbott

N

CS2390

Rope Store; Peerless Equipment Co., 189 South Street – Février 1936 - Crédit Photo: © Berenice Abbott

N

CS3356

Repair Parafoti – 1935~1937 - Crédit Photo: © Berenice Abbott

N

t-repro_049_

August Pink Pank, Barber Shop – 1937 - Crédit Photo: © Berenice Abbott

N

CS3255

Hardware Store, 316-318 Bowery, NYC – 1937 - Crédit Photo: © Berenice Abbott

N

 t-repro_048_

A Zito’s Bakery - 1937 - Crédit Photo: © Berenice Abbott

N

bereniceabott

 Crédit Photo: © Berenice Abbott

N

t-repro_050_

Goldberg’s Store -1938 - Crédit Photo: © Berenice Abbott

N

t-repro_043_

 Crédit Photo: © Berenice Abbott

.

N

Biographie de Berenice Abbott

N

 berenice-abott-1921 

N

À dix-neuf ans, Berenice Abbott fuit une enfance malheureuse dans une famille décomposée en rejoignant l’université de l’Ohio et rapidement les Beaux Arts de la ville de New York où elle fréquente Greenwich Village et ses cercles d’artistes et d’intellectuels. Elle y rencontre Man Ray, la baronne Elsa von Freytag-Loringhoven ou encore Marcel Duchamp. Après quelques essais en sculpture et en peinture, elle se lance dans l’aventure du voyage en embarquant vers Paris en mars 1921. Là, elle travaille dans l’atelier d’Emile Bourdelle, puis dans l’atelier de Constantin Brancusi.

Elle est bientôt rejointe par d’autres Américains mais elle reste sans revenu et sans vocation. Elle tente sa chance dans la sculpture et la danse à Berlin, sans réussite, et étudie à la Kunstschule avant de revenir à Paris. Man Ray lui propose de devenir son assistante. Il lui apprend les techniques du tirage en laboratoire pour lesquelles elle se montre douée puis celle de la prise de vue. Les portraits qu’elle fait de ses amis plaisent et elle réussit à en tirer quelques revenus. La concurrence avec Man Ray l’oblige à le quitter rapidement.

Le studio qu’elle ouvre alors avec l’aide de Peggy Guggenheim connaît le succès. André Gide, Jean Cocteau, James Joyce, Marie Laurencin, Pierre de Massot, André Maurois, Djuna Barnes, la baronne Murat y sont photographiés.

Après avoir découvert Eugène Atget en 1925 grâce à Man Ray, elle lui achète quelques tirages. En 1927, elle se décide à lui demander de poser pour elle. Quand elle vient lui présenter ses photos, il est trop tard. Le photographe dont elle admirait tant l’œuvre était mort peu après la séance. Elle profite de sa bonne situation financière pour acheter toutes les archives négligées d’Atget. Elle ne cessera de défendre son œuvre par des livres et des expositions, ce sera un déchirement quand, plus tard, elle devra vendre 50% des droits. De par les articles et les livres qu’elle a publié sur le travail d’Atget, Berenice Abbott a contribué à faire connaître son œuvre.

 

 Solano

 

En 1929, au cours d’un passage à New York, elle est surprise par les changements : la ville qu’elle habitait huit ans auparavant est en train de disparaître. Cet étonnement sera à l’origine de son premier projet photographique d’envergure : Changing New York qui aboutira en 1937 avec une exposition au Museum of Modern Art de New York. Mais la vie à New York n’est pas aussi aisée qu’elle le pensait et sa renommée parisienne ne lui sert à rien en Amérique où la concurrence entre photographes est plus rude qu’ailleurs. Berenice Abbott n’appartient pas au cercle des admirateurs d’Alfred Stieglitz qui domine alors le microcosme photographique imposant le modèle pictorialiste.

La crise de 1929 et la Grande Dépression qui suit réduisent considérablement ses revenus. Les financements, pourtant modestes, qu’elle sollicite pour Changing New York lui sont partout refusés, malgré les expositions intermédiaires qui lui apportent une reconnaissance limitée.

En 1935, un poste d’enseignement de la photographie lui assure un revenu fixe et son projet est enfin reconnu par le Federal Art Project. Elle peut alors s’y engager pleinement et le projet débouche en 1937 sur une exposition au Museum of the City of New York, suivi d’un portfolio dans le magazine Life et d’un livre en 1939. Forte de ce succès elle continue à valoriser l’œuvre d’Atget et découvre celle d’un autre photographe dédaigné des pictoralistes : Lewis Hine.

Son refus d’appartenir aux cénacles, la jalousie des autres photographes, les restrictions budgétaires et son esprit d’indépendance la poussent à démissionner en 1939 quand son programme est interrompu.

Elle s’intéresse désormais à la photographie scientifique estimant que, alors que la majorité en ignore tout, la science domine le monde contemporain. Elle fait le pari que la photographie doit contribuer à la culture scientifique des Américains, mais elle sera bien seule à défendre cette conviction. Déjà oubliée de la mode photographique, elle repart en quête de financements, vivant dans l’intervalle de maigres commandes. C’est le lancement de Spoutnik par l’URSS en 1957 qui lui donnera raison. Les États-Unis, craignant d’être dépassés par les Soviétiques, décident de financer davantage de projets scientifiques. Berenice Abbott obtient de collaborer avec le Massachusetts Institute of Technology et peut en quelques années réaliser les photos auxquelles elle pense depuis vingt ans.

Sa santé fragile l’oblige à quitter New York pour s’établir dans le Maine, elle y réduit peu à peu ses activités photographiques pour se consacrer à l’écriture : The World of Atget est publié en 1964, suivi d’ouvrages techniques. Elle tombe à peu près dans l’oubli qu’elle a tenté d’éviter à Atget puis Hine, quand, dans les années 1970, son œuvre bénéficie du regain d’intérêt général pour la photographie. Elle reçoit de nombreux prix et honneurs. C’est avec une part d’amertume qu’elle apprécie ce succès tardif.

L’œuvre de Berenice Abbott illustre une conception de la photographie qu’elle résume en défendant Changing New York pour lequel elle expliquait : « Le rythme de la ville n’est ni celui de l’éternité ni celui du temps qui passe mais de l’instant qui disparaît. C’est ce qui confère à son enregistrement une valeur documentaire autant qu’artistique. »

L’essence de la photographie repose sur ce rapport au temps. Le rôle de la photographie est d’enregistrer cet instant qui disparaît que Roland Barthes appellera le ça a été. La photographie dans son rapport au temps fonctionne toujours au passé, comme représentation d’un temps devenu passé. Pourtant les images d’Abbott, comme celles de Lewis Hine et d’Eugène Atget ne sont pas seulement nostalgiques : le passé, en arrière, fixé sur photographie, est à sa place.

C’est pourquoi aussi la photographie requiert de l’« authenticité »: le ça a été se perd dans la photographie manipulée ou à prétention artistique telle que la pratiquent les pictorialistes. La photographie telle que la conçoit Berenice Abbott doit marcher d’elle-même. Débutante elle disait les photos viennent bien. En 1951, elle continue à déranger les photographes intellectualistes en déclarant It has to walk alone. Selon Abott, la photographie ne doit pas chercher à imiter la peinture par des compositions ou des manipulations savantes, elle doit continuer à chercher son essence dans ce rapport à l’instant.

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice 

N

N

Voir aussi:

N

- Berenice Abbott – Partie 1.

N

A regarder:

  Image de prévisualisation YouTube  

A lire:

 

41nVqj0TQ-L._SL500_AA240_

 

Berenice Abbott s’est d’abord lancée comme portraitiste à Paris et plus tard à New York. Elle nous a ensuite offert un travail magistral sur la ville de New-York mais aussi sur la Route n°1 et le Maine. Abbott fut novatrice également dans le domaine de l’équipement photographique, pionnière dans l’enseignement des techniques photographiques et la première à découvrir et révéler le fabuleux et précurseur de la photographie, Eugène Atget.

 - Berenice Abbott par Ron Kurtz et Hank O’Neal aux éditions Steidl Verlag ( En langue Anglaise ) - 548 pages – 115€

N

419BHBP04QL._SL500_AA240_

 

- Changing New-York, une ville en mouvement 1935~1939 par Berenice Abbott aux éditions Hazan eds – 176 pages - Prix non indiqué

Neil Libbert

Neil Libbert dans Photographie: Grands Photographes 6afb5d9692fa957a59e9ab9a0a89872d.large

Grand Central Station, New York – 1960 – Crédit Photo: © Neil Libbert

N

ff763618398804f984364f57054ee114.large dans Photographie: Grands Photographes

Boys fighting in the street, Salford, Manchester, England – 1957 – Crédit Photo: © Neil Libbert

N

7fc539596604963ad80daf0aaa0fb4cc.large

Masked boy, Moss Side, Manchester, England – 1958 – Crédit Photo: © Neil Libbert

N

aa08cfa64e4b63cce535d5cea167c432.large

Untitled – n.d - Crédit Photo: © Neil Libbert

N

add192c4940e679e965dd5f27dede1b8.large

Central Park, New York – 1960 – Crédit Photo: © Neil Libbert

N

fce5527802e0ad73a70607ee6dcd524d.large

New York – 1974 – Crédit Photo: © Neil Libbert

N

Admiral-Duncan-Soho-pub-b-001

The immediate aftermath of the bomb blast at the Admiral Duncan pub in Soho – London – 30 April 1999 – Crédit Photo: © Neil Libbert

N

bomb

Victims of the Soho nail bomb attack flee the scene – 1999 - Crédit Photo: © Neil Libbert

N

N

Biographie de Neil Libbert

 

Né en 1938, Neil Libbert a étudié à l’école d’Art de Manchester. Il a rejoint l’équipe du Guardian de Manchester en 1961 puis celle de Londres. Il est resté au Guardian jusqu’en 1965 Il a alors travaillé jusqu’en 1968 au Sunday Times puis il est devenu un photographe indépendant. Libbert couvre toujours régulièrement la photographie de théâtre pour The Observer. Son travail a été exposé au Théâtre national, au centre culturel Camden et à la Galerie Stables au Nouveau Mexique parmi d’autres. Plusieurs de ses travaux sont dans la collection permanente de la National Portrait Gallery à Londres. 

 

Bien à vous,

Saint-Sulpice

12345

Photos Passion |
stella-x-hudgens |
laeticia972et77 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Captures d'écrans de la gui...
| harleyquinn
| Snow et rando en montagne